Posté le 04.10.2008 par jubilatedeo
Livre de Job 42,1-3.5-6.12-16.
Job fit cette réponse aux paroles du Seigneur :
« Je sais que tu es tout-puissant :tous tes projets se réalisent. Et tu l'as bien dit :
'Quel est celui qui, sans rien y connaître, défigure la Providence ?'J'ai fait, dans mon ignorance, des discours sur des merveilles qui me dépassent et dont je ne sais rien.
Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t'ont vu.
C'est pourquoi je me rétracte, je me repens sur la poussière et sur la cendre. »
Le Seigneur bénit les dernières années de Job plus encore que les premières. Job posséda quatorze mille moutons et six mille chameaux, mille paires de boeufs et mille ânesses.
Il eut encore sept fils et trois filles.
Il nomma la première Colombe, la deuxième Fleur-de-Jasmin, et la troisième Ombre-du-regard.
Il n'y avait pas dans tout le pays de femmes aussi belles que les filles de Job. Leur père leur donna une part d'héritage comme à leurs frères.
Après cela, Job vécut encore cent quarante ans, et il vit les descendants de ses fils jusqu'à la quatrième génération. Job mourut très âgé, rassasié de jours.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Psaume 118 (119), 66.71, 75.91, 125.130
Pour ton serviteur, que ton visage s'illumine !
Apprends-moi à bien saisir, à bien juger :
je me fie à tes volontés.
C’est pour mon bien que j’ai souffert,
ainsi, ai-je appris tes commandements.
Seigneur, je le sais, tes décisions sont justes ;
tu es fidèle quand tu m'éprouves.
Jusqu'à ce jour, le monde tient par tes décisions :
toute chose est ta servante.
Je suis ton serviteur, éclaire-moi :
je connaîtrai tes exigences.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,17-24.
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair.
Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du mal.
Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. »
Jésus, exultant de joie sous l'action de l'Esprit Saint, dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Paul VI, pape de 1963-1978
Exhortation apostolique sur la joie chrétienne « Gaudete in Domino » (trad. DC n° 1677, 1/6/1975, p. 503 © copyright Libreria Editrice Vaticana)
« A ce moment, Jésus exulta de joie »
Par essence, la joie chrétienne est participation spirituelle à la joie insondable, conjointement divine et humaine, qui est au coeur de Jésus Christ glorifié... Contemplons-le au cours de sa vie terrestre ; en son humanité, il a fait l'expérience de nos joies. Il a manifestement connu, apprécié, célébré toute une gamme de joies humaines, de ces joies simples et quotidiennes, à la portée de tous. La profondeur de sa vie intérieure n'a pas émoussé le concret de son regard, ni sa sensibilité. Il admire les oiseaux du ciel et les lys des champs. Il rejoint d'emblée le regard de Dieu sur la création à l'aube de l'histoire. Il exalte volontiers la joie du semeur et du moissonneur, celle de l'homme qui trouve un trésor caché, celle du berger qui récupère sa brebis ou de la femme qui retrouve la pièce perdue, la joie des invités au festin, la joie des noces, celle du père qui accueille son fils au retour d'une vie de prodigue et celle de la femme qui vient de mettre au monde son enfant.
Ces joies humaines ont tant de consistance pour Jésus qu'elles sont pour lui les signes des joies spirituelles du Royaume de Dieu : joie des hommes qui entrent dans ce Royaume, y reviennent ou y travaillent, joie du Père qui les accueille. Et pour sa part, Jésus lui-même manifeste sa satisfaction et sa tendresse lorsqu'il rencontre des enfants qui désirent l'approcher, un jeune homme riche, fidèle et soucieux de faire davantage, des amis qui lui ouvrent leur maison comme Marthe, Marie, Lazare. Son bonheur est surtout de voir la Parole accueillie, les possédés délivrés, une femme pécheresse ou un publicain comme Zachée se convertir, une veuve prendre sur son indigence pour donner. Il tressaille même de joie lorsqu'il constate que les tout petits ont la révélation du Royaume qui reste caché aux sages et aux habiles. Oui, parce que le Christ « a vécu notre condition d'homme en toute chose, excepté le péché » (PE 4), il a accueilli et éprouvé les joies affectives et spirituelles, comme un don de Dieu. Et il n'a eu de cesse jusqu'à ce qu'il n'ait « annoncé aux pauvres la Bonne Nouvelle, aux affligés la joie » (PE 4;cf Lc 4,10).
Homélie Messe
L’évangile s’ouvre sur le retour des disciples : ils sont tout joyeux. Il se poursuit par la joie de Jésus : c’est une exultation. Il se termine par une béatitude : « heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ». Nous avons donc à méditer un évangile qui veut nous faire entrer dans la joie.
La première joie évoquée est celle des disciples rentrant de mission. Il s’agit d’une joie légitime. Ils ont fait une expérience unique, une première initiation à l’annonce de la Bonne Nouvelle, qui a été un succès. Mais il s’agit d’une joie un peu trop humaine, liée à l’aspect spectaculaire de leur mission, elle doit être élevée. Jésus invite ses disciples à une joie plus vraie parce que plus profonde. Les guérisons et les délivrances qu’ils ont opérées importent moins que la grâce qui les a rendues possibles : leurs noms sont écrits dans les cieux.
Cette vérité est si grande et si belle que, en la dévoilant, Jésus en est saisi. Sa louange est simple et pure, elle est un sommet de révélation. La présence de l’Esprit-Saint qui doit être donné aux Apôtres y est dévoilée par saint Luc. Jésus loue son Père d’avoir écrit son projet d’amour dans un langage accessible aux petits. Il est en effet un savoir qui surpasse tous les autres : la connaissance existentielle du lien personnel et unique qui nous relie à Dieu. Aucune joie n’est plus profonde.
Mais cette relation n’est pas une faveur à goûter dans un intimisme égoïste. Elle est un lien vital qui s’épanouit en bénédictions fraternelles. Voir jubiler Jésus sous l’action de l’Esprit est révélation pour ses disciples. Voir un chrétien qui a su préserver sa simplicité de cœur et sa pureté d’esprit est un témoignage de la proximité de Dieu qui instruit tous ses frères.
« Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler ». Par son chant de louange, le Fils veut nous révéler le visage du Père et nous donnant à contempler de l’intérieur la vie filiale qui nous est offerte. Une vie d’abandon et de joie. Une vie où tout est reçu de Dieu et où tous viennent à lui dans l’action de grâce. Jésus nous propose l’absolu et l’essentiel. Il l’offre. Non comme une aumône ou un cadeau, mais comme la plénitude d’être transformant un néant.
Lui, le Fils, connaît cet abîme de bonheur. Lui connaît le bonheur de tout donner et de tout recevoir de Dieu le Père. Ceux qui n’ont rien, ceux à qui l’on a tout pris ou qui ont eu la sagesse de ne s’encombrer de rien, sont disposés à entrer pleinement dans cette relation unique. Jésus exulte de joie car, à sa suite, ils vont entrer dans la joie et montrer aux autres le chemin. Alors, vraiment, « heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! ». Car ce spectacle n’est pas le privilège des quelques disciples qui entouraient Jésus, il se révèle dans la vie de tous ceux qui se sont livrés à l’emprise de l’Esprit d’enfance, il se manifeste aux yeux de tous ceux qui ont le cœur pur. De tous ceux pour qui les bonheurs de cette terre ne sont rien s’ils ne sont aussi des bonheurs de Dieu.
Seigneur Esprit-Saint, Esprit d’enfance, apprends-nous à simplifier notre vie, que nous goutions la joie réservée aux tout-petits. Conduis-nous à la vérité de notre être, que nous connaissions la joie que Jésus nous apporte. Donne-nous de savoir susciter et partager cette joie, elle ne sera complète que lorsque tous les enfants de Dieu seront rassemblées autour de leur Père dans une unique louange.
--
Posté le 04.10.2008 par jubilatedeo
François d'Assise prêchant aux oiseaux (d'après les Fioretti) Giotto
Saint François d'Assise Fondateur de l'ordre des Frères mineurs (+ 1226)
La Vie de saint François, 1181-1226
De son nom de baptême, Jean Bernardone, François est né dans une famille bourgeoise d’Assise en 1181. Son père, Pietro di Bernardone, un riche drapier, faisait du commerce internationnal de tissus. Il aimait particulièrement la France. Aussi, son fils étant né pendant un de ses nombreux voyages et baptisé sous le nom de Jean, le père déclara qu'il s'appellerait Francesco, le "petit français". Sa mère, Dame Pica était probablement d’origine provençale ou française. François mourra en 1226, à l’âge de 44 ans. Une vie relativement courte mais qui a décidément marqué l’histoire, l’Église, et la conscience occidentale.
