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Nom du blog :
jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
20.11.2009

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Un verset

Publié le 20/11/2009 à 11:01 par jubilatedeo
Un verset
Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

Psaume 94 - Verset 1-2


Evangile et homélie du samedi 21 Novembre

Publié le 20/11/2009 à 10:58 par jubilatedeo
Prière du matin

Seigneur, par le prix exorbitant que ton amour n’a pas hésité à payer, tu as fait de nous les enfants de la Résurrection et nous sommes déjà entrés dans la vie qui dure éternellement, nous rendant contemporains des saints des siècles passés et de la gloire à venir. Tressaillements de vie et jubilation pour ceux qui s’ouvrent à cette vie : Moïse et Élie sont vivants, Abraham est vivant, Marie est vivante ainsi que tous les habitants des cieux et ils communiquent avec nous dans la surabondance de la vie. Gloire et louange à toi, notre Vie.



Lecture du livre de Zacharie (2, 14-17)

Chante et réjouis-toi, fille de Sion ; voici que je viens, j'habiterai au milieu de toi, déclare le Seigneur. En ce jour-là, des nations nombreuses s'attacheront au Seigneur, elles seront pour moi un peuple, et j'habiterai au milieu de toi.
Tu sauras que le Seigneur de l'univers m'a envoyé vers toi. Le Seigneur prendra possession de Juda, son domaine sur la terre sainte ; il choisira de nouveau Jérusalem. Que toute créature fasse silence devant le Seigneur, car il se réveille et sort de sa Demeure sainte.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Psaume 44 (45), 11-12.14-17

Vierge Marie, pleine de grâce, tu es bénie entre les femmes.

Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ;
oublie ton peuple et la maison de ton père :
le roi sera séduit par ta beauté.
Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.

Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
vêtue d'étoffes d'or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.
Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège.

On les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.
A la place de tes pères se lèveront tes fils ;
sur toute la terre tu feras d'eux des princes.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (12, 46-50)

Comme Jésus parlait à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu'un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler. »
Jésus répondit à cet homme : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une soeur et une mère. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Homélie Messe

La fête de la présentation de Marie au temple se réfère à un événement qui n’est pas relaté dans les évangiles canoniques - c’est-à-dire dans les quatre évangiles considérés comme inspirés. Par contre on en trouve un récit détaillé dans un apocryphe intitulé le Protévangile de Jacques, composé probablement en Égypte au milieu du IIe siècle. L’Église n’a pas retenu cet ouvrage en raison de sa datation tardive et du merveilleux qui y foisonne. Il est d’ailleurs peu probable que Marie ait été portée au temple à l’âge de trois ans pour se préparer à sa mission en priant et servant Dieu : on ne trouve en effet aucune trace d’une telle coutume dans les pratiques religieuses juives de l’époque. Malgré son caractère improbable, l’événement a cependant été retenu par la piété populaire et fut célébré liturgiquement en Orient dès le VIe siècle. La fête de la présentation de Marie est même devenue une des douze grandes solennités de la liturgie byzantine.
L’Église romaine fut plus réticente à célébrer cet événement qui n’a pas de fondement évangélique : il faut attendre le XIVe s. pour que le pape Grégoire XI en permette la célébration (1372) et ce n’est qu’en 1585 que le pape Sixte V l’introduira au calendrier liturgique.
Comment justifier qu’un événement incertain, attesté seulement par un apocryphe soit repris dans la liturgie ? N’est-ce pas contradictoire avec l’adage « lex orandi, lex credendi » : la prière enseigne le contenu de la foi ?
S’il s’agissait par cette célébration d’authentifier l’historicité de l’événement, certes la liturgie outrepasserait ses droits. Mais la fête de la Présentation ne fait qu’exprimer sous forme de récit, que Marie a été consacrée à Dieu dès l’aube de sa vie - qu’elle ait vécu cette consécration au temple de Jérusalem ou dans la maison d’Anne et Joachim importe peu. Nous pouvons même soutenir que dès les premiers instants de son existence, Marie a servi Dieu dans le temple de son cœur immaculé, et qu’elle a effectivement rendu ce culte en pleine conscience aux alentours de trois ans. C’est en célébrant Dieu jour et nuit dans son âme illuminée par la grâce, qu’elle se préparait à être Mère du Sauveur.
La liturgie de ce jour, tout en célébrant en premier la Vierge Marie, lève également son regard vers l’humanité entière, rachetée par son Fils. La « fille de Sion » à laquelle s’adresse le prophète Zacharie, représente l’humanité réconciliée avec Dieu et renouvelée dans la grâce : « Je viens, j’habiterai au milieu de toi, déclare le Seigneur » (1ère lect.). Tel est bien le miracle qui s’accomplit pour chacun de nous au baptême : devenus « participants de la vie divine » (2 P 1, 4), nous sommes « temples de l’Esprit », incorporés dans le Christ total dont Jésus ressuscité est la Tête. Voilà pourquoi Notre-Seigneur peut dire : « Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux - c’est-à-dire celui qui garde ma Parole et demeure dans la grâce de l’Esprit Saint - celui-là est pour moi - non seulement - un frère, une sœur - mais également - une mère ».

« Vierge Marie, apprends-nous comme toi à “tendre l’oreille” (Ps 44) de notre cœur, afin que nous puissions entendre la voix du Bien-Aimé qui nous appelle. Oubliant les séductions de ce monde nous nous prosternerons alors devant lui, pour recevoir de ses mains la couronne de gloire, et nous laisser conduire au palais du Roi ».

Père Joseph-Marie
http://www.homelies.fr/homelie,presentation.de.la.vierge.marie,1873.html



Prière du soir

Sous l’abri de ta miséricorde nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu, porte du ciel à jamais ouverte, porte de Jérusalem, porte qui s’ouvrit pour notre Roi, porte du Paradis, porte de béatitude, porte par laquelle nous entrons aux cieux, porte du berger et de ses agneaux, porte de notre repos, porte qui ne se ferme pas aux pauvres, porte du Christ, de son cœur et de ses plaies, porte de son amour d’où coule le parfum de pureté, porte de la lumière de l’Esprit, porte d’où la joie rayonne, porte du soleil de justice.

Les saints du jour (samedi 21 novembre)

Publié le 20/11/2009 à 10:24 par jubilatedeo
Les saints du jour (samedi 21 novembre)
UCCELLO Paolo Marys Presentation In The Temple

Présentation de la Vierge Marie
Cette fête est introduite en France par Charles V, en 1373, puis elle se répand graduellement dans tout le pays au cours des deux siècles suivants. Elle apparaît dans le missel romain pour la première fois en 1505. Cet épisode de la vie de la Vierge Marie ne se trouve pas dans les quatre évangiles, mais dans un livre apocryphe, le "protévangile de Jacques". La piété populaire et la spiritualité mariale en furent marquées, car elle soulignait bien la disponibilité de la Vierge Marie, à l'égard de la volonté divine. Tant en Orient qu'en Occident, cette fête connut un grand succès. Marie est bien prédestinée à devenir le temple vivant de la divinité. La scène est toute simple, selon cet évangile apocryphe : Anne et Joachim voulurent remercier Dieu de la naissance de cette enfant. Ils la lui consacrèrent. Lorsqu'elle eut trois ans, Marie fut conduite au Temple, un prêtre l'accueille par des paroles qui ressemblent au Magnificat et l'enfant s'assied sur les marches de l'autel. "Tout le peuple d'Israël l'aima" . Cette fête est attestée dès le 6ème siècle.
Au lendemain de la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve près du mur du Temple de Jérusalem, l’Église célèbre la consécration que fit d’elle-même à Dieu dès son enfance la future mère de Dieu, sous l’action de l’Esprit Saint, dont la grâce l’avait comblée dès sa conception immaculée.

Prière:

Je vous salue Marie, dans votre Présentation !
comme une pure Hostie de l'Abandon.
O Vierge et Mère,
par ce mystère donnez-moi la dévotion.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort.


Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-21.htm#presentation
http://missel.free.fr/Sanctoral/11/21.php
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov21.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sentation_de_la_Vierge_au_Temple
http://www.mariedenazareth.com/11636.0.html?&L=0



Saint Agapios Martyr à Césarée de Palestine (+ 306)
Torturé et condamné à plusieurs reprise à être dévoré par les fauves, il fut livré aux jeux de l'amphithéâtre durant les persécutions de Dioclétien car il refusait d'obtenir la liberté en échange du reniement. Blessé gravement par un ours, le lendemain, alors qu’il respirait encore, on lui attacha des pierres aux pieds et on le jeta à la mer.
À Césarée de Palestine, en 306, saint Agapios, martyr. Déjà soumis plus d’une fois à des tortures, mais toujours différé pour de plus hauts combats, il fut livré dans les jeux de l’amphithéâtre devant l’empereur Maxime lui-même, en l’honneur de son anniversaire, pour être dévoré par des ours et le lendmain, alors qu’il respirait encore, on lui attacha des pierres aux pieds et on le jeta à la mer.



Saint Albert de Liège Evêque de Liège et Martyr (+ 1192)
Il naquit à Louvain en Belgique et son frère était duc de Lorraine. Quand il fut nommé évêque de Liège, il rencontre l'opposition du comte de Hainaut qui avait un autre candidat soutenu aussi par l'empereur d'Allemagne Henri IV. Saint Albert en appelle à Rome où il est reçu par le Pape qui confirme son élection et le nomme cardinal. Par amour de la paix, saint Albert se fait consacrer à Reims où il réside en attendant des jours meilleurs. C'est là qu'il est assassiné par des mercenaires payés par l'empereur, martyrisé pour avoir défendu la liberté de l'Eglise.
Fête locale pour les diocèses de Liège, Namur et Malines-Bruxelles.

