Créer un blog Présentation

Nom du blog :
jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
Description audio !

Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
15.10.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Au Baptême (2)
· Catéchisme (6)
· Découverte (11)
· Gustave doré (47)
· Histoire de l'Église (2)
· Images (73)
· Imitation de la Bienheureuse Vierge Marie (1)
· L'Eglise et la mission (2)
· L'Esprit Saint (21)
· L'évangile de St Jean (3)
· L'imitation de Jésus-Christ (117)
· La Confession (2)
· Le mal, la souffrance, le silence de DIEU et le mystére du CHRIST (3)
· Le Rosaire (4)
· Le Saint Sacrement (2)
· Les Litanies (10)
· Les Saints (392)
· Livre de la Sagesse (8)
· Meditation (34)
· Petit lexique du Christianisme (1)
· Radio Chretienne (2)
· Saint Augustin d'Hippone (9)
· Saint Ignace de Loyola (1491 - 1556) (12)
· Saint Jean Chrysostome (6)
· Sainte Faustine L' APÔTRE DE LA MISÉRICORDE DIVINE (16)
· sites chretiens (11)
· Traité de la Confiance en la Miséricorde de Dieu (50)
· Video (30)

Navigation

Accueil
Livre d'or jubilatedeo
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· SITES INTERNET BIBLIQUES
· sites chretiens 2
· L'absence de Dieu... une autre forme de présence
· « Soyez sans crainte »
· Demander pardon et pardonner aux autres
· Sites chrétiens
· Le règne de Dieu est tout proche de vous
· le CARÊME : Préparation à la Pâque
· Je suis l'alpha et l'oméga
· Christ Roi

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

L'amour
18.09.2008
le dictionnaire biblique
16.09.2008
quizz
08.09.2008
rectifier
01.09.2008
invitation à donner son avis
15.08.2008
question
30.06.2008
Des solutions
16.06.2008
intention
17.05.2008
oups
14.04.2008
reponse pour jubilatedeo
14.04.2008
viens voir !
14.04.2008
INVITATION
07.04.2008
L'homélie du jour
02.03.2008
pouvez vous m'aider je suis perdu?
19.02.2008
Chanson superbe!!!!!!!!!!
03.12.2007
Bonjour
25.11.2007
l'amour
31.10.2007
oui
18.06.2007
bonjour
04.06.2007
RSS

Autres blogs à visiter :

· islamidiens
· untresorgraver
· auto23652
· evangilepourtous
· initiationauserviceetalamourdivin
· lumiereduverite
· oummi
· misjedzieciradosc
· chrysalidebleue
· deroger

Cantate en forme de colombe (hymne)

Posté le 19.09.2008 par jubilatedeo
Redressez-vous, prenez l'Esprit
Comme une voile prend le vent :
Ne l'enfermez pas en vous-mêmes,
Mais priez-le d'enflez vos cris,
--Qu'ils soient d'impatience ou de joie ! --
Vous savez de quel baptême
Vous renaissez souffles vivants.
Dépliez-vous ! Prenez l'Esprit
Comme une voile prend le vent :
En le prenant, soyez sa proie !


Laissez la chair, prenez l'Esprit
Comme les chaumes prennent feu :
Réjouissez-vous qu'il consume
En vous ce qui n'est pas la vie :
--Il est le Seigneur qui pourvoit ! --
Exposez tout à sa brûlure
En un présent qui plaise à Dieu
Resplendissez ! Prenez l'Esprit
Comme les chaumes prennent feu :
En le prenant, soyez sa proie !


Ne craignez rien, prennez l'Esprit
Comme une barque prend la mer :
Rompez toute amarre à ce monde
Puisque vous n'êtes pas de lui :
--Pourquoi vous ancrez à ses lois ? --
Gagnez le large en eau profonde,
Oublieux des abris d'hier.
Sortez de vous ! Prenez l'Esprit
Comme une barque prend la mer :
En le prenant, soyez sa proie !



--

Genèse (23, 1-4 et 19) - Abraham ensevelit Sara

Posté le 19.09.2008 par jubilatedeo
01 Sara vécut cent vingt-sept ans.
02 Elle mourut à Hébron, dans le pays de Canaan. Abraham s'y rendit pour le deuil et les lamentations.
03 Puis il laissa le corps pour aller parler aux Hittites qui habitaient le pays :
04 « Je ne suis qu'un immigré domicilié parmi vous ; accordez-moi d'acquérir chez vous une sépulture où je pourrai enterrer cette morte. »


19 Abraham ensevelit donc sa femme Sara dans la caverne du champ de Macpéla, qui est en face de Mambré ; c'était à Hébron, dans le pays de Canaan.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible

« Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes »

Posté le 19.09.2008 par jubilatedeo
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,12-20.

Frères, nous proclamons que le Christ est ressuscité d'entre les morts ; alors, comment certains d'entre vous peuvent-ils affirmer qu'il n'y a pas de résurrection des morts ?
Mais, s'il n'y a pas de résurrection des morts, le Christ, lui non plus, n'est pas ressuscité.
Et si le Christ n'est pas ressuscité, notre message est sans objet, et votre foi est sans objet ;
nous voilà reconnus comme de faux témoins de Dieu, pour avoir témoigné en contradiction avec Dieu en disant qu'il a ressuscité le Christ, alors qu'il ne l'a pas ressuscité s'il est vrai que les morts ne ressuscitent pas.
Si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n'est pas ressuscité.
Et si le Christ n'est pas ressuscité, votre foi ne mène à rien, vous n'êtes pas libérés de vos péchés ;
et puis, ceux qui sont morts dans le Christ sont perdus.
Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.
Mais non ! le Christ est ressuscité d'entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Psaume 16 (17), 1, 6-7, 8.15

Le jour viendra, Seigneur, où nous verrons ta gloire.

Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.

Je t'appelle, toi, le Dieu qui répond :
écoute-moi, entends ce que je dis.
Montre les merveilles de ta grâce.

Garde-moi comme la prunelle de l'oeil.
Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible





Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,1-3.

Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l'accompagnaient,
ainsi que des femmes qu'il avait délivrées d'esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons),
Jeanne, femme de Kouza, l'intendant d'Hérode, Suzanne, et beaucoup d'autres, qui les aidaient de leurs ressources.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Pape Benoît XVI Audience générale du 14 février 2007

« Les Douze l'accompagnaient, ainsi que des femmes »


Nous le savons, parmi ses disciples, Jésus en choisit douze pour être les pères du nouvel Israël, et il les choisit pour qu'« ils soient avec lui et pour les envoyer prêcher ». Ce fait est évident, mais, outre les Douze, colonnes de l'Église, pères du nouveau Peuple de Dieu, sont choisies également de nombreuses femmes pour être au nombre des disciples. Je ne peux que brièvement évoquer celles qui se trouvent sur la route de Jésus lui-même, depuis la prophétesse Anne jusqu'à la Samaritaine, à la Syrophénicienne, à la femme qui avait de pertes de sang et à la pécheresse pardonnée. Je n'insisterai pas non plus sur les personnages de quelques paraboles vivantes, par exemple celles de la maîtresse de maison qui cuit le pain, de la ménagère qui perd sa pièce d'argent, de la veuve qui importune le juge. Plus significatives dans notre réflexion aujourd'hui sont ces femmes qui ont joué un rôle actif dans le cadre de la mission de Jésus.

En premier lieu, on pense naturellement à la Vierge Marie, qui par sa foi et son concours maternel coopéra de façon unique à notre rédemption au point qu'Élisabeth a pu la proclamer « bénie entre toutes les femmes », ajoutant : « Bienheureuse celle qui a cru ». Devenue disciple de son Fils, Marie a manifesté à Cana sa foi totale en lui et l'a suivi jusqu'à la croix, où elle a reçu de lui une mission maternelle envers tous ses disciples de tous temps, représentés par Jean.

Viennent ensuite plusieurs femmes qui, à des titres divers, ont gravité autour de la personne de Jésus dans une fonction de responsabilité. En sont un exemple éloquent celles qui suivaient Jésus pour l'assister de leurs ressources et dont Luc nous transmet quelques noms : Marie de Magdala, Jeanne, Suzanne, et « beaucoup d'autres ». Ensuite, les évangiles nous informent que les femmes, à la différence des Douze, n'ont pas abandonné Jésus à l'heure de la Passion. Parmi elles se détache, en particulier, Marie de Magdala qui, non seulement a assisté à la Passion, mais encore a été la première à témoigner du Ressuscité et à l'annoncer. C'est précisément à elle que saint Thomas d'Aquin réserve la qualification unique de « apôtre des apôtres », y adjoignant ce beau commentaire : « Comme une femme avait annoncé au premier homme des paroles de mort, de même une femme annonça aux apôtres les paroles de vie ».





Homélie Messe

Ce bref passage est ce qu’on appelle un « sommaire », c’est-à-dire un résumé de l’activité missionnaire de Jésus qui assure le lien entre deux sections de l’Evangile. Trois thèmes émergent de ces quelques versets :
- la vie itinérante du Seigneur, qui ne s’installe pas mais « passe à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu », entraînant à sa suite ceux qui se laissent toucher par sa Parole. Cette précision résonne comme une invitation adressée à l’Eglise de tous les temps, de toujours se souvenir qu’elle constitue le peuple de Dieu en marche vers la Cité sainte, la Jérusalem céleste où Jésus nous a préparé une place et où le Père nous attend. Sur ce chemin, « Qui n’avance pas recule », disait Saint Bernard ; et qui ne proclame pas la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, se disperse dans les distractions de ce monde.
- « Les Douze l’accompagnaient » : ils sont appelés pour demeurer auprès du Maître, dans son intimité, partageant sa vie et son activité apostolique. Le pouvoir qui leur est conféré d’annoncer à leur tour « la Bonne Nouvelle du règne de Dieu » s’enracine dans ce compagnonnage et une écoute assidue de la Parole du Seigneur (Lc 8, 21). C’est grâce à leur témoignage que Jésus nous rejoint et que nous pouvons l’atteindre.
- Enfin le troisième thème souligne que les femmes sont elles aussi habilitées à suivre Jésus, alors que la tradition rabbinique n’admettait que des disciples masculins. Le nombre de ces femmes qui accompagnaient Jésus dans ses pérégrinations n’est pas indiqué ; mais trois noms sont mentionnés : Marie-Madeleine, Jeanne et Suzanne. Cette précision nous arrache aux généralités abstraites : Jésus n’est pas entouré d’une collectivité d’individus anonymes, mais de personnes ayant un nom, un visage et une histoire uniques, qui ont pu expérimenter sa bienveillance et la puissance de sa miséricorde, et qui ont librement choisi de le suivre. Ces femmes ne font pas partie du groupe des Apôtres : Jésus ne les a pas nominativement appelées à ce ministère ; mais elles font partie - et seront même les modèles - du groupe des disciples : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » (Lc 8, 21). Si nous distribuons dans ce verset les deux verbes d’action à chacun des deux sujets en respectant la symétrie de la phrase, nous découvrons que « la mère entend la parole », et que « les frères la mettent en pratique ». Il ne peut s’agir bien sûr que d’une insistance, car il convient que les deux activités soient conjointes. Mais on peut sans doute lire dans ce passage une invitation adressée à la femme, de rappeler sans cesse à l’homme que toute activité, si elle veut demeurer finalisée sur le Royaume, doit s’enraciner dans une écoute préalable de la Parole. Ce thème de la complémentarité des charismes et des missions de l’apôtre et de la femme, affleure également dans le quatrième évangile.
Ces femmes, nous dit saint Luc, « aidaient les Douze (et Jésus) de leurs ressources ». Elles pourvoyaient aux biens nécessaires pour le bon déroulement de la mission. Les biens matériels sans doute, c’est-à-dire le pain qui nourrit les corps ; mais aussi le pain de l’amitié, veillant, par leur attention discrète à chacun, à la bonne entente et à l’unité du groupe ; et le pain de la Parole auquel elle devait ramener les Apôtres toujours menacés par l’activisme en raison de leur engagement dans l’évangélisation et le gouvernement des Eglises.
Ce ministère propre des femmes n’est pas limité au temps du compagnonnage avec Jésus : saint Luc va le confirmer au moment de la fondation de l’Eglise dans le Feu de la Pentecôte, en précisant qu’au Cénacle les Apôtres « d’un seul cœur, participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus » (Ac 1, 14). Le don de l’Esprit viendra consacrer ces femmes dans ce « sacerdoce de la charité » (Jean-Paul II) et dans cette mission de vigilance prophétique. D’autres prendront le relais : Lydie (Ac 14, 14), Priscille (Ac 18, 2), Syntyché et Evodie (Ph 4, 2), Chloé (1 Co 1, 11), Phébé (Rm 16, 1s). Ce ne sont que quelques noms d’une longue litanie de Saintes Femmes, qui tout au long de l’histoire de l’Eglise, ont été les collaboratrices de Dieu auprès des Apôtres, participant à leur œuvre d’évangélisation par l’exercice humble et fidèle de leur charisme propre.

