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Nom du blog :
jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
04.07.2009

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Un verset

Posté le 04/07/2009 à 12:56 par jubilatedeo
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine !

PSAUME 32 verset 12


Evangile et homélie du Dimanche 05 Juillet

Posté le 04/07/2009 à 12:53 par jubilatedeo
Prière du matin

Mon regard se porte vers toi, Seigneur. Ouvre mes yeux tout grands aux beautés et aux richesses de ton amour. Que jamais je ne me lasse d'admirer les merveilles de ta création ! Que tout me conduise vers toi, Père de tendresse et de miséricorde. J'aimerais accueillir les événements de cette journée comme autant de grâces qui me fraient un chemin dans l'intimité de ton Coeur. Tu sais mon inconstance et combien il m'est facile d'oublier les exigences de ton Évangile. Je suis plus prompt à me rebeller qu'à pardonner, à me plaindre des outrages qu'à courber mon orgueil, à me centrer sur mes problèmes qu'à me pencher sur les misères des autres. Aide-moi à accepter ce que cet aujourd'hui me réserve.



Livre d'Ezéchiel 2,2-5. [1]

L'esprit vint en moi, il me fit mettre debout, et j'entendis le Seigneur qui me parlait ainsi :
« Fils d'homme, je t'envoie vers les fils d'Israël, vers ce peuple de rebelles qui s'est révolté contre moi. Jusqu'à ce jour, eux et leurs pères se sont soulevés contre moi,
et les fils ont le visage dur, et le coeur obstiné. C'est à eux que je t'envoie, et tu leur diras : 'Ainsi parle le Seigneur Dieu. . . '
Alors, qu'ils écoutent ou qu'ils s'y refusent - car c'est une engeance de rebelles -, ils sauront qu'il y a un prophète au milieu d'eux. "[2]

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


[1] Ezéchiel : fils de Buzi, le prophète Ezéchiel appartient à une famille sacerdotale. Il était prêtre à Jérusalem. Sa carrière prophétique se déroule de 592 aux environs de 570, auprès des exilés en terre babylonienne. Elle comprend deux parties très nettes, séparées par la prise de Babylone en 586. Certains auteurs toutefois pensent que la première période de son ministère se serait déroulée à Jérusalem.

[2] Ezéchiel, prêtre au temple de Jérusalem, fait partie du premier convoi de déportés, en 597. Pendant dix années, à Babylone, au milieu des exilés, il tient le même langage que le prophète Jérémie qui est resté à Jérusalem. Il parle au nom du Seigneur et reproche au peuple de Dieu, dans les premiers chapitres, et ensuite aux nations, leur mauvaise conduite. Dans le premier chapitre, il nous livre son expérience de la gloire de Dieu décrite dans une vision ; dans notre texte est présenté son envoi en mission. C'est Dieu qui est le maître, qui a l'initiative ; à deux reprises il déclare : « Je t'envoie. » Si le Seigneur parle, c'est pour confier à son prophète la mission de parler, de proclamer ses paroles au peuple : « Tu leur diras. » La mission du prophète est de parler au nom du Seigneur, de redire la parole sur le moment présent ; c'est le sens de la formule : « Ainsi parle le Seigneur Dieu. » Le motif de l'envoi par Dieu du prophète est le comportement du peuple. Par deux fois il est appelé « peuple de rebelles. » La racine du mal, c'est que le peuple ne veut pas écouter le Seigneur. Cependant, « qu'ils écoutent ou qu'ils n'écoutent pas, ils sauront qu'il y a un prophète au milieu d'eux. » Ezéchiel apparaît ici comme passif, il ne réagit pas, n'oppose aucune résistance ; à l'inverse du peuple, il écoute, il est docile. Il est prêt pour sa mission : annoncer le jugement du Seigneur au peuple. La mission est dure, mais il n'est pas seul, il est un envoyé.



Psaume 122, 1-4

Nos yeux levés vers toi, Seigneur, espèrent ta pitié.

Vers toi j'ai les yeux levés,
vers toi qui es au ciel.
Comme les yeux de l'esclave
vers la main de son maître,

comme les yeux de la servante
vers la main de sa maîtresse,
nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,
attendent sa pitié.

Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous :
notre âme est rassasiée de mépris.
C'en est trop, nous sommes rassasiés
du rire des satisfaits, du mépris des orgueilleux !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,7-10. [1]

Frères, les révélations que j'ai reçues sont tellement exceptionnelles que, pour m'empêcher de me surestimer, j'ai dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour m'empêcher de me surestimer.
Par trois fois, j'ai prié le Seigneur de l'écarter de moi.
Mais il m'a déclaré : « Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » Je n'hésiterai donc pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
C'est pourquoi j'accepte de grand coeur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


[1] La deuxième lettre de saint Paul aux Corinthiens est révélation de la vie intérieure de l'Apôtre, de ses crises et de leur dénouement dans le Christ. Saint Paul parle d'abord de « révélations exceptionnelles qu'il a recues »,ils les distingue soigneusement de l'événement de Damas qui demeure pour lui la rencontre avec le Christ ressuscité. Il s'agit sans doute ici d'expériences mystiques. Mais « l'écharde dans la chair » l'empêche de se surestimer. Cette écharde dans la chair peut désigner soit une maladie physique, soit l'angoisse persistante de l'apôtre sur le sort du peuple juif. Ce qui est indéniable, c'est que « les soufflets de l'ange » ont été un handicap sérieux pour le travail missionnaire de l'Apôtre. C'est pour cette raison qu'à trois reprises Paul a demandé au Christ de l'en délivrer. Ces trois prières ne sont pas sans nous rappeler les trois supplications de Jésus au moment de son agonie à Gethsémani. La réponse apparemment négative est d'une grande force : « Ma grâce te suffit, ma puissance se déploie dans la faiblesse. » Dans les lettres de saint Paul la grâce qu'il a reçue d'annoncer l'Evangile aux païens. Et il annonce le Christ en étant configuré à lui. Comment ne pas voir dans cet homme fatigué, faible, critiqué par ses amis, le visage du Crucifié. Le Seigneur ne veut pas le délivrer de cette configuration avec lui. Au contraire, c'est à travers les faiblesses de Paul que le Seigneur ressuscité manifeste sa Vie, sa Puissance.



Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,1-6.

Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement disaient : « D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ?[1] » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui[2].

Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison[3]. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle[4] ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s'étonna de leur manque de foi[5]. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant[6].

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


[1] C'est assez l'habitude d'avoir peu de considération pour ce que l'on voit tous les jours, et au contraire d'estimer ce que l'on voit de loin (saint Cyrille d’Alexandrie).

L'envie est fréquente entre habitants d'un même pays. On se souvient de l'enfance de celui que l'on juge, comme si on n'avait pas passé soi-même par cet âge (saint Jérôme : commentaire de l’évangile selon saint Matthieu, XIII 57).

L'envie entre donc dans le cœur et les met en opposition avec le Christ (saint Jean Chrysostome : homélie XLIX sur l’évangile selon saint Matthieu).

Il avaient admiré sa sagesse, ses œuvres, sa parole ; mais ils ont connu ses parents, et cette proximité les empêche de reconnaître sa divinité. Un épais nuage devant le soleil, la nuit elle-même n'amènent pas autant de ténèbres dans le ciel que l'envie dans une âme (saint Pierre Chrysologue : sermon XLVIII).

[2] Elle n'avait pas été jugée indigne de recevoir le Fils de Dieu descendant sur terre et par cette passion de l'envie elle se rend indigne des œuvres de celui qui était l'un de ses enfants. Afin que l'on ne se regarde pas comme obligé de se défaire de l'amour de son pays, il montre le vrai motif pour lequel il n'a pas accompli de miracles dans son pays. Celui qui aimait tous les hommes ne pouvait pas ne pas aimer ses concitoyens ; mais leur envie fit obstacle à son amour (saint Ambroise : commentaire de l’évangile selon saint Luc IV 45).

Insensés qui chassent celui qui leur apportait le salut ! J.-C., qui a enseigné à ses Apôtres par son exemple à se faire tout à tous, ne repousse aucun de ceux qui ont bonne volonté, mais il ne s'empare de personne malgré lui ; il ne résiste point à ceux qui le chassent, et il ne fait jamais défaut à ceux qui l'appellent (saint Ambroise : commentaire de l’évangile selon saint Luc IV 49).

[3] Ils étaient insensés de ne pas comprendre que s'il était réellement le fils de Joseph, la bassesse de son extraction ne faisait que le relever davantage et relever la grâce qui était en lui (saint Jean Chrysostome : homélie XLIX sur l’évangile selon saint Matthieu).

[4] L'objection que faisaient les Juifs ce jour-là, prouve que Jésus-Christ s'élevait au-dessus des conditions de la nature humaine, et était vraiment le Dieu annoncé par les Prophètes. En effet, l'illustration de la naissance, le rang familial, la faculté des parents riches de faire donner à leurs enfants une éducation brillante, une patrie illustre, servent beaucoup à la grandeur d'un homme. Mais celui qui, dans des conditions défavorables, peut percer malgré tous les obstacles, remplir la terre du bruit de son nom, et qui arrive à ce résultat par lui-même, par ses œuvres, et avec une entière certitude, celui-là ne mérite-t-il pas l'admiration ? Comment cet homme élevé dans la pauvreté, en dehors des études où l'on apprend la science de persuader, a-t-il osé promulguer de nouveaux dogmes, imposer à tout le genre humain une doctrine qui, tout en gardant les prophéties, détruisait les rites juifs, et surtout la religion des Grecs ? Comment cet homme sans aucune préparation a-t-il pu révéler sur le jugement de Dieu, sur le châtiment du vice et la récompense de la vertu, une doctrine propre à gagner non seulement les simples, mais encore beaucoup d'intelligences élevées ? Jésus à qui on fait honte de la pauvreté de sa mère, a remué le monde par son nom plus qu'aucun autre. Parmi les grands, il en est peu qui le soient par plusieurs côtés à la fois ; l'un est célèbre par sa sagesse, l'autre par ses vertus militaires ou par d'autres qualités. Jésus s'est rendu admirable par sa sagesse, ses miracles, et par l'autorité de son commandement. Il s'est fait des adhérents, non comme un tyran qui s'impose, ni comme un chef de voleurs qui arme ses compagnons contre d'autres hommes, ni comme un riche qui gagne les cœurs par ses largesses : il s'est montré le vrai docteur, enseignant aux hommes ce qu'ils doivent penser de Dieu, quel culte ils sont tenus de lui rendre, et quelle morale ils doivent pratiquer pour se rapprocher de lui (Origène : Contre Celse, I 29 & 30).

[5] Non que cette incrédulité n’eut pas été prévue par celui qui sait tout, mais il voulait montrer par son attitude ce qu’il y avait d’étrange dans cette incrédulité des Juifs qui n’ont pas voulu croire en leurs prophètes leur parlant Christ, ni au Christ né au milieu d’eux et réalisant ce qu’avaient annoncé les prophètes (saint Bède le Vénérable).

[6] C'était un homme qui apparaissait d'humble condition aux Juifs sans intelligence ; or maintenant c'est un Dieu véritable qui nous est prêché (...) Maintenant les rois et les princes l'adorent comme le Fils de Dieu, vrai Dieu lui-même, qui a glorifié et glorifie ceux qui l'adorent en esprit et en vérité, même s'il les corrige souvent quand ils pèchent. Eux qui étaient d'argile, il les rend de fer, les place au-dessus de toutes les nations qui sont sous le ciel. Il était tenu pour un homme corruptible et mortel parmi tous les autres. Dieu sans forme et invisible, il a reçu, sans subir d'altération ni de changement, une forme dans un corps humain et s'est montré totalement homme, en n'offrant aux regards rien de plus que les autres hommes. Mais il a mangé, bu, dormi, transpiré et s'est fatigué ; il a fait tout ce que font les hommes, excepté le péché. Ainsi, celui qui actuellement écoute chaque jour Jésus proclamer et annoncer par les saints évangiles la volonté de son Père béni, sans lui obéir avec crainte et tremblement et sans garder ses commandements, n'aurait pas plus accepté alors de croire en lui, absolument pas, même s'il avait été présent, s'il l'avait vu lui-même et entendu prêcher. il est même à craindre que, dans sa totale incrédulité, il l’aurait regardé comme un ennemi de Dieu, non comme le vrai Dieu, et l’aurait blasphémé (Syméon le Nouveau Théologien : Catéchèses, XXIX).

Syméon le Nouveau Théologien, aristocrate né en 949 à Galate, fut, à Constantinople, sénateur et chambellan, puis moine de Stotidios (977) et de Saint-Mamas. Prêtre (980), higoumène (981), il réforme le monastère dont les moines se révoltent (995-998). Les choses étant rentrées dans l’ordre, Syméon, contesté par le patriarche, démissionne (1005). Exilé par le patriarche Serge dans la région de Scutari où il mourut (1022), il y écrivit une grande partie de son œuvre.