Autre biographie:
St-Albert de Louvain Fils du duc Godefroy III de Brabant et de son épouse Marguerite, il devient chanoine à Saint-Lambert de Liège dès l’âge de 12 ans. En 1187, il est adoubé chevalier par Baudouin V de Hainaut, mais renonce à cette charge un an plus tard pour retrouver son titre de chanoine à Liège et rentrer dans la cléricature. En 1191, il est élu évêque de Liège dans la confusion générale. Cette élection ayant attisé de nombreux conflits entre plusieurs seigneurs Flamands, Brabançons et Germaniques, elle est bientôt invalidée et un autre évêque est nommé : Lothaire. Mais ce dernier est considéré comme un intrus par Albert, qui se rend incognito à Rome pour en appeler au Pape Célestin III, qui le confirme dans sa charge d’évêque. Il est finalement sacré à Reims les 19 et 20 septembre 1192 par l’archevêque Guillaume de Champagne, mais il est assassiné deux mois plus tard par un groupe de chevaliers teutoniques, probablement mandatés par le comte Thierry de Hochstaden, le frère de Lothaire (1166-1192)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_de_Li%C3%A8ge



Sainte Amalberge Abbesse bénédictine (+ v. 900)
Abbesse bénédictine de l'abbaye de Susteren, elle éleva dans son monastère les deux filles du roi de Swentibold de Lotharingiede Lorraine, qui, après sa mort, la firent élever au rang des saints.



Saints Celse et Clément Martyrs (?)
Nous n'en connaissons que les noms qui sont mentionnés au martyrologe romain.



Saint Digain (5ème s.)
La mémoire des Cornouailles le vénère dans le Clwyd, comme fils du roi de cette région.



Saint Dimitri de Rostov Higoumène en Ukraine puis métropolite de Rostov (+ 1709)
Né à Kiev en Ukraine, il devient vite célèbre par la vie des saints qu'il rédige, mais le patriarche le trouvait trop " romain ". Nommé métropolite de Sibérie, il revient à Moscou quand le tsar Pierre le Grand commua son exil. Il n'y avait pas, dans ces lointaines régions, de bibliothèques pour ce chercheur. Nommé métropolite à Rostov-sur-le-Don, il trouva un diocèse dont le clergé avait grand besoin de réforme. Ce qu'il fit avec douceur et bonté. Il continuait ses écrits jusqu'au jour où on le trouva mort, au matin, en prière à genoux au bord de son lit.
Après des études au collège ecclésiastique de Kiev, il entra au monastère de Saint-Cyrille. Après les invasions tatares, lituaniennes et polonaises, nombre d'ouvrages orthodoxes avaient disparu. Saint Dimitri s'installa à la laure des Grottes de Kiev et consacra vingt-cinq ans de sa vie à reconstituer les ouvrages spirituels orthodoxes. En 1701, il fut chargé de la métropole de Sibérie et de Tobolsk, mais en raison de sa santé, il fut nommé à Rostov. Là, il fonda un séminaire pour la formation théologique des prêtres et il eut le souci de faire revenir les schismatiques « Vieux Croyants » au sein de l'Eglise en leur montrant que le sens profond de la tradition n'était pas dans les détails extérieurs.



Bienheureuse Francoise Siedliska fondatrice des Soeurs de la Sainte Famille de Nazareth (+ 1902)
Marie de Jésus Bon Pasteur
Elle appartenait à l'une des plus grandes familles de la noblesse polonaise. Elle naquit au château de Roskowa, non loin de Varsovie. Mais elle préféra la vie religieuse et son humble apostolat. Elle obtint du pape Pie IX l'autorisation de fonder une nouvelle congrégation religieuse qui avait pour but d'imiter les vertus de la Sainte Famille de Nazareth. Actuellement ces religieuses travaillent dans l'enseignement, les hôpitaux et surtout parmi les enfants handicapés. Elle a été béatifiée en 1989.
À Rome, en 1902, la bienheureuse Marie de Jésus Bon Pasteur (Françoise de Siedlinska), vierge. Après son départ de Pologne, à cause des difficultés que connaissait le pays, elle fonda à Rome l’Institut des Sœurs de la Sainte Famille de Nazareth pour venir en aide aux émigrés de sa patrie.



Saint Gélase Ier Pape (49 ème) de 492 à 496 (+ 496)
Il est originaire d'Afrique né en Kabylie.
Il ne fut pape que durant quatre années, mais ses enseignements sur le péché originel, sur la double nature, humaine et divine, du Verbe et sur la primauté du Siège Apostolique ont marqué dans l'histoire de l'Eglise.
Une vingtaine de lettres authentiques, un sacramentaire qui regroupe les formules liturgiques de l'Eglise latine, un traité des deux natures en Jésus-Christ et une soixantaine de "canons" sont l'œuvre qu'il nous laisse.
Célèbre par sa doctrine et sa sainteté. Pour que l’unité de l’Église n’ait pas à souffrir de l’autorité impériale, il illustra le premier à fond les propriétés des deux pouvoirs et leur liberté réciproque; avec une extrême charité, poussé par les besoins des indigents, pour pouvoir soulager les pauvres, il mourut dans la plus grande pauvreté.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9lase_Ier



Saint Libéral (+ 940)
Né à Brive, il s'en va trouver la solitude à Embrun dans les Hautes Alpes. Malgré son humilité, sa sainteté le fait choisir comme évêque, un ministère où il se montra fidèle en toutes choses.



Saint Maur évêque et martyr (+ v. 300)
Les nombreuses villes de France et d'Italie qui prétendent posséder ses reliques démontrent que son culte doit bien avoir quelque fondement historique. Il serait né en effet de parents chrétiens en Afrique et mourut martyr à Rome.
À Parenzo en Istrie, saint Maur, évêque et martyr, vers 300.



Bienheureux Nicolas Giustiniani
Vénitien, il devint moine bénédictin dans le monastère de Saint-Nicolas du Lido. Comme tous ses frères avaient été tués durant les guerres contre Constantinople, le Doge de Venise obtint la dispense de ses voeux afin que continue la célèbre famille des Giustiniani et surtout l'héritage qui, sinon, devenait propriété des moines. Nicolas se maria donc sur ordre, il eut six fils et trois filles, puis retourna au monastère. Venise le vénère comme un saint.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Giustiniani



Saint Rufus de Rome Disciple de l'apôtre Paul (1er s.)
Disciple de saint Paul qui le cite dans sa lettre aux Romains (Rom. 16. 13); il est parfois considéré comme étant l'un des fils de Simon de Cyrène (Marc 15. 21). Cette pieuse tradition n'est pas invraisemblable.
Rufus, que l’Apôtre saint Paul, écrivant aux Romains, déclare choisi par le Seigneur.



Les Églises font mémoire…

Arméniens : Entrée au Temple de la bienheureuse Vierge Marie

Catholiques d’occident : Présentation de la bienheureuse Vierge Marie (calendrier romain et ambrosien) ; Longin (1er s.), martyr (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (12 hatur/hedar) : Michel, archange

Luthériens : Wolfgang Capiton (+1541), théologien à Strasbourg

Maronites : Présentation de la Vierge au Temple

Orthodoxes et gréco-catholiques : Entrée dans le Temple de la très sainte Mère de Dieu ; Sozomène de Chypre (VIIe s. ; Église de Chypre) ; mémoire de notre Saint Père Théophore COLOMBAN de Luxeuil
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov21bis.html

Syro-occidentaux : Entrée dans le Temple de la Vierge Marie (Église syro-catholique).

Un verset

Publié le 19/11/2009 à 11:09 par jubilatedeo
Un verset
Heureux est l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit !

Psaume 1 - Verset 1-2

Evangile et homélie du vendredi 20 novembre

Publié le 19/11/2009 à 11:06 par jubilatedeo
A l’écoute du christ

L’évangile nous dit que le peuple venait écouter Jésus au Temple et qu’il « était suspendu à ses lèvres ». Avons-nous le même désir au cœur, la même ardeur que lui ? Certes, les récits évangéliques ne cachent pas les ambiguïtés de cette quête et la recherche effrénée parfois, d’un simple « mieux à court terme ». Mais qu’importe ! Sachons être libres dans notre démarche, sans nous laisser paralyser par ces ambiguïtés. Osons nous formuler à nous-mêmes et à Dieu ce que nous désirons, dans l’humble conviction que Dieu fait des merveilles.



Prière du matin

Ô Jésus, le peuple tout entier était suspendu à tes lèvres et à cause de cela, on ne pouvait t’arrêter et l’heure de ta mort reculait. Tu as fait de nous un peuple de prophètes, répands sur nos lèvres ta grâce afin que nous puissions, nous aussi, retarder l’heure du jugement et que le plus grand nombre d’hommes soit sauvé. Tandis que beaucoup cherchent à te faire mourir, que par la parole qui féconde le Royaume, nous cherchions inlassablement à te faire vivre en étendant ton règne sur la terre.



Premier livre des Maccabées 4,36-37.52-59.

