Publié le 07/11/2009 à 11:47 par jubilatedeo
Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le temple de l'Esprit Saint, qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car le Seigneur a payé le prix de votre rachat. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens - Chapitre 6 - Verset 19-20
Publié le 07/11/2009 à 11:38 par jubilatedeo
Prière du matin
Dieu bon et miséricordieux, toi qui ne juges pas selon les apparences, toi qui gratifies ceux qui donnent tout sans se soucier du lendemain, viens aujourd’hui purifier nos cœurs ! Apprends-nous à savoir à tout instant que tout don vient de toi, afin que nous puissions avoir confiance en toi et à ta parole, et oser donner sans attendre de retour, même le peu que nous possédons.
Premier livre des Rois 17,10-16. [1]
Le prophète Élie partit pour Sarepta
[2] , et il parvint à l'entrée de la ville. Une veuve
[3] ramassait du bois ; il l'appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d'eau pour que je boive ? »
Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. »
Elle répondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n'ai pas de pain. J'ai seulement, dans une jarre, une poignée de farine, et un peu d'huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre préparer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. »
Élie lui dit alors : « N'aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d'abord cuis-moi un petit pain et apporte-le moi, ensuite tu feras du pain pour toi et ton fils.
Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d'Israël : Jarre de farine point ne s'épuisera, vase d'huile point ne se videra, jusqu'au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. »
La femme alla faire ce qu'Élie lui avait demandé, et longtemps, le prophète, elle-même et son fils eurent à manger.
Et la jarre de farine ne s'épuisa pas, et le vase d'huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l'avait annoncé par la bouche d'Élie.
[4]
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
[1] Ce passage est tiré du « cycle d’Elie » qui relatent les faits marquants de sa mission prophétique. Elie va s'affronter au roi Achab d'lsraël qui avait introduit le culte de Baal à Samarie, pour plaire à son épouse Jézabel, une Phénicienne (I Rois, XVI 31-33). Les chapitres XVII et XVIII sont dominés par le fléau de la sécheresse, sanction de l'idolâtrie d'lsraël, et ses conséquences. Elie reçoit l'ordre d'aller au pays de Sidon (d'où étaient venus les cultes païens) pour y être héhergé par une pauvre veuve. Il va lui accorder, de la part de Dieu, la farine et l'huile dont elle a besoin pour vivre, elle et son fils. Plusieurs centres d'intérêt apparaissent dans ce texte. Premièrement, il met en scène une veuve, du pays de Sidon, seule avec son fils. La femme est donc une étrangère, comme le souligne l'allusion de Jésus (évangile selon saint Luc, IV 25), et son fils est orphelin de père. Voilà réunie la triade : veuve-orphelin-étranger, nommée dans les textes législatifs comme type des catégories spécialement défavorisées, dont il faut avoir pitié (Exode, XXII 20-21 ; Deutéronome, XIV 29 ; XXIV 17). Sans doute s'agit-il ici de l'étranger domicilié en Terre sainte, de l'émigré. Mais par l'accueil qu'elle fait au prophète, la veuve de Sarepta mérite bien la faveur due à l'émigré. Cette bienveillance de l'lsraélite pour la veuve, I'orphelin, I'étranger doit être l'imitation de l'attitude de Yahvé, qui revêt et nourrit ces démunis (Deutéronome, X 18-19). Deuxièmement, le rôle du prophète, représentant de Dieu, est particuilèrement souligné. D'une part il porte la parole de Yahvé : « ainsi parle le Seigneur » ; « ainsi que le Seigneur l'avait annoncé par la bouche d’Elie ». D'autre part, en demandant à la femme de lui donner l'eau et le pain avant de se nourrir elle-même, il suggère qu'il faut savoir servir Dieu avant tout. Car le prophète est l'homme de Dieu. Troisièmement, la gratuité du don de Dieu éclate dans cette nourriture accordée contre toute attente. Le récit reprend les termes de l'oracle (la Jarre de farine, le vase d'huile). Le récit ne nous explique pas le « comment ». Etant donné la coloration épique des cycles d’Elie et d’Elisée, une intervention des « causes secondes » n'est pas exclue. Le miracle biblique n'est pas d'abord un prodige, mais un bienfait divin accordé à point et inattendu. Là est son caractère merveilleux, qui porte les bénéficiaires et plus tard les auditeurs du récit à l'admiration et à la gratitude envers Dieu.
[2] Sarepta est une ville portuaire de la Phénicie méridionale, située à 15 km au sud de Sidon. Sarepta fut conquise par Sennachérib (701 av. J.-C.) et attribuées à Ittobaal, roi de Sidon. Après une révolte des Sidoniens, Asarhaddon donna Sarepta à Baal, roi de Tyr (677 av. J.-C.). Le livre d’Abdias la considérait comme la frontière septentrionale de la Terre promise. Il y eut un port romain.
[3] Dans les anciennes coutume orientales, une femme devenait veuve (almanah) quand son mari mourrait, la laissant sans fils ni beau-fils adulte pour subvenir à ses besoins, ni beau-frère pour s'unir à elle selon la coutume du lévirat. La veuve avait donc une situation juridique très précise qui n’a pas d'équivalent dans les langues modernes. La situation précaire de la veuve résultait de son isolement : par le mariage, elle s’était séparée de sa famille d'origine et, réduite à la condition de veuve, elle n'avait plus de liens avec la famille de son mari défunt. Bien sûr, elle pouvait retourner dans la famille de son père, comme le fit Tamar après la mort d’Er (Genèse, XXXVIII 11), mais celle-ci n'avait pas d'obligation d'entretien à son égard, sauf dans le cas de la fille d'un prêtre (Lévitique, XXII 13). Il fallait donc que la veuve se remariât, ce qui n'était pas toujours possible, et parfois même interdit : le grand-prêtre (Lévitique, XXI 14) et, par la suite, un simple prêtre (Ezéchiel, XLIV 22) ne pouvaient épouser une veuve. Aussi comprend-t-on que la Loi protégeait les veuves (Exode, XXII 21 ; Deutéronome, X 18 ; XIV 29 ; XVI 11 & 14 ; XXIV 17 & 19-21 ; XXVI 12-15 ; XXVII 19).
[4] Parce que la veuve de Sarepta accueillit Elie comme l’envoyé de Dieu, et qu’elle lui obéit avec générosité, elle fut récompensée par un prodige qui se renouvela chaque jour « et longtemps » ? Jésus fera la louange de cette pauvre veuve croyante (évangile selon saint Luc, IV 25). « Après ces événements », lorsque le fils de la veuve de Sarepta mourra, le prophète Elie le ressuscitera : « Je sais maintenant que tu es un homme de Dieu et que la parole de Yahvé dans ta bouche est vérité » (I Rois, XVII 24).
Psaume 145 (146), 5-6a, 6c-7ab, 8bc-9a, 9b.10
Je te chanterai, Seigneur, tant que je vivrai.
Heureux qui s'appuie sur le Dieu de Jacob,
qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
lui qui a fait le ciel et la terre.
Il garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain.
Le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l'étranger.
Il soutient la veuve et l'orphelin,
D'âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Lettre aux Hébreux 9,24-28. [1]
Le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire construit par les hommes, qui ne peut être qu’une copie du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu.
Il n'a pas à recommencer plusieurs fois son sacrifice, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n'était pas le sien ;
car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis le commencement du monde. Mais c'est une fois pour toutes, au temps de l'accomplissement, qu'il s'est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice.
Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois, puis de comparaître pour le jugement,
ainsi le Christ, après s'être offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude, apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l'attendent.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
[1] Les chapitres VIII et IX 8 de l’épître aux Hébreux peuvent être considérés comme le « centre du centre ». Ils exposent la perfection du sacrifice de Jésus, en l'opposant à l'imperfection du culte de l'Ancienne Alliance. Nous lisons aujourd'hui la fin de cette section : le culte inauguré par Jésus n'est plus une simple figuration. En entrant dans le ciel, Jésus nous ouvre l'accès à Dieu lui-même. Nous observons deux antithèses dans ce passage : l’antithèse terre / ciel, et l’antithèse souvent / une seule fois. Le sacrifice de Jésus est unique. Le Christ ne pouvait mourir plusieurs fois. En sa personne il montre la perfection d'un sacrifice qui ne se répète pas. Cette antithèse se double d'une autre : sang étranger / propre sang. Offrir son propre sang est encore signe de perfection. Ainsi le sacrifice opéré une seule fois exclut toute répétition. L'auteur parle pourtant d'une seconde fois, mais pour évoquer le retour glorieux du Christ, aboutissement visible de son unique sacrifice.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,38-44.
Dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes
[1], qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d'honneur dans les dîners
[2]. Ils dévorent les biens des veuves
[3] et affectent de prier longuement ; ils seront d'autant plus sévèrement condamnés »[
4].
Jésus s'étant assis (dans le Temple) en face du Trésor, il regardait comment la foule mettait de la menue monnaie dans le Trésor
[5]. Et beaucoup de gens riches en mettaient beaucoup.
Et vint une pauvre veuve qui mit deux leptes, c’est-à-dire un quart d’as
[6]. Jésus appelant à lui ses disciples, il leur dit
[7] : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde
[8]. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence
[9] : elle a tout donné
[10], tout ce qu'elle avait pour vivre
[11] ».
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
[1] Les scribes étaient les spécialistes des saintes Ecritures. Diverses appellations servaient à préciser leur identité : hommes du Livre, hommes de la Loi, docteurs de la Loi. Au temps de Jésus, il était courant de leur donner le titre de rabbi (maître). A l'origine, les scribes étaient des prêtres qui, lors de l’exil à Babylone où ils ne pouvaient exercer le culte, ont relu et mis en forme les traditions. A partir du III° siècle avant Jésus Christ, la profession fut exercée par des laïcs. L'origine des scribes semble remonter à Esdras, prêtre de naissance et scribe de métier (Esdras, VII 6.11-12 ; Néhémie, VIII 1), qui eut un rôle essentiel dans la réorganisation de la société israélite au retour de l'exil, et la mise sur pieds de la nouvelle institution qu’était la synagogue. L'autorité et le prestige des scribes suivirent la courbe de l'évolution de la religion juive qui, après l'exil et la faillite des institutions anciennes (royauté et sacerdoce), fut progressivement devenue la religion du Livre. Toute la vie religieuse consistait donc à connaître la Torah, à l'interpréter en fonction des situations nouvelles. Les scribes étaient donc les éducateurs et les guides spirituels du peuple, tandis que les prêtres étaient des fonctionnaires du culte. Les scribes qui étaient souvent de tendance pharisienne, défendaient la Tradition orale. Gagnant ainsi la faveur du peuple (Livre de l’Ecclésiastique, XXXIX 1-15), ils avaient une grande influence au Sanhédrin, le grand Conseil de la nation. Les scribes qui avaient favorisé l'approfondissement de la religion, avaient aussi versé dans un légalisme étroit. Leur souci de protéger la Torah par des prescriptions détaillées avait contribué à surcharger la religion de minuties masquant l'essentiel. Dans les évangiles, Jésus proféra de nombreuses invectives contre la tendance des scribes à restreindre la religion à un groupe de parfaits.
[2] Ce sont des choses bien mesquines et bien misérables, et elles ont été cause de bien grands maux ; elles ont ruiné des cités et des églises entières (saint Jean Chrysostome : homélie LXXII 2).
[3] La veuve désargentée qui ne pouvait se remarier ou retourner dans sa famille, si elle ne résolvait pas à pratiquer la prostitution, (Genèse, XXXVIII 14-30) ou à vivre en concubinage, il ne lui restait souvent pas d'autre solution que de chercher refuge dans le Temple. Si les veuves de la communauté chrétienne primitive ne reprenaient pas un mari chrétien, et n'avaient pas de famille, elles étaient secourues par les membres fortunés de la communauté où elles pouvaient remplir certaines fonctions officielles, à condition de satisfaire à des exigences précises : « Pour être inscrite comme veuve, il faut avoir au moins soixante ans, n’avoir eu qu’un mari, se recommander par ses œuvres belles, avoir élevé des enfants, exercé l’hospitalité, avoir lavé les pieds des saints, assisté les affligés, s’être adonnée à toute œuvre bonne » (première épître de saint Paul à Timothée, V 9-10).