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Saint Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022), moine grec
Catéchèses, n°29 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 264 rev. ; cf SC 113, p. 165s )

Croire en Jésus aujourd'hui

Beaucoup ne cessent de dire : « Si nous avions vécu au temps des apôtres, et si nous avions été jugés dignes de voir le Christ comme eux, nous serions aussi devenus des saints comme eux ». Ils ignorent qu'il est le même, lui qui parle, maintenant comme alors, dans tout l'univers... La situation actuelle n'est sûrement pas la même que celle d'alors, mais c'est la situation d'aujourd'hui, de maintenant, qui est beaucoup plus heureuse. Elle nous conduit plus facilement à une foi et une conviction plus profondes que le fait de l'avoir vu et entendu alors physiquement.

Alors, en effet, c'était un homme qui apparaissait à ceux qui étaient sans intelligence, un homme d'humble condition ; mais maintenant c'est un Dieu qui nous est prêché, un Dieu véritable. Alors, il fréquentait physiquement les publicains et les pécheurs et mangeait avec eux ; mais maintenant il est assis à la droite de Dieu le Père, n'ayant jamais été séparé de lui en aucune manière... Alors, même les gens de rien le méprisaient en disant : « N'est-il pas le fils de Marie et de Joseph le charpentier ? » (Mc 6,3; Jn 6,42) Mais maintenant les rois et les princes l'adorent comme le Fils du vrai Dieu, et vrai Dieu lui-même... Alors, il était tenu pour un homme périssable et mortel parmi tous les autres. Lui qui est Dieu sans forme et invisible a reçu, sans altération ni changement, une forme dans un corps humain ; il s'est montré totalement homme, sans offrir au regard rien de plus que les autres hommes. Il a mangé, bu, dormi, transpiré et s'est fatigué ; il a fait tout ce que font les hommes, excepté le péché.

C'était une grande chose de reconnaître et de croire qu'un homme pareil était Dieu, celui qui a fait le ciel, la terre et tout ce qu'ils contiennent... Ainsi, celui qui actuellement écoute chaque jour Jésus proclamer et annoncer par les saints évangiles la volonté de son Père béni, sans lui obéir avec crainte et tremblement et sans garder ses commandements, n'aurait pas plus accepté alors de croire en lui.



Homélie Messe

La liturgie de ce jour se construit autour des difficultés éprouvées par le prophète dans son ministère de prédicateur. Rien ne garantit qu’il sera écouté, bien au contraire : le Seigneur l’avertit ouvertement des difficultés qui l’attendent, car le peuple auquel il est envoyé est « rebelle, ses fils ont le visage dur et le cœur obstiné » (1ère lect.). Mais « qu’ils écoutent ou qu’ils s’y refusent », l’important est « qu’ils sachent qu’il y a un prophète au milieu d’eux » (Ibid.). L’Evangile illustre parfaitement ce thème.
Jésus rentre chez lui à Nazareth, sans doute pour y retrouver les siens et prendre un peu de repos en famille. Mais une cruelle déception l’attend dans son village. Quel contraste avec les foules qui le suivaient, le pressant de toute part, sur le chemin conduisant à la maison de Jaïre ! Les nazaréens sont certes nombreux à venir écouter son enseignement dans la synagogue, mais leur cœur est fermé ; ils ne dépassent pas le stade d’un étonnement sceptique et critique, qui se transforme bientôt en hostilité et rejet. L’obstacle qui empêche les habitants de Nazareth de s’ouvrir au mystère du Royaume que Jésus rend présent au milieu d’eux, consiste paradoxalement dans le fait qu’ils le connaissent - ou du moins croient le connaître.
A la foi de la femme hémorroïsse, qui « touche » Jésus et obtient la guérison, s’oppose une connaissance selon la chair, qui empêche d’accéder au mystère du Christ. Certes les concitoyens de Jésus reconnaissent sa sagesse et sont bien obligés de constater qu’il opère de « grands miracles ». Mais ils refusent d’envisager que le Très-Haut puisse s’abaisser à agir à travers « le charpentier » de leur village, qui a grandi au milieu d’eux, au sein d’une famille qu’ils côtoient journellement. Aussi se posent-ils avec inquiétude la question de la provenance des dons extraordinaires qu’il déploie - laissant par le fait même supposer qu’ils pourraient bien être d’origine diabolique.
En raison de leur attitude, les nazaréens deviendront paradoxalement dans l’évangile de Marc, le modèle des incroyants, de ceux qui « regardent et ne voient pas, entendent et ne comprennent pas » (Mc 4,12), et du fond de leur aveuglement, manifestent leur hostilité : « ils étaient profondément choqués à cause de lui ». Après avoir évoqué les païens qui reconnaissent la puissance de Dieu à l’œuvre en Jésus ; les chefs religieux, jaloux de son prestige, et cherchant à le faire mourir ; l’évangéliste introduit ici un troisième groupe de personnages : ceux qui se scandalisent et se détournent du Seigneur malgré sa « sagesse » et les « grands miracles s’accomplissant par ses mains ».
Scandale de hier, d’aujourd’hui et de toujours : comment la puissance de Dieu se manifesterait-elle dans le fils d’un humble charpentier ? Penser cela n’est-il pas déjà un blasphème, un outrage à la grandeur et la majesté divines ? Le scandale sera à son comble lorsque nous prétendrons que ce Dieu-fait-homme sauve le monde en mourant sur une croix. On est en droit de se demander si une des raisons majeures de la défection de tant de nos contemporains, abandonnant la foi de leur enfance, n’est pas à chercher précisément dans ce scandale : qui peut croire à l’aube du troisième millénaire que Dieu puisse s’abaisser jusqu’à partager notre condition humaine, et pour une destinée aussi misérable ?
Nous aurions pu espérer que la victoire du Ressuscité vienne transfigurer la condition des Messagers de la Bonne Nouvelle ; or il n’en est rien : la seconde lecture nous rappelle que l’Envoyé a à combattre non seulement contre des ennemis extérieurs, mais aussi contre des ennemis intérieurs tout aussi redoutables ! Paul a beau supplier le Seigneur de le délivrer de cette mystérieuse « écharde dans sa chair » : rien n’y fait. Il semble même que cette pauvreté fasse partie de la condition du prophète : il est indispensable qu’il paraisse faible devant ses interlocuteurs, afin qu’il soit clair aux yeux de tous que la puissance qui se déploie à travers lui, ne vient pas de son propre fond, mais de Dieu (cf. 2 Co 4, 7). Bien plus : c’est même dans la mesure où il accepte de se vider de lui-même en consentant aux « insultes, persécutions, situations angoissantes », que le prophète permet à « la puissance du Christ d’habiter en lui » et d’accomplir à travers lui ses œuvres.
L’image du messager qui ressort des lectures de ce jour est celle d’un homme purifié au creuset des épreuves - extérieure et intérieure - qui s’en remet totalement entre les mains de Dieu, gardant « les yeux levés vers le Seigneur son Dieu, comme les yeux de l’esclave vers la main de son Maître » (Ps 122). La raison pour laquelle il y a si peu de prophètes de nos jours, ne serait-elle pas que l’humilité est morte ? Comment, à l’heure de la divinisation de l’humanité, une telle conception de la relation entre l’homme et Dieu pourrait-elle être reçue ? « Pauvres chrétiens, ironisent nos contemporains, croyez-vous vraiment que vos appels à la repentance ont une chance d’être entendus ? » Nous répondrons simplement avec les paroles de bon sens de Sainte Bernadette, s’adressant à son curé qui refusait de donner foi à ses propos : « Je ne suis pas chargé de vous le faire croire, mais de vous le dire ! » Et nous poursuivrons paisiblement l’œuvre d’évangélisation que le Seigneur nous a confiée.

« Seigneur, nous aussi nous sommes immergés dans cette culture hyper-individualiste qui ne jure que par l’autonomie et se scandalise d’un Dieu qui voudrait se mêler à notre vie. Garde nous vigilants dans la foi ; ne permets pas que tu sois pour nous cause de scandale ; mais donne nous de t’accueillir toujours avec joie, émerveillement et reconnaissance, toi qui viens de la part du Père pour nous donner ta propre vie en partage. »
Père Joseph-Marie
http://www.homelies.fr/homelie,14e.dimanche.du.temps.ordinaire,2469.html



Fil Rouge

La liturgie de ce jour se construit autour des difficultés éprouvées par le prophète dans son ministère de prédicateur. Rien ne garantit qu’il sera écouté, bien au contraire : le Seigneur l’avertit ouvertement des difficultés qui l’attendent, car le peuple auquel il est envoyé est « rebelle, ses fils ont le visage dur et le cœur obstiné » (1ère lect.). Mais « qu’ils écoutent ou qu’ils s’y refusent », l’important est « qu’ils sachent qu’il y a un prophète au milieu d’eux ». Le prophète a la mission redoutable d’incarner la conscience du peuple qui s’est révolté contre son Dieu, mais que celui-ci désire appeler à la conversion. La Parole que le prophète doit prononcer de la part du Seigneur, veut éveiller la mémoire de l’Alliance en vue de ramener le peuple à sa fidélité des origines, permettant ainsi à Dieu de le bénir à nouveau. Rares cependant sont les prophètes dont la parole a été accueillie avec joie et reconnaissance : la plupart d’entre eux ont plutôt été persécutés, car leur dénonciation du péché dérange, leur exigence de conversion incommode. Nous ignorons ce que Jésus a pu enseigner dans la synagogue de Nazareth ; Saint Marc se concentre plutôt sur la description de la réaction de l’auditoire : « Ils étaient profondément choqués à cause de lui ». Certes les concitoyens de Jésus reconnaissent sa sagesse et sont bien obligés de constater qu’il opère de « grands miracles ». Mais ils refusent d’envisager que le Très-Haut puisse s’abaisser à agir à travers « le charpentier » de leur village, qui a grandi au milieu d’eux, au sein d’une famille qu’ils côtoient journellement. Aussi se posent-ils avec inquiétude la question de la provenance des dons extraordinaires qu’il déploie - laissant par le fait même supposer qu’ils pourraient bien être d’origine diabolique. Dans un tel contexte, entouré d’une telle suspicion, Jésus ne peut accomplir aucun miracle notoire : le manque de foi de ses concitoyens empêche ceux-ci d’accueillir la grâce divine. Seules « quelques guérisons » marquent le passage du Sauveur dans sa ville natale.

Actualisation

La seconde lecture nous rappelle que le prophète a à combattre non seulement contre des ennemis extérieurs, mais aussi contre des ennemis intérieurs tout aussi redoutables : l’envoyé de Dieu ne connaît décidément pas de repos ! Paul a beau supplier le Seigneur de le délivrer de cette mystérieuse « écharde dans sa chair » : rien n’y fait. Il semble même que cette pauvreté fasse partie de la condition du prophète : il est indispensable qu’il paraisse faible devant ses interlocuteurs, afin qu’il soit clair aux yeux de tous que la puissance qui se déploie à travers lui, ne vient pas de son propre fond, mais de Dieu (cf. 2 Co 4, 7). Bien plus : c’est même dans la mesure où il accepte de se vider de lui-même en consentant aux « insultes, persécutions, situations angoissantes », que le prophète permet à « la puissance du Christ d’habiter en lui » et d’accomplir à travers lui ses œuvres.
L’image du prophète qui ressort des lectures de ce jour est celle d’un homme purifié au creuset des épreuves - extérieure et intérieure - qui s’en remet totalement entre les mains de Dieu, gardant « les yeux levés vers le Seigneur son Dieu, comme les yeux de l’esclave vers la main de son Maître » (Ps 122). La raison pour laquelle il y a si peu de prophètes de nos jours, ne serait-elle pas que l’humilité est morte ? Quant à ceux qui exercent courageusement ce ministère, et proclament la Parole contre vents et marée, qui donc les écouterait ? Comment notre culture hyper-individualiste, qui ne jure que par l’autonomie et la tolérance, accepterait-elle d’entendre un appel à la repentance ? Qu’importe : souvenons-nous de la parole de bon sens de Sainte Bernadette à son curé qui refusait de donner foi à ses propos : « Je ne suis pas chargé de vous le faire croire, mais de vous le dire ! », et poursuivons paisiblement l’œuvre d’évangélisation que le Seigneur nous a confiée.
Père Joseph-Marie
http://www.homelies.fr/fiche,14e.dimanche.du.temps.ordinaire,289,2939.html



