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jubilatedeo
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Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
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Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
15.10.2008
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Le TRÈS SAINT ROSAIRE

Posté le 07.10.2008 par jubilatedeo
Le TRÈS SAINT ROSAIRE

En action de grâces de la décisive victoire remportée à Lépante par la flotte chrétienne sur la flotte turque, le premier dimanche d'octobre 1571, le saint Pape Pie V institua une fête annuelle sous le titre de Sainte Marie de la Victoire; mais peu après, le Pape Grégoire XII changea le nom de cette fête en celui de Notre-Dame-du-Rosaire.

Le Rosaire avait été institué par saint Dominique au commencement du XIIIe siècle. Par le zèle des Papes, et aussi par les fruits abondants qu'il produisait dans l'Église, il devenait de plus en plus populaire. Au XVe siècle, le bienheureux Alain de La Roche, Dominicain, fut suscité par Marie pour raviver cette dévotion si excellente.

Plus tard, dans les premières années du XVIIIe siècle, parut un homme extraordinaire appelé à bon droit le Dominique des temps modernes, et qui fut le grand propagateur, l'apôtre de la dévotion au saint Rosaire; c'est saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Depuis saint Dominique, il n'y a pas eu d'homme plus zélé que ce grand missionnaire pour l'établissement de la confrérie du Rosaire: il l'érigeait dans tous les lieux où elle ne l'était pas; c'est le moyen qu'il jugeait le plus puissant pour établir le règne de Dieu dans les âmes. Il composa lui-même une méthode de réciter le Rosaire, qui est restée la meilleure entre toutes, la plus facile à retenir, la plus instructive et la plus pieuse. L'Apôtre de l'Ouest récitait tous les jours son Rosaire en entier, suivant sa méthode, et le faisait de même réciter publiquement tous les jours dans ses missions, et il a fait un point de règle à ses disciples de suivre son exemple.

Par son Rosaire quotidien, Montfort convertissait les plus grands pécheurs et les faisait persévérer dans la grâce et la ferveur de leur conversion; il pouvait dire: "Personne ne m'a résisté une fois que j'ai pu lui mettre la main au collet avec mon Rosaire!" Il avait mille industries pour propager et faire aimer le Rosaire: là, c'étaient quinze bannières représentant les quinze mystères du Rosaire; ailleurs, d'immenses Rosaires qu'on récitait en marchant, dans les églises ou autour des églises, à la manière du chemin de la Croix. Il exaltait le Rosaire dans ses cantiques; un tonnerre de voix répondait à la sienne, et tous les échos répétaient, de colline en colline, les gloires de cette dévotion bénie.

Son oeuvre a continué après lui; c'est le Rosaire à la main que la Vendée, en 1793, a défendu ses foyers et ses autels; c'est aussi le Rosaire ou le chapelet à la main que les populations chrétiennes paraissent dans toutes les cérémonies religieuses.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.






La fête de Notre-Dame du Rosaire se célébrait déjà, en 1547, à Tortosa (Espagne), le troisième dimanche d'avril, quand fut instituée par Pie V la fête de Notre-Dame de la Victoire (1572) au premier dimanche d'octobre, en action de grâces pour la victoire de Lépante où, à l'entrée du golfe de Corinthe, la flotte chrétienne fournie par le Saint-Siège, l'Espagne, Venise, la Savoie, Mantoue, Ferrare, Gênes et Lucques, sous le commandement de don Juan d'Autriche, avait écrasé la flotte turque d'Ali Pacha (7 octobre 1571). C'est à cette occasion qu'on ajouta aux litanies de la Sainte Vierge l'invocation Secours des Chrétiens, priez pour nous ! Grégoire XIII qui attribuait la victoire de Lépante aux processions faites à Rome par les confréries du Saint-Rosaire, changea la fête de Notre-Dame de la Victoire en celle du Saint Rosaire et la fixa au premier dimanche d'octobre (1573) ; elle ne fut alors obligatoire que pour les églises romaines qui possédaient une chapelle ou une confrérie du Saint-Rosaire.

Clément X concéda cette fête à l'Espagne (1671) avant que Clément XI l'étendît à l'Eglise universelle et l'élevât au rit double-majeur (1716), célébrée le jour de l'octave de l'Assomption, à la suite de la victoire de Peterwaradin que le prince Eugène de Savoie avait remportée sur les Turcs (5 août 1716). Léon XIII en fit une fête de seconde classe et adopta l'office et le propre de la messe en usage chez les Dominicains (1887). Pie X la fixa au 7 octobre (1913).




De la piété filiale envers Marie

Mes très chers Frères,

Encore qu’il n’est pas rare, ce m’est un appréciable privilège que de présider une paroisse consacrée tout particulièrement à la Vierge Marie et c’est pourquoi, dès les premiers jours de mon ministère parmi vous, voilà quinze ans, mon premier souci a été de développer votre piété filiale envers Marie et de vous montrer, que sa dévotion, pour parler comme saint Louis-Marie Grignion de Montfort, est le chemin aisé, court, parfait et assuré pour parvenir à l’union avec Jésus.

J’ai souventes fois aimé vous prêcher les grandeurs de cette Reine bénie, la Mère du Sauveur de tous les hommes, qui, par l’expresse volonté divine, a été associée à l’œuvre rédemptrice, et, ce faisant, je vous ai assidûment exhortés à vous blottir avec confiance sous son manteau d’azur, de sorte qu’elle vous prenne dans son cœur qui ne fait qu’un avec le celui de Jésus.

Aujourd’hui, comme à chacun des mois d’octobre que nous avons vécus ensemble, les circonstances me pressent à vous parler du Rosaire où, tandis que nous rappelons les mystères du salut, la Sainte Vierge les grave mystérieusement dans nos âmes. Comme mes ambitions pour vous seraient portées à leur comble si cette humble prière du chapelet prenait en chacune de vos vies une place capitale !

D’aucuns, je le sais bien, jouets de cette subtile alchimie où Satan mêle l’orgueil et la paresse aux grands sentiments, se refusent à ce pieux exercice sous prétexte qu’il n’est qu’une récitation machinale pendant que glisse entre leurs doigts un collier de perles ou de boules de bois ; ils préfèrerait sans doute une prière plus personnelle et plus pensée qui, faute de temps ou d’imagination, est tant remise à plus tard qu’on ne la fait que rarement, sinon jamais. Or, si la prière est une élévation de l’âme vers Dieu, il s’agit bien d’une âme unie substantiellement à un corps situé dans le temps présent ; aussi, ces récitations répétées que je n’imagine pas faites par des gens qui ne se voudraient pas s’élever vers Dieu, est, à tout le moins, l’hommage du corps qui s’unit, par les paroles de la bouche, les gestes des mains, l’application de la volonté et le travail de la mémoire, et, en écrivant ces lignes, j’entends saint Thomas d’Aquin enseigner que nous confessons par là que Dieu est l’auteur de notre âme et de notre corps, lui offrant nos hommages spirituels et corporels. Par ailleurs, ces répétitions si simples et si faciles des mêmes prières, lorsque l’on en a pris l’habitude aux temps ordinaires, deviennent un apaisement dans les moments de sècheresse et de souffrance. Rappelez-vous l’Aveugle de Lamartine qui disait : Je prie le bon Dieu jusqu’à ce que mes lèvres se fatiguent sur son saint Nom et mes doigts sur les grains. Qui est-ce qui s’en-nuierait en parlant tout le jour à son roi qui ne se lasse pas d’écouter ?

Parfois, pour se dispenser de la récitation du chapelet, certains se plaignent de ne pas savoir le méditer, mais je crains, en leur accordant toutes sortes de circonstances atténuantes, qu’ils se fassent une bien haute idée de la méditation. Il s’agit d’inviter les facultés de l’âme, dans la seule mesure de ses aptitudes, à considérer la scène de l’Evangile évoquée par le mystère pour y cueillir les fruits de la sanctification. Chacun peut se représenter les scènes du Rosaire, mais, à votre avis, par quoi le Seigneur communique-t-il les fruits de la sanctification ? Par l’intelligence du fidèle ou par le ministère de la Vierge Marie ? La récitation du chapelet est le bréviaire des humbles, en ce sens que, appliqué à des exercices simples, l’on s’y laisse instruire mystérieusement par Marie, et vous remarquerez que les orgueilleux s’en éloignent et s’en dégoûtent, s’en moquent ou s’en scandalisent parce qu’ils leur semblent qu’il n’y mettent pas assez d’eux-mêmes, ils veulent briller quand il ne s’agit que de laisser la Sainte Vierge instruire doucement les cœurs. Tous ceux qui ont l’habitude du chapelet affirment qu’il alimente leur foi et développe en eux les vertus chrétiennes.







L'encyclique Christi Mater Rosarii

A nos vénérables frères, patriarches, primats, archevêques, évêques et autres ordinaires locaux en paix et communion avec le Siège apostolique. Paul VI, Pape.



Vénérables Frères, salut et bénédiction apostolique.

Durant le mois d'octobre, le peuple fidèle a coutume d'offrir la récitation du rosaire comme autant de couronnes à la Mère de Dieu. A l'exemple de Nos Prédécesseurs, Nous approuvons vivement cette pratique. Cette année, Nous convions tous les enfants de l'Eglise à un hommage plus particulier de piété envers Notre-Dame. Et cela en raison des menaces de calamités graves et étendues qui pèsent sur la famille humaine : en Asie orientale se poursuit un conflit sanglant et se déchaîne une guerre acharnée. De ce fait, Nous Nous trouvons pressé d'intensifier tout l'effort possible en faveur de la paix.

Ce qui ajoute à nos préoccupations, c'est ce que Nous apprenons d'autres régions du monde : la course aux armements nucléaires, l'ambition incontrôlée d'expansion nationale, l'exaltation démesurée de la race, les tendances subversives, le séparation imposée entre citoyens d'un même pays, les manœuvres criminelles, le meurtre de personnes innocentes.Tout cela peut donner lieu aux pires catastrophes.

La Providence nous impose, semble-t-il, à Nous comme à Nos plus récents Prédécesseurs, la mission particulière de consacrer Nos efforts patients et constants à la sauvegarde et à l'affermissement de la paix. Ce devoir découle évidemment du mandat qui Nous est confié de conduire l'Eglise entière. Celle-ci, « signe dressé devant les nations » (cf. Isaïe XI 12), ne sert pas d'intérêts politiques, mais elle doit apporter au genre humain la vérité et la grâce de Jésus-Christ, son divin fondateur.

En réalité, depuis les débuts de Notre ministère apostolique, Nous n'avons rien négligé pour la cause de la paix, ni prière adressée à Dieu, ni instances, ni exhortations, et même, vous vous en souvenez, l'an dernier, Nous Nous sommes rendu par la voie des airs en Amérique du Nord afin de parler au siège de l'Organisation des Nations Unies devant l'assemblée si distinguée des représentants de presque tous les peuples, du bien si désiré de la paix, et de recommander qu'on ne laisse pas des peuples en état d'infériorité par rapport à d'autres, que les uns ne s'attaquent point aux autres mais que tous conjuguent leur zèle et leur action pour établir la paix.

Et encore dans la suite, mû par Notre sollicitude apostolique, Nous n'avons pas cessé d'encourager les hommes à qui incombe cette lourde responsabilité à écarter de l'humanité l'épouvantable fléau qui pourrait survenir.

Maintenant encore, Nous élevons Notre voix « avec un grand cri et des larmes » (Hébreux V 7 ) pour supplier instamment les dirigeants des nations de tout tenter pour empêcher la propagation de l'incendie et pour éteindre complètement celui-ci. Nous n'en doutons point : les hommes de toute race, de toute couleur, de toute religion, de toute classe sociale, s'ils aiment le droit et l'honnêteté, partagent Notre sentiment.

Que tous ceux dont cela dépend ménagent les conditions nécessaires à la cessation des hostilités avant que ne leur échappe, par le poids même des évènements, la possibilité de déposer les armes.

Que ceux-là au pouvoir desquels est remis le salut de la famille humaine sachent que leur conscience est chargée d'une très grave obligation. Qu'ils interrogent cette conscience et sondent leur propre cœur ; que chacun veuille bien regarder et sa propre nation, et le monde, et Dieu, et l'histoire ; qu'ils songent que leur nom restera en bénédiction s'ils répondent avec sagesse à cette pressante invitation.