« Seigneur, ta Parole inspirée atteste de manière incontestable que les femmes appartiennent au noyau primitif de l’Eglise, dans laquelle elles exerçaient un ministère spécifique, distinct de celui des Apôtres. Envoie l’Esprit de Pentecôte sur nos pasteurs, afin qu’ils puissent découvrir l’articulation du ministère apostolique et du ministère féminin qui convient à notre temps, dans une complémentarité qui respecte la mission et le charisme de chacun, pour une plus grande unité au sein de l’Eglise, et une fécondité apostolique plus abondante. »

Les saints du jour

Posté le 19.09.2008 par jubilatedeo
SAINT JANVIER ou Gennaro Évêque et Martyr (+ 305)

Saint Janvier vivait au IIIè siècle. Sa piété et sa science l'avaient fait élever au siège épiscopal de Bénévent, qu'il n'accepta que par ordre du Pape. Au temps de la persécution de Dioclétien, saint Janvier se multipliait pour soutenir le courage des chrétiens et les exhorter au martyre. Le préfet de la province l'apprit et le fit comparaître à son tribunal: "Offrez de l'encens aux idoles ou renoncez à la vie, lui dit-il. – Je ne puis immoler des victimes au démon, répond le Saint, moi qui ai l'honneur de sacrifier tous les jours au vrai Dieu." Il passa de l'interrogatoire à la fournaise; mais il en sortit saint et sauf, comme autrefois les jeunes Hébreux; ses cheveux, ses habits même furent respectés par le feu. Puis vint le supplice des ongles de fer, qui mit en lambeaux le corps du martyr. Jeté ensuite en prison: "Courage, dit-il à ses compagnons; combattons généreusement contre le démon. Le Seigneur m'a réuni à vous pour que le pasteur ne soit point séparé de son troupeau."

Le lendemain, Janvier et les autres martyrs sont exposés aux bêtes dans l'amphithéâtre de Pouzzoles, en présence d'une foule de peuple. Tous ces héros du Christ se munissent du signe de la Croix; ils chantent des hymnes, en attendant que la dent des lions permette à leur âme de s'envoler vers le Ciel. Les bêtes sont lâchées. O prodige! Lions et tigres, vont se coucher comme des agneaux aux pieds de leurs victimes et caressent ceux qu'ils devaient dévorer. Janvier et ses compagnons sont alors condamnés à avoir la tête tranchée. Le supplice fut accompagné de grands miracles. À un vieillard chrétien qui lui demandait un morceau de ses vêtements comme relique, il promit le linge qui devait servir à lui bander les yeux; et comme, après sa mort, le bourreau piétinait le bandeau sanglant en disant au martyr décapité: "Porte donc ce bandeau à celui à qui tu l'as promis," la victime obéit, et le bandeau, à l'étonnement de tous, se trouva entre les mains du vieillard chrétien.

L'histoire des reliques de saint Janvier est encore plus extraordinaire que celle de sa vie. Par saint Janvier, Naples fut délivrée de la peste, l'an 1497 et l'an 1529; un enfant fut ressuscité par le contact de l'image du glorieux martyr; la cité napolitaine fut plusieurs fois préservée de l'éruption du Vésuve. Mais un miracle qui se renouvelle plusieurs fois chaque année à époques fixes, c'est le miracle célèbre de la liquéfaction et de l'ébullition du sang de saint Janvier. Ce Saint est la grande célébrité de Naples, qui l'invoque comme son puissant protecteur.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


autre biographie :

Dans la liste épiscopale de Bénévent, saint Janvier est mentionné comme martyr en 305 ; selon une lettre d'Uranius, saint Janvier serait apparu avec saint Martin de Tours pour réconforter saint Paulin de Nole agonisant (431) ; dans la catacombe de Naples, une peinture du V° siècle représente saint Janvier nimbé, entre deux cierges ; saint Janvier est incrit au calendrier de Carthage, au V° siècle ; on trouve une passion de saint Janvier dans les Acta Bononiensia qui ne sont pas antérieurs au VI° siècle, et dans les Acta Vaticana qui sont probablement du IX° siècle.

Encore que plusieurs villes italiennes s'en disputent l'honneur, saint Janvier est sans doute né à Naples vers 270. Son père, haut magistrat napolitain qui le destinait à sa succession, cédant, dit-on, aux demandes instantes de l'évêque, lui permit d'embrasser la cléricature. Le jeune homme aurait été ordonné prêtre en 302 et, la même année, élu évêque de Bénévent. Au début de la persécution de Dioclétien, le proconsul Draconce fit arrêter deux diacres, Sosius et Procule, et deux gentilshommes, Eutyche et Acuce, mais il fut rappelé à Rome avant que de les avoir livrés au bourreau ; Timothée, le nouveau proconsul, réussit à faire arrêter saint Janvier et le fit comparaître devant son tribunal, à Nole : Offre de l'encens aux idoles ou renonce à la vie. - Je ne puis immoler des victimes au démon, moi qui ai l'honneur de sacrifier tous les jours au vrai Dieu. Condamné à mort, saint Janvier sortit indemne de la fournaise où on l'avait précipité ; sa chair fut labourée avec des ongles de fer et il fut jeté en prison où le rejoignirent le diacre Festus et le lecteur Desiderus. Les sept condamnés furent conduits à Pouzzoles pour être donnés aux bêtes. Courage, mes frères,dit l'évêque à ses compagnons, combattons généreusement contre le démon et contre son ministre Timothée. Notre Seigneur m'a envoyé ici afin que le pasteur ne soit pas séparé de son troupeau, ni le troupeau de son pasteur. Que les promesses et les menaces ne fassent aucune impression sur vos coeurs. Gardons une fidélité inviolable à notre divin Maître. En plaçant toute notre confiance en Dieu, nous triompherons de la malice de nos adversaires. Finalement saint Janvier fut décapité (19 septembre 305).

Une pieuse femme d'Antignano recueillit avec une éponge du sang de l'évêque martyr et le conserva chez elle jusqu'à ce que le corps passât devant chez elle pour être déposé à Naples ; lorsqu'elle mit l'ampoule près du corps, le sang desséché se liquéfia et, depuis, le miracle se reproduit régulièrement.

Au commencement du IX° siècle, Sicon, prince de Bénévent, assiégea Naples et, victorieux, laissa la vie sauve aux habitants que parce qu'ils acceptèrent de lui donner le corps de saint Janvier. Sans quitter Bénévent, le corps de saint Janvier changea d'église en 1129 puis fut secrètement déposé sous le maître-autel de l'abbaye de Monte-Vergine où on ne le découvrit qu'en 1480. Le roi Ferdinand de Naples obtint du pape Alexandre VI la permission de ramener saint Janvier dans la cathédrale de Naples où il rentra solennellement le 13 janvier 1497.






Sainte Emilie de Rodat Fondatrice des Sœurs de la Sainte-Famille (+ 1852)
Cette aveyronnaise n'a pas beaucoup quitté son pays puisqu'elle retourna à Dieu à Villefranche de Rouergue. Après l'échec de trois essais de vie religieuse, elle rejoint sa grand'mère dans une sorte de communauté regroupant d'anciennes religieuses (nous sommes au lendemain de la Révolution) et des personnes pieuses. En 1815, ayant entendu quelqu'un déplorer la disparition des écoles gratuites des Ursulines, elle ouvre une école dans sa chambre où bientôt quarante élèves s'y entassent. Elle devra plusieurs fois émigrer dans des locaux de plus en plus vastes jusqu'à ce qu'elle puisse acquérir en 1817 l'ancien couvent des Cordeliers. C'est là qu'elle fonde la congrégation des religieuses de la Sainte Famille en 1819. Les unes se vouaient à l'instruction des filles pauvres, les autres allaient soigner les malades à domicile. A sa mort quarante maisons avaient été fondées dans divers pays. Elle connut de longues années, plus de vingt ans, de souffrance morales croyant avoir perdu la foi et l'espérance, s'estimant réprouvée. Son entourage ne s'en douta jamais. Ce ne fut que dans les dernières années de sa vie qu'elle recouvra la paix intérieure et que Dieu lui fit sentir à nouveau son amitié. A sa mort, son Institut comptait une quarantaine de maisons réparties dans divers pays, et l'on compte 850 religieuses aujourd'hui. Elle fut canonisée en 1950.




Saint Alonso de Orozco (+ 1591)
Alonso de Orozco naît le 17 octobre 1500 à Oropesa (Tolède, Espagne). Il sent mûrir en lui la vocation à la vie con-sacrée et entre chez les Augustins, émettant en 1523 sa profession religieuse. Ordonné prêtre en 1527, il est destiné à la mission de prédicateur par ses supérieurs, et est envoyé à l'âge de 30 ans à Medina del Campo en qualité de prieur.

En 1549, il souhaite partir pour le Mexique comme missionnaire, mais doit renoncer à son voyage pour des raisons de santé. En 1554, alors qu'il était supérieur du couvent de Valladolid, il est nommé prédicateur royal de l'Empereur Charles V, et lorsqu'en 1561, la Cour se transfère à Madrid, il s'établit dans la nouvelle capitale du Royaume, et réside au couvent augustin de Saint-Philippe Royal. Là, renonçant à ses privilèges, il mène une vie de pauvreté et de privation et s'occupe des malades, des prisonniers et des pauvres. Il prêche avec ferveur, simplicité et affection à la Cour, devant le peuple et dans les églises. Son dévouement, sa charité, sa sensibilité et sa ferveur lui valent l'estime de tous, des plus hauts personnages de la société et de la culture aux plus humbles, qui l'appellent "le saint de Saint-Philippe".

Il écrit plusieurs oeuvres pastorales, inspirées de son coeur contemplatif et de la lecture des Saintes Ecritures. Cultivant un amour particulier pour son ordre, il s'intéresse à son histoire et à sa spiritualité dans l'intention de susciter des vocations et, mû par un désir de réforme interne, fonde divers couvents de religieux augustins et augustines de vie contemplative.

En août 1591, il est frappé d'une forte fièvre mais continue de célébrer la Messe. Au cours de sa maladie, la famille royale et l'Archevêque de Tolède lui rendent visite, de même que de nombreuses autres personnes, attirées par la renommée de sainteté d'Alonso qui s'était diffusée dans la ville et le pays.

La nouvelle de sa mort, le 19 septembre 1591, au Collège de l'Incarnation, qu'il avait fondé deux ans auparavant - aujourd'hui siège du Sénat espagnol - suscite l'émotion de tous. Le 15 janvier 1882, il est béatifié par Léon XIII. Sa dépouille repose dans l'église des Augustines de Madrid.


Jean-Paul II sur Alonso de Orozco

"A chacun la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun" (1 Co 12, 7). C'est ce qui se produisit dans la vie de saint Alonso de Orozco, de l'Ordre de saint Augustin. Né dans la ville d'Oropesa, près de Tolède, ses voeux religieux lui donnèrent l'occasion de visiter de nombreux lieux d'Espagne, terminant ses jours à Madrid. Son dévouement pastoral au service des plus pauvres dans les hôpitaux et dans les prisons fait de lui un modèle pour ceux qui, sous l'impulsion de l'Esprit, fondent toute leur existence sur l'amour de Dieu et du prochain, selon le mandat suprême de Jésus.


"Parmi les éloges qui lui ont été faits, je désire souligner celui d'"image vivante de l'Evangile" car c'est l'objectif auquel les chrétiens sont appelés à être des imitateurs de Jésus, en le suivant chacun selon sa vocation particulière. Saint Alonso de Orozco le fit comme religieux augustin. Que la vie et les enseignements de ce nouveau saint soient pour tous une aide et un encouragement à suivre Jésus-Christ."




Saint Arnoul de Gap Evêque (+ v. 1078)
ou Arnoux. Il naquit à Vendôme et devint évêque de Gap. Son biographe résume ainsi sa vie dont il donne de multiples faits et gestes merveilleux :"La réunion de toutes ces rares et précieuses qualités dont la nature et la grâce avaient enrichi notre Saint, le rendirent admirable."
"À Gap en Provence, vers 1078, saint Arnoul ou Arnoux, évêque, qui eut beaucoup à souffrir pour la réforme de la vie de l’Église."




Saint Eustoche (+ 461)
Selon l'historien saint Grégoire de Tours, ce fut un homme d'une vertu éminente qui travailla à la multiplication des paroisses dans son diocèse de Tours.