Homélie

Doit-on s’étonner de la réaction des compatriotes de Jésus ? Ils commencent par admirer la sagesse de Jésus ; ils sont tout étonnés de ses miracles. Ensuite, ils ne se gênent pas pour lui manifester leur hostilité : « Mais pour qui se prend-il, ce charpentier, ce fils de Marie ? ». Jésus se révèle tout autre que l’enfant, que le jeune homme qu’ils avaient connu : les gens de Nazareth ne l’ont pas supporté. On n’aime pas se faire déranger dans la conception que l’on se fait de quelqu’un. Jésus était trop comme tout le monde : quelle mouche le pique-t-il pour qu’il veuille imposer son enseignement ? Ils n’ont pas perçu la puissance de Dieu qui agissait chez le fils de Joseph (Luc 4.22). Et leurs cœurs se sont fermés. Leurs oreilles sont demeurées insensibles à la Parole. Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu (Jean 1.11). Ce qui s’est passé à Nazareth ce jour-là est comme une préfiguration de ce qui va se dérouler au cours de la Semaine Sainte. Le jour des Rameaux, la foule fait un triomphe à Jésus lors de son entrée à Jérusalem. On est même surpris de cet enthousiasme. Mais le vendredi de la même semaine, la foule réclame la mort du grand prophète. Jésus va être crucifié entre deux malfaiteurs.
Les foules d’aujourd’hui sont-elles différentes de celles du temps du Christ ? Les gens de Nazareth ont été choqués par sa conduite. N’est-ce pas ce qui arrive encore à notre époque ?
Jésus se révèle maintenant par son Église. Pour combien d’individus l’Église demeure-t-elle une pierre d’achoppement ? Elle choque. On la trouve trop humaine, trop près de l’argent, trop près du pouvoir. Et pourtant... L’Église ne demeure-t-elle pas comme dans le passé une pépinière de saints ? Elle continue toujours d’incarner Jésus, de le donner aux hommes. Sans jamais se lasser.
Alors il parcourait les villages d’alentour en enseignant (Marc 6.6). Jésus semble avoir très bien accepté son échec. Il garde sa sérénité. Quel encouragement pour nous : continuons à affirmer notre foi dans le Christ Jésus malgré l’indifférence, l’égoïsme et l’orgueil du monde qui nous entoure.



Méditation

Le jour du sabbat, dans la synagogue de Nazareth, Jésus se leva pour faire la lecture. Déroulant le livre, il tomba sur ce passage d’Isaïe : l’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a consacré ! (Luc 4.16-18).
Ce n’est pas simple hasard, mais intervention de la divine providence si Jésus a déroulé ce livre et a trouvé dans le texte le chapitre qui prophétisait à son sujet. S’il est écrit qu’un moineau ne tombe pas dans le filet sans la volonté du Père, que les cheveux de votre tête sont tous comptés (Matthieu 10.29,30), serait-ce un effet du hasard que le choix du livre d’Isaïe et de la lecture de ce texte qui exprimait précisément le mystère du Christ ? C’est le Christ en effet qui rappelle ce texte ; pensons donc que rien ne s’est produit selon le jeu de la fantaisie et du pur hasard, mais selon le dessein de la divine providence. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres (Luc 4.18), dit le Christ à ceux qui n’ont ni Dieu, ni loi, ni prophètes, ni justice, ni autre vertu. C’est pour ce motif que Dieu l’a envoyé comme messager auprès des pauvres, pour leur annoncer la libération, et rendre aux captifs la liberté.
Après avoir lu cela, roulé le livre, Jésus s’assit, tous ayant les yeux fixés sur lui, dans la synagogue : mais, même actuellement, si vous le désirez vous pouvez vous aussi avoir les yeux fixés sur lui. Tournez le regard de votre cœur vers la contemplation de la sagesse, de la vérité, du Fils unique de Dieu, et vous avez les yeux fixés sur Jésus.
Bienheureuse assemblée dont l’Écriture atteste que tous avaient les yeux fixés sur lui (Luc 4.20) ! Que je voudrais que votre assemblée puisse recevoir un témoignage semblable ! Que tous y aient les yeux du cœur occupés à regarder le Christ qui nous parle ! Quand vous le regarderez, sa lumière rendra votre visage plus lumineux, et vous pourrez dire : « Seigneur, elle a laissé sur nous son empreinte, la lumière de ton visage. »
Origène (IIIe s.)

Les saints du jour (Dimanche 05 Juillet)

Posté le 04/07/2009 à 12:10 par jubilatedeo
Saint Antoine-Marie Zaccaria Fondateur des Barnabites (+ 1539)

Une fois encore, l'Eglise avait besoin de réforme. Luther venait de faire la sienne. Ce fut pour cela que le concile de Trente eut lieu. Antoine-Marie était né à Crémone et fut d'abord médecin, mais il ne pouvait en rester là. Notre bienheureux fonda la congrégation des Barnabites, du nom de leur église à Milan, préparant ainsi un ordre religieux prêt à vivre la Réforme catholique tant attendue.

Sermon à ses confrères
Nous sommes fous à cause du Christ ; saint Paul, notre guide et notre protecteur, disait cela de lui-même, des autres Apôtres et de tous ceux qui professent la vie chrétienne et apostolique. Mais, frères très chers, cela ne doit pas nous étonner ou nous effrayer, car le serviteur n’est pas plus grand que son maître, l’esclave n’est pas plus grand que son seigneur. Ceux qui s'opposent à nous se font tort à eux-mêmes, mais ils nous procurent des mérites, car ils embellissent notre couronne de gloire éternelle, tandis qu'ils attirent sur eux la colère divine ; nous devons donc les plaindre et les aimer plutôt que les détester et les haïr. Nous devons même prier pour eux et ne pas nous laisser vaincre par le mal, mais vaincre le mal par le bien et amasser sur leurs têtes des charbons ardents, comme nous y exhorte l'Apôtre, c'est-à-dire leur prodiguer des témoignages d'affection. C'est ainsi qu'en voyant notre patience et notre douceur, ils reviendront à une meilleure conduite et seront gagnés par le feu de l'amour envers Dieu.
Malgré notre indignité, Dieu nous a choisis en nous tirant du monde, selon sa miséricorde, pour que nous le servions en progressant de vertu en vertu, pour que nous méritions beaucoup de fruit par la persévérance, en trouvant notre gloire non seulement dans l'espérance de la gloire des fils de Dieu, mais encore dans nos épreuves.
« Voyez bien quelle est votre vocation », frères très chers. Si nous voulons la considérer attentivement, nous verrons facilement ce qu'elle exige. Nous qui avons entrepris de suivre, quoique de loin, les traces des saints Apôtres et des autres soldats du Christ, ne refusons pas de participer à leurs souffrances. « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée les yeux fixés sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de la foi. »
Nous qui avons choisi ce grand Apôtre comme notre guide et notre père, et qui faisons profession de le suivre, essayons d'exprimer par notre conduite son enseignement et sa vie. Il ne faut pas que, sous un tel chef, nous soyons des soldats lâches ou fuyards, ni que nous soyons les fils dégénérés d’un si noble père.
Antoine-Marie Zaccaria

Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090705&id=5079&fd=0
http://missel.free.fr/Sanctoral/07/05.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine-Marie_Zaccaria



Saint Athanase Diacre de l'Anastasis de Jérusalem (+ 451)
Diacre de l'Anastasis de Jérusalem où il fut assassiné, peu après le concile de Chalcédoine par des partisans d'Eutychès. Il professait le Christ, vrai Dieu et vrai homme, alors que cette hérésie niait cette double et plénière nature en la personne du Christ.



Saint Athanase l'Athonite Fondateur de la Lavra au mont Athos (+ v. 1004)

Icone russe représentant Athanase l'Athonite (Sv. Afanasy Afonsky)

Abramios naît à Trébizonde, sur les bords de la Mer Noire, dans une famille de la haute aristocratie byzantine. Pour parfaire ses études, il se rend à Constantinople où il obtient un poste de professeur. Vient à passer par la capitale, saint Michel Maleïnos, higoumène d'un monastère de Bithynie. La rencontre du saint moine détermine la vocation du professeur Abramios qui repart en Bithynie avec Michel. Il reçoit le nom monastique d'Athanase et se lie d'amitié avec le neveu de Michel, Nicéphore Phocas, futur empereur byzantin. Au bout de quelques années, Athanase disparaît. On le retrouve, ermite incognito, sur le Mont Athos, cherchant la vie parfaite dans des cabanes de branchages. Athanase voulait rester seul avec le Seul. Mais le Seul et l'empereur byzantin en avaient décidé autrement. Le soutien impérial lui donne les moyens nécessaires pour fonder le grand monastère de Lavra sur la Sainte Montagne, puis d'autres monastères, malgré l'opposition des ermites pour qui la vie commune est une forme abâtardie du monachisme. Dans ces fondations de monastères, l'ami de l'empereur met la main à la pâte et se fait maçon, menuisier, charpentier. Il mourra écrasé par la coupole d'une église à laquelle il travaillait.

Autre biographie:
ATHANASE DE L’ATHOS (930-1001) moine
En 1001 meurt dans son monastère, écrasé par la coupole de l’église, Athanase de l’Athos, moine et fondateur de la vie cénobitique sur le Mont Athos.
Né à Trébizonde, dans la Turquie actuelle, le jeune Abraham, très tôt orphelin, se rend à Constantinople pour y parfaire ses études, jusqu’à devenir professeur à la Cour de l’empereur. La rencontre avec l’higoumène d’un monastère de Bithynie l’amena à discerner sa vocation monastique. Abraham reçut alors le nom monastique d’Athanase et s’établit sur le Mont Athos.
Vers 961, il entreprit la construction de la Grande Laure, où il rassembla les moines qui l’avaient rejoint ; il leur donna une règle de vie commune inspirée de celle de Théodore Stoudite. Sur la sainte Montagne, domaine jusqu’alors de la vie érémitique et de l’hésychasme, le cénobitisme était ainsi introduit, provoquant une conversion collective à l’idéal communautaire et la naissance d’autres monastères.
Athanase était doué d’une grande compassion à l’égard des petits et des souffrants ; les hagiographes soulignent qu’il ne renonçait jamais à prendre son tour quand il s’agissait de servir les infirmes, malgré les grands engagements qu’exigeait son rôle d’higoumène de la Laure. De même, on rappelle la patience avec laquelle il se dévouait aux très nombreux fils spirituels qui dépendaient de lui.
Athanase est avec Pierre de l’Athos la figure la plus importante liée à la naissance et au développement de la vie monastique dans la presqu’île de l’Athos ; pour cette raison, il est l’un des saints les plus aimés par les moines orthodoxes.

Lecture

Athanase trouvait bon de se retirer, chaque jour, après la dernière lecture du soir, dans une chapelle latérale de l’église dédiée aux Quarante martyrs, pour que les frères puissent lui rapporter leurs tentations, celles qu’ils avaient subies pendant la veille, comme celles qui leur arrivaient pendant le sommeil. L’homme de Dieu les renforçait dans leur foi, les comblant de confiance et de patience, et traitant chacun avec le remède adapté aux problèmes qu’il lui avait confiés, comme si chacun lui avait montré, dans l’ouverture du cœur, son mal-être spirituel. Il les renvoyait tout joyeux, ragaillardis et encouragés dans leur lutte contre les démons. C’était pour Athanase un devoir auquel il n’aurait pu déroger, que de se retirer tous les jours dans la chapelle des Quarante martyrs pour consoler et encourager ses frères dans leur combat spirituel.
(Vie de saint Athanase de l’Athos 26)

Prière

Les armées célestes se sont émerveillées de ta vie dans la chair : tu es allé, dans ton corps voué à la mort, au-devant de luttes invisibles, père digne de tout éloge, et tu as couvert de confusion la phalange des démons. C’est pourquoi, ô Athanase, Christ t’a récompensé de ses dons précieux. Ô père, intercède pour nous auprès du Christ notre Dieu pour qu’il sauve nos âmes.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuillet/juillet05.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Athanase_l%27Athonite



Saint Cast (6ème s.)
"Saint Kast est un moine irlandais, venu en Bretagne armoricaine à l'époque du monachisme celtique, où il fut disciple de Saint Jagud (lui-même frère de St Gwenole et premier abbé du monastère de Landouar, dit 'de St Jagut' actuellement).
Kast a vécu au VI° siècle (né vers 522). Selon certaines sources, il aurait été martyrisé à Rome.
Les canonisations papales ne remplaçant les canonisations de fait que depuis un millier d'années seulement, comme St Martin ou St Rémi, St Kast n'a pas été "catalogué" (canon=catalogue).
La tradition rapporte qu'il a existé un bréviaire relatant les leçons de St Kast, dans l'église de St Aaron près de Lamballe.
L'onomastique révèle la racine celtique 'cath', breton continental 'Kad', signifiant 'combat'.
Il est l'éponyme de nombreux lieux en Bretagne armoricaine: un village à Guitté (22), à Langast (='ermitage de Kast') près de Plessala, et Merléac(22), ainsi que d'une commune dans le Pays de St-Brieuc, St-Cast-Le-Guildo / Sant Kast, où le Pardon se célèbrera le 2° dimanche après la St Pierre.
Il est fêté le 5 juillet sur le calendrier breton."
(source: Commission Foi & culture bretonne - Evêché de St-Brieuc & Tréguier)
http://saintbrieuc-treguier.catholique.fr/

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Cast-le-Guildo



Saint Cyprien le Jeune (+ 1679)
Originaire de Grèce centrale, il se rendit au monastère de Koutloumousiou au Mont-Athos où il fut ordonné prêtre. Mais il vopulait témoigner du Christ devant les infidèles et exhorter les Turcs à rejeter Mahomet comme un imposteur. Le juge de Thessalonique le prit pour un fou, parce qu'il ne comprenait rien à ce qu'il disait. Il le chassa, mais Cyprien revint avec des apostats qui traduisirent ce qu'il avait écrit contre le Prophète. Le juge le renvoya devant le vizir qui le livra au mufti. Ce dernier en colère, ordonna de le décapiter dans le quartier du Phanar où habitaient de nombreux chrétiens. C'est en le faisant rapidement courir qu'on le conduisit au lieu de son supplice, devant la porte même du Patriarcat, où il inclina la nuque pour jouir de la couronne du martyre.