Au nom du Seigneur, Nous crions : « Arrêtez ! » Il faut se rencontrer ; il faut en venir à conférer et à négocier en toute sincérité. C'est maintenant qu'il faut régler les conflits, serait-ce avec quelque inconvénient et quelque désavantage ; car il faudra bien qu'ils soient réglés non sans peut-être d'énormes dommages et des désastres dont, pour le moment, nul ne peut imaginer l'horreur. La paix à établir doit être cependant basée sur le justice et la liberté, elle doit donc respecter les droits des hommes et des communautés - autrement, elle serait précaire et instable.

Tout en exprimant de la sorte Notre anxiété et Notre émoi, Nous devons, comme le dicte Notre responsabilité pastorale, implorer le secours d'en haut. A celui qui est « le Prince de la Paix » (Isaïe IX 16), il faut demander la paix, « ce bien si grand que parmi les biens de la terre et du temps on n'entend mentionner rien de plus apprécié, on ne saurait souhaiter rien de plus désirable, trouver rien de meilleur.[1] »

Et puisque aux époques d'incertitude et de trouble, l'Eglise a l'habitude de recourir à l'intercession attentive de Marie, sa mère, c'est vers celle-ci que Nous Nous tournons, vers elle que Nous orientons Notre pensée et celle de tous les chrétiens. Car, selon le mot de saint Irénée « elle est devenue le salut du genre humain tout entier.[2] »

Rien ne Nous paraît répondre plus parfaitement aux circonstances que de faire monter la supplication de toute la famille chrétienne vers la Mère de Dieu invoquée comme « Reine de la Paix », afin que parmi tant et de si graves misères et menaces, elle dispense largement les dons de sa bonté maternelle.

Il faut, disons-Nous, adresser un prière intense et persévérante à celle que, au cours du second Concile œcuménique du Vatican, aux applaudissemnts des Pères conciliaires et du monde catholique Nous avons proclamée Mère de l'Eglise. Par cette reconnaissance du fait que Marie a spirituellement enfanté l'Eglise Nous confirmions un point de la doctrine traditionnelle. Marie est « vraiment mère des membres du Christ », dit saint Augustin[3] ; à quoi fait écho, sans parler des autres, saint Anselme : « Quelle dignité plus haute pourra-t-on jamais reconnaître que celle d'être la mère de ceux-là dont le Christ daigne être le père et le frère ?[4] » Notre prédécesseur Léon XIII a même appelé Notre-Dame « en toute vérité Mère de l'Eglise[5] », c'est donc en toute assurance que Nous mettons Notre espoir en elle, parmi l'émoi et la crainte qu'inspirent les troubles actuels.

Puisque quand les maux deviennent plus graves le pitié de Dieu doit grandir, Notre souhait le plus vif, vénérables frères, est que suivant votre initiative, vos invitations et votre impulsion, on invoque plus instamment durant le mois d'octobre Marie notre Mère, comme Nous l'avons déjà fait entendre par la pratique pieuse du Rosaire. C'est là une forme de prière très adaptée au sens du peuple de Dieu, très agréable à la Mère du Seigneur et si efficace pour obtenir les dons du ciel.

Cette prière, le second Concile œcuménique du Vatican l'a recommandée à tous les enfants de l'Eglise de façon bien certaine, encore que non explicite, en disant : « Qu'on fasse grand cas de ces pratiques et exercices de dévotion envers Marie que le Magistère a recommandés au cours des siècles.[6] »

Cette pratique si féconde ne sert pas seulement à endiguer le mal et à conjurer les désastres, comme le montre clairement l'histoire de l'Eglise. Elle favorise aussi grandement la vitalité chrétienne : « Avant tout, elle nourrit la foi catholique en faisant méditer fort à propos les mystères du salut, et elle élève notre pensée au niveau des vérités de la Révélation.[7] »

Ainsi donc, durant le prochain mois d'octobre, dédié à Notre-Dame du Rosaire, qu'on redouble de prières et de supplications ! Que par l'intercession de Marie brille enfin pour le monde entier l'aurore de la véritable paix, - la paix dans tous les domaines y compris celui de la pratique religieuse ; actuellement, hélas ! la liberté de professer la religion n'est point assurée partout.

Plus spécialement Nous souhaitons que, le 4 octobre, anniversaire de Notre visite à l'Organisation des Nations Unies, soit célébré, cette année, dans l'univers catholique comme « jour consacré à prier pour la paix. »

Il vous appartiendra, vénérables frères, selon la piété qui vous distingue et votre conscience de la gravité de la situation, de prescrire les actes religieux par lesquels, ce jour-là, les prêtres, les religieux, le peuple fidèle mais plus particulièrement l'enfant, signalé par son innocence, ainsi que les malades et tous ceux qui souffrent, tous enfin d'un élan unanime implorent le Mère de Dieu et de l'Eglise.

Pour Nous, dans la basilique Saint-Pierre, près du tombeau du Prince des apôtres, Nous adresserons une prières toute spéciale à la Vierge protectrice du monde chrétien et garante de la paix. Ainsi la voix unique de l'Eglise, montant de toutes les parties de la terre, ira comme frapper à la porte du ciel. En effet, selon le mot de saint Augustin « dans la diversité des langues humaines qu'entendent nos oreilles, unique est le langage de la foi qui anime nos cœurs.[8] »

O Bienheureuse Vierge, dans votre bonté maternelle, regardez tous vos enfants ! Voyez l'inquiétude des pasteurs qui redoutent les horreurs d'une tempête pour le troupeau confié à leur responsabilité ; montrez-vous attentive à l'angoisse de tant d'hommes, pères et mères de famille, que préoccupe le sort de leurs enfants comme le leur et qui portent les pires tracas. Apaisez les dispositions des belligérantset inspirez-leur « des pensées de paix » ; faites que Dieu, vengeur de la justice lésée, agisse selon sa miséricorde, restitue aux peuples la tranquillité si désirée et leur assure une ère très longue de véritable prospérité.

Dans le ferme espoir que la Sainte Mère de Dieu accueillera Notre humble demande, Nous vous accordons de tout cœur, à vous-mêmes, Vénérables Frères, ainsi qu'à tout votre clergé et aux peuples confiés à vos soins, la Bénédiction apostolique.

Rome, près Saint-Pierre, le 15 septembre 1966, quatrième année de Notre pontificat.

PAULUS P. P. VI.





[1] Saint Augustin : la Cité de Dieu, livre XIX, chapitre 11.

[2] Saint Irénée : Contre les hérésies, III 22

[3] Saint Augustin : de la Sainte Virginité.

[4] Saint Anselme : Prières, XLVII.

[5] Léon XIII : Lettre encyclique Adjutricem Populi Christiani, 5 septembre 1895

[6] Constitution dogmatique sur l'Eglise, n° 67

[7] Lettre encyclique de Pie XI Ingravescentibus Malis, 29 septembre 1937.

[8] Saint Augustin : Homélies sur les psaumes, LIV 11.



Prière à St Joseph
(à dire après la récitation du Rosaire pendant le mois d'octobre)

Nous recourons à vous dans nos tribulations, bienheureux Joseph, et après avoir invoqué le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre saint patronage.

Par l'affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, mère de Dieu ; par l'amour paternel dont vous avez entouré l'enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l'héritage que Jésus-Christ a conquis de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

Protégez, ô très sage gardien de la divine famille, la race élue de Jésus-Christ : préservez-nous, ô père très aimant, de toute souillure d'erreur et de corruption ; soyez-nous propice et assistez-nous du haut du ciel, ô notre très puissant libérateur, dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l'enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd'hui la sainte Eglise de Dieu contre les embûches de l'ennemi et gardez-la de toute adversité.

Accordez-nous votre perpétuelle protection afin que, à votre exemple et soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, mourir pieusement et obtenir la béatitude éternelle dans le Ciel.

Amen.










L'Église a une très grande dévotion envers le Rosaire (le chapelet) et je voudrais vous expliquer en quoi il consiste.
La puissance de Grâce du chapelet n'est plus à démontrer pour qui connaît l'histoire de l'Église, mais pourtant en ces temps troublés, beaucoup redécouvrent aujourd'hui ses effets merveilleux...

Qu'est-ce que le chapelet ?

Composition des Mystères du Rosaire

Mystères Joyeux
Mystères Lumineux
Mystères Douloureux
Mystères Glorieux
Prières intervenant dans le Rosaire
Comment prier le Rosaire (le chapelet)
Explication pratique pour prier le Rosaire






L'ORIGINE DU ROSAIRE

Dès les débuts du Christianisme (1) , les disciples du Christ sui­vaient l'ex­emple et les instructions du Maître. Ils le faisaient dans les termes enseig­nés par Jésus Lui-même : le Pater Noster (2) .


Après l'Ascension, ils s'unirent par la prière à Notre Seigneur rendu au Ciel. Ils passèrent les dix jours de l'Ascension à la Pentecôte en prière dans le Céna­cle, en compagnie de Marie, qui les guidait certainement dans ces exer­cices.


Après la mort de Marie, les Apôtres et les premiers disciples, la sachant au Ciel en corps et en âme, lui adressèrent aussi leurs prières. Ils aimaient cer­tainement lui répéter la belle salutation de l'Archange qui avait ouvert le Nou­veau Testament, dont saint Luc avait consigné le texte dans son Évangile. Le Symbole des Apôtres était aussi cher aux chrétiens, et ils le récitaient souvent, seuls ou en assemblée de prière.
Les prières des premiers chrétiens étaient empruntées beaucoup au Psautier, recueil des 150 psaumes attribués à David, même si certains d'entre eux sont d'autres sources.

Psautier de Marie

C'est ainsi, sans doute, que de bonne heure, des dévots de la Très Sainte Vierge eurent l'idée de ce que l'on appela assez longtemps le Psautier de Marie, composé de 150 Ave Maria (3) , dans lequel ils intercalaient le Pater de Jésus, et des acclamations à la Très Sainte Trinité (4) .


Mais la forme actuelle du Rosaire remonte à saint Domini­que, agissant sur les instructions de Marie elle-même.


Les 150 Ave furent partagés en trois parties en l'honneur de la très Sain­te Trinité. Puis, chaque partie en cinq dizaines d'Ave, chaque dizaine précé­dée d'un Pater et suivie du Gloria à la très Sainte Trinité.

Saint Dominique

Saint Dominique, né en Espagne, était un grand prédicateur des débuts du 13ème siècle. A cette époque, des hérétiques, reprenant la vieille hérésie manichéenne (5) , semaient l'erreur et la subversion sociale dans le Sud de la France. L'hérésie avait gagné l'appui de plusieurs curés, même de quelques Évêques, et aussi de puissants Seigneurs du Languedoc, surtout du Comté de Toulouse et aussi de ceux d'Albi, de Béziers, de Carcassonne, etc.


En 1206, au Concile régional de Montpellier, Dominique, qui se trouvait là, fit remarquer aux conciliaires que les rencontres des légats et autres dig­nitaires ecclésiastiques avec des représentants de l'hérésie tournaient vite à l'avantage des hérétiques, parce que les légats et missionnaires se présen­taient à ces discussions publiques en grand équipage, avec chevaux et suite imposante. Il proposa de revenir à la méthode simple et pauvre de Notre-Seig­neur.

Sur-le-champ, lui-même renvoya ses chevaux et son es­corte, et com­mença ses missions à pied, au niveau des gens, mendiant repas et cou­chers. Ses dis­ciples firent de même. Les résultats furent diffé­rents, des conversions eurent lieu.

Mais, en somme, ce fut encore très médiocre, devant l'im­men­sité de la tâche et les forces de la perversion. Il man­quait quelque chose, et Dominique allait l'ap­prendre...

La pluie du Rosaire...

En 1214, presque découragé à la vue du maigre résultat de tant d'ef­forts, le prédicateur se retira dans un bois près de Toulou­se, se mit en pri­ère et péniten­ce, jeûna, cela en expiation des offenses faites à Dieu par les pécheurs, les héréti­ques et les impénitents !

Le troisième jour, la Très Sainte Vierge Marie lui apparût, ac­compagnée de trois princesses de sa cour céleste. ­ Elle lui dit :

“Mon fils Dominique, ne vous étonnez pas de ne pas réussir en vos prédi­ca­tions !
Car, vous labourez un sol qui n'a pas été arrosé par la pluie…
Sachez que, quand Dieu voulut renouve­ler le monde, Il envoya d'abord la pluie de la Saluta­tion Angélique, et c'est ainsi que le monde fut ra­cheté… Exhortez donc les hommes, dans vos ser­mons, à réciter mon Psau­tier (6) , et vous en recueillerez de grands fruits pour les âmes.”