Saint Goëry évêque (+ 647)
Saint Goëry serait né en Aquitaine à la fin du VI' siècle dans une famille aisée. Il se destina, tout d'abord, à une carrière militaire et devint vice-roi d'Aquitaine. Devenu aveugle, il se rendit auprès d'un de ses parents, Saint Arnould, alors évêque de Metz, pour implorer Saint Etienne. Il fut guéri et fit ériger, en remerciement, une église dédiée à Saint Pierre. Saint Arnould, ayant trouvé en Saint Goëry un successeur, décida de se retirer sur le Saint Mont, auprès de Saint Romaric. Saint Goëry devint donc le 30ème évêque de Metz en 629.
Il fit preuve d'une grande piété qu'il manifesta particulièrement envers les pauvres. Dom Calmet ajoute: "Il ne mangeait que du pain de seigle et ne buvait que de l'eau avant le coucher du soleil" à l'exception des dimanches et jours de fêtes." Saint Arnould meurt en 640 et devant la demande pressante des fidèles. Son corps est ramené à Metz. En présence de Saint Goëry, des évêques de Toul et de Verdun, le cortège longe la Moselle et traverse le site d'ÉpinaL Il existait peut-être une chapelle dédiée à Saint Maurice, qui marquait ainsi un lieu de prière sur la route du Saint Mont. Mais aucune trace écrite ou archéologique ne permet de l'attester, ni même de prouver la création par Saint Goëry d'un premier monastère dirigé par Sainte Précie et Sainte Victorine. Saint Goëry mourut le 19 septembre 643 et fut inhumé à Metz au monastère de Saint Symphorien.

Saint Goëry, patron du chapitre et de la ville d'Épinal.

Trois siècles plus tard, Thierry de Hamelant fonda sur les rives de la Moselle un monastère dans lequel il fit transférer les reliques de Saint Goëry à l'exception de la tête restée à Metz. Cet événement se déroula en présence de Saint Gérard, évêque de TouL Autour de ce monastère, Épinal se développe avec Saint Goëry pour patron. Vers l'an 1000, époque d'incertitude et de peur, les fidèles viennent en nombre dans l'église abbatiale vénérer les précieuses reliques qui guérissent du mal des ardents. Adalbéron II crée un hôpital en face de l'église où il reçoit les malades. Pour trouver l'argent nécessaire à la reconstruction de l'église, on part quêter dans toute la région en portant les reliques de Saint Goëry. Les chanoinesses ont succédé aux moniales et gardent Saint Goëry comme patron. Sa statue est placée dans le chœur où elle se trouve encore aujourd'hui. Pour la fête de Saint Goëry, les Conseillers de Ville portent les reliques pendant la procession organisée dans les rues de la cité.
Ainsi, Saint Goëry est devenu le protecteur de la ville d'Épinal où l'on retrouve souvent son nom ou sa représentation. Une porte de la ville, située au pied de la fontaine où coulait la source miraculeuse du Moyen-Age, abritait sa statue. Celle-ci avait été repeinte en 1614 par Claude Bassot. Un vitrail de la basilique Saint-Maurice le représente tenant un boulet dans sa main. Il s'agit de rappeler le "miracle" obtenu par Saint Goëry lors du siège de la ville par les Bourguignons à la fin du XV, siècle, pendant lequel un boulet tiré depuis la colline de la Justice tomba dans l'église sans blesser aucun fidèle. Un témoignage de la vénération des chanoinesses pour leur saint patron est le tableau du XVIII' siècle représentant Saint Goëry en chevalier entouré de Sainte Précie et Sainte Victorine sous les traits de l'abbesse Anne Élisabeth de Ludres et d'une chanomesse.




Bienheureuse Marie de Cervellione (+ 1290)
Catalane originaire de Barcelone, elle refusa toujours les riches partis qui la demandaient en mariage ayant choisi Dieu pour époux. Vivant dans la pauvreté, elle entra dans l'Ordre des religieuses de Notre-Dame de la Merci dont elle devint la supérieure.




Sainte Pomposa Moniale, martyre à Cordoue (+ 853)
Elle vivait retirée dans le monastère du Saint Sauveur que sa famille avait fait bâtir à Cordoue lorsqu'elle entendit parler du martyre de sainte Colombe, survenu quelques jours auparavant. (17 septembre). Désireuse de l'imiter, elle se présenta d'elle-même aux autorités musulmanes qui la firent décapiter.




Saint Seine (6ème s.)
Il s'installa en Bourgogne, ermite sur les terres qui appartenaient à sa famille et les disciples qui affluèrent, attirés par ses vertus, devinrent ses fils spirituels. Il fonda un monastère dont il fut l'abbé et qui prit son nom : 21440 Saint Seine l'Abbaye.




Saint Senoux (+ 530)
Evêque en Irlande, il se retira dans la solitude de la Basse-Bretagne et son ermitage, non loin de Redon, donna naissance à une localité : 35580 Saint Senoux




Sainte Sophie (2ème s.)
Sophie, dont le nom signifie Sagesse (Sophia en grec) avait trois filles que l'on connaît sous les noms grecs ou slaves : Pistis ou Véra (Foi), Elpis ou Nadedja (Espérance), Agapé ou Lioubova (Charité). La métaphore est transparente : C'est la Sagesse divine qui engendre dans le coeur des chrétiens les trois vertus théologales que sont la foi, l'espérance et la charité. Pour en revenir à Sophie, elle est une mère admirable, émule de la mère des sept martyrs du second livre des Maccabées. Elle aurait encouragé ses trois filles à subir le martyre sous la persécution d'Hadrien. Cette légende, probablement fondée sur un événement historique, a connu une grande popularité à Rome au second siècle. Les martyrs anonymes ne manquaient pas, quand on les voyait entrer dans l'arêne, inflexibles disciples du Christ, refusant d'offrir l'encens aux dieux, venant d'où on ne savait et souvent de loin, sortis des prisons pour être jetés aux bêtes ou aux jeux cruels du cirque. On leur donnait un nom : Barbara, une barbare, Christian, un chrétien, René, un rené par le baptême. Les basiliques orientales dédiées à Sainte Sophie se réfèrent cependant, non à cette mère héroïque, mais à la Sagesse Divine (Sophia) qui est le Christ.



Saint Théodore de Cantorbéry Evêque (+ 690)
l'an 690, meut Théodore, archevêque de Canterbury, Théodore était né à Tarse, en Cilicie, il avait accompli ses études à Athénes et était devenu moine en terre Grecque.
Arrivé à Rome à l'âge de soixante-six ans, peut-être pour un motif d'étude, il y fut ordonné diacre en peu de temps, puis évêque par le pape Vitalien qui lui confia le siège vacant de Canterbury.
Il réorganisa en profondeur la vie de l'Eglise anglaise : il fut à l'origine du premier concile de l'histoire britannique à Hertford en 673 ; il répara les multiples divisions qui s'étaient créées entre les chrétiens d'origine celte et ceux d'origine anglo-saxonne : puis à Canterbury, il ouvrit une école d'études supérieure où l'on enseignait les disciplines classiques de l'antiquité. De son école sortirent les principaux évêques et réformateurs du christianisme de l'Occident précarolingien.
Théodore s'éteignit à Canterbury à prés de quatre-vingt-dix ans : il avait posé les fondements de la nouvelle Eglise anglo-saxonne.

Apparition de la Très Sainte Vierge à La Salette (19 Sept 1846)

Posté le 19.09.2008 par jubilatedeo
A la mi-septembre 1846, un paysan des Ablandins, Pierre Selme, a son berger malade. Il descend à Corps, chez son ami, le charron Giraud: "Prête-moi ton Maximin pour quelques jours..." "Mémin, berger? Il est bien trop étourdi pour ça!".Mais ils discutent et le 14 septembre, voici le jeune Maximin aux Ablandins, l'un des hameaux du village de La Salette. Le 17, il aperçoit Mélanie dans le village. Le 18, ils vont garder leurs troupeaux sur les terrains communaux, au mont "sous les Baissses" (Le Planeau).
L'après-midi, Maximin cherche à lier conversation. Mélanie n'y tient pas pourtant ils sont tous les deux du même village : Corps. Ils décident de venir demain au même endroit garder ensemble le troupeau.
Garder le troupeau
Donc, le samedi 19 septembre 1846, de bon matin, les deux entants gravissent les pentes du mont sous-les-Baisses, chacun poussant son troupeau de quatre vaches, avec en plus, pour Maximin, sa chèvre et son chien Loulou. Le soleil resplendit sur les alpages. Au milieu de la journée, l'Angélus sonne, tout en bas, au clocher de l'église du village. Alors les bergers mènent leurs vaches vers "la fontaine des bêtes", une petite mare que forme le ruisseau dévalant le ravin de la Sézia.
Puis ils les mènent vers une prairie qu'on appelle le chômoir , sur les pentes du Mont Gargas. Il fait chaud, les bêtes se mettent à ruminer.Maximin et Mélanie remontent la combe jusqu'à la "fontaine des hommes ".
Près de la source, ils prennent leur repas: du pain avec un morceau de tomme. Des petits bergers qui "gardent" plus bas les rejoignent, l'on fait causette. Après leur départ, Maximin et Mélanie franchissent le ruisseau et descendent de quelques pas vers deux bancs de pierres empilées, près de la cuvette sèche d'une source tarie: c'est la "petite
fontaine". Mélanie pose son petit sac par terre, et Maximin sa blouse et son goûter sur une pierre.
Apparition d'un globe de feu puis de la Sainte Vierge
Contrairement à leurs habitudes, les deux enfants s'étendent sur l'herbe et s'endorment.Brusquement, Mélanie se réveille et secoue Maximin ! "Mémin, Mémin, viens vite, que nous allions voir nos vaches... Je ne sais pas où elles sont!" Rapidement, ils montent la pente opposée au Gargas. Se retournant, ils aperçoivente tout l'alpage: leurs vaches sont là, ruminant tranquillement. Les deux bergers sont rassurés. Mélanie commence à redescendre. À mi-pente, elle s'immobilise et, d'étonnement, elle lâche son bâton:

"Ménin, regarde voir, là, une clarté!"
Près de la petite source, sur l'un des bancs de pierre... un globe de feu.

"C'est comme si le soleil était tombé là".
Pourtant le soleil continue de briller dans un ciel sans nuages.
Maximin accourt en criant: "Où est-elle? Où est-elle?"[cette clarté]
Mélanie tend le doigt vers le fond du ravin où ils ont dormi.
Maximin s'arrête près d'elle, figé de crainte, et lui dit:

"Garde ton bâton, va! Moi, je garde le mien et je lui donne un bon coup s' il nous fait quelque chose".
La clarté bouge, remue, tournoie sur elle-même.
Les mots manquent aux deux enfants pour signifier l'impression de vie que rayonne de ce globe de feu.
Une femme y apparaît, assise, la tête dans les mains, les coudes sur les genoux, dans une attitude de profonde tristesse.

La belle dame

La belle dame se lève. Eux n'ont pas bougé.
Elle leur dit en français:
Avancez, mes enfants, n'ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.
Alors, ils descendent vers elle. Ils la regardent. Elle ne cesse de pleurer. "On aurait dit une maman que ses enfants auraient battu et qui se serait sauvée dans la montagne pour pleurer". La belle dame est grande et toute de lumière. Elle est vêtue comme les femmes de la région: longue robe, grand tablier à la taille, fichu croisé et noué dans le dos, bonnet de paysanne. Des roses couronnent sa tête, bordent son fichu et ornent ses chaussures.
A son front le lumière étincelle comme un diadème. Sur ses épaules pèse une lourde chaîne. Une chaîne plus fine retient sur sa poitrine un crucifix éblouissant, avec d'un côté un marteau, de l'autre des tenailles.
La Belle Dame parle aux deux bergers. " Elle a pleuré tout le temps qu'elle nous a parlé". Ensemble, ou séparément, les deux enfants redisent les mêmes paroles avec de légères variantes qui n'affectent pas le sens. Et cela, quels que soient leurs interlocuteurs: pèlerins ou simples curieux, notables ou ecclésiastiques, enquêteurs ou journalistes. Qu'ils soient favorables, sans préventions ou malveillants, voici ce qui leus est transmis:
Avancez, mes enfants, n'ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.
"Nous l'écoutions, nous ne pensions à rien".

La Vierge Marie: "Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forçée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je me puis le MAINTENIR".

Depuis le temps que je souffre pour vous!

Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse, pour vous autres, vous n'en faites pas cas. Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j'ai prise pour vous.
Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième, et on ne veut pas me l'accorder! C'est ça qui appesantit tant le bras de mon fils.
Et aussi, ceux qui mènent les charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon fils au milieu. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon fils.
Si la récolte se gâte ce n'est rien que pour vous autres. Je vous l'avais fait voir l'an passé par les pommes de terre: et vous n'en avez pas fait cas! Au contraire, quand vous en trouviez de gâtées, vous juriez, et vous y mettiez le nom de mon fils au milieu. Elles vont continuer, et cette année, pour la Noël, il n'y en aura plus."