Après avoir remporté la victoire, Judas Maccabée et ses frères déclarèrent : « Voilà nos ennemis écrasés, montons purifier le sanctuaire et en faire la consécration. »
Toute l'armée se rassembla, et ils montèrent à la montagne de Sion.
Le vingt-cinquième jour du neuvième mois, de grand matin,
les prêtres offrirent le sacrifice prescrit par la Loi sur le nouvel autel des holocaustes qu'ils avaient construit.
L'autel fut inauguré au chant des hymnes, au son des cithares, des harpes et des cymbales. C'était juste l'anniversaire du jour où les païens l'avaient profané.
Le peuple entier se prosterna la face contre terre pour adorer, puis ils bénirent le Ciel qui avait fait aboutir leur effort.
Pendant huit jours, ils célébrèrent la consécration de l'autel, en offrant, dans la joie, des holocaustes, des sacrifices de communion et d'action de grâce.
Ils ornèrent la façade du Temple de couronnes d'or et de boucliers, ils en restaurèrent les entrées et les salles, et y replacèrent des portes.
Il y eut une grande joie dans le peuple, et l'humiliation infligée par les païens fut effacée.
Judas Maccabée décida, avec ses frères et toute l'assemblée d'Israël, que l'anniversaire de la consécration de l'autel serait célébré pendant huit jours chaque année à cette date, dans la joie et l'allégresse.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Premier livre des Chroniques AT 4 (1Ch 29, 10, 11abc, 11de-12a, 12bcd)

Louange à toi, Seigneur, louange à ton nom glorieux !

Béni sois-tu, Seigneur,
Dieu d’Israël, notre Père,
depuis les siècles et pour les siècles !

A toi, Seigneur, la grandeur et la puissance,
la majesté, le prestige et la splendeur ;
tout, dans les cieux et sur la terre, est à toi.

A toi, Seigneur, la royauté,
le souverain qui domine l’univers ;
de toi vient la richesse et la gloire.

C'est toi, le Maître de tout ;
dans ta main, vigueur et puissance,
dans ta main, tout grandit et s'affermit.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,45-48.

Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. Il leur déclarait :
« L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »
Il était chaque jour dans le Temple pour enseigner. Les chefs des prêtres et les scribes, ainsi que les notables, cherchaient à le faire mourir,
mais ils ne trouvaient pas le moyen d'y arriver ; en effet, le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Le Seigneur Jésus nous a donné le parfait exemple pour savoir comment bien vivre nos vies. Un des aspects prédominants de sa vie était la prière. Il gravit la montagne, à l’écart, pour prier (Matthieu 14.23) ; Restez ici tandis que je m’en irai prier là-bas (Matthieu 26.36) ; Mais lui s’était retiré dans le désert pour prier (Luc 5.16) ; Il passait toute la nuit à prier Dieu (Luc 6.12). Jésus était sans cesse absorbé dans la prière. Non seulement il nous a donné cet exemple, mais il nous a également laissé le modèle même de la prière : le Notre Père.
Malheureusement, nous (les êtres humains) qui sommes limités, nous sentons parfois que ce que Dieu nous a donné ne nous suffira pas. Nous semblons penser qu’il faut faire des ajouts ou des soustractions. Mais savons-nous réellement mieux que Dieu ?
Comme les Israélites avant nous, qu’avons-nous fait de son temple aujourd’hui ? Nous désacralisons ces temples du Saint-Esprit que sont nos corps, en violant le caractère sacré du mariage. Nous mangeons et buvons notre propre condamnation en prenant part à l’Eucharistie en état de péché grave. Nous avons transformé ses sanctuaires en lieux de rencontre ; nous manquons de reconnaître sa présence dans le tabernacle et nous n’avons pour lui que bien peu de vénération et de déférence ; nous portons notre attention sur toutes les modes éphémères de ce monde et non pas sur sa grande souffrance et son sacrifice qui viennent de son amour et de sa compassion indicibles pour nous. Nous distrayons les autres de leur prière, nous interrompons leur conversation avec le Tout Puissant. Nous attirons l’attention sur nous-mêmes plutôt que de suivre l’exemple de Marie, sa mère, qui montrait le chemin menant droit vers le Seigneur : Faites tout ce qu’il vous dira (Jean 2.5).
Prions constamment, comme le Seigneur nous l’a montré, afin que nous ne fassions qu’un avec lui, et les uns avec les autres, comme lui et le Père ne font qu’un, et que nos actions n’éloignent pas les hommes mais, au contraire, les rapprochent du Seigneur Jésus Christ et de son Royaume.

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Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon sur le psaume 130, § 3

« Le peuple tout entier était suspendu à ses lèvres »

On prie dans le temple de Dieu quand on prie dans la paix de l'Eglise, dans l'unité du Corps du Christ, parce que le Corps du Christ est constitué de la multitude des croyants répartis sur toute la terre... Pour être exaucé c'est dans ce temple qu'il faut prier, « en esprit et en vérité » (Jn 4,23), et non dans le Temple matériel de Jérusalem. Celui-ci était « l'ombre de ce qui devait venir » (Col 2,17), c'est pourquoi il est tombé en ruines... Ce temple qui est tombé ne saurait être la maison de prière dont il a été dit : « Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations » (Mc 11,17; Is 56,7).

Est-ce que vraiment ceux qui ont voulu en faire « une caverne de bandits » ont été la cause de sa chute ? De même, ceux qui mènent dans l'Eglise une vie de désordre, ceux qui cherchent à faire de la maison de Dieu une caverne de bandits, autant qu'il est en leur pouvoir, ceux-là non plus ne renversent pas ce temple. Un temps viendra où ils seront chassés dehors sous le fouet de leurs péchés. Cette assemblée de fidèles, temple de Dieu et Corps du Christ, n'a qu'une voix et chante comme un seul homme... Si nous le voulons, cette voix est la nôtre ; si nous le voulons, en l'entendant chanter, nous chantons aussi dans notre coeur.



Homélie Messe

Nous pouvons lire à travers l’expulsion des marchands du Temple, la volonté de notre Seigneur de faire de nos cœurs une demeure sanctifiée par sa présence divine. Le jour de notre baptême nous sommes effectivement devenus, comme nous l’enseigne saint Paul, « des temples de Dieu dans l’Esprit-Saint ». Mais quel est l’état du temple de notre cœur ? Est-il une maison de prière et d’adoration ou résonne la Parole du Très-Haut ? Ou bien les bruits intérieurs de nos marchandages avec les biens de ce monde, de nos pensées de violence, d’envie, de cupidité, de nos rancœurs et de nos jugements, ont-ils fini par dominer en lui ?
A travers l’évangile de ce jour, Jésus nous redit qu’il veut régner en nous. Il veut faire la vérité en allant jusqu’à démasquer peut-être le vernis d’un apparent culte que nous lui rendons extérieurement alors que notre cœur est bien loin de lui. Ne nous étonnons pas que s’élèvent alors en nous des sentiments contradictoires. Ils sont à l’image de notre être divisé. Une partie de nous-mêmes refusera d’accueillir cette vérité du Christ qui dénonce nos hypocrisies ; une autre voudra peut-être même l’éliminer à l’image des chefs des prêtres, des scribes et notables de l’évangile ; une dernière, par contre, restera en suspend à son écoute parce qu’au fond de nous, nous avons cette intuition que la vérité qu’il est, qu’il fait en nous, et qui nous fascine, est seule à pouvoir nous libérer de toutes nos aliénations.

Frère Elie
http://www.homelies.fr/homelie,ferie,2608.html



Prière du soir

Jean mangea ta parole et elle fut amère dans ses entrailles et douce comme le miel sur ses lèvres. Tes entrailles de miséricorde se retournèrent et tu connus la douleur de l’amour non partagé, de la parole qui n’arrivait pas à s’accomplir parmi les hommes rebelles à la miséricorde. Et pourtant, tu ne proféras pas la moindre parole de plainte et tes paroles étaient douces pour ceux qui t’accablaient. Donne-nous cette même douceur alors que le feu de la parole, les tourments de la prédication nous sont amers comme les douleurs de l’enfantement.

Les saints du jour (vendredi 20 Novembre)

Publié le 19/11/2009 à 10:39 par jubilatedeo
Saint Edmond le Martyr roi d'Est-Anglia, martyr (+ 870)

Diptyque de Wilton (tempera sur bois, entre 1395 et 1399, détail), Richard II d'Angleterre et ses sains patrons, sur la gauche saint Edmond, 1395

ou saint Edme. Il était le roi d'un petit royaume de l'est de l'Angleterre que les Danois envahissaient souvent. Fait prisonnier lors d'une bataille dans le Suffolk, il refusa leurs conditions en particulier celle d'apostasier et périt décapité après avoir été criblé de flèches. Les Anglais lui donnèrent la couronne du martyre. Il a laissé son nom à l'abbaye et à la ville de Bury-saint-Edmund.
http://www.stedmundsbury.gov.uk/sebc/visit/stedmund.cfm
Dans le Norfolk en Angleterre, l’an 870, saint Edmond, martyr. Roi des Angles de l’Est, il lutta contre l’invasion des Vikings, fut vaincu, capturé et tué, parce qu’il refusait de renier la foi chrétienne.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmond_d%27Est-Anglie



Saint Adventeur (+ 297)
martyr avec saint Octave et saint Soluteur à Turin dont ils sont les saints patrons. La légende leur donna pour compagnons les martyrs de la Légion thébéenne, originaires de la Haute-Egypte et qui furent martyrs dans le Valais suisse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Octave_de_Turin



Saint Agape (+ 306)
Martyr à Césarée de Palestine, il fut condamné à périr noyé en mer.



