Posté le 10.10.2008 par jubilatedeo
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,7-14.
Frères, Abraham eut foi en Dieu, et de ce fait, Dieu estima qu'il était juste. Comprenez-le donc : les vrais fils d'Abraham, ce sont les croyants.
D'ailleurs l'Écriture avait prévu, au sujet des nations païennes, que Dieu en ferait des justes par la foi ; c'est pourquoi on y trouve cette bonne nouvelle annoncée à Abraham : En toi seront bénies toutes les nations.
Ainsi, ceux qui sont croyants sont bénis avec Abraham le croyant.
Quant à ceux qui se réclament de l'obéissance à la loi de Moïse, ils sont tous atteints par la malédiction dont parle l'Écriture quand elle dit : Maudit soit celui qui ne s'attache pas à mettre en pratique tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi.
Il est d'ailleurs clair que par la Loi personne ne devient juste auprès de Dieu, puisque l'Écriture dit : C'est par la foi que le juste vivra.
La Loi, c'est tout autre chose que la foi, puisque la Loi dit : Celui qui met en pratique les commandements vivra à cause d'eux.
Quant à cette malédiction de la Loi, c'est le Christ qui nous en a rachetés en devenant objet de malédiction, pour nous sauver, car l'Écriture déclare : Maudit soit celui qui est pendu au bois du supplice.
C'était pour que la bénédiction d'Abraham s'étende aux nations païennes dans le Christ Jésus, et qu'ainsi nous recevions, grâce à la foi, l'Esprit promis par Dieu.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Psaume 110 (111), 1-2, 3-4, 5-6
Le Seigneur garde à jamais mémoire de son alliance.
De tout coeur je rendrai grâce au Seigneur
dans l'assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les oeuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s'en instruisent.
Noblesse et beauté dans ses actions :
à jamais se maintiendra sa justice.
De ses merveilles il a laissé un mémorial ;
le Seigneur est tendresse et pitié.
Il a donné des vivres à ses fidèles,
gardant toujours mémoire de son alliance.
Il a montré sa force à son peuple,
lui donnant le domaine des nations.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,15-26.
Mais certains se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. »
D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.
Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris.
Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.
Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti.'
En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.
Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Saint Macaire (?-405), moine en Égypte
Homélie 33 ; PG 34, 741-743 (trad. coll. Icthus, vol. 11, p. 155 rev.)
« Sa maison, c'est nous » (He 3,6)
Le Seigneur se pose dans une âme fervente, il en fait son trône de gloire, il s'y assied et y demeure... Cette maison qu'habite son maître est toute grâce, ordre et beauté, comme l'âme avec qui et en qui le Seigneur demeure n'est qu'ordre et beauté. Elle possède le Seigneur et tous ses trésors spirituels. Il en est l'habitant, il en est le chef.
Mais qu'elle est affreuse la maison dont le maître est absent, dont le Seigneur est au loin ! Elle se délabre, tombe en ruines, s'emplit de souillures et de désordre. Elle devient, selon le mot d'un prophète, un repaire de serpents et de démons (Is 34,14). La maison abandonnée s'emplit de chats, de chiens, d'ordures. Et qu'elle est malheureuse l'âme qui ne peut se relever de sa chute funeste, qui se laisse entraîner et en vient à haïr son époux et à arracher ses pensées de Jésus-Christ !
Mais quand le Seigneur la voit se recueillir et chercher nuit et jour son Seigneur, crier vers lui ainsi qu'il l'y invite : « Priez sans cesse », alors « Dieu lui fera justice » (Lc 18,1.7) -- il l'a promis -- et il la purifiera de toute méchanceté. Il s'en fera « une épouse sans tache ni ride » (Ep 5,27). Crois en sa promesse ; elle est vérité. Regarde si ton âme a trouvé la lumière qui éclairera ses pas et la nourriture et la boisson véritables que sont le Seigneur. Te manquent-elles encore ? Cherche nuit et jour, tu les trouveras.
Homélie Messe
Jésus vient de rendre la parole à un muet en chassant un démon. Mais cette œuvre de miséricorde suscite la division. « Les foules étaient dans l’admiration », alors que les adversaires du Seigneur, jaloux de son ascendant sur le peuple, refusent de reconnaître qu’un exorcisme puisse être un signe messianique. A nouveau surgit la question : par quelle autorité agit ce Rabbi hors du commun ? Pour la foule, il manifeste par ses œuvres qu’il est envoyé de Dieu ; pour les autres rien n’est moins sûr : sa puissance ne viendrait pas « d’en-haut », mais « d’en bas » : c’est de « Béelzéboul, le chef des démons », qu’il tiendrait son pouvoir. Et s’il prétend le contraire, eh bien qu’il le prouve : qu’il donne « un signe venant du ciel » confirmant ses prétentions.
Quand les passions se déchaînent, le bon sens prend congé. Jésus n’a aucune peine à montrer la contradiction interne de l’argumentation : depuis quand Béelzéboul s’attaquerait-il à son propre Royaume ? D’autant plus que d’autres avant Jésus ont accompli des exorcismes : la tradition juive exerçait ce ministère en utilisant des prières et des rituels sensés remonter à Salomon. Ce n’est pas le fait de chasser un démon qui constitue un signe messianique, mais bien la manière de prendre autorité sur l’esprit du mal. C’est en effet « par le doigt de Dieu », c'est-à-dire par une intervention immédiate du Très-Haut, que le démon a été chassé et que la parole a été rendue à cet homme. En affirmant que c’est « par le doigt de Dieu qu’il expulse les démons », Jésus s’identifie au Dabar divin, à la Parole agissante du Tout-Puissant, intervenant dans le cours de l’histoire pour y instaurer « le Règne de Dieu ».
L’annonce est solennelle et se poursuit en termes de victoire militaire : le pouvoir de l’Ennemi est arrivé à son terme ; « un plus fort » est venu pour le vaincre, le dépouiller et le jeter dehors. Dans ce combat eschatologique, qui a commencé au désert et culminera sur la croix, chacun est appelé à se positionner. Impossible de garder une soi-disant neutralité : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi » ; celui qui ne participe pas à l’œuvre de rassemblement en vue du Royaume commencée par Jésus, poursuit l’œuvre de destruction et de dispersion menée par le Satan.
Un élan passager, un enthousiasme éphémère ne suffisent pas : celui qui a « balayé et bien rangé » sa demeure intérieure dans l’élan d’un mouvement de conversion, mais qui n’est pas allé jusqu’au bout de la démarche en acceptant la seigneurie du Christ, reste en danger. S’il croit pouvoir continuer une vie tranquille dont il garde la parfaite maîtrise, il retombera bien vite sous le joug de l’Ennemi ; car celui-ci demeure à l’affût, et s’apprête à revenir à la charge avec un supplément de troupes. Seule une appartenance radicale au « plus fort » nous met en sécurité, à l’abri des assauts de l’adversaire. La seule manière de chasser les ténèbres de nos vies, c’est de nous ouvrir à la lumière du Verbe de Dieu, et de demeurer dans son rayonnement.
La vie chrétienne n’est décidément pas de tout repos ; et c’est peut-être pour avoir voulu l’ignorer que tant de croyants ont fait défection, séduits par les discours mensongers du Prince de ce monde, qui ne parlent que de facilité, spontanéité, jouissance et autonomie. Comme des brebis égarées, ils se sont « dispersés » au lieu de se « rassembler » en réponse à la Parole de Dieu, qui les convoquait en Eglise pour les fortifier de sa présence. Nous sommes en perpétuel combat spirituel, et celui-ci exige une vigilance de chaque instant, un entraînement continu, dans une collaboration proche avec d’autres chrétiens. L’oublier, c’est déjà être vaincu. C’est en faisant mémoire, jour après jour, des œuvres de salut du Seigneur dont elle a bénéficié, que l’Église peut garder les yeux fixés sur son Sauveur. Aussi l’Eucharistie, mémorial de la Rédemption, est-elle par excellence le lieu de son rassemblement, où elle peut rendre grâce, se reposer, refaire ses forces et se laisser envoyer dans la puissance de l’Esprit.
« “De tout cœur, Seigneur, je rendrai grâce, je dirai tes innombrables merveilles” (Ps 9) ; car tu m’as délivré de l’ennemi par ta Parole toute-puissante et tu as fait advenir ton règne dans ma vie par la force de ton Esprit. Ne permets pas qu’oubliant tes bienfaits, je me disperse à nouveau dans les distractions de ce monde et que je m’épuise en quête de vanités éphémères. “Affermis ton trône dans ma vie” (Ibid.), établis ta seigneurie sur tout mon être ; “prends, Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté, tout ce que j'ai et possède ; tu me l'as donné, à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi : disposes-en selon ta volonté. Donne-moi seulement ton amour et ta grâce : cela me suffit”
(Saint Ignace de Loyola, Exercices spirituels, n° 234).»
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Posté le 10.10.2008 par jubilatedeo
Saint François de Borgia assistant un mourant. El Greco. XVIIe.
SAINT FRANÇOIS de BORGIA Jésuite (1510-1572)
Voir sur le site de la province de France des Jésuites qui le fête le 03 Octobre
http://www.jesuites.com/histoire/saints/francoisborgia.htm
Saint François de Borgia était Espagnol et fils de prince. À peine put-il articuler quelques mots, que sa pieuse mère lui apprit à prononcer les noms sacrés de Jésus et de Marie. Âgé de cinq ans, il retenait avec une merveilleuse mémoire les sermons, le ton, les gestes des prédicateurs, et les répétait dans sa famille avec une onction touchante. Bien que sa jeunesse se passât dans le monde, à la cour de Charles-Quint, et dans le métier des armes, sa vie fut très pure et toute chrétienne; il tenait même peu aux honneurs auxquels l'avaient appelé son grand nom et ses mérites.
A vingt-huit ans, la vue du cadavre défiguré de l'impératrice Isabelle le frappa tellement, qu'il se dit à lui-même: "François, voilà ce que tu seras bientôt... A quoi te serviront les grandeurs de la terre?..." Toutefois, cédant aux instances de l'empereur, qui le fit son premier conseiller, il ne quitta le monde qu'à la mort de son épouse, Éléonore de Castro. Il avait trente-six ans; encore dut-il passer quatre ans dans le siècle, afin de pourvoir aux besoins de ses huit enfants.
François de Borgia fut digne de son maître saint Ignace; tout son éloge est dans ce mot. L'humilité fut la vertu dominante de ce prince revêtu de la livrée des pauvres du Christ. A plusieurs reprises, le Pape voulut le nommer cardinal; une première fois il se déroba par la fuite; une autre fois, saint Ignace conjura le danger.
Étant un jour en voyage avec un vieux religieux, il dut coucher sur la paille avec son compagnon, dans une misérable hôtellerie. Toute la nuit, le vieillard ne fit que tousser et cracher; ce ne fut que le lendemain matin qu'il s'aperçut de ce qui lui était arrivé; il avait couvert de ses crachats le visage et les habits du Saint. Comme il en témoignait un grand chagrin: "Que cela ne vous fasse point de peine, lui dit François, car il n'y avait pas un endroit dans la chambre où il fallût cracher plutôt que sur moi." Ce trait peint assez un homme aux vertus héroïques.
Plus l'humble religieux s'abaissait, plus les honneurs le cherchaient. Celui qui signait toutes ses lettres de ces mots: François, pécheur; celui qui ne lisait qu'à genoux les lettres de ses supérieurs, devint le troisième général de la Compagnie de Jésus.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
autre biographie:
Fils aîné du troisième duc de Gandie, Francisco de Borja naquit à Gandie (sud de Valence) le 28 octobre 1510. Il était par son père, Jean de Borja, l'arrière-petit-fils du pape Alexandre VI et, par sa mère, Jeanne d'Aragon, l'arrière-petit-fils du roi Ferdinand le Catholique. Orphelin de mère en, 1520, il fut élevé par son oncle maternel, Jean d'Aragon, archevêque de Saragosse, jusqu'à ce qu'on l'appelât à la cour de la reine Jeanne la Folle, à Tordesillas, comme page de la princesse Catherine, soeur de Charles-Quint. Quand l'infante Catherine épousa le roi Jean III de Portugal, François retourna à Saragosse pour étudier la philosophie (1525).