Le mot "pommes de terre" intrigue Mélanie. En patois, on dit "là truffa". Et le mot "pommes" n'évoque pour elle que le fruit du pommier. Elle se tourne donc vers Maximin pour lui demander une explication. Mais la dame la prévient:

Vous ne comprenez pas, mes enfants? Je m'en vais vous le dire autrement.
Si la recolta se gasta nei rien qué per vous aoutres. Vous laiéou fa véire l'an passa per là truffà...etc...
Ayant repris ces dernières phrases en patois de Corps, celui parlé couramment par Maximin et Mélanie, la Belle Dame poursuit, toujours en patois:
Si ava de bla, foou pas lou semena..
Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer. Tout ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront, et ce qui viendra tombera en poussière quand vous le battrez.


Il viendra une grande famine. Avant que la famine vienne, les enfants au-dessous de sept ans prendront un tremblement et mourront entre les mains des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront vides, les raisins pourriront.
Soudain la Belle Dame continue à parler, mais seul Maximin l'entend; Mélanie voit remuer ses lèvres mais ne l'entend pas. Quelques instants plus tard, Mélanie, à son tour, peut l'écouter, tandis que Maximin, que n'entend plus rien, fait tourner son chapeau au sommet de son bâton ou, de l'autre extrémité, pousse devant lui de petites pierres. "Pas une n'a touché les pieds de la Belle Dame!" s'excusera-t-il, quelques jours plus tard. "Elle m'a dit quelque chose en me disant:
Tu ne diras pas ça, ni ça.
Après je n'entendais rien, et pendant ce temps, je m'amusais.

Ainsi la Belle Dame a parlé en secret à Maximin puis à Mélanie.
Et de Nouveau, tous les deux ensemble saisissent ses paroles:

Si ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé
et les pommes de terre seront ensemencées par les terres.

Faites-vous bien votre prière, mes petits?
"Pas guère, Madame" répondent les deux enfantis.

Ah! mes petits, il faut bien la faire, soir et matin,
ne diriez-vous qu'un Pater et un Ave Maria (un Notre père et un Je vous salue) quand vous ne pourrez pas mieux faire.
Et quand vous pourrez mieux faire, dites-en davantage.
L'été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la messe. Les autres travaillent le dimanche tout l'été. L'hiver; quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe que pour se moquer de la religion. Le carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens.
N'avez-vous jamais vu du blé gâté, mes petits ?
"Non, madame" réspondent-ils.
Alors elle s'adresse à Maximin:
Mais toi, mon petit, tu dois bien en avoir vu, une fois, vers le Coin, avec ton papa. Le maître du champ dit à ton papa d'aller voir son blé gâté. Vous y êtes allés. Il prit deux, trois épis dans sa main, les frotta, et tout tomba en poussière. En vous en retournant quand vous n'étiez plus qu'à une demi-heure loin de Corps, ton papa te donna un morceau de pain en te disant: "Tiens, mon petit, mange encore du pain cette année, que ne je sais pas qui va en manger l'an que vient si le blé continue comme ça".Maximin répond:
"C'est bien vrai, Madame, je m'en souviens maintenant, tout à l'heure, je ne m'en souvenais pas". Et la Belle Dame de conclure non en patois, mais en français:
Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple.


Le jugement de l'Eglise

Le 19 septembre 1851, Mgr. Philibert de Bruillard, évêque de Grenoble, publie enfin son "mandement doctrinal".
En voici le passage essentiel:
"Nous jugeons que l'apparition de la Sainte Vierge à deux bergers, le 19 septembre 1846, sur une montagne de la chaîne des Alpes, située dans la paroisse de La Salette, de l'archiprêtré de Corps, porte en elle-même tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire indubitable et certaine".


Le retentissement de ce mandement est considérable.
De nombreux évêques le font tire dans les paroisses de leurs diocèses.
La presses s'en empare pour le meilleur ou pour le pire.
Traduit en plusieurs langues, il paraît notamment dans l'Osservatore Romano du 4 juin 1852.

Les lettres de félicitations affluent à l'évêché de Grenoble.L'expérience et le sens pastoral de Philibert de Bruillard ne s'arrêtent pas là. Le 1er mai 1852, il publie un nouveau mandement annonçant la construction d'un sanctuaire sur la montagne de La Salette et la création d'un corps de missionnaires diocésains qu'il nomme "les Missionnaires de Notre Dame de La Salette". Mais il ajoute: "La Sainte Vierge a apparu à La Salette pour l'univers entier, qui peut en douter?"
L'avenir allait confirmer et dépasser ces attentes. Le relais étant assuré, on peut dire que Maximin et Mélanie ont rempli leur mission.
Le 19 septembre 1855, Mgr. Ginoulhiac, nouvel évêque de Grenoble, résumait ainsi la situation: "La mission des bergers est finie, celle de l'Église commence".

Innombrables sont aujourd'hui les hommes et les femmes de tous pays qui ont trouvé dans le message de La Salette le chemin de La conversion, l'approfondissement de leur foi, le dynamisme pour la vie quotidienne, les raisons de leur engagement avec le Christ au service de Dieu et des hommes.

Le Pèlerinage de La Salette

La Salette est situé en pleine montagne, à 1800 mètres d'altitude, dans les Alpes françaises. Le Sanctuaire et son hotellerie sont confiés par le diocèse de Grenoble à l'Association des Pèlerins de La Salette. Les Missionnaires et les Soeurs de Notre Dame de La Salette en assurent l'animation et le fonctionnement avec l'aide des chapelains, prêtres diocésains et religieux, des religieuses et des laïcs.
Ceux-ci tiennent une grande place: associés à la pastorale, salariés des différents services, et nombreux bénévoles de toutes nationalités. La journée est rythmée par la messe et les offices du matin et du soir, les veillées et les processions, le chapelet et les chemins de croix, sans oublier la prière silencieuse toujours possible dans la montagne ou les oratoires.



MÉLANIE CALVAT Bergère de La Salette (1831-1904)

Mélanie Calvat naquit à Corps (Isère), le 7 novembre 1831. Son père, Pierre Calvat, homme respecté des gens du pays, inculqua au coeur de sa fille une grande compassion pour Jésus crucifié; mais le travail manquant dans le village, il devait s'absenter souvent pour trouver ailleurs de quoi subvenir aux besoins de la famille.

Sa mère, Julie Barnaud, frivole et négligente de ses devoirs au foyer, aurait voulu entraîner sa fille encore bébé aux danses et divertissements du village. Mais Dieu avait prédisposé cette enfant à une aversion innée pour toutes les vanités mondaines; les cris et les larmes de Mélanie forçaient sa mère à la ramener à la maison. Sa mère se mit à détester sa fille et la chassa de la maison à plusieurs reprises, la pauvre errante trouva sa consolation en Jésus, caché sous les traits d'un aimable enfant Se nommant son frère; Celui-ci Se fit son compagnon dans la solitude des champs et des forêts, la dirigeant jusqu'aux sommets de la vie mystique.

Dès que l'enfant fut en âge, sa mère l'envoyait en service comme bergère chez divers maîtres des régions avoisinantes. Ce fut ainsi qu'elle se trouva sur la montagne de La Salette, en compagnie de Maximin Giraud, où la Reine du ciel leur apparut en pleurs, le 19 septembre 1846. Elle confia aux deux jeunes bergers un message public; puis à Maximin seul, un secret; ensuite à Mélanie un message qu'elle pourrait publier en 1858, ainsi que la Règle qui devait être pratiquée par les futurs fils et filles de l'Ordre de la Mère de Dieu. En même temps elle contemplait dans une vision prophétique la vie et les oeuvres de ces nouveaux Apôtres.

L'Apparition vint bouleverser le mode de vie de celle qui avait passé ses quatorze premières années dans la retraite, loin du monde. La mission de Mélanie fut des plus pénibles. En transmettant les reproches et les volontés du Ciel, l'héroïque messagère se condamna pour la vie aux constantes et vindicatives persécutions d'un certain clergé, trop imbu de lui-même pour recevoir, par l'intermédiaire de cet humble instrument, les remontrances de la Vierge et répondre à Ses désirs. Calomniée, méprisée, méconnue, Mélanie, sans fléchir, travailla néanmoins jusqu'à la fin de sa vie à la formation de l'Ordre des Apôtres. Plusieurs tentatives de fondation, rapidement réduites à néant par un Épiscopat hostile, nous ont valu cependant une précieuse correspondance dans laquelle la Bergère expose, avec une sublime simplicité, l'esprit que la Vierge Marie veut voir régner chez les nouveaux Apôtres.


Les persécutions condamnèrent Mélanie à une vie errante pour laquelle elle fut, de surcroît, taxée d'inconstance. Partout où elle passa, elle laissa le parfum exquis de toutes les vertus, se distinguant surtout dans la pratique de l'humilité et de l'amour de la croix. Pour préparer la venue des Apôtres des Derniers Temps, Dieu ne pouvait susciter une âme plus crucifiée, plus oublieuse d'elle-même. La Servante de Dieu écrit: «C'est à l'école du Calvaire que l'on apprend la rare science de l'amour des souffrances et du vrai anéantissement de soi.»

Les derniers mois de sa vie, Mélanie les vécut à Altamura, Italie, sous la protection de Mgr Cecchini. C'est là qu'elle mourut en odeur de sainteté dans la nuit du 14 au 15 décembre 1904.



Maximin Giraud
Maximin Giraud est né à Corps, le 26 août 1835. Sa mère Anne-Marie Templier est du pays. Son père Germain Giraud est venu d'un canton proche. Maximin n'a que dix-sept mois lorsque sa mère meurt, laissant aussi une fille de huit ans, Angélique. Peu après, Monsieur Giraud se remarie. Maximin va pousser vaille que vaille: le charron est à l'atelier, ou au bistrot; sa femme n'a pas d'attirance pour ce gamin vif, insouciant, que ne traîne pas à la maison, préférant se balader dans les rues de Corps autour des diligences et des pataches, ou courir les chemins avec sa chèvre et son chien. Le gamin est volontiers espiègle. L'oeil vif sous une tignasse noire, et la langue bien pendue. Pendant l'Apparition, tandis que la Belle Dame s'adresse à Mélanie, il fait tourner son chapeau sur le sommet de son bâton, ou, de l'autre bout, pousse des cailoux vers les pieds de la Belle Dame. "Pas un ne l'a touchée!" répondra-t-il sans gêne aux enquêteurs. Cordial dès qu'il se sent vraiment aimé. Malicieux quand on veut le récupérer.
Son adolescence a été difficile. Dans les trois années qui suivent celle de l'Apparition, il perd son demi frère Jean-François, sa belle-mère Marie Court et son père le charron Giraud. Il est mis sous la tutelle du frère de sa mère, l'oncle Templier, homme rude et intéressé. A l'école, ses progrès sont modestes. La Soeur Sainte Thècle qui veille sur lui l'appelle "le mouvement perpétuel." Ajoutez à cela les pressions exercées par les pèlerins et les curieux.

Dans ces circonstances, quelques illuminés légitimistes, partisans d'un soi-disant fils de Louis XVI, veulent l'utiliser à des fins politiques. Maximin les mystifie avec des balivernes. Contre les conseils du curé de Corps et outrepassant l'interdiction de l'évêque de Grenoble, ils emmènent l'adolescent à Ars. Celui-ci n'aime pas leur compagnie mais apprécie l'occasion de voir du pays. ils sont reçus par l'imprévisible abbé Raymond, qui, d'entrée, traite La Salette de supercherie et les voyantes de menteurs.

Durant la matinée du 25 septembre 1850, le curé d'Ars rencontre deux fois Maximin, dans la sacristie puis au confessional, mais sans confession. Qu'a pu ranconter l'adolescent exaspéré? Le résultat est que durant des années le saint curé ne cessera de douter et de souffrir.
Après le mandement du 19 septembre 1851, il renverra ses interlocuteurs au jugement de l'évêque responsable. Il mettra plusieurs années avant d'y acquiescer lui-même, et de retrouver la paix.
Quant à Maximin, tout en affirmant qu'il ne s'est jamais démenti il aura bien du mal à justifier son comportement. Il suffit d'énumérer les lieux où il est passé pour réaliser à quel point le jeune homme a été trimballé. Du petit séminaire de Grenoble ( Le Rondeau) à la Grande Chartreuse, de la cure de Seyssin à Rome. De Dax et Aire-sur-Adour au Vésinet, puis au collège de Tonnerre, à Petit Juy en Josas près de Versailles et à Paris. Séminariste, aide dans un hospice, étudiant en médecine, ratant son baccalauréat, il travaille dans une pharmacie, s'engage comme zouave pontifical, résilie son contrat au bout de six mois et retourne à paris. Le jounal "La Vie Parisienne" ayant attaqué La Salette et les deux voyants, Maximin porte plainte et obtient un rectificatif.