C'est ce fit dès lors Dominique, et les résultats furent vite con­sidérabl­es ! Il y eut bien la vingtaine d'années de guerre de la croisade des Al­bigeois, qui fit beaucoup de massacres des deux côtés des belligé­rants, attisa beaucoup de braises, mêla beaucoup d'injus­tices à une cause juste ! MAIS, ce fut le Rosaire et non les armes qui converti­rent les âmes...

Saint Dominique mourut en 1221, mais il laissa son Ordre des Domini­cains bien établi, pour continuer son oeuvre.

Le Rosaire s'était beaucoup répandu. Mais comme il arrive souvent, la né­gligence revient quand les grandes épreuves sont passées ! Il fallut la grande peste de 1349, qui ravagea tous les royaumes d'Europe, pour ramener les foules à se retourner vers Dieu et à reprendre le Psautier de Jésus et Marie.


Le Bienheureux Alain de la Roche

Au siècle suivant, en 1460, la Sainte Vierge Marie apparut au Bien­heu­reux Alain de la Roche (7) , de l'Ordre de saint Domi­ni­que, insistant de nou­veau sur la récitation de son Psautier.

Ce qu'il fit, et c'est alors que la voix publi­que donna à cette prière le nom de ROSAIRE, qui signifie couronne de roses. Une couronne, composée au complet, de 153 roses blanches (Ave) et 16 roses rouges (Pater) , toutes venant du Paradis.

Dans des révélations ultérieures, Marie Elle-même a confirmé (8) ce nom !



Saint Pie V

Il est bon de vous rappeler aussi ici, que le saint Pape Pie V, mort il y a quatre siècles (1572) , organisa une grande croisade mondiale du Rosai­re, pour arrêter l'avance turque mahométane, qui maîtrisait déjà les pays des Balkans et la mer depuis Constantinople aux ap­proches de l'Arctique. C'est au Rosaire que fut due la décisive victoire de LEPANTE (9) en 1571 !


Description

Celui-ci comprend trois parties, appelées aussi "chapelet" : les Mystères Joyeux, les Mystères Douloureux, les Mystères Glorieux, qui concernent des événements Joyeux, Douloureux et Glorieux de la vie du Christ et de Marie sa Mère, notre Mère et la Mère de l'Église.

Qu'est-ce que le chapelet ?


Un chapelet correspond à la méditation d'une série de cinq Mystères, soit Joyeux, Douloureux ou Glorieux équivalant à un tiers du Rosaire puisque celui-ci comprend trois chapelets : celui des Mystères Joyeux, des Mystères Douloureux et des Mystères Glorieux.


C'est aussi le moyen " mnémotechnique " facilitant la récitation du très saint Rosaire.


Lorsqu'il est béni, il sera l'objet matériel et spirituel (puisque béni) qui rendra visible notre dévotion au Rosaire (Notez que la Très Sainte Vierge Marie, lors de ses apparitions, porte toujours un chapelet sur Elle... Lourdes, Fatima, etc.)

Rappelez-vous, dans toutes ses interventions, Marie invite de manière forte, à prier son saint Rosaire, au moins un chapelet CHAQUE JOUR (Fatima) .

Les papes eux-mêmes en ont fortement conseillé " l'exercice ", songez par exemple à notre très cher Pape Jean-Paul II qui, lorsqu'il vous reçoit vous offre comme cadeau un chapelet... N'est-ce pas là plus sûr moyen de vous en montrer l'importance ?

La prière du Chapelet (Rosaire) comporte en fait deux parties, qui s'exécutent simultanément : d'une part, la récitation des prières (décrites ci-dessous) et d'autre part, la méditation des Mystères du Rosaire, c'est-à-dire, en même temps que l'on récite pieusement les prières, on médite sur les événements de la vie de Jésus et/ou de Marie que sont les Mystères.
Composition des Mystères du Rosaire

Mystères Joyeux


1) L'Annonciation


Fruit : L'Humilité
Réf. : Lc 1, 26-38


2) La Visitation


Fruit : Le zèle, l'ardeur pour le salut du prochain (l'amour du prochain)
Réf. : Lc 1, 39-56

3) La Naissance de Jésus (Nativité)


Fruit : L'amour de la Pauvreté, n'être riche que de Dieu
Réf. : Lc 2, 1-21


4) La Présentation au Temple (la Purification de Marie)


Fruit : La Pureté (du coeur, du corps et de l'esprit)
Réf. : Lc 2, 22-40


5) Le Recouvrement de Jésus au Temple


Fruit : L'obéissance, (la recherche de Dieu en toutes choses)
Réf. : Lc 2, 41-51




Le pape Jean-Paul II dans lettre apostolique "ROSARIUM VIRGINIS MARIAE" nous donne 5 nouveaux mystères :

" Si l'on veut indiquer à la communauté chrétienne cinq moments significatifs - mystères “lumineux” - de cette période de la vie du Christ, il me semble que l'on peut les mettre ainsi en évidence: 1. au moment de son Baptême au Jourdain, 2. dans son auto-révélation aux noces de Cana, 3. dans l'annonce du Royaume de Dieu avec l'invitation à la conversion, 4. dans sa Transfiguration et enfin 5. dans l'institution de l'Eucharistie, expression sacramentelle du mystère pascal. Chacun de ces mystères est une révélation du Royaume désormais présent dans la personne de Jésus."




Mystères Lumineux

1) Le baptême au Jourdain

Fruit : "Jésus s’est fait péché pour nous" (2 Co 5)
Réf : Mc 1, 21 et concordances

2) Les noces de Cana

Fruit : L’intercession de Marie dans le don de la grâce
Réf. : Jn 2, 1-12

3) L’annonce du Royaume

Fruit : Le Royaume de Dieu n'est pas un Royaume humain
Réf. : Mc 1, 15, Mc 2, 3-13, Lc 7, 47-48

4) La transfiguration

Fruit : L’attente de la Vie nouvelle avec Dieu
Réf. : Lc 9, 35 et concordances

5) L’institution de l’Eucharistie

Fruit : La présence cachée de Jésus (la vie d(interiorité avec Marie)
Réf. : Jn 13, 1 et concordances






Mystères Douloureux



1) L'Agonie de Jésus


Fruit : Le regret, la contrition de nos péchés
Réf. : Mt 26, 36-56 et concordances


2) La Flagellation


Fruit : La mortification de notre corps (le pardon de nos sensualités)
Réf. : Mc 25, 15 et concordances


3) Le Couronnement d'épines


Fruit : La mortification de notre esprit (le pardon de nos mauvais désirs)
Réf. : Mt 27, 27-31 et concordances


4) Le Portement de la Croix


Fruit : Le courage dans les épreuves; accepter nos peines
Réf. : Lc 23, 26-30 et concordances


5) Le Crucifiement et la Mort de Jésus sur la Croix

Fruit : Mourir à nous-mêmes (un plus grand amour de Dieu et des âmes)
Réf. : Jn 19, 17-37 et concordances




Mystères Glorieux


1) La Résurrection de Jésus


Fruit : La Foi (croire en l'Amour de Dieu)
Réf. : Mt 28, 5-8 et concordances


2) L'Ascension


Fruit : L'Espérance chrétienne, le désir du Ciel
Réf. : Mc 16, 19-20 et concordances


3) La Pentecôte


Fruit : La descente du Saint-Esprit en nos âmes
Réf. : Ac 2, 1-13


4) L'Assomption de la Très Sainte Vierge Marie


Fruit : Un pur amour de Jésus et Marie, la grâce d'une bonne mort
Réf. : Ap 12, 14-16


5) Le Couronnement de la Très Sainte Vierge Marie dans le Ciel


Fruit : La Persévérance (une grande dévotion à Marie)
Réf. : Ap 12, 1-3

Prières intervenant dans le Rosaire :

Symbole des Apôtres : Je crois en seul Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du Ciel et de la terre; et en Jésus-Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce-Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers, est ressuscité des morts le troisième jour; est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant; d'où il viendra juger les vivants et les morts. je crois au Saint-Esprit, à la sainte Église Catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Ainsi soit-il.

Notre Père : Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. Amen.

Je vous salue Marie : Je vous salue Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.

Gloire au Père : Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme Il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen




Pour prier le Rosaire, vous méditez sur les Mystères du Rosaire (Annonciation, Visitation etc.) et en même temps, vous récitez les prières.
Explication pratique pour prier le Rosaire

Vous commencez par dire le Symbole des Apôtres, ensuite un Notre Père, trois Je Vous Salue Marie et enfin un Gloire au Père: ceci est l'introduction du Chapelet et du Rosaire, autrement dit, si vous dites trois chapelets dans la journée (un Rosaire) , vous ne dites qu'une seule fois l'introduction! C'est lorsque vous recommencez éventuellement un autre Rosaire qu'il faut reprendre l'introduction: bien sûr, ce n'est pas académique, et vous le faites comme vous le sentez, la Sainte Vierge n'en sera pas troublée ;-). Mais autant faire les choses comme il le faut, voilà pourquoi je vous indique la procédure à suivre.

Ensuite, vous dites les dizaines, qui correspondent en fait à : un Notre Père, dix Je Vous Salue Marie et un Gloire au Père.


Voilà, vous êtes capable de prier le chapelet (le Rosaire) , qui est "un merveilleux résumé de l'Évangile", comme le disait le Pape Paul VI.
Si le Seigneur vous inspire le cœur, et j'insiste, si cela ne vient pas de votre nécessaire, vous pouvez acheter des chapelets (en plastique de préférence - fluo, blanc etc.) et me les envoyer car mon stock s'épuise et je ne dispose pas de gros moyens (idem pour des médailles miraculeuses) : contactez-moi dans ce cas...



Notes

(1) « L'origine du Rosaire » par Louis Even
(2) C'est-à-dire le “ Notre Père ”
(3) “ Je vous salue Marie…”
(4) “ Gloire au Père… ”
(5) Manichéisme: religion de salut fondée par le babylonien Mani au mi­lieu du IIIe siècle. Mani se considérait comme le dernier des grands prophètes (après, entre autres, Zoroastre, le Bouddha et Jésus) dont il devait couronner la religion encore imparfaite (parce que non fixée par écrit par eux-mêmes) . Seuls ceux qui croient en lui (et en son message de salut) peuvent être sauvés et c'était lié à une continence (chasteté) radicale.
(6) Il sera appelé plus tard “ ROSAIRE ”
(7) de qui nous viennent les quinze Promesses faites par la Sainte Vier­ge Marie aux dévots du très saint Rosaire...
(8) Par exemple, à Fatima où Elle s'est faite appeler: « Notre-Dame du Rosaire ». « Je suis Notre-Dame du Rosaire. Je viens vous demander de dire tous les jours le chapelet et de changer de vie ...»: Fatima, le 13 octobre 1917.
(9) Fête encore commémorée aujourd'hui par la Fête de « Notre-Dame du très saint Rosaire » le 7 octobre de chaque année.
(10) Notez que la Très Sainte Vierge Marie, lors de ses apparitions, porte toujours un chape­let sur Elle… Lourdes, Fatima, etc.



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Les Saints du jour

Posté le 07.10.2008 par jubilatedeo
Saint Auguste (+ 560)
ou Gustave ou saint Août. L'historien Grégoire de Tours nous en parle comme d'un grand infirme qui était obligé de se traîner sur le ventre pour aller mendier. Avec les aumônes reçues, il bâtit une chapelle à Brives, près de Bourges. Il y édifia aussi un monastère et un deuxième non loin de là à Saint Symphorien. Une localité garde son souvenir : 36120 Saint Août



Saint Bacchus Martyr en Syrie, avec son compagnon Serge (+ 304)
Martyrs. On vénérait leur tombe à 200 kms à l'est d'Alep en Syrie, dès la fin du 3ème ou du début du 4ème siècle. Serge aurait été un officier supérieur romain, commandant avec son collègue Bacchus une troupe d'élite composée de Barbares, appelée la Schola Gentilium. Ils furent tous deux dénoncés comme chrétiens et confessèrent courageusement leur foi. Bacchus meurt sous la flagellation; Serge, après divers tourments dont il sort indemne, est finalement décapité. Il ne reste que quelques ruines de ce qui fut un centre de pèlerinage d'une richesse inouïe. Au 6ème siècle, on bâtit même une muraille de trois mètres d'épaisseur entourant un rectangle de 500 mètres sur 100 mètres pour protéger des voleurs les dons que faisaient les pèlerins.