En 1528, il entra au service de Charles-Quint qui, en 1529, lui fit épouser une dame d'honneur de l'impératrice Isabelle, Eléonore de Castro, dont il aura huit enfants ; marquis de Llombai en 1530, grand veneur de l'Empereur et grand écuyer de l'Impératrice, Charles-Quint, lui confia la surveillance de la cour pendant la victorieuse campagne contre Tunis (1536), lui demanda de l'instruire en cosmographie, puis se l'adjoignit pendant l'expédition de Provence, et mit sous son influence l'infant Philippe.
De nature pieuse, fidèle à ses devoirs, le marquis de Llombai, pendant une convalescence, lut les homélies de S. Jean Chrysostome ; lors de la campagne de Provence il assista le poète Garcilaso de la Vega dans son agonie et, au retour, après une maladie dont il crut mourir, il prit la résolution de la confession et de la communion mensuelles. Quand l'Impératrice Isabelle mourut (1° mai 1539) il fut chargé de reconnaître et de conduire à Grenade son cadavre décomposé ce qui l'impressionna si profondément qu'il s'écria : Ah ! Je n'aurai jamais d'attachement pour aucun maître que la mort me puisse ravir et Dieu seul sera l'objet de mes pensées, de mes désirs et de mon amour !
Nommé par Charles-Quint vice-roi de Catalogne (26 juin 1539) François Borgia exerça sa charge avec prudence et énergie pendant quatre ans au bout desquels il devint grand majordome de la princesse Marie de Portugal, femme de l'infant Philippe, mais il ne remplit jamais les fonctions car la reine du Portugal ne voulait pas qu'Eléonore de Castro approchât sa fille qui mourut en donnant naissance à l'infant Don Carlos (12 juillet 1545). Quatrième duc de Gandie la mort de son père (17 décembre 1542), il présidait à plus de trois mille familles vassales, au marquisat de Llombai et à quatorze baronnies.
Eléonore de Castro mourut le 27 mars 1546. Le duc de Gandie, fort lié avec les premiers Jésuites qu'il protégeait de toute son influence, suivit les exercices de saint Ignace et résolut de faire vœu de chasteté et d'obéissance, puis d'entrer dans la Compagnie de Jésus (2 juin 1546) ; il fit secrètement sa profession solennelle (1° février 1548) et s’en vint étudier la théologie à l'université de Gandie qu'il avait fondée.
Le 31 août 1550, sous prétexte de gagner l'indulgence jubilaire de l'Année Sainte, François Borgia se rendit à Rome où il fut ordonné prêtre (23 mai 1551) et célébra sa première messe (1° août). Il fut envoyé prêcher au Pays Basque, puis au Portugal. En avril 1555, il était commissaire général de la Compagnie de Jésus en Espagne et au Portugal. Charles-Quint le choisit, conjointement avec l'infant Philippe, comme son exécuteur testamentaire. Appelé à Rome, il y arriva le 7 décembre 1561 et fut élu général de la Compagnie de Jésus le 2 juillet 1565.
Il mourut à Rome, le 30 septembre 1572, à minuit. Béatifié par Urbain VIII le 21 novembre 1624, il fut canonisé par Clément X le 12 avril 1671.
" Peu m'importe que l'amour des choses terrestres meure en moi, pourvu que l'amour des choses du ciel vive dans mon coeur."
Maxime de saint François de Borgia.
Saint Daniel et ses compagnons Frère mineurs, martyrs à Ceuta, au Maroc (+ 1227)
Ils étaient sept franciscains, six prêtres et un frère laïc, qui débarquèrent le jeudi 30 septembre à Ceuta, au Maroc, pour témoigner de Jésus-Christ devant les Sarrasins : Daniel, Domné, Nicolas, Léon, Ugolin, Samuel et Ange.
Le jeudi soir, ils allèrent loger dans le faubourg chrétien où résidaient les marchands chrétiens.
Le vendredi, ils prêchèrent.
Le samedi, Daniel lava les pieds de ses compagnons, comme le Christ à la veille de sa Passion, puis ils communièrent.
Le dimanche 3, ils entrèrent dans la ville musulmane, le crucifix à la main, prêchant contre Mahomet. Ils furent aussitôt arrêtés et emprisonnés. Ils passèrent toute la semaine en prison.
Comme ils refusaient d'apostasier, ils furent conduits, le dimanche suivant, sur la grande place et, agenouillés, ils furent décapités.
Saint Hugolin Moine franciscain martyrisé près de Ceuta, au Maroc (+ 1227)
Voir saint Daniel et ses compagnons, les sept premiers saints martyrs de l’Ordre des Mineurs.
Saint Léon martyr à Ceuta (+ 1227)
Frère mineur, compagnon de Saint François d'Assise, avec saint Daniel et ses compagnons.
Saint Aldric Archevêque de Sens (+ 840)
Il naquit dans le Gâtinais et entra très jeune à l'abbaye de Ferrières où il reçut une excellente instruction. Nommé à la chancellerie de Charlemagne, il y fut notaire, puis chancelier de Pépin 1er, roi d'Aquitaine, sans quitter l'obédience de son abbaye, dont il en devint même l'abbé. Sous sa direction, le monastère prospéra. Choisi par le clergé comme archevêque de Sens, il abandonna ses charges de chancelier d'Aquitaine et d'abbé de Ferrières. Il travailla également à restaurer la vie régulière à l'abbaye de Saint-Denis, puisque Sens avait juridiction épiscopale sur la région et le diocèse de Paris. Saint Aldric gouverna son diocèse avec zèle et sagesse.
Saint Ambroise d'Optino Starets au monastère d'Optino en Russie (+ 1891)
D'une grande intelligence, il fut éduqué par son grand-père qui était prêtre de village. Il fit ses études ecclésiastiques au séminaire de Puptelzk et, après quelques hésitations, devint novice à Optino. Là il se mit à l'école de saint Macaire qui avait entrepris l'édition des Pères de l'Eglise. Il tomba alors si malade qu'il resta désormais cloué au lit pour le reste de sa vie, sans même pouvoir célébrer les Saints-Mystères. Il n'en continua pas moins son oeuvre de traduction russe de la patristique à laquelle, progressivement, s'ajouta la charge de succéder à saint Macaire. Il devint starets. Riches et pauvres, gens instruits et ignorants, intellectuels et hommes d'affaires venaient vers cet homme alité qui les recevait avec bonne humeur, s'adaptant à chacun. On dit même qu'il répondit à celui qui s'étonnait de le voir parler de dindons avec une paysanne: "Toute sa vie est liée à ses dindons et la paix de son âme a autant de prix que celle des autres." Il organisa également pour les pauvres des associations de laïcs consacrés à la bienfaisance.
Saint Amphiloque (+ 1122)
La Volhynie était encore marquée par les superstitions et les habitudes païennes. Evêque de Vladimir, il dut lutter avec patience et fermeté pour amener ces populations aux pratiques de la vraie foi. Puis, il se retira à la Laure des Grottes de Kiev où il avait commencé sa vie monastique.
Bienheureuse Angèle-Marie Truszkowska
Fondatrice des Sœurs de Saint-Félix de Cantalice (+ 1899)
Née en 1825 à Kalisz en Pologne, Sophie-Camille Truszkowska, elle fonda la Congrégation franciscaine de Saint Félix de Cantalice, pour venir en aide aux enfants abandonnés, aux pauvres et aux personnes marginalisées.
"Aimer signifie donner" écrivit-elle, "donner tout ce que l'amour exige; donner immédiatemement, sans regret, avec joie, et vouloir que l'on nous demande encore plus".
(Discours du Saint Père Jean-Paul II au chapitre général de soeurs de Saint Felix de Cantalice le 16 juin 2000)
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/2000/apr-jun/documents/hf_jp-ii_spe_20000616_sisters-st-felix_fr.html
Béatifiée le 18 avril 1993 à Rome par Jean Paul II
Saints Cassius et Florent martyrs (3ème s.)
Les saints Cassius, Florent et plusieurs autres, martyrs à Bonn en Germanie.
Voir aussi "Légion thébaine à Trèves" de Klaus Kronert
Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice (Suisse).
http://www.aasm.ch/pages/besancon/besancon5.html
Saint Cerbonius évêque (+ v. 575)
Evêque à Populonia en Toscane.
Comme le rapporte le pape saint Grégoire le Grand, alors que les Lombards dévastaient la région, il se retira dans l’île d’Elbe, montrant beaucoup de signes de sa vertu.
Saint Clair 1er évêque de Nantes
disciple de saint Pierre et premier apôtre de Bretagne ou (selon d'autres sources) vivant au IIIème siècle.
Saint Daniele Comboni
fondateur de l'Institut des Missionnaires Comboniens (+ 1881)
Né à Brescia, Italie, il consacre sa vie à l'Afrique. Ordonné prêtre en 1854, dans la confiance que les africains deviendront eux-mêmes protagonistes de leur propre évangélisation, il prépare un projet qui a le but de «sauver l'Afrique par l'Afrique même».
De manière prophétique, il annonce à l'Eglise toute entière, en particulier en Europe, que l'heure du salut des peuples de l'Afrique est arrivée. Pour cela, même s'il est un simple prêtre, il n'hésite pas à se présenter au Concile Vatican I pour demander aux évêques que chaque église locale soit engagée dans la conversion de l'Afrique (Postulatum, 1870).
Avec un courage hors du commun à l'époque, il envoie des sœurs missionnaires en Afrique Centrale et en 1872 il fonde son Institut de sœurs exclusivement consacrées aux missions: les sœurs Missionnaires Comboniennes.
Pour les africains, il dépense toutes ses énergies et se bat pour l'abolition de l'esclavage.
En 1877 il est consacré Evêque et nommé Vicaire Apostolique de l'Afrique Centrale.
Canonisé le 5 octobre 2003 par Jean-Paul II.
biographie (site du Vatican)
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20031005_comboni_fr.html
Père, prophète et apôtre de l'Afrique, il fonde en 1867 l'Institut des Missionnaires Comboniens.
[url] http://www.comboni.org/[/url]
«Ou l'Afrique ou la mort»
Bienheureux Édouard Detkens prêtre et martyr (+ 1942)
Né en 1885, prêtre de Varsovie où il était recteur de la paroisse étudiante, il fut arrêté, déporté à Sachsenhausen, puis à Dachau, enfin envoyé à la chambre à gaz.
Il est vénéré près de Linz en Autriche.
Béatifié par Jean-Paul II en juin 1999.
Saint Eulampe (+ 303)
et sa soeur Eulampie, martyrs à Nicomédie, sous l'empereur Maximien.
Ils avaient préféré se réfugier dans les montagnes voisines pour échapper aux persécutions. Mais un jour qu'il était en ville pour acheter du pain, il fut arrêté, conduit au tribunal et supplicié. Eulampie voulut intercéder. Elle fut aussi arrêtée. Après avoir été ébouillantés avec de l'huile brûlante, ils furent décapités.
Saint Géréon (+ 287)
et ses compagnons, martyrs à Cologne.
Le récit de leur arrestation et de leur martyre est semblable à beaucoup d'autres, au point de ne pas pouvoir distinguer les faits réels de la pieuse imagination. A cette époque, témoigner de sa foi passait toujours par d'horribles souffrances. Une église de Cologne le rappelle où les fidèles viennent souvent se recueillir.
Bienheureux Hugues de Macon (+ 1151)
Evêque d'Auxerre. Il reçut l'habit cistercien des mains de saint Etienne qui l'envoya fonder l'abbaye de Pontigny. Il en fut l'abbé pendant vingt-deux ans, avant d'être choisi comme évêque d'Auxerre. Il jouissait d'une grande réputation de patience et de prudence. Saint Bernard avec qui il correspondait lui donna quatre fois le titre de saint dans ses ouvrages.
Saint Jean de Bridlington Moine augustin (+ 1379)
Né en 1320, dernier saint anglais avant la Réforme, proclamé saint en 1401.
Prieur du monastére augustin de Bridlington, réputé pour sa charité et ses dons d'administration. On lui attribue de nombreux miracles.
Bienheureux Léon Wetmanski évêque et martyr (+ 1941)
Né en 1886, à Zuromin, Mazowieckie, ordonné prêtre en 1912, évêque auxiliaire de Plock en 1928. Quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut interné et succomba aux mauvais traitements continuels du camp de concentration de Działdowo, Warmińsko-Mazurskie (Pologne).