Saint Ambroise Traversari Abbé général des Camaldules (+ 1439)
Florentin, il fit ses études à Venise et est caractéristique des érudits de la Renaissance italienne, écrivant surtout en grec, adonné aux sciences et fort savant dans la théologie. A 24 ans, il entre dans la vie religieuse chez les Pères Camaldules de Sainte-Marie des Anges de Florence où il constitua une importante bibliothèque. Il fut élu abbé général de son Ordre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Camaldules



Saints Ampèle et Caïus (+ v. 302)
martyrs à Messine au temps de l'empereur Dioclétien. De leur vie, nous ne connaissons que leur mort glorieuse.



Saint Apothème (+ 389)
Evêque d'Angers d'origine grecque. Il serait venu pour se sanctifier dans la solitude sous la conduite de saint Martin. Le temps a détruit jusqu'au dernier souvenir de sa vie.



Saint Autbode (+ 690)
ou Aubeu
Missionnaire venu d'Irlande, il prêcha l'Evangile dans l'Artois et la Picardie. Il s'endormit dans le Seigneur alors qu'il se trouvait à Laon.

Le service Communication diocèse d'Arras communique:
"après recherche aux archives, le saint patron de l'église de Wancourt est saint Aubode, orthographe d'origine Autbode, missionnaire irlandais"
http://catholique-arras.cef.fr/

Un internaute nous signale:
"Othbodus ou Autbode ou Obode dans le Pas-de-Calais, saint Aubeu à Laon puis Aubeu en Thierache, est cité dans livre d'Eglise du diocese de Soissons, supervisé par le cardinal Morlot, à la date du 20 Novembre, il est mentionné comme confesseur non pontife, cela commence par 'beati othbodi'; ses reliques sont encore visibles en Thierache, dans une église dont la paroisse s'appelle Saint Aubeu."



Saint Bernward Evêque d'Hildesheim (+ 1022)

Statue de Bernouard devant la Cathédrale d'Hildesheim

Evêque d'Hildesheim, dans le Hanovre. Il secourut son peuple menacé par une invasion des Slaves et développa les sciences et les arts dans les monastères de son diocèse.
À Hildesheim en Saxe, l’an 1023, saint Bernward, évêque, qui défendit son peuple des incursions slaves et normandes, restaura, grâce à plusieurs synodes, la disciplne du clergé et favorisa la vie monastique.

Autre biographie:
St-Bernward de Hildesheim D’origine saxonne, il devient orphelin alors qu’il est encore très jeune et il est élevé par son oncle Folkmar, le futur évêque d’Utrecht. Après avoir complété ses études, il est ordonné prêtre par Saint-Willigis, l’archevêque de Mayence, qui réussit à obtenir pour lui un poste de précepteur auprès du jeune prince Otton III, le futur empereur. En 993, il succède à Gerdag comme évêque d’Hildesheim (Allemagne), mais son épiscopat est troublé par plusieurs problèmes politiques et ecclésiastiques, de même que par un conflit qui l’oppose à Willigis à propos de l’abbaye de Gandersheim. Amoureux des arts, il consacre une bonne partie de son temps à la sculpture, la peinture et le travail du bronze (960-1022) Saint-Bernward est le patron des architectes, des orfèvres, des peintres et des sculpteurs.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernward_d%27Hildesheim



Saint Crispin evêque et martyr d'Ecija (4ème s.)
Evêque en Andalousie, il fut décapité lors de la persécution décidée par l'empereur Maximilien Hercule. Il a son office propre dans la liturgie mozarabe.
Dans la cité d’Ecija en Espagne, saint Crispin, évêque et martyr.



Saint Cyprien abbé de Calami (+ v. 1190)
Il garda fidèlement les statuts et les exemples des moines orientaux , et se montra sévère pour lui, généreux pour les pauvres et bon conseiller pour tous en Calabre.



Saint Dasios Soldat romain, martyr (+ 303)
A Silistria en Bulgarie. Il fut le martyr d'une cruelle tradition militaire romaine. Au jour de la fête du dieu Cronos, l'un des sacrifices consistait à lui immoler un jeune militaire, tiré au sort, et qui, paré des plus beaux vêtements, se voyait accorder tout ce qu'il demandait avant d'être mis à mort. Dasios avait été tiré au sort et il demanda seulement de mourir en chrétien. On accéda à son désir puisqu'on le tortura le plus cruellement possible.
À Dorostore en Mésie, saint Dasius, martyr.



Saint Eudon (+ v. 760)
Fondateur d'un monastère dans le Velay, il avait reçu auparavant toute sa formation à Lérins, dans le souci de ne pas dévier des observances monastiques.



Saint Eustathe (+ 300)
et ses deux frères, Thespessios et Anatole, martyrs en Galatie. Fils de parents païens, ils se convertirent à la foi chrétienne. La persécution faisait rage et ils furent arrêtés bientôt. Condamnés à être décapités, ils moururent en paix avant que la sentence soit exécutée.



Saint Félix de Valois Ermite (+ 1212)

Saint Félix de Valois (Homole, Bohême orientale)

Né dans une famille princière, il partit à la Croisade avec le roi de France Louis VII. Au retour, il se fit ermite dans la forêt de Cerfroi et c'est là que sa vie changea du tout au tout. Il reçut la visite de saint Jean de Matha, le fondateur des Trinitaires, Ordre dont le but était de racheter les chrétiens captifs.
Jusque là tout est authentique, mais les Trinitaires parisiens obtinrent du Pape l'approbation de l'existence d'un saint Félix de Valois aidés en cela par Louis XIV, et les détails ne manquèrent pas pour en célébrer la sainteté. Une sainteté réelle sans doute, mais Paul VI rétablit la vérité en 1970, quant aux faits et gestes de saint Félix. Le culte des deux fondateurs est maintenu pour les Eglises locales et non plus pour l'Eglise universelle.
À Cerfroid sur le territoire de Meaux, au XIIe ou XIIIe siècle, saint Félix de Valois, ermite, qui aurait été le compagnon de saint Jean de Matha dans la fondation des l’Ordre des la Très Sainte Trinité pour la rédemption des captifs. (martyrologe romain - 4 novembre)

Autre biographie:
Félix été le fils du comte Hugues de Vermandois et de Valois et de son épouse Aliénor de Champagne, tous deux descendants des rois de France. Baptisé sous le prénom de Hugues, comme son père, il aurait passé sa jeunesse à Clairvaux puis serait parti en croisade à l’âge de 20 ans. Il aurait ensuite été ordonné prêtre puis serait revenu en France un empruntant un faux nom (Félix) et se serait installé comme ermite dans un lieu retiré du Vermandois (Aisne actuelle). Il aurait alors fait la connaissance de Saint-Jean de Matha avec qui il aurait passé plusieurs années. Ensemble, ils auraient eu la vision d’un cerf qui portait au centre de ses bois une croix rouge et bleue, ce qui les aurait incités à fonder l’Ordre de la Très Sainte Trinité et des Captifs, plus connu sous le nom d’Ordre des Trinitaires et ayant pour vocation de racheter les prisonniers capturés au cours des croisades. Et en hommage cerf qui venait s’y rafraîchir, le lieu aurait été nommé Cerfroid (1127-1212)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_de_Valois
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/20/index.html



Saint François-Xavier Can Martyr au Tonkin (+ 1837)
"François-Xavier Cân, catéchiste tonkinois sur le point d’être ordonné prêtre, est arrêté au cours d’une mission dont Monseigneur Pierre Retord l’a chargé, condamné à mort puis exécuté par strangulation."

Source: salle des martyrs des Missions Etrangères de Paris.
À Hanoï au Tonkin, en 1837, saint François-Xavier Can, martyr. Catéchiste, il fut étranglé et décapité pour la foi sous l’empereur Minh Mang.
http://128.mepasie.net/martyre-de-saint-francois-xavier-can-20-novembre-1837-vietnam.fr-fr.3.113.content.htm



Saint Grégoire le Décapolite Moine à Thessalonique et à Constantinople (+ 842)

A l'époque iconoclaste, il entreprit d'encourager les défenseurs du culte des saintes icônes par son enseignement. Empêché d'entrer dans la capitale byzantine, il se rend à Thessalonique, à Corinthe, à Reggio-de-Calabre, à Rome, à Syracuse en Sicile. Il servit ainsi l'Eglise par la défense du culte des saintes Images et par son rayonnement spirituel. Il meurt à Constantinople où il put revenir, avant de voir le triomphe de l'Orthodoxie.
À Constantinople, en 842, saint Grégoire le Décapolite, moine, qui professa d’abord la vie cénobitique, puis celle d’anachorète, se fit pèlerin, enfin séjourna longtemps à Constantinople, où il lutta avec beaucoup de vigueur pour la défense des saintes images.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov20.html



Saint Hippolyte Evêque de Belley dans le Bugey (Franche-Comté) (+ v. 769)
Moine à Condat, actuellement Saint-Claude dans le Jura, il fut un évêque " attentif aux pauvres, visitant les ladreries (léproseries), les hôpitaux et les prisons ". En cela il fut aidé par les libéralités de Pépin le Bref. Vers la fin de sa vie, il se retira à Condat pour retrouver la paix monastique.
Dans le Jura, après 772, saint Hippolyte, abbé de Saint-Oyend et évêque de Belley.