Sainte Cyprille (4ème s.)
Martyre en Lybie qui défendit sa virginité et sa foi malgré de cruels et longs tourments.



Bienheureux Elie de Bourdeille (+ 1484)
Il voulait devenir franciscain, mais il avait vingt-quatre ans lorsque les chanoines de Périgueux le choisirent pour évêque. Il partit à Rome faire annuler cette élection, mais Eugène IV lui intima l'ordre d'occuper son siège. Trente ans plus tard, sur l'ordre de Louis XI, il devint archevêque de Tours, le roi le faisant nommer cardinal et le prenant comme confesseur. Son biographe s'étend longuement sur sa bonté, son austérité et son amour de la nature, souffrant même de voir égorger un poulet. Il garda la pauvreté franciscaine même sous la pourpre cardinalice, dormant sur un banc quelques heures seulement, afin de rien distraire à Dieu.
Elie ou Helie de Bourdeilles
né en 1413 famille noble du Périgord
Elu évêque de Périgueux 1437
Archevêque de Tours 1468
"Toute sa vie il batailla pour le Saint Siège et pour la liberté de l'Eglise", dit Pierre de Bois-Morin, son secrétaire.
cardinal en 1483
mort le 5 juillet 1484 en odeur de sainteté
Voir aussi la liste des évêques de Tours.
http://catholique-tours.cef.fr/

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9lie_de_Bourdeilles
http://www.fiu.edu/~mirandas/bios1483.htm



Saints Fragan et Gwen * (Blanche) (5ème s.)
Mari et femme originaires du pays de Galles, réfugiés en Bretagne. Ils auraient évangélisé l'Armorique.
Parents de saint Guénolé, saint Jacut et sainte Klervi.
Patron de Ploufragan et de Saint-Frégan.
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10167/Saints-Fragan-et--Gwen-%28Blanche%29.html

*D'origine bretonne, il signifie "Blanc, pur, sacré".
En breton, c'est un prénom aussi bien masculin , que féminin contrairement au Gallo où il est féminin.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Gwenn



Saint Mars de Nantes Evêque de Nantes (6ème s.)
Evêque de Nantes dont la biographie se résume dans le nom de plusieurs localités qui l'ont choisi comme protecteur : Saint-Mars-la-Jaille-44540, Petit-Mars-44390, Saint Mars du Désert -44850 et Saint-Mars de Coutais 44680.
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&search=Saint+Mars+&go=Lire



Sainte Modivène
Aussi appelée Edana, Medana, Merryn, Modwenna.
Deux saintes correspondent:
soit l'abbesse de Whitby, succédant à sainte Hilda, décédée en 695
soit l'abbesse de Polesworth, sainte Edith, décédée en 900



Saint Numérien (7e.s)
Fils d’un riche sénateur, il devient moine au monastère bénédictin de Remiremont à Trèves, en Allemagne, avant de migrer vers celui de Luxeuil, en France. Disciple de Saint-Arnoul, il est ensuite nommé évêque de Trèves



Saint Sédophe Martyr à Tomes, Compagnon de Marin, Théodote et Sédophe (?)



Sainte Triphine (VIe siècle)
Fille du comte Conmore de Grande-Bretagne et mère de Saint-Trémoir. Après la mort de son fils, elle se retire dans un couvent.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Triphine

Voir aussi:
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10188/Saint-Treffin.html



Sainte Zoé martyre (+ v. 286)
ou Zoa. Épouse de Saint-Nicostrate, un officier de la cour impériale à Rome, elle a une grande dévotion pour l’apôtre Saint-Pierre. Arrêtée, elle subit le martyr sous la persécution de Dioclétien.
Sainte-Zoé est invoquée pour faire baisser la fièvre.



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Antoine-Marie Zaccaria (+1539), prêtre (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Éthiopiens (28 ba’unah/sanë) : Théodose 1er (+ env. 566), 33e patriarche d’Alexandrie (Église copte-orthodoxe) ; Pantène (IIe-IIIe s.), docteur de l’Ecole d’Alexandrie (Église copte-catholique)

Luthériens : Johann Andreas Rothe (+1758), poète en Saxe

Orthodoxes et gréco-catholiques : Athanase de l’Athos, higoumène ; Lampados le Thaumaturge (Xe s.), moine ; Marthe (+551), mère de Siméon Stylite le Jeune (Église melchite)



YITZHAK WITTENBERG (1907-1943) martyr juif
En 1943, Yitzhak Wittenberg, chef de l’organisation secrète juive du ghetto de Vilnius, en Lituanie, est arrêté. Plusieurs combattants clandestins parviennent à le libérer en attaquant les nazis. Ces derniers exigent alors que Wittenberg leur soit remis, sous la menace de voir la destruction du ghetto de la ville.
Wittenberg décide de se rendre pour sauver la population juive de Vilnius.
Il sera torturé et mis à mort par la Gestapo.

Lecture

Avec eux je m’en suis allé
avec mes frères,
avec les humiliés,
avec les opprimés,
avec ceux que Satan a souillés,
avec les derniers d’entre les hommes,
serviteurs de Dieu,
qui annonçaient le Messie,
avec ceux qui s’en sont allés dans la joie
et qui n’aspiraient pas de fait à revenir,
je m’en suis allé.
(Isaac Ogen, Le pont sur la nuit)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ghetto_de_Vilnius

Un verset

Posté le 03/07/2009 à 12:23 par jubilatedeo
La justice élève une nation, mais le péché est l'opprobre des peuples.

Livre des Proverbes
Chapitre 14, verset 34

Evangile et homélie du samedi 04 Juillet

Posté le 03/07/2009 à 12:20 par jubilatedeo
Prière du matin

Le matin, Seigneur, nous apprend à voir les choses avec ta lumière ; il ne suffit pas d’ouvrir les yeux, de secouer le sommeil, de se mettre à travailler. Il ne suffit pas de retrouver le rythme des choses, qui au fond de nous est monotone et sans goût. Il faut recevoir ta lumière ; il faut sentir ta main sur le monde et ton souffle sur tous les êtres. Il faut te voir, Seigneur, recréant, renouvelant le monde entier et le cœur de chaque homme. Nous te demandons, Seigneur, l’intelligence, la lumière, la sagesse, l’esprit de discernement ; une crainte sacrée pour ne pas t’enfermer dans nos schémas, pour ne pas te soumettre à notre intelligence, toi, l’Incommensurable. Nous te demandons, Seigneur, ton vin nouveau, qui fait éclater les vieilles outres de notre impuissance.



Livre de la Genèse 27,1-5.15-29.

Isaac était devenu vieux, ses yeux avaient faibli et il n'y voyait plus. Il appela Ésaü son fils aîné : « Mon fils ! » Celui-ci répondit : « Me voici. »
Isaac reprit : « Tu vois : je suis devenu vieux, mais je ne sais pas le jour de ma mort.
Prends donc tes armes, ton carquois et ton arc, sors dans la campagne et tue-moi du gibier.
Prépare-moi un des plats que j'aime et apporte-le-moi pour que je mange, et que je te bénisse avant de mourir. »
Pendant qu'Isaac parlait ainsi à son fils Ésaü, Rébecca écoutait. Ésaü alla donc dans la campagne chasser du gibier pour son père.
Rébecca prit les meilleurs habits d'Ésaü, son fils aîné, ceux qu'elle gardait à la maison ; elle en revêtît Jacob, son fils cadet.
Puis, avec des peaux de chevreau, elle lui couvrit les mains et le cou.
Elle lui remit ensuite le plat et le pain qu'elle avait préparés.
Jacob entra chez son père et lui dit : « Mon père ! » Celui-ci répondit : « Me voici. Qui es-tu, mon fils ? »
Jacob dit à son père : « Je suis Ésaü, ton premier-né ; j'ai fait ce que tu m'as dit. Viens donc t'asseoir, mange de mon gibier, et tu me béniras. »
Isaac lui dit : « Comme tu as trouvé vite, mon fils ! » Jacob répondit : « C'est que le Seigneur, ton Dieu, a favorisé ma chasse. »
Isaac lui dit : « Approche donc, mon fils, que je te palpe, pour savoir si tu es bien mon fils Ésaü ! »
Jacob s'approcha de son père. Celui-ci le palpa et dit : « La voix est celle de Jacob, mais les mains sont celles d'Ésaü. »
Il ne reconnut pas Jacob car ses mains étaient velues comme celles de son frère Ésaü, et il le bénit.
Il dit encore : « C'est bien toi mon fils Ésaü ? » Jacob répondit : « C'est bien moi. »
Isaac reprit : « Apporte-moi le gibier, mon fils, je le mangerai et je te bénirai. » Jacob le servit, et il mangea. Jacob lui présenta du vin, et il but.
Isaac dit alors : « Viens m'embrasser, mon fils. »
Comme Jacob venait l'embrasser, Isaac respira l'odeur de ses vêtements, et il le bénit en disant : « Voici que l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ que le Seigneur a béni.
Que Dieu te donne la rosée du ciel et la fertilité de la terre, froment et vin en abondance !
Que les nations te servent, que les peuples se prosternent devant toi. Sois un chef pour tes frères, que les fils de ta mère se prosternent devant toi. Maudit soit qui te maudira, béni soit qui te bénira ! »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Psaume 134 (135), 1-2, 3-4, 5-6

Louez le Seigneur, céblébrez sa bonté.

Louez le nom du Seigneur,
louez-le, serviteurs du Seigneur
qui veillez dans la maison du Seigneur,
dans les parvis de la maison de notre Dieu.

Louez la bonté du Seigneur,
célébrez la douceur de son nom.
C'est Jacob que le Seigneur a choisi,
Israël dont il a fait son bien.

Je le sais, le Seigneur est grand :
notre Maître est plus grand que tous les dieux.
Tout ce que veut le Seigneur, il le fait
au ciel et sur la terre, dans les mers et jusqu'au fond des abîmes.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,14-17.

Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.
Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement ; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage.
Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



La nouveauté de Jésus — aussi bien dans ses paroles que dans ses gestes — ne tient pas dans les vieux moules de l’Ancien Testament. Lorsque le Christ paraît, la Vérité, la Sagesse, la Vie apparaissent. Il est l’époux qu’Israël attend. Il est le Messie.
La venue du Christ est comparée au vin, symbole de l’allégresse messianique. Jésus, à Cana, offre le meilleur vin dont l’origine est inconnue, parce que Dieu seul le donne, à son heure, en son temps. Jésus est ce vin qui réjouit le cœur de l’Église ; il est celui qui donne le vin du salut ; il est le don de Dieu aux hommes.
Pour comprendre Jésus, ou plutôt, pour le recevoir, ce qui est vieux ne suffit pas. Il faut naître à nouveau, de l’eau et de l’Esprit (Jean 3.5). La loi de Moïse ne suffit pas : il faut recevoir les béatitudes. Le jeûne ne suffit pas : il faut la pauvreté du cœur, c’est-à-dire l’attitude spirituelle qui nous dispose à recevoir chaque chose de Dieu. Le Christ n’est pas le résultat de notre œuvre, mais le cadeau du Père ; il n’est pas le fruit de notre recherche, mais la splendeur de Dieu qui brille gratuitement sur la scène humaine. La nouvelle création a commencé.




Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l'Église
La Vive Flamme d'amour , str. 3, 6 (trad. OC, Cerf 1990, p. 1133 rev.)

« L'Epoux est avec eux »

Une personne qui en aime une autre et qui lui fait du bien, l'aime et lui fait du bien selon ses qualités, selon ses propriétés personnelles. Ainsi agit ton Époux résidant en toi en tant que tout-puissant : il t'aime et te fait du bien selon sa toute-puissance.

Infiniment sage, il t'aime et te fait du bien selon l'étendue de sa sagesse. Infiniment bon, il t'aime et te fait du bien selon l'étendue de sa bonté. Infiniment saint, il t'aime et te fait du bien selon l'étendue de sa sainteté. Infiniment juste, il t'aime et t'accorde ses grâces selon l'étendue de sa justice. Infiniment miséricordieux, clément et compatissant, il te fait éprouver sa clémence et sa compassion. Fort, délicat, sublime en son être, il t'aime d'une manière forte, délicate et sublime. Infiniment pur, il t'aime selon l'étendue de sa pureté. Souverainement vrai, il t'aime selon l'étendue de sa vérité. Infiniment généreux, il t'aime et te comble de grâces selon l'étendue de sa générosité, sans aucun intérêt propre et dans la seule vue de te faire du bien. Souverainement humble, il t'aime avec une souveraine humilité et avec une souveraine estime.

Il t'élève jusqu'à lui, il se découvre à toi joyeusement et avec un visage plein de grâce dans cette voie des connaissances qu'il te donne. Et tu l'entends te dire : « Je suis à toi et pour toi ; je me réjouis d'être ce que je suis, afin de me donner à toi et d'être à toi à jamais ». Qui pourra exprimer ce que tu éprouves, ô âme bienheureuse, en te voyant aimée à ce point, en te voyant tenue par ton Dieu en une estime pareille?



Homélie Messe

« Les invités de la noce pourraient-ils donc jeûner, pendant que l'Époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. » A plusieurs reprises, l’Ancien Testament présente Dieu comme l’époux d’Israël, généralement dans des promesses à venir. Dans Isaïe nous lisons ces paroles : « Ton créateur est ton époux, Yavhé Sabbaot est son nom, le Saint d’Israël est ton rédempteur, on l’appelle le Dieu de toute la terre. » (Is 54 , 5)

Avec la venue dans notre chair du Verbe de Dieu, ces Noces tant attendues entre Dieu et son peuple se sont enfin réalisées, étendues même jusqu’à l’humanité tout entière. Pour mieux faire comprendre aux Pharisiens la grandeur de ces Noces, Jésus va développer deux métaphores. Tout d’abord, celle du vieux vêtement, que l’on ne peut rapiécer avec un bout de tissu neuf sous peine de le voir se déchirer davantage. Ensuite, celle du vin nouveau que l’on ne peut mettre dans de vieilles outres sous peine de les voir éclater. Qu’est-ce à dire ? En fait, Jésus utilise ces images pour nous faire comprendre que la nouveauté que lui, l’Epoux, est venu apporter ne peut être comparée à un bout de tissu neuf venant se greffer sur une humanité déchirée par le péché, ni à du vin nouveau introduit dans les vieilles outres d’une humanité fragilisée par ses égarements loin de son Dieu. C’est bien plus que cela.

En Jésus-Christ, la grâce de Dieu n’est pas venue recoller des morceaux cassés. Elle est venue tout changer. Sa puissance est telle qu’il ne pouvait en être autrement. Voilà le véritable sens du salut : être totalement transformé, renouvelé, recréé à l’image et la ressemblance de Dieu. Voilà le fruit des Noces de l’Agneau de Dieu avec l’humanité, avec tout homme. Désormais unis au Fils de Dieu, nous sommes devenus enfants du Père céleste et nous communions à la vie divine trinitaire.

Ce renouvellement de notre humanité est tel qu’il nous devient impossible de trouver un quelconque compromis avec cette radicale nouveauté. L’accueillir c’est accepter que disparaisse en nous tout ce qui relève du vieil homme pour faire place à la nouveauté du salut apporté par Jésus Christ.
Il s’agit d’un véritable combat au cœur duquel, pour demeurer forts, nous pouvons puiser à la grâce de notre baptême qui a précisément fait de nous des créatures nouvelles, totalement renouvelées dans la mort et la résurrection de notre Seigneur. Depuis ce jour-là quelque chose de radicalement nouveau s’est opéré dans notre être. Un homme nouveau est venu à la vie avec des désirs qui le stimulent en vu de Celui qui est le Bien, la Vérité et la Vie.

« Seigneur, ce don de notre baptême, nous l’actualisons à chaque Eucharistie. Aujourd’hui encore, tu viens à la rencontre de nos jeûnes qui expriment notre désir de te voir revenir au milieu de nous. Par ton Corps et ton Sang, tu viens rassasier en nous la faim et la soif de ta présence et nous donner la force d’attendre ta venue définitive. Béni es-tu ! »
Frère Elie
http://www.homelies.fr/homelie,ferie,2468.html



Prière du soir

Viens compléter, Seigneur, l’œuvre que tu as commencée depuis l’aurore. Restaure nos forces perdues, notre amour affaibli, notre fidélité blessée. Recule, Seigneur, les frontières que le vieillard oppose à la mort. Brise les outres de notre vieil homme si terrestre, pour que naisse un homme nouveau, Jésus Christ, en chaque être baptisé. Fais de cette nuit, ô Père, un signe de notre ancienne condition de pécheurs qui doit être anéantie, pour que demain, la lumière du jour nous réjouisse par le triomphe de Jésus Christ, ton Fils, sur le péché et sur la mort.

Les saints du jour (samedi 04 Juillet)

Posté le 03/07/2009 à 11:52 par jubilatedeo
Sainte Elisabeth du Portugal Reine (+ 1336)

Fille du roi Pierre d'Aragon, elle épousa à douze ans le roi Denys du Portugal qui régna trente-six ans, laissant le souvenir d'un bon souverain et d'un trouvère talentueux et célèbre. Trouvant sa consolation dans l'amour divin, sainte Elisabeth ne tint jamais rigueur à son mari d'avoir des maîtresses. Elle éleva leurs enfants comme si c'était les siens. Elle resta une épouse discrète et attentive et fut une reine excellente, ne sortant de l'ombre que lorsque son mari le désirait. Elle s'efforçait de le faire aimer de ses sujets. Par deux fois, elle le réconcilia avec son fils Alphonse qui avait pris les armes contre son père. Dès que Denys fut mort, elle entra chez les clarisses de Coïmbra, au centre du Portugal.
Elle fut admirable pour apaiser les discordes entre les rois et pour sa charité envers les pauvres. Après la mort de son mari, le roi Denis, elle revêtit l’habit de sainte Claire et vécut à Coïmbre auprès du couvent des Tertiaires franciscaines qu’elle avait fait construire. Au cours d’un voyage entrepris, en 1336, pour essayer de réconcilier son fils et son petit-fils, à Estremoz elle s’en alla vers le Seigneur. (martyrologe romain)


Autre biographie:
Princesse, fille du roi Pierre III d’Aragon et de la reine Constance. Elle est prénommée Elisabeth en hommage à sa grande tante Élizabeth de Hongrie. À 12 ans, elle épouse le roi Denis du Portugal et ensemble, ils ont deux enfants : Constance et Alfonse. Elisabeth souffre beaucoup des écarts de conduite de son mari, mais elle se réfugie dans la prière. En 1323, le prince Alfonso se rebelle contre la décision de son père qui envisage de désigner son fils illégitime comme successeur du trône à sa place. Un conflit armé s’ensuit, mais Elizabeth parvient à réconcilier son mari et son fils, évitant ainsi un bain de sang. En 1325, étant devenue veuve, elle distribue ses richesses aux pauvres et devient tertiaire franciscaine au monastère des Pauvres Clarisses qu’elle avait fondé à Coimbra. En 1336, peu avant sa mort, elle intervient à nouveau pour apaiser une querelle familiale entre son fils (devenu roi sous le nom d’Alfonso IV) et le roi de Castille (1271-1336) Sainte-Elizabeth est la patronne des jeunes mariées, des œuvres de charité, des bénévoles dans les œuvres de charité, des reines, des victimes d’adultère, des victimes de jalousie et des veuves. Elle est invoquée pour lutter contre la jalousie.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/07-08.htm#elisabeth
http://missel.free.fr/Sanctoral/07/04.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_de_Portugal



Saints Aggée et Osée (VIe s av. J.C)
Aggée est un prophète contemporain de la reconstruction du Temple de Jérusalem, vers 520 av. J.C. et il exhorte le gouverneur Zorobabel et le grand-prêtre Josué à le reconstruire. Osée est lui aussi un prophète vivant à une époque où se succèdent les révolutions de palais dans le Royaume du Nord d'Israël. Au travers des péripéties de sa vie familiale, il découvre l'amour du Seigneur pour son Peuple et nous transmet cette découverte.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agg%C3%A9e



Saint Albert de Lodi (+ 1179)
Evêque et patron de cette ville, il connut l'époque des schismes en Occident. Par fidélité à l'Eglise, il sut en protéger son clergé et mourut après avoir gouverné saintement son Eglise.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lodi



Saint André de Crète Evêque dans l'île de Lesbos (+ 740)

André naquit dans une famille arabe chrétienne de Damas. La ville est sous domination musulmane depuis une trentaine d'années. Est-ce cette enfance dans une communauté d'autant plus fervente qu'elle est minoritaire, qui lui donne le goût de l'absolu ? A 15 ans, il entend l'appel :"Quitte ton pays et la maison de ton père." Le voilà à Jérusalem, moine au Saint Sépulcre. Au bout de dix ans de vie monastique, il a suffisament manifesté sa valeur pour être envoyé, avec deux autres moines, à Constantinople afin de représenter le patriarche de Jérusalem auprès de l'empereur byzantin. Il s'agit de défendre la légitimité du 6ème concile oecuménique qui reconnaît deux volontés (humaine et divine) dans le Christ. Demeuré à Constantinople, André dirige l'orphelinat de la ville pendant quelque temps. Vers 700, on le nomme évêque de Gortyne en Crète. Il entreprend d'instruire ses fidèles par sa prédication où s'exprime son amour pour la Mère de Dieu. Il s'occupe aussi des enfants (souvenir de l'orphelinat de Constantinople). Durant la crise iconoclaste, il prend la défense des Saintes Images comme son compatriote saint Jean Damascène. André est surtout connu pour son oeuvre liturgique. Il crée la forme du Canon, grande hymne de la liturgie byzantine et compose "le Grand Canon", chanté en Carême dans les églises de rite byzantin : on dit que ce Canon pénitentiel aurait pour origine le repentir d'un acte personnel de lâcheté à Constantinople.

Autre biographie:
ANDRÉ DE CRÈTE (660-740) pasteur et hymnographe
En 740 meurt sur l’île de Mytilène André de Crète, pasteur et hymnographe.
Né à Damas, André était un sémite chrétien de langue grecque. Moine au Saint Sépulcre de Jérusalem, il fut élu, vers 700, évêque de Gortyne, en Crète.
André se révéla un grand pasteur, qui sut animer la vie sociale et spirituelle de son temps et réconforter la population au cours des années difficiles de l’avancée musulmane. Ses origines sémites se reflètent dans ses œuvres liturgiques, proches de leurs modèles bibliques, où il intercale des versets scripturaires. C’est André, en effet, qui inaugura la poésie liturgique des canons, véritables doxologies mystagogiques qui aident le croyant à entrer dans la profondeur des mystères célébrés.
La plus célèbre de toutes ses odes liturgiques est le Grand Canon, qui est chanté durant le carême dans les Églises de rite byzantin. C’est un splendide midrash chrétien sur le thème du péché et du repentir, et c’est tout à la fois une contemplation de l’insondable miséricorde de Dieu manifestée en Jésus Christ.