"Loth" Ancient Testament : Fils de Harân et neveu d'Abraham
Gn 12, 4
Abram partit, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il sortit de Harrane.
Gn 12, 5
Il prit sa femme Saraï, son neveu Loth, tous leurs biens, et les serviteurs qu'ils avaient acquis à Harrane ; ils se mirent en route pour Canaan et ils arrivèrent dans ce pays.
Gn 13, 5
Loth, qui accompagnait Abram, avait également du petit et du gros bétail, et son propre campement.
Gn 13, 7
Il y eut des disputes entre les bergers d'Abram et ceux de Loth.
Gn 13, 8
Abram dit à Loth : « Surtout, qu'il n'y ait pas de querelle entre toi et moi, entre tes bergers et les miens, car nous sommes frères !
Gn 13, 10
Loth regarda, et il vit que toute la région du Jourdain était bien irriguée. Avant que le Seigneur détruisît Sodome et Gomorrhe, elle était comme le jardin du Seigneur, comme le pays d'Égypte, quand on arrive au delta du Nil.
Gn 13, 11
Loth choisit pour lui toute la région du Jourdain et il partit vers l'est. C'est ainsi qu'ils se séparèrent.
Gn 13, 12
Abram resta dans le pays de Canaan, et Loth dans les villes de la région du Jourdain ; il poussa ses campements jusqu'à Sodome.
Gn 13, 14
Après le départ de Loth, le Seigneur dit à Abram : « Lève les yeux et regarde, de l'endroit où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l'orient et l'occident.
Gn 19, 15
Au cours de la nuit, les gens de Sodome avaient attaqué les deux voyageurs qui étaient venus chez Loth. A l'aurore, les deux anges poussèrent Loth à fuir la ville, en lui disant : « Debout ! Prends ta femme et tes deux filles qui sont chez toi, si tu ne veux pas périr toi aussi à cause des crimes de cette ville. »
Gn 19, 18
Loth leur dit : « Non, je vous en prie, mes seigneurs !
Gn 19, 23
Le soleil se levait sur le pays et Loth entrait à Soar,
Gn 19, 26
Or, la femme de Loth avait regardé en arrière, et elle était devenue une colonne de sel.
Gn 19, 29
Lorsque Dieu a détruit les villes de cette plaine, il s'est souvenu d'Abraham ; et il a fait échapper Loth au cataclysme qui a détruit les villes où il habitait.
Saint Malo (3ème s.)
Il aurait été l'un des soldats de la légion thébéenne et serait mort martyr dans le Nivernais, région où il s'était enfui pour se cacher. Une paroisse en conserve la mémoire : 58350 Saint-Malo-en-Donziois.
Saint Paulin d'York Evêque de Rochester (+ 644)
Moine béndictin de Rome, il fut envoyé en Angleterre par saint Grégoire le Grand, évangélisa le Kent et la Northumbrie, convertit le roi Edwin et fonda l'évéché d'York.
Saint Pinyte (+ 190)
Evêque de Cnossos dans l'île de Crète. Un homme fort éloquent et un pasteur zélé qui vivait à l'époque de l'empereur Marc-Aurèle. Nous le connaissons par les témoignages de saint Jérôme et d'Eusèbe de Césarée.
Sainte Salsa Martyre en Maurétanie (4ème s.)
Voir Le don de piété
Par M-D Poinsenet, extrait du livre les sept voiles de mon bateau, éd. DDB
http://www.salve-regina.com/Morale/Le_don_de_piete.htm
Sainte Tanche (+ 637)
Vierge et martyre au diocèse de Troyes.
Elle avait seize ans quand un domestique qui l'accompagnait durant un voyage, lui fit des avances impudiques. Devant son refus, il la menaça, se précipita sur elle et la tua. De nombreux miracles furent obtenus par son intercession.
"L’histoire de Lhuitre est marquée par la légende de Sainte Tanche. La prude jeune fille du début de l’ère chrétienne fut abusée par un domestique pour les uns, rencontra les hordes d’Attila pour les autres. Ce qui est sûr, c’est qu’elle fut décapitée pour n’avoir pas voulu céder.
Et pourtant, bien décidée à poursuivre son chemin, elle prit son chef sous le bras, s’en fut et s’effondra loin de là.
Une chapelle a été édifiée à cet endroit (entre Lhuitre et Saint-Ouen) qui fut un haut lieu de pèlerinage au Moyen Age."
Sainte Telchide de Jouarre Abbesse (+ 670)
Première abbesse de Jouarre dans la Champagne française. Elle repose dans la magnifique crypte mérovingienne de ce monastère qui chante encore, comme elle, la Gloire de Dieu. Les premières moniales vinrent en 630 de l'abbaye voisine de Faremoutiers et elles se mirent sous la Règle de saint Colomban. L'inscription du cénotaphe nous dit :"De race noble, rayonnante de mérites, forte dans sa conduite, elle a brillé par sa foi sainte. Elle exulte dans la gloire du paradis."
J’ai demandé de faire ce qui est le plus agréable au Seigneur : désir de lui être uni dans la mort comme dans la vie. Je nourris l’espoir de ne pas être abandonné.
Saints Victor et Mallosus martyrs (3ème s.)
"Quelques légionnaires avaient pu échapper au massacre du 22 septembre 286 à Agaune. Mais Maximilien, qui était alors chargé de la garde du Rhin, poursuivit sa besogne. C'est alors que ce situe l'épisode des martyrs attardés de la légion thébaine, comme saint Géréon, à Cologne ou les saints Victor et Mallosus, à Xanten.
Les squelettes des deux martyrs de Xanten ont été retrouvés en 1933, venant confirmer le témoignage de Grégoire de Tours en 587. Le lieu du martyr y est nommé 'apud Bertunense oppidum' qui a donné Birten à côté de Xanten. L'appellation Xanten (Ad Sanctos) n'apparaît qu'en 838. La tombe des deux martyrs est à l'origine de la basilique Saint-Victor de Xanten et de la ville qui l'entoure."
(source: Grand livre des saints culte et iconographie en Occident de Jacques Baudoin)
http://books.google.fr/books?id=6Hwa38EjyoAC&pg=PA487&lpg=PA487&dq=Victor+et+Mallosus&source=web&ots=LFhOEyFGWK&sig=5NUNRj3s-NYiJXeSgHd4n-UITWo&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=10&ct=result
Voir aussi Saint Maurice et ses compagnons de la légion thébéenne, militaires romains martyrisés à Auganuum.
Saint Maurice et ses compagnons de la légion thébéenne, militaires romains martyrisés à Auganuum (+ v. 287)et ses compagnons, martyrs à Agaune, devenu depuis Saint Maurice du Valais. Dès que Maximien devint empereur d'Occident (286), il décida d'y exterminer les chrétiens. Pour cela il fit venir de Thèbes en Egypte la légion qui s'y trouvait cantonnée. Il n'aurait pu tomber plus mal. Les six mille soldats qui la composaient étaient chrétiens. Ils refusèrent d'exécuter les ordres impériaux. Sur quoi ils furent massacrés jusqu'au dernier. Telle est du moins la légende de la Légion thébaine. Ce qui est vrai sans doute, c'est que le décurion Maurice et plusieurs légionnaires refusèrent de prendre part à une cérémonie païenne. Ce pourquoi ils furent exécutés. Au siècle suivant, une basilique s'élevait à cet endroit.
Empereur, nous sommes tes soldats, mais aussi les serviteurs de Dieu. A toi, nous devons le service militaire, à Lui une conscience pure. Nous sommes prêts à porter les mains contre n’importe quel ennemi, mais nous estimons que c’est un crime que de les ensanglanter en massacrant des innocents. Nous avons d’abord prêté serment envers Dieu, ensuite nous avons prêté serment envers le souverain. Sois persuadé que le second n’a plus aucune valeur pour nous si nous avons rompu avec le premier
Actes des Martyrs de saint Maurice
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Paulin (+644), évêque de York, missionnaire ; Thomas Traherne (+1674), poète, auteur spirituel
Catholiques d’occident : Casimir (+1484 ; calendrier ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (30 tut/maskaram) : Les fils de Zébédée ; Miracle du Seigneur en faveur d’Athanase l’Apostolique (Église copte)
Luthériens : Bruno de Cologne (+985), évêque
Maronites : Eulampe et Eulampie sa sœur (IVe s.), martyrs à Nicomédie
Orthodoxes et gréco-catholiques : Eulampe et Eulampie, martyrs
Posté le 09.10.2008 par jubilatedeo
21 Moïse étendit le bras contre la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d'est, et il mit la mer à sec. Les eaux se fendirent,
22 et les fils d'Israël pénétrèrent dans la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
23 Les Égyptiens les poursuivirent et pénétrèrent derrière eux - avec tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers - jusqu'au milieu de la mer.
24 Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l'armée des Égyptiens, et il la mit en déroute.
25 Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s'écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c'est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! »
26 Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras contre la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
27 Moïse étendit le bras contre la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s'y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer.
28 Les eaux refluèrent et recouvrirent toute l'armée de Pharaon, ses chars et ses guerriers, qui avaient pénétré dans la mer à la poursuite d'Israël. Il n'en resta pas un seul.
29 Mais les fils d'Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
30 Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l'Égypte, et Israël vit sur le bord de la mer les cadavres des Égyptiens.
31 Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l'Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Posté le 09.10.2008 par jubilatedeo
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,1-5.
Pauvres fous de Galates, qui donc vous a ensorcelés ? Je vous avais pourtant présenté Jésus Christ, le Crucifié.
Je n'ai qu'une question à vous poser : l'Esprit Saint, l'avez-vous reçu pour avoir observé la loi de Moïse, ou pour avoir écouté le message de la foi ?
Comment pouvez-vous être aussi fous ? Au commencement, vous comptiez sur l'Esprit, allez-vous finir maintenant en comptant sur la chair ?
Auriez-vous vécu de si grandes choses pour rien ? Certainement pas pour rien !
Si Dieu vous fait don de l'Esprit, s'il réalise des miracles parmi vous, est-ce parce que vous avez observé la loi de Moïse, ou parce que vous avez écouté le message de la foi ?
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Cantique (Luc 1, 69-70, 71-72, 73-75)
Béni soit le Dieu d'Israël, car il a visité son peuple.
Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,
comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :
Salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,
amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte.
Serment juré à notre père Abraham
de nous rendre sans crainte,
afin que, délivrés de la main des ennemis,
nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,5-13.
Jésus disait à ses disciples : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains :
un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir.'
Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain',
moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.
Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte.
Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un oeuf ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Raban Maur (vers 784-856), abbé bénédictin et évêque
Trois livres à Bonose, livre 3,4 ; PL 112, 1306 (trad. Orval)
« Il lui donnera tout ce qu'il lui faut »
Tu ne dois pas manquer de confiance en Dieu ni désespérer de sa miséricorde... Chante au Seigneur ces paroles du prophète : « Comme les yeux des serviteurs vers les mains de leurs maîtres, comme les yeux d'une servante vers les mains de sa maîtresse, ainsi nos yeux vers le Seigneur notre Dieu jusqu'à ce qu'il nous prenne en pitié. Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous, car nous sommes saturés de mépris » (Ps 122,2-3)... Si nous sommes saturés de mépris à cause du grand nombre de nos péchés, nos yeux doivent cependant rester tournés vers le Seigneur notre Dieu jusqu'à ce qu'il nous prenne en pitié, et nous ne devons pas cesser de le supplier jusqu'à ce qu'il nous donne le pardon de nos fautes. En effet, il appartient à l'âme constante et tenace de ne jamais se détourner de la persévérance dans la prière par désespoir d'être exaucée, mais de persister inlassablement dans cette prière jusqu'à ce que Dieu lui fasse miséricorde.
Pour que tu n'en viennes pas à penser que tu offenses le Seigneur en persistant par tes prières alors que tu ne mérites pas d'être écouté, rappelle-toi la parabole de l'Évangile. Tu y découvriras que ceux qui prient Dieu avec une persévérance importune ne lui sont pas désagréables, car il est dit : « Si ce n'est pas par amitié qu'il donne à son ami, il se lèvera cependant à cause de son importunité, et il lui donnera ce dont il a besoin ». Comprends donc que c'est le diable qui nous suggère de désespérer d'être exaucés, afin que nous soit retirée cette espérance en la bonté de Dieu, qui est l'ancre de notre salut, le fondement de notre vie, le guide sur le chemin qui mène au ciel. L'apôtre Paul le dit : « Nous sommes sauvés par l'espérance » (Rm 8,24).