Bienheureux Libérat Weiss (1675 - 1716)
et ses compagnons martyrs franciscains en Ethiopie, Samuel Marzorati et Michel Pie Fasoli. Ils furent béatifiés en 1988.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9rat



Bienheureux Marie, Angèle et leurs compagnes vierges et martyres (+ 1936)
Marie des Miracles Ortello Gimero, de l’Ordre des Clarisses capucines, à Picadero de Paterna, Angèle de saint-Joseph (Françoise Loret Marti) et quatorze compagnes, près de Valence en Espagne, la première était supérieure générale et les autres religieuses de la Congrégation de la Doctrine chrétienne; toutes victimes de la persécution religieuse au cours de la guerre civile.



Bienheureuse Marie-Fortunata Viti moniale bénédictine (+ 1922)
Analphabète, elle perdit sa mère très jeune et eut la charge d'une nombreuse famille. A 24 ans, en 1851, elle entra comme soeur converse à l'abbaye de Saint-Marie de Franconi. Elle était un exemple de la vie monastique, et, par sa joie et son amour du travail, elle répandit autour d'elle la paix et la charité. Elle fut béatifiée en 1967 comme témoignage que la science de la vie spirituelle est plus grande que les sciences intellectuelles.
À Veroli dans le Latium, en 1922, la bienheureuse Marie-Fortunée (Anne-Félice Viti), moniale bénédictine. Pendant presque tout le cours de sa longue vie, elle s’occupa de la lingerie du monastère, attentive à observer de tout son cœur les seuls préceptes de la Règle.



Bienheureux Martyrs du Mexique martyrs du Mexique (1927-1928), laïcs
Joseph Anaclet Gonzales Flores et 8 compagnons.

Béatifiés le 20 novembre 2005, cérémonie présidée à la cathédrale de Guadalajara par le Card José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les Saints.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/calendar/ns_lit_doc_20050101_calendar_fr.html

Le 20 novembre 2005, après l'Angélus, Benoît XVI a salué les évêques, prêtres, religieux, religieuses et laïcs qui ont participé en ce dimanche au stade Jalisco de Guadalajara (Mexique) à la béatification de treize martyrs de la persécution religieuse du siècle dernier dans ce pays. Trois d'entre eux étaient prêtres et dix laïcs. Le Cardinal José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, a présidé la cérémonie.
Après avoir rappelé le nom de ces martyrs, Anacleto González Flores et sept compagnons, José Trinidad Rangel, Andrés Solá Molist, Leonardo Pérez, Darío Acosta Zurita et José Sánchez del Rio, âgé de 14 ans, le Pape a réaffirmé qu'ils "ont affronté le martyre pour défendre leur foi chrétienne".
"En ce jour, fête du Christ-Roi, qu'ils ont invoqué au moment suprême de lui donner leur vie -a affirmé le Pape- les nouveaux bienheureux sont pour nous un exemple permanent et un encouragement à donner un témoignage cohérent de notre propre foi dans la société actuelle".
Source (VIS 051121 (330)

Le bienheureux José Luis Sanchez del Rio mérite une mention spéciale; fervent apôtre au milieu des enfants de son village. Malgré sa jeunesse, il est accepté en 1927 dans les rangs des cristeros où il continue son apostolat et meurt martyr, n’ayant pas encore 15 ans.
(source: abbaye saint Benoît)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0734.htm



Saint Nersès et ses compagnons, martyrs en Perse (+ 343)
avec son disciple saint Joseph, il confessa la foi en Jésus-Christ au temps du roi perse Sapor. " Je n'ôterai pas ma foi en celui qui se fie en moi, pour adorer le soleil qu'il a créé. "



Saints Octave, Soluteur et Adventeur Soldats et martyrs (+ 297)
Soldats de la légende de la Légion Thébéenne, massacrés à cause de leur foi chrétienne, sous Maximien.
Patrons de la ville de Turin.
À Turin en Ligurie, les saints martyrs Octavius, Solutor et Adventor (le 20 novembre au martyrologe romain).



Saint Sylvestre évêque de Châlon-sur-Saône (6ème s.)
Evêque de Châlon-sur-Saône en Bourgogne, il fut l'un des maîtres de saint Césaire d'Arles. Nous trouvons son nom souscrit au concile d'Epône avec saint Avit de Vienne et saint Viventiole de Lyon. Il se dévoua pendant quarante-deux ans au service de l'Eglise locale. "Il y mourut plein jours et de vertus" selon l'historien saint Grégoire de Tours.
À Chalon sur Saône, entre 520 et 530, saint Silvestre, évêque, qui passa au Seigneur la quarante-deuxième année de son sacerdoce, plein de jours et de vertus.



Sainte Thécla (Thècle) (+ 343)
Compagne d’Agapios, martyre en Perse sous le règne de Maximin Daïa.



Saint Théoneste évêque et martyr (+ v. 313)
Evêque et martyr en l’honneur de qui l’évêque saint Eusèbe, son successeur, construisit une basilique à Verceil, en Ligurie.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Edmond (+870), roi des Angles de l’Est, martyr ; Priscille Lydia Sellon (+1876), rénovatrice de la vie religieuse dans l’Église d’Angleterre

Catholiques d’occident : Crispin d’Ecija (IIIe s.), évêque (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (11 hatur/hedar) : Anne, mère de la Vierge Marie ; Pacôme (+346), moine ; Elsa’, moine (Église éthiopienne)

Luthériens : Bernhard de Hildesheim (+1022), évêque

Orthodoxes et gréco-catholiques : Vigile de l’Entrée au Temple de la très sainte Mère de Dieu ; Grégoire le Décapolite (+env. 862), moine ; Proclus (+446), archevêque de Constantinople ; Dasius de Durostore (+303), martyr (Église roumaine).



RABBI AQIVA env. 50-135 martyr juif
En 135 de notre ère, à une date imprécise, meurt, des suites des tortures qu’il a subies de la main de ses geôliers romains, Rabbi Aqiva, heureux d’accomplir ainsi le précepte de la Torah : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces ».
Aqiva, originaire de Galilée, naquit sans doute vers la moitié du 1er siècle d’une famille pauvre de ‘am ha-arez. Tandis qu’il exerçait la profession de berger, il fut au service d’un riche propriétaire terrien de Jérusalem, qui s’opposa formellement au mariage d’Aqiva avec sa fille Rachel. Tous deux furent ainsi livrés à une extrême pauvreté, mais, selon la tradition, Rachel accepta d’épouser Aqiva à condition qu’il se voue entièrement à l’étude de la Torah. Il passa alors treize années à l’école de Lydda, et probablement aussi longtemps à celle de Yavneh : aussi devint-il un des plus importants tannaim, et le plus grand savant juif de son temps.
Aqiva ouvrit sa propre école à Bené Beraq et s’employa, avec beaucoup d’humilité, à commenter la Torah ; il fut au nombre des plus ardents défenseurs de la canonicité du Cantique des cantiques. Son grand amour pour l’Écriture ne l’empêcha pas cependant d’exercer une activité intense en faveur des plus pauvres.
La révolte de Bar Kohba, qui commença en 132, fut pour lui l’occasion de s’unir à ceux qui espéraient la venue de l’ère messianique. Aqiva fut emprisonné pour avoir refusé de renoncer à enseigner ouvertement la Torah, au mépris des interdits de l’empereur. Il put ainsi couronner par sa mort une existence totalement dédiée à l’écoute obéissante du Seigneur, jusqu’à sanctifier le Nom par le don suprême de sa vie dans le martyre.

Lecture

Quand Rabbi Aqiva fut emmené au supplice, c’était l’heure de réciter le Shema’, on lui arracha les chairs avec des instruments de fer ; lui, accepta le joug du Royaume des cieux. Ses disciples lui dirent alors : « Maître, ta force d’âme va-t-elle jusque là ? ». Il répondit : « Ma vie durant j’ai été troublé par le verset biblique : ‘De toute ton âme’, en l’interprétant : ‘Même s’il t’ôte ton âme’. Je pensais : quand aurai-je l’occasion d’accomplir ce précepte ? ». Et il ajouta le mot ‘Unique’ tant que lui restait un souffle de vie, ne cessant de dire le mot ‘Unique’. Alors on entendit une voix céleste qui clamait : « Bienheureux Rabbi Aqiva qui a rendu ton âme avec ce mot ‘Unique’ »

Talmud babylonien

un verset

Publié le 18/11/2009 à 11:21 par jubilatedeo
un verset
Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean - Chapitre 17 - Verset 17

Evangile et homélie du jeudi 19 Novembre

Publié le 18/11/2009 à 11:17 par jubilatedeo
Ceux qui pleurent mais savent consoler

Les pleurs de Jésus sur Jérusalem ne nous révèlent-ils pas un aspect du cœur de Dieu ? Un Dieu à qui notre choix pour la vie ou pour la mort n’est pas indifférent ; un Dieu que nos souffrances « atteignent ». Relisons en ce sens l’épisode de Lazare (Jn 11) et l’évocation de Gethsémani dans la lettre aux Hébreux (He 5, 7). Et, de fait, si Jésus peut consoler, n’est-ce pas parce qu’il a lui-même connu la souffrance ? Un appel à changer notre regard sur Dieu, sur nous-mêmes, sur notre vécu, pour entrer dans la béatitude promise à ceux qui pleurent mais savent consoler.