Saint Ethère (+ 602)
Il vécut tout d'abord à la cour de Gontran, roi de Bourgogne, dont il fut le conseiller et il baptisa le fils du roi, âge de sept ans, à Nanterre. Il fut évêque de Lyon pendant seize ans, luttant contre la simonie et les ordinations épiscopales prématurées.



Saint Gérold (+ 1241)
Originaire de Cologne, il entreprit de visiter les lieux de pèlerinage. Il commença par Saint Jacques de Compostelle, puis il se rendit à Rome. Il voulait se rendre à Jérusalem quand il fut assassiné près de Crémone en Italie, les brigands pensant qu'il était porteur d'une grosse somme d'argent. Les chrétiens qui retrouvèrent son corps lui donnèrent une sépulture décente et quatre siècles plus tard, en 1652, les habitants de Cologne le transférèrent chez eux pour le vénérer dans l'église des Jésuites.



Bienheureux Jean Hunot prêtre et martyr (+ 1794)
Prêtre de Sens.
Comme son cousin François, décédé la veille, chanoine de Brienon, il fut, sous la Révolution française, déporté sur un bateau négrier, et mourut de maladie, après avoir fait publiquement sa profession de foi, à l’édification de ses confrères.
Béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II.
Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort (diocèse de Sens-Auxerre)
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Les-bienheureux-martyrs-des.html
Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d'août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres déportés (diocèse de La Rochelle)



Saint Jean l'Ermite (4ème s.)
et ses nombreux compagnons, ermites comme lui dans l'île de Crète. Il était originaire d'Egypte et vint d'abord à Chypre avec plusieurs disciples. Sa communauté s'agrandit. Ils partirent vers la Crète pour se livrer dans la solitude absolue à la conversation avec Dieu. Jean vivait une telle ascèse qu'il ne pouvait sortir de sa grotte qu'à quatre pattes. Et c'est ainsi qu'un jeune berger qui était en chasse dans les environs, croyant voir un quadrupède, lui décocha une flèche. Saint Jean put revenir à la grotte, suivi par le jeune berger selon les traces de sang. Le saint lui pardonna et s'en remit à la paix de Dieu.



Saints Julien et Césaire (3ème s.)
martyrs en Campanie (Italie) à l'époque de l'empereur Claude. Après un emprisonnement où saint Julien fut condamné à vivre dévêtu pendant plus d'un an, il fut amené ainsi, couvert de ses seuls cheveux, devant le juge consulaire avec son diacre Césaire. Ils furent condamnés à être décapités et leurs corps furent jetés dans le fleuve.



Sainte Justine (1er s.)
Elle aurait été baptisée à Padoue par un disciple de saint Pierre. Si vive était sa foi, qu'elle demeura fermement attachée à Jésus-Christ et pour cela fut percée d'un coup d'épée.



Saint Marc Pape (34 ème) en 336 (+ 336)
Romain d'origine, il ne fut évêque de Rome que durant huit mois. Il édifia deux petites basiliques et la tradition lui prête la décision de réciter le symbole de Nicée après l'Evangile.



Sainte Osithe (+ 870)
En Angleterre, mariée fort jeune à un des rois de ce pays. Nièce de sainte Edith, elle reçut de sa tante l'exemple de la vertu. Durant les invasions des Danois, ces barbares païens lui tranchèrent la tête en haine de la religion chrétienne et l'on bâtit en son honneur une abbaye.



Saint Palais (6ème s.)
Evêque de Saintes. Saint Grégoire de Tours nous parle des difficultés qui furent les siennes en ce temps où les princes de Bourgogne et d'Austrasie se querellaient jusqu'à se poignarder. Il participa au concile de Mâcon en 586 et nous avons la lettre du pape saint Grégoire le Grand qui lui recommande les missionnaires qui partent vers l'Angleterre et devaient passer par Saintes. Son culte était déjà bien établi au 11ème siècle et de nombreuses localités du Sud-Ouest de la France portent son nom : 17420 Saint Palais sur Mer.



Saint Serge Martyr en Syrie, avec son compagnon Bacchus (+ v. 300)
On vénérait leur tombe à Rosafa, 200 kms à l'est d'Alep en Syrie, dès la fin du 3ème ou du début du 4ème siècle. Serge aurait été un officier supérieur romain, commandant avec son collègue Bacchus une troupe d'élite composée de Barbares, appelée la Schola Gentilium. Ils furent tous deux dénoncés comme chrétiens et confessèrent courageusement leur foi. Bacchus meurt sous la flagellation; Serge, après divers tourments dont il sort indemne, est finalement décapité. Il ne reste que quelques ruines de ce qui fut un centre de pèlerinage d'une richesse inouïe. Au 6ème siècle, on bâtit même une muraille de trois mètres d'épaisseur entourant un rectangle de 500 mètres sur 100 mètres pour protéger des voleurs les dons que faisaient les pèlerins.




Saint Serge de Nourma Ermite dans la région d'Obnora (+ 1421)
Après un temps de vie monastique au Mont-Athos, il revint en Russie où il devint disciple de saint Serge de Radonèje. Son père spirituel lui permit de se retirer dans la solitude dans la région d'Obnora, près de la rivière Nourma. Il y vécut saintement et les moines du monastère qu'il dut fonder pour eux le reconnurent comme un saint.



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Notre Dame du Rosaire (calendrier romain et ambrosien) ; Serge et Bacchus de Rosapha (+env. 300), martyrs (calendrier mozarabe)
Coptes et Ethiopiens (27 tut/maskaram) : Eustache, Théopista, Agape et Théopiste (IIe s.), martyrs (Église copte)
Luthériens : Heinrich Melchior Mühlenberg (+1787), évangélisateur en Amérique du Nord
Maronites : Serge et Bacchus, martyrs ; Étienne Premier Couronné (+1224), moine ; David (Nemanja) et Vladislas (XIIIe s.), moines (Église serbe)
Syro-occidentaux : Serge et Bacchus, martyrs

Exode (10, 21-29) - Plaie des ténèbres

Posté le 05.10.2008 par jubilatedeo
21 Yahweh dit à Moïse: "Etends ta main vers le ciel, et qu'il y ait des ténèbres sur le pays d'Egypte, qu'on palpe les ténèbres."
22 Moïse étendit sa main vers le ciel, et il y eut d'épaisses ténèbres dans tout le pays d'Egypte, pendant trois jours.
23 Ils ne se voyaient. pas les uns les autres, et nul ne se leva de la place où il était, pendant trois jours; mais tous les enfants d'Israël avaient de la lumière dans les lieux qu'ils habitaient.
24 Pharaon appela Moïse, et dit: "Allez, servez Yahweh. Vos brebis et. vos boeufs seuls resteront, et vos petits enfants mêmes pourront aller avec vous."
25 Moïse répondit: "Tu dois mettre entre nos mains de quoi faire des sacrifices et des holocaustes à Yahweh, notre Dieu.
26 Nos troupeaux viendront aussi avec nous; il n'en restera pas un ongle; car c'est d'eux que nous prendrons de quoi servir Yahweh, notre Dieu; et nous ne savons pas nous-mêmes, jusqu'à ce que nous soyons arrivés là, avec quoi nous devons servir Yahweh."
27 Yahweh endurcit le coeur de Pharaon, et Pharaon ne voulut pas les laisser aller.
28 Pharaon dit à Moïse: "Sors de chez moi! . Garde-toi de paraître encore en ma présence, car le jour où tu paraîtras en ma présence, tu mourras."
29 Et Moïse répondit: "Tu l'as dit: je ne paraîtrai plus devant toi."

Bible Augustin Crampon chanoine catholique

Evangile et homélie du Lundi 06

Posté le 05.10.2008 par jubilatedeo
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,6-12.

Frères, je trouve vraiment étonnant que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un autre Évangile.
En fait, il n'y en a pas d'autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent renverser l'Évangile du Christ.
Eh bien ! si un jour quelqu'un, même nous, même un ange du ciel, vient annoncer un Évangile différent de l'Évangile que nous vous avons annoncé, qu'il soit maudit !
Nous l'avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu'un vient vous annoncer un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit maudit !
Est-ce que, maintenant, je veux me faire approuver par les hommes, ou bien par Dieu ? Est-ce que c'est aux hommes que je cherche à plaire ? Si j'en étais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
Frères, il faut que vous le sachiez, l'Évangile que je proclame n'est pas une invention humaine.
Ce n'est pas non plus un homme qui me l'a transmis ou enseigné : mon Évangile vient d'une révélation de Jésus Christ.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Psaume 110 (111), 1-2, 7-8, 9.10c

Le Seigneur garde à jamais mémoire de son alliance.

De tout coeur je rendrai grâce au Seigneur
dans l'assemblée, parmi les justes.
Grandes sont les oeuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s'en instruisent.

Justesse et sûreté, les oeuvres de ses mains,
sécurité, toutes ses lois,
établies pour toujours et à jamais,
accomplies avec droiture et sûreté !

Il apporte la délivrance à son peuple ;
son alliance est promulguée pour toujours :
saint et redoutable est son nom.
A jamais se maintiendra sa louange.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible





Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37.

Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? »
L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »
Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié.
Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.'
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Saint Ambroise (vers 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire de l'évangile de Luc, 7, 74s (trad. cf SC 52, p. 34 et Véricel, L'Evangile commenté, p. 241)



« Un Samaritain...arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié »


Un Samaritain descendait par ce chemin. « Qui est descendu du ciel, sinon celui qui est monté au ciel, le Fils de l'homme, qui est au ciel ? » (cf Jn 3,13). Voyant à demi mort cet homme que personne avant lui n'avait pu guérir..., il vient près de lui ; c'est-à-dire qu'en acceptant de souffrir avec nous il s'est fait notre proche et qu'en nous prenant en pitié il s'est fait notre voisin.

« Il pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ». Ce médecin a bien des remèdes par lesquels il a coutume de guérir. Ses paroles sont un remède : telle parole ligature les plaies, une autre y verse du baume, une autre le vin astringent... « Puis il le chargea sur sa propre monture ». Ecoute comment il t'y place : « C'étaient nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était accablé » (Is 53,4). Le berger aussi a placé sur ses épaules la brebis fatiguée (Lc 15,5)...

« Il le conduisit à l'hôtellerie et prit soin de lui »... Mais le Samaritain ne pouvait pas demeurer longtemps sur notre terre ; il devait retourner au lieu d'où il était descendu. Donc, « le lendemain » –- quel est ce lendemain, sinon le jour de la résurrection du Seigneur, celui dont il est dit : « Voici le jour que fit le Seigneur » (Ps 117,24) ? -– « il sortit deux pièces d'argent et les donna à l'hôtelier, en lui disant : Prends soin de lui ». Qu'est-ce que ces deux pièces ? Peut-être les deux Testaments, qui portent l'effigie du Père éternel, et aux prix desquels nos blessures sont guéries... Heureux cet hôtelier, qui peut soigner les blessures d'autrui ! Heureux celui à qui Jésus dit : « Ce que tu auras dépensé en plus, c'est moi qui te le rendrai lors de mon retour »... Il promet donc la récompense. Quand reviendras-tu, Seigneur, sinon au jour du jugement ? Bien que tu sois toujours partout, te tenant au milieu de nous sans que nous te reconnaissions, un jour viendra où toute chair te verra venir. Et tu rendras ce que tu dois. Comment le rendras-tu, Seigneur Jésus ? Tu as promis aux bons une large récompense au ciel, mais tu rendras encore plus quand tu diras : « Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Mt 25,21).



Homélie Messe

Nous nous trouvons au chapitre 10 de l’évangile de saint Luc, dans la section centrale du récit lucanien qui se présente sous la forme de la montée de Jésus vers Jérusalem : « Comme le temps approchait où Jésus allait être enlevé de ce monde, il prit avec courage la route de Jérusalem. » (Lc 9, 51) Pour saint Luc, Jérusalem représente la cité où se réalise le salut et le voyage de Jésus vers cette cité est un thème central chez lui. Le fait que son évangile commence dans la cité sainte (Lc 1, 5) et finisse dans la même cité (Lc 24, 52) n’est pas fortuit. Et dans cette section centrale, saint Luc répète avec insistance que Jésus se dirige résolument vers Jérusalem. Le texte de ce jour, où nous est racontée la parabole du bon Samaritain dans le contexte d’une discussion avec un docteur de la Loi au sujet du « grand commandement », fait aussi partie de cette section. Il n’est donc pas étonnant d’y retrouver à nouveau la thématique du voyage vers Jérusalem.