En 1866, il publie un opuscule "Ma profession de foi sur l'apparition de Notre Dame de La Salette". Durant cette période, M. et Mme Jourdain, un couple tout dévoué à son service, lui assure un semblant de stabilité et paie ses dettes au risque de se ruiner.
Maximin accepte alors d'être l'associé d'un marchand de liqueurs qui utilise sa notoriété pour augmenter ses ventes. L'imprévoyant Maximin n'y trouve pas son compte.
En 1870, il est mobilisé au Fort Barrau à Grenoble. Enfin il rejoint Corps où viennent le retrouver les époux Jourdain. Tous trois vivent pauvrement, aidés par les Pères du Sanctuaire avec l'accord de l'évêché.

En novembre 1874, Maximin monte au pèlerinage de La Salette. Devant un auditoire particulièrement attentif et ému, il refait le récit de l'Apparition comme au premier jour. Ce sera la dernière fois.
Le 2 février 1875, il se rend aussi pour la dernière fois à l'église paroissiale.
Le soir du 1 er mars, Maximin se confesse, reçoit la sainte communion et boit un peu d'eau de La Salette pour avaler l'hostie. Cinq minutes plus tard, il rend son âme à Dieu. Il n'a pas encore quarante ans. Sa dépouille repose au cimetière de Corps mais son coeur est dans la basilique de La Salette près de la console de l'orgue. C'était sa dernière volonté, pour marquer son attachement à l'Apparition:

"Je crois fermement, même au prix de mon sang, à la célèbre Apparition de la Très Sainte Vierge sur la Sainte Montagne de La Salette, le 19 septembre 1846, Apparition que j'ai défendue par paroles, par écrits et par souffrances. Dans ces sentiments, je donne mon coeur à Notre Dame de La Salette."

Par le même testament, ce pauvre n'avait plus rien à léguer que sa fidélité à la foi de l'Église. Le gamin attachant et instable qu'il est toujours resté, a enfin trouvé, près de la Belle Dame, l'affection et paix de Dieu.



Texte du secret de La Salette
écrit et daté par Mélanie à Castellamare, le 21 novembre 1878

La Vierge Marie :
- Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret ; vous
pourrez le publier en 1858.

Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvais vie, par leurs
irrévérences et leur impiété à célébrer les Saints Mystères, par l'amour de
l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des
cloaques d'impureté.

Oui, les prêtes demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs
têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par
leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils !

Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent
vengeance, et voilà que la vengeance est à leurs portes, car il ne se trouve plus
personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n'y a plus
d'âmes généreuses, il n'y a plus personne digne d'offrir la Victime sans tache à
l'Éternel en faveur du monde.

Dieu va frapper d'une manière sans exemple.
Malheur aux habitants de la terre ! Dieu va épuiser sa colère, et personne ne
pourra se soustraire à tant de maux réunis.

Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la
pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences ; ils sont devenus ces
étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr.

- Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les régnants,
dans toutes les sociétés et dans toutes les famille ; on souffrira des peines
physiques et morales : Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes et enverra
des châtiments qui se succéderont pendant plus de trente-cinq ans.

- La société est à la veille des fléaux les plus terribles et des plus grands
événements ; on doit s'attendre à être gouverné par une verge de fer et à boire
le calice de la colère divine.

- Que le Vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX, ne sorte plus de Rome
après l'année 1859 ; mais qu'il soit ferme et généreux, qu'il combatte avec les
armes de la foi et de l'amour ; je serai avec lui.

- Qu'il se méfie de Napoléon, son coeur est double, et quand il voudra être à la
fois pape et empereur, bientôt Dieu se retirera de lui ; il est cet aigle qui,
voulant toujours s'élever, tombera sur l'épée dont il voulait se servir pour obliger
les peuples à se faire élever.

- L'Italie sera punie de son ambition en voulant secouer le joug du Seigneur ;
aussi, elle sera livrée à la guerre ; le sang coulera de tous les côtés ; les églises
seront fermées ou profanées.

- Les prêtres, les religieux seront chassés ; on les fera mourir, et mourir d'une
mort cruelle. Plusieurs abandonneront la foi, et le nombre des prêtres et des
religieux qui se sépareront de la vraie religion sera grand ; parmi ces personnes,
il se trouvera même des évêques.

- Que le Pape se tienne en garde contre les faiseurs de miracles, car le temps
est venu que les prodiges les plus étonnants auront lieu sur la terre et dans les
airs.

- En l'année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de
l'Enfer ; ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à
Dieu ; ils les aveugleront d'une telle manière, qu'à moins d'une grâce
particulière, ces personnes prendront l'esprit de ces mauvais anges ; plusieurs
maisons religieuses perdront entièrement la foi et perdront beaucoup d'âmes.

- Les mauvais livres abonderont sur la terre et les esprits de ténèbres répandront
partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu ; ils
auront un très grand pouvoir sur la nature ; il y aura des églises pour servir ces
esprits. Des personnes seront transportées d'un lieu à un autre par ces esprits
mauvais, et même des prêtres, parce qu'ils ne seront pas conduits par le bon
esprit de l'Évangile, qui est un esprit d'humilité de charité et de zèle pour la
gloire de Dieu.

On fera ressusciter des morts et des justes (c'est à dire que ces morts prendront
la figure des âmes justes qui avaient vécu sur la terre, afin de mieux séduire les
hommes ; ces soi-disant morts ressuscités, qui ne seront autre chose que le
démon sous ces figures, prêcheront un autre Évangile, contraire à celui du vrai
Jésus-Christ, niant l'existence du Ciel, soit encore les âmes des damnés. Toutes
ces âmes paraîtront comme unies à leurs corps).

- Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires, parce que la vraie foi s'est
éteinte et que la fausse lumière éclaire le monde.

Malheur aux Princes de l'Église, qui ne seront occupé qu'à entasser richesses sur
richesses, qu'à sauvegarder leur autorité et à dominer avec orgueil !

- Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir, parce que, pour un temps
l'Église sera livrée à de grandes persécutions ; ce sera le temps des ténèbres ;
l'Église aura une crise affreuse.

- La Sainte Foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par
lui-même et être supérieur à ses semblables.

On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront
foulés aux pieds ; on ne verra qu'homicides, haine, jalousie, mensonge et
discorde, sans amour pour la patrie ni pour la famille.

Le Saint-Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu'à la fin pour recevoir
son sacrifice.

- Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours ;
mais ni lui, ni son successeur...ne verront le triomphe de l'Église de Dieu.

- Les gouvernants civils auront tous le même dessein qui sera d'abolir et de faire
disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l'athéisme,
au spiritisme et à toutes sortes de vices.

Dans l'année 1865, on verra l'abomination dans les lieux saints ; dans les
couvents, les fleurs de l'Église seront putréfiées et le démon se rendra comme le
roi des coeurs.

Que ceux qui sont à la tête des communautés religieuses se tiennent en garde
pour les personnes qu'ils doivent recevoir, parce que le démon usera de toute sa
malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnées au
pêché, car les désordres et l'amour des plaisirs charnels seront répandus par
toute la terre.

EVENEMENTS PROCHAINS :

La France, l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre seront en guerre ; le sans coulera
dans les rues ; le Française battra avec le Français, l'Italien avec l'Italien ;
ensuite, il y aura une guerre (civile) générale qui sera épouvantable.
Pour un temps, Dieu ne se souviendra plus de la France, ni de l'Italie, parce
que l'Evangile de Jésus-Christ n'est plus connu.
Les méchants déploieront toute leur malice ; on se tuera, on se massacrera
mutuellement jusque dans les maisons.
Au premier coup de son épée foudroyante, les montagnes et la nature
entière trembleront d'épouvante, parce que les désordres et les crimes des
hommes percent la voûte des cieux.
Paris sera brûlé et Marseille englouti ; plusieurs grandes villes seront
ébranlées et englouties par des tremblements de terre ; on croira que tout
est perdu ; on ne verra qu'homicide, on n'entendra que bruits d'armes et
que blasphèmes.
Les justes souffriront beaucoup ; leurs prières, leur pénitence et leur larmes
monteront jusqu'au Ciel, et tout le peuple de Dieu demandera pardon et
miséricorde, et demandera mon aide et mon intercession.
Alors, Jésus-Christ, par un acte de sa justice et de sa grande miséricorde
pour les justes, commandera à ses anges que tous ses ennemis soient mis à
mort.
Tout à coup, les persécuteurs de l'Eglise de Jésus-Christ et tous les hommes
adonnés au pêché périront, et la terre deviendra comme un désert.
Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes ; Jésus-Christ
sera servi, adoré et glorifié ; la charité fleurira partout.
Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Eglise qui sera forte,
humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus-Christ.
L'Evangile sera prêché partout, et les hommes feront de grands progrès
dans la foi, parce qu'il y aura unité parmi les ouvrier de Jésus-Christ et que
les hommes vivront dans la crainte de Dieu.
Cette paix parmi les hommes ne sera pas longue ; vingt-cinq ans
d'abondantes récoltes leur feront oublier que les péchés des hommes sont
cause de toutes les peines qui arrivent sur la terre.

EVENEMENTS LOINTAINS :

Un avant-coureur de l'antéchrist, avec ses troupes de plusieurs nations
combattra contre le vrai Christ, le seul Sauveur du monde ; il répandra
beaucoup de sang et voudra anéantir le culte de Dieu pour se faire regarder
comme un dieu.
La terre sera frappée de toutes sortes de plaies (outre la peste et la famine,
qui seront générales) ; il y aura des guerres jusqu'à la dernière guerre qui
sera alors faite par les dix rois de l'antéchrist, lesquels rois auront tous un
même dessein et seront les seuls qui gouverneront le monde.
Avant que ceci arrive, il y aura une espèce de fausse paix dans le monde ;
on ne pensera qu'à se divertir ; les méchants se livreront à toutes sortes de
pêchés ; mais les enfants de la Sainte Eglise, les enfants de la foi, mes vrais
imitateurs croîtrons dans l'amour de Dieu et dans les vertus qui me sont les
plus chères.
Heureuses les âmes humbles, conduites par l'Esprit-Saint ! Je combattrai
avec elles jusqu'à ce qu'elles arrivent à la plénitude de l'âge.
La nature demande vengeance pour les hommes, et elle frémit d'épouvante
dans l'attente de ce qui doit arriver à la terre souillée de crimes.
Tremblez, terre, et vous qui faites profession de servir Jésus-Christ et qui,
au-dedans, vous adorez vous-même ; tremblez, car Dieu va vous livrer à son
ennemi, parce que les lieux saints sont dans la corruption ; beaucoup de
couvents ne sont plus les maisons de Dieu, mais les pâturages d'Asmodée et
des siens.
Ce sera pendant ce temps que naîtra l'antéchrist, d'une religieuse hébraïque,
d'une fausse vierge qui aura communication avec le vieux serpent, le maître
de l'impureté ; son père sera évêque. En naissant, il vomira des blasphèmes,
il aura des dents ; en un mot, ce sera le diable incarné ; il poussera des cris
effraynts, il fera des prodiges, il ne se nourrira que d'impuretés.
Il aura des frères qui, quoiqu'ils ne soient pas comme lui des démons
incarnés, seront des enfants de mal ; à douze ans, ils se feront remarquer
par leurs vaillantes victoires qu'ils remporteront ; bientôt, ils seront chacun à
la tête des armées, assistés par des légions de l'enfer.
Les saisons seront changées, la terre ne produira que de mauvais fruits, les
astres perdront leurs mouvements réguliers, la lune ne reflétera qu'une
faible lumière rougeâtre ; l'eau et le feu donneront au globe de la terre des
mouvements convulsifs et d'horribles tremblements de terre qui feront
engloutir des montagnes, des villes, etc...
Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist.
Les démons de l'air avec l'antéchrist feront de grands prodiges sur la terre et
dans les airs et les hommes se pervertiront de plus en plus.
Dieu aura soin de ses fidèles serviteurs et des hommes de bonne volonté ;
l'Evangile sera prêché partout ; tous les peuples et toutes les nations auront
connaissance de la vérité !
J'adresse un pressant appel à la terre ; j'appelle les vrais disciples du Dieu
vivant et régnant dans les cieux ; j'appelle les vrais imitateurs du Christ fait
homme, le seul et vrai Sauveur des hommes ; j'appelle mes enfants, mes
vrais dévots, ceux qui se sont donnés à moi pour que je les conduise à mon
divin Fils, ceux que je porte pour ainsi dire dans mes bras, ceux qui ont vécu
de mon esprit.