Prière du matin

Ne pleure pas. Voilà qu’il a remporté la victoire, le Lion de la tribu de Juda, le descendant de David (Apocalypse 5.5). Ne pleure pas ! Personne n’avait pu consoler ton peuple, tu viens comme un agneau offert avec la pureté et la douceur comme seules armes contre le mal, et tu triomphes ! Tu me dis : ne pleure pas de tout ce qui est à venir, ne crains rien des malheurs et des catastrophes de l’apocalypse, du dévoilement final de toute chose, car je serai un lion pour l’ennemi, mais pour toi je serai comme un agneau.




Premier livre des Maccabées 2,15-29.

Les hommes envoyés par le roi pour contraindre les Juifs à l'apostasie arrivèrent dans la ville de Modine pour y organiser des sacrifices.
Beaucoup d'Israélites allèrent à eux ; Mattathias et ses fils vinrent à la réunion.
Les envoyés du roi prirent la parole pour dire à Mattathias : « Tu es un chef honoré et puissant dans cette ville, soutenu par des fils et des frères.
Avance donc le premier, et exécute l'ordre du roi, comme l'ont fait toutes les nations, les hommes de Juda et ceux qui sont restés à Jérusalem. Alors, toi et tes fils, vous serez les amis du roi. Toi et tes fils, vous serez comblés d'argent, d'or et de cadeaux nombreux. »
Mattathias répondit d'une voix forte : « Toutes les nations qui appartiennent aux états du roi peuvent bien lui obéir en rejetant chacune la religion de ses pères, et se conformer à ses commandements ;
mais moi, mes fils et mes frères, nous suivrons l'Alliance de nos pères.
Que Dieu nous préserve d'abandonner la Loi et ses préceptes !
Nous n'obéirons pas aux ordres du roi, nous ne dévierons pas de notre religion, ni à droite ni à gauche. »
Dès qu'il eut fini de prononcer ces paroles, un Juif s'avança en présence de tout le monde pour offrir le sacrifice, selon l'ordre du roi, sur cet autel de Modine.
A cette vue, Mattathias s'enflamma d'indignation et frémit jusqu'au fond de lui-même ; il laissa monter en lui une légitime colère, courut à l'homme, et l'égorgea sur l'autel.
Quant à l'envoyé du roi, qui voulait contraindre à offrir le sacrifice, Mattathias le tua à l'instant même, et il renversa l'autel.
Il s'enflamma d'ardeur pour la Loi comme jadis Pinehas contre Zimri.
Alors Mattathias se mit à crier d'une voix forte à travers la ville : « Ceux qui sont enflammés d'ardeur pour la Loi, et qui soutiennent l'Alliance, qu'ils sortent tous de la ville à ma suite. »
Il s'enfuit dans la montagne avec ses fils, en abandonnant tout ce qu'ils avaient dans la ville.
Alors, beaucoup de ceux qui recherchaient la justice et la Loi s'en allèrent vivre au désert.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Psaume 49 (50), 1-2, 5.7ac, 14-15

Offrons à Dieu le sacrifice de louange.

Ou

Celui qui marche sans reproche, Dieu lui fera voir le salut.

Le Dieu des dieux, le Seigneur,
parle et convoque la terre
du soleil levant jusqu'au soleil couchant.
De Sion, belle entre toutes, Dieu resplendit.

« Assemblez, devant moi, mes fidèles,
eux qui scellent d'un sacrifice mon alliance.
Écoute, mon peuple, je parle ;
Moi, Dieu, je suis ton Dieu !

« Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce,
accomplis tes voeux envers le Très-Haut.
Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,41-44.

Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait :
« Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux.
Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés ;
ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Imaginez la douleur de Jésus, Dieu fait Homme, lorsqu’il s’aperçoit de la destruction imminente de la ville choisie par Dieu. Son peuple élu est à nouveau oppressé. Combien de fois s’est-il détourné de lui, combien de fois a-t-il été châtié pour ses mauvaises actions et combien de fois l’a-t-il sauvé dans son malheur et accueilli à nouveau ? Les Égyptiens, les Grecs, les Romains, les Babyloniens, les Syriens, les Assyriens, tous ont eu ou auront leur part dans le châtiment d’Israël. Ce peuple d’entêtés est vraiment aveugle ! Jésus pleure non seulement sur la destruction physique de Jérusalem, mais aussi sur sa destruction spirituelle, la perte de cette paix qui demeure dans le cœur du Christ. Ce peuple a eu les Prophètes et les Juges, et il les a ignorés, torturés et mis à mort. Il a eu la Loi, et maintenant, en son sein, il possède l’accomplissement de la Loi et des Prophètes, le Merveilleux Conseiller, le Prince de la Paix, le Seigneur de l’Univers. Mais il se détournera de lui, le torturera, le mettra à mort, comme il l’a fait pour les prophètes avant lui.
C’est facile de condamner les Israélites. Pourtant, Jésus pleure sur Jérusalem, pas seulement sur les Israélites, mais aussi sur nous. Combien de fois nous sommes-nous détournés de lui, combien de fois avons-nous été châtiés, combien de fois encore nous a-t-il ouvert les bras, et avec quelle rapidité avons-nous oublié et péché à nouveau ? Pourtant, nous avons au milieu de nous le même Jésus — là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là parmi eux (Matthieu 18.20), présent, Corps, Sang, Esprit et Divinité, dans le plus béni des sacrements, la Sainte Eucharistie, — et nous sommes aussi aveugles que le peuple choisi, nous avons perdu de vue le chemin de la paix. Le Démon, le Prince des ténèbres, le Prince de ce monde, nous conquiert, car nous n’avons pas su reconnaître le temps où Dieu nous visitait.
Prions pour que nos yeux se dessillent et que nos oreilles se débouchent pour que nous puissions comprendre notre Seigneur Jésus et qu’avec son aide divine, nous puissions vaincre les pièges et la malfaisance du Démon, afin d’être un jour unis avec lui dans la Jérusalem céleste.

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Paul VI, pape de 1963-1978
Exhortation apostolique sur la joie chrétienne « Gaudete in Domino » (trad. DC n° 1677, 1/6/1975 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Hélas, cela est resté caché à tes yeux »

C'est trop évident, aucune ville sainte d'ici-bas ne constitue le terme de notre pèlerinage dans le temps. Ce terme est caché au-delà de ce monde, au coeur du mystère de Dieu encore invisible pour nous ; car c'est dans la foi que nous cheminons, non dans la claire vision, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté. La Jérusalem nouvelle, dont nous sommes dès à présent les citoyens et les fils, c'est d'en haut qu'elle descend, d'auprès de Dieu. De cette seule cité définitive, nous n'avons pas encore contemplé la splendeur, sinon comme dans un miroir, d'une manière confuse, en tenant ferme la parole prophétique. Mais dès à présent nous en sommes les citoyens, ou nous sommes invités à le devenir ; tout pèlerinage spirituel reçoit son sens intérieur de cette destination ultime.

Ainsi en était-il de la Jérusalem célébrée par les psalmistes. Jésus lui-même et Marie sa mère ont chanté sur terre, montant à Jérusalem, les cantiques de Sion : « Beauté parfaite, joie de toute la terre ». Mais c'est du Christ, désormais, que la Jérusalem d'en haut reçoit son attrait, c'est vers lui que nous marchons d'une marche intérieure.

(Références bibliques : 1Jn 3,2; Ga 4,26; Ap 21,2; 1Co 13,12; Ps 49,2; Ps 47,3)



Homélie Messe

Jésus s’approche de Jérusalem. Dans la descente du Mont des Oliviers, ses disciples l’ont accueilli avec enthousiasme : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur ! Paix dans le ciel, et gloire au plus haut des cieux ! (Lc 19, 38) »
Mais la joie de Jésus est assombrie à la vue de la ville. Non en raison de ce qu’il aura à y souffrir dans quelques jours, mais parce qu’il entrevoit le sort de la Cité Sainte, qui sera totalement détruite en 70 par les troupes du général romain Titus.
Jésus pleure sur elle et sur ses habitants : il aurait tant voulu être pour ses frères juifs le Messager de Paix ; il aurait tant voulu leur éviter les souffrances à venir : mystère de la compassion divine qui pleure sur le sort de ses bourreaux.
Ce souci va même hanter Jésus jusqu’au cœur de sa Passion : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, qu’en sera-t-il de l’arbre sec ? (Lc 23, 28-31) »
« Parce que tu n’as pas reconnu le temps où tu as été visitée » : que de souffrances notre monde, nos nations, nos familles, nous-mêmes, nous pourrions éviter si nous étions plus vigilants à reconnaître les temps où le Seigneur passe en offrant sa paix.
Mystère de la liberté humaine qui peut résister à la grâce et s’enfoncer dans les ténèbres, faute d’avoir accueilli la lumière.
Mais le Seigneur ne nous abandonne pas pour autant ; bien plus, pour être sûr de pouvoir nous accompagner dans cette souffrance dont nous sommes pourtant les seuls responsables, il nous y précède. Il va bientôt s’enfoncer, librement, dans la nuit de la Passion, pour y porter le flambeau de sa miséricorde et la consolation de sa présence.
Rien n’est jamais perdu pour Dieu : de même que le troisième jour il a relevé le Temple Saint : le Corps de son Fils, il relèvera Jérusalem et chacune de nos ruines, pour les intégrer dans la Jérusalem céleste, cité de la Paix, de la Joie où il essuiera toutes larmes de nos yeux (Apoc 21, 4).


