Posté le 05.07.2008 par jubilatedeo
Livre d'Amos 9,11-15.
En ce jour-là, je relèverai la hutte de David, qui s'écroule ;je réparerai ses brèches, je relèverai ses ruines, je la rebâtirai telle qu'aux jours d'autrefois,
afin que ses habitants prennent possession du reste d'Édom et de toutes les nations sur lesquelles mon nom fut jadis invoqué, déclare le Seigneur, qui fera tout cela.
Voici venir des jours, déclare le Seigneur, où se suivront de près labours et moissons, vendanges et semailles. Les montagnes laisseront couler le vin nouveau, toutes les collines en seront ruisselantes.
Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël ;ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront ;ils planteront des vignes et en boiront le vin ;ils cultiveront des jardins et en mangeront les fruits.
Je les planterai sur leur sol, et jamais plus ils ne seront arrachés du sol que je leur ai donné. - Le Seigneur ton Dieu a parlé.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Psaume 84 (85), 9, 11-12, 13-14
Seigneur, Dieu de paix, rassemble-nous en ton amour.
J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu'il dit, c'est la paix
pour son peuple et ses fidèles ;
qu'ils ne reviennent jamais à leur folie !
Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s'embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,14-17.
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage.
Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Saint Pacien de Barcelone (?-vers 390), évêque
Homélie sur le baptême ; PL 13, 1092 (trad. bréviaire rev. ; cf SC 410, p.159)
« L'Epoux est avec eux »
Le péché d'Adam s'était communiqué à tout le genre humain, à tous ses enfants... Donc, il est nécessaire que la justice du Christ soit communiquée à tout le genre humain ; de même qu'Adam, par le péché, a fait perdre la vie à sa descendance, de même le Christ, par sa justice, donnera la vie à ses enfants (cf Rm 5,19s)...
A la fin des temps, le Christ a reçu de Marie une âme et notre chair. Cette chair, il est venu la sauver, il ne l'a pas abandonnée au séjour des morts (Ps 15,10), il l'a unie à son esprit et il l'a faite sienne. Ce sont là les noces du Seigneur, son union à une seule chair, afin que, selon « ce grand mystère », ils soient « deux en une seule chair : le Christ et l'Église » (Ep 5,31). Le peuple chrétien est né de ces noces, sur lesquelles est descendu l'Esprit du Seigneur. Ces semailles venues du ciel se sont aussitôt répandues dans la substance de nos âmes et s'y sont mélangées. Nous nous développons alors dans les entrailles de notre Mère et, en grandissant dans son sein, nous recevons la vie dans le Christ. C'est ce qui a fait dire à l'apôtre Paul : « Le premier Adam avait reçu la vie ; le dernier Adam est un être spirituel qui donne la vie » (1Co 15,45).
C'est ainsi que le Christ engendre des enfants dans l'Église par ses prêtres, comme le dit le même apôtre : « Dans le Christ, je vous ai engendrés » (1Co 4,15). Et c'est ainsi par l'Esprit de Dieu, le Christ fait naître l'homme nouveau formé dans le sein de sa Mère et mis au monde dans la fontaine baptismale, par les mains du prêtre, avec la foi pour témoin... Il faut donc croire que nous pouvons naître...et que c'est le Christ qui nous donne la vie. L'apôtre Jean le dit : « Tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu » (Jn 1,12).
Homélie Messe
« Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. » A plusieurs reprises, l’Ancien Testament présente Dieu comme l’époux d’Israël, généralement dans des promesses à venir. Dans Isaïe nous lisons ces paroles : « Ton créateur est ton époux, Yavhé Sabbaot est son nom, le Saint d’Israël est ton rédempteur, on l’appelle le Dieu de toute la terre. » (Is 54 , 5)
Avec la venue dans notre chair du Verbe de Dieu, ces Noces tant attendues entre Dieu et son peuple se sont enfin réalisées, étendues même jusqu’à l’humanité tout entière. Pour mieux faire comprendre aux Pharisiens la grandeur de ces Noces, Jésus va développer deux métaphores. Tout d’abord, celle du vieux vêtement, que l’on ne peut rapiécer avec un bout de tissu neuf sous peine de le voir se déchirer davantage. Ensuite, celle du vin nouveau que l’on ne peut mettre dans de vieilles outres sous peine de les voir éclater. Qu’est-ce à dire ? En fait, Jésus utilise ces images pour nous faire comprendre que la nouveauté que lui, l’Epoux, est venu apporter ne peut être comparée à un bout de tissu neuf venant se greffer sur une humanité déchirée par le péché, ni à du vin nouveau introduit dans les vieilles outres d’une humanité fragilisée par ses égarements loin de son Dieu. C’est bien plus que cela.
En Jésus-Christ, la grâce de Dieu n’est pas venue recoller des morceaux cassés. Elle est venue tout changer. Sa puissance est telle qu’il ne pouvait en être autrement. Voilà le véritable sens du salut : être totalement transformé, renouvelé, recréé à l’image et la ressemblance de Dieu. Voilà le fruit des Noces de l’Agneau de Dieu avec l’humanité, avec tout homme. Désormais unis au Fils de Dieu, nous sommes devenus enfants du Père céleste et nous communions à la vie divine trinitaire.
Ce renouvellement de notre humanité est tel qu’il nous devient impossible de trouver un quelconque compromis avec cette radicale nouveauté. L’accueillir c’est accepter que disparaisse en nous tout ce qui relève du vieil homme pour faire place à la nouveauté du salut apporté par Jésus Christ.
Il s’agit d’un véritable combat au cœur duquel, pour demeurer forts, nous pouvons puiser à la grâce de notre baptême qui a précisément fait de nous des créatures nouvelles, totalement renouvelées dans la mort et la résurrection de notre Seigneur. Depuis ce jour-là quelque chose de radicalement nouveau s’est opéré dans notre être. Un homme nouveau est venu à la vie avec des désirs qui le stimulent en vu de Celui qui est le Bien, la Vérité et la Vie.
« Seigneur, ce don de notre baptême, nous l’actualisons à chaque Eucharistie. Aujourd’hui encore, tu viens à la rencontre de nos jeûnes qui expriment notre désir de te voir revenir au milieu de nous. Par ton Corps et ton Sang, tu viens rassasier en nous la faim et la soif de ta présence et nous donner la force d’attendre ta venue définitive. Béni es-tu ! »
--
Posté le 05.07.2008 par jubilatedeo
SAINT ANTOINE-MARIE ZACCARIA Fondateur de la Congrégation des Barnabites
(1502-1539)
Saint Antoine-Marie Zaccaria naquit à Crémone, en Italie, d'une famille d'opulents patriciens. Son père, enlevé par une mort soudaine alors qu'Antoine-Marie était encore au berceau, laissa sa mère veuve à l'âge de dix-huit ans. Elle se consacra tout entière à l'éducation de son fils. Chrétienne fervente, elle s'appliquait surtout à former le petit Antoine-Marie à la vertu. A son école, il apprit vite à soulager les pauvres avec une grande compassion. Cet enfant au bon coeur allait jusqu'à se priver volontairement de nourriture pour pouvoir nourrir et vêtir les indigents. Sa sincère charité lui attira d'abondantes bénédictions et des grâces de choix.
Le jeune Antoine-Marie Zaccaria étudia la philosophie à Pavie, puis à Padoue. Reçu docteur en médecine à l'âge de vingt-deux ans, il choisit sa ville natale pour exercer son art. Tout en soignant les corps, il cherchait à faire du bien aux âmes. Une inspiration intérieure le poussait à embrasser l'état ecclésiastique. Pour se préparer à l'apostolat des âmes, il se mit à étudier avec ardeur la théologie, les écrits des Pères de l'Église. Il reçut l'ordination sacerdotale à l'âge de vint-six ans. (1528)
Pendant ses études, il ne perdit jamais de vues sa propre sanctification ni celle de son prochain. Il visitait les malades dans les hôpitaux, rassemblait les petits enfants abandonnés et leur enseignait le catéchisme.