[4] Si quelqu'un trouve bon de désirer une haute charge, qu'il désire l'œuvre que celle-ci permet de réaliser et non le grand honneur qui lui est attaché ; qu'il veuille aider et servir tous les hommes, plutôt qu'être aidé et servi par tous. Car le désir d'être servi procède de l'orgueil pharisaïque, et le désir de servir naît de la sagesse et de l'enseignement du Christ. En vérité, ceux qui sollicitent les honneurs et les réclament pour eux-mêmes sont ceux qui s'élèvent. Et ceux qui se réjouissent d'apporter leur aide et de servir sont ceux qui s'abaissent pour que le Seigneur les élève (saint Paschase Radbert : homélie X sur 1'évangile selon saint Matthieu).
[5] Jésus s’était retiré dans le parvis des femmes, vaste cour carrée entourée de trois côtés par une colonnade supportant une galerie d’où les femmes pouvaient assister aux cérémonies religieuses. Un large escalier semi-circulaire de quinze marches conduisait au parvis d’Israël. C’est sans doute sur l’un de ces degrés que Jésus s’était assis ; de là, il voyait sur sa gauche la salle du trésor le long de laquelle, d’après le Talmud, se trouvaient treize troncs au goulot étroit et évasé par le bas, d’où leur nom de trompettes. Les fidèles y jetaient leurs aumônes et, à l’époque de la Pâque, l’affluence autour des troncs était énorme. Certains en profitaient pour jeter à pleines mains et avec ostentation de la monnaie de cuivre ou de bronze. Ils eussent pu s’acquitter plus commodément de la même offrande en monnaie d’argent, mais l’attention des pèlerins n’eut pas été attirée par leur générosité bruyante.
[6] La lepte, pièce de bronze, la plus petite des monnaies grecques (environ un gramme) qui vaut un quart d’as, le quadrans, la plus petite des monnaies romaines laquelle équivaut à un seizième de denier (le sestertius vaut quatre as ; le dupondius vaut deux as. « Dans les deux oboles qu’offre cette femme, vous pouvez reconnaître la foi et la miséricorde. Elle croit offrir peu, et en réalité il était impossible d’offrir quelque chose de meilleur (saint Ambroise : « De Viduis », V 29).
[7] Il avait mis ses disciples en garde contre la recherche des premières places, contre la vaine gloire que l'on retirait des longues prières ; il se fait maintenant le juge des offrandes que l'on apportait au temple. Ainsi fera-t-il dans son Eglise jusqu'à la fin des siècles (saint Bède le Vénérable : commentaire de l’évangile selon saint Marc).
[8] La libéralité ne se mesurera plus à la grandeur du don, mais à la grandeur de la générosité que l'on a dans le cœur. Une obole venant de la pauvreté vaudra plus qu'une grosse somme d'argent venant d'une grande fortune. Dieu ne regardera pas ce que l'on donne, mais ce que l'on se réserve (...) Que de travaux représentaient ces deux oboles, travaux de jour et de nuit ! Que de travaux il lui avait fallu soutenir pour élever ses enfants et pour pouvoir donner encore quelque chose. Et elle avait accepté tout cela pour garder pur le lit conjugal. Ces deux oboles étaient la rançon de sa courageuse chasteté... Ces deux oboles venaient du même trésor que les riches présents des Mages (saint Ambroise : « De Viduis », V 27 & 31).
[9] Dieu ne regardera pas ce qu'on donne, mais de quel cœur on le donne (saint Bède le Vénérable : commentaire de l’évangile selon saint Marc).
[10] Rappelons-nous cette veuve qui se préoccupait des pauvres sans se soucier d'elle-même. Ne pensant qu'à la vie future, elle abandonna tous ses moyens d'existence comme le Juge lui-même l'a attesté. Les autres, en effet avaient donné du surplus de leur biens. Cette femme, qui avait pour toute fortune deux petites pièces de monnaie était peut-être plus dépourvue que beaucoup de pauvres mais les richesses de son cœur dépassaient celles de tous les riches. Elle n'avait en vue que les richesses de la récompense éternelle. Elle ne désirait que le trésor céleste et, d'un seul coup, elle s'est dépouillée de tous ses biens, ceux qui viennent de la terre et qui retournent à la terre (saint Paulin de Nole : épître XXXIV 3).
[11] Ne reconnaissez-vous pas dans cette pauvre veuve l'Eglise qui apporte ses présents à Dieu ? Elle est pauvre, car elle repousse loin d'elle l'esprit de superbe et l'amour des richesses de la terre. Elle est veuve, car son époux a subi la mort pour elle, et maintenant il est bien loin d'elle. Et pendant que les Juifs offraient orgueilleusement à Dieu leur justice acquise par les œuvres de la Loi, l'estimant une richesse immense, l'Eglise offrait avec humilité, s'estimant heureuse de la voir acceptée par Dieu, la double obole de sa foi et de sa prière, ou encore de son amour de Dieu et du prochain. En les regardant par rapport à sa faiblesse, elle les estimait peu de chose ; mais à cause de la pureté de son intention, son offrande l'emportait de beaucoup sur l'offrande fastueuse des Juifs (saint Bède le Vénérable : commentaire de l’évangile selon saint Marc).
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Jésus oppose ici deux types de comportement religieux. Celui des scribes prétentieux qui se pavanent et utilisent la religion pour se faire valoir : Jésus fustige cette attitude et la condamne impitoyablement. Et celle de la veuve pauvre qui fait un acte dérisoire aux yeux des hommes, mais pour elle, lourd de conséquence, puisqu’elle se dépouille de ce dont elle a tout à fait besoin. Jésus consacre cette attitude et la désigne à ses disciples pour son impressionnante vérité. Ce n’est pas ce que les hommes voient qui a de la valeur aux yeux de Dieu, car Dieu ne juge pas à l’apparence, mais au cœur (1Samuel 16.7). Jésus nous renvoie à nous-mêmes. Le salut n’est pas une affaire de réussite, encore moins de simagrées. Le salut exige de conformer ses actes à ses convictions. Et dans tout ce qu’il fait, surtout dans sa vie religieuse, l’homme devrait toujours se rappeler qu’on ne se moque pas de Dieu. Ne vous y trompez pas, dit saint Paul, on ne se moque pas de Dieu. Ce que l’on sème, on le récolte (Galates 6.7). Ce que le Seigneur demande, c’est d’avoir un cœur pur, une foi vraie, une confiance totale. Cette femme n’a rien. Elle est veuve, et donc sans appui ni ressource. Elle est pauvre, sans revenus ni garanties. Elle donne ce qui lui est nécessaire pour vivre, s’en remettant à Dieu pour ne pas mourir. Quand la foi va jusque-là, le cœur du Christ s’émeut, car il sait que Dieu est aimé, et aimé pour lui-même. L’avenir de l’Église, notre avenir, à nous pour qui les apparences comptent tant, est entre les mains de ces vrais croyants.
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Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l'Église
Lettre 112, à Hugues le reclus (trad. Orval)
« Elle a tout donné »
Au Royaume des cieux, tous ensemble, et comme un seul homme, seront un seul roi avec Dieu, car tous voudront une seule chose et leur volonté s'accomplira. Voilà le bien que, du haut du ciel, Dieu déclare mettre en vente.
Si quelqu'un se demande à quel prix, voici la réponse : il n'a pas besoin d'une monnaie terrestre, celui qui offre un Royaume dans le ciel. Personne ne peut donner à Dieu que ce qui lui appartient déjà, puisque tout ce qui existe est à lui. Et cependant, Dieu ne donne pas une si grande chose sans qu'on n'y mette aucun prix : il ne la donne pas à celui qui ne l'apprécie pas. En effet, personne ne donne ce qui lui est cher à celui qui n'y attache pas de prix. Dès lors, si Dieu n'a pas besoin de tes biens, il ne doit pas non plus te donner une si grande chose si tu dédaignes de l'aimer : il ne réclame que l'amour, sans quoi rien ne l'oblige à donner. Aime donc, et tu recevras le Royaume. Aime, et tu le posséderas... Aime donc Dieu plus que toi-même, et déjà tu commences à tenir ce que tu veux posséder parfaitement dans le ciel.
Homélie Messe
La première lecture de ce dimanche nous raconte l’épisode du prophète Elie et de la veuve de Sarepta. Cette femme, qui en tant que veuve a déjà bien peu, n’hésite pas à sacrifier la seule nourriture qui lui reste, à elle et à son fils, pour Elie, confiante dans la Parole du Seigneur qui lui est parvenue par la bouche de son prophète : « N’aie pas peur… car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour où le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. »
L’évangile met devant nos yeux une autre veuve, venue déposer dans le trésor du Temple deux piécettes, tout ce qu’elle possède. Seul Jésus remarque le geste discret de cette femme et déclare à son sujet : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris de leur superflu, mais, elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre ».
Ces deux veuves nous enseignent que le don s’affranchit des limites du raisonnable. La pauvre veuve de l’évangile aurait fort bien pu « partager » avec Dieu, c'est-à-dire lui offrir une piécette et garder l’autre pour elle. Vu la précarité de sa condition, c’eût déjà été bien davantage que « donner de son superflu ». Pourtant, tel n’est pas son choix : « Elle donne tout, tout ce qu’elle a pour vivre ».
Donner c’est s’abandonner totalement, faire confiance sans même penser que l’on recevra quelque chose en retour. Donner, ce n’est pas marchander pour retirer de la satisfaction ou de la reconnaissance. Voilà pourquoi le vrai don s’accompagne de la discrétion, j’irai même jusqu’à dire du silence. Donner c’est en fin de compte entrer dans le mouvement de la gratuité de la charité divine telle que nous la voyons manifestée dans la vie de notre Seigneur Jésus Christ jusque dans sa mort sur la croix.
La radicalité du geste de ces deux veuves peut nous paraître excessif. Peut-être parce que nous ne nous sentons pas capables d’en faire autant. Mais en attendant de pouvoir tout donner, si nous commencions par partager notre nécessaire avec nos frères et avec Dieu.
Le partage de notre nécessaire ne concerne d’ailleurs pas seulement ce qui touche au domaine matériel. Par exemple, nous pouvons nous interroger : Savons-nous offrir à Dieu les moments de notre journée les plus féconds ? Normalement, Dieu ne devrait-il pas être le premier et le mieux servi ? De la même façon par rapport à nos frères et sœurs. Savons-nous à tout instant du jour nous tenir dans une véritable disponibilité de cœur pour répondre à celui ou celle qui viendra solliciter notre écoute ou notre attention ?
Au cours des premiers siècles de l’Eglise, le partage des biens avec les plus démunis était un devoir prioritaire pour les baptisés qui témoignaient par là de leur foi vivante par la charité. Les textes de ce dimanche sont sans doute l’occasion de réveiller en nous la conscience que le partage est une dimension essentielle de notre vie chrétienne parce qu’il atteste de la crédibilité de ce que nous confessons et parce qu’il est le lieu où l’amour sauveur de Dieu révélé dans le don de Jésus sur la Croix peut continuer à se répandre en nous et autour de nous.
Ce dernier point est très important. Notre générosité ne sera une vraie générosité que si elle émane de la générosité même de notre Seigneur. Générosité de Jésus qui s’est offert une fois pour toutes en sacrifice de rédemption pour tous les hommes, comme nous le rappelle la deuxième lecture. Générosité de Jésus dont personne n’est exclu. Générosité de Jésus qui, comme grand prêtre, continue dans sa condition glorieuse d’intercéder pour chacun de nous. Générosité de Jésus qui viendra à la fin des temps comme sauveur qui a détruit le péché et a instauré la vie nouvelle.
« Seigneur, nous nous sentons bien peu capables de générosité. Mais nous voulons prendre appui sur ta propre générosité qui a triomphé une fois pour toutes du péché. C’est elle que nous voulons avec l’assistance de ton Esprit de charité laisser transparaître en chacune de nos paroles, en chacun de nos actes. Alors tous pourront découvrir combien tu les aimes et combien ton amour les comble au-delà de tout ce qu’ils pourraient espérer ou même imaginer. »
Frère Elie
http://www.homelies.fr/homelie,32e.dimanche.du.temps.ordinaire,2593.html
Méditation
Souvenons-nous de cette veuve qui, par souci des pauvres, ne se souciant pas d’elle-même, donna tout ce qu’elle avait pour vivre, se souvenant seulement du futur, comme le Christ lui-même en est témoin. Car les autres, dit-il, ont donné de leur abondance superflue, mais elle, sans doute plus démunie que de nombreux pauvres, elle pour qui deux petites pièces étaient toute son offrande mais, selon l’âme, plus fortunée que tous les riches, ne s’intéressant qu’aux seules richesses de la récompense éternelle, avide du trésor céleste, elle se priva en un moment de la totalité de son bien, lequel est tiré de la terre, et retourne à la terre (Genèse 3.19). Elle a donné ce qu’elle avait, afin de posséder ce qu’elle ne voyait pas. Elle a donné ces biens périssables pour acquérir les immortels. Cette pauvresse n’a pas négligé la Loi disposée et établie par Dieu au sujet de l’obtention du futur, et c’est pourquoi le divin pourvoyeur ne l’a pas oubliée, et le juge du monde lui-même a devancé sa sentence en sa faveur, et a fait l’éloge dans l’Évangile de celle qu’il couronnera au jugement.