Homélie Messe
Comme cela arrive quelques fois, Jésus livre une parabole suivie de son explication. L’histoire de cet ami dérangé au milieu de la nuit illustre la prière de demande et la ténacité dont il faut savoir faire preuve. Mais il ne s’agit pas d’un simple enseignement à accueillir, d’une leçon que le Maître donne : par la question qu’il pose, il nous invite à prendre position. Nous avons à exprimer un jugement sur la situation et à agir en conséquence.
Un homme, un de ceux qui écoutent Jésus, c'est-à-dire, spontanément, nous-mêmes ; comment ne pas s’identifier à lui ? Cet homme, donc, reçoit la visite inopinée et nocturne d’un de ses amis. Ce dernier a voyagé de nuit sans doute pour éviter la chaleur du jour ; ce faisant, il montre qu’il ne craint de payer son propre confort au prix de celui de son hôte. Le voilà en effet contraint d’aller chez un autre de ses amis pour avoir le pain nécessaire à l’hospitalité ; dérangé par un importun, il le devient à son tour. Bien qu’il ne demande rien pour lui, la situation n’est agréable pour personne.
Le troisième ami refuse de se lever par peur de réveiller ses enfants et parce que cela représente une réelle difficulté. Cependant le caractère effronté de la demande lui fera porter le fruit attendu. Le troisième refuse d’agir par amitié mais il agit tout de même, par souci de tranquillité. La demande est donc exaucée.
Jésus élargit ensuite son enseignement par des paroles de sagesse. Chercher, dans la Bible, veut dire prier, scruter le sens des Écritures avec l’application du cœur. Il y a pour Jésus trois façons de demander : demander, chercher, frapper. Les trois réponses au passif désignent l’acteur divin qui exauce les prières. Quelle que soit la prière ou la façon de demander, Jésus invite donc à la confiance en Dieu qui exauce.
Ces paroles de sagesse complètent la parabole et font partie de l’enseignement. Il ne s’agit pas de couper la leçon en deux et de considérer que Dieu puisse être réveillé au milieu de sa nuit par notre prière ou bien qu’il finirait par nous exaucer pour ne plus entendre parler de nous. Jésus emploie au contraire un raisonnement a fortiori. Les questions qu’il pose pour terminer le dévoile : Dieu donne de bonnes choses puisque les hommes le font aussi pour leurs enfants ; mais il est Dieu, il donne donc des choses infiniment meilleures que celles que donnent des parents. Il nous donne l’Esprit Saint. Il faut donc le lui demander.
Or notre prière de demande s’arrête en général bien en deçà car elle est fondée sur une exigence de fiabilité. Je veux recevoir exactement ce que je demande. Je veux que la porte qui s’ouvre soit exactement celle à laquelle je frappe. C’est oublier que les enfants ont besoin d’éducation. Par cette parabole, et par bien d’autres discours, Jésus nous enseigne à quelle porte nous avons à frapper pour recevoir ce que nous cherchons vraiment, pour connaître la joie d’être comblé par ce dont nous avons réellement besoin. L’Esprit seul étanche la soif de nos âmes, lui seul comble nos attentes. Autrement dit, ce qu’il faut demander avant tout est d’apprendre à demander, d’apprendre à prier.
Persévérer dans un autre type de prière que celui que Jésus nous enseigne nous conduirait en tous cas à l’échec. Si nous demandons autre chose que l’Esprit Saint, autre chose que Dieu lui-même, c’est sans doute que Dieu ne nous suffit pas. Si Dieu ne nous suffit pas, par quoi, ou par qui, espérons-nous être satisfaits ? Quand bien même nous obtiendrions ce que nous demandons, nous ne pourrions qu’être déçus. Dieu seul suffit.
Seigneur Jésus, notre seule nourriture nécessaire et salutaire est le pain de ton amour pour les hommes. Apprends-nous à le rompre de manière à découvrir les mystères de la charité. Qu’il fortifie notre espérance et notre foi pour que jamais nous ne cessions d’invoquer le secours de l’Esprit de Vie qui nous conduit à la vérité tout entière.
Posté le 09.10.2008 par jubilatedeo
Saint Denis de Paris
et ses compagnons, Eleuthère et Rustique, martyrs à Paris (3ème s.)
Le Patron de Paris et de la Seine-St Denis fut le premier évêque de la capitale de la France. Il meurt martyr vers 250 ou 270 et est enseveli là où s'élève la basilique de Saint Denis. C'est tout ce qu'on sait de lui avant le 9ème siècle. Le récit parle également de ses deux compagnons Eleuthère, le prêtre, et Rustique, le diacre, ainsi que du portement de tête du saint après sa décapitation depuis Montmartre jusqu'à St Denis. Les faits sont les suivants :
Les Parisiens faisaient autrefois un pèlerinage à saint Denis qui fut leur premier évêque, à travers la ville. La première station était la crypte de Notre-Dame-des-Champs, où l'on disait que saint Denis avait enseigné le culte de la Sainte Vierge. Il existe encore, à l'emplacement de l'ancien prieuré, une crypte, rétablie et ornée par les Carmélites du siècle dernier, mais l'accès n'en est plus public. La seconde station était à l'église Saint-Etienne-des-Grés, qui exposait la crosse de saint Denis. Puis on allait à Saint-Benoît-le-Rétourné, dans la crypte où saint Denis aurait dit la messe et prêché le mystère de la Trinité. A Saint-Denis-du-Pas, il aurait subi un premier supplice. Saint-Denis-de-la-Chartre était la prison où il avait reçu la communion miraculeusement. On visitait ensuite à Montmartre la chapelle du Martyrium, pour terminer par la station au tombeau de Saint-Denis.
Saint Denis et ses compagnons furent suppliciés à deux lieues de Paris et, selon l'usage du temps, on les enterra à l'endroit même où ils étaient morts. Au V° siècle, sainte Geneviève et les clercs de Paris font bâtir une église sur ce tombeau, qui devint la célèbre abbaye que Dagobert restaura. Le premier nom d'abbé qui nous soit parvenu est celui de Dodon. Les religieux pratiquaient la psalmodie perpétuelle, comme à Saint-Maurice d'Agaune ou à Saint-Martin de Tours. Pépin le Bref et Charlemagne, puis Suger restaurent le monument. Saint Odilon au IX° siècle, Suger au XI° réforment les moines. Saint Denis fut très particulièrement le protecteur du royaume des premiers capétiens ; l'oriflamme était confiée à sa garde et le cri de guerre des Français l'invoquait. Les Valois, ensuite, se confièrent aussi à saint Michel archange, mais l'apôtre de Paris ne fut pas délaissé. Une coutume symbolique voulait que ce fût devant l'autel de saint Denis, à Notre-Dame de Paris, à gauche, en avant du chœur, que les nouveaux docteurs de Sorbonne fissent serment sur les Evangiles de défendre la religion catholique jusqu’à effusion du sang. Cette coutume fut respectée jusqu'à la fin de l'ancien régime. Elle explique la vénération pour saint Denis d'un grand nombre de clercs parisiens de M. Bourdoise à Bossuet.
Après une longue décadence, la réforme de Saint-Maur est introduite au monastère en 1633. La Révolution ravage la nécropole royale et il s'en faut de peu que la basilique soit abattue. Napoléon I° affecte les bâtiments de l'abbaye aux jeunes filles de la Légion d'honneur et fonde pour l'église un chapitre qui ne survivra guère au second Empire.
Avant la Révolution, l'abbatiale possédait beaucoup de reliques. Celles de saint Denis et de ses compagnons étaient élevées au fond du sanctuaire, derrière l'autel, dans trois châsses d'argent si ancien qu'il ressemblait à du plomb, et qui dataient du XI° siècle. Tous les sept ans, le 1° mai, le chef de saint Denis était porté solennellement au Martyrium de Montmartre. Au XVIII° siècle le prieur de Saint-Denis demande à l'abbesse d'y renoncer parce qu'il pleut et que ses moines seront mouillés. Mme de la Rochefoucauld répond : « Ils auront sept ans pour se sécher. »
C'était une tradition tardive, mais communément admise, qui avait fixé la place du supplice. L'abbaye de filles avait été fondée en 1133 par la reine Adélaïde, épouse de Louis VI. Innocent III avait dédié le grand autel en l'honneur des saints martyrs Denis, Rustique et Eleuthère (1° juin 1147). Le tombeau de la reine Adélaïde était devant cet autel. La chapelle du Martyrium, à mi-côte de la butte, avait appartenu aux Benédictins de Saint-Martin-des-Champs ; Louis VI le Gros la donna aux dames de Montmartre, qui la firent desservir par des chapelains. Vers 1600, elle tombait en ruines. La grande abbesse réformatrice, Marie de Beauvilliers, qui gouverna l'abbaye près de soixante ans, entreprit de la restaurer.
En 1611, creusant des fondations, les terrassiers remirent à jour un escalier qui conduisait à une crypte ancienne : celle même, dit-on, où saint Denis avait souffert. Un grand mouvement de curiosité et de piété se fit autour de cette découverte. On décida que le Martyrium serait agrandi et enfermé dans la clôture du monastére : on y bâtit une église surmontée d'un dôme, et un prieuré. Il y eut dès lors deux communautés de religieuses à Montmartre, celle d'en haut et celle d'en bas ; une galerie longue de près de quatre cents mètres, tout entière couverte et voûtée, les relia. En 1686, toutes les religieuses s'installèrent en bas, abandonnant les vieux bâtiments du sommet de la butte au personnel de service. Le chœur de l'église d’en haut fut cédé à la paroisse de Montmartre, qui en occupait déjà la nef. L'abbaye et l'église d'en-bas ont été entièrement démolies par les révolutionnaires. La dernière abbesse de Montmartre, Marie-Louise de Montmorency-Laval, âgée de soixante-et-douze ans, fut condamnée à mort et guillotinée le 23 juillet 1794 (5 thermidor an II), à la barrière du Trône. Sourde et paralysée de tous ses rnembres, après avoir été expulsée de son abbaye, elle passa quelque temps à Saint-Denis et trouva un asile momentané au château de Bondy chez la marquise de Crussol d'Amboise. Sans égard pour son âge et pour ses infirmités, elle fut arrêtée et emprisonnée à Saint-Lazare. C'était une sanglante ironie que de condamner à mort cette vieille femme impotente comme ayant voulu s'échapper de Saint-Lazare sur une planche jetée d'une fenêtre de la prison à une terrasse, par dessus la cour où était la sentinelle pour aller égorger ensuite les membres des deux comités. « J’ai vu, dit Sirey, en parlant de Madame de Meursin (jeune femme paralysée des jambes) et de l'abbesse de Montmartre, j'ai vu ces deux victimes descendre du tribunal pour aller à léchafaud ; on portait l'une, on traînait l'autre. » Avec elle étaient exécutés quatre prêtres : François de Maillé, grand vicaire de l’évêque du Puy, Pierre Champigny, curé de Villepinte, Pierre de Laboulbène de Montesquiou, grand vicaire de l’évêque d’Aire, et François Gigot de Boisbernier, grand vicaire de l’archevêque de Sens.