Devenu prêtre, il oeuvra à Crémone où sa parole simple et persuasive ramena beaucoup de chrétiens à la pratique de leurs devoirs. «Allons voir l'ange de Dieu!» disaient ses compatriotes. Bien qu'il passa des heures au confessionnal, il ne suffisait pas à la tâche. C'est alors que saint Antoine-Marie Zaccaria songea à réunir autour de lui un certain nombre de prêtres zélés, qui tout en s'appliquant à se sanctifier eux-mêmes, travailleraient en plus à la sanctification de leurs frères en combattant l'ignorance, la paresse et la corruption du siècle.
Ces prêtres menaient une vie pauvre et frugale, prêchant surtout par l'exemple. «C'est le propre des grands coeurs, leur disait le Saint, de vouloir servir sans récompense, combattre sans ravitaillement assuré.» Le pape leur permit de constituer une nouvelle congrégation sous le nom de: Clercs réguliers de St-Paul. On leur confia l'église St-Barnabé à Milan, d'où leur vint le nom de: Barnabites.
Le zélé fondateur institua encore des Conférences spirituelles pour les prêtres. Les personnes mariées eurent une Congrégation spéciale où elles s'exercèrent aux bonnes oeuvres corporelles et spirituelles de Miséricorde. Il fonda en outre un Ordre de religieuses, dites les "Angéliques de Saint-Paul" pour l'instruction des jeunes filles pauvres et l'entretien des linges des églises.
La dévotion à la Sainte Eucharistie fut son moyen de choix pour conquérir les coeurs à Dieu. En 1534, il commença à exposer publiquement le très Saint Sacrement durant quarante heures, en souvenir du temps que le corps du Sauveur demeura dans le tombeau. C'est à lui que l'on doit cette bienfaisante institution des Quarante-Heures.
Devant ce renouveau chrétien, les médiocres traitèrent les fervents de fanatiques et de superstitieux. Saint Antoine-Marie Zaccaria fut critiqué, moqué, décrié, mais un grande paix et sérénité ne cessait d'envelopper son âme.
En 1539, épuisé par une mission qu'il prêchait à Guastalla, sa santé fléchit soudainement. Le Saint se rendit à Crémone, chez sa mère; ses religieux vinrent l'y voir une dernière fois; il leur annonça sa mort prochaine qu'il venait d'apprendre par révélation. Après avoir reçu l'extrême-onction et le saint viatique, saint Antoine-Marie Zaccaria s'endormit paisiblement dans le Seigneur, le 5 juillet 1539, à l'âge de trente-sept ans. On l'enterra à Milan où il fut vite honoré comme un saint. Le pape Léon XIII l'a canonisé.
Tiré de: Frères des Ecoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 233-234 -- Les Petits Bollandistes, Paris, 1874, tome XV, p. 464-468 -- Marteau de Langle de Cary, éd. 1959, tome 3, p. 34-35 -- résumé O.D.M.
Saint Athanase Diacre de l'Anastasis de Jérusalem (+ 451)
Saint Athanase l'Athonite Fondateur de la Lavra au mont Athos (+ v. 1004)
Saint Cyprien le Jeune (+ 1679)
Sainte Cyprille (4ème s.)
Bienheureux Elie de Bourdeille (+ 1484)
Saints Fragan et Gwen (Blanche) (5ème s.)
Saint Mars de Nantes Evêque de Nantes (6ème s.)
Sainte Modivène
Sainte Zoé martyre (+ v. 286)
Posté le 04.07.2008 par jubilatedeo
Livre d'Amos 8,4-6.9-12.
Écoutez ceci, vous qui écrasez le pauvre pour anéantir les humbles du pays,
car vous dites :« Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ?Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ?Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix, et fausser les balances.
Nous pourrons acheter le malheureux pour un peu d'argent, le pauvre pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu'aux déchets du froment ! »
Parole du Seigneur Dieu :Quand arrivera mon Jour, je ferai disparaître le soleil en plein midi, en plein jour, j'obscurcirai la lumière sur la terre.
Je changerai vos fêtes en deuil, tous vos chants en lamentations ;je vous obligerai tous à mettre un vêtement de pénitence, à vous raser la tête. Je mettrai ce pays en deuil comme pour un fils unique, et, dans la suite des jours, il connaîtra l'amertume.
Voici venir des jours, déclare le Seigneur Dieu, où j'enverrai la famine sur la terre ;ce ne sera pas une faim de pain ni une soif d'eau, mais la faim et la soif d'entendre les paroles du Seigneur.
On se traînera d'une mer à l'autre, marchant à l'aventure du nord au levant, pour chercher en tout lieu la parole du Seigneur, mais on ne la trouvera pas.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Psaume 118 (119), 2.10, 20.30, 40.131
L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole venant de la bouche de Dieu.
Heureux ceux qui gardent les paroles de Dieu
et le cherchent de tout coeur !
De tout mon coeur, je te cherche ;
garde-moi de fuir tes volontés.
Mon âme a brûlé de désir
en tout temps pour tes décisions.
J'ai choisi la voie de la fidélité,
je m'ajuste à tes décisions.
Vois, j'ai désiré tes préceptes :
par ta justice fais-moi vivre.
La bouche grande ouverte, j'aspire,
assoiffé de tes volontés.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,9-13.
Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit.
Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.
Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Saint Ephrem (vers 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Evangile ou Diatessaron, 5, 17 (trad. SC 121, p. 115 rev.)
« Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs? »
Notre Seigneur a choisi Matthieu, le collecteur d'impôts, pour encourager ses collègues à venir avec lui. Il a vu des pécheurs, il les a appelés et les a fait asseoir auprès de lui. Quel spectacle admirable : les anges sont debout et tremblants, alors que les publicains, assis, se réjouissent. Les anges sont frappés de crainte à cause de la grandeur du Seigneur, et les pécheurs mangent et boivent avec lui. Les scribes suffoquent de haine et de dépit, et les publicains exultent à cause de sa miséricorde. Les cieux ont vu ce spectacle et ont été dans l'admiration ; les enfers l'ont vu et sont devenus fous. Satan l'a vu et s'est enragé ; la mort l'a vu et a dépéri ; les scribes l'ont vu et en ont été très troublés.
Il y avait de la joie dans les cieux et de l'allégresse chez les anges parce que les rebelles avaient été convaincus, les récalcitrants s'étaient assagis et les pécheurs amendés, et parce que ces publicains avaient été justifiés. Comme notre Seigneur n'a pas renoncé à l'ignominie de la croix malgré les exhortations de ses amis (Mt 16,22), il n'a pas renoncé à la compagnie des publicains malgré les moqueries de ses ennemis. Il a méprisé la moquerie et dédaigné la louange, faisant ainsi tout ce qui est le mieux pour les hommes.
Posté le 04.07.2008 par jubilatedeo
SAINTE BERTHE Veuve, Fondatrice de Monastère (644-723)
Sainte Berthe eut pour père un comte du palais, sous Clovis II, roi de France. Le sang des princes et des héros coulait dans ses veines; mais sa gloire est d'avoir eu deux saintes pour filles. La mère de Berthe ne voulut point confier à des mains étrangères le précieux trésor commis par Dieu à sa garde, et elle fit sucer à l'enfant, avec le lait de son sein, le lait de la piété et de la vertu de son coeur; aussi cette tendre plante, cultivée par des mains si pures, donna-t-elle, dès les premiers printemps, les fleurs et les fruits les plus suaves de sainteté, au point qu'elle eut bientôt la réputation d'être la fille la plus belle, la plus aimable et la plus vertueuse de son siècle.