Prêtons donc au Seigneur avec les dons du Seigneur ; car nous ne possédons rien sans ses dons, et nous n’existons même pas sans son assentiment.
Félicitons-nous de ce que nous avons été rachetés par le sang précieux de ce même Seigneur, par le prix duquel nous avons cessé d’être vils et sans valeur, car la liberté de ceux qui ne sont pas soumis à la justice est plus méprisable que la servitude. En effet un tel homme « libre » est esclave du péché et est captif de la mort. Rendons donc au Seigneur ses propres biens ; donnons à lui qui reçoit en tout pauvre ; donnons, dis-je, dans la joie, et recevons de lui, comme il dit, avec allégresse.
Saint Paulin de Nole (355-431)
Publié le 07/11/2009 à 10:52 par jubilatedeo
Saint Geoffroy d'Amiens Evêque d'Amiens (+ 1115)
Son monastère dépérissait avec six moines quand ceux-ci le choisirent comme abbé. En peu d'années, le monastère de Nogent dans la Marne devient l'un des plus florissants. En réponse à l'insistance de l'évêque de Reims, il accepte de devenir évêque d'Amiens ce qui lui causa bien des soucis. La plupart des membres du clergé était à la solde des grands seigneurs qui eux-mêmes menaient une vie impossible aux marchands et aux braves gens de la "Commune d'Amiens". Saint Geoffroy, privé d'amis pour le soutenir, gagne la Grande Chartreuse pour vivre en paix. Mais forcé de revenir, il reprend ses fonctions un an après et il meurt au bout de quelques mois à l'abbaye de Saint Crépin de Soissons. Aucun membre du clergé d'Amiens ne se dérangera pour venir rechercher son corps.
Formé à la vie monastique dès l’âge de cinq ans, abbé de Nogent-sous-Coucy, devenu évêque d’Amiens, il eut beaucoup à souffrir pour établir la paix dans les luttes entre les seigneurs et le peuple de la cité, ainsi que pour réformer les mœurs du clergé et du peuple. Il mourut à Soissons, au retour d’un voyage à Reims.
Autre biographie:
St-Geoffroy de Molincourt Troisième fils de Frodon et Élisabeth, un couple de seigneurs très chrétiens de la région de Soissons. À l’âge de 5 ans, il est confié à l’abbaye du Mont-Saint-Quentin et l’abbé Godefroy se charge de son éducation. Il y passe toute sa jeunesse à étudier tout en occupant diverses charges telles que le soin aux malades ou celle d’économe. En 1092, il est ordonné prêtre par Ratbode, l’évêque de Noyon, puis on lui demande de prendre la relève de l’abbé Henri à l’abbaye Notre-Dame de Nogent-sous-Coucy. Sous son administration, non seulement l’abbaye retrouve sa prospérité d’antan mais elle se développe considérablement. En 1103, il refuse la charge de l’abbaye Saint-Rémi de Reims que lui offre Manassès II, l’archevêque de Reims, , mais l’année suivante il est élu évêque d’Amiens. Vers 1113, il se trouve impliqué dans plusieurs conflits et décide alors d’abandonner sa charge pour se retirer dans la solitude de l’abbaye de la Grande Chartreuse. Il n’y demeure cependant pas très longtemps puisqu’il est bientôt obligé de rentrer à Amiens. Peu de temps après, cependant, il décède au cours d’une halte au monastère Saint-Crépin de Soissons alors qu’il était en chemin pour se rendre à Reims (1066-1115)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffroy_d%27Amiens
Saint Austremoine Premier évêque de Clermont-Ferrand (+ 300)
Saint Austremoine sur la châsse de saint Calmin (XIIe siècle) conservée en l'abbaye de Mozac
Des origines à 1317 le diocèse de Clermont fut l’un des plus grands de France. Ses limites étaient celles de la Civitas arvenorum ... Très vaste territoire dont le diocèse actuel n’a conservé qu’un peu plus du tiers.
Le premier évêque fut Stremonius (Saint Austremoine), fin du IIIème siècle, début du IVème siècle. L’évangélisation, partit d’un faubourg d’Arvern - on ne disait pas encore Clermont - que Grégoire de Tours appelle Vicus christianorum. De là elle parvint aux vici (gros bourgs ruraux), tel Issoire qui, au VIème siècle, gardait le tombeau de Saint Austremoine, et Riom où la mémoire du prêtre Amabilis (Saint Amable) est restée en grande vénération.
Source: site internet du diocèse de Clermont
http://catholique-clermont.cef.fr/article.php3?id_article=81
Voir aussi sur le site du diocèse de Saint-Flour:
http://catholique-saint-flour.cef.fr/
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Austremoine_de_Clermont
Saint Clair Compagnon de Saint Martin (+ v. 396)
Chargé par saint Martin du noviciat au
monastère de Marmoutier, ses miracles n'étonnaient pas ses contemporains.
Prêtre, disciple de saint Martin, qui s’était aménagé un pavillon près du monastère de l’évêque, et beaucoup de frères logeaient près de lui. (martyrologe romain)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marmoutier#Histoire
Saint Cybi (6ème s.)
Il est sans aucun doute l'un des saints les plus vénérés de la Cornouaille et du Pays de Galles, dont plusieurs villes se sont placées sous son patronage. Bien que sa vie ait donné naissance à de nombreuses légendes, il est certain qu'il fonda au moins le monastère de Caer Cybi.
Saint Deusdedit Pape (68 ème) de 615 à 618 (+ 618)
ou Adéodat I.
Pape de Rome dont le mérite est si grand qu'il guérit un lépreux par un simple baiser. On conserve de lui le plus ancien sceau pontifical: une bulle de plomb représentant l'image du Bon Pasteur comme dans les peintures des catacombes et au-dessus les deux lettres grecques "Alpha et Omega". Sur le revers: "Deusdedit Pap."
Il brilla par sa simplicité et sa science et par l’affection qu’il montra pour le clergé et le peuple.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ad%C3%A9odat_Ier
Sainte Euphrosyne la jeune En Orient (9ème s.)
Elle fut élevée en Calabre au 9ème siècle puis envoyée chez son oncle à Constantinople. Pour échapper au mariage que sa famille veut lui imposer, elle revêtira des habits masculins, se présente dans un monastère où elle est acceptée comme moine et y vivra durant quinze années une vie si exemplaire qu'elle est choisie comme higoumène (supérieur). En 903, après quelque temps de vie érémitique, elle reprend son apparence féminine, revient à Constantinople où elle fonde un monastère de vierges. Sa sainteté et la sagesse de ses jugements en étendent le rayonnement jusqu'auprès de l'empereur qui lui donne même la possibilité de fonder un deuxième monastère.
Saint Grégoire d'Einsielden (+ 996)
dans le canton de Schwiz en Suisse. D'une famille royale d'Angleterre, il quitta son épouse consentante pour entrer au monastère du Mont-Coelius à Rome puis à celui
d'Einsielden dont il devint l'abbé.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_d%27Einsiedeln
Bienheureux Hugues de Glazinis Bénédictin à Marseille (+ 1250)
"Les constructions du XIe siècle ont été assez vite en mauvais état,... le bienheureux Hugues de Glazinis entreprit en 1201 une reconstruction importante; les travaux durent une bonne partie du XIIIe siècle. Nous lui devons la grande nef de notre basilique qui comporte curieusement une voûte romane, en berceau brisé alors qu'on attendrait et que peut être on avait prévu une voûte à croisées d'ogive."
(Source: site internet de l'abbaye Saint Victor Marseille)
http://www.saintvictor.net/paroisse/index.php?option=com_content&task=view&id=17&Itemid=35
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Victor_de_Marseille#.C3.89pitaphe_d.27Hugues_de_Glazinis
Bienheureux Jean Duns Scott Frère mineur, théologien (+ 1308)
Franciscain, né en Ecosse d'où son surnom "Scot". Il est avec saint Thomas d'Aquin, dominicain, et saint Bonaventure, franciscain, l'un des trois plus grands scolastiques du Moyen Age, même s'il s'oppose à eux. Il enseigna dans les plus grandes universités de l'époque: Cambridge, Oxford, Paris et Cologne, où il meurt à l'âge de quarante-deux ans, laissant une œuvre considérable. Alors que les doctes de l'époque refusaient la doctrine de l'Immaculée Conception de la sainte Mère de Dieu, il la fit accepter dans les écoles.
Il a été béatifié le 20 mars 1993 par Jean-Paul II.
A lire aussi: "Alors que saint Thomas restait mesuré dans l’étude de la sanctification de Marie, Duns Scott appliquait la notion générale de la grâce opérante prévenante pour conclure que Marie était sans péché depuis le premier instant de sa conception."
Commentaire du document 'Marie : Grâce et Espérance dans le Christ' de la Commission internationale anglicane–catholique romaine - 2005
Jared Wicks, s.j. (John Carroll University, Cleveland/Ohio, USA)
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/angl-comm-docs/rc_pc_chrstuni_doc_20050516_commentary-wicks_fr.html
Né en Écosse, il enseigna la philosophie et la théologie à Cantorbéry, Oxford et enfin Cologne, maître renommé par son esprit subtil et son admirable ferveur.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Duns_Scot
Saint Joseph Nghi et ses compagnons Martyrs au Tonkin (+ 1840)
Joseph Nguyen Dinh Nghi, Paul Nguyen Ngan, Martin Tu Duc Thinh, prêtres, Martin Tho et Jean-Baptiste Con, paysans, décapités pour la foi chrétienne sous l’empereur Thieu Tri à Nam Dinh au Tonkin, canonisés par Jean-Paul II le 19 juin 1988.
Bienheureuse Marie de la Crucifixion abbesse clarisse (+ 1745)
Élisabeth Maria Satellico.
Remarquable par sa contemplation du mystère de la Croix et riche de dons mystiques, vénérée à Ostra Vetere dans les Marches.
Maria Crucifixa (Elisabeth Maria Satellico), mon. prof. Ord. S. Clarae (1706-1745);
béatifiée le 10 octobre 1993 par Jean-Paul II.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20020527_saints-jp-ii_it.html#1993
Saint Maur (+ 383)
Après avoir été ordonné prêtre, il est chassé par les païens de la ville de Verdun qui refusent d’adhérer au Christianisme. Il est pourtant bientôt élu évêque de cette ville, où il réussit à rentrer quelque temps après.
Saint Michel l'Archistratège
Dans les Eglises d'Orient, synaxe de l'archistratège Michel et des autres puissances incorporelles : Gabriel, Raphaël, Uriel, Jégudiel, Salathiel, Baruchiel et Jérémiel. L'Eglise en Occident les fête le 29 septembre.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov08.html
Quatre Saints Couronnés Martyrs à Sirmium (+ 306)
Quattro santi coronati de Nanni di Banco à Orsanmichele
Carpophore, Second, Sévérien, et Victorien subirent le martyre à Albano en Italie
"Les 4 Saints Couronnés sont fêtés en Belgique à Soignies, dans les carrières de pierre de taille et/ou ornementale."
Voir aussi:
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/165.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatre_saints_couronn%C3%A9s
http://www.santiquattrocoronati.org/
Saints Sculpteurs martyrs (+ 306)
Claude, Castor, Nicostrate et Symphorien vivaient en Pannonie (Yougoslavie actuelle). Ils étaient sculpteurs et chrétiens. Ils refusèrent de fournir une statue du dieu Esculape à la demande de l'empereur. Ils furent jetés dans le Danube.
Simpronien, Claude, Nicostrate, Castorius et Simplice, selon la tradition, étaient sculpteurs près de Sirmium en Pannonie, mais, sur leur refus de sculpter une statue du dieu Esculape à cause du nom de Jésus Christ, ils furent, sur l’ordre de Dioclétien, jetés dans le fleuve, et couronnés ainsi de la grâce du martyre, en 306. Dès l’antiquité, leur vénération s’est développée à Rome, sur le mont Célius, dans la basilique qui porte le nom des Quatre Couronnés.