Une jeunesse tourmentée
François a 16 ans quand sa ville se soulève contre les nobles, vassaux de l’Empereur. Il a 18 ans quand Assise se proclame 'commune libre', et il participe aux combats, à la démolition de la forteresse (la Rocca), et à la construction d’une enceinte fortifiée pour la ville. Il a 20 ans quand la ville d’Assise déclare la guerre à sa rivale Pérouse, cité pontificale. Il fut fait prisonnier et passa 2 ans en captivité dans les geôles de Pérouse, mais malade, il fut libéré. Il mène la vie d'un jeune et riche bourgeois, aimant les fêtes et la compagnie des jeunes gens et jeunes filles de son âge et de son milieu.
En 1205, dans l’espoir d’accomplir des hauts faits militaires (- c’est un lecteur passionné des romans de chevalerie -), il s’équipe richement et veut rejoindre Gauthier de Brienne, mercenaire du Pape, pour une expédition dans les Pouilles.
Processus de conversion, à partir de 1205
- A peine arrivé à Spolète, à quelques kms d’Assise, il fait un songe qui l’invite à renoncer à la gloire des armes pour servir le Christ. Retour à Assise, et commencement d’un lent processus de conversion dont voici les étapes :
- Prière assidue et recherche de la solitude,
- Amour pour les pauvres et fréquentation des lépreux, les exclus par excellence. François lui-même, dans son Testament, date sa conversion de la fréquentation des lépreux : "J’exerçais la miséricorde à leur égard, puis j’attendis peu et je sortis du siècle...". Il quitte le monde, se retire dans une chapelle des environs d’Assise, chapelle Saint-Damien, et là il jouit d’une vision : le Christ peint au-dessus de l’autel s’anime et lui parle : "François va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines...".(cf Croix de Saint-Damien). L’événement de Saint-Damien est pour François une expérience décisive conjuguée avec l’expérience du Christ-souffrant dans les pauvres et les exclus. Tous les biographes de François, à commencer par ses compagnons les plus proches, situent dans cette expérience le commencement de l’itinéraire christique de François, qui le conduira à la vision de l’Alverne où le Crucifié le marqua des stigmates de la Passion : - "A partir de ce jour, son cœur fut si frappé et si profondément meurtri au souvenir de la Passion du Seigneur que, tout le reste de sa vie, il garda en son âme la mémoire des stigmates du Seigneur Jésus
La fondation d’une nouvelle famille religieuse
Dès que François eut réuni quelques compagnons, il se soucia de faire approuver son mouvement par le Pape Innocent III (1209). Cela lui semblait indispensable, bien qu’il ne s’agisse pas encore de la fondation d’un Ordre religieux, mais il fallait se démarquer de tous les groupes de laïcs qui prétendaient faire un retour à l’Évangile, tout en critiquant très vivement l’Église-cléricale de ce temps. Après la réforme cistercienne du XIIè siècle, et l’application de la réforme dite “grégorienne” (Grégoire VII) du clergé, l’Église qui avait déjà 13 siècles d’existence avait tendance à se considérer comme bien vieille, tandis que des courants millénaristes et eschatologiques rencontraient la faveur de nombreux contestataires. On comprend que dans ce contexte, François avait besoin d’une approbation ecclésiale. Les papes précédents, et Innocent III lui-même avaient déjà fulminés des interdits contre les mouvements évangéliques que nous avons évoqués et dont quelques-uns n’avaient pas hésité à braver l’excommunication et à se situer carrément en rupture ouverte, voire en rébellion contre l’Église. L’hérésie cathare, dans le midi de la France et l’Italie du Nord se confondait parfois avec ces mouvements, ou les récupérait.
La rencontre avec le pape Innocent III -
Dès son arrivée à Rome, au Palais du Latran, François et ses frères furent repoussés, par l’entourage ecclésiastique du Pape. Mais grâce à la bienveillance d’un cardinal, François put approcher le Pontife et faire entendre son projet de vie évangélique. La première réaction du pape et des cardinaux fut totalement négative. François proposait de vivre en fraternité, ayant pour seule Règle l’Évangile, et faisant obligation d’observer la béatitude de la pauvreté. Le Cardinal de Saint-Jean fit remarquer au pape que s’il trouvait que ce genre de vie était impossible, il disqualifiait l’Évangile. La légende veut que durant la nuit suivante, le Pape vit en songe la cathédrale du Latran qui s’écroulait, et qu’un petit homme, semblable à François venait la redresser. Il approuva donc verbalement le nouveau genre de vie. Plus tard, en 1215, lors du 4e Concile œcuménique du Latran, dont l’un des thèmes était la réforme de l’Église, le concile souhaita limiter le nombre des Ordres religieux en obligeant les nouveaux fondateurs à s’inspirer des règles déjà existantes. Mais on fit exception pour les Frères Mineurs antérieurement approuvés par Innocent III. La Règle des Frères Mineurs fut promulguée par de son successeur, Honorius III.
(bulle Solet annuere…)
Gestes, attitudes, paroles de François qui initiaient un renouveau évangélique
Le succès de la nouvelle “Fraternité évangélique” fut foudroyant. François donna le nom de Frères mineurs à ses Frères.- En 1217, on comptait déjà près de 5000 frères. Ils seront plus de 35.000 à la fin du XIIIe siècle.
Les raisons de ce succès ? - Tout d’abord, le charisme du fondateur. Un homme issu de la nouvelle classe de la société urbaine, tournant le dos aux catégories sociales du passé, dans une société et une Église qui étaient l’une et l’autre ultra-hiérarchisées, ultra-formalisées dans des cadres juridiques très stricts. François apportait un vent de liberté, de créativité, de dépouillement, de générosité, de fraternité, de spontanéité, dans un monde rigide, cloisonné, austère, dominé par les “puissants”. Ses biographes du XIIIe siècle, comme les louanges que lui décernera l’Église officielle lors de sa canonisation, parlent continuellement de nouveauté et de renouveau : Un homme nouveau, qui apporte une nouvelle manière de vivre l’Évangile, crée un nouvel Ordre religieux, dans des lois inédites jusqu’ici, annonçant un nouvel âge pour une Église déjà vieillie.
François en Orient : la rencontre du Sultan
En 1219, François partit pour l’Orient, dans l’idée de risquer le martyr, de visiter les Lieux saints, d’être présent auprès des « croisés ». Mais en fait il fut vite déçu par l’attitude guerrière et l’absence de références évangéliques de l’armée des chrétiens, et il conçut le projet fou d’annoncer l’Évangile au Sultan. Il réussit à rencontrer le Sultan d’Égypte, Melek-el-Kamil, un Mamelouk humaniste, soucieux de comprendre ses adversaires. François l’aborda en toute simplicité et réussit à revenir sain et sauf d’une aventure qui aurait dû lui coûter la vie. Si rocambolesque que paraisse cet épisode, il est parfaitement attesté au plan historique, dans les biographies de François et, en dehors de l’Ordre franciscain, dans les chroniques contemporaines de l’événement. Cette rencontre pacifique avec l’ennemi des chrétiens marque un changement décisif dans l’attitude de la chrétienté vis-à-vis des infidèles. Vingt cinq ans après, le Pape Innocent IV, lors du 1er Concile de Lyon (1245), donnera mission aux frères Prêcheurs et Mineurs de porter pacifiquement l’Évangile aux Musulmans et aux Mongols.
François, le Mystique
Aux yeux de ses contemporains, François apparut comme un homme de prière. D’une prière à la fois traditionnelle et rénovée, fondée sur l’Écriture Sainte et sur la Liturgie, mais aussi, prière de familiarité avec Dieu, de simplicité, d’émerveillement, d’action de grâces. Il contemple le Mystère du Christ, l’amour de Dieu manifesté dans la création et surtout dans le Salut. La Passion de Jésus est contemplée comme la preuve suprême de l’amour et de la bonté de Dieu pour les pécheurs. François accède à une compassion telle que son corps sera marqué des stigmates du Christ. Il est le premier stigmatisé connu dans l’histoire, mais surtout le seul que l’Église glorifiera comme tel, au point d’établir une fête liturgique de la stigmatisation de François d’Assise (le 17 septembre).