Les Pères de l’Eglise, saint Ambroise, saint Augustin et bien d’autres, prenant en compte toute la symbolique de « Jérusalem » comme la cité sainte du salut, interprètent ainsi cette parabole : Dans l’homme qui descend de Jérusalem vers Jéricho, ils voient la figure d’Adam représentant toute l’humanité qui s’est exclut du paradis de l’Eden à cause du péché. Dans les brigands, ils voient le tentateur qui nous éloigne de l’amitié divine, nous poursuit de ses embûches et tient en esclavage notre humanité blessée par le péché. Dans la figure du prêtre et du lévite, ils lisent l’insuffisance de la Loi ancienne à accomplir notre salut que seul pourra réaliser notre Bon Samaritain qui, partant lui aussi de la Jérusalem céleste, vient à notre rencontre pour nous soigner de la morsure du péché avec l’huile de sa grâce et le vin de son Esprit. Dans la figure de l’auberge, ils voient l’image de l’Eglise et dans l’aubergiste celle des pasteurs à qui Jésus confiera la charge de prendre soin de son peuple. Ils interprètent le départ du Bon Samaritain de l’auberge comme la résurrection et l’ascension de Jésus à la droite du Père mais qui promet de revenir pour donner à chacun sa récompense. Enfin, ils voient dans les deux deniers la Sainte Ecriture et les sacrements que Jésus laisse à son Eglise pour nous aider à cheminer vers la sainteté.

Il nous faut revenir alors à la question initiale du docteur de la Loi : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? » La question était donc bien celle du salut. Jésus n’avait pas répondu. Il avait simplement posé une autre question : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit, que lis-tu ? » Que fit alors le docteur de la Loi ? Il répondit, certes. Mais seulement à la première interrogation de Jésus. Il répéta « ce qui est écrit » dans la Loi : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. » Mais, il ne dit pas « ce qu’il lisait » c’est-à-dire la manière dont il interprétait ce grand commandement…

C’est précisément pour entrer dans cet effort de lecture de la Loi que Jésus lui raconte la parabole du Bon Samaritain. Alors, le docteur de la Loi peut « lire » que la vie éternelle est le fruit d’une vie menée à l’imitation de celle du Christ, le Bon Samaritain. Il découvre que le salut s’obtient non pas en aimant celui qui serait reconnu comme son prochain mais en se faisant par amour, comme Jésus lui-même, le prochain de tout homme. En effet, Jésus fait basculer la question de « Et qui donc est mon prochain ? » à « Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »

Poser la question « qui est mon prochain ? » implique que certains de le soient pas. A sa suite, Jésus nous appelle à rejoindre nos frères qui cheminent loin de lui, à nous faire proches d’eux, pour les conduire jusque dans la demeure de l’Eglise où nourris de la Parole et des sacrements ils pourront renaître à la vie même de Dieu. Avec eux, nous pourrons alors partager le fruit du salut car nous vivrons ensemble de l’amour gratuit que Dieu a pour tout homme.

« Seigneur, que nous ne nous préoccupions pas tant de savoir qui est notre prochain mais de nous faire proche de tout homme que nous croisons sur notre route. Enseigne-nous à nous faire les canaux de cette miséricorde dont tu nous fais grâce et qui nous sauve chaque fois que nous l’implorons. »

Saint Bruno Fondateur des Chartreux (+ 1101)

Posté le 05.10.2008 par jubilatedeo
Vie de Saint Bruno

Bruno qui appartenait à une famille noble (celle, croit-on, des Hartenfaust, de duro pugno), né à Cologne entre 1030 et 1035. Il commença ses études dans sa ville natale, à la collégiale de Saint-Cunibert, et fit ensuite des études de philosophie et de théologie à Reims et, peut-être aussi à Paris. Vers 1055, il revint à Cologne pour recevoir de l’archevêque Annon, avec la prêtrise, un canonicat à Saint-Cunibert.

En 1056 ou 1057, il fut rappelé à Reims par l’archevêque Gervais pour y devenir, avec le titre d'écolâtre, professeur de grammaire, de philosophie et de théologie ; il devait garder une vingtaine d'années cette chaire, où il travailla à répandre les doctrines clunisiennes et, comme on allait dire bientôt, grégoriennes ; parmi ses élèves, étaient Eudes de Châtillon, le futur Urbain II, Rangérius, futur évêque de Lucques, Robert, futur évêque de Langres, Lambert, futur abbé de Pothières, Pierre, futur abbé de Saint-Jean de Soissons, Mainard, futur prieur de Cormery, et d'autres personnages de premier plan. Maître Bruno dont on conserve un commentaire des psaumes et une étude sur les épitres de saint Paul est précis, clair et concis en même temps qu’affable, bon et souriant « il est, dire ses disciples, éloquent, expert dans tous les arts, dialecticien, grammairien, rhéteur, fontaine de doctrine, docteur des docteurs. »

Sa situation devint difficile quand l'archevêque Manassès de Gournay, simoniaque avéré, monta en 1067 sur le siège de Reims ; ce prélat qui n'ignorait pas l'opposition de Bruno, tenta d'abord de se le concilier, et le désigna même comme chancelier du Chapitre (1075), mais l'administration tyrannique de Manassès, qui pillait les biens d'Eglise, provoqua des protestations, auxquelles Bruno s'associa ; elles devaient aboutir à la déposition de l'indigne prélat en 1080 ; en attendant, Manassès priva Bruno de ses charges et s'empara de ses biens qui ne lui furent rendus que lorsque l'archevêque perdit son siège[1].

Bruno, réfugié d'abord au château d'Ebles de Roucy, puis, semble-t-il, à Cologne, chargé de mission à Paris, et redoutant d'être appelé à la succession de Manassès, décida de renoncer à la vie séculière. Cette résolution aurait été fortifiée en lui, d'après une tradition que répètent les historiens chartreux, par l'épisode parisien (1082) des funérailles du chanoine Raymond Diocrès qui se serait trois fois levé de son cercueil pour se déclarer jugé et condamné au tribunal de Dieu[2].

En 1083, Bruno se rendit avec deux compagnons, Pierre et Lambert, auprès de saint Robert de Molesme, pour lui demander l'habit monastique et l'autorisation de se retirer dans la solitude, à Sèche-Fontaine. Mais ce n'était pas encore, si près de l'abbaye, la vraie vie érémitique. Sur le conseil de Robert de Molesme et, semble-t-il, de l'abbé de la Chaise-Dieu, Seguin d'Escotay, Bruno se rendit, avec six compagnons[3] auprès du saint évêque Hugues de Grenoble qui accueillit avec bienveillance la petite colonie. Une tradition de l'Ordre veut que saint Hugues ait vu les sept ermites annoncés dans un songe sous l'apparence de sept étoiles. Il conduisit Bruno et ses compagnons dans un site montagneux d'une sévérité vraiment farouche, le désert de Chartreuse (1084) [4]. En 1085 une première église s'y élevait. Le sol avait été cédé en propriété par Hugues aux religieux qui en gardèrent le nom de Chartreux. Quant à l'appartenance spirituelle, il paraît que la fondation eut d'abord quelque lien avec la Chaise-Dieu, à qui Bruno la remit quand il dut se rendre en Italie ; mais l'abbé Seguin restitua la Chartreuse au prieur Landuin quand celui-ci, pour obéir à saint Bruno, rétablit la communauté, et il reconnut l'indépendance de l'ordre nouveau (1090) [5].

Au début de cette année 1090, Bruno avait été appelé à Rome par un de ses anciens élèves, le pape Urbain II, qui voulait s'aider de ses conseils et qui lui concéda, pour ceux de ses compagnons qui l'avaient suivi, l'église de Saint-Cyriaque. Le fondateur fut à plusieurs reprises convoqué à des conciles[6]. Le pape eût voulu lui faire accepter l'archevêché de Reggio de Calabre, mais Bruno n'abandonnait pas son rêve de vie érémitique. Il avait reçu en 1092 du comte Roger de Sicile un terrain boisé à La Torre, près de Squillace, où Urbain II autorisa la construction d'un ermitage et où une église fut consacrée en 1094. Roger aurait affirmé, dans un diplôme de 1099, que Bruno l'aurait averti dans un songe d'un complot durant le siège de Padoue en 1098.

Bruno, le 27 juillet 1101, recevait du pape Pascal II la confirmation de l'autonomie de ses ermites. Le 6 octobre suivant, après avoir émis une profession de foi et fait devant les frères sa confession générale, il rendit l'âme à la chartreuse de San Stefano in Bosco, filiale de La Torre, où il fut enseveli. Les cent soixante-treize rouleaux des morts, circulant d'abbaye en abbaye et recevant des formules d'éloges funèbres, attestent précieusement, dès le lendemain de sa mort, sa réputation de sainteté, accrue par les miracles attribués à son intercession. Son corps, transféré en 1122 à Sainte-Marie du Désert, la chartreuse principale de La Torre, y fut l'objet d'une invention en 1502 et d'une récognition en 1514. Le culte fut autorisé de vive voix dans l'ordre des Chartreux par Léon X, le 19 juillet 1514. La fête, introduite en 1622 dans la liturgie romaine et confirmée en 1623 comme semi-double ad libitum, est devenue de précepte et de rite double en 1674 à la date anniversaire de sa mort, le 6 octobre ; saint Bruno n'a donc été l'objet que d'une canonisation équipollente.


En 1257, saint Louis demanda des moines au prieur de la Grande Chartreuse, qui lui envoya Dom Jean de Jossaram, prieur du Val-Sainte-Marie, près de Valence, et quatre autres religieux. Ils habitèrent d'abord Gentilly, puis vinrent près de Paris, au château de Vauvert, dès 1258. Saint Louis fit commencer leur grande église, qui ne fut dédiée qu'en 1325, à la Sainte Vierge et à saint Jean-Baptiste. Elle avait sept chapelles latérales dans la clôture et une huitième chapelle extérieure, dont l'accès était permis aux femmes. Vingt-huit cellules, chacune composée de deux ou trois pièces et accompagnée d'un jardin, étaient groupées autour du grand cloître. Il y vivait quarante religieux, sans compter les Frères. Le petit cloître était décoré des fameux tableaux de la vie de saint Bruno d'Eustache Lesueur : il n'y en avait que trois, disait-on, de sa main. La Révolution détruisit ce monastère pour faire passer des rues et agrandir le jardin du Luxembourg.

Les Chartreux de Paris achetèrent une rente sur des biens sis à Saulx que saint Louis leur confirma en 1263. L’année suivante, les Chartreux achètent à Saulx la dîme du blé avec une partie du fief des Tournelles où était le four banal. En 1265, les Chartreux achètent à Saulx la dime du vin. En 1285, les Chartreux achètent le fief des Tournelles avec le four banal. En 1657 le prieuré Notre-Dame de Saulx est cédé aux Chartreux et ils nomment le curé de la paroisse.

Le 14 mai 1984, l'occasion du neuvième centenaire de la fondation de leur Ordre le Saint-Père adressait aux Chartreux la lettre Silentio et solitudini, rappelant qu’en l'an 1084, aux alentours de la fête de saint Jean-Baptiste, Bruno de Cologne, au terme d’une brillante carrière ecclésiastique, marquée notamment par un courage indomptable dans la lutte contre les abus de l'époque, entrait avec six compagnons au désert de Chartreuse. Il s’agit d’une vallée étroite et resserrée des Préalpes, à 1175 mètres d'altitude, où de grands sapins laissent à peine pénétrer la lumière, et que les neiges isolent presque complètement du monde extérieur durant l'hiver interminable. Ce cadre austère paraissait approprié à la forme de vie entièrement centrée sur Dieu qu'ils désiraient chercher par le moyen de la solitude. Le monastère fut fait de petits ermitages, reliés par une galerie pour se rendre en toute saison à l'église. Les moines ne se rencontraient habituellement qu’aux Matines et aux Vêpres, parfois à la messe qui n’était pas alors quotidienne, mais ils prenaient ensemble le repas du dimanche, suivi du chapitre. Saint Bruno avait en propre de savoir unir une soif intense de la rencontre de Dieu dans la solitude, avec une capacité exceptionnelle de se faire des amis, et de faire naître parmi eux un courant d'intense affection.

Parmi les six compagnons de saint Bruno figuraient deux laïcs ou convers ; leur solitude devait incorporer un certain travail hors de la cellule, principalement agricole. Aujourd'hui encore un monastère cartusien comporte des moines du cloître, voués à la solitude de la cellule, et des moines convers, qui partagent leur temps entre cette solitude et la solitude du travail dans les obédiences : on pratique ainsi deux manières, étroitement solidaires et complémentaires, de vivre la vie de chartreux ou de chartreuse.