A l'âge de vingt ans, elle fut mariée au noble seigneur Sigefroy, et, ayant été le modèle des jeunes filles, elle devint le modèle des épouses et des mères. Après vingt ans d'une union que ne troublèrent jamais les nuages des passions, Berthe, devenue veuve, libre de toute entrave terrestre, résolut de se consacrer entièrement à Dieu dans la vie monastique.
Le démon sans doute voulut décourager la Sainte: elle eut révélation, pendant son absence, que son premier monastère, bâti dans ses domaines, s'était écroulé entièrement. Sa soumission à la Volonté de Dieu fut parfaite, sa résolution resta inébranlable, et, après trois jours de jeûne et de prière, un ange vint montrer à Berthe le lieu où son monastère devait être reconstruit et le plan qu'elle devait adopter. Deux ans après, l'un des plus beaux couvents de l'époque s'élevait et recevait la bénédiction de l'Église; ce même jour, la sainte et ses filles, Gertrude et Déotile, recevaient le voile et se consacraient à Dieu, et bientôt le monastère se remplissait d'âmes d'élite éprises de la vie religieuse.
Quelques années plus tard, Berthe renonçait à son titre d'abbesse pour le transférer à sa fille Déotile, pendant qu'elle-même, retirée dans un lieu solitaire voisin de la communauté, menait une vie tout angélique et ne conversait plus qu'avec Dieu. Quand elle sentit l'approche de la mort, elle fit appeler sa fille Gertrude (car Déotile avait quitté ce monde) et toutes les religieuses, leur adressa les plus touchantes exhortations, et leur donna rendez-vous, après les épreuves de la vie, dans la Patrie éternelle. Avant de mourir, elle aperçut un Ange gardien qui lui présentait une Croix lumineuse, et entendit un concert céleste, prélude des harmonies célestes.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
SAINTE ÉLISABETH Reine de Portugal (1271-1336)
Sainte Élisabeth reçut ce nom à son Baptême, en souvenir de sainte Élisabeth de Hongrie, sa tante. A l'âge de huit ans, elle récitait chaque jour l'office divin et conserva cette pratique jusqu'à sa mort; elle méprisait le luxe, fuyait les divertissements, soulageait les pauvres, multipliait ses jeûnes et menait une vie vraiment céleste. Toutes les oeuvres de piété d'Élisabeth étaient accompagnées de larmes que l'amour faisait monter de son coeur à ses yeux. Le temps que ses exercices religieux lui laissaient libre, elle aimait à l'employer à l'ornementation des autels ou aux vêtements des pauvres.
Élevée sur le trône de Portugal par son mariage avec Denys, roi de ce pays, elle fut d'une patience remarquable dans les épreuves qu'elle eut souvent à subir de la part de son mari, et ne lui montra jamais, en échange de ses procédés injustes, qu'une amabilité croissante, une douceur toute affectueuse et un dévouement sans bornes, qui finirent par triompher de ce coeur rebelle. Élisabeth est célèbre par le don que lui fit le Ciel de rétablir la paix entre les princes et les peuples.
Peu de Saintes ont montré tant de charité pour les membres souffrants de Jésus-Christ; jamais aucun pauvre ne partait du palais sans avoir rien reçu; les monastères qu'elle savait dans le besoin recevaient abondamment le secours de ses aumônes; elle prenait les orphelins sous sa protection, dotait les jeunes filles indigentes, servait elle-même les malades.
Tous les vendredis de Carême, elle lavait les pieds à treize pauvres, et après les leur avoir baisés humblement, elle les faisait revêtir d'habits neufs. Le Jeudi saint, elle remplissait le même office près de treize femmes pauvres. Or, un jour qu'elle lavait les pieds à ces pauvres, il se trouva dans le nombre une femme qui avait au pied une plaie dont la mauvaise odeur était insupportable: la reine, malgré toutes les répugnances de la nature, prit ce pied infect, en pansa l'ulcère, le lava, l'essuya, le baisa et le guérit. Même miracle arriva en faveur d'un pauvre lépreux.
Un jour qu'elle portait dans les pans de sa robe de l'argent pour les pauvres, son mari lui demanda à voir ce qu'elle portait, et il fut émerveillé d'y voir des roses hors de saison. Après la mort du roi, elle voulait se retirer chez les Clarisses, mais on lui fit observer qu'elle ferait une meilleure oeuvre en continuant ses libéralités. Enfin, après une vie toute d'oeuvres héroïques, elle mourut en saluant la Très Sainte Vierge, qui lui apparut, accompagnée de sainte Claire et de quelques autres Saintes.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Saints Aggée et Osée
Saint Albert de Lodi (+ 1179)
Saint André de Crète Evêque dans l'île de Lesbos (+ 740)
Saint Aurélien Evêque de Lyon (+ 895)
Bienheureuse Catherine Jarrige religieuse dominicaine (+ 1836)
Saint Florent Martyr (+ 275)
Saint Guillaume (+ 1091)
Saint Laurian (+ 544)
Bienheureuse Maria Crocifissa Curcio (+ 1957)
Congrégation des Carmélites missionnaires de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
Saint Namphanion (+ 180)
Saint Odon Evêque de Cantorbéry (+ 959)
Saint Oldoric (+ 1046)
Saint Osée Prophète de l'Ancien Testament (8ème s. av JC.)
Bienheureux Pier Giorgio Frassati (+ 1925)
Saint Ulrich (+ 973)
Saint Valentin (+ 547)
Posté le 03.07.2008 par jubilatedeo
Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 2,19-22.
Frères, maintenant, dans le Christ Jésus, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Psaume 116 (117), 1, 2
Allez par le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle.
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,24-29.
L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Pape Benoît XVI
Audience générale du 27/9/06 (trad. DC 2367, p. 958 © Libreria Editrice Vaticana)
Saint Thomas veut suivre le Christ partout où il va et comprendre tout ce qu'il dit
Quand Jésus, en un moment critique de sa vie, a décidé d'aller à Béthanie pour ressusciter Lazare, s'approchant ainsi dangereusement de Jérusalem (cf Mc 10,32), Thomas a dit à ses condisciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui » (Jn 11,16). Sa détermination à suivre le Maître est vraiment exemplaire et nous donne un enseignement précieux : elle révèle sa disponibilité totale à adhérer à Jésus, jusqu'à identifier son sort au sien, et à vouloir partager avec lui l'épreuve suprême de la mort. En effet..., quand les Évangiles emploient le verbe « suivre », c'est pour signifier que là où Jésus se dirige, là aussi doit aller son disciple. La vie chrétienne se définit donc comme une vie avec Jésus Christ...: mourir ensemble, vivre ensemble, être dans son coeur comme lui est dans le nôtre.
Une seconde intervention de Thomas nous est rapportée lors de la dernière Cène. Jésus, prédisant son départ imminent, annonce qu'il va préparer une place aux disciples pour qu'ils soient eux aussi là où il se trouve. Et il leur précise : « Pour aller où je m'en vais, vous savez le chemin » (Jn 14,4). C'est alors que Thomas intervient en disant : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? »... Ses paroles fournissent à Jésus l'occasion de prononcer la célèbre définition : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jn 14,6). C'est donc en premier lieu à Thomas que cette révélation est faite, mais elle vaut pour nous tous et pour tous les temps...