Quand François mourut, le soir du 04 Octobre 1226 à la Portioncule dépouillé de tout, entouré par ses frères qui lui lisaient le récit de l’Institution eucharistique, il était déjà considéré comme un saint, et beaucoup étaient au courant du miracle des stigmates, survenu 2 ans plus tôt, (cf. stigmates de saint François). A commencer par le Cardinal Hugolin, son ami, qui devenu le Pape Grégoire IX s’empressa de le canoniser 18 mois plus tard, le 16 juillet 1228 et la rapide expansion de sa famille religieuse contribua à diffuser ses idées et à en imprégner l’Église tout entière.
Grâce aux multiples rameaux de la famille franciscaine, Saint François d'Assise est assurément le maître spirituel qui a le plus profondément influencé la conscience religieuse populaire en Occident, singulièrement en ce qui touche la dévotion eucharistique. Des Opuscules qui rassemblent les écrits de Saint François d'Assise, on peut extraire une dizaine de textes particulièrement édifiants pour la piété eucharistique.
Deux des vingt-huit Admonitions, que l'on s'accorde à considérer comme les premières instructions de Saint François d'Assise à ses frères, parlent de l'Eucharistie. Dans la première Admonition, il range parmi les damnés, la « race charnelle » de ceux « qui ne voient pas et ne croient pas, selon l'Esprit et selon Dieu, que ce soit là réellement les très saints Corps et Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui, chaque jour, s’humilie, exactement comme au jour où, quittant son palais royal, il s'est incarné dans le sein de la Vierge. » Ces gens sont condamnés parce que la dureté de leur coeur les empêche de contempler, c'est-à-dire de chercher à voir, « avec les yeux de l’esprit » ce qu'ils regardent avec leurs yeux de chair : « nous aussi, lorsque de nos yeux de chair, nous voyons le pain et le vin, sachons voir et croire fermement que nous avons là le Corps et le Sang très saints du Seigneur vivant et vrai. » Il est bien clair, dans la démarche spirituelle de Saint François d'Assise, que voir au-delà de ce que l'on regarde s'acquiert par l'effort du fidèle qui se veut accorder à l'Esprit Saint qui réside en lui, « c'est donc 1' Esprit du Seigneur, habitant ceux qui croient en lui, qui reçoit le Corps et le Sang très saints du Seigneur. Tous les autres, qui n'ont point part à cet Esprit et qui osent le recevoir, mangent et boivent leur condamnation. »
Ainsi, pour le baptisé, contempler Jésus dans l'Eucharistie et recevoir les grâces de la communion, procède de son acceptation des dons du Saint-Esprit qui s'épanouissent dans l'âme de celui qui s'y soumet par un effort constant de la volonté. Or, pour se réaliser pleinement, cet effort constant de la volonté doit nécessairement, selon Saint François d'Assise, s'accompagner de trois conditions : confession fréquente, respect aux ministres de l'Eucharistie, vénération habituelle des lieux de culte.
La Regula I fratrum minorum qui remplaça la règle primitive dont le texte ne nous est pas parvenu, souligne que les frères ne recevront la communion « que contrits et confessés. » Saint François d'Assise signale la même exigence dans la première lettre, adressée à tous les fidèles, et, dans la sixième lettre, il commande à ses frères, pour toutes les prédications qu'ils font, de prêcher au peuple la pénitence. Parce que le fidèle reçoit le Seigneur « d'un coeur pur et dans un corps chaste », il fait des oeuvres de pénitence qui sont fruits de salut, dont la plus grande est l'amour du prochain. Au cours du XIII° siècle, Thomas de Celano écrivait des premiers frères mineurs : « ils s'examinaient continuellement et repassaient dans leur esprit toutes leurs actions, rendant grâces à Dieu pour le bien qu'ils avaient fait, gémissant et pleurant sur leurs négligences ou leurs manques de prudence. »
Dans l'antépénultième et vingt-sixième Admonition, Saint François d'Assise s'écrie : « bienheureux le serviteur de Dieu
qui porte foi aux clercs, et malheur à ceux qui les méprisent ! » Et Saint François d'Assise d'ajouter, dans son Testament : « Le Seigneur m'a donné et me donne encore, à cause de leur caractère sacerdotal, une si grande foi en les prêtres qui vivent selon la règle de la sainte Eglise romaine, que même s'ils me persécutaient, c'est à eux que je veux avoir recours ... Je veux les craindre, les aimer et les honorer comme mes seigneurs. » Les prêtres ne sont pas vénérables à cause d'eux-mêmes, écrivait Saint François d'Assise dans la première lettre, car ils peuvent être pécheurs, mais à cause de leur charge de « ministres du Corps et du Sang très saints de Notre-Seigneur Jésus-Christ qu'ils sacrifient sur l'autel, qu'ils reçoivent eux-mêmes et dont ils sont les dispensateurs pour les autres. »
Saint François d'Assise, dans sa première lettre, conjugue les nécessités de « visiter fréquemment les église et de révérer les prêtres. » Dans sa deuxième lettre il déplore les profanateurs qui « laissent l'Eucharistie à l'abandon, en des endroits malpropres, la portant sans honneur dans les rues, la recevant indignement et la distribuant aux autres sans discernement. » Il exige que la Présence Réelle soit entourée d'honneur et de vénération, il entend qu'on observe les règles du culte, qu'on place les saintes espèces « dans des lieux précieusement ornés » , qu' on soit attentif à l'état des vases sacrés et des linges, autant d'actes formels et d'attitudes révérencielles qui portent à la contemplation. « Je vous en prie donc instamment, vous tous, mes frères, en vous baisant les pieds et avec tout l'amour dont je suis capable : témoignez toute révérence et tout honneur, aussi grandement que vous pourrez, au Corps et au Sang très saints de NotreSeigneur Jésus-Christ, en tout ce qu'il y a dans le ciel et tout ce qu'il y a sur la terre a été pacifié et réconcilié au Dieu tout-puissant. »
Fondée sur une expérience mystique privilégiée, la spiritualité de Saint François d'Assise mène à l'adhérence totale au Christ à travers son imitation nourrie dans la méditation de tous les aspects du Christ, singulièrement, comme nous le chantons à Noël, de la crèche au crucifiement. Or, le Christ que Saint François d'Assise voulait imiter exactement, et qui sanctionna cette adéquation par le don des stigmates, se révélait à lui, immédiatement et sensiblement, dans l'Eucharistie. Son âme, éprise de sa propre purification, ordonnée au Seigneur par ses mortifications, communiait activement.
Se mettre à l'école du père séraphique, exige que l'on s'échine à considérer le Christ sous tous ses aspects pour pouvoir discerner, dans nos propres vies, ceux auxquels il nous associe et que nous reproduisons dans le siècle. Comme le résumeront plus tard les pères de l' Ecole française de spiritualité, mettre Jésus devant nos yeux, pour qu'il pénètre nos coeurs, puis anime nos mains. Pour parler comme Bossuet à propos de l' Eglise, le chrétien n'est autre que le Christ répandu et communiqué. Cependant le fidèle ne saurait être au Christ en dehors de l'Eglise qui, d'une part, transmet son enseignement et, d'autre part, communique sa vie. Enfin, à l'exemple et par l'intercession de la Vierge Marie, le chrétien se laisse saisir par le Saint-Esprit pour engendrer spirituellement les âmes dans le Christ et l' Eglise, opération qui s'accomplit chez celui qui accueille dans sa propre vie le Christ sous tous ses aspects, qui vise à aimer Dieu et le prochain par des oeuvres pieuses et miséricordieuses, qui cherche toujours davantage la pureté du coeur par l'examen de sa conscience et la réforme de soi.
Voilà donc ce que chacun de nous doit attendre de la communion qui sera d'autant plus efficace que, avant de la recevoir, il se sera déjà préparé à ses fruits par d'actifs exercices de soumission aux dons du Saint-Esprit. Au lieu d'attendre béatement que l'Eucharistie, reçue plus ou moins dignement, veuille bien nous transformer à l'image du Christ, ayons soin de nous préparer à cette conversion par l'obéissance à l'enseignement de l' Eglise, par la vénération du Saint-Sacrement, par des actes de charité fraternelle, par la contrition, la pénitence et la confession. Que le ministère de la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, nous y aide par l’intermédiaire des saint anges et l’intercession des saints.