Les historiens de la vie monastique ont relevé la sagesse qui a su unir les différents aspects de la vie cartusienne en un équilibre harmonieux : le soutien de la vie fraternelle aide à affronter l'austérité de l'érémitisme ; la coexistence de deux manières de vivre l'érémitisme (moines du cloître et moines convers) permet à chacune des deux de trouver sa formule la meilleure ; un facteur équilibrant, aussi, est joué par l'importance de l'office liturgique de Matines, célébré à l'église au cours de la nuit. Ou encore, liberté spirituelle et obéissance sont étroitement unies... Cette sagesse de vie, les chartreux la doivent à saint Bruno lui-même, et c'est elle qui a assuré la persévérance de leur Ordre à travers les siècles. Sagesse et équilibre.

Il reste vrai qu'une telle vie n'a de sens qu'en référence à Dieu. Le Saint-Père, dans sa lettre, rappelait aux Chartreux que c'est là leur responsabilité, leur fonction propre dans le Corps mystique, au sein duquel ils doivent exercer un rayonnement invisible : ils sont, disait-il, des témoins de l'absolu, spécialement utiles aux hommes d'aujourd'hui, souvent profondément troublés par le tourbillon des idées et l'instabilité qui caractérisent la culture moderne. Pour l'Eglise elle-même, ajoute le Pape, en tant qu'elle est absorbée dans les difficultés du labeur apostolique, les solitaires signifient la certitude de l'Amour immuable de Dieu ; et c'est au nom de toute l'Eglise qu'ils font monter vers Lui un hymne de louange ininterrompue.



[1] Quelques clercs de Reims avaient porté plainte contre Manassès de Gournay auprès de Hugues de Die, légat du pape Grégoire VII, qui le cita à comparaître au concile d’Autun (1077). Manassès ne parut pas au concile d’Autun qui le déposa, mais s’en fut se plaindre à Rome où il promit tout ce que l’on voulut. C’est alors qu’il priva de leurs charges et de leurs biens tous ses accusateurs dont Bruno. Voyant que Manassès de Gournay ne s’amendait pas, Hugues de Die le cita à comparaître au concile de Lyon (1080) ; l’archevêque écrivit pour se défendre mais, cette fois, il fut déposé et, le 27 décembre 1080, Grégoire VII ordonna aux clercs de Reims de procéder à l’élection d’un nouvel archevêque. Manassès s’enfuit et ses accusateurs rentrèrent en possession de leurs charges et de leurs biens.

[2] Jean Long d'Ypres : Chronique de Saint-Bertin.

[3] Les six compagnons de Bruno étaient le toscan Landuin, théologien réputé, qui lui succéda comme prieur de la Chartreuse, Etienne de Bourg et Etienne de Die, chanoines de Saint-Ruf en Dauphiné, le prêtre Hugues qui fut leur chapelain, André et Guérin. Les deux derniers des six compagnons de saint Bruno étaient deux laïcs ou convers ; leur solitude devait incorporer un certain travail hors de la cellule, principalement agricole. Aujourd'hui encore un monastère cartusien comporte des moines du cloître, voués à la solitude de la cellule, et des moines convers, qui partagent leur temps entre cette solitude et la solitude du travail dans les obédiences : on pratique ainsi deux manières, étroitement solidaires et complémentaires, de vivre la vie de chartreux ou de chartreuse.

[4] Il s’agit d’une vallée étroite et resserrée des Préalpes, à 1175 mètres d'altitude, où de grands sapins laissent à peine pénétrer la lumière, et que les neiges isolent presque complètement du monde extérieur durant l'hiver interminable. Ce cadre austère paraissait approprié à la forme de vie entièrement centrée sur Dieu qu'ils désiraient chercher par le moyen de la solitude. Le monastère fut fait de petits ermitages, reliés par une galerie pour se rendre en toute saison à l'église. Les moines ne se rencontraient habituellement qu’aux Matines et aux Vêpres, parfois à la messe qui n’était pas alors quotidienne, mais ils prenaient ensemble le repas du dimanche, suivi du chapitre. Saint Bruno avait en propre de savoir unir une soif intense de la rencontre de Dieu dans la solitude, avec une capacité exceptionnelle de se faire des amis, et de faire naître parmi eux un courant d'intense affection.

[5] Les historiens de la vie monastique ont relevé la sagesse qui a su unir les différents aspects de la vie cartusienne en un équilibre harmonieux : le soutien de la vie fraternelle aide à affronter l'austérité de l'érémitisme ; la coexistence de deux manières de vivre l'érémitisme (moines du cloître et moines convers) permet à chacune des deux de trouver sa formule la meilleure ; un facteur équilibrant, aussi, est joué par l'importance de l'office liturgique de Matines, célébré à l'église au cours de la nuit. Ou encore, liberté spirituelle et obéissance sont étroitement unies... Cette sagesse de vie, les chartreux la doivent à saint Bruno lui-même, et c'est elle qui a assuré la persévérance de leur Ordre à travers les siècles. Sagesse et équilibre. Il reste vrai qu'une telle vie n'a de sens qu'en référence à Dieu. Le Saint-Père, dans sa lettre, rappelait aux Chartreux que c'est là leur responsabilité, leur fonction propre dans le Corps mystique, au sein duquel ils doivent exercer un rayonnement invisible : ils sont, disait-il, des témoins de l'absolu, spécialement utiles aux hommes d'aujourd'hui, souvent profondément troublés par le tourbillon des idées et l'instabilité qui caractérisent la culture moderne. Pour l'Eglise elle-même, ajoute le Pape, en tant qu'elle est absorbée dans les difficultés du labeur apostolique, les solitaires signifient la certitude de l'Amour immuable de Dieu ; et c'est au nom de toute l'Eglise qu'ils font monter vers Lui un hymne de louange ininterrompue.

[6] Bénévent, 1091 ; Troja, 1093 ; Plaisance, 1095.



Prières

"O Dieu, montrez-nous votre visage
qui n'est autre que votre Fils,
puisque c'est par lui que vous vous faites connaître
de même que l'homme tout entier est connu par son seul visage.
Et par ce visage que vous nous aurez montré,
convertissez-nous ;
convertissez les morts que nous sommes
des ténèbres à la lumière,
convertissez-nous des vices aux vertus,
de l'ignorance à la parfaite connaissance de vous."
Saint Bruno



"Vous êtes mon Seigneur,
vous dont je préfère les volontés aux miennes propres ;
puisque je ne puis toujours prier avec des paroles,
si quelque jour j'ai prié avec une vraie dévotion,
comprenez mon cri :
prenez en gré cette dévotion
qui vous prie comme une immense clameur ;
et pour que mes paroles
soient de plus en plus dignes d'être exaucées de vous,
donnez intensité et persévérance à la voix de ma prière.
O Dieu, qui êtes puissant et dont je me suis fait le serviteur,
quant à moi je vous prie et vous prierai avec persévérance
afin de mériter et de vous obtenir ;
ce n'est pas pour obtenir quelque bien terrestre :
je demande ce que je dois demander, Vous seul."
Saint Bruno



quelques sites a voir:

http://www.chartreux.org/fr/frame.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_le_Chartreux

http://www.nouvellejerusalem.net/home/HOME.htm

http://www.megaphone.org/ermites-saintbruno/

http://www.monastic-euro.org/Monasteres/Frlocalisation.asp

Les Saints du jour (Lundi 06)

Posté le 05.10.2008 par jubilatedeo
Saint Thomas Apôtre (1er s.)
Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l'un des Douze" comme le précise saint Jean (Jean 21. 24). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: "Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui." Dans cette parole est préfiguré le martyre futur de celui qui, dès le début, a donné sa vie à Jésus. Lors du dernier repas, lorsque Jésus annonce son départ, c'est Thomas, la gorge nouée sans doute, qui pose la question :"Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin?" - "Je suis le chemin, la vérité et la vie", répond Jésus. Mais, c'est grâce à ses questions et à ses doutes que Thomas, doit sa célébrité. Le voici qui revient d'on ne sait où: "Nous avons vu le Seigneur!" - "Si je ne vois pas dans les mains la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, non, je ne croirai pas." Pour la postérité, il a reçu le qualificatif d'Incrédule. C'est grâce à cette incrédulité, à cet esprit scientifique pourrait-on dire, qui ne croit que ce qu'il a vérifié, que nous devons la certitude qui nous habite. On oublie souvent que Thomas est surtout le premier qui, devant le mystère des plaies du Christ ressuscité, a donné à Jésus son véritable titre: "Mon Seigneur et mon Dieu."

"O miracle inouï, la paille touche le feu et fut sauvée. Thomas mit sa main dans le Côté brûlant de Jésus-Christ et ne fut pas consumé par ce toucher. Il transforma la méchanceté de son âme en foi bénie. Avec ferveur, il s’écria du fond de son âme : Tu es mon Seigneur et mon Dieu. O Ressuscité des morts, gloire à Toi ! "
(Hymne byzantine)





Saint Apollinaire de Valence (6ème s.)
Elève de saint Mamert, il deviendra évêque de Valence sur le Rhône, dont il est le patron de la ville.



Saint Arthaud Chartreux, évêque de Belley (+ 1206)
Il fut parfait, paraît-il, dès l'enfance. Page du duc de Savoie, Amédée III, on ne le prit jamais ni à flatter, ni à solliciter, ni à mentir. Il avait Dieu, qu'avait-il besoin d'autre chose, aimait-il à répéter.
A vingt ans, il quitta la cour de Chambéry pour entrer à la chartreuse de Portes dans le Bugey (département de l'Ain). Il s'y fit tout de suite aimer, car il choisissait les tâches les plus humbles pour en décharger ses frères. L'évêque de Genève ayant souhaité avoir une chartreuse dans son diocèse, le duc de Savoie chargea son ancien page de réaliser ce désir. Amédée III avait déjà fait construire celle de Hautecombe et celle de Tamié. Saint Arthaud alla planter celle qu'on lui demandait de fonder sur les hauteurs d'Arvières.
La population l'oblige à devenir évêque de Belley. Il n'y restera que deux ans, tout préoccupé de rejoindre son abbaye où il meurt à l'âge de cent-cinq ans.
Ses reliques sont conservées dans la châsse de l’église de Lochieu.



Sainte Enimie (7ème s.)
Fille de Clotaire II, elle renonça à la vie facile qui était la sienne à la cour pour vivre dans le monastère que son frère, le roi Dagobert, fit construire, à sa demande et pour elle, dans le Gévaudan, au diocèse de Mende.



Sainte Foy Vierge et martyre (3ème s.)
C'est une vraie martyre qui défendit sa foi en Jésus-Christ, jusqu'à la mort, à Agen. Mais on ne parlait guère d'elle en dehors de la région.
Jusqu'au jour où un moine de Conques, dans le Rouergue, vint voler ses reliques dans l'église de Sainte Foy d'Agen pour les porter dans son abbaye qui en manquait pour attirer les pèlerins. Cela se faisait au Moyen Age, par enthousiasme pour la sainteté. Dès lors l'abbaye connut une grande prospérité et comme elle se trouvait sur la route des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, les "Jacquiers" s'arrêtaient pour prier devant la belle statue d'or qui contenait le crâne de la martyre.
Elle fut célèbre en France puis en Espagne et au Portugal.
De là les conquistadores la firent connaître dans les Amériques. Il y a de nombreuses villes à son nom : Santa Fe aux USA, Santa Fe de la Vera Cruz en Argentine, Santa Fe de Bogota en Colombie, et bien d'autres au Mexique, au Chili et au Brésil.
Un internaute nous communique:
"il y a 17 localités en France qui font mémoire de Sainte Foy et 2 de la variante Sainte Foi"




Saint François Phan Van Trung martyr (+ 1858)
Officier, il refusa énergiquement d’abjurer la foi chrétienne, comme il en avait reçu l’ordre et, par décret de l’empereur Tu-Duc, il fut décapité.
Canonisé en 1988 avec les Martyrs du Vietnam (+1745-1862)
site du Vatican:
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19880619_martiri_vietnam_fr.html



Bienheureux Isidore de Saint-Joseph religieux passioniste (+ 1916)
Isidore de Loor.
Il accomplit saintement les charges qui lui furent confiées et, quand la maladie le saisit, sa patience à endurer d’atroces douleurs fut un exemple pour ses confrères.
"Isidore de st Joseph est né en 1881 en Belgique. Agriculteur, il entre à 26 ans chez les passionistes, à Ere, où il fait sa profession religieuse en 1908. Il y mène une belle vie de prière et de pénitence en s’occupant de la cuisine pour ses frères. En 1911 il perd l’oeil droit à cause d’une tumeur. Il meurt en 1916, âgé de 35 ans, laissant derrière lui la nostalgie d’une simplicité aimante envers Dieu et envers ses frères."
(source: Site de la Province Passionniste de France)
http://www.passionistes.com/Bienheureux-Isidore-de-st-Joseph.html
béatifié en 1984 par Jean-Paul II.