Autre biographie:
Saint Claude (+ 302)
et les saints martyrs Nicostrate, Symphorien, Castorius et Simplice tous sculpteurs dans une carrière de pierres en Pannonie (Hongrie actuelle) et secrètement convertis au christianisme. Particulièrement talentueux, ils exécutent avec brio les pièces commandées par l’empereur Dioclétien qui, pour cette raison, leur voue une grande admiration. Jusqu’au jour où ce dernier leur ordonne d’exécuter une statue du dieu Esculape, ce qu’ils refusent. Ils sont alors démasqués et on leur donne une chance de se racheter en adorant le dieu Soleil, ce qu’ils refusent également. Après un bref procès, ils sont condamnés à mort et enfermés dans un cercueil de plomb qui est ensuite jeté dans le fleuve. Il semble que l’omission d’un nom concerne Simplice, qui était païen et qui ne s’est converti que peu de temps avant le martyre.
Saint Willehad Premier évêque de Brême (+ 789)
Premier évêque de Brême, originaire de l'Angleterre, il déploya une grande activité missionnaire dans la Frise et la Saxe, entre la Weser et l'Elbe où l'avait envoyé saint Boniface, l'apôtre de la Germanie.
Né en Angleterre, ami d’Alcuin, il propagea l’Évangile, à la suite de saint Boniface, dans la Frise et en Saxe et, ordonné évêque, il établit son siège à Brême, y construisit une cathédrale en bois et mourut au cours d’une visite pastorale.
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Saints et martyrs d’Angleterre
Coptes et Ethiopiens (29 babah/teqemt) : Démétrios de Thessalonique (+env. 306), martyr (Église copte)
Luthériens : Willehad (+789), évêque de Brême
Maronites : Michel archange
Orthodoxes et gréco-catholiques : Synaxe des archanges Michel et Gabriel et de toutes les puissances incorporelles.
Publié le 07/11/2009 à 00:47 par jubilatedeo
en nous dévoilant le mystère de sa volonté,de ce qu'il prévoyait dans le Christ pour le moment où les temps seraient accomplis ; dans sa bienveillance, il projetait de saisir l'univers entier, ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre, en réunissant tout sous un seul chef, le Christ.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens - Chapitre 1 - Verset 9-10
Publié le 07/11/2009 à 00:44 par jubilatedeo
Nécessaire maturation
Paul nous invite à contempler l’histoire du salut et la progressive révélation des desseins de Dieu. Un appel à embrasser la patience dans notre vie et dans celle de nos proches, à ne pas nous laisser dérouter par les phases de latence ou les périodes d’aridité, mais à les envisager comme des temps de maturation nécessaires. Non sans discernement cependant, car il ne s’agit pas de confondre les lentes germinations de Dieu avec nos assoupissements. Alors, implorons l’Esprit de nous donner l’intelligence du cœur qui nous permettra d’évaluer la situation avec justesse et bienveillance.
Prière du matin
Dieu, Père de tous les hommes, tu nous as donné la terre, pour que nous la préservions et l’exploitions, afin de satisfaire à nos besoins matériels. Chaque jour, nous nous apprêtons à la cultiver et à l’exploiter de multiples manières, pour notre subsistance. Fais que ma tâche ne soit pas seulement pour moi un poids à porter, conséquence du péché originel, mais qu’elle me donne aussi la joie et la satisfaction de me rendre utile à mon prochain et à l’humanité entière. Que la réussite de mes œuvres soit la preuve que ma vie a un sens. Je te confie mon travail et toutes mes tâches. Que ton ordre règne sur l’économie et la société, grâce à la contribution d’hommes clairvoyants, afin que personne ne manque du nécessaire ni ne perde courage pour des raisons matérielles.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 16,3-9.16.22-27.
Frères, saluez de ma part Prisca et Aquilas, mes compagnons de travail en Jésus Christ,
eux qui ont risqué leur tête pour me sauver la vie ; je ne suis d'ailleurs pas seul à leur avoir de la reconnaissance, toutes les Églises du monde païen en ont aussi.
Saluez l'Église qui se rassemble chez eux. Saluez mon ami Épénète, qui fut le premier à croire au Christ dans la province d'Asie.
Saluez Marie, qui s'est donné beaucoup de peine pour vous.
Saluez Andronique et Junias, mes compatriotes, qui ont été en prison avec moi. Ce sont des apôtres bien connus ; ils ont même appartenu au Christ avant moi.
Saluez Ampliat, mon ami dans le Seigneur.
Saluez Urbain, notre compagnon de travail dans le Christ, et mon ami Stakys.
Saluez-vous les uns les autres en échangeant le baiser de paix. Toutes les Églises du Christ vous saluent.
Et moi, Tertius, à qui cette lettre a été dictée, je vous salue dans le Seigneur.
Gaïus vous salue, lui qui m'a ouvert sa maison, à moi et à toute l'Église. Éraste, le trésorier municipal, et notre frère Quartus vous saluent.
Gloire à Dieu, qui a le pouvoir de vous rendre forts conformément à l'Évangile que je proclame en annonçant Jésus Christ. Oui, voilà le mystère qui est maintenant révélé : il était resté dans le silence depuis toujours,
mais aujourd'hui il est manifesté. Par ordre du Dieu éternel, et grâce aux écrits des prophètes, ce mystère est porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l'obéissance de la foi.
Gloire à Dieu, le seul sage, par Jésus Christ et pour les siècles des siècles. Amen.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Psaume 144 (145), 2-3, 4-5, 10-11
Je bénirai ton nom à jamais, Seigneur, mon Dieu.
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n'est pas de limite.
D'âge en âge, on vantera tes oeuvres,
on proclamera tes exploits.
Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.
Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne,
ils parleront de tes exploits.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,9-15.
Jésus disait à ses disciples: "Faites-vous, des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande.
Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. »
Les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet.
Il leur dit alors : « Vous êtes, vous, ceux qui se présentent comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos coeurs, car ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu."
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Jésus nous demande de faire un bon usage de l’argent et des biens. Le Seigneur regarde notre fin dernière. Les richesses doivent être utilisées pour les « demeures éternelles » ; alors seulement — enseigne-t-il à ses disciples — l’espérance contenue dans l’argent malhonnête produira ses fruits d’éternité et de fidélité.
Dans notre relation avec nos biens et ceux des autres, Jésus n’exige rien de moins de nous que nous nous préparions aux biens éternels et que nous en donnions une première preuve dans l’exercice de nos tâches économiques et sociales. C’est une déclaration vraiment étonnante dans la bouche du Seigneur, pour qui les choses de ce monde n’ont généralement pas d’intérêt... Ici, il ne prêche nullement une quelconque indifférence pour tout le créé : il nous exhorte plutôt à être intègres en toute circonstance.
Ainsi, lorsque le Seigneur parle des « biens véritables », il ne veut pas effacer la différence entre ce qui est à moi et ce qui, en revanche, est à toi. Les biens des autres ne doivent en aucun cas leur être retirés. La perspective eschatologique est donnée, non parce que l’arbitraire règne, d’une certaine manière, dans nos rapports avec les biens terrestres, mais parce que l’argent peut avoir sur l’homme un pouvoir envoûtant. L’évangile de ce jour, en ce sens, est extrêmement actuel. La fascination qu’exerce la possession des biens matériels a atteint de nos jours une force rarement égalée par le passé.
C’est peut-être une conséquence de notre système économique, où la main-d’œuvre est évaluée par une quantité précise d’argent et où l’on finit par donner plus de valeur aux choses matérielles qu’à l’activité et au savoir des hommes. Seule la prudence pourra nous préserver du danger d’un nouvel esclavage. En outre, toutes les chaînes de télévision, tous les haut-parleurs conditionnent l’homme pour qu’il cède à des besoins nouvellement créés et pour qu’il cherche à les satisfaire par l’acquisition de biens matériels. Ce matraquage sollicite sans relâche nos inclinations matérialistes ; une tendance confirmée du reste par des théories philosophiques telles que : « je suis ce que j’ai » (J.P. Sartre). Les biens ne sont plus subordonnés à la personne. L’homme qui les possède n’est plus totalement libre, mais les objets qu’il possède constituent son être.
Il n’est donc pas étonnant que même les « grands » de l’histoire commencent à chanceler ; y compris les gouvernements occidentaux, élus démocratiquement, mais secoués par les scandales et par la corruption. Le monde politique ne cesse de connaître des enrichissements soudains et douteux. Et lorsque le « simple citoyen » se livre à la fraude fiscale, cela passe tout au plus pour un délit d’honnêtes gens.
Nul serviteur ne peut servir deux maîtres... Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent (Luc 16.13). Les erreurs continuelles de l’homme moderne, qui ont des répercussions à l’échelle mondiale, justifient pleinement la mise en garde que le Seigneur nous donne, sans demi-mesure, vis-à-vis de l’argent. Pourquoi l’argent est-il si dangereux ? Parce que celui qui le poursuit avec succès se retrouve seul, seul avec lui-même et avec tous les soucis que cet argent lui procure. Il est préoccupé par les portes que cet argent semble lui ouvrir ; il songe aux assurances et aux comptes bancaires ; ses lendemains s’annoncent sans problèmes. Et il aimerait pouvoir se dire : Tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête (Luc 12.19). Mais, désormais, Dieu n’est plus pour lui qu’une idée sans aucune importance. Tous les soucis et toutes les joies de son existence ne tiennent plus compte de Dieu.
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Clément d'Alexandrie (150-v. 215), théologien
« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent »
Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : libérez-vous-en et vous serez sauvés. Purifiez votre âme ; rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l'appel du Sauveur qui vous redit : « Viens et suis-moi » (Mc 10,21). Il est la voie où marche celui qui a le coeur pur ; la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions.
Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens. Il sait qu'il les possède plus pour ses frères que pour lui-même. Il reste maître de ses richesses au lieu d'en devenir esclave ; il ne les enferme pas en son âme pas plus qu'il n'enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une oeuvre toute divine. Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d'un coeur libre. Cet homme-là, Dieu le déclare « bienheureux » ; il l'appelle « pauvre en esprit », héritier assuré du Royaume des cieux (Mt 5,3)...
A l'opposé, il y a celui qui blottit sa richesse en son coeur, au lieu du Saint Esprit. Celui-là garde en lui ses terres, il accumule sans fin sa fortune, et ne s'inquiète que d'amasser toujours davantage. Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s'enlise dans le matériel. En fait, il n'est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19). Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du coeur, porte en lui un champ ou une mine, lui que la mort surprendra inévitablement au milieu de ses désirs déréglés ? « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. » (Mt 6,21)
Homélie Messe
Jésus a raconté dans l’évangile d’hier la parabole du « gérant trompeur ». Ce n’était évidemment pour louer la tromperie – « Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? » – mais la confiance que l’on peut mettre dans un bon intendant – « Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande ».
Vient alors le cœur du message : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent ». L’Argent est incompatible avec le Royaume de Dieu car, lorsqu’il ne lui est pas subordonné, il induit un sentiment de suffisance qui coupe de Dieu. La qualité de notre engagement se lit dans la disposition de notre cœur lorsque nous utilisons l’argent pour le Royaume, mais également dans les pensées que nous nourrissons. Il est aisé en effet d’espérer les « jours meilleurs » que nous procurerait immanquablement un meilleur salaire, par exemple. Il n’est pas mauvais de viser une promotion professionnelle qui faciliterait le quotidien, mais la question de fond doit être posée : de qui attendons-nous le bonheur, en qui plaçons-nous notre espérance ? En y répondant, nous saurons quel bonheur nous avons choisi : la vanité qui passe avec ce monde ou l’humilité qui rapproche du cœur de Dieu.
Frère Dominique
http://www.homelies.fr/homelie,ferie,2595.html
Prière du soir
Seigneur, l’argent et les richesses sont très estimés à notre époque. Beaucoup les ont élevés au rang de valeur suprême, dans leurs pensées et dans leurs aspirations. Ces richesses me séduisent et m’aveuglent, moi aussi. Modère la vigueur de mes efforts, lorsque les biens matériels deviennent une véritable tentation. Accorde-moi une sainte sérénité, qui te rende grâces et se réjouisse aux jours de prospérité. Une sérénité qui, dans la privation, soit encouragée par des hommes charitables et qui soit toujours soutenue par la certitude que notre Père très aimant nous a délivrés des soucis du lendemain.