Un texte
"O Frères bien aimés, ô Fils béni pour l'éternité, écoutez-moi, écoutez la voix de votre Père : nous avons promis de grandes choses ; de plus grandes nous sont promises : observons les unes, soupirons après les autres."
"Le plaisir est court, la peine est éternelle. La souffrance est passagère, la gloire est infinie. Beaucoup sont appelés, peu sont élus. Tous sont rétribués. Mes Frères, pendant que nous en avons le temps, faisons le bien."
Saint François d'Assise
Méditation
Des profondeurs de l'éternité, Dieu appelle chacun de nous à l'existence : Dès avant la fondation du monde, écrivait saint Paul aux Ephésiens, il nous a élu en lui ; en nous créant, le Seigneur a déjà pour chacun de nous des projets et, tout au long de notre vie, il nous appelle constamment à les réaliser par des dépassements de nous-mêmes qui nous font de plus en plus devenir, avec le secours de sa grâce, ce qu'il attend de nous depuis toujours.
Dieu ne crée pas au hasard des êtres à qui, selon la nécessité, il donnerait une vocation, mais il peut dire à chacun, comme au prophète Jérémie : avant de te former au ventre de ta mère, je t'ai connu, avant même que tu sois sorti du sein, je t'ai consacré.
Peut-être avez-vous eu de grands rêves ... Sans doute avez-vous planifié votre avenir... Ou, plus simplement, dans une attente diffuse, vous ne savez pas où la vie vous mènera ... Quoi qu'il en soit du dessein de Dieu sur vous, il vous faut le découvrir de sorte qu'on ne puisse pas vous reprocher d'avoir gaspillé vos talents.
Invoquez l'aide et l'intercession de saint François d'Assise, mettez-vous à son école pour savoir répondre à votre vocation comme il le fit lui-même dans la petite église de Saint Damien.
Ne placez jamais votre confiance dans les moyens de la puissance humaine, mais ceux dans la grâce divine : appliquez votre intelligence aux vérités que le Seigneur nous a révélées, observez les commandements qu'ils nous donnés, recevez les secours qu'il nous a préparés.
Puisez dans la prière et la mortification vos énergies pour concrétiser votre communion au Christ crucifié qui vous appelle à vous offrir avec lui pour le salut des hommes.
Efforcez-vous de lire l'Evangile, de le méditer et essayez de l'appliquer à la lettre et sans glose. Vous pourrez dire alors avec saint François : Personne ne me montra ce que je devais faire, mais le Très-Haut lui-même me révéla que je devais vivre selon le saint Evangile.
Quoi qu'il arrive, restez fidèles à l'Eglise ; uni au Pape et à tous les fidèles, priez et oeuvrez dans l'Eglise militante ; imitez ce que vous pouvez de vie des saints, appelez leur aide et confiez-vous à l'intercession de l'Eglise triomphante ; intercédez pour la libération des âmes de l'Eglise souffrante.
Travaillez de vos mains à la construction de l'Eglise, cherchez à acquérir les compétences qui vous manquent, sachez faire profiter les autres de vos richesses spirituelles, intellectuelles et matérielles
le cantique des Créatures
Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil, par qui tu nous donnes le jour, la lumière ; il est beau, rayonnant d’une grande splendeur, et de toi, le Très-Haut, il nous offre le symbole.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur Lune et les étoiles : dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent, et pour l’air et pour les nuages, pour l’azur calme et tous les temps : grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur Eau, qui est très utile et très humble, précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu, par qui tu éclaires la nuit : il est beau et joyeux, indomptable et fort.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourri, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi ; qui supportent épreuves et maladies : heureux s’ils conservent la paix, car par toi, le Très-Haut, ils seront couronnés.
Louez et bénissez mon Seigneur, rendez-lui grâce et servez-le en toute humilité !
Ce cantique a été composé par François d’Assise deux ans avant sa mort et achevé par frère Pacifique
Saint François d'Assise est le patron de tous les louveteaux.
Savez-vous pourquoi ? C'est à cause d'un épisode de sa vie : le loup de Gubbio.
Du temps de Saint François, Gubbio, une petite ville au cœur de l'Ombrie, vivait dans la terreur à cause d'un loup d'une taille exceptionnelle qui errait dans la campagne avoisinante… Les habitants fermaient les portes de la ville et ne sortaient qu'armés de piques et de fourches, mais rien n'arrêtait la voracité de l'animal…
François décida de se rendre à Gubbio pour y mettre bon ordre. N'écoutant pas les habitants lui disant de ne pas s'aventurer dehors, François alla à la rencontre du loup avec un compagnon. Ils traversèrent des contrées désertiques, pleine d'ossements qui en disaient long…Tout à coup, un hurlement retentit et loup vint à leur rencontre. François traça alors sur lui un large signe de croix et lui parla en ces termes : " Frère Loup, viens ici. Au nom du Christ, je te commande de ne plus faire de mal à personne. "
Le loup s'arrêta, sa langue pendante disparut dans sa gueule béante et il écouta François lui faire la leçon : " Tu es méchant : tu blesses et tu tues sans sa permission les créatures de Dieu, et non seulement les bêtes mais aussi les hommes faits à l'image de Dieu, c'est pourquoi tu mérites les fourches comme voleur et comme assassin. Mais je veux faire la paix entre toi et les habitants de Gubbio. "
Le loup remua la queue et les oreilles, montrant qu'il avait compris et qu'il acceptait. Puis il suivit François jusqu'à Gubbio où il fut décidé que, le loup s'étant amendé, on lui fournirait chaque jour de quoi se nourrir. Une nouvelle vie commença donc pour Gubbio comme pour le loup qui devint familier de tous les habitants. Lorsque le loup mourut, deux ans après, on l'enterra à côté d'une chapelle placée sous le vocable de Saint François.
Les Ecrits de saint François :
http://www.wikitau.org/index.php5?title=Liste_des_%C3%A9crits_de_saint_Fran%C3%A7ois
Histoire des ordres franciscains
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_ordres_franciscains
La Famille Franciscaine:
http://www.franciscain.net/metasite/site.cil clang=1,csite=1099&default_noeuddepart=10789
Posté le 04.10.2008 par jubilatedeo
Saint Amoun Fondateur de Nitrie, à l'ouest du delta du Nil (4ème s.)
Fondateur de la célèbre colonie d'anachorètes de Nitrie à soixante kilomètres au sud d'Alexandrie en Egypte. Une grande amitié l'unissait à saint Antoine et c'est avec abba Amoun que saint Antoine le Grand fonda "le désert des cellules" où plus de six cents moines vinrent y vivre la quiétude de l'hésychasme, avec leur bénédiction, chacun retiré dans sa cellule.
Saint Audacte et Callisthène (4ème s.)
Martyr durant les persécutions de l'empereur Maximin, et sa fille sainte Callisthène. Ils vivaient à Ephèse quand saint Audacte fut arrêté comme chrétien. Il eut la tête tranchée. Sainte Callisthène se déguisa en homme pour échapper et se réfugia à Nicomédie où elle pratiqua l'art médical. Pour la remercier d'une guérison, une famille lui proposa leur jeune fille comme épouse et Callisthène dut refuser en révélant son identité. A la mort de Maximin (312), elle devint la gouvernante du fils de Constance, soeur de Constantin le Grand, qui était chrétienne. Elle fit construire un oratoire à Ephèse pour y enterrer les reliques de son père.
Sainte Aure Abbesse à Paris (+ 666)
Saint Eloi la mit à la tête d'un grand monastère qu'il fonda à Paris en 633 et qui compta bientôt trois cents religieuses. Il construisit pour elles deux églises : l'une dédiée à saint Martial où elles allaient chanter l'office (c'était en souvenir de son pays d'origine le Limousin) et l'autre dédiée à saint Paul où elles étaient enterrées. Cette dernière est devenue l'église Saint Paul - Saint Louis dans le Marais à Paris. Sainte Aure fut emportée, avec une centaine de ses moniales, par la peste qui ravagea Paris en 666.