La colline de Montmartre fut-elle dès l'origine, pour tous ses visiteurs, un pèlerinage de saint Denis, patron de la France ? Saint Thomas Becket vient à Montmartre sans doute parce que l’abbaye a été choisie pour la rencontre du roi Louis VII et d’Henri II d'Angleterre. Cependant, par la suite, le Martyrium bénéficie de la dévotion à saint Denis qui est de tradition dans la famille royale. Charles VI y vient entre deux accès de folie ; Francois I° y demande la santé pour le dauphin, et le peuple de Paris, après la défaite de Pavie, y vient prier pour sa délivrance ; Henri IV y rend grâces le jour même de son abjuration ; on allume ensuite un grand feu de joie sur la butte, auquel tous les villages de la vallée de Montmorency répondent par d'autres feux ; Louis XIII et Louis XIV s'inscrivent à la confrérie de Saint-Denis ; les reines sont liées d'amitié avec l'abbesse Marie de Beauvilliers ; et mieux encore les religieuses réformatrices et ferventes viennent y faire retraite et s'y inspirer. Ainsi c'est à Montmartre que Mlle. de Blosset trouve l'idée de fonder sa Société des Filles de Sainte-Geneviève. Du XV° au XVIII° siècle un grand nombre de paroisses y montent en processions à dates fixes. Pendant la guerre de Cent ans, le 6 juin 1412, une immense procession d'hommes et d'enfants pieds nus, portant des cierges, va en chantant au Martyrium pour « crier merci à monseigneur saint Denis et demander par ses mérites la paix au Dieu tout-puissant. »
A Saint-Denis de la Chartre, la prison, disait-on, où saint Denis avait été incarcéré, ses chaînes y étaient exposées. L'église était fort ancienne, voûtée lourdement et en contrebas de la rue ; on y descendait par des marches. Elle était voisine des prisons de la Cité dès le VII° siècle. Selon la vie de sainte Geneviève, il y avait dans la Cité un sanctuaire consacré à saint Denis, où elle passait avec ses compagnes les vigiles du samedi au dimanche. Des clercs séculiers desservent cette église au XI° siècle. Plus tard, le roi Louis VII la donne aux moines de Saint-Martin-des-Champs en échange du prieuré de Montmartre, qui est attribué à des religieuses. Longtemps, il y eut dans un des côtés de la nef une petite paroisse à la nomination du prieur de Saint-Martin-des-Champs. De nombreux fripiers faisaient commerce devant cette église. Elle fut transférée en 1618 à l'église voisine de Saint-Symphorien. Son emplacement est occupé par l'Hôtel-Dieu.
Au chevet de Notre-Dame se trouvait Saint-Denis-du-Pas, sans doute du passage, ainsi nommée pour la distinguer de l’église précédente. On disait que saint Denis y avait souffert le supplice du gril. Un acte de 1148 la mentionne. Lors de la suppression de l'église Saint-Jean-le-Rond, au XVIII° siècle, elle avait recueilli le titre paroissial et le chapitre de celle-ci. Elle fut désaffectée en 1790 et démolie en 1813.
L'église Saint-Denis-de-la-Chapelle est elle aussi fort ancienne ; on suppose qu’elle a pris la place de cet oratoire à mi-chemin entre la Cité et le tombeau de saint Denis, où sainte Geneviève et ses compagnes s'arrêtaient pour passer la nuit. La paroisse date du XIII° siècle et Jeanne d’Arc s’y arrêta en 1429 ; la nef détruite par les Anglais a été reconstruite au XV° siècle par les Abbés de Saint-Denis, qui ont dédié l'église à leur patron.
Saint-Denis-du-Saint-Sacrement, à l’angle de la rue de Turenne et de la rue Saint-Claude, est plus récente. Sur l’emplacement de l’hôtel du comte de Turenne, vers 1684, on avait construit un couvent pour les Bénédictines du Saint-Sacrement qui fut supprimé en 1790. L’église fut rendue au culte en 1802. Rachetés par la ville, les bâtiments furent rasés (1823) et l’architecte Godde fut chargé de reconstruire une église qui fut consacrée le 19 avril 1835.
A Notre-Dame, saint Denis portant son chef figure entre deux anges, parmi les statues du portail occidental ; l'image est du siècle dernier, mais elle en remplace une autre du moyen âge, détruite par la Révolution. Au transept, contre le pilier gauche du chœur est un saint Denis en marbre blanc de Nicolas Coustou : un peu d'emphase dans le geste, mais il y a de la force, de la pureté, de la vie, l'image n'est pas indigne du héros. Le saint Denis agenouillé au chœur de l'église Saint-Jean-Saint-Francois vient de l'abbaye de Montmartre, il a été sculpté par Gaspard et Balthazar Marsy ; c'est peut-être en prières devant lui que Mlle. de Blosset, fondatrice, en 1636, de la communauté des Filles de Sainte-Geneviève, conçut qu'elle pouvait servir Dieu efficacement ailleurs que dans un cloître. Enfin, il existe à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois un retable de la même époque où sont représentés les trois saints Denis, Rustique, Eleuthère, avec une vue du Martyrium de Montmartre ; la légende indique : « Ici est le lieu où saint Denis fut inhumé après son martyre en CCLXXII. »
Outre le célèbre saint Denys, fondateur de l'Eglise de Paris que saint Grégoire de Tours dit avoir été envoyé en Gaule sous l'empereur Dèce, et saint Denys d'Alexandrie dont on a parlé dimanche dernier, le sanctoral honore plusieurs autres personnages qui portent ce prénom orthographié avec un y ou avec un i : l'Aréopagite (fêté le 9 octobre) dont parlent les Actes des Apôtres et qui fut le premier évêque d'Athènes comme l'affirme Eusèbe de Césarée en rapportant saint Denys, évêque de Corinthe sous Marc-Aurèle ; un pape fêté au 26 décembre (258 + 268) ; un ancien martyr de Synnada en Phrygie fêté le 31 juillet ; un martyr d'Héraclée, en Thrace, dont la fête est célébrée le 20 novembre ; un martyr percé de coups de lances à Pergé au II° siècle, fêté le 19 avril ; l'oncle de saint Pancrace, martyr à Rome en 304, fêté le 12 mai ; un martyr d'Alexandrie pendant la persécution de Dèce que l'on fête au 3 octobre ; un autre martyr décapité à Alexandrie que l'on fête au 14 février ; un martyr, né à Tripoli et décapité à Césarée de Palestine pendant la persécution de Dioclétien (24 mars 305) ; un martyr à Corinthe pendant la persécution de Dèce et de Valérien, fêté au 10 mars ; le premier évêque d'Augsbourg, martyrisé au IV° siècle, que l'on fête le 26 février ; un martyr dans la Petite Arménie que l'on fête le 8 février ; un évêque de Milan, exilé par les Ariens et mort en Cappadoce vers 361, fêté au 25 mai ; le sixième évêque de Vienne, fêté le 8 mai ; le bienheureux Denis Aïcon Foudgichima, serviteur du bienheureux jésuite Paul Navarro et martyrisé avec lui le jour de la Toussaint 1622, à Arima (Japon) ; le bienheureux carme Denys de la Nativité, martyrisé à Sumatra avec son confrère le bienheureux Thomas Rodriguez (29 novembre 1638) ; Denis-Claude Duval, prêtre de la paroisse parisienne de Saint-Etienne du Mont et bienheureux martyr de Septembre 1792 au séminaire Saint-Firmin
Prose du missel de Paris latin-français (publié en 1779)
Que toute l'Eglise prenne part à la joie que ressent la France d'avoir en saint Denis un père qui l'a engendrée en Jésus-Christ. Que Paris, illustre par son martyre, fasse sur tout éclater ses transports.
En ce jour nous célébrons le triomphe remporté par trois saints martyrs dont la protection fait la joie de cette ville et l'appui de tout le royaume.
Ces deux généreux athlètes, unis à leur père, méritent à juste titre notre souvenir et nos louanges. Mais saint Denis est particulièrement honoré dans l'église bâtie sous son invocation par nos rois.
Envoyé en France par le souverain Pontife pour y prêcher la foi, Denis ne craint point la fureur d'une nation idolâtre.
L'apôtre des Gaules choisit pour le lieu de ses premiers travaux Paris où le démon exerçait un empire absolu. Il y élève à Jésus-Christ un temple ; il y prêche de parole et d'exemple ; il y opère les miracles les plus éclatants.
Le peuple croit, l'erreur se dissipe, la foi s'augmente, et toute la ville bénit le nom du saint évêque. A cette nouvelle, l'Empereur entre en fureur et envoie Sisinnius. Il lui ordonne de conduire au supplice ce zélé pasteur des âmes, célèbre par sa foi, ses miracles et sa sainteté.
Le saint vieillard est aussitôt mis en prison, chargé de chaînes et cruellement fouetté ; mais les plus rudes tourments ne peuvent ébranler sa constance. La vue des travaux passés renouvelle le courage de ce généreux athlète ; il cherche, par de nouveaux combats, à mériter les récompenses éternelles.
Nourri de la chair vivifiante de l'Agneau qui s'est immolé pour le salut du monde, et fortifié par la puissance de son Dieu qu'il porte dans son coeur, ce saint homme s'empresse de sceller par l'effusion de son sang la foi qu'il a prêchée et qu'il a confirmée par une infinité de miracles.
Enfin ce généreux soldat de Jésus-Christ s'avance pour combattre et plein de courage il présente sa tête au bourreau et il reçoit avec intrépidité le coup qui consomme sa victoire.
Les deux fidèles compagnons de ses travaux le deviennent aussi de ses tourments : ces trois victimes consacrées à Dieu par un même martyre reçoivent la même couronne. Que la glorieuse mort de ces saint hommes nous remplisse de joie. Amen.
Bienheureuse Sybille (+ 1190)
ou Sibille d'Ayères, princesse angevine née à Jérusalem et morte durant le siège de Saint-Jean d'Acre en 1190
Abraham et Sara (-2200 av JC.)
son épouse. Espérant contre toute espérance, il obéit à Dieu qui l'appelait à quitter son pays, Ur en Chaldée, pour une terre inconnue. Il est longuement parlé de Sara dans le livre de la Genèse, chapitre 12 et 13, de son manque de foi, de sa fidélité quand se réalise la promesse des trois messagers venus lui annoncer sa maternité lors de la visite au chêne de Mambré. Abraham eut foi en Dieu et Dieu le déclara juste. Il devint le père d'une multitude de croyants. Il est notre Père dans la Foi.
La Bible emploie deux vocables bien précis pour désigner Abraham : « ami de Dieu » et « père de tous les croyants ».
Quand il entend l’appel péremptoire du Seigneur, Abraham quitte le pays et la tribu de son père et part vers le lieu que le Seigneur lui-même lui montrera : par cet acte de foi, la communion entre Dieu et l’humanité reprend vie et la bénédiction que Dieu destine à tous les êtres vivants comence à se réaliser. En Abraham, les trois grandes religions monothéistes ont leur commun patriarche et trouvent leur unité, parce qu’à travers lui Dieu s’est lié d’une alliance éternelle avec tous les croyants.
L’écoute obéissante de la parole du Seigneur et la promptitude pour la mettre en pratique ont fait d’Abraham et de Sarah, son épouse, les modèles de la foi dans le Dieu unique. La disponibilité d’Abraham à sacrifier Isaac, son premier-né, le fils de la promesse, est l’exemple de l’espérance contre toute espérance, de la certitude que le Seigneur est capable de rester fidèle à sa parole même quand il semble la contredire.
Cette foi a permis à Abraham d’entrer dans les secrets de Dieu, d’intercéder pour tous les hommes et d’accueillir dans son sein ceux qui s’abandonnent au Seigneur et laissent s’accomplir en eux sa volonté de vie.
Saint Andronic (5ème s.)
Saint légendaire, orfèvre à Antioche
Sainte Athanasie
Sainte légendaire, femme d'Andronic
Saint Bernard de Rodez (+ 1110)
Ses parents, en raison de leur rang social, lui donnèrent une solide éducation littéraire et spirituelle. Il se retira d'abord au monastère de Saint Amance en Auvergne puis, à l'invitation de saint Gaubert, au monastère du Mont-Sauve. Les chanoines trouvèrent en lui un dynamisme qui porta très haut la prospérité du monastère tant sous le rapport spirituel que temporel. Il fut leur abbé pendant trente-cinq ans.
Saint Denys l'Aréopagite Evêque d'Athènes (2ème s.)
Denys l’aréopagite fut converti à la foi de Jésus-Christ par l’apôtre saint Paul.
On l’appelle aréopagite du quartier de la ville où il habitait. L'aréopage était le quartier de Mars, parce qu'il y avait un temple dédié à ce Dieu. Les Athéniens donnaient aux différentes parties de la ville le nom du dieu qui était honoré; ainsi celle-ci était appelée Aréopage parce que Ares est un des noms de Mars.
Source: La légende dorée de Jacques de Voragine (site de l'abbaye Saint Benoît, Suisse)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/154.htm
Saint Deusdedit abbé du Mont-Cassin (+ v. 834)
Abbé du Mont-Cassin dans le Latium, il fut mis dans un cachot par le tyran Sicard, duc de Bénévent, et, accablé par la faim et les mauvais traitements, y rendit son âme à Dieu.