Publié le 06/11/2009 à 22:17 par jubilatedeo
Sainte Karine Martyre à Ankara (4ème s.)
et saint Mélassippe son époux, ainsi que saint Antoine leur fils. Les deux époux subirent le martyre durant la persécution de l'empereur Julien l'Apostat, mutilés et attachés encore vivants au pilori devant leur fils qui ne renia pas Jésus-Christ malgré le spectacle de la souffrance de ses parents. Antoine mourut décapité à son tour.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Karine
Saint Agmer (7ème s.)
ou Agmare, évêque de l'ancien siège de Senlis. Il était du nombre des quarante évêques présents au concile de Reims en 625. En 640, il est aussi de ceux qui fondent l'abbaye de Saint Maur des Fossés, dans la proximité de Paris.
Saint Amandin (?)
ou Amandis ou Amand. Il vécut à Clermont en Auvergne où il fut enterré. Sa renommée de sainteté fut grande puisqu'une localité s'est placée sous son patronage :
Saint-Amandin-15190
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Amandin
Saint Amaranthe martyr dans le Tarn (3ème s.)
ou Amarand.martyr dont on ne connaît que la mort non loin du village de Vieux dans le Tarn, à quelques distances d'Albi. Très tôt son tombeau fut un lieu de pèlerinage très fréquenté.
À Vieux sur le territoire d’Albi, saint Amarand, vénéré comme martyr.
Saint Antoine Baldinucci Jésuite à Pofi, au diocèse de Veroli (+ 1717)
Il naquit à Florence et entra dans la Compagnie de Jésus. Missionnaire dans la région des Monts Albains près de Rome, il avait un don tout particulier pour inciter les gens à faire pénitence, grâce à sa parole chaleureuse et imagée. Sa prédication, nourrie de l'Evangile, les bouleversait. Il fut béatifié en 1893 par Léon XIII.
Voir aussi sur le site de la province de France des Jésuites.
http://www.jesuites.com/histoire/saints/antoinebaldinucci.htm
Il se donna entièrement à la prédication de missions populaires.
Saint Athenodore évêque de Néocésarée - Asie Mineure (+ 269)
Frère de saint Grégoire le Thaumaturge, il fut lui-même évêque de Néocésarée dans le Pont (Asie Mineure). Il est célèbre pour sa doctrine. Il meurt martyr durant la persécution de l'empereur Aurélien.
Frère de saint Grégoire le Thaumaturge, il fit de tels progrès dans l’éloquence sacrée que, malgré sa jeunesse, on l’estima digne d’exercer le ministère épiscopal.
Saint Baudin Evêque de Tours (6ème s.)
Baud ou Bauld. Evêque de Tours et référendaire du roi Clotaire. Sa charité pour les pauvres fut très grande à l'instar de saint Martin. Ses reliques se trouvent à Loches dans le Val de Loire. Une localité s'est placée sous son patronage: Saint-Bauld-37310.
Il distribua en aumônes aux pauvres l’or que son prédécesseur lui avait laissé.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Tours
Autre biographie:
Laïc marié et magistrat à la cour du roi Clotaire, il est ensuite choisi comme évêque de Tours. Très généreux à l’égard des pauvres, il décide de leur distribuer toutes les richesses qui lui ont été léguées par son prédécesseur (+ vers 552). Le culte de Saint-Baud était très développé en Touraine (Indre actuelle) où il était invoqué pour faire tomber la pluie.
Saint Blinvilet (10ème s.)
Ce saint moine de Quimperlé fut aussi l'un des évêques de Vannes dans le Morbihan en Bretagne.
Saint Congar abbé d’origine galloise (6ème s.)
Originaire du Devonshire, il fonda plusieurs monastères. Il fut enterré à Congresbury qui prit son nom.
Plusieurs paroisses et églises se glorifient de porter le nom dans le Somerset, au pays de Galles et en Bretagne.
Saint Engelbert Archevêque de Cologne (+ 1225)
Excommunié dans sa jeunesse en raison de ses actes de violence, il fit pénitence et, pour cela, partit à la croisade contre les Albigeois. Il fut archevêque de Cologne, mais sa manière vigoureuse à l'égard des puissants de ce monde, et son empressement pastoral à défendre les faibles lui attirèrent l'inimitié de plusieurs seigneurs qui l'assassinèrent.
Pour avoir pris la défense de la liberté de l’Église, il fut entouré sur la route par des agresseurs et tomba frappé de multiples blessures.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Archev%C3%AAque_de_Cologne
Saint Ernest Abbé de Zwiefalten (+ 1147)
Moine puis abbé de l'abbaye de Zwiefalten sur les bords du lac de Constance, il démissionna pour partir à la croisade conduite par l'empereur germanique Conrad III. Il part en disant à ses frères : " Peu importe la mort qui m'est réservée si elle me permet de souffrir pour l'amour du Christ. " L'on ne sut jamais ni quand ni où ni comme il est mort.
Saint Florent de Strasbourg Evêque de Strasbourg (+ v. 600)
Evêque de Strasbourg, sans doute originaire d'Irlande.
Il fonda l'abbaye de Haslach. Dans l'enceinte de Strasbourg, il édifia un hospice et une église dédiés à saint Thomas. Son éloquence rendait aimable, sa vertu et sa bonté entraînaient ses fidèles sur les chemins de la miséricorde de Dieu.
Il succéda à saint Arbogast et mourut vers 600.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Florent_de_Strasbourg
Sainte Gertrude de Remiremont (+ 690)
ou Gébétrude. Petite-fille de saint Romaric, elle fut élevée au monastère de Saint-Mont, près de Remiremont dans les Vosges. Elle y prit le voile et succéda à sa tante sainte Claire comme abbesse, vers 654. Le pape Léon IX autorisa son culte en 1051.
Saint Herculan Evêque de Pérouse (+ 547)
Saint Herculan et saint Jacques par Le Perugin en 1505
Evêque et martyr à Pérouse en Italie, décapité sur les remparts de la ville par ordre de Totila, roi des Goths qui avait mis le siège devant la ville.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Herculan
Saint Hiéron martyr à Mélitine en Arménie (4ème s.)
saint Nicandre, saint Hésyque et plusieurs autres qui furent couronnés par le martyre à Mélitine en Arménie au 4ème siècle. Pour ne pas être enrôlé de force dans l'armée impériale où il devait sacrifier aux idoles, il prit la fuite. Rattrapé, il fut arrêté et avec d'autres chrétiens déjà emprisonnés, il fut décapité.
À Mélitène en Arménie, au IVe siècle, les saints Hiéron, Nicandre, Hésichius et trente autres martyrs.
Saint Lazare le Thaumaturge Ermite au mont Galision, près d'Ephèse (+ 1054)
Né dans une famille très chrétienne qui le fit initier aux Saintes Ecritures par un prêtre de la région, il se donna à la contemplation et à l'ascèse dès qu'il le pût. Puis il se rendit en Terre Sainte et se retira au monastère de Saint Sabas. De retour à Ephèse au bout de quelques années, le métropolite dut lui demander de modérer sa vie ascétique tant était grand son désir d'imiter pleinement la Passion du Seigneur. "Il renonça à cette mortification excessive peu favorable à l'édification de l'homme intérieur." Ce qui ne l'empêcha pas de passer de longues heures sur une colonne, perché entre ciel et terre. Il reçut le don de la claivoyance et de prophétie.
Il vécut en divers lieux sur une colonne pendant bien des années, chargé même de chaînes de fer, se contentant de pain et d’eau, dans un genre de vie très rigoureux qui attira un très grand nombre de fidèles.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov07.html
Bienheureuse Lucie de Settefonti (12ème s.)
Elle naquit à Bologne en Italie et prit le voile des moniales bénédictines camaldules à Settefonti, dans le diocèse de Bologne. Les religieux camaldules la vénèrent comme la fondatrice de leur branche féminine.
Saint Pierre Wu Guosheng martyr en Chine (+ 1814)
En 1814, Pierre Wu Guosheng est condamné à mort, c’est le premier martyr chrétien né en Chine.
Pierre était gérant d’une auberge ; il fut tellement séduit par la beauté du christianisme, qu’il fit de son auberge, une grande communauté qui en peu d’années regroupa des centaines de paysans et des gens de passage.
Il resta fidèle à son baptême, jusqu’à donner sa vie pour ne pas contredire sa vocation de chrétien. Pierre fut mis à mort après avoir subi d’atroces tortures et refusé de piétiner une croix de bois jetée à terre devant lui et pour ne pas avoir renié sa foi chrétienne.
Ses contemporains, par milliers, reconnurent sa sainteté, et bien des non-chrétiens de ce pays aujourd’hui encore, lui demandent d’intercéder pour eux. Il fut béatifié en 1900.
(source: diocèse de Marseille)
http://marseille.catholique.fr/Novembre
Canonisé par Jean-Paul II le 1er octobre 2000 avec 120 bienheureux martyrs de l'Eglise en Chine.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20001001_zhao-rong-compagni_fr.html
"Pierre Wu Guosheng (1768-1814) est originaire de Longping, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Zunyi, une cité qui deviendra célèbre dans l'histoire communiste par la réunion des chefs de l'armée rouge au cours la Longue Marche en janvier 1935. Ses parents tiennent une hôtellerie. Guosheng a ainsi l'occasion d'accueillir un jour un hôte chrétien venu du Sichuan. D'esprit ouvert et de bonne volonté, il accueille avec joie les enseignements de l'Evangile. Plein de zèle pour sa nouvelle foi, il interpelle les passants, les fait asseoir et leur parle de Dieu. Le P. Matthias Luo vient du Sichuan constater par lui-même la foi peu ordinaire de Guosheng, mais il trouve ses manières quelque peu excessives. Il l'envoie au Sichuan, auprès de vieux catholiques. Guosheng découvre que son comportement ne répond pas vraiment aux enseignements de Jésus. Il fait amende honorable. Le P. Luo le baptise enfin en 1796 et lui donne le nom de Pierre. Affermi dans sa foi, il annonce l'Evangile avec plus de force, ouvre des communautés qui comptent bientôt plusieurs centaines de chrétiens. Arrêté lors d'une persécution, il ne cherche pas à se dérober, heureux de porter les chaînes pour le Christ. Dans sa prison, il soutient la foi des nouveaux chrétiens qui l'y rejoignent. Tous ensemble, ils prient à voix forte. Le mandarin veut le faire marcher sur la croix et abjurer. Il préfère faire face à la mort. Sur le chemin du lieu d'exécution, il prie le chapelet. Ses amis disposent des offrandes sur son passage en geste d'adieu. Arrivé au lieu du supplice, il s'agenouille, lève les yeux au ciel et crie d'une voix forte : « Ciel, Ciel, ma demeure ! Je vois la gloire du ciel, je vois le Sauveur Jésus ». C'est le 7 novembre 1814. Il est âgé de 46 ans. De nombreux miracles, disent les chrétiens de la région, se sont produits par son intercession. Les païens eux-mêmes ont recours à sa protection. Sa tombe a été épargnée pendant la Révolution culturelle de 1966. Les pèlerins qui s'y succèdent y plantent quantité de petites croix."
(source: père Jean Charbonnier, Missions étrangères de Paris - canonisation des martyrs en Chine)
http://eglasie.mepasie.org/
Lecture
Inutile de s’interroger sur l’efficacité du martyre qui se situe dans une autre logique. Comme le mot l’indique, il est témoignage, mais il tient sa valeur non pas dans la mesure où il convainc ceux qui le voient. Sa valeur vient de l’Esprit. C’est à l’Esprit de dire qu’à cause de la mort salvifique du Christ, la dignité de l’homme est si grande qu’elle outrepasse même le mystère de la mort. Même la mort n’arrive pas à l’abattre et à le souiller. Bien plus, la mort peut être révélatrice de ce qu’est l’homme en vérité, comme cela s’est produit dans la mort de Jésus : sa passion cruelle, ignominieuse, son dernier soupir sur la croix sans aucune logique apparente, poussent le centurion à s’écrier : « Vraiment, celui-ci était fils de Dieu ! ». Christ, défiguré, humilié, ressuscite avec les signes de sa passion et devient le premier de ceux qui préfèrent mourir plutôt que de faire violence à autrui, à soi-même, à la vérité.
Franco Cagnasso
Prière
Dieu éternel et tout-puissant,
qui as donné à ton saint martyr
Pierre Wu Guosheng
la force de soutenir jusqu’à la fin
le pacifique combat de la foi,
accorde-nous, à nous aussi,
de faire front pour ton amour
à toute adversité
et de marcher joyeusement
à ta rencontre,
toi qui es la vraie vie.
Saint Prosdocime évêque de Padoue (?)
Sainte Proscodime par Mantegna - 1453
Il aurait été le premier évêque de Padoue, mais les historiens ne peuvent souscrire à cette affirmation selon laquelle il y aurait été envoyé par saint Pierre lui-même.