Sainte Domnine (+ 302)
et les saintes Bérénice et Prosdoce, ses deux filles, martyres durant la dernière persécution romaine. Elles vivaient à Antioche de Syrie. Arrêtées comme chrétiennes, elles préférèrent se jeter dans le fleuve plutôt que de risquer le déshonneur dont les menaçaient les soldats qui les conduisaient au tribunal. Saint Jean Chrysostome et saint Augustin ont fait l'éloge de ces femmes, martyres volontaires. "Non que l'Eglise approuve leur conduite de s'être données à elles-mêmes la mort, mais bien leur détermination d'avoir préféré la mort au deshonneur."
Sainte Domnine et ses filles furent livrées au martyre en Syrie, pendant la persécution de Dioclétien. Elles sont mentionnées par plusieurs auteurs grecs contemporains. 10 000 saints Ed. Brépols
Saint Etienne de Serbie (+ 1540)
et son épouse sainte Elisabeth. Originaire du Montenegro, il devint "despote", seigneur, de la région de Srem alors peuplée de Serbes orthodoxes, zone "tampon" entre les Turcs et la Hongrie catholique latine. Après la défaite des Hongrois (1526), la prise de Budapest (1529) et le siège de Vienne par les Turcs, il résista héroïquement contre les envahisseurs. Ses reliques furent remises à des moines serbes par un janissaire turc qui avait été chrétien, et, enlevé enfant par les turcs, était devenu musulman. Elles furent déposées au monastère de Sisatovats. Sainte Elisabeth revint en Serbie et s'endormit en paix près de ce monastère. Sisatovats a été détruit par les oustachis croates durant la Seconde Guerre mondiale. Les reliques de saint Etienne sont désormais à la cathédrale de Belgrade.
Bienheureux François-Xavier Seelos
prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur (+ 1867)
Venu de Bavière, il eut continuellement le souci des enfants, des jeunes gens, des migrants et de leurs besoins, décédé à la Nouvelle-Orléans en Louisiane.
Béatifié le 9 avril 2000 par Jean-Paul II.
A voir aussi: la vie de François-Xavier Seelos
http://www.seelos.org/lifeBioFrench.html
"Sa disponibilité et son affabilité naturelle dans l'accueil et la compréhension des besoins des personnes ordinaires le firent tout de suite connaître comme un confesseur expérimenté et un guide spirituel... Les fidèles le décrivaient comme le missionnaire au sourire permanent et au coeur généreux, spécialement envers les gens dans le besoin et les marginaux."
Saint Gouria (+ 1563)
ou
Gouri. Né à Radonège dans une famille de petits boïars russes, il fut mis au service du prince Penkov. Calomnié par les autres domestiques, il fut jeté dans une fosse profonde, ne recevant sa nourriture que tous les trois jours. Il y passa son temps à recopier des livres qu'un ami revendait et dont l'argent de la vente était donné aux pauvres. Délivré au bout de deux années de réclusion d'une manière miraculeuse, il entra au monastère de saint Joseph de Volokolamsk dont il devint higoumène. Le tsar Ivan IV le Terrible le fit consacrer évêque de Kazan. Il évangélisa cette région avec saint Germain de Volokolamsk et saint Barsanuphe, évêque de Tver.
Saint Hierothée (1er s.)
La tradition veut qu'il ait été l'un des neuf membres de l'Aréopage d'Athènes qui se convertirent à la parole de saint Paul. Il fut le premier évêque de la ville, laissant à saint Denys les hymnes divins qui jaillissaient de sa contemplation. Saint Denys lui succéda comme évêque d'Athènes.
Saint Jean Lampadiste (10ème s.)
Originaire de Lampadistos dans l'île de Chypre, il quitta sa patrie à dix-huit pour aller vivre dans l'ascèse d'un ermitage à Marathasa. Devenu aveugle, il n'y vécut que quatre années. Les miracles de ce saint qui s'accomplissent encore aujourd'hui font de ce lieu un pèlerinage très fréquenté.
Saint Pétrone Evêque de Bologne (+ 450)
Haut fonctionnaire romain, il avait reçu une éducation digne de son rang. Il partit quelque temps dans les "déserts" d'Egypte puis revint à Bologne. La ville venait d'être pillée par les armées d'Alaric. Il fut choisi comme évêque et consacra sa fortune personnelle à relever Bologne de ses ruines.
Saint Pierre de Capitolias (+ 715)
Originaire de la région de Damas, il était admiré par tous pour sa sagesse et son intelligence qu'il transmit à ses trois fils et à sa fille. Prêtre, il annonçait courageusement la divinité de Jésus-Christ sur les places publiques, ce qui décida le calife Walid à le faire arrêter. Son martyre fut d'une cruauté raffinée. Sur la place publique de sa ville, Capitolias, devant la foule rassemblée, il fut chaque jour exposé pour être soumis à la torture. Le vendredi, on lui coupa la langue jusqu'à la racine, le samedi, on lui coupa une main et un pied. Le dimanche, on lui coupa l'autre main et l'autre pied, on l'aveugla et il fut attaché à une croix. Il y mourut percé de trois coups de lance. Son corps resta ainsi durant cinq jours, puis il fut brûlé et les cendres jetées dans le cours d'eau voisin. Les chrétiens ne purent recueillir aucune relique, mais c'est dans leur mémoire et le coeur que saint Pierre reste vivant.
Saint Quintin martyr (6ème s.)
Vénéré comme martyr en Touraine, selon un texte du 13e siècle conservé à la Bibliothèque nationale de Paris, Quintin, né à Paris était au service de Gontrand, un noble de Turinge, dignitaire à la cour de Clotaire I (+ 561)
Ayant refusé les avances de la femme de son maître, celle-ci décida de s'en débarrasser. Elle le fit décapiter sur les rives de l'Indre. Sa tête fut jetée dans une fontaine qui devint miraculeuse. La crédibilité de cette histoire est liée à la barbarie historique de ces temps où la luxure et la violence étaient habituelles.
Nous savons qu'un culte lui était rendu à Tours au 11e siècle et qu'il s'est propagé dans la région. Les reliques de saint Quintin, martyr tué pour avoir voulu observer les commandements de Dieu et la fidélité à son maître, sont vénérées à la cathédrale Saint-Etienne de Meaux depuis le 13e siècle.
Saint Vladimir de Novgorod (+ 1050)
Fils aîné de Iaroslav le Sage, il fonda, à Novgorod, la somptueuse église Sainte Sophie qui devint la cathédrale et le centre spirituel de cette grande cité russe. L'iconostase de Sainte-Sophie est l'une des plus belles qui soient.
Les Églises font mémoire…
Anglicans : François d’Assise, frère, diacre, fondateur des Frères mineurs
Catholiques d’occident : François d’Assise (calendrier romain et ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (24 tut/maskaram) : Quadrat (1er s.), un des 72 disciples (Église copte)
Luthériens : Rembrandt Harmenszoon van Rhjin (+1669), peintre aux Pays-Bas
Maronites : François le Grand (d’Assise), confesseur
Orthodoxes et gréco-catholiques : Hiérothée (1er s.), évêque d’Athènes, disciple de saint Paul ; Recouvrement des reliques de Dimitri de Rostov (1752 ; Église russe)
Syro-orientaux : François d’Assise (Église malabar)
Vieux Catholiques : François d’Assise, confesseur
Posté le 02.10.2008 par jubilatedeo
04 La soeur de l'enfant se tenait à distance pour voir ce qui allait arriver.
05 La fille de Pharaon descendit au fleuve pour s'y baigner, tandis que ses suivantes se promenaient sur la rive. Elle aperçut la corbeille parmi les roseaux et envoya sa servante pour la prendre.
06 Elle l'ouvrit et elle vit le bébé. C'était un petit garçon, il pleurait. Elle en eut pitié et dit : « C'est un petit Hébreu. »
07 La soeur de l'enfant dit alors à la fille de Pharaon : « Veux-tu que j'aille te chercher, parmi les femmes des Hébreux, une nourrice pour allaiter le bébé ? »
08 La fille de Pharaon lui répondit : « Va. » La jeune fille alla donc chercher la mère de l'enfant.
09 La fille de Pharaon dit à celle-ci : « Emmène ce bébé et nourris-le. C'est moi qui te donnerai ton salaire. » Alors la femme emporta l'enfant et le nourrit.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Posté le 02.10.2008 par jubilatedeo
Livre de Job 38,1.12-21.40,3-5.
Du milieu de la tempête, le Seigneur répondit à Job :
As-tu, une seule fois dans ta vie, donné des ordres au matin, assigné son poste à l'aurore,
pour qu'elle saisisse la terre aux quatre coins et en fasse tomber les méchants d'une secousse ?