En même temps, sa question nous confère aussi le droit, pour ainsi dire, de demander des explications à Jésus. Souvent, nous ne le comprenons pas. Ayons le courage de dire : « Je ne te comprends pas, Seigneur, écoute-moi, aide-moi à comprendre. » Ainsi, avec cette franchise qui est la vraie manière de prier, de parler à Jésus, nous exprimons notre pauvre capacité à comprendre, et en même temps nous nous mettons dans l'attitude de confiance de ceux qui attendent la lumière et la force de la part de celui qui peut les donner.
Homélie Messe
Nous fêtons aujourd’hui l’apôtre saint Thomas. Un des passages les plus éloquents à son sujet dans les évangiles est bien celui que la liturgie nous donne à méditer en ce jour.
La figure de Thomas est communément présentée comme celle de quelqu’un qui doute. Il est important de relever ici que la réaction de Thomas vient à la suite du témoignage suivant des autres apôtres : « Nous avons vu le Seigneur. »
Or, nous connaissons bien la valeur du verbe « voir » chez Saint Jean. Il ne désigne pas une vision sensible, mais la perception nouvelle qui s'ouvre au regard du croyant grâce à l’action de l'Esprit. Ce que suggérait d’ailleurs le récit johannique par le geste du Seigneur qui soufflait sur les apôtres au moment où il leur apparaissait en disant : « Recevez l'Esprit Saint ».
C’est donc le témoignage d’une adhésion de foi au Ressuscité que les apôtres donnent à Thomas. Et c’est son désir de la partager que ce dernier exprime par ces mots : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je n'y croirai pas ». On entend dans ces paroles de Thomas comme un cri, celui de communier à son Seigneur, de participer au mystère de Celui qui a été crucifié et qui est mort pour lui. Du milieu de sa culpabilité d’avoir contribué par son péché à clouer Jésus sur la croix, Thomas appelle son Seigneur à l’aide.
Jésus va consentir à répondre à la demande de son serviteur : « Avance ton doigt dans mon côté, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté. » Jésus invite Thomas à passer du croire qu’il est ressuscité au croire en sa personne de Ressuscité. Il l’appelle à sortir de ce cette culpabilité mortifère qui lui interdit de croire que sa miséricorde a triomphé de son péché. C’est l’incrédulité qui porte sur ce fait là que Jésus enjoint à Thomas de dépasser : « Cesse d’être incrédule, sois croyant ». Croire en Jésus Ressuscité, c’est bien cela : croire que sa Miséricorde a triomphé de tout péché et de toute mort et adhérer, communier, à son être divin qui n’est que Miséricorde. Ce n’est plus la condamnation ou l’accusation mais la miséricorde, qui est le mode sous lequel l’Amour divin se dit à l’homme, que Thomas lit désormais dans les plaies de Jésus. Le cri de l’action de grâce peut alors jaillir du fond de son cœur : « Mon Seigneur et mon Dieu », véritable confession de foi en la toute puissance de la Miséricorde divine.
Ne nous arrive-t-il pas à nous aussi, devant notre péché, de nous enfermer dans la culpabilité d’avoir contribué à crucifier le Seigneur ? Les plaies ouvertes de Jésus sont alors pour nous plus synonymes de condamnation que de miséricorde. La figure de Thomas et l’attitude de Jésus à son égard peuvent ici nous être d’un grand secours. Nous aussi avons besoin de « voir » que les plaies de Jésus, que l’eau et le sang jaillis de son côté, nous parlent de vie et non pas de mort.
« Seigneur, comme ton apôtre Thomas, nous voulons contempler ton Côté ouvert pour nous et t’écouter nous dire : ‘Regarde ce Côté, les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes. Si tu t’avances pour boire à cette source divine, je te réconcilierai avec moi et tu communieras à mon Amour. N’aie pas peur de t’approcher de moi et ce, même si tes péchés sont comme l'écarlate. Ton péché serait-il assez puissant pour mettre en échec ma Miséricorde ? ’. »
Posté le 03.07.2008 par jubilatedeo
SAINT THOMAS Apôtre (Ier siècle)
Saint Thomas était probablement originaire d'une pauvre famille de Galilée. Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d'un esprit réfléchi et d'une volonté ferme jusqu'à l'obstination; d'autre part, il avait du coeur et du dévouement. Ces deux caractères de sa physionomie paraissent en deux paroles que l'Évangile cite de lui. Peu avant Sa Passion, Jésus veut retourner en Judée; les Apôtres Lui rappellent les menaces de Ses ennemis. Thomas seul s'écrie: "Eh bien! Allons et mourons avec lui!" Voilà le dévouement du coeur de l'Apôtre.
Après Sa résurrection, le Sauveur était apparu à plusieurs de Ses disciples, en l'absence de Thomas. Quand, à son retour, on lui raconta cette apparition, il fut si étonné d'une telle merveille, qu'il en douta et dit vivement: "Je ne le croirai pas avant d'avoir mis mes doigts dans Ses plaies." Voilà le second caractère de Thomas, esprit trop raisonneur. Mais son premier mouvement d'hésitation, en chose si grave, ne fut pas un crime et le bon Sauveur répondit à son défi. Que fit alors Thomas? Nous le savons; un cri du coeur s'échappa de ses lèvres: "Mon Seigneur et mon Dieu!" Dieu permit l'hésitation de cet Apôtre pour donner aux esprits difficiles une preuve de plus en faveur de la résurrection de Jésus-Christ. Saint Augustin attribue à saint Thomas, parmi les douze articles du Symbole, celui qui concerna la Résurrection.
Quand les Apôtres se partagèrent le monde, les pays des Parthes et des Perses et les Indes furent le vaste lot de son apostolat. La tradition prétend qu'il rencontra les mages, les premiers adorateurs de Jésus parmi les Gentils, qu'il les instruisit, leur donna le Baptême et les associa à son ministère. Partout, sur son passage, l'Apôtre établissait des chrétientés, ordonnait des prêtres, consacrait des évêques.
Quand au XIVe siècle, les Européens s'emparèrent des Indes orientales, ils trouvèrent dans les traditions des peuples de ce vaste pays des souvenirs chrétiens, et en particulier celui de saint Thomas. Un miracle de l'Apôtre, traînant avec un faible lien une poutre énorme que les éléphants n'avaient pu remuer, fut l'occasion d'innombrables conversions. Cependant les prêtres des faux dieux, jaloux de tant de succès, jurèrent la mort de l'Apôtre; il fut percé d'une lance devant une Croix où il priait.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
"O miracle inouï, la paille touche le feu et fut sauvée. Thomas mit sa main dans le Côté brûlant de Jésus-Christ et ne fut pas consumé par ce toucher. Il transforma la méchanceté de son âme en foi bénie. Avec ferveur, il s’écria du fond de son âme : Tu es mon Seigneur et mon Dieu. O Ressuscité des morts, gloire à Toi ! "
(Hymne byzantine)
Saints Rois mages
(1er s.)Le récit de Matthieu ne dit presque rien des Mages. Il signale seulement que ces mages venaient d'Orient. (Évangile selon saint Matthieu Chapitre 2.)
Les mages auraient été qualifiés du titre de roi dès le IIIème siècle, mais c'est seulement au XIIème que cette royauté des mages est reconnue par la liturgie et l'iconographie. Considérés comme saints, leurs reliques arrivèrent au XIIème à la cathédrale de Cologne. Au VIe siècle l'Église donne des noms aux rois mages Gaspar, Melchior et Balthazar, avec ces noms, ils sont devenus des personnages légendaires, et en même temps presque vivants. Les crèches les représentent en magnifiques costumes imaginés orientaux, avec des chameaux et des serviteurs.
D'abord Arabes ou Persans, ils sont ensuite représentés comme appartenant à trois peuples différents ou aux trois continents alors connus, l'Asie, l'Europe et l'Afrique. Ils représentent maintenant toute l'humanité.
JMJ Cologne (dossier de presse) rencontre mondiale de la jeunesse à Cologne en 2005.