À Padoue en Vénétie, au IIIe siècle, saint Prosdocime, vénéré comme le premier évêque de cette ville.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prosdocime
Saint Raverein (+ 682)
Il fut
évêque de Sées en Normandie, mais il demanda à quitter cette charge pour devenir moine à l'abbaye bénédictine de Fontenelle.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%AAque_de_S%C3%A9es
Saint Restitut (1er s.)
Église de Saint-Restitut
La tradition veut qu'il ait été l'aveugle-né de l'Evangile d'où son nom qui rappelle sa guérison. Miraculeusement venu de Palestine avec sainte Madeleine, saint Lazare, sainte Marthe et quelques autres, il aurait été le premier évêque de l'antique évêché de
Saint-Paul-Trois-Châteaux dans la Drôme, évêché supprimé en 1801. Il y a des légendes qui sont si belles qu'on aimerait qu'elles soient vraies...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Restitut
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_de_Saint-Restitut
Saint Théodote (+ 303)
hôtelier et martyr dont les Eglises d'Orient font mémoire en ce jour.
Saint Trémeur (6ème s.)
Jeune fils de sainte Triphine, il fut assassiné à Carhaix en Bretagne par son beau-père, le comte Conmore, qui lui fit trancher la tête. Il est également fêté le 21 juillet dans la paroisse qui porte son nom : Trémeur-22250. Il est le patron-titulaire de nombreuses paroisses et chapelles en Bretagne.
'Le culte du jeune martyr est populaire en Bretagne, spécialement en haute Cornouaille.'
(site du diocèse de Quimper et Léon )
http://catholique-quimper.cef.fr/decouvrez_notre_patrimoine/bol-d-air-breton/saint-tremeur/
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Tr%C3%A9meur
Bienheureux Vincent Grossi Fondateur de l'Institut religieux des Filles de l'Oratoire (+ 1917)
ou Vincenzo Grossi. Né en 1845, dès l'enfance, il manifesta un zèle et une joie toute spéciale à aider sa paroisse. Il fut ordonné prêtre du diocèse de Lodi à 24 ans et on lui confia alors deux paroisses particulièrement difficiles près de Crémone en Lombardie. Ses dons de pasteur excellèrent pour l'éducation des enfants et des adolescents.
Chargé de la paroisse de Vicobellignano, il fonda l’Institut des Filles de l’Oratoire pour prendre en charge l’éducation des enfants et des adolescents.
Béatifié le 1er novembre 1975.
Saint Willibrord Evêque d'Utrecht (+ 739)
Originaire de l'Est de l'Angleterre, il fut confié par sa famille au monastère de Ripon dirigé alors par saint Wilfrid d'York. A vingt ans, il gagne en Irlande le monastère de " l'île des saints ". En 690, on l'envoie évangéliser la Frise avec onze moines anglo-saxons. Il acquiert l'amitié du père de l'empereur Charlemagne, Pépin le Bref qu'il convertit et qui, à partir de ce jour, le soutiendra sans faillir. Fidèle à l'obéissance de l'Eglise, Willibrord se rend à Rome demander au Pape Serge 1er un mandat officiel pour prêcher l'Evangile.
Nommé évêque d'Utrecht, il fonde l'abbaye d'Echternach au Luxembourg et c'est à partir de là qu'il accomplit des missions en Frise et au Danemark. Il revient à Echternach où il est enterré et vénéré par un pèlerinage dont la danse et la procession sont célèbres depuis le 14ème siècle et encore de nos jours.
Né en Angleterre, ordonné par le pape saint Serge Ier évêque d’Utrecht, il annonça l’Évangile en Frise et en Danie, fonda des sièges épiscopaux et des monastères et, accablé de travaux et usé par l’âge, il s’endormit dans le Seigneur dans le monastère qu’il avait fondé.
Autre biographie:
Fils de Saint-Wilgils, un noble chrétien de la Northumbrie. À l’âge de sept ans, il est confié aux soins de l’abbé du monastère de Ripon, Saint-Wilfrid, qui se charge de son éducation. Attiré par la réputation des nombreux monastères d’Irlande, il s’y rend et passe douze ans au monastère de Rathmelsigi, sous la direction de son abbé, Saint-Egbert. En 688, il est finalement ordonné prêtre. En 690, il est choisi pour conduire une mission d’évangélisation en Frise, profitant de la protection et de l’aide de Pépin II, le duc d’Austrasie. Après une courte visite à Rome où il obtient du pape Serge Ier les autorisations nécessaires, il revient en Frise et se fixe à Anvers. L’évangélisation de la région est un succès et la communauté chrétienne se développe rapidement. En 695, il retourne à donc à Rome pour y recevoir sa nomination comme archevêque des Frisons. Quelques années plus tard, il fonde à Echternach (sur le territoire actuel du Luxembourg) une nouvelle abbaye qui devient, avec Utrecht, un des centres de son rayonnement. Désireux d’étendre la Chrétienté, il tente une mission auprès du roi Ogend du Danemark, mais sans succès. En 714, il fonde un nouveau monastère à Susteren (Hollande). La même année, la situation politique change à la suite du décès de Pépin, et tout le pays se retrouve placé sous la domination de son rival Radbod, le roi des Frisons. Willibrord se réfugie alors à Echternach en compagnie de ses moines. En 718, Charles Martel réussit à reprendre le contrôle de la région et Willibrord l’accompagne lors de sa campagne contre les Frisons, ce qui lui permet de rentrer à Utrecht. À partir de ce moment, il bénéficie des largesses de Charles Martel, qui lui fait de généreuses donations, puis il décide de sacrer des évêques auxiliaires (appelés chorévêques) qu’il envoie en mission d’évangélisation dans les différentes régions de la Germanie (658-739) Saint-Willibrord est invoqué pour la guérison de l’épilepsie, des convulsions, des dartres et des inflammations de la peau connues sous le nom de "feux sauvages".

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-07.htm#willibrord
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Willibrord
http://www.willibrord.lu/
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/07/index.html
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Willibrord de York (+739), évêque, apôtre de la Frise
Catholiques d’occident : Willibrord, évêque (calendrier monastique)
Coptes et Ethiopiens (28 babah/teqemt) : Marcien et Martyrius (+355), disciples de Paul de Constantinople, martyrs (Église copte) ; Yam’ata (Ve-VIe s.), moine (Église éthiopienne)
Luthériens : Willibrord, évangélisateur de la Frise
Maronites : Hiéron et 33 compagnons de Mélitène (IIIe s.), martyrs
Orthodoxes et gréco-catholiques : Les 33 martyrs de Mélitène ; Lazare du mont Galèse (+1053), moine et thaumaturge
Vieux Catholiques : Willibrord d’Utrecht, évêque et évangélisateur.
Publié le 05/11/2009 à 11:34 par jubilatedeo
En effet, les représentants du pouvoir ne sont pas à craindre quand on agit bien, mais quand on agit mal. Si tu ne veux pas avoir à craindre l'autorité, fais ce qui est bien, et l'autorité reconnaîtra tes mérites.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains - Chapitre 13 - Verset 3
Publié le 05/11/2009 à 11:29 par jubilatedeo
Nos « royaumes » intérieurs
Si la mission d’évangélisation qui incombe à l’Église nous pousse, comme Paul, vers nos contemporains, n’oublions pas qu’elle commence d’abord par nous-même. Prenons le temps d’inventorier tous ces « royaumes » intérieurs sur lesquels le nom du Christ n’a pas encore été vraiment invoqué, tous ces aspects de notre vie où nous nous comportons comme si Dieu n’existait pas. À nous d’entrer, sous la conduite de l’Esprit, dans une démarche d’évangélisation de notre intelligence, de notre affectivité et de notre volonté pour trouver enfin notre unité dans le Christ.
Prière du matin
Saint est le Dieu qui m’a montré dès ma jeunesse la vie et la lumière,
saint est le Dieu qui est le Père de tous.
Tu es saint, toi qui existes depuis le commencement ;
tu es saint, toi le Dieu qui conserves et connais toutes choses ;
tu es saint, toi que la nature n’a pas noirci... ;
tu es saint, toi qui es plus fort que toute puissance... ;
tu es saint, toi qui es supérieur aux louanges.
Reçois mes paroles qui, de mon âme et de mon cœur, s’en vont vers toi, ô inexprimable, ô ineffable, ô toi qu’on invoque en se taisant !
Papyrus égyptien
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 15,14-21.
Je suis convaincu, mes frères, que vous êtes très bien disposés, remplis d'une haute connaissance de Dieu, et capables aussi de vous reprendre les uns les autres.
Si, malgré cela, dans cette lettre, je me suis permis sur certains points de raviver votre mémoire, c'est en vertu de la grâce que Dieu m'a donnée.
Cette grâce, c'est d'être ministre de Jésus Christ pour les nations païennes, avec la fonction sacrée d'annoncer l'Évangile de Dieu, pour que les païens deviennent une offrande acceptée par Dieu, sanctifiée par l'Esprit Saint.
En Jésus Christ, j'ai donc de quoi m'enorgueillir pour ce qui est du service de Dieu.
Car je n'oserais pas parler, s'il ne s'agissait pas de ce que le Seigneur a mis en oeuvre par moi pour amener les païens à l'obéissance de la foi : la parole et les actes,
la puissance des signes et des prodiges, la puissance de l'Esprit Saint. Ainsi, depuis Jérusalem en rayonnant jusqu'à la Dalmatie, j'ai mené à bien l'annonce de l'Évangile du Christ ;
j'ai mis cependant mon honneur à n'évangéliser que là où le nom du Christ n'avait pas encore été prononcé, car je ne voulais pas bâtir sur les fondations posées par un autre,
mais je voulais me conformer à cette parole de l'Écriture : Ceux à qui on ne l'avait jamais annoncé, ils verront ; ceux qui n'en avaient jamais entendu parler, ils comprendront.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Psaume 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4
Sur toute l'étendue de la terre, on a vu le salut de notre Dieu.
Ou
Dieu révèle sa justice à toutes les nations.
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
Par son bras très saint, par sa main puissante,
il s'est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
Il s'est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d'Israël.
La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,1-8.
Jésus disait encore à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens.
Il le convoqua et lui dit : 'Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires. '
Le gérant pensa : 'Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n'ai pas la force. Mendier ? J'aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir. '
Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : 'Combien dois-tu à mon maître ? -
Cent barils d'huile. ' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante. '
Puis il demanda à un autre : 'Et toi, combien dois-tu ? - Cent sacs de blé. ' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu, écris quatre-vingts. '
Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière."
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Entendre de Jésus la parabole de l’intendant infidèle nous étonne. Qu’il s’inspire d’un fait divers de l’époque ou qu’il invente entièrement son récit, comment le Seigneur peut-il louer un tel intendant ? C’est bien la question que nous nous posons.
En y regardant de plus près, nous nous apercevons toutefois que les louanges de Jésus ne concernent pas vraiment cet homme, ni ses actions coupables ; il ne l’approuve pas complètement, ni ne le cite en exemple pour ses disciples. La gestion des biens matériels est une question à laquelle Jésus ne s’intéresse nullement. Le point de comparaison est tout autre il s’agit d’intelligence. Les fils de la lumière (Luc 16.8) devront l’apprendre de cet homme malhonnête.
Car ils auront, eux aussi, des comptes à rendre... Jésus nous exhorte à tout miser — absolument tout — sur l’intelligence et à mesurer sur elle nos paroles et nos choix. L’intelligence qu’il exige n’est pas celle d’une meilleure connaissance des choses du savoir. Elle consiste à prendre ses décisions à la lumière de l’objectif fixé : dans le vaisseau de notre vie, elle est la « proue de la connaissance » (Paul Claudel) dirigée vers l’éternité. L’intelligence nous enseigne à ne pas nous arrêter à l’immédiat et, comme les anciens Romains le disaient déjà, à « regarder le but ultime ».
Cela pourrait concerner également le bon usage de nos biens. Comme il est dit à la suite de l’évangile de ce jour : Faites-vous des amis avec le malhonnête argent (Luc 16.9). Celui dont l’âme s’attache trop à l’argent est sur une pente dangereuse. Mais l’intelligence, qui dispose tout en fonction du but qu’elle s’est fixée, n’est pas au bout de ses efforts. Pour ne pas se retrouver sans défenseur et avoir Dieu lui-même non pour juge mais pour ami, nous devons suivre dès maintenant ses commandements et ses exhortations. Obtenir de l’homme qu’il soit attentif aux signes de l’Esprit, voilà ce que Jésus avait à cœur de faire à travers cette parabole.