Saint Etienne l'Aveugle (+ 1476)
Descendant du prince serbe, saint Lazare le martyr, il fut pris en otage, par les Turcs, avec son frère Grégoire. Ils furent aveuglés le jour même de Pâques 1441. Revendus à leur père, ils retrouvèrent la liberté et Etienne devint à son tour prince serbe. Détrôné par un complot, il fut exilé en Albanie et y épousa sainte Angéline. Devant la menace des Turcs, il se retira à Trieste en Italie, restant ferme dans la foi orthodoxe, malgré les pressions des Latins. Il s'endormit dans la paix du Seigneur
Saint Gemin (+ 815)
que l'on croit être un religieux de l'Ordre de Saint Benoît et dont on ne sait que la mémoire célébrée à San Geminiano en Italie.
Saint Ghislain Abbé près de Mons (+ v. 680)
Solitaire dans le Hainaut, il vit son petit monastère attirer de nombreux disciples qui défrichèrent la terre en évangélisant la région. Grâce à saint Albert, évêque de Cambrai, il put agrandir son domaine pour y accueillir les moines qui venaient de plus en plus nombreux se mettre sous sa direction spirituelle.
Sur son abbaye s'élèvera la ville qui porte son nom.
Saint Goswin (+ 1165)
Il suivit les cours de l'Université de Paris où, d'élève, il devint enseignant. Abélard était professeur en même temps que lui, mais ils ne partageaient pas les mêmes conceptions philosophique et théologique et souvent s'opposaient dans les discussions publiques. Saint Goswin se retira au monastère d'Anchin au diocèse de Cambrai. Le concile de Sens qui condamna la doctrine d'Abélard décida d'enfermer le professeur à Anchin où il fut reçu avec beaucoup de douceur et de fermeté par saint Goswin. Lors du concile de Reims en 1148, il rencontra le pape Eugène III qui le fit entrer dans son conseil. Il mourut saintement après avoir donné à l'Eglise toutes les forces de sa foi et de son intelligence.
Saint Gunther Ermite (+ 1045)
ou
Gonthier. Noble qui se convertit après une jeunesse désordonnée. Il se fit moine en Thuringe, à Niederatlaich. Il fut ermite les dernières années de sa vie sur les flancs d'une montagne bavaroise qui, depuis, s'appelle "Gunthersberg."
Saint Jean de Prousse (4ème s.)
Diacre dans cette région de Bithynie alors occupée par les Turcs, il fut d'abord un excellent père de famille. Veuf, il contracta un second mariage et renonça pour cela au diaconat. Il montrait un grand zèle pour soutenir les pauvres jusqu'au jour où une querelle religieuse avec des Turcs provoqua son arrestation. Il fut condamné à être brûlé vif. Il fut attaché à un arbre dont les branches se divisaient en trois rameaux. Cela le réconforta comme étant un signe providentiel de la Sainte Trinité qu'il avait courageusement proclamée. Les bourreaux allumèrent un feu modéré pour que sa mort soit lente et plus douloureuse. Après trois heures de souffrances, il rendit son âme à Dieu.
Saint Jean Léonardi Prêtre, fondateur des Clercs de la Mère de Dieu (+ 1609)
Originaire de Lucques en Toscane. Fils de pharmacien et pharmacien lui-même jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, il devint prêtre à trente ans et fonda, deux années plus tard, à Lucques, la congrégation des Clercs de la Mère de Dieu (1574). Il prêche et il confesse inlassablement tandis que les théories nouvelles de la Réforme séduisent la jeunesse. Ses succès lui valent une violente persécution. Menacé de mort, il s'enfuit à Rome où il prend saint Philippe Néri comme père spirituel. Quand saint Philippe quittera Rome, saint Jean Leonardi installa sa communauté dans la maison que son père spirituel lui laissait. Saint Jean Leonardi aurait voulu partir pour les missions lointaines. Dans ce but, en 1603, il jette les bases du séminaire pour la Propagation de la Foi, destiné à la formation des prêtres indigènes envoyés par les missionnaires. Il meurt de la peste qu'il a contractée en se dévouant auprès des malades lors d'une épidémie.
Bienheureux Jean Lobedau (+ 1264)
Franciscain, originaire de l'ancienne Prusse. Ses biographes vantent principalement son humilité; les miracles qui s'opérèrent sur son tombeau rendirent son nom célèbre dans toute la Prusse.
Saint Louis Bertrand Frère prêcheur à Valence, en Espagne (+ 1581)
Dominicain espagnol, d'une grande érudition, il voulait travailler à la conversion des infidèles des Indes Occidentales et du Pérou. Quand il fut dans ces pays, il vécut pauvrement pour être plus proche des habitants autochtones. Il fit de nombreuses conversions aussi bien au Pérou qu'à l'île de San Tomé dans les Caraïbes. Mais, lassé par la cruauté, la débauche et l'avarice de la plupart des officiers espagnols qui ainsi contrecarraient la diffusion de l'Evangile, il obtint de revenir à Valence où il fut maître des novices puis prieur. Déjà la maladie l'accablait et sa faiblesse était de plus en plus grande. Il s'endormit comme un rayon de lumière dirent ceux qui assistèrent à sa mort.
Saints Martyrs de Turón (Asturies) (+ 1934)
Béatification: 29.04.1990 à Rome par Jean-Paul II
Canonisation: 21.11.1999 à Rome par Jean-Paul II
Cirilo Bertrán et 8 Compagnons, religieux, de l'Institut des Frères des Écoles chrétiennes et Inocencio de la Inmaculada, prêtre, de la Congrégation de la Passion du Christ, martyrs (+1934, +1937)
"L'Église reconnaît aujourd'hui la sainteté de neuf Frères des Écoles chrétiennes et d'un Père Passionniste. Huit de ces Frères formaient une communauté qui tenait une école à Turôn, au centre d'une vallée minière des Asturies, au nord-est de l'Espagne; ils furent martyrisés en 1934. Le neuvième Frère était de Catalogne et fut tué en 1937 près de Tarragone. Le Père Passionniste était venu à l'école de Turôn confesser les enfants. L'Église les glorifie tous les dix parce qu'ils sont restés fidèles à leur consécration jusqu'à donner leur vie pour la foi et leur mission évangélisatrice."
(source: site du Vatican)
"Ils ne sont pas les héros d'une guerre humaine à laquelle ils ne participèrent pas, mais furent des éducateurs de la jeunesse. En raison de leur condition de personnes consacrées et de maîtres, ils affrontèrent leur destin tragique comme d'authentiques témoins de la foi, donnant à travers leur martyre la dernière leçon de leur vie. Que leur exemple et leur intercession parvienne à toute la famille lasallienne et à toute l'Eglise!" (source: Jean-Paul II Homélie lors de la cérémonie de canonisation des bienheureux Cirilo Bertran et 8 compagnons, Inocencio de la Inmaculada, Benito Menni, Tommaso da Cori, Dimanche 21 novembre 1999)
Saints Martyrs de Turón (Asturies) -
source L'héritage Lassallien
http://www.lasalle.org/French/Heritage/turon.php
Saint Cirilo Bertrán (José Sanz Tejedor)
Saint Marciano José (Filomeno López López)
Saint Julián Alfredo (Vilfrido Fernández Zapico)
Saint Victoriano Pío (Claudio Bernabé Cano)
Saint Benjamín Julián (Vicente Alonso Andrés)
Saint Augusto Andrés (Ramón Martín Fernández)
Saint Benito de Jesús (Héctor Valdivielso Sáez)
Saint Aniceto Adolfo (Manuel Seco Gutiérrez)
Saint Inocencio de la Inmaculada Canoure, CP (Manuel Canoura Arnau)
21-22 novembre 1999 - un pèlerin raconte la première cérémonie de Canonisation à laquelle il a assisté par Frère Donald Johanson
http://www.lasalle.org/French/Events/1999/21nov99.php
Sainte Olle (9ème s.)
On la vénère près de Cambrai. On ne sait rien de sa vie qui se déroula peut-être au 9ème, au 10ème ou au 11ème siècle. Il ne reste de sa mémoire qu'un hameau qui garde son nom : Sainte Olle.
Saint Philippe Howard Laïc Anglais (+ 1595)
Comte d'Arundel et de Surrey, il menait une vie dissolue à la cour de la reine Elizabeth.
Il assista au procès contre saint Edmond Campion, saint Ralph Sherwin et d'autres à la Tour de Londres et en fut très impressionné.
Il se convertit au catholicisme en même temps que quelques membres de sa famille, fut trahi, arrêté et emprisonné. Condamné à mort, il mourut en prison au bout de plusieurs années.
Béatifié en 1929, il fut canonisé en 1970 par le pape Paul VI avec les quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles.
Saint Pierre le Militaire (9ème s.)
Grande était sa bravoure dans les armées impériales où il servait en Galatie. Après plusieurs années, il préféra servir le Christ. Il partit en pèlerinage à Jérusalem et s'installa dans la région du Mont Olympe en Bithynie où il mena une vie exemplaire en ce lieu où se trouvaient de nombreux ermitages et de nombreux monastères.
Sainte Publia (4ème s.)
ou
Poplia. Son monastère à Antioche résonnait souvent de la joie des chants que les moniales offraient à Dieu. Ce qui ne fut pas du goût de l'empereur Julien l'Apostat qui ordonna de les faire taire. Il envoya des soldats leur ordonnant de frapper Publia au visage jusqu'au sang. Mais elle resta libre et remit son âme à Dieu paisiblement plusieurs années après.
Sainte Sara Ancient Testament : Epouse du prophète Abraham
Epouse d'Abraham, elle fut incrédule lors de la visite des trois messagers de Dieu (Livre de la Genèse. 11) La promesse de Dieu pourtant se réalisa malgré la vieillesse de l'épouse. Elle eut un fils: Isaac.
Saint Savin (8ème s.)
Originaire de Catalogne, il la quitta pour aller chez son oncle le comte de Poitiers. Précepteur de son fils, saint Savin l'entraîna dans la vie monastique. Forminius entra au monastère de Saint Martin de Ligugé près de Poitiers et saint Savin partit dans le Lavedan, au Pays de Bigorre. C'est là qu'il se livra à la prière, aux mortifications et et à la contemplation, sans oublier ses frères les pauvres qui venaient souvent autour de lui. Il était en relation avec le monastère voisin. Il retourna paisible à Dieu et une localité de la vallée porte son nom : 65400 Saint Savin.
Bienheureuse Sibille (+ 1190)
Les uns disent qu'elle mourut à l'abbaye d'Ayvière, dans le Brabant; d'autres qu'elle serait morte durant le siège de St Jean d'Acre où elle accompagnait la croisade. Peu importe, elle vécut assez longtemps en Belgique pour que beaucoup de fidèles la vénèrent encore.
Saint Théofroy (+ 690)
Selon les actes du roi Thierry Ier, il fut sans doute évêque d'Albi après avoir été religieux à Luxeuil au diocèse de Besançon, puis abbé de Corbie au diocèse d'Amiens. L'histoire se tait sur les actes et la durée de son épiscopat.
Saint Tykhon de Moscou (1865-1925)
La nuit du 7 avril 1925, le cœur malade de Tykhon, patriarche de Moscou et de toute la Russie, cesse de battre. C’est l’épilogue d’une aventure humaine à la fois tragique et hors du commun.
Fils d’un curé de province, Vasilij Bellavin est né en 1865 à Toporec, près de Pskov. Ses études terminées, il lui fallut choisir entre le mariage et la vie monastique avant son ordination presbytérale ; il opta pour la seconde et prit le nom de Tykhon.
Doué d’une profonde humanité, Tykhon fut consacré évêque de Lublin à 32 ans. A Lublin, comme dans tous les sièges où il exercera son ministère épiscopal, il fut un homme d’écoute et de grand équilibre, apte au dialogue avec les catholiques et les protestants, au point de désirer et de projeter des chemins d’unité, qu’il parviendra presque à réaliser avec l’Église anglicane.
Contraint par la puissante influence de l’higoumène du lieu à quitter le diocèse de Lublin, Tychon fut envoyé comme évêque dans la mission orthodoxe d’Amérique. Là il put exprimer toute sa grandeur d’âme, devenant la référence de tous les orthodoxes du Nouveau Continent, et jetant les bases d’une Église orthodoxe américaine unique, qui ne sera jamais réalisée.