Lecture

Comme la Cananéenne, je t’invoque : Pitié pour moi, Fils de David. Avec la même terreur que l’hémorroïsse, je touche l’ourlet de ton manteau, et comme Marthe et Marie je verse des larmes sur Lazare. Pitié pour moi, ô Dieu, pitié pour moi.
Comme un vase de parfum, ô mon Sauveur, la myrrhe de mes larmes je la répands sur ta tête. Avec la voix même de la pécheresse qui implore ton amour, je crie vers toi. Accueille ma prière et pardonne-moi. Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi !
(André de Crète, Grand Canon 9,3, 16-17)

Prière

Conseiller de l’orthodoxie, maître en matière de foi et de sainteté, lampe qui brille sur tout l’univers, parure des évêques inspirés par Dieu, ô sage André, par tes enseignements tu as illuminé le monde entier, ô harpe de l’Esprit saint. Prie le Christ notre Dieu qu’il sauve nos âmes.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuillet/juillet04.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_de_Cr%C3%A8te_(hymnographe)



Saint Aurélien Evêque de Lyon (+ 895)
Moine bénédictin, abbé d'Ainay puis évêque de Lyon
http://paroissespresquilesud-lyon.cef.fr/stmartin.htm



Sainte Berthe Abbesse de Blangy (+ 725)

Elle vécut à la cour des rois mérovingiens. Devenue veuve, elle se retira avec ses filles (*) au monastère de Blangy en Artois. Elle en fut l'abbesse quelques années, mais elle voulait vivre pleinement la solitude avec le Christ. Alors elle se fit emmurer au flanc de l'église abbatiale. La cérémonie de la réclusion fut très solennelle. Plusieurs évêques y assistèrent puis se retirèrent laissant la recluse à la garde des saints anges.

(*) Gertrude, Emme et Déotille qui lui succéda.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/07-04.htm#berthe
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Berthe



Bienheureuse Catherine Jarrige religieuse dominicaine (+ 1836)

Béatifiée par Jean-Paul II le 24 novembre 1996.
Connue aussi sous le nom de Catinon Menette.
"Catinon se mit à l'ouvrage: près de cinquante belles années au service des pauvres et des malades, des orphelins, des malheureux de la région de Mauriac dans le Tiers-Ordre de saint Dominique. Elle leur donna sa vie."
Même les cœurs les plus endurcis se laissaient vaincre par le sourire de Catinon. Elle emportait du pain, des saucissons, des fruits ou des habits pour ses pauvres et ses malades
http://catholique-saint-flour.cef.fr/

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Jarrige



Saint Florent Martyr (+ 275)
Il passe pour avoir été le premier évêque de Cahors. Mais c'est tout ce qu'on peut affirmer, en lisant les listes épiscopales de ce diocèse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Florent_de_Cahors



Saint Guillaume (+ 1091)
Abbé d'Hirschau en Bavière, il introduisit les usages monastique de Cluny dans son monastère. Il en fit le centre d'un mouvement de réforme qui s'étendit sur toute l'Allemagne méridionale.



Saint Laurian (+ 544)
Martyrisé à Vatan en Berry. Il était originaire des bords du Danube et fut tout d'abord diacre à Milan. Les persécutions des hérétiques ariens le conduisirent à Séville dont il devint évêque. Mais toujours poursuivi par ces hérétiques, il se retira dans la solitude au coeur du Berry et c'est là qu'il fut assassiné par des émissaires du roi qui régnait alors sur l'Italie.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chapelle-Saint-Laurian



Bienheureuse Maria Crocifissa Curcio
Congrégation des Carmélites missionnaires de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (+ 1957)

(1877-1957) Fondatrice.
En 1930, elle obtint la reconnaissance de son institut par l'Eglise, sa communauté étant érigée sous le nom de Congrégation des Carmélites missionnaires de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. "Conduire des âmes à Dieu" était l'objectif qui animait les multiples oeuvres éducatives et d'assistance qu'elle fonda par la suite en Italie et à l'étranger.
Site du Vatican:
- Biographie
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20050424_curcio_fr.html
- Messe et béatification des serviteurs de Dieu: Charles de Foucauld, Maria Pia Mastena, Maria Crocifissa Curcio, homélie du cardinal José Saraiva Martins, Basilique vaticane, dimanche 13 novembre 2005
http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/csaints/documents/rc_con_csaints_doc_20051113_beatificazioni_fr.html
- "Son existence fut une prière perpétuelle même lorsqu'elle se rendait au service des personnes, en particulier des jeunes filles pauvres et indigentes. Que, du ciel, la bienheureuse Maria Crocifissa Curcio continue à veiller sur la Congrégation qu'elle a fondée et sur tous ses disciples."
Paroles du pape Benoît XVI au terme de la béatification
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2005/november/documents/hf_ben_xvi_spe_20051113_beatifications_fr.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Crocifissa_Curcio



Saint Namphanion (+ 180)
surnommé "l'archimartyr". Un ami païen de saint Augustin s'étonnait de ce qu'on préférait rendre un culte à ce personnage plus qu'à tous les dieux immortels, ce qui prouve l'extrême popularité de Namphanion chez les chrétiens de son époque.



Saint Odon Evêque de Cantorbéry (+ 959)
Archevêque de Cantorbery. Il naquit dans une famille hostile à la foi chrétienne. Lors de sa conversion, ses parents le deshéritèrent et le chassèrent. Il s'estima heureux de cette pauvreté et de cette liberté. Il embrassa l'état ecclésiastique et l'estime qu'on eut de lui le conduisit jusqu'à la charge épiscopale.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Cantorb%C3%A9ry



Saint Oldoric (+ 1046)
Chanoine et archidiacre de Langres en Champagne, il fut choisi, malgré son grand âge, comme archevêque de Lyon à la demande d'Henri III, empereur d'Allemagne. Il fut empoisonné par ses ennemis.



Bienheureux Pier Giorgio Frassati (+ 1925)

"l'homme des huit béatitudes".
Toute la vie de Pier Giorgio est marquée par le don de soi aux plus pauvres qu'il appelle sa famille, par son engagement social très poussé, par un amour de Dieu sans limite.
Il entre dans le laïcat dominicain.
Il contracte la poliomyélite et s'éteint à 24 ans.
Il a été béatifié le 20 mai 1990 par le pape Jean-Paul II, voir sur le moteur de recherche du site du Vatican.
http://gsearch.vatican.va/search?access=p&entqr=0&output=xml_no_dtd&sort=date%3AD%3AL%3Ad1&ie=UTF-8&client=default_frontend&q=pier%20giorgio%20frassati&ud=1&y=12&oe=UTF-8&proxystylesheet=default_frontend&ip=195.214.240.77&x=38

"Dans la Sainte Communion, Jésus vient me visiter chaque matin, je le Lui rends en visitant mes pauvres"

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pier_Giorgio_Frassati
http://www.piergiorgiofrassati.org/
http://www.zenit.org/article-5255?l=french



Saint Ulrich évêque (+ 973)

Ulric ou Udalric.
Le premier saint canonisé par une décision de Rome (par le pape Jean XV en 993). Formé au monastère de Saint-Gall, il fut élu au service de l'Eglise d'Augsbourg. Favorisé du don des miracles, il reste très populaire, encore de nos jours, en Autriche, en Alsace et dans le nord de l'Italie.
Illustre par ses extraordinaires abstinences, sa générosité et sa vigilance, il mourut nonagénaire, après quarante ans d’épiscopat. (martyrologe romain)
Un internaute nous communique:
"Il est né 890 (probablement) près de Zürich.
Ulrich a servi comme chambellan l'évêque d'Augsburg Adalbero (+910).
Il a été nommé évêque à la mort du successeur d'Adalbero, Hiltine (+923).
Il doit son renommé et culte à un épiscopat très actif : visites de ses paroisses, construction de beaucoup d'églises. Il a toujours resté fidèle à l'empereur Otto I et il a même évité un conflit armé entre l'empereur et son fils et il a soutenu l'empereur contre les Magyars."

Autre biographie:
Fils du comte Hubald et de Thietberge, une famille de la noblesse Allemande. Éduqué à l’abbaye de Saint-Gall, il est ensuite placé sous la conduite d’Adalbéron, l’évêque d’Augsbourg, qui le nomme camérier puis lui octroie la charge de chanoine. En 909, il effectue un voyage à Rome avant de retourner auprès de sa mère. En 924, il est nommé évêque d’Augsbourg. Durant son épiscopat, il fait bâtir des églises et visite inlassablement toutes ses paroisses, encourage le respect des règles morales dans son clergé et visite les malades dans les hôpitaux. Au cours d’une attaque des Magyars, il résiste avec fermeté et réussit à éviter un bain de sang. Après 48 ans à la tête du diocèse, âgé et fatigué, Ulric démissionne et nomme pour lui succéder son neveu Adalbéron (893-973) Saint-Ulric est invoqué pour lutter contre la migraine, la fièvre, la frénésie, les vertiges, les pertes de connaissance et les complications post-natales. Il est aussi invoqué pour se débarrasser des souris et les taupes.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ulrich_d%27Augsbourg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Ulrich



Saint Valentin (+ 547)
Elevé à la cour du roi Childebert, il refusa de se marier pour mieux se donner à Dieu. Ce qui ne fut pas sans résistance de la part de son père et de ses amis. Mais il resta inébranlable dans sa décision, emportant enfin leur adhésion. Il avait 28 ans quand Dieu le rappela à lui.



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Elisabeth du Portugal (+1336 ; calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Éthiopiens (27 ba’unah/sanë) : Ananias (1er s.), un des 72 disciples, martyr (Église copte)

Luthériens : Ulrich d’Augsbourg (+973), évêque

Maronites : André, évêque de Crète

Orthodoxes et gréco-catholiques : André de Jérusalem, archevêque de Crète ; Anne (+ env.1200), mère de Sava (Église serbe) ; Luarsab de Karthli (+1622), martyr (Église géorgienne)

Un verset

Posté le 02/07/2009 à 14:44 par jubilatedeo
Le coeur de l'homme est compliqué et malade ! Qui peut le connaître ?
Moi, le Seigneur, qui pénètre les coeurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon ses actes, selon les fruits qu'il porte.

Livre de Jérémie (Jr 17, 9-10)

Evangile et homélie du vendredi 03 Juillet

Posté le 02/07/2009 à 14:41 par jubilatedeo
Prière du matin

Dieu tout-puissant, tu es infiniment plus grand que nous ne pouvons le dire et le comprendre. Tu es là. Ta présence nous entoure et nous anime, comme la chaleur lumineuse du soleil. Fais que nous ayons une totale confiance en toi et en la Parole de ton Fils, pour pouvoir sentir, comme Thomas, l’amour et la présence de Jésus.



Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 2,19-22.

Frères, maintenant, dans le Christ Jésus, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes citoyens du peuple saint, membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire c'est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments de la construction pour devenir par l'Esprit Saint la demeure de Dieu.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Psaume 116 (117), 1, 2

Allez par le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle.

Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,24-29.

L'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie: Jumeau), n'était pas avec eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 88

« Heureux ceux qui croient sans avoir vu »

La faiblesse des disciples était tellement chancelante que, non contents de voir le Seigneur ressuscité, ils voulaient encore le toucher pour croire en lui. Il ne leur suffisait pas de voir de leurs yeux, ils voulaient approcher leurs mains de ses membres et toucher les cicatrices de ses récentes blessures. C'est après avoir touché et reconnu les cicatrices que le disciple incrédule s'est écrié : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Ces cicatrices révélaient celui qui, chez les autres, guérissait toutes les blessures. Est-ce que le Seigneur n'aurait pas pu ressusciter sans cicatrices ? Mais il voyait dans le coeur de ses disciples des blessures que devaient guérir ces cicatrices qu'il avait gardées dans son corps.

Et que répond le Seigneur à cette confession de foi de son disciple qui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu » ? « --Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » De qui parle-t-il, mes frères, sinon de nous ? Et pas seulement de nous, mais aussi de ceux qui viendront après nous. Car, peu de temps après, lorsqu'il a échappé aux regards mortels pour affermir la foi dans les coeurs, tous ceux qui sont devenus croyants ont cru sans avoir vu, et leur foi avait un grand mérite : pour l'obtenir, ils ont approché de lui non pas une main qui voulait le toucher, mais seulement un coeur aimant.


Homélie Messe

Nous fêtons aujourd’hui l’apôtre saint Thomas. Un des passages les plus éloquents à son sujet dans les évangiles est bien celui que la liturgie nous donne à méditer en ce jour.

La figure de Thomas est communément présentée comme celle de quelqu’un qui doute. Il est important de relever ici que la réaction de Thomas vient à la suite du témoignage suivant des autres apôtres : « Nous avons vu le Seigneur. »
Or, nous connaissons bien la valeur du verbe « voir » chez Saint Jean. Il ne désigne pas une vision sensible, mais la perception nouvelle qui s'ouvre au regard du croyant grâce à l’action de l'Esprit. Ce que suggérait d’ailleurs le récit johannique par le geste du Seigneur qui soufflait sur les apôtres au moment où il leur apparaissait en disant : « Recevez l'Esprit Saint ».
C’est donc le témoignage d’une adhésion de foi au Ressuscité que les apôtres donnent à Thomas. Et c’est son désir de la partager que ce dernier exprime par ces mots : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je n'y croirai pas ». On entend dans ces paroles de Thomas comme un cri, celui de communier à son Seigneur, de participer au mystère de Celui qui a été crucifié et qui est mort pour lui. Du milieu de sa culpabilité d’avoir contribué par son péché à clouer Jésus sur la croix, Thomas appelle son Seigneur à l’aide.