Elle donne à la terre sa teinte vermeille, elle la colore comme un vêtement ;
elle enlève leur lumière aux méchants et brise leur bras qui se levait.
Es-tu parvenu jusqu'aux sources de la mer, as-tu exploré le fond de l'abîme ?
As-tu découvert les portes de la Mort, l'entrée du pays de l'ombre ?
As-tu idée de l'immensité de la terre ?Dis-le donc, si tu sais tout cela !
De quel côté habite la lumière, quelle est la demeure de l'obscurité ?
Peux-tu cerner son domaine, reconnaître les sentiers de sa maison ?
Tu peux le savoir, car tu étais déjà né, toi qui comptes un si grand nombre de jours ! »
Job répondit alors au Seigneur :
« Je suis trop peu de chose, que puis-je te répondre ?Je mets la main sur ma bouche.
J'ai parlé une fois, je ne dirai plus rien ; j'ai parlé deux fois, je n'ai plus rien à ajouter. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Psaume 138 (139), 1-2.5a, 7-8, 9-10, 13-14ab
Conduis-moi, Seigneur, sur le chemin d'éternité.
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ;
de très loin, tu pénètres mes pensées.
Tu me devances et me poursuis.
Où donc aller, loin de ton souffle ?
où m'enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ;
je descends chez les morts : te voici.
Je prends les ailes de l'aurore
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit,
ta main droite me saisit.
C'est toi qui as créé mes reins,
qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l'être étonnant que je suis.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,13-16.
En parlant aux soixante-douze disciples, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts !
Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Hugues de Saint-Victor (?-1141), chanoine régulier, théologien
Traité des sacrements de la foi chrétienne, II, 1-2 ; PL 176, 415 (trad. Orval)
« Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette »
De même que le souffle de l'homme passe par la tête pour descendre vers les membres et les vivifier, ainsi l'Esprit Saint vient aux chrétiens par le Christ. La tête c'est le Christ, les membres ce sont les chrétiens. Il y a une tête et de nombreux membres, un seul corps formé de la tête et des membres, et dans ce seul corps un unique Esprit qui est en plénitude dans la tête et en participation dans les membres. Si donc il n'y a qu'un corps, il n'y a aussi qu'un seul Esprit. Qui n'est pas dans le corps ne peut pas être vivifié par l'Esprit, selon cette parole de l'Ecriture : « Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas, n'est pas du Christ » (Rm 8,9). Car celui qui n'a pas l'Esprit du Christ n'est pas membre du Christ.
Rien de ce qui fait partie du corps n'est mort ; rien de ce qui est séparé du corps n'est vivant. C'est par la foi que nous devenons membres ; c'est par l'amour que nous sommes vivifiés. Par la foi nous recevons l'unité ; par la charité nous recevons la vie. Le sacrement du baptême nous unit ; le Corps et le Sang du Christ nous vivifient. Par le baptême, nous devenons membres du corps ; par le Corps du Christ, nous participons à sa vie.
Homélie Messe
Corazine, Bethsaïde, Capharnaüm : trois villes de la terre de Jésus, trois villes qui ne se sont pas converties. Trois villes qui ont reçu la visite du Sauveur et ont ignoré sa parole. Jésus ne les condamne pas, mais il pleure sur elles. Il pleure sur leur aveuglement. Jadis, même les villes les plus pécheresses ont su voir dans les miracles un appel de Dieu à changer de vie. Comment Capharnaüm, le premier lieu où Jésus a prêché et fait des miracles, comment la ville où il a habité a-t-elle pu l’ignorer ?
Ces trois noms résonnaient à l’époque comme des lettres de noblesse. Une réputation liée surtout à l’opulence du commerce. Il n’est pas difficile de s’imaginer la vie des gens de l’époque. La vie n’est pas sans contraintes ni contrariétés, mais le confort que tous les hommes bien dans leur siècle peuvent souhaiter y est accessible. De plus, tous sont convaincus que, à ce niveau de développement de la civilisation, l’esprit humain a acquis une maturité qui le met à l’abri des barbaries de jadis. Il est capable de concevoir beaucoup de choses, de rester ouvert à autrui. Même au rabbi de Nazareth. Il est connu dans la région, c’est un enfant du pays, il fait preuve d’une sagesse reconnue, on l’a même vu faire des miracles.
Pourtant « malheureuse es-tu Corazine ». Malheureuse es-tu d’avoir enfermé l’Envoyé dans tes propres catégories, de l’avoir aseptisé dans ton propre mode de vie, d’avoir manqué la rencontre offerte avec celui qui l’envoyait, Dieu. En effet, rencontrer l’envoyé est rencontrer physiquement et personnellement celui dont il porte le message. Il n’était pas fait de distinction entre l’envoyé et son mandateur. Nous comprenons ainsi que l’erreur de ses villes n’est pas d’avoir refusé d’écouter Jésus mais de ne pas l’avoir accueilli pour ce qu’il est : l’envoyé de Dieu, Dieu lui-même.
Cette rencontre n’a pas eu lieu par manque d’ouverture. Pas par manque d’amitié ou d’amour pour Jésus ; on se souvient de sa famille accompagnée de ses amis et relations, venir le protéger de lui-même et tenter de le faire rentrer discrètement à la maison, avant qu’il n’ait totalement perdu la tête. L’égarement ne vient pas d’un manque d’intérêt mais d’une relation mal située. Capharnaüm a donné un toit au Messie mais ne s’est pas située en créature face au Créateur, en pécheur face au Sauveur, en disciple face au Maître.
Ce mystère d’aveuglement est le mystère de notre propre relation à Dieu. La ville, nous le savons, est la personnification du peuple qui l’habite. Elle représente l’âme sous un mode d’intimité et de profondeur. Les villes sur qui Jésus pleure ce sont donc ses amis, ses familiers, nous. Tous ceux qui l’aiment mais qui ne lui donnent pas la possibilité de leur apprendre à l’aimer vraiment. Tous ceux qui le connaissent mais ne le laissent pas assez se révéler lui-même. Tous ceux-là sont ces villes qui rompent peu à peu leur relation à Jésus, sans violence, par la rondeur et la tiédeur d’un quotidien fait d’habitudes et de certitudes. Peu à peu, ils n’ont plus besoin de l’entendre, et finalement ils ne l’acceptent que dans la mesure où il peut être maîtrisé ou compris. Or Dieu est l’Au-delà de tout. Et, par l’intimité de leur communion, rejeter l’Envoyé est rejeter celui qui l’envoie.
Seigneur, fais-nous en ce jour la grâce de la prière. C’est elle qui nous permet de nous situer en vérité face à toi. Elle permet à la parole de tes envoyés, les apôtres, leurs successeurs et tous les témoins de l’évangile, de prendre forme en nous. La forme de ton visage. Elle fait de nous des chrétiens et nous donne envie de le devenir.
Posté le 02.10.2008 par jubilatedeo
Saint Gérard de Brogne Fondateur de l'Abbaye de Brogne (+ 959)
Il commença d'abord par la carrière des armes, mais quand son père mourut, il décida de se faire bénédictin, s'initia à la vie monastique à Saint Denis près de Paris et fonda une abbaye sur son domaine familial. Pendant vingt ans, à la demande du comte de Flandre, il réforma de nombreuses abbayes qui étaient sous la juridiction du duc de Lotharingie ou Lorraine. On ne sait s'il y parvint, mais du moins s'endormit en paix en l'abbaye de Brogne dans la province de Namur à quelques kms au nord-est de Maredsous. C'est au XVIIème siècle que la localité de Brogne prend le nom de Saint-Gérard : ce moine doux et conciliant avait été canonisé en 1131, lors du concile de Reims.
Voir aussi le site de l'Abbaye saint Gérard de Brogne.
http://www.brogne.be/
Bienheureux Ambrosio Francesco Ferro et ses compagnons martyrs (+ 1645)
Ambrosio Francisco Ferro, d'origine portugaise, curé à Natal, Brésil. Effayés par la persécution qui a eu lieu dans la chapelle de Cunhau, les catholiques de Natal tentent de se mettre à l'abri, mais en vain. Ils sont conduits par leurs persécuteurs à vingt kilomètres de Natal, ils sont torturés et mis à mort de diverses manières, avec une cruauté épouvantable.