Dieu nous a donné à tous, semble-t-il, un compas pour nous aider à exercer notre intelligence. Dès le début de l’Église, de saints hommes et de saintes femmes ont montré que notre Père approfondit notre connaissance du chemin qui mène à lui grâce aux expériences de notre vie quotidienne. Saint Irénée de Lyon (†202), évêque et martyr, écrivait : « Par la magnanimité que Dieu manifesta à l’homme, celui-ci apprit à connaître et le bien de l’obéissance et le mal de la désobéissance, pour que le regard de l’esprit, par l’expérience personnelle des deux, fasse le meilleur choix avec discernement, ne soit plus paresseux et négligeant à accomplir les commandements de Dieu et, apprenant à ses dépens que c’est mal, n’envisage même plus de goûter ce qui ne lui donne pas la vie. »
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Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Manuscrit autobiographique B, 4r°
Le bon usage des richesses
Ô Jésus, je le sais, l'amour ne se paie que par l'amour, aussi j'ai cherché, j'ai trouvé le moyen de soulager mon coeur en te rendant Amour pour Amour. « Employez les richesses qui rendent injustes à vous faire des amis qui vous reçoivent dans les tabernacles éternels » (Lc 16,9). Voilà, Seigneur, le conseil que tu donnes à tes disciples après leur avoir dit que « les enfants de ténèbres sont plus habiles dans leurs affaires que les enfants de lumière ». Enfant de lumière, j'ai compris que mes désirs d'être tout, d'embrasser toutes les vocations, étaient des richesses qui pourraient bien me rendre injuste, alors je m'en suis servie à me faire des amis. Me souvenant de la prière d'Élisée à son père Élie lorsqu'il osa lui demander son « double esprit » (2R 2,9), je me suis présentée devant les anges et les saints, et je leur ai dit : « Je suis la plus petite des créatures, je connais ma misère et ma faiblesse, mais je sais aussi combien les coeurs nobles et généreux aiment à faire du bien, je vous supplie donc, ô bienheureux habitants du Ciel, je vous supplie de m'adopter pour enfant. A vous seuls sera la gloire que vous me ferez acquérir, mais daignez exaucer ma prière ; elle est téméraire, je le sais, cependant j'ose vous demander de m'obtenir votre double Amour. »
Homélie Messe
« Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge » et non : « La tromperie de ce gérant, le maître fit son éloge ». Et Jésus d’expliciter : « Effectivement, il s’était montré habile… » Autrement dit, l’exemple de ce gérant n’est donc pas dans sa malhonnêteté mais dans son attitude vis-à-vis de ses débiteurs. C’est bien donc bien sur l’habilité de cet homme que Jésus attire notre attention. Que fait ce gérant ? Il se dessaisit de l’argent en remettant à ses débiteurs pour établir une relation d’amitié avec eux. Plutôt que de se révolter contre la décision du maître, il préfère remettre et entrer dans une logique de miséricorde, en espérant qu’à son tour il lui sera fait miséricorde.
A travers cette parabole, Jésus veut donc nous inviter à entrer dans la logique divine du don, du partage et de la miséricorde. Les biens de ce monde nous sont confiés par le Seigneur. Les gérer habilement c’est ne pas les utiliser à son profit mais savoir s’en servir pour créer le partage et la fraternité. Si nous nous montrons dignes de cette « confiance » dans l’usage habile que nous en faisons alors nous sera confié le bien véritable : « Si vous n’avez pas été digne de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? » demandera Jésus dans la suite de cet évangile.
Frère Elie
http://www.homelies.fr/homelie,ferie,2594.html
Prière du soir
Seigneur, en cette nuit encore, beaucoup d’hommes sont sans toit, sans abri. D’autres sont torturés par la guerre et les privations. Des meurtres sont commis, l’injustice et la violence règnent. Fais que je ne te rende jamais responsable de tout cela. Que je garde toujours présent à l’esprit que la cause de tout cela est à rechercher dans le péché et dans le mauvais usage de notre liberté. Pourtant, malgré le risque d’un tel abus, tu n’as pas voulu nous priver de la dignité des êtres libres, afin que nous puissions t’aimer librement. Protège-moi contre toute forme de médisance, qui pourrait obscurcir ton visage plein de bonté.
Publié le 05/11/2009 à 10:28 par jubilatedeo
Sainte Bertille Moniale à Jouarre puis abbesse de Chelles (+ 710)
Moniale de Jouarre et première abbesse de Chelles dans la Brie champenoise, choisie par la sainte reine Bathilde. Sa sainteté n'a d'autre source que la réalisation, en quarante-cinq ans, de la vie monastique dans la fidèlité à tout instant et au quotidien à ses engagements religieux. On l'invoque contre le goître, les enflures, les maux de gorge, les maladies des chevaux, la foudre et les orages, les hernies des enfants.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bertille
Saint Attique (?)
L'ancien martyrologe romain, modifié en 1970, mentionnait: "En Phrygie, saint Attique, martyr." On ne sait rien d'autre sur lui d'autant que les Bollandistes sont aussi silencieux à son sujet.
Saint Barlaam de Choutinsk (+ 1193)
Ses parents étaient de riches commerçants comme il y en avait tant dans la cité de Novgorod " la marchande ". A leur mort, il se retire dans un monastère des bords du lac Volkov avant de fonder le monastère de la Transfiguration à Choutinsk. Il n'exigeait de ses moines que de garder l'amour mutuel et c'est ainsi qu'il conduisait leur ascèse par la grâce du discernement spirituel et la miséricorde.
Saint Callinique et ses 9 compagnons Martyrs à Jérusalem (+ 638)
Au martyrologe romain, on nomme les saints martyrs: Callinique, Himère, Théodore, Etienne, Pierre, Paul, un autre Théodore, Jean, un autre Jean et un dont on ne connaît plus le nom; soldats à Gaza ils furent capturés, lors de l'invasion des sarrasins. Convertis par l'évêque Sophrone, ils furent décapités pour le Christ.
Saint Dimitrien (+ 915)
Evêque de Chytri à Chypre. Originaire de Chypre et marié très jeune, il perd son épouse quelques mois après. Il a seize ans, quand il entre au monastère de saint Antoine, menant conjointement vie communautaire et vie érémitique. Au bout de quarante ans de vie monastique, il est appelé à devenir évêque et c'est là que, vers 912, il est emmené en captivité à Bagdad avec de nombreux diocésains, malgré son grand âge. Son autorité morale est telle que le cafile arabe les libère grâce à son intervention.
Autre biographie:
St-Démétrien (Demetrianos) Fils d’un prêtre des environs de Chytroi, dans l’île de Chypre. À quinze ans, il est marié à une jeune fille qui décède avant même que le mariage ne soit consommé. Il décide alors d’entrer au monastère Saint-Antoine, situé dans les montagnes environnantes. Après plusieurs années de vie cénobitique, il décide de se retirer pour vivre en ermite un peu à l’écart. Après avoir été ordonné prêtre par l’évêque Eustathe, il revient au monastère dont il est élu abbé. Puis, lorsqu’Eustathe est nommé archevêque de Salamine, il désigne Démétrien pour lui succéder comme évêque de Chytroi. Alors qu’il est déjà dans la dernière année de sa vie, il doit se rendre à Badgad, où il réussit à convaincre le calife de libérer tous les diocésains qui avaient été capturés et déportés par les arabes un an plus tôt (830- 912)
Sainte Edwen (7ème s.)
Patronne de Llanedwen en Angleterre, elle fut la fille du roi saint Edwin. Elle se consacra à Dieu dans la vie religieuse.
Saint Efflam (7ème s.)
prince irlandais devenu solitaire en Armorique non loin de Lannion et de Saint Michel en Grève dans les Côtes d'Armor. Une localité y perpétue sa mémoire : Saint-Efflam-22310.
Fils du roi d'Irlande, il est obligé par son père de se marier avec la fille d'un monarque saxon, afin d'établir la paix. Les deux jeunes mariés s'y résignent et décident de vivre leur mariage dans la virginité. Efflam s'en ira d'ailleurs évangéliser les païens de l'Armorique, bientôt rejoint par Enora son épouse.
A lire aussi:
Le Voyage de Sant Efflam, St Efflam, pardon le 6 novembre.
http://www.kerys.com/efflam/moines.htm
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Efflam
Saint Erlafrid (+ 830)
Comte de Cawl en Souabe, il fonda l'abbaye d'Hirschau où il devint moine selon la règle de saint Benoît, puis abbé.
Saint Etienne d'Apt ou d'Agde évêque (+ 1046)
Né à Agde. Evêque de l'ancien diocèse d'Apt dont on vante la bonté et la douceur. Tombé malade au cours d'un pèlerinage en Terre Sainte, il fit voeu, s'il revenait guéri, de relever les ruines de sa cathédrale que les envahisseurs musulmans avaient détruite. Il s'acquitta de sa promesse dès son retour. Il fut très actif durant le huitième concile régional de Narbonne.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_d%27Agde
Bienheureux Etienne de Lorandhaza (+ 1519)
Maître général de l'Ordre des Paulistes hongrois et biographe de saint Paul l'Ermite, il vécut une vie religieuse exemplaire. Il mourut au monastère de Saint-Pierre, à Sumeg en Hongrie.
Saint Félix (4ème s.)
Martyr à Tunis. Saint Augustin rapporte que son supplice ayant été différé, saint Félix fut trouvé mort le lendemain dans sa prison.
Saint Germain de Kazan (+ 1568)
Né dans une famille princière de Tver en Russie, il fut d'abord moine au monastère de Saint Joseph de Volokolamsk. En 1556, il fut appelé par saint Gouri, le premier archevêque de Kazan en Tatarie qui venait d'être conquise en 1552 par les russes, afin d'évangéliser cette population musulmane. Il lui succéda en 1564. Ayant résisté au tsar Ivan le Terrible pour défendre le métropolite saint Philippe, il fut assassiné en secret par les hommes de main du souverain.
Saint Iltut (6ème s.)
ou Elchut. Il aurait servi dans les armées du roi Arthur avec lequel il serait apparenté. Fondateur d'une école monastique, il aurait eu parmi ses disciples bretons, saint David, saint Samson, saint Gildas et saint Magloire dont nous parlons à d'autres dates de ce calendrier. C'est en leur rendant visite en Armorique qu'il meurt à Dol-de-Bretagne.
Saint Ideuc est la transcription moderne de Saint Ildut, que certains orthographient Saint Iltud.
Autre biographie:
St-Ildut (Elchut) Selon Saint-Samson, il aurait été ordonné par Saint-Germain d’Auxerre et aurait acquis un très haut niveau d’instruction. Abbé du monastère de Llantwit Major, situé près de Glamorgan (ouest de Cardiff) au Pays de Galles. En raison de la réputation de son abbé, le monastère jouit au Moyen-Âge d’une grande popularité. Plusieurs grands saints y séjournent : Brieuc, Cadoc, Gildas, Lunaire, Pol Aurélien, Samson. Ildut est également vénéré dans le Finistère (+ vers 505)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Ildut
Sainte Jalle Consacrée vierge à Valence (6ème s.)
Ste Jalle, consacrée vierge à Valence au VIème siècle, vécut dans la prière constante et le dévouement aux pauvres et aux malades.
Autres renseignements sur le site de la paroisse Ste Jalle
http://stejalleblv-valence.cef.fr/
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Jalle
Saint Léonard Ermite en Limousin (6ème s.)
Ermite au diocèse de Limoges, son culte se répandit en particulier dans les pays anglo-saxons et en Ile-de-France car son sanctuaire était sur le chemin des pèlerinages de saint Jacques de Compostelle. Les échoppes se multiplièrent comme les auberges. Il en naquit une petite ville : Saint Léonard de Noblat-87400. Le Moyen Age éprouva le besoin de lui donner quelques détails pour lui " faire une vie " : il aurait été filleul de Clovis et saint Remi en fit un clerc de l'Eglise. Il aurait aidé par sa prière la reine d'Aquitaine lors de la naissance difficile de son petit prince et ce serait la raison de la création de ce monastère.