Jésus va consentir à répondre à la demande de son serviteur : « Avance ton doigt dans mon côté, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté. » Jésus invite Thomas à passer du croire qu’il est ressuscité au croire en sa personne de Ressuscité. Il l’appelle à sortir de ce cette culpabilité mortifère qui lui interdit de croire que sa miséricorde a triomphé de son péché. C’est l’incrédulité qui porte sur ce fait là que Jésus enjoint à Thomas de dépasser : « Cesse d’être incrédule, sois croyant ». Croire en Jésus Ressuscité, c’est bien cela : croire que sa Miséricorde a triomphé de tout péché et de toute mort et adhérer, communier, à son être divin qui n’est que Miséricorde. Ce n’est plus la condamnation ou l’accusation mais la miséricorde, qui est le mode sous lequel l’Amour divin se dit à l’homme, que Thomas lit désormais dans les plaies de Jésus. Le cri de l’action de grâce peut alors jaillir du fond de son cœur : « Mon Seigneur et mon Dieu », véritable confession de foi en la toute puissance de la Miséricorde divine.

Ne nous arrive-t-il pas à nous aussi, devant notre péché, de nous enfermer dans la culpabilité d’avoir contribué à crucifier le Seigneur ? Les plaies ouvertes de Jésus sont alors pour nous plus synonymes de condamnation que de miséricorde. La figure de Thomas et l’attitude de Jésus à son égard peuvent ici nous être d’un grand secours. Nous aussi avons besoin de « voir » que les plaies de Jésus, que l’eau et le sang jaillis de son côté, nous parlent de vie et non pas de mort.

« Seigneur, comme ton apôtre Thomas, nous voulons contempler ton Côté ouvert pour nous et t’écouter nous dire : ‘Regarde ce Côté, les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes. Si tu t’avances pour boire à cette source divine, je te réconcilierai avec moi et tu communieras à mon Amour. N’aie pas peur de t’approcher de moi et ce, même si tes péchés sont comme l'écarlate. Ton péché serait-il assez puissant pour mettre en échec ma Miséricorde ? ’. »
Frère Elie
http://www.homelies.fr/homelie,saint.thomas,2467.html


Méditation

L'apôtre Thomas a-t-il touché le Christ ? N'importe qui peut se référer au vingtième chapitre de l'évangile selon saint Jean (24-29), et contrôler soi-même le réalisme du récit.

L'originalité de bon aloi de l'exégète ne doit pas consister à rendre obscur ce qui est infiniment clair : Porte ton doigt ici : voici mes mains : avance ta main, mets-la dans mon côté, et ne deviens pas incrédule, mais croyant. Jésus ne veut absolument pas passer pour un fantôme.

D'ailleurs, c'est le même réalisme qui apparaît dans le récit de saint Luc, rapportant la première apparition de Jésus ressuscité aux Apôtres : Saisis de frayeur et de crainte, ils pensaient voir un esprit. Mais il leur dit : Pourquoi tout ce trouble, et pourquoi des doutes montent-ils en votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Palpez-moi et rendez-vous compte qu'un esprit n'a ni chair ni os, comme voyez que j'en ai. Ayant dit cela, il leur montra ses mains et ses pieds, et comme dans leur joie ils ne croyaient pas encore et demeuraient saisis d'étonnement, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé, il le mangea devant eux. (Luc XXIV 36-39).

L'affirmation de la réalité corporelle du Ressuscité, nous la trouvons encore dans le discours de Pierre, chez le Centurion Corneille (Actes des Apôtres X 41) : Dieu l'a ressuscité le troisième jour, et lui a donné de se manifester, non à tout le peuple, mais aux témoins que Dieu avait choisis d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa Résurrection d'entre les morts. Ce même témoignage, nous le retrouvons encore dans l'Épître de saint Ignace d'Antioche, aux habitants de Smyrne. Saint Ignace d'Antioche avait connu saint Jean l'Évangéliste, et c'est en vertu des contacts qu'il eut avec les plus anciens témoins, qu'il affirme lui aussi la réalité du Corps du Christ, non seulement dans sa Passion, mais aussi dans sa Résurrection : C'est réellement que le Seigneur Jésus-Christ a souffert, comme c'est réellement qu'il s'est ressuscité lui-même, et sa Passion n'a pas été une simple apparence... Pour moi, je sais et je crois que, même après sa Résurrection, Jésus-Christ avait un Corps. Quand il s'approcha de Pierre et de ses compagnons, que leur dit-il ? Touchez-moi, palpez-moi, et voyez que je ne suis pas un esprit sans corps. Aussitôt ils le touchèrent. Au contact de sa chair et de son esprit, ils crurent : de là leur mépris de la mort et de leur victoire sur elle. Après sa Résurrection, Jésus mangea et but avec ses disciples comme un être corporel, bien que spirituellement uni au Père.

Sans doute, même avant la Résurrection effective du Christ, il y avait en Israël une certaine croyance à la résurrection finale des morts. Cette croyance, combattue par les Sadducéens, était loin d'avoir une force d'impact sur la foi et la conduite de l'ensemble du peuple d'Israël et, bien entendu, sur le monde païen. Quand saint Paul évoqua devant l'aréopage d'Athènes la Résurrection de l'Envoyé de Dieu, les sarcasmes et les plaisanteries fusèrent : Nous t'écouterons une autre fois !

Et c'est bien parce que les apôtres furent pleinement convaincus de la Résurrection du Christ, qu'ils eurent l'audace d'aller porter partout la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Ainsi l'affirme Clément de Rome, troisième successeur de Pierre, dans sa célèbre épître aux Corinthiens (XLII). Aussi bien, la réalité pleinement corporelle du Christ est liée expressément dans les quatre Evangiles à la découverte du tombeau vide, au matin de Pâques. Quand Jésus apparaît aux Apôtres, il est pour eux le Jésus qui a été enseveli le soir du Vendredi Saint. La question de l'enlèvement de son Corps par ses ennemis est pour eux complètement dépassée, parce qu'il leur apparaît effectivement avec son Corps. Si les apôtres n'avaient pas eu la pleine certitude de la réalité corporelle de la Résurrection, qu'on explique donc comment la résurrection de la chair serait apparue aussitôt comme un dogme authentique de la foi chrétienne : Je crois à la résurrection de la chair, qui reste encore un défi à l'ensemble de notre monde contemporain.

Par nous, fils de l'Église, le Christ ne s'est pas incarné seulement pour trente-trois ans, mais pour toujours. Au matin de Pâques, il n'a pas pris je ne sais quel corps astral, il a repris son corps né de la Vierge-Marie. C'est ce corps même qu'il a glorifié. C'est ce corps même que nous avons mystérieusement, mais substantiellement et réellement présent dans le Mystère Eucharistique, de sorte que nous devons le saluer et l'adorer avec Thomas d'Aquin, le prince des théologiens : AVE VERUM, CORPUS NATUM DE MARIA VIRGINE. SALUT, CORPS VERITABLE, NE DE LA VIERGE MARIE



Autre méditation:

Le nom de saint Thomas évoque aussitôt la notion de foi ou de « manque de foi ». Il a demandé, il est vrai, à voir un signe. Mais après l’avoir vu, il croit en toute vérité. C’est l’appel johannique à la conversion : Venez et voyez (Jean 1.39). Pierre et Jean virent les linges et le tombeau vide, et ils crurent. Marie de Magdala entendit le jardinier l’appeler « Marie », et elle crut. Les onze virent le Seigneur ressuscité, et ils furent confirmés dans leur foi. À travers saint Thomas, saint Jean interpelle ceux qui jamais ne verront Jésus en personne. Comment les générations futures croiront-elles en Jésus ? Quand saint Jean écrit l’Évangile, la plupart de ceux qui ont vu Jésus en chair et en os sont disparus. Les générations à venir devront croire sans voir. Et donc Bienheureux ceux qui croient sans avoir vu (Jean 20.29).
Lorsque saint Thomas commence à croire, c’est avec une foi très affirmée. Il appelle Jésus : Mon Seigneur et mon Dieu (Jean 20.28). Il est le premier dans l’Évangile de saint Jean à appeler Jésus du saint nom de Dieu. L’Évangile de Jean s’ouvre par ces mots : Au commencement était le Verbe, et le Verbe... était Dieu (Jean 1.1). Par la suite, tout au long de l’Évangile, personne ne prononce plus le nom de Dieu en invoquant Jésus. On ne trouve que des manifestations propres à la divinité de Jésus. C’est un privilège tout particulier que saint Jean réserve à l’apôtre Thomas. De plus, il est le dernier disciple à prendre la parole. Ceci met en évidence la radicalité de la soumission confiante de saint Thomas à Jésus : « Tu es mon tout. » Depuis trois ans que Jésus forme ses disciples, il y a bien des choses qu’ils ont comprises. Cependant, certaines réalités étaient trop fortes pour être assimilées comme, par exemple, la mort de Jésus et sa Résurrection. Thomas avait déjà eu l’occasion de proposer à Jésus de mourir avec lui (Jean 11.16). Maintenant que Jésus était mort et qu’il n’avait pourtant rien fait pour empêcher qu’il soit tué, il est tout à fait probable que Thomas portait en lui le poids de la honte et de la culpabilité. Mais Jésus avait une excellente pédagogie pour réaffirmer dans leur vocation de disciples, des gens qui se sentaient ainsi coupables. Voilà qu’il leur propose une rencontre personnelle. Et, aussitôt, ils renouvellent leur engagement envers lui, et ceci avec une profondeur accrue. Dans leur rencontre avec le Ressuscité, Marie de Magdala et saint Thomas connaissent et comprennent Jésus en profondeur. Saint Thomas est venu, il a vu, et il a cru. Son chemin est parfaitement accompli. Et c’est bien cette foi qui, dans le sud de l’Inde, a amené tant d’âmes à Jésus.

Les saints du jour (vendredi 03 Juillet)

Posté le 02/07/2009 à 13:41 par jubilatedeo
Saint Thomas Apôtre (1er s.)

Saint Thomas par Georges de la Tour

Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l'un des Douze" comme le précise saint Jean (Jean 21. 24). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: "Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui." Dans cette parole est préfiguré le martyre futur de celui qui, dès le début, a donné sa vie à Jésus. Lors du dernier repas, lorsque Jésus annonce son départ, c'est Thomas, la gorge nouée sans doute, qui pose la question :"Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin?" - "Je suis le chemin, la vérité et la vie", répond Jésus. Mais, c'est grâce à ses questions et à ses doutes que Thomas, doit sa célébrité. Le voici qui revient d'on ne sait où: "Nous avons vu le Seigneur!" - "Si je ne vois pas dans les mains la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, non, je ne croirai pas." Pour la postérité, il a reçu le qualificatif d'Incrédule. C'est grâce à cette incrédulité, à cet esprit scientifique pourrait-on dire, qui ne croit que ce qu'il a vérifié, que nous devons la certitude qui nous habite. On oublie souvent que Thomas est surtout le premier qui, devant le mystère des plaies du Christ ressuscité, a donné à Jésus son véritable titre: "Mon Seigneur et mon Dieu."
"O miracle inouï, la paille touche le feu et fut sauvée. Thomas mit sa main dans le Côté brûlant de Jésus-Christ et ne fut pas consumé par ce toucher. Il transforma la méchanceté de son âme en foi bénie. Avec ferveur, il s’écria du fond de son âme : Tu es mon Seigneur et mon Dieu. O Ressuscité des morts, gloire à Toi ! "
(Hymne byzantine)
Saint-Thomas est le patron des architectes, des personnes non-voyantes, des travailleurs de la construction, des géomètres, des maçons, des tailleurs de pierre et des théologiens. Il est invoqué par les personnes en proie au doute.


Lecture

Il est quasi superflu d’observer que ce que notre Sauveur dit à Thomas avec tant de clarté et de façon si incisive, il l’a sous-entendu, d’une manière ou d’une autre, tout au long de son ministère : la béatitude d’un esprit qui croit promptement. Sa demande d’une preuve de foi dans le cas de ceux qui sont venus demander son aide miraculeuse, sa louange de la foi quand il l’a trouvée, sa douleur quand elle manquait, ses avertissements contre la dureté du cœur, sont autant de preuves évidentes de tout ce que nous sommes en train de dire.
(John Henry Newman, Sermons anglicans)

Ô miracle inouï, la paille toucha le feu et fut sauvée. Thomas mit la main dans le côté brûlant de Jésus Christ et ne fut pas consumé par ce toucher ; il transforma la méchanceté de son âme en foi bénie ; avec ferveur il s’écria du fond de son âme : Tu es mon Seigneur et mon Dieu ; ô ressuscité des morts, gloire à Toi !
(Liturgie byzantine, des Grandes Vêpres pour le dimanche de Thomas)

Prière

Père des croyants, malgré ses doutes, l’apôtre Thomas a reconnu Jésus comme son Seigneur et son Dieu : Augmente notre foi et nous reconnaîtrons la béatitude de celui qui croit sans avoir vu.
Par le Christ notre Seigneur.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/12-21.htm#thomas
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_(ap%C3%B4tre)
http://www.crc-resurrection.org/IER/fev-09/IER78-4_Saint-Thomas_Chine.php



Saint Anatole évêque (3ème s.)