Le choix de ce thème s'explique par une "pieuse tradition" selon laquelle des reliques des rois mages se trouvent dans la cathédrale de Cologne. Celle-ci attire, depuis le XIIe siècle, des pèlerins du monde entier. Comme les rois mages, comme ces pèlerins qui les ont précédés, les jeunes sont invités à venir rencontrer et adorer Jésus Christ.
L’adoration est réservée à Dieu. C’est ce dont témoignent les mages en offrant à Jésus nouveau-né de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ils font le don de leur vie, de leurs prières et de leur gratitude.
S'en retournant de Bethléem, les mages repartent par un autre chemin, libérés des conventions du monde. Cette nouvelle voie qu’ils empruntent est signe de conversion.
Dans la magnifique cathédrale de cette ville, au coeur de l'Allemagne et de l'Europe, on vénère les reliques des saints Rois Mages, qui sont donc devenus en un certain sens vos guides vers ce rendez-vous. Ils vinrent de l'Orient pour rendre hommage à Jésus et déclarèrent: "Nous sommes venus l'adorer" (Mt 2, 2). Ces paroles, si riches de signification, constituent le thème de votre itinéraire spirituel et catéchétique vers la Journée mondiale de la Jeunesse.
Saint Anatole évêque (3ème s.)
Saint Gelduin (+ 1123)
Saint Gunthiern (6ème s.)
Saint Héliodore Evêque, ami et correspondant de Saint Jérôme (+ 381)
Saint Irénée (+ 273)
Saint Jean, Fol En Christ (+ 1589)
Saint Raimond Gayrard Chanoine de Saint-Sernin de Toulouse (+ 1118)
Bienheureux Raymond Lull Tertiaire franciscain, martyr (+ 1315)
Posté le 02.07.2008 par jubilatedeo
Livre d'Amos 5,14-15.21-24.
Cherchez le bien et non le mal, afin de vivre. Ainsi le Seigneur, Dieu de l'univers, sera avec vous, comme vous l'affirmez.
Détestez le mal, aimez le bien, faites régner le droit dans vos litiges ; peut-être alors le Seigneur, Dieu de l'univers, aura-t-il pitié de ce qui reste d'Israël.
Je déteste, je méprise vos fêtes, je n'ai aucun goût pour vos assemblées.
Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je ne les accueille pas ; vos sacrifices de bêtes grasses, je ne les regarde même pas.
Éloignez de moi le tapage de vos cantiques ; que je n'entende pas la musique de vos harpes.
Mais que le droit jaillisse comme une source ; la justice, comme un torrent qui ne tarit jamais !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Psaume 49 (50), 7ac-8, 9-10, 12-13, 16bc-17
Ecoutons la voix du Seigneur, il nous fera voir le salut.
« Écoute, mon peuple, je parle ;
Moi, Dieu, je suis ton Dieu !
Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.
« Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine, pas un bélier de tes enclos.
Tout le gibier des forêts m'appartient
et le bétail des hauts pâturages.
« Si j'ai faim, irai-je te le dire ?
Le monde et sa richesse m'appartiennent.
Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?
« Qu'as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,28-34.
Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre ; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin.
Et voilà qu'ils se mirent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? »
Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Les démons suppliaient Jésus : « Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. »
Il leur répondit : « Allez-y. » Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs ; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots.
Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés.
Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus ; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région .
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Saint Jean Chrysostome (vers 345-407), évêque d'Antioche puis de Constantinople, docteur de l'Église
Homélie sur le mot cimetière et sur la croix
La libération des captifs
En ce jour Jésus Christ est entré en conquérant dans les abîmes des enfers. En ce jour « il a brisé les portes d'airain, il a rompu les verrous de fer », comme le dit Isaïe (45,2). Remarquez ces expressions. Il ne dit pas qu'il « a ouvert » les portes d'airain, ni qu'il les a enlevées, mais qu'il les « a brisées », pour faire comprendre qu'il n'y a plus de prison, pour dire que Jésus a anéanti ce séjour des captifs. Une prison où il n'y a plus ni portes ni verrous ne peut plus retenir de prisonniers. Ces portes que le Christ a brisées, qui pourrait les rétablir ? Ces verrous qu'il a rompus, quel homme pourrait les remettre ?
Quand les princes de la terre relâchent des détenus en envoyant des lettres de grâce, ils laissent subsister les portes et les gardes de la prison, pour montrer à ceux qui sortent qu'ils peuvent y rentrer encore, eux ou d'autres. Le Christ n'agit pas de la sorte. En brisant les portes d'airain, il témoigne qu'il n'y a plus de captivité, plus de mort.
Pourquoi des portes « d'airain » ? Parce que la mort était impitoyable, inflexible, dure comme le diamant. Jamais pendant tous les siècles avant Jésus Christ, jamais aucun de ses captifs n'avait pu lui échapper, jusqu'au jour où le Souverain du ciel est descendu dans l'abîme pour lui arracher ses victimes.
Homélie Messe
L’épisode de la tempête apaisée vient de se terminer. Jésus et ses disciples débarquent sur l’autre rive, dans le pays des Gadaréniens, contrée inconnue désignant une terre étrangère au peuple juif.
Jésus va alors se trouver directement confronté au monde païen au travers de deux possédés sortant d'un cimetière à sa rencontre. Ces deux personnages sont ici la figure du monde soumis à l’empire du Mal et de la Mort. Ils étaient si méchants, nous rapportent Matthieu, que personne ne pouvait passer son chemin. Voyant Jésus, ils se mettent à crier : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé ? »
Ceux qui les possèdent, les démons, savent pertinemment qui est Jésus. Ils savent que c'est pour eux, pour les affronter qu'il vient d'accoster. Peut-être ont-ils assisté au miracle de la tempête apaisé et en ont compris le sens mieux que les disciples… Ils pressentaient que leur règne ne pourrait subsister mais ils sont maintenant anxieux à la pensée que l'« heure » de la fin de leur domination semble anticipée. Le silence de Jésus à leurs propos ne fait que confirmer leur peur.
Se sachant perdus, ils n'ont plus qu'à essayer de marchander un pseudo-replis : Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs. » Consentant à leur demande, Jésus les expédie dans les porcs qui se précipitent alors dans les abysses des eaux.
Cette scène parle par son symbolisme. Jésus, seul devant les démons, triomphe d'eux et les renvoie à leur lieu propre, la mer, qui dans la Bible est le symbole de l'abîme de la mort. Il inaugure ainsi le règne des temps nouveaux en libérant le monde de l'esclavage du Mal et du péché.
Les gardiens prennent alors la fuite et s'en vont en ville annoncer tout cela. Et voilà que tous les habitants sortent, à leur tour, à la rencontre de Jésus. Cependant, contrairement à ce à quoi on pourrait s'attendre, ils supplient Jésus de partir de la région. Malgré son œuvre de libération, ils ne l'accueillent pas pour ce qu'Il est : le Sauveur, le Messie envoyé par le Père pour libérer les hommes de toutes leurs aliénations et les introduire dans les libertés des fils de Dieu. Il faut souvent du temps à l'homme sortant à la rencontre du Christ qui vient à lui pour le reconnaître pour ce qu'il est, le « Fils de Dieu » venu non pas pour « le faire souffrir », mais pour le sauver.
« Seigneur, Jésus, tu viens à nous pour nous délivrer par la seule autorité de ta Parole souveraine, nous sauver de nos compromissions aliénantes avec le mal et nous réconcilier avec toi et avec nous-mêmes.