« Seigneur en ta bonté, ouvre mes yeux
que je reconnaisse le temps de ta visite ;
sans toi ma vie n’est que divisions, guerres et ruines :
prends pitié de moi
et donne-moi de trouver la paix
en vivant de ton Évangile. »

Père Joseph-Marie
http://www.homelies.fr/homelie,ferie,2606.html



Prière du soir

Jérusalem n’a pas connu l’heure où Dieu la visitait, et il n’est plus resté d’elle pierre sur pierre. Mais voici l’heure d’une visitation nouvelle où des hommes de toutes les nations qui sont sur la terre montent vers la Ville sainte, le temps de sa consolation est proche. Jérusalem, ville sacerdotale lavée par le sang du Messie, là où se trouvent les trônes pour le jugement ! Pour l’amour de mes frères, de mes amis, pour l’amour de la maison du Seigneur, je prie pour ton bonheur. Laisse-moi dire : paix sur toi (Psaume 122.8-9).

Les saints du jour (jeudi 19 Novembre)

Publié le 18/11/2009 à 10:41 par jubilatedeo
Saint Tanguy Abbé en Bretagne (?)
A quelle époque a-t-il vécu, nul ne peut le dire. Ce qu'il a fait, seule la légende peut en parler. Ce qui est sûr c'est qu'il fut très tôt l'objet d'un culte populaire à l'abbaye de Saint Matthieu, au Conquet, à la pointe océane du Finistère. Les statues qui l'honorent ne se comptent plus dans le Finistère et le Léon.
Voir aussi l'abbaye de Saint-Matthieu ou Saint-Mathieu ou Saint-Mahé de Fine-Terre (Loc Mazé Pen-ar-Bed ou Fin ar Bed) ou de Fine-Poterne.
La légende dit qu'il était fils d'un seigneur de Tremazan qui a laissé sa soeur Haude au pays alors qu'il est envoyé à la cour pour son éducation. A son retour sa belle-mère dénonce celle-ci comme déshonorant la famille. Tanguy la tue, la victime prend sa tête et rentre à la maison pour demander les sacrements. Horrifié Tanguy se repend sévèrement et se forme à la vie monastique sous la direction de l'évêque saint Pol de Léon avant de fonder sa propre abbaye.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Tanguy
http://tremazan.lepla.com/Legende.html



Saint Abdias prophète (6ème s. av JC.)
Statue du prophète Abdias, sculptée par Aleijadinho, devant l'église du sanctuaire du Bon Jésus de Matosinhos à Congonhas, Minas Gerais, Brésil

Le Prophète qui, peu après la ruine de Jérusalem et la destruction du Temple en 587 av. JC, fut appelé à réconforter le peuple d'Israël déporté, en exaltant la Justice de Dieu, maître des nations et de l'histoire.
Commémoraison de saint Abdias, prophète, qui, après l’exil du peuple d’Israël, vers le Ve siècle avant le Christ, annonça le châtiment des nations ennemies par le Seigneur et le relèvement d’Israël.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdias



Saint Anastase II Pape (50 ème) de 496 à 498 (+ 498)

Son pontificat ne dura que deux ans et fut très controversé parce qu'il se montra conciliant à l'égard du patriarche de Constantinople qui louvoyait entre la foi catholique et celle des monophysites. Diffamé par les plus intransigeants, Anastase a même été placé en enfer par la Divine Comédie de Dante. Quelques calendriers le citent cependant comme digne de sainteté.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anastase_II_(pape)



Saint Atton (+ 1010)
Evêque et premier abbé du monastère de Tordino qui avait été fondé par l'abbaye du Mont-Cassin.



Bienheureux Aymard Deuxième abbé de Cluny (+ 942)
Il fut le successeur de saint Odon comme abbé de Cluny.



Saint Barlaam Martyr à Antioche de Syrie (+ v. 303)
Un paysan, et, selon les gens du monde, un homme grossier. Mais devant Dieu, un homme de sagesse. Pour lui faire répandre l'encens devant la statue de l'empereur, on le lui mit dans sa main, puis on plaça sa main sur des charbons ardents, espérant qu'il l'ouvrirait et ferait tomber l'encens sur les charbons. Il se laissa brûler plutôt que de sembler faire un sacrifice.
À Antioche de Syrie, vers 303, saint Barlaam, martyr. Simple villageois rempli de la sagesse du Christ, alors qu’on avait placé dans le creux de sa main des charbons ardents et de l’encens, il surmonta la violence du feu par la constance invincible de sa foi, en laissant brûler sa main plutôt que de sembler faire un sacrifice.



Saint Budoc (+ 600)

Statue de saint Budoc au portail d'entrée du petit cimetière devant l'église de Trégarvan (Finistère)

ou Bozel ou Bozeg. Evêque de Dol de Bretagne et successeur de saint Magloire. Il est fêté de 9 décembre à Vannes et le 18 à Dol. La tradition veut qu'il soit né dans les environs de Dol et qu'il ait fondé un monastère sur l'île Lavret dans l'archipel de Bréhat.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Budoc



Bienheureux Elisée Garcia et Alexandre Planas martyrs espagnols (+ 1936)
Béatifiés le 11 mars 2001 - Béatification des Serviteurs de Dieu José Aparicio Sanz et 232 Compagnons Martyrs en Espagne: Homélie du Saint Père.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii//homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010311_beatification_fr.html
Élisée Garcia, religieux salésien, et Alexandre Planas Sauri furent mis à mort en haine de l’Église dans la persécution religieuse qui accompagna la guerre civile à Garraf dans la région de Valence en Espagne.



Sainte Ermenburge abbesse (+ 700)
ou Ebbe.
Princesse de Kent, ses trois filles, Mildrède, Milburge et Milgite, furent honorées comme des saintes et elle-même, devenue veuve, fonda un monastère dont elle fut l'abbesse et dont le nom perdure par le village de Ebbesfleet.

Autre biographie:
Ste-Ermenburge (Ebbe) Fille du prince de Kent et sœur de plusieurs autres saint(e)s, elle devient l’épouse du roi Merewalh de Magonset. Plusieurs enfants naissent de cette union, dont plusieurs seront à leur tour canonisés (Sainte-Mildred, Sainte-Milburge). En 664, son cousin Egbert accède au trône et ordonne aussitôt de faire assassiner deux des frères d’Ermenburge, craignant qu’ils ne revendiquent leurs droits d’accéder au trône. Lorsque plus tard Egbert se repent, il offre à Ermenburge un territoire sur lequel elle puisse fonder un monastère. Elle choisit l’île de Thanet et y fonde le monastère de Minster, qu’elle dédie à la Vierge Marie. Lorsque son époux décède en 673, elle entre dans le monastère et en plus tard devient l’abbesse. Le monastère a été (+ vers 700)



Saint Eudes Premier abbé de Monestier, en Auvergne (+ v. 700)
Né à Orange, il s'engagea dans la vie religieuse au monastère Saint Honorat de Lérins. Le duc d'Aquitaine, saint Calmin, voulant fonder un monastère en Auvergne, ce fut Eudes qui reçut cette tâche et la mena si bien que les moines devinrent très nombreux dans cette abbaye appelée aussi Saint Chaffre.



Saint Exupère martyr à Vienne sur le Rhône (+ v. 170)
martyr à Vienne sur le Rhône, en même temps que saint Séverin et saint Félicien, au temps de l'empereur Marc-Aurèle.
À Brennier près de Vienne en Gaule, la translation des corps des saints martyrs Séverin, Exupère et Félicien.



Saint Fauste d'Alexandrie Diacre (4ème s.)
Compagnon d'exil de saint Denys d'Alexandrie, il survécut à son maître et souffrit le martyre sous l'empereur Dioclétien.



Saint Héliodore Martyr en Pamphilie (3ème s.)
Il confessa le Christ à Magido en Pamphilie au sud de l'Asie Mineure. Jeté et enfermé dans une statue de bœuf en bronze rougi au feu, il demeura inébranlable et ses bourreaux le décapitèrent.



Saint Hilarion (+ 882)
Né près de Tbilissi en Géorgie, il fut moine jusqu'au jour où l'évêque l'appela à devenir prêtre. Il est connu pour ses traductions des Pères Grecs en langue géorgienne afin de nourrir la spiritualité de son peuple. Il " pèlerina " à Constantinople, en Terre Sainte et à Rome et revint en Grèce où il fonda un monastère à Thessalonique et c'est de là qu'il partit pour son dernier voyage : le ciel.



Saint Houardon Evêque de Saint-Pol-de-Léon dans le Finistère (+ 577)
Il n'est connu que par son nom sur la liste épiscopale de cet ancien évêché. Mais la tradition, en Bretagne, veut qu'il ait été originaire de la Grande-Bretagne, émigra dans la région de Landerneau, ermite dont le renom le fit appeler à l'épiscopat par les fidèles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Pol-de-L%C3%A9on



Bienheureux Jacques Benfatti prêtre dominicain (+ 1332)
Dominicain natif de Mantoue en Italie, il était maître en théologie. Elu évêque de sa ville natale en 1303, il était surnommé le père des pauvres. Son culte fut confirmé en 1859.
À Mantoue en Lombardie, l’an 1332, le bienheureux Jacques Benfatti, évêque, de l’Ordre des Prêcheurs, qui apaisa les luttes dans la cité et soulagea le peuple souffrant de la peste et de la faim.