Saint Macaire de Kios (+ 1590)
Il vécut à Brousse en Bithynie (Asie Mineure) ce que connurent bien des jeunes chrétiens de son temps dans ce pays. Apprenti chez un tailleur musulman, il vit son père renier la foi chrétienne. Il fit de même, forcé par cet exemple. Il avait dix-huit ans. Peu après, il fut pris de remords et, comme beaucoup d'autres, il alla se repentir au Mont-Athos. Après douze ans de vie monastique, il revint dans sa ville confesser publiquement sa foi, invitant ses auditeurs à abandonner, eux aussi, leur erreur. Il fut arrêté, soumis à la torture, lapidé en enfin décapité.




Saint Magne évêque (+ v. 670)
En Vénétie, commémoraison de saint Magne, évêque, qui, dit-on, quitta la ville d’Oderzo, prise par les Lombards, avec la plus grande partie de son troupeau, fonda la ville nouvelle d’Héraclée et prit soin de construire huit églises à Venise. Il mourut vers 670.
Evêque d'Oderzo, dans la Marche Trévisane, fut enterré dans sa ville mais lorsque, par suite de sa décadence, elle cessa d'avoir un évêque, le corps de Saint Magne fut transporté à Venise et placé dans l'église Saint Jérémie.
(source: Dictionnaire hagiographique de Pétin)
http://books.google.fr/books?id=tmYAAAAAMAAJ&pg=RA5-PA1682&vq=Magne&dq=saint+Magne+Venise&source=gbs_search_s&cad=1#PRA1-PA333,M1




Sainte Marie-Françoise des Cinq-Plaies
"Anne-Marie-Rose-Nicolette Gallo", tertiaire franciscaine (+ 1791)
Napolitaine et tertiaire franciscaine. Marquée par l'épreuve et la maladie, dès son enfance, elle se donna pleinement à la charité fraternelle, à la pénitence et à la vie mystique. Elle obéissait à son père spirituel quoi qu'il lui en coûte et même si elle pensait qu'il avait tort.



Bienheureuse Marie-Rose Durocher
Fondatrice des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (+ 1849)
Eulalie Durocher béatifiée le 23 mai 1982 par Jean-Paul II.
Elle a fondé une congrégation pour répondre aux besoins de l’instruction et de l’éducation religieuse des jeunes filles, notamment dans les milieux pauvres des campagnes auprès de Montréal: les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.
"Par sa foi, son jugement et sa créativité apostolique, cette femme a marqué la société et l'Église du Québec. Éducatrice née, elle a su développer les dons des personnes et ouvrir sa congrégation sur l'avenir."
(source: Congrégation des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie)
http://www.snjm.org/French2/accueil.htm

Notre vocation, c’est Jésus-Christ




Saint Pardoux Abbé à Guéret, dans le Limousin (+ 737)
Il était paysan et fils de laboureur dans la région de Guéret, et fonda dans sa région natale une abbaye qui fut détruite au siècle suivant par les Normands. Mais les habitants s'en souvinrent qui donnèrent son nom à 18 localités de la province.



Saint Romain évêque d'Auxerre (+ v. 564)
Voir liste des évêques d'Auxerre sur le site diocésain.
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/auxerre/article.php3?id_article=19



Saint Sagaris Evêque, martyr à Laodicée (+ v. 170)
ou Sagar.
martyrisé en Phrygie vraisemblablement sous le règne de Marc Aurèle. Il a été supposé qu'il était un disciple de saint Paul mais c'est une légende qu'on ne peut accréditer.



Saint Yvi (8ème s.)
à ne pas confondre avec saint Yves. Saint Yvi était un diacre originaire d'Ecosse qu'il quitta pour se rendre sur la côte du Pays de Léon, au diocèse de Quimper. Il y passa le reste de ses jours dans la pratiques de toutes les vertus, tant et si bien que son ermitage est devenu le bourg de 29140 Saint-Yvi.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : William Tyndale, traducteur des Écritures, martyr de la Réforme
Catholiques d’occident : Bruno, prêtre (calendrier romain et ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (26 tut/maskaram) : Conception de Jean le Baptiste par Élisabeth (Église copte)
Luthériens : William Tyndale, témoin jusqu’au sang par l’Angleterre ; Pierre Leclerc (+1546), témoin jusqu’au sang en France
Maronites : Thomas, apôtre et martyr ; Bruno, moine
Orthodoxes et gréco-catholiques : Thomas, apôtre ; Glorification d’Innocent (1977), métropolite de Moscou (Église russe)
Vieux Catholiques : Bruno le Chartreux, moine


Anglicans :
William Tyndale, traducteur des Écritures, martyr de la Réforme
Le 6 octobre, William Tyndale, premier traducteur de l’Écriture en langue anglaise, finit ses jours étranglé, puis brûlé dans la cour du château de Vilvoorde, en Belgique.
William était né dans le Gloucestershire vers 1494. Il poursuivit ses études à Oxford et à Cambridge, où il eut contact avec les idées réformatrices de John Wycliffe et des Lollards (réformateurs anglais). Frappé par la pauvreté des connaissances des Écritures qu’il était facile de trouver dans le clergé anglais de cette époque, Tyndale prit la décision de se dévouer corps et âme à une traduction intégrale de la Bible en langue courante, tout en utilisant l’édition qu’Erasme avait réalisée du Nouveau Testament grec.
Il s’adressa à l’évêque de Londres pour être soutenu dans son projet, mais ce dernier le déconseilla vivement. Dans l’amertume, William prit la décision de quitter définitivement son pays.
Il s’établit à Hambourg, où il se mit à l’œuvre et d’où il envoya vite les premières copies de sa traduction en Angleterre. À plusieurs reprises il fut attaqué pour ses sympathies à l’égard du mouvement de la Réforme et, en 1535, il fut arrêté et accusé publiquement d’hérésie. Sa condamnation à mort fut décrétée et mise à exécution sans aucun procès.
Sa traduction des Écritures, qui connut une telle hostilité de la part des autorités civiles aussi bien qu’ecclésiastiques, constituera –là est le paradoxe – la base de l’Authorised Version, mieux connue comme « Bible du roi Jacques », version anglaise de l’Ancien et du Nouveau Testament la plus appréciée et la plus diffusée.

Exode (9, 1-7) - Plaie de la peste

Posté le 04.10.2008 par jubilatedeo
1 Yahweh dit à Moïse: "Va vers Pharaon et dis-lui: Ainsi parle Yahweh, le Dieu des Hébreux: Laisse aller mon peuple, afin qu'il me serve.
2 Si tu refuses de le laisser aller, et si tu le retiens encore,
3 voici que la main de Yahweh sera sur tes troupeaux qui sont dans les champs, sur les chevaux, sur les ânes, sur les chameaux, sur les boeufs et sur les brebis: ce sera une peste très meurtrière.
4 Yahweh fera une distinction entre les troupeaux d'Israël et les troupeaux des Egyptiens, et il ne périra rien de tout ce qui appartient aux enfants d'Israël."
5 Yahweh fixa le moment, en disant: " Demain Yahweh fera cela dans le pays."
6 Et Yahweh fit ainsi dès le lendemain. Tout le bétail des Egyptiens périt, et il ne mourut pas une bête des troupeaux des enfants d'Israël.
7 Pharaon prit des informations, et voici, pas une bête des troupeaux d'Israël n'avait péri. Mais le coeur de Pharaon s'endurcit, et il ne laissa pas aller le peuple.

Bible Augustin Crampon chanoine catholique

Evangile et homelie du Dimanche 05

Posté le 04.10.2008 par jubilatedeo
Livre d'Isaïe 5,1-7.

Je chanterai pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau plantureux.
Il en retourna la terre et en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais.
Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne !
Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n'ai fait ? J'attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?
Eh bien, je vais vous apprendre ce que je vais faire de ma vigne : enlever sa clôture pour qu'elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu'elle soit piétinée.
J'en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j'interdirai aux nuages d'y faire tomber la pluie.
La vigne du Seigneur de l'univers, c'est la maison d'Israël. Le plant qu'il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici l'iniquité ; il en attendait la justice, et voici les cris de détresse.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible



Psaume 79 (80), 9-10, 13-14, 15-16a, 19-20

Regarde ta vigne, Seigneur, viens sauver ton peuple.

La vigne que tu as prise à l'Égypte,
tu la replantes en chassant des nations.
Tu déblaies le sol devant elle,
tu l'enracines pour qu'elle emplisse le pays.

Pourquoi as-tu percé sa clôture ?
Tous les passants y grappillent en chemin ;
le sanglier des forêts la ravage
et les bêtes des champs la broutent.

Dieu de l'univers reviens !
Du haut des cieux, regarde et vois :
visite cette vigne, protège-la,
celle qu'a plantée ta main puissante.

Jamais plus nous n'irons loin de toi :
fais-nous vivre et invoquer ton nom !
Dieu de l'univers, fais-nous revenir ;
que ton visage s'éclaire, et nous serons sauvés !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible



Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,6-9.

Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l'action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, gardera votre coeur et votre intelligence dans le Christ Jésus.
Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible



Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 21,33-43.

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage.
Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils.'
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage !'
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'oeuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux !
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Saint Basile (vers 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Homélie 5 sur l'Hexaéméron, 6 (trad. SC 26, p. 304 rev. Delhougne)

Porter du fruit


Le Seigneur ne cesse de comparer les âmes humaines à des vignes : « Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau, en un lieu fertile » (Is 5,1) ; « J'ai planté une vigne, je l'ai entourée d'une haie » (cf Mt 21,33). Ce sont évidemment les âmes humaines que Jésus appelle sa vigne, elles qu'il a entourées, comme d'une clôture, de la sécurité que donnent ses commandements et de la garde de ses anges, car « l'ange du Seigneur campera autour de ceux qui le craignent » (Ps 33,8). Ensuite il a planté autour de nous une sorte de palissade en établissant dans l'Église, « premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d'enseigner » (1Co 12,28). En outre, par les exemples des saints hommes d'autrefois, il élève nos pensées sans les laisser tomber à terre où elles mériteraient d'être foulées aux pieds. Il veut que les embrassements de la charité, comme les vrilles d'une vigne, nous attachent à notre prochain et nous fassent reposer sur lui. Ainsi gardant constamment notre élan vers le ciel, nous nous élèverons comme des vignes grimpantes, jusqu'aux plus hautes cimes.

Il nous demande encore de consentir à être sarclés. Or une âme est sarclée quand elle écarte d'elle les soucis du monde qui sont un fardeau pour nos coeurs. Ainsi celui qui écarte de lui-même l'amour charnel et l'attachement aux richesses ou qui tient pour détestable et méprisable la passion pour cette misérable gloriole a pour ainsi dire été sarclé, et il respire de nouveau, débarrassé du fardeau inutile des soucis de ce monde.

Mais, pour rester dans la ligne de la parabole, il ne faut pas que nous produisions seulement du bois, c'est-à-dire vivre avec ostentation, ni rechercher la louange de ceux du dehors. Il nous faut porter du fruit en réservant nos oeuvres pour les montrer au vrai vigneron (Jn 15,1).


Homélie Messe

A la lecture de l’évangile, nous reconnaissons sans peine des éléments empruntés au chant de la vigne que la première lecture de ce dimanche nous donne à entendre : « Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde ».
Le prophète Isaïe nous parle d’un vigneron, propriétaire de sa vigne, qui l’entoure des soins les plus précieux afin qu’elle porte de bons fruits. Comme nous le rapporte le texte, il va même jusqu’à édifier au cœur de cette vigne une tour, sans doute pour la garder des voleurs et des bêtes sauvages (Cf. Psaume). Il y creuse aussi un pressoir qui lui permettra d’en exploiter le fruit. Cet homme qui aime sa vigne ne va malheureusement en recevoir qu’un fruit mauvais, ne comprenant pas ce qu’il aurait pu faire de plus pour celle-ci. La vigne représente clairement ici le peuple d’Israël, aimé et assisté par Dieu mais qui ne produit pas les fruits escomptés par ce dernier. Pourtant, lui qui l’avait cultivée avec tant de soin savait pertinemment qu’elle pouvait les donner.