Enfin, j'appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de
Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d'eux-mêmes, dans
la pauvreté et dans l'humilité, dans le mépris et le silence, dans l'oraison et
dans la mortification, dans la chasteté et dans l'union avec Dieu, dans la
souffrance et inconnus du monde.

Il est temps qu'ils sortent et vienne éclairer la terre. Allez et montrez-vous
comme mes enfants chéris ; je suis avec vous en vous pourvu que votre foi
soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs.

Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l'hommeur
de Jésus-Christ.
Combattez, enfants de lumière, vous petit nombre qui y voyez ; car voici le
temps des temps, la fin des fins.
L'Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. Mais voilà Enoch
et Elie remplis de l'Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu et les
hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d'âmes seront
consolées ; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et
condamneront les erreurs diaboliques de l'antéchrist.
Malheur aux habitants de la terre ! il y aura des guerres sanglantes et des
famines, des pestes et des maladies contagieuses ; il y aura des pluies d'une
grêle effroyable ; des tonnerres qui ébranleront des villes ; des
tremblements de terre qui engloutiront des pays ; on entendra des voix dans
les aires ; les hommes se battront la tête contre les murailles ; ils appelleront
la mort et, d'un autre côté, la mort sera leur supplice ; le sang coulera de
tous côtés.
Qui pourra vaincre, si Dieu ne diminue le temps de l'épreuve ?
Par le sang, les larmes et les prières des justes, Dieu se laissera fléchir ;
Enoch et Elie seront mis à mort ; Rome païenne disparaîtra ; le feu du Ciel
tombera et consumera trois villes ; tout l'univers sera frappé de terreur, et
beaucoup se laisseront séduire parce qu'ils n'ont pas adoré le vrai Christ
vivant parmi eux.
Il est temps ; le soleil s'obscurcit ; la foi seule vivra.
Voici le temps ; l'abîme s'ouvre.
Voici le roi des rois des ténèbres.
Voici la bête avec ses sujets, se disant le sauveur du monde.
Il s'élèvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu'au Ciel ; il sera étouffé
par le souffle de Saint Michel Archange. Il tombera, et la terre qui, depuis
trois jours, sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ;
il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de
l'enfer.
Alors, l'eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les oeuvres
de l'orgueil de l'homme, et tout sera renouvelé :Dieu sera servi et glorifié.

Genèse (22, 1-12) - Abraham et Isaac portant le bois du sacrifice

Posté le 18.09.2008 par jubilatedeo
01 Dieu mit Abraham à l'épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! »
02 Dieu dit : « Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l'offriras en sacrifice sur la montagne que je t'indiquerai. »
03 Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour le sacrifice, et se mit en route vers l'endroit que Dieu lui avait indiqué.
04 Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l'endroit de loin.
05 Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l'âne. Moi et l'enfant nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. »
06 Abraham prit le bois pour le sacrifice et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s'en allèrent ensemble.
07 Isaac interrogea son père Abraham : « Mon père ! - Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l'agneau pour l'holocauste ? »
08 Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l'agneau pour l'holocauste, mon fils », et ils s'en allaient tous les deux ensemble.
09 Ils arrivèrent à l'endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y éleva l'autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l'autel, par-dessus le bois.
10 Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils.
11 Mais l'ange du Seigneur l'appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! »
12 L'ange lui dit : « Ne porte pas la main sur l'enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m'as pas refusé ton fils, ton fils unique. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible

« Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? »

Posté le 18.09.2008 par jubilatedeo
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-11.

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l'avez reçu, et vous y restez attachés,
vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ; autrement, c'est pour rien que vous êtes devenus croyants.
Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j'ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures,
et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures,
et il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;
ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont morts -
ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.
Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l'avorton que je suis.
Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d'être appelé Apôtre, puisque j'ai persécuté l'Église de Dieu.
Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et la grâce dont il m'a comblé n'a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n'est pas moi, c'est la grâce de Dieu avec moi.
Bref, qu'il s'agisse de moi ou des autres, voilà notre message, et voilà votre foi.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Psaume 117 (118), 1-2, 16-17, 28.21

Rendez grâce au Seigneur, car il est bon.

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.

Tu es mon Dieu, je te rends grâce,
mon Dieu, je t'exalte !
Je te rends grâce car tu m'as exaucé :
tu es pour moi le salut.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible





Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,36-50.

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum.
Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse. »
Jésus prit la parole : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. - Parle, Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante.
Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera davantage ? »
Simon répondit : « C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble. - Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds.
Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds.
Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. »
Puis il s'adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? »
Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible






Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
CE, 18.16 ; AD, 54 (trad. Une Pensée, Médiaspaul 1991, p. 63)



« Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? »


Que l'espérance en la miséricorde de Dieu nous soutienne dans le tumulte des passions et des contrariétés. Courons avec confiance vers le sacrement de pénitence, où le Seigneur nous attend à tout moment avec une tendresse infinie. Et une fois nos péchés pardonnés, oublions-les, car le Seigneur l'a déjà fait avant nous. En admettant même que tu aies commis tous les péchés du monde, le Seigneur te le répète : « Tes nombreux péchés te sont remis parce que tu as beaucoup aimé ».

Seigneur Jésus, tu es toute douceur : comment pourrais-je donc vivre sans toi ? Viens, Seigneur, prendre toi seul possession de mon coeur.



Homélie Messe

« Si ses péchés, ses nombreux péchés sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. » Ces paroles de Jésus qui sont au cœur de l’évangile de ce jour peuvent paraître énigmatiques.

La première phrase de l’assertion de Jésus semble en contradiction avec la seconde. D’un côté, l’amour obtient le pardon des péchés. De l’autre, Jésus nous dit que l’on ne peut aimer vraiment tant que l’on n’a pas expérimenté pour soi le pardon et que la mesure de cet amour est celle du pardon reçu. Autrement dit, d’un côté, l’amour apparaît comme premier par rapport au pardon. De l’autre, c’est l’inverse.
Qu’est-ce donc qui est alors premier ? L’amour ou l’expérience d’être pardonné ? Mais peut-être que poser la question en ces termes n’éclaire en rien les propos de Jésus… Peut-être que pour entrer davantage dans leur compréhension il nous faut, comme Simon, nous laisser conduire au rythme de la parabole que Jésus lui raconte.

Celui à qui le Maître a le plus remis est celui qui lui montre le plus d’amour. Mais le présupposé de cette parabole, que l’on aurait peut-être trop tendance à laisser dans l’ombre, est que pour être pardonné, il faut que l’on reconnaisse que l’on a péché et donc que l’on a besoin de pardon. Autrement dit, faire l’expérience du pardon implique que l’on ait reconnu, accepté et offert sa pauvreté à Jésus. En effet, celui qui est riche de lui-même n’a pas besoin de pardon ; parce qu’il n’en voit pas l’utilité. Du coup, comment pourrait-il exprimer de l’amour vis à vis de celui dont il pense ne rien avoir à recevoir ? N’est-ce pas là finalement la difficulté de Simon le pharisien ? Sa confiance un peu trop présomptueuse en sa justice et sa vertu, qui apparaît dans le jugement qu’il porte sur cette « pécheresse », ne l’empêche-t-elle pas d’accueillir ce que Jésus désirait lui donner en venant chez lui ?

Pour consentir à recevoir le don de la miséricorde divine, il faut un cœur déjà rendu disponible et purifié par l’humilité. C’est par ses pieds que Jésus se laisse approcher dans son humanité et sa dépendance. A son humilité s’accorde celle de la femme qui baigne de ses larmes ses pieds et les essuie de ses cheveux. A l’inverse de Simon qui reste à distance en posant une sorte d’examen intellectuel critique sur les personnes et le déroulement des événements, la femme, quant à elle, n’hésite pas à risquer le contact avec Jésus parce qu’elle sait avoir besoin de la miséricorde du Seigneur et qu’elle est sûre dans la foi de l’obtenir.

L’accueil d’un tel amour gratuit pousse le pécheur pardonné à y répondre en aimant plus encore. Mais le pécheur pardonné est toujours conscient que son amour en retour est celui-là même qui lui vient de Dieu et qui lui a été donné de façon suréminente lorsqu’il a fait l’expérience de sa miséricorde.

La gratuité de l’amour de Dieu s’exprime encore dans le fait que son pardon ne se contente pas d’effacer notre péché. Il opère en nous bien davantage. Il nous arrache à nos enfermements, nous libère de nos chaînes, et nous propulse vers un nouvel avenir : « va ! » Jésus ne met pas la main sur nous. Il nous invite à aller notre chemin n’exigeant rien en retour si ce n’est que nous marchions dans la fidélité à la grâce reçue. Voilà pourquoi, à la grâce de la rémission de nos péchés, il ajoute celle de faire le bien : " Va en paix " (c'est-à-dire dans la justice). Car si le péché est la guerre entre Dieu et l'homme, la justice est la paix de l'homme avec Dieu. « Va en paix » pourrait aussi très bien se lire : « Fais tout ce qui peut te conduire à la paix de Dieu. »

« Seigneur, fais-nous la grâce de pouvoir entrer dans les gestes d’humilité et les soins de repentir que cette femme pécheresse t’a prodigués. Qu’ainsi rendus disponibles à l’accueil de ta miséricorde divine, nous puissions la recevoir dans l’action de grâce en t’aimant toujours davantage à cause de la gratuité de ton pardon. »

Les saints du jour

Posté le 18.09.2008 par jubilatedeo
SAINT JOSEPH de CUPERTINO Frère mineur, conventuel (1603-1663)

Joseph, dit de Cupertino, petite ville des environs de Salente, diocèse de Nardo, naquit de parents pieux, l´an de grâce 1603. Prévenu de l´amour de Dieu, il passa son enfance et sa jeunesse dans une grande simplicité et innocence de moeurs.

Délivré d'une cruelle maladie, par sa bonne Mère du ciel, Joseph s'appliqua avec une nouvelle ardeur aux oeuvres de la piété et à la pratique des vertus; et, pour s'unir plus intimement à Dieu, qui l'appelait à une perfection plus élevée, il voulut revêtir les livrées du Séraphin d'Assise. Après bien des difficultés, il parvint enfin à la réalisation de ses désirs et entra chez les Pères Capucins, où, vu son ignorance des lettres humaines, il fut d'abord reçu parmi les Frères-lais. Toujours ravi en Dieu, il mettait un temps si considérable à exécuter des travaux de peu d'importance que les supérieurs, le jugeant incapable de rendre aucun service à la communauté, le renvoyèrent dans le siècle.

Il se trouva alors dans une bien triste position. Aucun de ses parents ne voulait lui donner asile, sa mère le maltraitait, et tous le considéraient comme un paresseux et un insensé. Enfin, sur les instances de sa mère, les Frères Mineurs Conventuels consentirent à lui donner l'habit de saint François, en le chargeant de soigner la mule du couvent.

Dans cet humble emploi, il se distingua tellement par la sainteté de sa vie, et par son zèle pour la conversion des pécheurs, que ses supérieurs s'aperçurent bientôt la valeur de cette âme extraordinaire. Ils conçurent pour lui la plus haute estime, et le reçurent enfin dans 1a communauté sous le nom de Frère Joseph.

Mais notre Saint n'était pas encore satisfait. Il ne lui suffisait pas d'être religieux, il aspirait au sacerdoce. Ambition étrange, et, selon toute apparence, présomptueuse et insensée! à peine savait-il lire, et de toute l'Écriture, il ne put jamais expliquer qu'un texte : l'Évangile des messes de la Sainte Vierge : “heureuses
entrailles qui Vous ont porté.” Marie cependant, contente de l'amour de Son serviteur, le seconda dans ses desseins. Car, par une disposition merveilleuse de la Providence, dans tous ses examens, il ne fut jamais interrogé que sur cet évangile, qu'il avait si bien approfondi, et sur lequel il répondit de manière à satisfaire pleinement les examinateurs les plus exigeants.

Ordonné prêtre, au mois de mars 1628, Joseph se sépara complètement du monde. Il recherchait les emplois les plus humbles du couvent, il pratiquait des austérités inouïes, ne mangeait que tous les 3 ou 4 jours, et cela avec tant de modération, qu'il était facile de voir que son corps même vivait d'une nourriture cachée, que les hommes ne connaissaient pas. En effet, son corps, aussi bien que son âme, était soutenu par la sainte Eucharistie; et après la messe qu'il célébrait tous les jours, avec une grande dévotion, l'augmentation de force qu'il avait puisée dans la sainte communion se manifestait par l'animation de ses traits et la vigueur de sa démarche. Comme à saint François, les animaux lui obéissaient, les éléments étaient dociles à sa voix; à son attouchement, les malades étaient guéris. En un mot, la nature semblait n'avoir plus de lois en présence des désirs de Joseph.