Originaire d'Alexandrie en Egypte où il enseigna les sciences humaines et la philosophie. Sacré évêque par Théoctecne de Césarée de Palestine. Alors qu'il se rendait au concile d'Antioche, il passa par Laodicée où les chrétiens dont l'évêque venait de mourir le retinrent. (source 'Catholicisme')
Le site italien 'Santi Beati' donne pour ce même jour, 3 juillet, Sant’Anatolio, Patriarca di Costantinopoli, nativo di Alessandria d’Egitto...
http://www.santiebeati.it/dettaglio/92833

Autre biographie:
Fils d’un couple de chrétiens d’Alexandrie, Anatole étudie la rhétorique, la philosophie, l’arithmétique, la géométrie et l’astronomie. Érudit, il se voit attribuer une chaire Aristotélienne à l’école d’Alexandrie mais n’oublie pas de consacrer une partie importante de son temps au soulagement de la misère et à l’éducation des plus humbles. Durant la révolte de 263 contre l’autorité romaine, il négocie et obtient la libération de nombreux enfants, femmes, malades et personnes âgées, ce qui lui confère une réputation de défenseur de la paix. À la fin du conflit, il quitte Alexandrie et se rend à Césarée de Palestine, où il est invité à devenir le conseiller et l’assistant de l’évêque. Enfin, en 268, il est nommé évêque de Laodicée, en Syrie (+ 283)
On sollicite l’aide de Saint-Anatole d’Alexandrie pour résoudre un problème mathématique.



Saint Dathe Évêque de Ravenne, en Italie, sous le règne de Commode (+ 190)
ou Dathius.D'aprés la légende, il fut élu à la suite de l'apparition d'une colombe au-dessus de lui.



Saint Gelduin (+ 1123)
Abbé d'un monastère près de Douai. Sa vie sainte et son esprit de sagesse le firent estimer de saint Anselme de Cantorbéry avec qui il échangea une importante correspondance. Ce qui nous permet d'affirmer que sa sainte vie n'est pas légendaire.



Saint Gérasime de Carpénision (3 juillet 1812)

Saint Gérasime naquit en 1787 dans un village proche de Carpénision (département d'Euritanie). À l'âge de onze ans, il partit avec son frère aîné pour Constantinople, où il fut confié comme apprenti à l'un de leurs compatriotes épicier. Un jour, comme l'enfant avait laissé tomber le plateau garni de yoghourts qu'il transportait, craignant le châtiment de son patron, il fondit en larmes. Une noble femme turque le recueillit chez elle et, à force de cajoleries, elle parvint à lui faire accepter la circoncision. Il resta cinq ans serviteur de cette famille, puis fut mis au service d'un autre notable qui l'emmena avec lui dans ses voyages. De retour à Constantinople, au bout de deux ans, ayant pris conscience de son péché, il s'enfuit et retourna dans sa patrie, où il commença à mener une vie de repentir et d'ascèse sous la direction du Prêtre du village. Mais sa conscience ne pouvait trouver la paix, et il se rendait souvent la nuit dans une chapelle en ruine dédiée à Saint Georges, pour demander au Saint de lui montrer la voie du Martyre. Des enfants s'étant moqué de lui en le traitant de "moine", il reçut cette plaisanterie comme une prophétie et annonça à sa mère sa décision de devenir moine. Celle-ci ayant refusé et préparant son mariage, il s'enfuit au Mont Athos, guidé par un moine du monastère de Proussos, qui le confia au Hiéromoine Cyrille, collaborateur de Saint Nicodème l'Hagiorite (cf. 14 juil.), dans la skite de Saint-Pantéleimon, dépendance du Monastère de Koutloumousiou. Ayant supplié son ancien avec des torrents de larmes, il fut tonsuré avant le délai ordinaire de trois années de noviciat, et, trois jours seulement après sa profession, il lui demanda l'autorisation de s'offrir au Martyre. Son ancien la lui refusa, aussi Gérasime, le visage tourmenté, passa-t-il trois ans, allant de monastère en monastère, et demandant conseil aux hommes spirituels. Finalement, il sollicita la bénédiction de son ancien pour retourner dans sa "patrie" revoir sa mère et ses frères. Mais, aussitôt muni de cette bénédiction, il s'embarqua pour Constantinople, d'où il écrivit à son ancien, lui demandant pardon d'avoir usé de ruse pour obtenir son autorisation de regagner sa vraie patrie: la Jérusalem céleste, où se trouvent la Mère de Dieu et les Saints. Il se rendit alors dans la maison des Turcs qui l'avaient poussé à l'apostasie, et confessant sa conversion et son désir de mourir pour le Christ, il fut soumis pendant quinze jours à l'emprisonnement et à la torture. À ses tortionnaires, il déclarait que les sévices lui procuraient la joie et faisaient resplendir son âme. Il fut décapité le 3 juillet 18 12, sur la place de Sainte-Sophie. Lorsque sa tête roula à terre, son visage garda un doux sourire et son corps resta à genoux pendant un quart d'heure, puis il s'affaissa doucement, comme s'il s'allongeait pour dormir.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuillet/juillet03.html



Saint Gunthiern (6ème s.)
Gonthiern ou Guthiern. Il était originaire du Pays de Galles. Pour vivre en ermite, il se retira dans l'île de Groix sur la côte du Morbihan, puis près de Quimper en Bretagne. Son corps fut caché durant les invasions normandes. Son culte reste vivace en Bretagne et particulièrement à Quimperlé.
http://enguerrand.gourong.free.fr/p06_6_8s.htm



Saint Héliodore Evêque, ami et correspondant de Saint Jérôme (+ 381)
Ayant abandonné la carrière militaire pour se joindre à un groupe d'ascètes, il retrouva à Antioche, saint Jérôme, son ami et son compatriote de Dalmatie. Nommé plus tard évêque d'Altino, non loin d'Aquilée, il laisse entrevoir, dans sa correspondance avec le saint Docteur, quel était le sérieux de la vie chrétienne dans son diocèse.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1942.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9liodore_d%27Altino



Saint Hyacinthe Chambellan de l’empereur Trajan (+ vers 120)
Emprisonné pour sa foi, on ne lui donne pour unique nourriture que de la viande sacrifiée aux idoles. Il préfère se laisser mourir de faim plutôt que d’y toucher.



Saint Irénée (+ 273)
Diacre et martyr à Chiusi en Toscane. Le récit de ses souffrances, partagées avec sainte Mustiole, vierge, retrace la barbarie habituelle des persécuteurs romains. Ni les fouets plombés, ni les broches enfoncées dans leur corps ne les détachèrent de l'amour du Christ.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiusi



Saint Jean, Fol En Christ (+ 1589)
L'Eglise russe, et avec elle les Eglises orthodoxes, fête ce mystique qui vécut à Moscou. L'un de ces hommes qui nous déconcertent par leur manière de vivre le mystère de leur vocation en Christ. Ils abandonnent les gestes de la sagesse humaine, d'une manière non pas spectaculaire, mais pédagogique. Ils vivent les béatitudes et la Sagesse de Dieu. Par delà leurs apparentes excentricités réfléchies, ils sont un véritable témoignage. Le peuple russe ne s'en est jamais étonné, bien plus, il les admire.



Saint Raimond Gayrard Chanoine de Saint-Sernin de Toulouse (+ 1118)
Instituteur, devenu veuf, il mit tout son zèle dans les œuvres de charité et fonda un hospice, puis fut reçu parmi les chanoines de la basilique Saint-Sernin de Toulouse.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Toulouse#L.27.C3.A9poque_f.C3.A9odale



Saints Rois mages (1er s.)

Le récit de Matthieu ne dit presque rien des Mages. Il signale seulement que ces mages venaient d'Orient. (Évangile selon saint Matthieu Chapitre 2.)
Les mages auraient été qualifiés du titre de roi dès le IIIème siècle, mais c'est seulement au XIIème que cette royauté des mages est reconnue par la liturgie et l'iconographie. Considérés comme saints, leurs reliques arrivèrent au XIIème à la cathédrale de Cologne. Au VIe siècle l'Église donne des noms aux rois mages Gaspar, Melchior et Balthazar, avec ces noms, ils sont devenus des personnages légendaires, et en même temps presque vivants. Les crèches les représentent en magnifiques costumes imaginés orientaux, avec des chameaux et des serviteurs.
D'abord Arabes ou Persans, ils sont ensuite représentés comme appartenant à trois peuples différents ou aux trois continents alors connus, l'Asie, l'Europe et l'Afrique. Ils représentent maintenant toute l'humanité.
JMJ Cologne (dossier de presse) rencontre mondiale de la jeunesse à Cologne en 2005.
http://www.jmj2005.fr/presse/dossier_presse_16aout.pdf
Le choix de ce thème s'explique par une "pieuse tradition" selon laquelle des reliques des rois mages se trouvent dans la cathédrale de Cologne. Celle-ci attire, depuis le XIIe siècle, des pèlerins du monde entier. Comme les rois mages, comme ces pèlerins qui les ont précédés, les jeunes sont invités à venir rencontrer et adorer Jésus Christ.
L’adoration est réservée à Dieu. C’est ce dont témoignent les mages en offrant à Jésus nouveau-né de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ils font le don de leur vie, de leurs prières et de leur gratitude.
S'en retournant de Bethléem, les mages repartent par un autre chemin, libérés des conventions du monde. Cette nouvelle voie qu’ils empruntent est signe de conversion.
Dans la magnifique cathédrale de cette ville, au coeur de l'Allemagne et de l'Europe, on vénère les reliques des saints Rois Mages, qui sont donc devenus en un certain sens vos guides vers ce rendez-vous. Ils vinrent de l'Orient pour rendre hommage à Jésus et déclarèrent: "Nous sommes venus l'adorer" (Mt 2, 2). Ces paroles, si riches de signification, constituent le thème de votre itinéraire spirituel et catéchétique vers la Journée mondiale de la Jeunesse.
Jean-Paul II, Angelus, 20 mars 2005
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/angelus/2005/documents/hf_jp-ii_ang_20050320_palm-sunday_fr.html
(voir aussi Epiphanie du Seigneur)
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/9987/Epiphanie-du-Seigneur.html
A lire:
- L'Epiphanie du Seigneur, La légende dorée du bienheureux Jacques de Voragine
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/017.htm- Les mages sur le site du cybercuré.
- 15e, 16e, 17e méditations de frère Nicolas tirées de l’opuscule de Saint Pierre Canisius.
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/nicolas/meditations.htm#_Toc15895308
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/294/Saint-Pierre-Canisius.html
- La longue et curieuse histoire de Melchior, Gaspard et Balthasar.
http://www.raa.ch/roi/histoire.htm#art-11
- Les Rois Mages des bords du Jourdain aux rives du Rhin, ou le long voyage d'un mystère à travers l'Europe.
http://www.raa.ch/roi/histoire.htm#art-3

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rois_mages



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Thomas, apôtre

Catholiques d’occident : Thomas, apôtre (Calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Éthiopiens (26 ba’unah.sanë) : Josué, fils de Nun (IIe mill. av. J.-C.), prophète (Église copte)

Luthériens : Thomas, apôtre ; Aonio Paleario (+1570), témoin jusqu’au sang en Italie du Nord

Maronites : Jérôme (+420), père de l’Église

Orthodoxes et gréco-catholiques : Hyacinthe le Cubiculaire (+108), martyr ; Anatole (+458), archevêque de Constantinople

Syro-occidentaux : Thomas, apôtre et évangélisateur de l’orient ; Nahum d’Okhrida (IXe s.), moine (Église serbe)

Syro-orientaux : Thomas, apôtre

Vieux Catholiques :Thomas, apôtre


Un verset

Posté le 01/07/2009 à 13:22 par jubilatedeo
En vertu de la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun d'entre vous : n'ayez pas de prétentions déraisonnables, soyez assez raisonnables pour n'être pas prétentieux, chacun en proportion de la foi que Dieu lui a donnée en partage.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 12, 3)
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