Ambrosio Francesco Ferro et ses compagnons: les bienheureux Antoine Baracho, Antoine Vilela Cid, Antoine Vilela junior et sa fille, Didace Pereira, Emmanuel Rodrigues Moura et son épouse, une fille de François Dias le jeune, François de Bastos, François Mendes Pereira, Jean de Silveira, Jean Lostau Navarro, Jean Martins et sept jeunes, Joseph do Porto, Matthieu Moreira, Simon Correia, Étienne Machado de Miranda et ses deux filles, Vincent de Souza Pereira, martyrs, victimes de l’oppression exercée contre la foi catholique sur le bord de l’Uruaçu, près de Natal au Brésil, béatifiés le 5 mars 2000 avec les Martyrs du Brésil.
Sainte Bianca ou Candide Martyre à Rome (2ème s.)
Nous connaissons une martyre inhumée au cimetière de Pontien à Rome, mais nous n'en savons rien de plus. Elle a témoigné de sa foi en Jésus-Christ. Et c'est en cela que nous devons l'honorer et la suivre dans la candeur et la pureté de notre vie.
Saint Chrodegang Evêque de Metz (+ 766)
Evêque de Metz et confesseur. Il fut l'un des premiers à adopter puis à propager en Gaule la liturgie romaine de Rome et le chant grégorien naissant. Il donna aux chanoines des collégiales et des cathédrales une règle de vie fraternelle. Il fut inhumé à l'abbaye de Gorze qu'il avait fondée.
Bienheureux Columba Marmion 3e abbé de Maredsous (+ 1923)
Le Vénérable Columba Marmion, osb, a été béatifié par Jean-Paul II le 3 septembre 2000 (Centre Informatique et Bible).
http://www.cibmaredsous.be/cib8000.htm
Homélie de la messe de béatification (site du Vatican).
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/documents/hf_jp-ii_hom_20000903_beatification_fr.html
Saint Cyprien de Toulon Evêque de Toulon (+ 516)
Moine de l'abbaye saint Victor de Marseille et évêque de Toulon, il s'opposa fermement au courant semi-pélagien qui, dans les milieux monastiques issus de l'abbaye de Lérins, minimisait la portée du péché originel et le rôle de la grâce divine, affirmant que, par sa nature humaine et sa volonté, l'homme a aussi et en grande partie la force de réaliser l'idéal évangélique.
Saint Denys d'Alexandrie Evêque (+ 265)
Il connut l'impitoyable persécution de l'empereur Dèce et il fut très affecté par les nombreuses apostasies. Bien qu'il soit resté caché dans sa maison, il fut arrêté à son tour, mais délivré par une troupe de paysans chrétiens qui attaquèrent ses gardes durant un transfert. Quand la paix revint, il eût à défendre l'unité de l'Eglise attaquée par le schisme de Novatien qui refusait le pardon à ceux qui, faibles, avaient apostasié et pour lesquels il était miséricordieux. Il connut, après un temps de paix, la persécution de l'empereur Valérien. Il fut exilé, mais lorsque l'empereur, lui-même, fut fait prisonnier par les Perses, la situation redevint paisible. Il eût de nombreux échanges épistolaires avec le Pape saint Denys de Rome quant à la divinité de Jésus-Christ. Les Eglises d'Orient mentionnent tout particulièrement ses disciples diacres les saints Faustus, Gaïus, Eusèbe et Chairemon.
Saint Denys d'Athènes (1er s.)
Le Moyen Age voulut donner une origine très apostolique à l'évêché de Paris. On savait qu'un des premiers évangélisateurs de cette région s'appelait saint Denys. Alors, tout simplement, on l'identifia avec le Denys de l'Aréopage d'Athènes, converti par saint Paul. Les Eglises d'Orient, byzantines et syriaque, qui le fêtent aujourd'hui, en font le premier évêque d'Athènes et les parisiens en faisaient le premier évêque de Paris. Un mystique mit ses propres écrits sous son patronyme, avec beaucoup d'humilité. Et c'est ainsi que saint Denys connut une immense popularité aussi bien dans le petit peuple que parmi les théologiens qui reconnurent dans le pseudo-Denys un des plus grands auteurs mystiques. Saint Denys, celui qui fut évêque de Paris, est fêté le 9 octobre.
autre biographie:
Saint Denys L’ARÉOPAGITE
Les Églises orthodoxes font aujourd’hui mémoire de l’auteur du Corpus Areopagiticum, qui est passé dans l’histoire sous le pseudonyme de Denys l’Aréopagite.
Il n’y a, sans doute, pour aucun père de l’Église une aussi forte distance entre ce que nous savons sur sa vie et la formidable influence qu’il eut sur la spiritualité et la théologie après lui. Denys fut probablement un chrétien originaire de Syrie qui séjourna longtemps à Athènes. Grandement influencé par les derniers philosophes néo-platoniciens qui y résidaient, il composa une suite d’ouvrages qu’il signa du nom de l’Athénien converti, selon le récit des Actes des Apôtres, par la prédication de Paul à l’Aréopage.
Dans la Hiérarchie ecclésiastique et dans la Hiérarchie céleste, Denys chercha à pénétrer l’ordre cosmique au sommet duquel il n’y a que Jésus Christ, au ciel comme dans l’Église militante sur la terre. Dans les Noms divins, il fit une analyse des attributs que l’Écriture rapporte à Dieu, en quête de ce que les hommes sont en mesure de balbutier sur Dieu à partir de la révélation, suivant une théologie « positive ». Mais Denys fut surtout un grand chantre de la théologie « négative », selon laquelle on ne peut atteindre Dieu qu’à travers ce qu’il n’est pas, ce qu’on ne peut pas lui attribuer, autrement dit en entrant dans la « ténèbre plus que lumineuse du silence » et de la non connaissance de Dieu : elle seule conduit au mystère ineffable de la divine Trinité.
"O Trinité, directrice de la théologie des chrétiens, qui êtes au-dessus de tout être, de toute divinité et de toute bonté,
Conduisez-nous jusqu’à l’éminence souveraine, plus que lumineuse, et plus qu’inconnue, des Écritures divinement mystiques, où les secrets éternels, simples, absolus ou nécessaires de la Sagesse incréée sont cachés !
C’est là où, par une plus que resplendissante obscurité de silence, qui sert de maître et de docteur, ce qui est enfoncé dans les plus sombres ténèbres paraît éclatant d’un excès de lumières et de splendeurs, et que tout ce qui ne saurait être ni aperçu, ni touché, et tout ce qui n’a point d’expérience parmi les sens, assouvit, au dessus de tout ce que l’on saurait penser, les esprits privés de vue au milieu des clartés surexcessivement belles qui se font paraître.
Voilà, pour moi, la prière que je fais."
(Pseudo-Denys, La théologie mystique)
Saint Denys de Kiev (5ème s.)
L'Eglise russe vénère ce moine des Grottes de la Laure de Kiev où il vécut en reclus, méditant sur la seule valeur qui est, dans toute vie terrestre, la recherche des biens de la vie éternelle. Pour le commémorer, elle ne pouvait que le mettre en compagnie du grand saint Denys d'Athènes.
Saint Ewald Prêtre et martyr, bénédictin, disciple de Saint Willibrord (+ 695)
Ils sont deux frères qui portent d'ailleurs le même nom, alors on dit saint Ewald le Brun et saint Ewald le Blond. Ils s'étaient faits moines en Irlande et suivirent saint Willibrord quand il partit évangéliser les Frisons sur le continent. Puis ils le quittèrent pour porter l'évangile aux Saxons. Ils rencontrèrent l'un de leurs chefs, mais les notables de la tribu craignirent sa conversion au christianisme et la colère de leurs divinités. Les deux frères furent mis à mort, vraisemblablement à Anlerbeck en Westphalie. Le chef de la tribu vengea la mort de ces deux moines en faisant brûler le village. Ils ne lui avaient pas encore enseigné sans doute la douceur et le pardon évangéliques.