Pour lui, les lois de la pesanteur étaient suspendues, ou plutôt le centre qui l'attirait, ce n'était pas, comme pour nous pauvres misérables, la terre, mais le ciel. Aussi était-il souvent élevé, à la vue de ses Frères, à une distance considérable au sol, et là, il demeurait en contemplation, tout absorbé en Dieu. Chaque fois qu'on récitait en sa présence les Litanies de la Sainte Vierge, il s'élevait en l'air et allait embrasser l'image de la Mère de Dieu.

Ces transports aériens, ces vols dans l'espace furent si habituels à notre Saint que les actes du procès de canonisation en rapportent plus de soixante-dix survenus dans le seul territoire de Cupertino, aussi peut-on affirmer sans crante, que durant la
moitié peut-être de sa vie, ses pieds n'ont point touché le sol.

Il mourut à Osimo, d'une mort digne de sa vie, le 18 septembre 1663, à l'âge de 60 ans et fut canonisé par Clément XIII en 1766.

autre biographie:

La vie de Joseph de Cupertino est assurément l’une des plus extraordinaires et des plus déroutantes de l’hagiographie, mais que son procès de canonisation se soit déroulé sous les yeux des Lumières, suffit à garantir que l’Eglise s’est posé toutes les questions qu’on était en droit d’attendre en pareil cas.

Le père de Joseph Désa, un menuisier de grande vertu, avait si peu d’entendement dans les affaires que sa femme, pour se protéger des agents de justice, dut se cacher dans une étable où elle accoucha (17 juin 1603). L’enfant fut baptisé à Notre-Dame-des-Neiges de Cupertino (diocèse de Nardo), petite ville du royaume de Naples, entre Brindes et Otrante, où il vécut toute son enfance sous la conduite énergique de sa mère, Françoise Zanara. Si, comme le disent les actes de sa canonisation, dès sa plus tendre enfance, à l’âge de cinq ans, il donna de tels signes de sainteté que, pour être déjà vénéré comme un homme parfait, l’âge seul lui manquait, il n’en n’était pas moins extrêmement maladroit, manuellement et intellectuellement. Atteint d’une étrange maladie, il attribua sa guérison à la Sainte Vierge et, résolu à consacrer sa vie à Dieu, il s’imposa de grandes mortifications.

A dix-sept ans, comme deux de ses oncles étaient franciscains conventuels, il se présenta dans leur Ordre où il fut refusé pour insuffisance intellectuelle. Les Capucins l’acceptèrent comme frère convers mais, en extase continuelle, il se montra si malhabile dans les travaux qu’ils le congédiairent pour manque d’esprit, d’aptitude et de santé. Sa mère qui était fort humiliée et ne voulait plus s’occuper de lui, réussit à fléchir son frère, Jean Donato, qui était franciscain conventuel et l’on reçut Joseph, sous l’habit du Tiers-Ordre, au couvent de Grottella où il fut chargé de s’occuper de la mule. Or, Joseph, toujours joyeux, fit preuve de tant d’obéissance et d’humilité, de tant de piété et de pénitence, que ses supérieurs décidèrent de le recevoir comme clerc.

Au mois de juin 1625, à Altamura, il reçut l’habit de l’Ordre. Il arriva péniblement à lire et à mal écrire mais jamais à apprendre. Le 3 janvier 1627, l’évêque de Narto, Jérôme de Franchis, qui lui faisait passer l’examen d’admission aux ordres, ouvrit la Bible au hasard et lui fit expliquer le passage Beatus venter qui te portavit (heureux le sein qui t’a porté) ; à la surprise générale, Joseph fit un superbe commentaire et l’évêque, le jour même, lui conféra les ordres mineurs puis le sous-diaconat (27 février) et le diaconat (20 mars). L’année suvante, l’examen pour le sacerdoce, fait par le sévère évêque de Castro, Jean-Baptiste Deti, se passa à Bogiardo. Joseph était accompagné de jeunes moines savants dont les premiers firent si vive impression sur l’évêque qu’il admit indistinctement tous les candidats ; Joseph fut admis au sacerdoce qu’il reçut le 4 mars 1628, et devint ainsi le patron des candidats aux examens.

Lors d’un voyage qu’il fit sur l’ordre de ses supérieurs pour visiter les couvents du royaume de Naples, il se fit un peu trop remarquer par un vicaire général qui le dénonça à l’inquisition napolitaine. Déclaré innocent du crime d’imposture dont on l’accusait, il venait de célébrer la messe à Saint-Grégoire-l’Arménien, il fut ravi en extase. Les inquisiteurs l’envoyèrent à Rome, près du général de son Ordre qui, après avoir montré beaucoup de méfiance, fut si persuadé de sa sainteté qu’il voulut le présenter au pape Urbain VIII. Lorsque Joseph se prosterna pour baiser le pied du Pape, considérant qu’il était devant le vicaire du Christ, il entra en extase et fut transporté jusqu’au plafond de la salle d’audience ; Urbain VIII se tourna vers le père général et lui dit : Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, nous voulons servir de témoin à son procés de canonisation pour déposer du prodige dont nous venons d’être témoin.

Joseph eut fort voulu qu’on le renvoyât dans son couvent de Grottella, mais on l’envoya au couvent d’Assise où il eut fort à souffrir du dédain du gardien (supérieur). Il perdit alors toutes les consolations divines qu’ils connaissaient depuis l’enfance et fut assailli de terribles tentations. Averti, le général de l’Ordre le fit revenir à Rome où il retrouva plus abondamment les consolations divines. Pour avoir assisté à une extase de Joseph, Jean-Frédéric, duc de Brunswick et de Hanovre, abjura le protestantisme. Au prince Casimir de Pologne, second fils de Sigismond III, qu’Innocent X avait fait cardinal et qui lui demandait s’il devait recevoir les ordres, Joseph répondit : Ne le faites pas, vous seriez obligé de rentrer dans le monde ; Dieu ne tardera pas à vous faire connaître sa volonté ; en effet, le frère aîné du prince mourut et Casimir fut élu roi de Pologne. De retour au couvent d’Assise où les esprits avaient changé, il fut reçu triomphalement par les religieux et les notables de la ville ; lorsqu’il entra dans l’église, voyant une image de la Vierge de Grottella, il s’écria : O ma Mère, vous m’avez accompagné jusqu’ici ! puis, en extase, il s’éleva jusqu’à l’image.

En 1653, on parvint à prévenir contre Joseph Innocent X qui chargea l’inquisiteur de Pérouse, Vincent-Marie Pellegrini de le tenir enfermé au couvent des capucins de Petra-Rubea, puis dans celui de Fossombre. Au matin du 7 janvier 1655, alors que les sacristains cherchaient les ornements sacerdotaux pour qu’il célébrât la messe, il leur commanda de prendre les ornements noirs car le Pape venait de mourir. Le nouveau pape, Alexandre VII Chigi le fit libérer et conduire au couvent d’Osimo, dans la Marche d’Ancône, où il mourut, un peu avant minuit, le mardi 18 septembre 1663. Il fut béatifié par Benoît XIV, en 1753, et canonisé par Clément XIII, le 16 juillet 1767.



Sainte Nadège Vierge et martyre à Rome avec sa mère Sophie et ses deux soeurs
En slave, Nadége veut dire 'espérance'.
Véra (= Foi), Liubbe (= Charité) seraient ses soeurs et Sophia ou Sonia (= sagesse) leur mère.



Sainte Ariane Esclave en Asie Mineure (?)
ou Ariadne.
Sans doute une martyre des premiers siècles à Prymnesse en Phrygie. On ignore où et quand elle mourut, mais comme beaucoup de nos contemporains portent ce nom, nous ne pouvons pas ignorer la date de sa fête qui est la seule chose qui nous reste d'elle.



Saint Bidzine de Géorgie (+ 1661)
Prince de Géorgie, il fut martyrisé pour la foi par le shah de Perse, Abbas II, et il périt avec les membres de sa famille, saint Elisbar et saint Chavel, à l'issue de terribles supplices.



Bienheureux David Okelo et Gildas Irwa martyrs (+ 1918)
Daudi (David) Okelo naît vers 1902 à Ogom Payira, village situé sur la route de Gulu-Kitgum, au nord de l’Ouganda. Il fait partie de la tribu Acholi. Ses parents sont païens et la région n’a pas encore été évangélisée. La mission est fondée à cet endroit en 1915 par les Comboniens (Cf Daniel Comboni 2). De 14 à 16 ans, David suit les instructions pour recevoir le baptême. Il est baptisé le 1er juin 1916 par le Père César Gambaretto. Il fait sa première communion le même jour et reçoit la confirmation le 15 octobre suivant. Après avoir complété sa formation, David accepte d’être catéchiste.

Au début de l’année 1917 le catéchiste de Paimol meurt. David va trouver le Père César devenu Supérieur de la Mission de Kitgum et lui propose de le remplacer. Il est nommé à la fin de la même année, avec le jeune Jildo (Gildas) Irwa 2 comme assistant. Avant de les envoyer, le Père les informe des difficultés de leur travail : longues distances – Kitgum est à 80 km de Paimol - , troubles fréquents dans la région dus à des incursions de pillards, de marchands d’esclaves et de trafiquants d’or. A cela David répond : « Je n’ai pas peur de mourir. Jésus aussi est mort pour nous ! » Arrivé à Paimol vers novembre – décembre 1917 avec son acolyte, David se met à enseigner les prières et les questions et réponses du catéchisme. Il utilise la répétition et le mode chanté selon la coutume afin de favoriser la mémorisation. Il visite aussi les villages proches pour rencontrer les catéchumènes qui doivent aider leurs parents pour les travaux des champs et la garde du bétail. David de Payira a la réputation d’être un jeune homme au caractère pacifique et réservé, et il est aimé de tous. Il ne s’immisce jamais dans les conflits locaux : ils sont très fréquents à cette époque où le pays supporte mal la domination britannique. Justement, une décision malheureuse prise par le ‘District commissioner’ de la région crée de fortes tensions. Les pillards, des éléments musulmans et des guérisseurs-sorciers profitent de cette situation de violence pour tenter de déraciner la nouvelle religion.

Durant le week-end du 18 au 20 octobre 1918, bien avant l’aube, 5 personnes viennent à la hutte où demeurent David et Gildas avec la claire intention de les tuer. Un ancien du village s’interpose en disant qu’il n’est pas permis de les tuer car ils sont ses invités. Cet ancien était le vice-chef Ogal à qui Gildas, a rendu souvent des services de secrétariat. David apparaît sur le seuil de sa hutte et adjure l’ancien de ne pas s’attirer à lui-même des ennuis. Alors les intrus pénètrent dans la hutte et veulent forcer David à abandonner l’enseignement du catéchisme. Puis, voyant qu’il ne cède pas à leurs menaces, ils le jettent au sol et le transpercent de leur lance. Gildas subit le même sort. Le corps de Daudi est tiré près d’une termitière où il est laissé sans sépulture. En février 1926, ses restes sont emportés à la Mission de Kitgum et ensevelis au pied de l’autel du Sacré-Cœur.


Jildo (Gildas) Irwa naît vers 1901 au village de Bar-Kitoba au nord-ouest de Kitgum, dans le nord de l’Ouganda. Ses parents sont encore païens, l’évangélisation n’ayant pas encore commencé dans la région. Ils seront baptisés plus tard. Ils font partie de la tribu Acholi. La première mission est fondée en 1915 par les Comboniens (fondés par Daniel Comboni 2 ). L’un d’eux, le Père César Gambaretto, baptise Gildas à l’âge de 11 ou 12 ans. Il est confirmé le 15 octobre 1916.