Saint Jacques de Sasseau (+ 865)
Originaire de Grèce, il servit comme soldat sous les ordres de l'empereur de Byzance, Léon l'Arménien. Nous le retrouvons quelques années plus tard, d'abord à Lyon, puis à Bourges et c'est là qu'il se fixe, sur les bords de la Sauldre, dans un lieu encore désertique où il peut mener la vie érémitique dont il rêvait.



Saint Maxime Prêtre et martyr (3ème s.)
Prêtre et martyr qui fut mis à mort sur la via Appia à Rome pour avoir confessé le Christ.
À Césarée de Cappadoce saint Maxime, chorévêque et martyr.



Sainte Mechtilde de Helfta Moniale (+ 1298)
Apparentée aux Hohenstauffen, elle appartenait à une famille puissante. Sa sœur aînée était abbesse du monastère des cisterciennes de Rodersdorf qui, plus tard, sera transférée à Helfta. C'est donc tout naturellement que la petite Mechtilde lorsqu'elle eut 7 ans, fut confiée à sa sœur pour son éducation. Elle ne quittera plus le monastère. Bien plus tard, on lui remit la charge de la formation des jeunes élèves :l'alumnat. Elle dirigeait le chant monastique et sainte Gertrude fut parmi ses élèves. C'est à elle qu'elle dévoilera une partie de son extraordinaire vie spirituelle dans "Le Livre de la grâce spéciale", vie spirituelle qui s'enracine dans la liturgie et la pratique de la "Lectio Divina", insistant plus sur la figure du Christ glorieux que sur la figure du Serviteur souffrant. Elle recevra des visions du Sacré-Cœur, non point comme un amour méconnu, mais comme un amour victorieux. Une sainte de la sérénité et de l'optimisme.
Au monastère d’Helfta en Saxe, vers 1298, sainte Mechtilde, vierge, qui fut une femme d’une doctrine et d’une humilité excellentes, jointes au don de contemplation mystique.

Je considère, par delà ses plaies, le cœur blessé et rompu par son excès d’amour
Sainte Mechtilde

Autre biographie:
Pendant le XIII è siècle, le monastère de Helfta fut un lieu de haute spiritualité, fréquenté par de grandes mystiques qui trouvaient là de quoi nourrir leur méditation quotidienne des Écritures. Parmi elles, beaucoup n’étaient pas moniales, mais des béguines qui avaient trouvé refuge dans le monastère pendant les persécutions fomentées contre le béguinage surtout par les frères dominicains.
Au nombre des béguines qui avaient rejoint Helfta, la plus célèbre fut sans aucun doute Mathilde de Magdebourg. De sa vie on ne sait que peu de choses. On situe sa naissance autour de 1208, dans le diocèse de Magdebourg, dans une famille de la noblesse. Très jeune, Mathilde décida de se retirer dans une communauté de béguines, des femmes qui ne voulaient pas suivre les formes traditionnelles de vie religieuse mais qui désiraient mener une intense vie intérieure en petits groupes aux abords des villages.
Trente années durant, Mathilde vécut une très grande communion dans la prière avec le Seigneur ; elle allait se mettre, sur l’ordre de son confesseur, à rédiger ses expériences, quand les malheurs commencèrent pour elle, surtout car elle dénonçait, avec une grande franchise, la corruption du clergé dont elle avait souvent été le témoin.
En 1261, à la suite du synode dominicain de Magdebourg contre les béguines, Mathilde se réfugia à Helfta, où elle fut compagne Mechtilde de Hackeborn et maîtresse de Gertrude de Helfta.
Dans la paix de ce couvent, où elle goûtait la compagnie de femmes exceptionnelles, Mathilde mit bonne fin à son œuvre littéraire, les Révélations ; elle y décrit – en des images parmi les plus belles de la littérature médiévale- comment la lumière divine envahit un cœur qui a passé toute sa vie à méditer la Parole de Dieu.
Mathilde mourut vers 1283, complètement aveugle, mais les yeux du cœur innondés de lumière.
Ce jour où l’Église d’Angleterre fait mémoire de Mathilde est aussi celui que le calendrier monastique réserve au souvenir de Mechtilde de Hackeborn.

Lecture

Ecoute, amour, prête l’oreille de ton âme,
c’est ainsi que chante les neuf chœurs des anges :
Nous te louons, Seigneur, toi qui nous as cherchés dans ton humilité,
nous te louons, Seigneur, toi qui nous as gardés dans ta miséricorde,
nous te louons, Seigneur, toi qui nous as glorifiés par ta passion et ton infamie,
nous te louons, Seigneur, toi qui dans ta bonté t’es fait notre guide
nous te louons, Seigneur, toi qui nous as attirés dans ta sagesse,
nous te louons, Seigneur, car par ta puissance tu nous as protégés,
nous te louons, Seigneur, car ta grandeur nous a sanctifiés,
nous te louons, Seigneur, car tu t’es révélé à nous dans ta lumière,
nous te louons, Seigneur, car dans ton amour tu nous as placés au-dessus de toutes les créatures.

Mathilde de Magdebourg, La lumière qui sourd de la Divinité

Prière

Dieu tout-puissant,
par ta grâce Mathilde,
que brûlait le feu de ton amour,
est devenue une lumière
resplendissante dans ton Église :
embrase-nous, nous aussi,
du même esprit de sagesse et d’amour,
que nous puissions éternellement marcher
en ta présence comme des fils de lumière.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mathilde_de_Magdebourg



Saint PHILARÈTE, Métropolite de Moscou (+ 1867)

Saint Philarète fut une des figures les plus marquantes de l'Église russe au XIXe siècle. Né en 1782, à Kolomna, près de Moscou, dans une famille sacerdotale, il fut baptisé sous le nom de Basile. Il entra à l'âge de neuf ans au séminaire local et continua ensuite son instruction ecclésiastique dans le séminaire installé auprès de la Laure de la Trinité-Saint-Serge. Le métropolite de Moscou Platon, qui résidait fréquemment à la Laure, remarqua les aptitudes extraordinaires du jeune séminariste, tant pour l'apprentissage des langues anciennes, quen théologie et poésie, et il le prit sous sa protection.
Pour lire la suite:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov19bis.html



Saint Raphaël Kalinowski Carme polonais (+ 1907)

Raphaël de Saint-Joseph (Joseph Kalinowski) né à Vilna en 1835.
Suite à son rôle dans l'insurrection polonaise en Lituanie, il fut déporté en Sibérie. Il encouragea les autres prisonniers par son aide à la prière et ses encouragements généreux.
Il entra chez les Carmes déchaussés d'Autriche sous le nom de frère Raphaël de Saint-Joseph. Il étudia la théologie en Hongrie et fut ordonné prêtre en 1882.
Il restaura la province des Carmes polonais.
Il meurt à l'âge de 72 ans au couvent de Wadowice, le 15 novembre 1907, jour de la commémoration de tous les défunts de l'Ordre du Carmel.
Béatifié le 22 juin 1983 par Jean-Paul II à Kracovie puis canonisé le 17 novembre 1991.

Voir aussi:
biographie (en anglais, site du Vatican)
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19911117_kalinowski_en.html
et site du Carmel au Québec.
[url] http://www.lecarmel.org/saints/raphael/[/url]

«Notre tâche principale au Carmel est de converser avec Dieu en toutes nos actions.»

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raphael_Kalinowski



Saint Simon ermite (10ème s.)
Au mont Mercure en Calabre, au Xe siècle, saint Simon, ermite.



Saint Théodemir (+ 585)
Abbé du monastère bénédictin de Micy-Saint-Mesmin près d'Orléans, où ses vertus durant cinquante-cinq ans entraînèrent ses moines dans la prière et la contemplation.



Bienheureux Tuton (+ 815)
Moine bénédictin, il est le fondateur de l'abbaye d'Ottobeuren, en Bavière.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Hilda (+680), abbesse de Whitby ; Mathilde, béguine de Magdeburg, mystique

Catholiques d’occident : Mathilde (de Hackeborn ; +1299), vierge (calendrier monastique)

Coptes et Ethiopiens (10 hatur/hedar) : Sophie et 50 compagnes d’Edesse (+env. 361), martyres (Église copte)

Luthériens : Élisabeth de Thuringe (+1231), bienfaitrice en Hongrie

Maronites : Pontien (IIIe s.), pape

Orthodoxes et gréco-catholiques : Abdias (VIe s.av. J.-C.), prophète ; Barlaam d’Antioche (+env.304), martyr ; Synaxe des saints de la Carélie (fête qui tombe le samedi entre le 31 octobre et le 6 novembre du calendrier julien) ; Barlaam de Chutyn (+1192), moine (Église russe)
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov19.html

Vieux catholiques : Élisabeth de Thuringe, veuve.

Un verset

Publié le 16/11/2009 à 14:55 par jubilatedeo
Un verset
Heureux l'homme dont la faute est enlevée, et le péché remis !
Heureux l'homme dont le Seigneur ne retient pas l'offense, dont l'esprit est sans fraude !

Psaume 31 - Verset 1-2