Merci pour l'infinie patience dont tu fais preuve face à nos refus et nos mises à distance. Tu ne cesses de nous offrir gratuitement le fruit de ta Passion d'Amour envers nous. Fais-nous aujourd'hui la grâce de te reconnaître comme notre Sauveur et de t'accueillir comme tel en chacune de nos vies. »
Posté le 02.07.2008 par jubilatedeo
BIENHEUREUX PIERRE de LUXEMBOURG Cardinal (1369-1387)
Ce bienheureux vint au monde le 20 juillet 1369, d'une famille illustre parmi les plus illustres de l'Europe entière. Sa mère ne voulut jamais permettre qu'il fût nourri d'un autre lait que du sien, afin de l'éloigner de toute influence perverse, et de répandre en son coeur, avec le lait, les premiers germes de la vertu. Ses moeurs intègres, son humilité, sa modestie, attirèrent sur lui l'admiration de tout le monde; sa dévotion savait s'allier avec les exigences extérieures, et il se faisait remarquer, en même temps que par sa gravité, par une aisance et une amabilité charmante.
A six ans, il voua à Dieu sa virginité, et poussa au même voeu sa soeur Jeanne, âgée de douze ans. Ayant appris que la charité était une vertu traditionnelle dans sa famille, il l'exerça dès son enfance avec le plus grand soin.
Chanoine à quinze ans, il dut, à seize ans, accepter l'évêché de Metz, sans toutefois avoir reçu encore les ordres sacrés, et il gouverna ce diocèse, ayant pour coadjuteur un évêque choisi dans l'Ordre de Saint-Dominique. L'épiscopat était au-dessus de l'âge de Pierre, mais non au-dessus de ses mérites. Il fit son entrée à Metz pieds nus et monté sur un âne: il bannit de son palais et de son entourage tout luxe et tout éclat; il ne fut magnifique qu'à l'égard des pauvres et pour la construction de nouveaux temples au Seigneur.
Il avait une extrême délicatesse de conscience et tenait son corps dans une grande servitude. Il vécut dans une telle pureté de coeur, que, de l'aveu de ceux qui dirigeaient son âme, il ne commit jamais un péché mortel, ce qui ne l'empêchait pas de se regarder comme le plus grand des pécheurs. Il s'exhalait de sa personne une odeur si suave, qu'on eût cru qu'il se parfumait; mais ce n'était que la bonne odeur de Jésus-Christ.
Plein de Dieu, il ne Le perdait jamais de vue, et sa vie fut une oraison continuelle; la prière, l'étude, le soin de son diocèse, occupaient tout son temps: "Puisqu'on a voulu me faire évêque, disait-il, il n'est plus de saison d'être un jeune homme." Plus d'une fois on le vit tomber en extase, environné de lumière.
Le Pape, frappé de sa sainteté, le créa cardinal; mais, dix mois après, Pierre tomba malade; sentant venir sa fin, il obligea ses domestiques à le flageller, pour expier les scandales qu'il disait leur avoir donnés. Il mourut à l'âge de dix-huit ans.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
SAINTS PROCESSUS et MARTINIEN martyrs (Ier siècle)
Martyrs romains, très vénérés à Rome, ils avaient leur tombe et leur basilique à la voie Aurélienne. Leur rencontre avec les apôtres Pierre et Paul, dans la prison n'est pas historique (St Martinien serait un des officiers romains qui auraient permis l'évasion de Pierre et de Paul des prisons de Rome, même si Pierre ne s'évada pas longtemps puisqu'il retourna à Rome; il fut converti par ses prisonniers).
Tous deux furent arrêtés pour leur foi et furent mis à mort. Leurs reliques reposent actuellement dans la basilique de Saint-Pierre à Rome. Leur culte a été confinés aux calendriers locaux en 1969.
Bienheureuse Eugénie Joubert
religieuse de la Sainte-Famille du Sacré Coeur (+ 1904)
Eugénie Joubert est née et a été baptisée à Yssingeaux, non loin de NotreDame du Puy, le 11 février 1876. Elle entra dans la vie religieuse à 19 ans. Elle prononça ses voeux le 8 décembre 1897.
Soeur Eugénie a une vie de prière intense, un amour tout particulier envers la Sainte Eucharistie, la Très Sainte Vierge Marie. C'est cela qui va exercer sur lés enfants une particulière influence, car de méthode personnelle, elle n'en a pas : elle vit ce qu'elle enseigne. Les témoignages recueillis au procès de béatification sont unanimes.
"Elle prenait tout de suite les enfants par sa foi communicative, elle savait les intéresser, rendre pour ainsi dire vivantes les vérités qu'elle enseignait.
Elle priait la Sainte Vierge de l'aider, et la faisait prier par les enfants pour qu'elle les aide à comprendre et à retenir ses leçons".
Les enfants les plus atteints et les plus en retard étaient les siens. Elle excellait dans l'art de les instruire, elle leur rendait courage et arrivait à des résultats magnifiques.
Les enfants les plus turbulents, les plus indisciplinés étaient pour elle. Elle les calmait, les gagnant peu à peu par sa maîtrise d'elle-même, sa douceur, tandis qu'elle priait dans son coeur Elle leur disait : "Dieu nous voit et nous regarde". Alors ils devenaient sages et attentifs. Combien de fois les mêmes paroles dites par une autre n'obtenaient pas le même résultat.
Sueur Eugénie savait se faire des alliés : les anges gardiens de ces enfants qu'elle priait tout particulièrement.
Et puis, parce que le feu de l'amour doit être alimenté, elle offrait généreusement les renoncements qui se présentaient à elle. Contemporaine de
sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la bienheureuse Elisabeth de la Trinité, elle vit elle aussi de l'esprit d'enfance évangélique dans une union toujours plus profonde à la Trinité Sainte. Habitée d'une ardeur toute apostolique, elle la communique à ses enfants. L'un deux, vrai petit chef de bande, réunit ses camarades de la rue, et montrant un crucifix, s'exclame "qui l'a mis en croix ?" Silence. Il reprend "c'est nous, c'est nos péchés", et il ajoute "alors tout le monde à genoux". Et la bande obéit.
Mais tout cela ne se fait pas sans un investissement total de l'être. Sueur Eugénie ne recule jamais devant aucune fatigue, aucune difficulté dès qu'il s'agit de faire connaître le Seigneur. Etant appelée à faire partie de la maison de Saint-Denis, non seulement elle s'y dévoue aux nombreux catéchismes, mais elle continue à prêter son concours aux sueurs d'Aubervilliers. Elle enseigne quasi sans interruption pendant tous les après-midi. Le soir elle n'a plus de voix. Au bout d'un certain temps, la fatigue se révèle et se transforme bientôt en épuisement. Sueur Eugénie est atteinte par la tuberculose. Elle qui n'a pas ménagé sa peine doit laisser son cher apostolat. L'offrande de tout ce qu'elle vit féconde le grain ensemencé.
La petite soeur bien sage, comme la nommait affectivement la fondatrice, remet son âme à Dieu le 2 juillet 1904, à Liège, après avoir deux fois murmuré le nom de Jésus et baisé le crucifix.
Saint Bernardin Realino (+ 1616)
Saint Colomban Abbé de Luxeuil et de Bobbio (+ 615)
Saint Jéroche (7ème s.)
Saint John Southworth Martyr en Angleterre (+ 1654)
Sainte Monegonde (+ 570)
Saint Othon Evêque de Bamberg (+ 1139)
Saint Swithin évêque (+ 862)
Sainte Symphorose martyre (+ v. 285)
Posté le 01.07.2008 par jubilatedeo
Livre d'Amos 3,1-8.
Écoutez cette parole que le Seigneur prononce contre vous, fils d'Israël, contre tout le peuple qu'il a fait monter du pays d'Égypte :
Vous êtes le seul de tous les peuples de la terre que j'aie choisi d'aimer ;aussi je vous demanderai compte de tous vos crimes.