Au début de l’année 1917, le catéchiste de Paimol meurt. David Okelo (béatifié en même temps que Gildas 2 ) va trouver le Père César, devenu supérieur de la Mission de Kitgum, et lui propose de le remplacer. Gildas s’offre avec enthousiasme pour l’accompagner comme catéchiste-assistant. Avant de les nommer, le Père les informe des difficultés et des dangers de leur travail : ils partent donc en connaissance de cause. Ils arrivent à Paimol en novembre ou décembre 1917. Au début, tout se passe bien ; ils sont aimés de tout le monde. Voici le témoignage posthume que le Père César donne sur Gildas: « Gildas était beaucoup plus jeune que David. D’une nature gaie et aimable, comme beaucoup d’enfants de la tribu Acholi, il était très intelligent et servait à l’occasion de secrétaire au vice-chef Ogal qui avait donné l’hospitalité aux deux catéchistes à Paimol. Gildas était d’une grande aide pour David en rassemblant les enfants pour l’instruction avec sa manière aimable et son insistance enfantine. Il savait aussi les occuper avec des jeux innocents de village et des rassemblements bruyants et joyeux. Il avait récemment reçu le baptême dont il préservait la grâce dans son cœur, laquelle transparaissait dans son comportement charmant. »

Malheureusement Paimol est une région explosive, fréquemment troublée par les incursion de pillards, de marchands d’esclaves et de trafiquants d’or. De plus le pays supporte mal la domination britannique. Or justement, une décision malheureuse prise par le ‘District commissioner’ de la région crée de fortes tensions. Les pillards, des éléments musulmans et des guérisseurs-sorciers profitent de cette situation de violence pour tenter de déraciner la nouvelle religion. Le matin de leur martyre (week-end entre le 18 et le 20 octobre 1918), Gildas répond à David qui lui fait entrevoir la possibilité d’une mort cruelle : « Pourquoi serions-nous effrayés ? Nous n’avons fait de mal à personne. Nous sommes seulement ici parce que le Père César nous a envoyé enseigner la parole de Dieu. Ne craignons pas ! » Il répond la même chose lorsqu’on le presse de quitter les lieux et d’abandonner son devoir d’assistant-catéchiste. « Nous n’avons rien fait de mal » dit-il en pleurant. « Pour la même raison que vous tuez David, vous devez me tuer aussi parce que ensemble nous sommes venus ici et ensemble nous avons enseigné la Parole de Dieu. » Sur ces mots, l’un des assaillants le tire au dehors et le transperce d’une lance.

« Ce témoin courageux n’était qu’un enfant (de 12 ou 14 ans) lorsque avec simplicité et foi, il versa son sang pour le Christ et son Église. » (Jean Paul II)

« David et Jildo sont des modèles et des intercesseurs pour les catéchistes à travers le monde, en particulier dans les lieux où ces derniers souffrent en raison de leur foi, et doivent parfois affronter l’exclusion sociale et même le danger pour leur vie » (Jean Paul II).




Saint Dizier (7ème s.)
ou Didier, évêque de Rennes. Sa vie s'écoula dans la pratique des bonnes oeuvres qu'il exerçait au milieu de son peuple. Au retour d'un pèlerinage à Rome avec ses fidèles, il passa dans les Vosges. Des brigands de grand chemin les attaquèrent, espérant leur enlever leurs richesses. Percé à coups de glaive, il s'endormit dans la paix du Seigneur, après avoir prié jusqu'à son dernier soupir.



Saint Dominique Trach Doai prêtre et martyr (+ v. 1843)
Prêtre et dominicain du Tonkin - aujourd'hui, Viêt-Nam -, le père Dominique Trach avait le caractère trempé par l'épreuve de la maladie et des mauvais traitements, sous la persécution déchaînée par l'empereur Minh Mang (1820-1841). Dès 1833, un édit stipulait: "Nous voulons que les mandarins examinent avec soin si les chrétiens qui se trouvent sur leur territoire se préparent à obéir à nos ordres et qu'ils les contraignent à fouler aux pieds la croix, en leur présence. Après quoi ils leur feront grâce cette fois. Quant aux maisons du culte et aux habitations des prêtres, ils devront veiller à ce qu'elles soient complètement rasées. Si dorénavant l'un de nos sujets est reconnu coupable de confesser ces doctrines abominables, il sera puni avec la dernière rigueur afin de détruire à sa racine la religion perverse." A la fin de 1838, l'empereur publia un dernier édit où il donnait un délai d'un an aux chrétiens pour apostasier. La persécution gagna le Tonkin, jusque-là relativement épargné. Lorsque vint l'heure du témoignage suprême, le père Dominique préféra mourir plutôt que de piétiner la croix: il fut décapité à Nam Dinh.
Canonisé en 1988.




Saint Eustorge Ier Evêque de Milan (+ 355)
Evêque de Milan cité par saint Athanase parmi les évêques d'Italie hostiles à l'arianisme, ce dont il eût beaucoup à souffrir. Saint Ambroise en fait l'éloge.



Saint Ferréol Martyr à Vienne, en Dauphiné (3ème s.)
Tribun militaire de Vienne en Dauphiné, il fut sommé par le gouverneur de la ville d'offrir le sacrifice aux idoles. Il refusa d'obéir et fut mis à mort. Sa mémoire reste vive dans la région : 26110 Saint Ferréol



Bienheureux Joseph Kut prêtre et martyr (+ 1942)
Prêtre polonais du diocèse de Poznan, curé de Goscieszyn, Joseph Kut fut arrêté lors de l'occupation de la Pologne par le IIIe Reich, puis déporté au camp de concentration de Dachau. Les conditions de détention l'exténuèrent. Les autorités nazies lui proposèrent alors la liberté, à condition qu'il renie sa foi et renonce au sacerdoce. Il refusa. Ses compagnons de captivité le virent mourir "comme un saint" des suites des mauvais traitements subis, un peu moins d'un an après son internement, à l'âge de 37 ans.
Il fait partie des cent huit martyrs de Pologne, victimes de la persécution nazie, béatifiés par Jean-Paul II à Varsovie, en 1999.



Bienheureux Martyrs espagnols martyrs (+ 1936)
Martyrs durant la persécution menée contre les prêtres et les religieux au cours de la guerre civile, en Espagne:
- près de Gandie, au pays de Valence, Ferdinand Garcia Sendra et Joseph Garcia Mas, prêtres
- à Montserrat en Catalogne, cinq membres du Tiers-Ordre de Saint-François
les bienheureux Ambroise (Sauveur Chulia Ferrandis) et Valentin (Vincent Jaunzaras Gomez, prêtres
François (Juste Lerma Martinez), Richard (Joseph Lopez Mora) et Modeste (Vincent Gay Zarzo), religieux
- à Ciudad Real en Nouvelle Castille, Charles Eraña Guruceta, religieux de la Société de Marie, arrêté par des miliciens et fusillé sans jugement.



Saint Méthode d'Olympe Evêque de Chalcis, en Grèce (+ 312)
évêque d'Olympe près de Tyr, il fut martyrisé par haine du Christ. Ecrivain important dans l'Eglise orientale, il a exercé une grande influence sur le monachisme par l'une de ses oeuvres, "le Banquet des dix Vierges" où il fait l'éloge de la chasteté.



Saint Océan martyr (3ème s.)
Martyr à Nicomédie, en Asie Mineure.
De sa vie nous ne connaissons rien de précis. Mais si grande était sa foi en Jésus-Christ qu'il affirma sa fidélité devant le tribunal romain au point d'accepter de mourir martyr pour ne pas le renier.



Sainte Richarde Impératrice et fondatrice d'Andlau (+ 896)
Fille du comte d'Alsace, elle avait épousé Charles le Gros, roi des Francs de Rhénanie. En 881, soutenu par le Pape, Charles devint empereur d'Occident, roi de Germanie et roi de France. Bien qu'instruit et dévot, il permit aux Sarrasins de venir piller l'Italie, aux Normands de piller le nord de la France, la région parisienne et la Bourgogne. Il abandonna le pape Jean VIII qui l'appelait au secours et le pape fut, par cette faute, massacré à coups de marteau dans son palais du Latran. Tant et si bien que la Diète de 887 déposa Charles le Gros et son empire fut divisé en sept petits royaumes. Sainte Richarde n'était plus à ses côtés. Elle avait été répudiée, accusée injustement d'adultère pour avoir embrassé la croix pectorale de l'évêque de Verceil. Elle se retira en Alsace, à l'abbaye d'Andlau qu'elle avait naguère fondée et mourut quelques années plus tard. Le pape Léon IX, un alsacien, vint vénérer ses restes et la plaça sur les autels.



Saint Romylos (4ème s.)
Né en Bulgarie, à Binine, sur les bords du Danube, il s'enfuit en secret pour devenir moine dans la région de Tirnovo. C'est là qu'il rencontre saint Grégoire le Sinaïte venu du Mont Athos. Saint Romylos qui était d'une forte constitution s'acquittait des plus lourds travaux, restant patient et vivant la prière du coeur. Il prit alors le nom de Romylos. Devant l'invasion turque, il dut s'enfuir vers la Sainte Montagne de l'Athos. Lorsque les Turcs menacèrent l'Athos, il se rendit en Albanie puis à Ravanitsa en Serbie où son âme s'envola vers Dieu.



Saint Senier (6ème s.)
Evêque de Coutances et d'Avranches, il était originaire de cette région de Normandie. Il gouverna son diocèse avec une grande sollicitude. Des miracles accompagnaient sa prédication. Le monastère où il se retira pour ses dernières années devint un village et conserve son nom : 50300 Saint Senier sous Avranches

Genèse (21, 15-21) - Agar et Ismaël dans le désert

Posté le 17.09.2008 par jubilatedeo
15 Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle laissa l'enfant sous un buisson,
16 et alla s'asseoir non loin de là, à la distance d'une portée de flèche. Elle se disait : « Je ne veux pas voir mourir l'enfant ! » Elle s'assit non loin de là, et elle se mit à gémir et à pleurer.
17 Dieu entendit les cris de l'enfant ; et du ciel, l'ange de Dieu appela Agar : « Qu'as-tu, Agar ? Sois sans crainte, car Dieu a entendu l'enfant crier, sous le buisson où il était.
18 Debout ! Prends l'enfant et tiens-le par la main, car je ferai de lui une grande nation. »
19 Alors, Dieu ouvrit les yeux d'Agar, et elle aperçut un puits. Elle alla remplir l'outre et fit boire l'enfant.
20 Dieu fut avec lui, il grandit et demeura au désert, et il devint un tireur à l'arc.
21 Il demeura au désert de Parane, et sa mère lui choisit une femme du pays d'Égypte.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible

« Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9) : répondre aux appels du Seigneur

Posté le 17.09.2008 par jubilatedeo
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,31.13,1-13.

Frères, parmi les dons de Dieu,vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres.
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit.
Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.
Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien.
La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n'est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ;
elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal ;
elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité.
Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.
La charité ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra.
Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie.
Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.
Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant.
Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. A présent, je connais d'une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu.
Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Psaume 32 (33), 2-3, 4-5, 12.22

Bienheureux, le peuple de Dieu !

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l'ovation.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine !
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible





Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,31-35.

Jésus disait à la foule : « A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération ? A qui ressemblent-ils ?
Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s'interpellent entre eux :'Nous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n'avez pas pleuré.'
Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : 'C'est un possédé !'
Le Fils de l'homme est venu ; il mange et il boit, et vous dites : 'C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.'
Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Saint Silouane (1866-1938), moine orthodoxe
Ecrits (trad. Eds. Présence 1973, p. 254)



« Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9) : répondre aux appels du Seigneur


Mon âme languit après le Seigneur, et je le cherche avec des larmes. Comment pourrais-je ne pas te chercher ? Toi le premier, tu m'as trouvé. Tu m'as donné de vivre la douceur de ton Saint Esprit, et mon âme t'a aimé. Tu vois, Seigneur, ma peine et mes larmes. Si tu ne m'avais attiré par ton amour, je ne te chercherais pas comme je te cherche. Mais ton Esprit m'a donné de te connaître, et mon âme se réjouit que, toi, tu sois mon Dieu et mon Seigneur, et, jusqu'aux larmes, je languis après toi...

Seigneur miséricordieux, tu vois ma chute et ma douleur ; mais, humblement, j'implore ta clémence : répands sur le pécheur que je suis la grâce de ton Saint Esprit. Son souvenir porte mon esprit à trouver de nouveau ta miséricorde. Seigneur, donne-moi ton humble Esprit pour que je ne perde pas à nouveau ta grâce, et que je ne me lamente pas comme Adam qui pleurait Dieu et le Paradis perdu.

L'Esprit du Christ, que le Seigneur m'a donné, veut le salut de tous, désire que tous connaissent Dieu. Le Seigneur a donné le Paradis au larron ; de même, il le donnera à tout pécheur. Par mes péchés, je suis pire qu'un chien galeux, mais je me suis mis à prier Dieu de me les pardonner, et il m'a accordé non seulement son pardon, mais encore le Saint Esprit. Et dans le Saint Esprit, j'ai connu Dieu...

Le Seigneur est miséricordieux ; cela, mon âme le sait, mais le décrire est impossible. Il est infiniment doux et humble, et lorsque l'âme le voit, elle se transforme tout entière en amour de Dieu et du prochain ; elle devient elle-même douce et humble. Mais si l'homme perd la grâce, il pleurera comme Adam lorsqu'il a été chassé du Paradis... Donne-nous, Seigneur, le repentir d'Adam et ta sainte humilité.