A la différence de la première lecture du livre d’Isaïe, dans la parabole de l’évangile, Jésus, au lieu de s’arrêter sur les fruits mauvais que la vigne porte, insiste sur l’attitude des vignerons à qui le maître en confie l’entretien. Si l’attention du propriétaire pour sa vigne est toujours aussi présente, ici ce sont les ouvriers qui ne produisent pas le fruit attendu de la part de leur patron. Par deux fois, ils maltraitent les serviteurs, refusant de remettre la récolte et vont jusqu’à tuer son propre fils qu’il envoie en dernier recours.
C’est en fait autour de cette figure du « fils » que se noue le drame de l’histoire et que se trouve la fine pointe de l’enseignement de Jésus. En envoyant son « fils », le maître ne se présente plus comme « propriétaire » mais comme « père » et en tant que tel digne de respect. Ayant perçu la révolte de ces vignerons, il espère que son fils arrivera à les réconcilier avec lui et qu’un dialogue pour être renoué. Mais en vain. Les ouvriers ne reconnaissent pas le fils et voient en lui seulement l’héritier. Leur meurtre va alors dévoiler au grand jour quelle était la raison de leurs malversations antérieures : ils ont eu peur de se voir enlever la récolte. Leur cupidité les a aveuglés, leur empêchant de discerner le fils et à travers lui la bonté du père. La soif de l’avoir et du pouvoir les a conduit à entrer dans une logique de violence et de mort.

Les textes de ce dimanche nous invitent à réfléchir sur les dons que Dieu nous a faits tout au long de notre vie. Parfois, nous percevons mieux combien le temps passe et combien notre vie vieillit avec nous, et lorsque nous voulons faire le bilan des fruits que notre vie a portés, les résultats sont souvent peu probants. Que s’est-il passé ? Avons-nous fait fructifier avec intelligence et bonne volonté les talents reçus ? Ou bien avons-nous vécu comme une vigne distraite sans nous rendre compte que nous étions appelés à produire un beau raisin ? Ou bien encore, avons-nous vécu comme de mauvais vignerons qui pensaient plus à eux qu’à l’amour de leur employeur pour sa vigne ?
Nous avons reçu beaucoup de Dieu en ce que nous sommes (une vigne belle par sa création et entretenue par sa providence ; cf. 1ère lecture) et en ce qui nous est confié (Une vigne où nous avons à œuvrer ; Cf. Evangile). Dans les deux cas, nous sommes invités à produire un fruit de vie éternelle, de sainteté et de charité. C’est le thème développé par saint Paul lorsqu’il exhorte les Philippiens à prendre à leur compte « tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges », autrement dit, à réaliser ainsi des œuvres bonnes et saintes (Cf. 2ème lecture). Mais « prendre à son compte » signifie précisément que cela ne vient pas de nous, que cela nous est donné. Les dons de Dieu sont des dons et le piège est de se laisser fasciner par eux au point d’en oublier le Donateur. En coupant ainsi les dons de Celui qui en est la source, nous les détournons de leur finalité. Leur fruit n’est plus la vie mais la mort : mort du fils…

Lorsque Jésus arrive à ce point de son récit, il interpelle ses auditeurs : « Et bien, quand le maître viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? » La réponse ne se fait pas attendre : C’est la punition qui doit prévaloir jusqu’à les faire périr, qui plus est « misérablement ». Autrement dit, pas de pitié et la vigne se verra confiée à d’autres vignerons mieux intentionnés. Mais nous sommes toujours dans une logique de mort. D’ailleurs, pas un mot dans cette réponse au sujet du « fils ». Les auditeurs de Jésus l’auraient-ils oublié ? Serait-il mort pour eux aussi ?

Pour Jésus, l’histoire ne peut se finir ainsi. Ce maître serait-il vraiment père s'il faisait si peu de cas de son fils ? La mort du fils ne saurait être le dernier mot, pas plus que la vengeance suggérée par les auditeurs. Le maître va tout au contraire se servir de la perversion des vignerons pour révéler que sa paternité est plus puissante que la mort infligée au fils. C’est la vie qui doit avoir le dernier mot. Au sein d’Israël, le refus de certains d’accueillir son Fils, permettra à notre Père céleste de révéler la toute-puissance de sa miséricorde, en construisant le Royaume sur la pierre rejetée, choisie comme pierre d'angle : « C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux ! »

Ce Royaume c’est l’Eglise du Christ, composée de Juifs et de païens convertis, qui est appelée tout comme Israël à porter un fruit de vie éternelle. Cette Eglise, nous en sommes membres depuis le jour de notre baptême. Ce jour-là, pour reprendre une autre allégorie de la vigne – que l’on trouve cette fois dans saint Jean -, nous avons été greffés sur le Christ, comme les sarments sur le cep de la vigne (Cf. Jean 15).
Comme le Père a envoyé son Fils dans le monde pour réaliser sa mission rédemptrice, de la même manière, le Christ nous envoie pour collaborer à son œuvre de Rédemption. Il est vrai que les fruits de notre sarment ne sont pas toujours immédiats ou visibles mais nous ne pouvons douter que si nous restons unis au Christ comme le sarment uni au cep, nous porterons un fruit qui demeure. Produire ainsi du fruit c’est rendre gloire à Dieu parce que c’est contribuer à la croissance de son Royaume de justice, de paix et de miséricorde.

« Seigneur, la mission que tu nous confie dans l’histoire du salut n’est pas banale. Aide-nous à cultiver avec soin notre vigne pour qu’elle puisse produire un raisin doux et comestible pour nos frères afin qu’ils découvrent ta bonté, toi le maître de la vigne et le Seigneur de la Vie. »






L’image de la vigne est au cœur des lectures de ce dimanche. Une vigne qui représente le peuple d’Israël, aimé et assisté par Dieu mais qui ne produit pas les fruits escomptés par ce dernier. Pourtant, lui qui l’avait cultivée avec tant de soin savait pertinemment qu’elle pouvait les donner. Nous touchons ici le cœur de la thématique des textes de ce dimanche.

La première lecture nous présente le poème de l’ami et de sa vigne. Nous y est décrit un propriétaire rempli d’attention envers sa vigne, retournant le terrain, enlevant les pierres pour y mettre un plant de qualité. Il va même jusqu’à édifier au cœur de cette vigne une tour pour la garder des voleurs et des bêtes sauvages (Cf. Psaume) et jusqu’à construire un pressoir qui permettra d’en exploiter le fruit. Cet homme qui aime sa vigne ne va malheureusement en recevoir qu’un fruit mauvais, ne comprenant pas ce qu’il aurait pu faire de plus pour celle-ci.

L’évangile, quant à lui, reprend l’allégorie de la vigne mais au lieu de s’arrêter sur le fruit mauvais qu’elle porte, il insiste sur l’attitude des vignerons à qui le maître en confie l’entretien. Si l’attention du propriétaire pour sa vigne est toujours aussi présente que dans la première lecture, ici ce sont les ouvriers qui ne produisent pas le fruit attendu de la part de leur patron. Ils maltraitent les serviteurs et vont jusqu’à tuer son propre fils qu’il envoie pour recueillir le raisin de la récolte.

Dans ces deux lectures, le fruit que Dieu attendait d’Israël et des hommes et qu’il ne trouve pas est mis en relief d’une façon toute spéciale. L’homme a reçu beaucoup de Dieu en ce qu’il est (une vigne belle par sa création et entretenue par sa providence ; cf. 1ère lecture) et en ce qui lui est confié (Une vigne où il doit œuvrer ; Cf. Evangile). Dans les deux cas, il est appelé à produire un fruit de vie éternelle, de sainteté et de charité. Nous retrouvons ici le thème développé par saint Paul lorsqu’il exhorte les Philippiens à prendre à leur compte « tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges », autrement dit, à réaliser ainsi des œuvres bonnes et saintes (Cf. 2ème lecture).

Actualisation

Les textes de ce dimanche nous invitent à réfléchir sur les dons que Dieu nous a faits tout au long de notre vie. Parfois, nous percevons mieux combien le temps passe et combien notre vie vieillit avec nous, et lorsque nous voulons faire le bilan des fruits que notre vie a portés, les résultats sont souvent peu probants. Que s’est-il passé ? Avons-nous fait fructifier avec intelligence et bonne volonté les talents reçus ? Ou bien avons-nous vécu comme une vigne distraite sans nous rendre compte que nous étions appelés à produire un beau raisin ? Ou bien encore, avons-nous vécu comme de mauvais vignerons qui pensaient plus à eux qu’à l’amour de leur patron pour sa vigne ? Notre Seigneur attend beaucoup de nous parce qu’il nous aime beaucoup. Bien plus qu’une rentabilité par rapport à ce qu’il nous confie, il attend surtout de notre part le même amour et la même attention que lui. Cela se concrétisera si nous gardons toujours en vue ceux qui profiteront des fruits de notre vigne.

Saint Jean, dans son évangile, exploite l’image de la vigne d’une autre manière encore. De part notre baptême nous sommes greffés sur le Christ, comme les sarments sur le cep de la vigne (Cf. Jean 15) et sommes appelés à porter un fruit de vie éternelle. Comme le Père a envoyé son Fils dans le monde pour réaliser sa mission rédemptrice, de la même manière, le Christ nous envoie pour collaborer à son œuvre de Rédemption. Il est vrai que souvent les fruits ne sont pas toujours immédiats ou visibles mais nous ne pouvons douter que si nous restons unis au Christ comme le sarment à la vigne, nous porterons un fruit qui demeure. Porter ainsi du fruit c’est rendre gloire à Dieu parce que c’est contribuer à faire triompher son règne de justice, de paix et de miséricorde. Notre mission n’est donc pas banale dans l’histoire du salut. Cultivons donc avec soin notre vigne pour qu’elle puisse produire un raisin doux et comestible pour nos frères et pour le Seigneur lui-même.

Les Saints du jour (Dimanche 05)

Posté le 04.10.2008 par jubilatedeo
SAINTE MARIE FAUSTINE KOWALSKA 1905-1938

Soeur MARIE FAUSTINE, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd'hui parmi les Saints les plus célèbres de l'Eglise. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain.
Elle est née le 25 août 1905, troisième des dix enfants de Marianna et Stanisław Kowalski, agriculteurs dans le village de Głogowiec. Au baptême, dans l'église paroissiale de Świnice Warckie, elle a reçu le prénom d'Hélène. Depuis son enfance, elle se distingua par l'amour de la prière, l'assiduité, l'obéissance et par une grande sensibilité à la misère des hommes. A neuf ans, elle a fait sa Première Communion qu'elle a profondément vécue, consciente de la présence de l'Hôte Divin dans son âme. Elle a fréquenté l'école pendant moins de trois ans. Adolescente, elle a quitté la maison familiale pour gagner sa vie et pour aider ses parents comme servante dans des familles aisées à Aleksandrów, Łódź et Ostrówek.
Elle a senti la vocation dans son âme dès l'âge de sept ans, mais ses parents n'étant pas d'accord pour qu'elle entre dans les ordres, elle a essayé d'étouffer cette voix intérieure. Cependant, exhortée par la vision du Christ souffrant, elle est partie pour Varsovie où, le 1er août 1925, elle a rejoint la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde. Devenue Sœur Marie Faustine, elle a passé au couvent treize ans, en remplissant les fonctions de cuisinière, de jardinière et de Sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation, le plus souvent à Płock, Wilno et Cracovie.
Rien ne trahissait à l'extérieur sa vie mystique d'une extrême richesse. C'est avec zèle qu'elle remplissait toutes ses tâches, elle observait fidèlement les règles, recueillie et silencieuse, mais en même temps naturelle, pleine d'un amour bienveillant et désintéressé. Sa vie, très ordinaire, monotone et grise en apparence, cachait la profondeur extraordinaire de l'union à Dieu.
Sa spiritualité reposait sur la Miséricorde Divine à laquelle elle réfléchissait et qu'elle contemplait dans la parole de Dieu et dans l'aspect quotidien de sa vie. La connaissance et la contemplation du mystère de la Miséricorde Divine développaient chez elle une attitude de confiance d'enfant face à Dieu et de miséricorde envers les autres. Ô mon Jésus, chacun de Tes saints reflète en sa person