Deux hommes font-ils route ensemble sans s'être mis d'accord ?
Est-ce que le lion rugit dans la forêt quand il n'a pas de proie ?Le lionceau va-t-il crier du fond de sa tanière sans avoir rien pris ?
L'oiseau tombe-t-il dans le filet posé à terre sans y être attiré par un appât ?Le piège se relève-t-il au-dessus du sol sans avoir rien attrapé ?
Sonne-t-on de la trompette dans une ville sans qu'un danger menace le peuple ?Un malheur arrive-t-il dans une ville sans qu'il soit l'oeuvre du Seigneur ?
(Car le Seigneur Dieu ne fait rien sans en révéler le secret à ses serviteurs les prophètes.)
Quand le lion a rugi, qui peut échapper à la peur ?Quand le Seigneur Dieu a parlé, qui refuserait d'être prophète ?
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Psaume 5, 2-3, 5-6ab, 6c-7
Seigneur, en ta justice, conduis-moi.
Écoute mes paroles, Seigneur,
comprends ma plainte ;
entends ma voix qui t'appelle,
ô mon Roi et mon Dieu !
Tu n'es pas un Dieu ami du mal,
chez toi, le méchant n'est pas reçu.
Non, l'insensé ne tient pas
devant ton regard.
Tu détestes tous les malfaisants,
tu extermines les menteurs ;
l'homme de ruse et de sang,
le Seigneur le hait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,23-27.
Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem, docteur de l'Église
Catéchèses baptismales, n° 10 (trad. Eds. Soleil Levant 1962 ; cf Orval)
« Qui est-il donc ? »
Si quelqu'un veut honorer Dieu, qu'il se prosterne devant son Fils. Sans cela, le Père n'accepte pas d'être adoré. Du haut du ciel, le Père a fait entendre ces paroles : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis tout mon amour ». Le Père trouve sa joie dans le Fils ; si tu ne trouves pas ta joie en lui toi aussi, tu n'auras pas la vie... Après avoir reconnu qu'il y a un seul Dieu, reconnais aussi qu'il y a le Fils unique de Dieu ; crois en « un seul Seigneur Jésus Christ » (Credo). Nous disons « un seul » parce que lui seul est Fils, même s'il a plusieurs noms...
« Il est appelé Christ » [c'est-à-dire l'Oint], un Christ qui n'a pas reçu son onction de mains humaines, mais qui a été oint de toute éternité par le Père pour exercer en faveur des hommes le sacerdoce suprême... Il est appelé « Fils de l'homme », non pas qu'il tienne son origine de la terre, comme chacun de nous, mais parce qu'il doit venir sur les nuées juger les vivants et les morts. Il est appelé « Seigneur », non pas abusivement comme les seigneurs humains, mais bien parce que la seigneurie lui appartient par nature de toute éternité. Il est appelé fort à propos « Jésus » [c'est-à-dire « le Seigneur sauve »], car il sauve en guérissant. Il est appelé « Fils », non pas parce qu'une adoption l'ait élevé à ce titre, mais parce qu'il a été engendré selon sa nature.
Il y a encore beaucoup d'autres appellations de notre Sauveur... Dans l'intérêt de chacun, le Christ se montre sous divers aspects. Pour ceux qui ont besoin de joie, il se fait « vigne » ; pour ceux qui doivent entrer, il est « la porte » ; et pour ceux qui veulent présenter leurs prières, il est là, « Grand Prêtre » et « Médiateur ». Pour les pécheurs, il s'est aussi fait « brebis » afin d'être immolé pour eux. Il se fait « tout à tous », en restant lui-même ce qu'il est par nature.
(Références bibliques : Mt 3,17 ; Mt 1,16 ; Mt 24,30 ; Dn 7,13 ; Mt 24,30 ; Lc 2,11 ; Mt 1,21 ; Mt 3,17 ; Jn 15,1 ; Jn 10,7 ; Hé 7,26 ; 1Tm 2,5 ; Ac 8,32 ; 1Co 9,22)
Homélie Messe
Jésus dort. Jésus dort dans la tempête. Si la question pouvait se poser, voilà sans doute un épisode que nous aimerions bien effacer de l’Évangile, pour éviter qu’il ne prenne corps dans nos vies ! Combien de crises avons-nous traversées avec ce sentiment désagréable d’être seuls dans la barque ? Pire, combien de fois n’avons-nous pas éprouvé le sentiment que Jésus nous a abandonné dans la tempête ? Certes, même dans ces moments-là, nous savons bien qu’il est là, puisque la foi nous le dit. Mais l’expérience nous dit aussi que nous ne maîtrisons alors plus rien et que tout semble reposer sur nous seuls. Tirons au moins de cette lecture la consolation de voir les apôtres eux-mêmes déconcertés par ce genre de situation et, par dessus tout, réjouissons-nous que Jésus nous apprenne comment les vivre : dans la foi !
Pourtant, dès le début, les circonstances semblent nous éloigner d’une question strictement liée à la foi. Les apôtres, en effet, avaient la foi pour choisir de monter dans la barque avec Jésus. Ils avaient même une foi grande, qui leur permettait de voir en Jésus, endormi, leur unique sauveur : « Seigneur, sauve-nous, nous sommes perdus ». Voilà d’ailleurs une interpellation qu’il ne faut jamais hésiter à faire nôtre.
Mais la parole de Jésus est très claire : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Jésus reproche manifestement à ses disciples leur manque de foi et, en illustration de sa maîtrise des éléments et des événements, il calme alors la mer et les vents. Comment nous expliquer cette contradiction ? Que notre foi n’est jamais ni assez grande ni assez pure, nous le savons bien… Faut-il vraiment passer par ces frayeurs pour l’apprendre ?
Peut-être la clé de lecture est-elle dans l’interpellation des compagnons de Jésus. Que font-ils ? Ils cherchent à réveiller Jésus… Ils ont perdu la maîtrise des événements et cherchent un moyen de la reprendre (et vite, car le naufrage peut venir avec chaque vague). L’attitude que dénonce Jésus est donc celle qui conduit à donner plus d’importance à ce que nous pouvons faire de notre vie qu’à ce que la foi nous permettrait d’en faire.
La pointe de cet épisode est en effet que ce ne sont pas les disciples qui réveillent Jésus, mais Jésus qui réveille leur foi chancelante ; il était nécessaire qu’il le fasse un jour de grande tempête. Quand les jours nous sourient, nous avons tôt fait de nous attribuer les succès rencontrés ou de nous faire croire que notre réussite est conséquence de notre fidélité au Seigneur. Or la foi ne s’exprime pas dans ces registres. La foi nous permet de nous conduire en enfants de Dieu, elle nous donne de faire une totale confiance à notre Père des Cieux, en toutes circonstances, et à de tout recevoir de lui avec reconnaissance. C’est cette attitude filiale que Jésus nous montre en action et qui lui permet de dormir dans la tempête : il sait que rien ne peut le séparer de l’amour de son Père, il sait que rien ne lui arrivera qui ne pourrait contribuer à son bien.
C’st ainsi que l’interpellation de Jésus nous rejoint. Nous sommes frappés que Jésus dorme alors que les éléments sont déchaînés ; si nous étions entièrement entrés sous le régime de la foi, si nous étions pleinement abandonnés entre les mains du Père, nous nous étonnerions que certains dans cette barque ne parviennent pas trouver le sommeil.
C’est pourquoi Jésus ne calme les éléments qu’une fois la foi des disciples réveillée. Jésus n’est pas là pour rendre service à ceux qui restent au seuil de la vie de foi mais pour bannir la peur qui nous tient éloigné de Dieu. Il nous enseigne que le monde de la peur est celui qui prétend rester hors de Dieu, hors de son atteinte. Mais celui qui s’abandonne à lui connait des jours paisibles.