Transféré en 1907 à Vilnius, puis à Iaroslavl, il devint, en 1917, métropolite de Moscou et présida le concile de l’Église russe, qui rétablit le titre de patriarche, le conférant à Tychon lui-même, en décembre de la même année.
Bien qu’il se soit tenu à l’écart de la politique et qu’il ait uniquement cherché à réconforter ses fidèles en sanctifiant par son intercession une Église désormais vouée au martyre, le sien fut un long calvaire. Tychon fut déposé en 1923, arrêté et soumis à la réclusion ; mais il sut éclairer par la lumière intérieure de son cœur l’extrême solitude des chrétiens de Russie, posant ainsi le signe de l’espérance eschatologique qui constitue depuis toujours l’âme du christianisme russe dans sa plus grande authenticité.
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Denys, évêque de Paris, et ses compagnons (+env. 250), martyrs ; Robert Grossatesta (+1253), évêque de Lincoln, philosophe, savant
Catholiques d’occident : Denys, évêque, et ses compagnons, martyrs ; Jean Léonardi (+1609), prêtre (calendrier romain et ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (29 tut/maskaram) : Ripsime, Gaïana et leurs compagnons (III-IVe s.), martyrs (Église copte)
Luthériens : Justus Jonas (+1555), théologien en Saxe
Maronites : Jacques, frère du Seigneur, confesseur
Orthodoxes et gréco-catholiques : Jacques d’Alphée, apôtre ; Andronic d’Antioche et Athanasie, son épouse (Ve s.), moines ; Tykhon, patriarche de Moscou (Église russe)
Posté le 07.10.2008 par jubilatedeo
30 Pharaon se leva pendant la nuit, lui et tous ses serviteurs, et tous les Egyptiens, et il y eut une grande clameur en Egypte, car il n'y avait point de maison où il n'y eût un mort.
31 Dans la nuit même, Pharaon appela Moïse et Aaron, et leur dit: "Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, vous et les enfants d'Israël, et allez servir Yahweh, comme vous l'avez dit.
32 Prenez vos brebis et vos boeufs, comme vous l'avez dit;
33 allez, et bénissez-moi." Les Egyptiens pressaient vivement le peuple, ayant hâte de le renvoyer du pays, car ils disaient: "Nous sommes tous morts!"
34 Le peuple emporta sa pâte avant qu'elle fût levée; Ayant serré dans leurs manteaux les corbeilles, ils les mirent sur leurs épaules.
35 Les enfants d'Israël firent selon la parole de Moïse; ils demandèrent aux Egyptiens des objets d'argent, des objets d'or et des vêtements.
36 Et Yahweh avait fait trouver au peuple faveur aux yeux des Egyptiens, qu'ils accueillirent leur demande. Et ils dépouillèrent les Egyptiens.
37 Les enfants d'Israël partirent de Ramsès pour Socoth, au nombre d'environ six cent mille piétons, sans les enfants.
Bible Augustin Crampon chanoine catholique
Posté le 07.10.2008 par jubilatedeo
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 2,1-2.7-14.
Frères, au bout de quatorze ans, je suis de nouveau monté à Jérusalem ; j'étais avec Barnabé, et j'avais aussi emmené Tite.
J'y montais à la suite d'une révélation, et l'Évangile que je proclame au milieu des nations païennes, je l'ai exposé à la communauté, et aussi, en privé, aux personnages les plus importants ; car je ne voulais pas risquer de courir pour rien, ni avoir couru jusqu'à présent pour rien.
mais au contraire, ils constatèrent que Dieu m'avait confié l'annonce de l'Évangile pour les païens, comme il l'avait confiée à Pierre pour les Juifs.
En effet, si l'action de Dieu a fait de Pierre l'Apôtre des Juifs, elle a fait de moi l'Apôtre des païens.
Ayant reconnu la grâce qui m'a été donnée, Jacques, Pierre et Jean, qui sont considérés dans l'Église comme les colonnes, nous ont tendu la main, à Barnabé et à moi, en signe de communion : ainsi nous irions vers les païens, et eux vers les Juifs.
Ils nous demandèrent seulement de penser aux pauvres de leur communauté, ce que j'ai toujours fait de mon mieux.
Mais quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu'il était dans son tort.
En effet, il prenait ses repas avec les frères d'origine païenne jusqu'au moment où arrivèrent de Jérusalem des amis de Jacques. Mais quand ils furent là, Pierre prit l'habitude de se retirer et de se tenir à l'écart, par peur des frères d'origine juive.
Tous les autres frères juifs jouèrent la même comédie que lui, si bien que Barnabé lui-même s'y laissa entraîner.
Mais alors, quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Pierre devant tout le monde : « Toi, tout juif que tu es, il t'arrive de suivre les coutumes des païens et non celles des Juifs ; alors, pourquoi forces-tu les païens à faire comme les Juifs ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Psaume 116 (117), 1, 2
Allez par le monde entier annoncer la Bonne Nouvelle.
Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !
Son amour envers nous s'est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-4.
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : " Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation." »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 80
« Apprends-nous à prier »
Croyez-vous, frères, que Dieu ignore ce qui vous est nécessaire ? Celui qui connaît notre détresse connaît d'avance aussi nos désirs. C'est pourquoi, quand il enseignait le Notre Père, le Seigneur recommandait à ses disciples d'être sobres de paroles : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé » (Mt 6,7-8). Si notre Père sait ce qui nous est nécessaire, pourquoi le lui dire, même en peu de mots ?... Si tu le sais, Seigneur, est-il même nécessaire de te prier ?
Or celui qui nous dit ici : « Ne multipliez pas vos paroles dans vos prières » nous déclare ailleurs : « Demandez et vous recevrez », et pour qu'on ne croie pas que c'est dit en passant, il ajoute : « Cherchez et vous trouverez », et pour qu'on ne pense pas que c'est une simple manière de parler, voyez par où il termine : « Frappez, et on vous ouvrira » (Mt 7,7). Il veut donc que pour recevoir tu commences par demander, que pour trouver tu te mettes à chercher, que pour entrer enfin tu ne cesses de frapper... Pourquoi demander ? Pourquoi chercher ? Pourquoi frapper ? Pourquoi nous fatiguer à prier, à chercher, à frapper comme pour instruire celui qui sait tout déjà ? Et même nous lisons dans un autre endroit : « Il faut prier sans cesse, sans se lasser » (Lc 18,1)... Eh bien, pour éclaircir ce mystère, demande, cherche et frappe ! S'il couvre de voiles ce mystère, c'est qu'il veut t'exciter à chercher et trouver toi-même l'explication. Tous, nous devons nous encourager à prier.
Homélie Messe
Dans l’évangile de Luc, il est très courant de voir Jésus prier. Ici, à l’un de ses disciples qui lui demande de lui apprendre à prier, Jésus va donner bien plus qu’un enseignement théorique sur la prière, il va lui livrer ce qui en est l’essence et ce, sous la forme même d’une prière : Le Notre Père.
Il est remarquable que dans cette prière il ne soit jamais fait mention du Fils. A ce titre, la parole qui l’initie, « Père », est révélatrice. Le Père se présente ici comme le terme vers lequel toute prière doit être orientée. Certes, toute prière repose sur la médiation du Christ mais elle doit aboutir au Père. Il s’agit d’atteindre le mystère de Dieu, sans lequel l’humanité du Christ perd son enracinement. Tout don vient du Père. Et le Christ, le suprême don, révélateur de Dieu et médiateur auprès du Père, nous mène à sa rencontre et à sa connaissance dans la prière. La prière chrétienne passe par la Christ mais ne s’arrête pas à lui, même pas à sa nature divine. Elle doit, par lui, rencontrer le « Père qui l’a envoyé ». Le fait même que l’on voit si souvent Jésus prier dans l’évangile atteste cela de façon éloquente. Tout l’être du Christ est constamment tendu vers le Père. Lui qui se donne en nourriture (Pain), nous transforme progressivement en lui et il ne nous relève que pour nous conduire à la Source divine, le Père.
Ce double mouvement à travers le Fils, vers nous et vers le Père, s’effectue dans l’Esprit Saint. Quelques versets plus haut, saint Luc nous montrait Jésus exulter de joie sous l’action de l’Esprit et s’écrier : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange » (Lc 10, 21) !
La prière qui nous oriente vers le Père repose ainsi non seulement sur la médiation du Christ mais aussi sur l’action de l’Esprit Saint, qui prie en nous. La prière nous permet ainsi d’expérimenter en nous la vie trinitaire. Bien plus qu’un concept, le Dieu Trine est une réalité. Il est un mystère vécu, dans lequel le chrétien se situe, se meut, pense, agit et prie.
Nous pouvons alors en toute vérité nous écrier avec Jésus sous l’action de l’Esprit Saint : « Père ». En cet instant, l’Esprit se joint à notre esprit pour attester que nous sommes fils de Dieu ; et ses héritiers, cohéritiers du Christ avec qui nous souffrons mais avec qui nous espérons aussi être glorifiés (cf. Rm 8, 16-17).
C’est ainsi que la prière nous filialise. Par elle, nous sommes transformés à l’image de Celui qui est l’Image parfaite du Père, le Fils unique. Renouvelés spirituellement, nous réfléchissons dès lors sa filiation non par une ressemblance extérieure, mais par une assimilation profonde.
« Ô mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité ! Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos ; que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice. »
(Bienheureuse Elisabeth de la Trinité)
Posté le 07.10.2008 par jubilatedeo
Sainte Pélagie la Pénitente (+ v. 302)
A Antioche.
Nous avons le récit de sa mort grâce à saint Jean Chrysostome. Au début de la persécution de Dioclétien vers 302, les policiers se présentent au domicile de sainte Pélagie qui n'a que 15 ans. Elle est seule et ils viennent l'emmener car elle est chrétienne. Devant leur attitude dont elle sait que cela risque de se terminer par un viol avant d'être menée au tribunal, "Pélagie, écrit saint Jean Chrysostome, imagina une ruse si habile que les soldats n'en sont pas encore revenus. D'un air calme et gai, feignant d'avoir changé d'avis, elle les prie de la laisser se retirer un moment, juste le temps de revêtir la parure qui convient à une nouvelle épousée. Ils n'y voient aucun inconvénient. Quant à elle elle sort posément de la chambre, monte en courant sur le toit da la maison et se précipite dans le vide. C'est ainsi que Pélagie déroba son corps à la souillure, qu'elle délivra son âme pour lui permettre de monter au ciel et qu'elle abandonna sa dépouille mortelle à un ennemi désormais inoffensif."
Voir aussi sur le site internet de l'Abbaye Saint Benoît: sainte Pélagie et les homélies de saint Jean Chrisostome (1) (2).
(1)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/151.htm
(2)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/chrysostome/homt3/pelagie002.htm
Saint Colétric (+ 567)
ou
Caltry. Il succéda à saint Lubin de Chartres. Il avait vingt-sept ans. C'était, aux dires de ses contemporains, un homme d'une grande douceur et d'une grande bonté. Nous le trouvons aux conciles de Paris en 557 et de Tours en 566. Il n'avait que 38 ans quand il fut rappelé à Dieu.
Saint Evode évêque (6ème s.)
ou
Yved.
mort aux Andelys, puis transféré dans la cathédrale de Rouen, puis à Braine dans l'Aisne (diocèse de Soissons) où une abbaye porte son nom.
"Si on en croit les actes de Saint Evode, évêque de Rouen au VIe siècle, tels que nous les rapportent l'abbé Collette, 'ses parents le confièrent tout jeune à l'église de Rouen pour l'instruire, l'élever et le former au service de Dieu'. Et comme ils ajoutent qu'il se distingua bientôt de ses condisciples non seulement par ses vertus mais par son chant, on peut en conclure que ces enfants, attachés à la Cathédrale, étaient chargés à Rouen comme ailleurs, d'exécuter certaines parties de l'office divin."
(source: histoire de la Maîtrise Saint Evode de Rouen)
http://www.saint-evode.com/2c.htm
Saint Felix évêque (4ème s.)
Premier évêque de Côme en Ligurie, ordonné par saint Ambroise.
Saint Provin lui succéda en 391.
Saint Grat (+ 652)
Evêque de Châlon sur Saône. Il organisa le concile de 646 dans sa ville épiscopale puis un autre en 650 qui furent surtout consacrés à la discipline ecclésiastique. Vers la fin de sa vie, il se retira dans la solitude.