Autre biographie:
St-Léonard de Noblac Issu de la noblesse Franque, il est parent du roi Clovis (qui est son parrain), il est promis à une carrière militaire, comme il est de tradition pour les jeunes hommes de sa classe. Mais lorsqu’il atteint l’âge adulte, il préfère se placer sous la direction de l’évêque Saint-Rémi de Reims. Très rapidement, sa réputation de sainteté se répand et il en profite pour obtenir du roi qu’il fasse libérer tous les prisonniers des lieux qu’il visite, à l’instar de Saint-Rémi. Après un court séjour à Micy, il décide de se diriger vers Aquitaine, tout en opérant plusieurs miracles en cours de route. Il s’arrête finalement dans le Limousin, où il s’installe dans un ermitage, qui se transforme graduellement en monastère au fur et à mesure que de nouveaux disciples viennent se placer sous sa direction (466-559) Saint-Léonard est le patron des épiciers, des marchands de primeurs, des mineurs, des serruriers, des gardiens de sécurité, des prisonniers et des personnes captives en général. Il est invoqué pour obtenir la libération d’une personne captive, pour être préservé des risques de cambriolage ou pour faire fuir les cambrioleurs.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-06.htm#leonard
http://missel.free.fr/Sanctoral/11/06.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9onard_de_Noblac
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/06/index.html
Saint Melaine de Rennes Evêque de Rennes (+ v. 530)
Melaine (à droite), discutant avec son prédécesseur Amand (à gauche). Fresque du XIXe siècle.
Il évangélisa la région et l'abbaye bénédictine qui prit son nom, perpétua son culte. Une localité perpétue également sa mémoire : Saint-Mélaine-35220
"Saint Melaine naquit au Vème siècle près de Redon à Platz (Brain-sur-Vilaine) dans une famille gallo-romaine. Elu troisième évêque de Rennes un 6 janvier, il assista en 511 au concile d’Orléans où il signa aussitôt après le métropolite de Bordeaux qui présidait. Il exerça un rôle politique important en favorisant par ses contacts avec Clovis le rapprochement entre les francs et les gallo-romains. Il se retirait souvent dans son pays natal où il avait construit un monastère. Il y mourut vers 530. Le 6 novembre est la date de sa depositio (sépulture). La translation de son corps porté en barque sur la Vilaine jusqu’à Rennes fut triomphale et, dit-on, accompagnée de miracles. Elle marqua le début de son culte.
Il fut inhumé sur la colline dite 'champ du repos', où allait être édifiée l’abbaye Saint-Melaine.
Selon sa Vie, récit écrit au IXème siècle, il parcourait les campagnes et faisait des miracles au moyen d’huile bénite auprès des malades et des infirmes, mais, par humilité, il usait de l’application de quelque emplâtre 'afin que la grâce des guérisons que Dieu lui avait octroyée fût plutôt attribuée à la vertu des simples qu’à ses mérites'. Saint Melaine est le patron principal du diocèse de Rennes."
(source: les saints patrons de la paroisse ND de Bonne Nouvelle - diocèse de Rennes)
http://catholique-rennes.cef.fr/?Presentation-Accueil
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Melaine_de_Rennes
http://www.mythofrancaise.asso.fr/mythes/figures/MELpres.htm
Saint Paul de Constantinople Archevêque de Constantinople (+ 350)
A peine élu patriarche de Constantinople, il fut déposé et exilé par les évêques partisans de l'arianisme soutenus eux-mêmes par l'empereur. Banni, il se réfugia par deux fois auprès du Patriarche d'Occident, le Pape de Rome, qui le soutenait. Il y retrouva d'ailleurs saint Athanase d'Alexandrie également exilé pour la même raison. Il put revenir à Constantinople en 342, mais une guerre, entre orthodoxes et ariens, l'exile à nouveau en Mésopotamie. Après plusieurs tentatives de retour au siège patriarcal, en particulier en 347 lors du concile de Sardique, il connut deux autres exils et finit emprisonné en Arménie où ses gardiens, après l'avoir consumé lentement par la faim, l'étranglèrent durant la Divine Liturgie avec le pallium qu'il portait autour du cou.
L'Occident le fête le 7 juin.
En moins de vingt ans, il subit trois fois l'exil pour sa fidélité à la foi apostolique. Il fut rétabli dans sa charge par le Pape de Rome, Jules Ier.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov06.html
Bienheureux Pelage (+ 1257)
A Coimbra célèbre ville universitaire du Portugal. Il était religieux dominicain et, humblement, il sut si bien cacher ses mérites que ses frères ne les découvrirent qu'après sa mort.
Saint Protais évêque de Lausanne (7ème s.)
ou Prex.
"L'évêque de Lausanne saint Protais (attesté en 652/653) aurait été enseveli à Saint-Prex au milieu du VIIe s."
(dictionnaire historique de la Suisse)
http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F2451.php
A propos des stalles de la cathédrale de Lausanne - "la partie la plus intéressante de ces stalles consiste dans les panneaux de refend, sculptés en bas-relief dans leur partie basse, à jour dans leur partie haute, qui terminaient et fermaient l'extrémité des stalles. Ils sont au nombre de quatre. L'un d'eux, représenté sur une de nos planches, pourra donner l'idée de leur décoration. Un évêque, aussi grand que les dossiers des stalles et protégé par un petit dais en forme d'édifice gothique, est adossé à la colonne qui supporte une arcade ogivale : sous cette arcade un ange debout tient un encensoir. On peut reconnaître dans ce prélat saint Protais, évêque de Lausanne, dont l'office propre venait d'être institué par l'évêque Boniface en 1233."
(source: Annales archéologiques - Adolphe Napoléon Didron, Edouard Didron, Libraire archéologiques de Victor Didron (Paris)
http://books.google.fr/books?id=IzkGAAAAQAAJ&pg=PA57&lpg=PA57&dq=saint+Protais+%C3%A9v%C3%AAque+de+lausanne&source=bl&ots=L2qTdc_yST&sig=38VkDTwoq_VvxJLfImeLwDkoJDA&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=3&ct=result#PPA57,M1
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Prex
Bienheureux Raymond du Plan (+ 1569)
Religieux dominicain martyr à
Morlaas dans le diocèse de Bayonne. Alors qu'il défendait l'Eglise catholique romaine, il fut arrêté par un groupe de protestants qui l'accablèrent de coups et l'achevèrent à coups d'épée
http://fr.wikipedia.org/wiki/Morla%C3%A0s
Saint Sever (+ 638)
Evêque de Barcelone et martyr. Il mourut la tête percée par un clou.
Bienheureux Simon d'Aulne (+ 1215)
Frère cistercien et mystique, il vivait à Aulne en France, célèbre pour son don de prière, ses visions et ses extases. Sa réputation était si grande que le Pape Innocent III lui demanda de venir à Rome pour bénéficier de ses conseils spirituels.
Saint Théobald Chanoine (+ 1070)
Disciple de saint Israël, religieux limousin, il suivit l'exemple de son maître et poursuit son action au monastère du Dorat où il meurt âgé de quatre-vingt ans. Leurs reliques sont encore vénérées dans la collégiale du Dorat.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Th%C3%A9obald
Saint Winnoc Abbé en Belgique (+ v. 715)
La tour de l'abbatiale vestige de l'abbaye Saint Winoc.
ou Pinnock, avec saint Ingenoc, saint Madoc et saint Quadranoc.
Quatre saints d'origine bretonne qui vinrent se mettre sous la houlette de saint Bertin, abbé du monastère de Sithiu près de la ville de Saint-Omer. L'on a conté bien des miracles dans la vie de saint Winnoc. Quand il fut âgé et n'ayant plus de forces, il fut aidé par les anges pour tourner la meule du moulin de son monastère. Pour cette raison, il est devenu en Bretagne le protecteur des meuniers. Saint-Winnoc est le patron des meuniers. Il est invoqué pour obtenir la guérison de la fièvre et de la coqueluche.
Voir aussi sur le site du diocèse de Quimper et Léon:
"Né en Armorique, dans le pays de Dol, il s'expatrie pour trouver une solitude où mener une vie d'ermite avec quelques compagnons. En Flandre, lui et ses compagnons sont reçus par saint Bertin, qui les aide à bâtir un monastère à Wormhoud, sur une hauteur appelée depuis Mont-Saint-Winoc. Les attaques des Normands se multipliant, les reliques du saint sont mises en sûreté à l'église Saint-Bertin de Saint-Omer. La paix revenue, ces reliques sont ramenées à Bergues. L'église de Plouhinec, chez nous, n'est sous le patronage de saint Winoc que depuis le 14e siècle. Elle reçut un fragment de relique de Bergues peu après 1900. Le culte de saint Winoc, encore vivant en Flandre, est localisé à la paroisse de Plouhinec."
Un internaute nous signale: "Winoc fut abbé de son monastére à Wormhout (59470), en France, monastère où il décéda en 717. Auparavant Saint Bertin l'avait envoyé sur le Groenberg, colline de 22 mètres, qui par la suite deviendra la ville de Bergues, pour évangéliser la région.
En 1022, les comtes de Flandres édifieront sur la colline une puissante abbaye bénédictine en souvenir du passage du saint, abbaye détruite à la révolution et dont il ne subsiste que l'une des deux tours de l'église abbatiale. La paroisse possède toujours les reliques du saint. Un collège porte le nom de St Winoc."
http://catholique-quimper.cef.fr/decouvrez_notre_patrimoine/bol-d-air-breton/saint-winoc/
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Winoc_de_Bergues
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Léonard (VIe s.), ermite ; William Temple, archevêque de Canterbury, docteur de la foi
Coptes et Ethiopiens (27 babah/teqemt) : Macaire (Ve s.), évêque de Tkow (Église copte-orthodoxe)
Luthériens : Gustave Adolphe (+1632), roi de Suède ; Heinrich Schütz (+1672), musicien chrétien en Saxe
Maronites : Paul (+351), archevêque de Constantinople
Orthodoxes et gréco-catholiques : Paul le Confesseur, archevêque de Constantinople
WILLIAM TEMPLE pasteur et témoin de l’œcuménisme (1881-1944)
William Temple est né à Exeter en 1881 ; il est un des principaux acteurs du mouvement œcuménique au XX è siècle.
Après de brillantes études en théologie et en philosophie à Oxford, il se mit à réaliser de lui-même un programme de soutien aux laissés pour compte de la société anglaise. Son souci des pauvres ne l’abandonnera jamais et il finira par influencer profondément tous les choix et les engagements décisifs de sa vie.
Ordonné prêtre, William Temple fut élu évêque de Manchester à 40 ans ; quelques années plus tard, il fut nommé au siège archiépiscopal de York. Dans cette position de premier plan dans l’Église d’Angleterre – dont il deviendra archevêque de Canterbury en 1942 -, Temple dénonça courageusement la profonde contradiction par rapport à l’Évangile que constituent les inégalités sociales et l’incroyable difficulté pour les pauvres d’acquérir une éducation convenable.
Promoteur du Conseil britannique des Églises, Temple présida en 1937, à Edimbourg, la seconde conférence internationale de Foi et Constitution ; il y proposa de créer un « conseil mondial des Églises », qui verra le jour peu après sa mort.
Au seuil de la seconde guerre mondiale, il s’emploiera de toutes les manières à conjurer le désastre des conflits, qui finirait par peser surtout sur les classes les plus défavorisées de la société.
William temple mourut le 6 novembre 1944 ; sa sainteté, dont ses contemporains eux-mêmes ne pouvaient douter, est reconnue par son inclusion officielle dans le calendrier de l’Église d’Angleterre.
Lecture
L’unité de l’Église, vers qui se tournent notre foi et notre espérance, est fondée sur l’unité de Dieu et l’unicité de son action rédemptrice en Jésus Christ. « Un seul corps et un seul esprit » correspond à « un seul Dieu et Père de tous ». L’unité de l’Église de Dieu est un fait pérenne ; notre tâche n’est pas de la créer, mais de la faire émerger. Où Christ habite dans le cœur des hommes, là est l’Église ; où son Esprit est à l’œuvre, là est son corps. L’Église n’est pas une association d’hommes dont chacun a fait choix de Christ comme Seigneur : elle est une communion d’hommes que Christ s’est uni à lui-même. La foi et la vie chrétienne ne sont pas découverte ou invention des hommes ; elles ne sont pas un stade du processus de développement historique : elles sont don de Dieu.
William Temple, Sermon d’ouverture de la Seconde Conférence mondiale de Foi et Constitution
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Temple_(archev%C3%AAque)
Publié le 04/11/2009 à 09:10 par jubilatedeo
Notre capacité vient de Dieu : c'est lui qui nous a rendus capables d'être les ministres d'une Alliance nouvelle, une Alliance qui n'est pas celle de la lettre de la Loi, mais celle de l'Esprit du Dieu vivant ; car la lettre tue, mais l'Esprit donne la vie.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens - Chapitre 3 - Verset 6