La démonstration ira plus loin, nous le savons. Cet épisode est une préparation évidente à la Passion, une préparation aux jours où Jésus, en toute confiance malgré la solitude radicale qui écrasera son âme, s’endormira dans la mort, pour se relever bientôt, dominant les forces du mal, glorieux jardinier du paradis restauré.
Que son interpellation de ce jour soit pour nous une occasion de le laisser réveiller notre foi, pour nous apprendre à le laisser diriger notre vie, en toutes circonstances. Là est un des plus beaux secrets du Royaume.
Posté le 01.07.2008 par jubilatedeo
Fête du Très PRÉCIEUX-SANG de Notre-Seigneur Jésus-Christ
L'Histoire de l'Église, c'est l'histoire du Précieux Sang. "C'est par lui, et non par le sang des taureaux et des boucs, que nous avons été rachetés; c'est par Son propre Sang que le Christ est entré une fois pour toutes dans le Saint des Saints, après avoir acquis une rédemption éternelle," déclare saint Paul, le premier docteur du Précieux Sang.
Le sang des Martyrs et les sueurs des Saints de tous les temps sont le prolongement du Précieux Sang de Jésus-Christ. Chacun d'eux ne pouvait-il pas répéter avec saint Paul: "J'achève en ma propre chair ce qui manque aux souffrances de Jésus-Christ."
Aussi est-ce à bon droit que la liturgie sacrée célèbre le Précieux Sang durant tout le cours de l'année. Par le sacrifice des autels, Notre-Seigneur Jésus-Christ ne cesse de répandre Sa vertu purificatrice sur le monde, criant non vengeance, mais miséricorde. Il étouffe la voix des crimes des pécheurs et change les foudres vengeresses en pluie de grâces. Le Père Éternel exige que le Sang de Son Fils bien-aimé soit le bain qui purifie notre conscience. Ce Sang d'un si haut prix nous est donné, non avec parcimonie, mais avec une générosité divine.
Incomparable Victime préparée par l'Éternel, l'Enfant-Dieu commence Sa mission de Rédempteur au jour de la Circoncision. Au jardin des oliviers, la terre est arrosée de la sueur de Son sang adorable. Au prétoire, ce ne sont plus des gouttes, mais des ruisseaux de sang qui coulent de tout Son corps, sous les coups redoublés de la flagellation. Sa tête n'est pas épargnée, les épines qui y sont enfoncées l'inondent et l'empourprent de Son sang.
Dans les sentiers du Calvaire, tous les pas du Rédempteur sont marqués par des traces de sang. Ce Précieux Sang jaillit encore avec effusion au moment où les soldats Lui arrachent violemment Ses habits collés à Ses plaies. Lorsque Ses pieds et Ses mains sont percés par de gros clous qui fixent Son saint corps à la croix, quatre fleuves de sang fécondent la terre desséchée et maudite par le péché. Avec le coup de lance, une nouvelle plaie s'ouvre encore et laisse sortir la dernière goutte de sang des veines de notre très doux Sauveur.
Rachetés à un si haut prix, ne nous rendons plus esclaves des créatures. Nous portons sur nos fronts la croix du Christ, nous sommes teints de Son sang; n'effaçons pas les marques d'une si glorieuse servitude. Puisqu'Il a racheté notre vie si chèrement, consacrons-la toute entière au service de ce Dieu d'amour et ne rompons pas un marché qui nous est si avantageux. Lorsque le prêtre offre ce Précieux Sang sur l'autel, entourons-le de nos plus respectueux hommages.
Tiré de: Frères des Ecoles Chrétiennes, Vies des Saints, Edition 1932, p. 229; Edition 1903, p. 639-640 -- L'abbé Jouve, édition 1886, p. 499-500.
SAINT GALL Évêque de Clermont (489-553)
Saint Gall naquit vers l'an 489, à Clermont, en Auvergne, d'une des familles les plus distinguées du pays. Pour se soustraire aux obsessions de son père, qui voulait le lancer dans la voie des honneurs et le contraindre au mariage, il prit le parti de fuir la maison paternelle et s'adressa au monastère voisin, où il ne fut toutefois accepté qu'après le consentement de son père, qui finit par se soumettre au sacrifice en disant: "Que la Volonté de Dieu soit faite, et non la mienne." Le nouveau religieux marcha rapidement dans la voie de la perfection, et l'on ne savait qu'admirer le plus en lui, son innocence ou son austérité. La prière faisait ses délices; il avait un goût particulier pour le chant des louanges divines.
La renommée du jeune homme parvint jusqu'aux oreilles du roi Thierry, qui l'attacha à sa personne, alors qu'il n'était encore que diacre. Un jour, navré de voir une population païenne rendre de vains hommages aux idoles, il alla mettre le feu au temple et put à grand-peine échapper à la mort dont le menaçaient les païens furieux. Dans la suite, quand il racontait ce trait de sa jeunesse: "Hélas! disait-il, pourquoi me suis-je enfui? J'ai lâchement perdu la grâce du martyre."
A la mort de l'évêque de Clermont, le saint moine fut élu pour lui succéder. Il reçut le sacerdoce et la consécration épiscopale. Les vertus éclatantes du nouveau pasteur, sa douceur, son humilité, sa charité toute paternelle, lui eurent bientôt conquis l'affection générale.
Parmi toutes ses vertus, on eut lieu de remarquer une patience vraiment admirable. Un de ses prêtres, qu'il réprimandait justement, osa un jour le frapper à la tête; le bon évêque se contenta de le regarder avec compassion et sans lui adresser aucun reproche. Une autre fois, un prêtre l'accabla d'injures sur la place publique; le Saint lui répondit par le silence, et le coupable vint bientôt lui demander publiquement pardon.
Dieu rendit à la sainteté de l'évêque le témoignage des miracles. Un immense incendie menaçait de dévorer une grande partie de la ville; le pontife alla prier devant l'autel, prit à la main le livre des Évangiles et le jeta dans les flammes, qui s'éteignirent aussitôt. Il préserva Clermont de tout accident, par ses prières, pendant un tremblement de terre; dans un temps de peste il obtint de même la préservation de son peuple.
Le saint évêque donna, en mourant, les plus beaux exemples de résignation. Un grand nombre de miracles s'opérèrent à son tombeau. On l'invoque contre la fièvre.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Saint Thierry Abbé près de Reims (+ 533)
Fils du seigneur Marcard, un seigneur qui était aussi un bandit de grand chemin. Mais le fils du seigneur devait être marié et c'est le jour de son mariage que Thierry se rendit compte qu'il avait la vocation religieuse. Sa femme ne voulut rien entendre de cette décision d'entrer au couvent. Ils consultèrent saint Rémi qui défit ce mariage non consommé. Il garda Thierry comme clerc et l'épouse revint dans sa famille. Dans la suite, il fonda le monastère du Mont d'Hor près de Reims. Thierry en fut le premier abbé et eut la joie de voir son père qui s'était converti le rejoindre dans la vie monastique.
Saint Aaron Ancien Testament : Prophète, frère de Moïse (-1471 av JC.)
Saint Calais Moine de Micy-Saint Mesmin, près d'Orléans (+ 545)
Saint Cybard Moine près d'Angoulême (6ème s.)
Sainte Esther
Saint Florez (7ème s.)
Saint Goulven Evêque de Léon, en Bretagne (10ème s.)
Saint Lunaire (4ème s.)
Sainte Reine Veuve à Denain (8ème s.)
Saint Rombaud (+ 775)
Saint Servan Evêque-abbé de Cullross (7ème s.)
Saint Syméon le Fou Moine (6ème s.)