Saint Hugues Canefro (+ 1230)
Chapelain des Chevaliers de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, il était un excellent administrateur de la commanderie de Gênes, servant les pauvres avec beaucoup d'humilité et de bonté. On lui prête beaucoup de miracles : le sauvetage d'un navire en perdition comme la source qui permet aux lavandières d'un hôpital de laver le linge des pauvres. Cette fontaine existe encore et l'on y vient en pèlerinage.
Saint Ignace le Jeune (+ 1814)
Martyr. Originaire de Tirnovo en Bulgarie, il se retira au monastère de Rila. Il apprit que toute sa famille avait été tuée par les Turcs. Il s'échappa vers la Sainte Montagne. De passage à Thessalonique, il assista au martyre de saint David et alla, quelques années plus tard, s'offrir en holocauste pour conclure son ascèse par celle du martyre. Il se présenta au juge à Constantinople, refusa de renier le Christ et fut pendu.
Saintes Laurence et Palatiate (ou Palatine) martyres (+ 302)
Laurence, esclave qui convertit sa maîtresse, Palatiate d'Ancône. Elles furent martyrisées à Fermo sous Dioclétien.
Sainte Mélarie (6ème s.)
Elle naquit au Pays de Galles. Elle entra fort jeune dans un monastère, mais sa beauté était si remarquable qu'elle fut en effet remarquée par un prince de la région. Cela lui fut si funeste qu'elle se déshonora avec lui. Mais, prise de remords, elle voulut faire pénitence se retira dans la Bretagne armoricaine près de Landernau selon la tradition. Elle y demeura jusqu'à sa mort et l'on édifia une chapelle au lieu de son ermitage, en même temps que dédiée à son fils saint Divy. 29220 Saint Divy.
Saintes Porcaire et Pallade (5ème s.)
Avec leurs trois soeurs et d'autres chrétiens, elles ramenèrent à Auxerre le corps de saint Germain qui était mort à Ravenne. La tradition fait de sainte Porcaire une martyre de la virginité.
Sainte Remfroye Fondatrice de l'abbaye de Denain (+ 805)
Fondatrice de l'abbaye de Denain, aidée en cela par sa mère, sainte Reine, sainte Remfroye - orthographiée aussi Remfroid - est célébrée dans le diocèse de Cambrai. Elle est aussi la patronne de deux paroisses dans le diocèse de Namur (Belgique).
Abbesse du monastère bénédictin de Denain. On ne connaît de sa vie que le culte qui lui était rendu aussi bien dans le nord de la France que dans les pays de Saxe ou de Clèves.
Sainte Réparate (+ 253)
ou
Réparade.
Originaire de Césarée de Palestine, Réparate serait morte en 250, à l'âge de 15 ans, lors des persécutions de l'empereur romain Dèce.
Tout d'abord, on aurait tenté de la brûler vive mais elle fut sauvée par une averse opportune. On lui fit ensuite boire de la poix bouillante, mais une fois de plus elle survécut. Finalement, elle fut décapitée et son corps placé dans une barque qu'on laissa dériver sur la Méditerranée. L'embarcation atteignit les côtes niçoises et fut ramenée sur le rivage par des anges. Ses restes furent ensevelis dans une chapelle de la vieille ville niçoise avant d'être déposés dans la cathédrale Sainte-Réparate en 1690.
Tout comme Tropez, Lazare ou les saintes Marie et Marie-Madeleine, Dévote et Marthe qui arrivèrent dans le sud de la France par la Méditerranée, le culte de Sainte Réparate symbolise l'expansion de la chrétienté depuis la terre sainte, véhiculée en réalité par les marchands, les soldats ou les voyageurs.
A noter que le Dôme de Florence fut dédié à Réparate jusqu'en 1298, comme l'attestent de nombreuses peintures primitives florentines où elle est représentée aux côtés de la Vierge.
Ses principaux attributs sont la colombe, parfois sortant de sa bouche, la palme du martyre, un livre ou encore la bannière de la Résurrection.
La cathédrale de Nice lui est dédiée.
http://nice.cef.fr/
Un internaute nous signale que cette sainte est honorée dans un village près d'Aix en Provence: Le Puy Sainte Réparade (13610).
Saint Siméon Nouveau Testament (1er s.)
ou Syméon.
Vieillard qui accueillit l'enfant Jésus au Temple de Jérusalem. Après avoir vu et chanté l'accomplissement du salut enfin réalisé dans le Christ, lumière de Nations et gloire d'Israël, il put s'endormir dans la paix.
Nunc dimittis: “ Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix... ” (Lc 2, 29).
Sainte Thaïs Pénitente en Egypte (4ème s.)
Bien qu'elle fût l'une des courtisanes les plus recherchées et les plus riches d'Egypte, elle n'était pas heureuse.
Elle rencontra saint Paphnuce qui lui parla des fins dernières de toute vie. Il la convertit avec la grâce de Dieu et l'enferma dans un monastère voisin du sien où pendant trois années elle pria
"Tes lèvres ont été trop souillées pour prononcer le nom de Dieu, lui avait-il dit, tu prieras donc ainsi: Vous qui m'avez créée, ayez pitié de moi."
Puis il l'agrégea à la communauté des religieuses qu'il dirigeait. Elle y mourut quelques années plus tard en odeur de sainteté.
Les Églises font mémoire…
Catholiques d’occident : Anselme de Lucques (+1086), évêque (calendrier ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (28 tut/maskaram) : Apatil et Herais (IIIe s.), martyrs (Église copte)
Luthériens : Johann Mathesius (+1565), prédicateur en Bohême
Maronites : Pélagie la Pénitente (IV-Ve s.)
Orthodoxes et gréco-catholiques : Pélagie la Pénitente, moniale ; Serge de Radonèje, thaumaturge et protecteur de la Russie (Église russe) ; Arsène le Grand (+887), patriarche (Église géorgienne) ; Dosithée de Kiev (+1776), moine (Église d’Ukraine)
Vieux Catholiques : Démétrios de Thessalonique (+env. 306), martyr
Saint Tryphon de Vyatka (+ 1612)
Originaire de la région d'Archangelsk, il fit profession monastique au monastère de Pysorsk en Russie. Puis il fonda le monastère de la Dormition à Vyatka. Des moines se dressèrent contre lui et l'en chassèrent. Quand il put y revenir, il pardonna à celui qui l'avait rejeté, le désigna même comme son propre successeur. Puis il s'endormit en paix.
Posté le 07.10.2008 par jubilatedeo
21 Moïse convoqua tous les anciens d'Israël et leur dit : « Prenez un agneau par famille et immolez-le pour la Pâque.
22 Puis vous prendrez un bouquet d'hysope, vous le tremperez dans le sang que vous aurez recueilli, et vous étendrez le sang sur le linteau et les deux montants de la porte. Que nul d'entre vous ne sorte de sa maison avant le matin.
23 Ainsi, lorsque le Seigneur parcourra l'Égypte pour la frapper, et qu'il verra le sang sur le linteau et les deux montants, il passera cette maison sans permettre à l'Exterminateur d'y pénétrer pour la frapper.
24 Vous observerez cet ordre comme une loi perpétuelle pour vous et vos fils.
25 Quand vous serez entrés dans le pays que le Seigneur vous donnera selon sa promesse, vous conserverez ce rite.
26 Et quand vos fils vous demanderont : 'Que signifie pour vous ce rite ?'
27 vous répondrez : 'C'est le sacrifice de la Pâque en l'honneur du Seigneur : il a passé les maisons des fils d'Israël en Égypte ; lorsqu'il a frappé l'Égypte, il a épargné nos maisons !' » A ces paroles de Moïse, le peuple s'agenouilla et se prosterna.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Posté le 07.10.2008 par jubilatedeo
Lecture du livre des Actes des Apôtres 1, 12-14
Les Apôtres, après avoir vu Jésus s'en aller vers le ciel, retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n'est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.)
Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison ; c'est là qu'ils se tenaient tous : Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. D'un seul coeur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Cantique (Lc 1, 46-55)
Heureuse Vierge Marie qui portas en toi le fils du Père éternel !
Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent ;
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc 1, 26-38
Au sixième mois d'Elisabeth, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »
Alors l'ange la quitta.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Homélie Messe
Le nom de « Gabriel » signifie « force de Dieu ». Quelle est donc cette force divine que l’Archange de l’Annonciation propose à la jeune fille vers laquelle il est envoyé ? Le dialogue qu’il entreprend avec la Vierge Marie nous révèle qu’il s’agit de l’Esprit de Dieu, c’est-à-dire de son Souffle vivant et vivifiant : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ».
Eternellement en Dieu, le Père engendre ; le Fils est engendré et l’Esprit est l’acte d’engendrement ; il est l’Amour infini en acte, c’est-à-dire pur Don sans restriction et, dès lors, fécondité sans limite qui se manifeste dans le Fils. Engendré de toute la substance du Père, ce Fils reflue vers sa Source avec l’impétuosité même de l’Amour absolu qui l’a engendré. C’est pourquoi l’Esprit est la relation vivante entre le Père et le Fils, qui assure leur unité.
A la plénitude des temps, ce même et unique Esprit descend dans le sein de la Vierge Marie pour y engendrer le Fils éternel. Mais, ô mystère, la Vierge n’est pas qu’un réceptacle, un temple qui abriterait la Shekinah : elle est pénétrée dans tout son être par la grâce, comme la terre par la rosée matinale. Aussi est-ce dans sa chair que le Verbe est engendré par le Père et par l’action de l’Esprit. L’humanité de Marie est impliquée dans cet engendrement du Verbe éternel qui prend chair de sa chair, et sans cesser d’être le Fils unique de Dieu, sans quitter le face à face éternel avec le Père, entre dans le temps et se fait homme. Conformément à son être filial, et sans rien perdre de son élan, il reflue vers le Père dans la vigueur de l’Esprit, entraînant désormais avec lui toute l’humanité qu’il récapitule dans la sienne. Pour que Marie puisse être ainsi saturée de la grâce divine, au point de n’opposer aucune résistance à l’Esprit dans l’acte d’engendrement du Fils, il fallait qu’elle soit parfaitement exempte de tout péché, toute livrée au bon vouloir de son Dieu : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole ».
Marie n’est pas la source de la grâce : elle l’accueille et se laisse librement combler, féconder par elle, nous dévoilant par le fait même le projet divin fixé « avant la création du monde » (Ep 1, 4) : « Comme un jeune homme épouse une jeune fille, ton Créateur t’épousera. Comme la jeune mariée est la joie de son mari, ainsi tu seras la joie de ton Dieu » (Is 62, 5). Toute la création est appelée dès les origines à cette grâce nuptiale. C’est en y consentant que l’homme peut accomplir sa mission : conduire l’univers de son achèvement naturel à son accomplissement surnaturel par l’accueil de la grâce. Le monde nouveau naît de la fécondation de nos terres désertiques par les Eaux d’en haut ; il jaillit de l’illumination de nos cœurs enténébrés par le Feu de l’Esprit. Aussi convenait-il qu’au moment de consacrer les prémices de son nouveau peuple dans l’embrasement de la Pentecôte, le Seigneur convoque celle qui fut la première collaboratrice de son projet d’amour (1ère lect.). Il convenait que celle qui avait enfanté la Tête, mette également au jour le Corps tout entier. Désormais, partout dans le monde où Dieu rassemble les hommes autour de sa Parole pour en faire des fils dans l’effusion de son Esprit, Marie est présente, car c’est en elle et par elle que le Seigneur veut déverser sur le monde la grâce rédemptrice. Tel est le sens de sa présence au pied de la croix : la « Femme » (Jn 19, 26) recueille en son cœur l’infinie richesse du mystère pascal, pour le transmettre à ceux que son Fils lui a confiés comme ses enfants. Dans le Corps total du Christ, saint Bernard identifiait Marie au « cou », car c’est par elle que passe nécessairement toute grâce communiquée par le Christ-Tête à son Corps ecclésial.
« Saint Joseph, toi à qui Dieu confia ses deux trésors les plus précieux, ouvre nos yeux et nos cœurs au mystère de grâce qui s’accomplit dans la rencontre de l’Ange et de Marie. Et apprends-nous à demeurer comme toi en présence de la Mère, pour apprendre à son école, comment aimer et servir son divin Fils dans la parfaite docilité d’un abandon confiant et paisible. »