Saint Francois de Borgia Duc de Gandie, général de la Compagnie de Jésus (+ 1572)L'Histoire retient surtout les scandales de son grand-père, le pape Alexandre VI Borgia. La mère de François est fille illégitime d'un archevêque de Saragosse lequel d'ailleurs est un bâtard du roi Ferdinand le Catholique. Dans cette famille va naître une fleur de sainteté. A 19 ans, Charles-Quint en personne le marie à la portugaise Eleonore de Castro. François est un grand personnage: duc de Gandie, grand-veneur de l'Empereur, écuyer de l'Impératrice, gouverneur de Catalogne. Père de huit enfants, il perd son épouse alors qu'il a 36 ans. Deux ans plus tard, il change de cap, entre chez les jésuites et devient "maître général de la Compagnie" à 55 ans. Il s'impose comme "second fondateur", un père indulgent et ferme, profondément aimé de ses frères. Sous son gouvernement, les Jésuites se répandent dans toute l'Europe et dans les missions lointaines. Il leur donne un grand dynamisme et fait de son Ordre l'un des grands artisans de la Contre-Réforme.
Fils aîné du duc Jean de Borgia, François naquit en 1510 à Gandie, dans le royaume de Valence. Après une éducation raffinée à la cour de l'empereur Charles-Quint, il épousa en 1529 Éléonore de Castro, dont il eut huit fils. En 1542, il succéda à son père comme duc de Gandie; mais après la mort de sa femme il renonça à son duché. Il entrant dans la Compagnie de Jésus, et, ses études de théologie achevées, y fut ordonné prêtre en 1551. il fut élu troisième Général en 1565. Il fit beaucoup pour la formation et la vie spirituelle de ses religieux, pour les collèges qu'il fit fonder en divers lieux et pour les missions, remarquable par l’austérité de sa vie et son don d’oraison. Il meurt à Rome le 30 septembre 1572 et fut canonisé par Clément X en 1671.
Un internaute nous signale:
'Ici, en Espagne, on célèbre la festivité de saint François Borja / Borgia ("San Francisco de Borja) le 3 octobre'
Voir aussi sur le site de la province de France des Jésuites.
http://www.jesuites.com/histoire/saints/francoisborgia.htm
Quel grand remède pour tous nos maux que de méditer la Croix du Christ!
Sainte Klervi Fille de Saint Fragan (5ème s.)
Fille de Saint Fragan et de sainte Gwenn, Klervi est la soeur de l'illustre saint Gwénolé, fondateur de Landévennec au 5ème s.
Saint Grégoire Peradze, prêtre et martyr (1899-1944)
En 1944, dans le camp de la mort d’Auschwitz, meurt Grégoire Peradze, prêtre de l’Église de Géorgie, professeur et oecuméniste de premier plan.
Grégoire est né en 1899 à Sakascethi, près de Gori, à l’est de la Géorgie. Après ses études au séminaire de Tbilissi, le jeune homme fut ordonné prêtre ; il s’inscrivit, dans sa patrie, à la faculté de philosophie, mais il partit ensuite pour Bonn où il obtint sa licence en 1925.
Comme la Géorgie avait été annexée par le régime soviétique, Grégoire fut contraint de rester à l’étranger. Il poursuivit ses recherches en Angleterre, en Allemagne, en France et en Pologne, ce qui lui permit d’entrer en contact avec le mouvement œcuménique naissant, dont il fut un représentant compétent et convaincu. En Europe, il enseigna l’histoire et la littérature de Géorgie, puis il obtint, en Pologne, la chaire de Patrologie à l’Université de Varsovie. Il se distingua surtout par sa contribution à l’étude des pères de l’Église de Géorgie.
Quand la seconde guerre mondiale éclata et que les troupes nazies occupèrent la Pologne, Grégoire, qui était devenu entre temps archimandrite, fut arrêté et déporté à Auschwitz. Ce fut son ultime voyage, qu’il acheva de son plein gré, en entrant dans la chambre à gaz à la place d’un juif, père d’une famille nombreuse, qui eut ainsi, grâce à son sacrifice, la vie sauve.
Grégoire Péradze a été officiellement canonisé par l’Église orthodoxe de Géorgie en 1995.
Bienheureux Martyrs du Brésil (+ 1645)
Béatifiés par Jean-Paul II le dimanche 5 mars 2000,
Homélie : Béatification de 44 serviteurs de Dieu
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000305_beatifications_fr.html
dont André de Soveral, Ambrósio Francisco Ferro et vingt-huit compagnons (Brésil)
"Les martyrs qui sont béatifiés aujourd'hui proviennent des communautés de Cunhaú et Uruaçu do Rio Grande do Norte, à la fin du XVII siècle. André de Soveral, Ambrósio Francisco Ferro, prêtres, et vingt-huit compagnons laïcs, appartiennent à cette génération de martyrs qui ont irrigué la terre de leur patrie, la rendant fertile pour les générations des nouveaux chrétiens. Ils sont les prémices de l'oeuvre missionnaire, les proto-martyrs du Brésil."
Lire aussi l'homélie du cardinal Angelo Sodano, à l'occasion de la célébration du Vème centenaire de l’évangélisation du Brésil, Porto Seguro, 26 avril 2000:
http://www.vatican.va/roman_curia/secretariat_state/documents/rc_seg-st_doc_20000426_sodano-brazil_fr.html
"Ce que les Brésiliens sont aujourd'hui est dû au dévouement généreux de nombreux chrétiens, qui servirent la cause de la foi avec un courage qui les conduisit parfois à donner leur vie, comme dans le cas des martyrs de Cunhaú et d'Uraçu, récemment béatifiés par le Pape."
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/fg033.htm
"De ces nombreux martyrs de Cunhau et Natal, le postulateur a réussi à identifier trente noms qui ont été proposés pour la béatification, les autres sont restés anonymes: des vieillards, des familles tout entières et beaucoup d'enfants en bas âge.
Le sang des martyrs est une semence de chrétiens. Répandu "comme prémices pour Dieu et l'Agneau" (Ap 14,4), ce sang a rendu fertile la terre du Brésil pour donner une génération de nouveaux chrétiens." (source abbaye saint-Benoît)
Saint Maximien (5ème s.)
Evêque en Afrique. Il était donastiste et se convertit, quittant l'hérésie pour revenir au sein de l'Eglise catholique. Il eut beaucoup à souffrir de la part de ses anciens corréligionnaires, qui même, un jour, le précipitèrent du haut d'une tour. Grièvement blessé, il survécut quelque temps.
Saint Méloir martyr (+ 798)
ou Mélaire.
Martyr à Lanmeur au diocèse de Quimper. Petit fils du comte de Cornouailles, il fut assassiné par son oncle, homme jaloux et ambitieux. Ses reliques furent transportées à Paris où elles se trouvent à l'église Saint Jacques du Haut-Pas, et la Bretagne lui garde mémoire dans plusieurs localités : 22980 Saint Méloir.
A lire aussi sur le site du diocèse de Quimper et Léon:
http://catholique-quimper.cef.fr/decouvrez_notre_patrimoine/bol-d-air-breton/saint-melar-meloir/
"Mélar n'avait que 7 ans quand son père, saint Miliau, fut traîtreusement tué par Rivode son frère. Celui-ci s'en prit ensuite au fils de sa victime, lui faisant couper la main droite et le pied gauche pour l'empêcher de manier l'épée et de monter à cheval. Il finit par le faire assassiner auprès de Lanmeur, où une partie de ses reliques fut gardée dans la crypte jusqu'aux invasions normandes. De Lannéanou à Lanmeur, le chemin porte le nom de 'Hent sant Melar', chemin du martyre d'un jeune innocent."...
Saint Pathus Evêque de Meaux (7ème s.)
Sanctus Patusius
Une tradition en fait le prédecesseur d'Erlingus, évêque de Meaux au VIIe siècle avant 683. Il aurait été choisi contre son gré et serait mort le jour de son élection sans avoir été consacré. Un village de Seine-et-Marne porte son nom.
"La localité de Saint-Pathus porte le nom d’un prêtre de vie renommée vertueuse qui fut nommé évêque de Meaux en 684 et mourut le jour de son élection.
La tâche à assumer lui semblait trop lourde et il ne souhaitait pas cet honneur.
Originaire de Senlis, il se rendait à Meaux par la route que la reine Brunehilde venait de faire construire, en priant Dieu d’éloigner la mitre (coiffure triangulaire portée par les évêques) de sa tête et fut exaucé. Il expira chemin faisant en bénissant la ville de Meaux qui l’avait élu. C’est à l’endroit où il mourut que sire Guillaume des Barres, seigneur de la région, lui fit édifier une église qu’il plaça sous son patronage (en 1102). Le village qui se forma autour du lieu sacré prit par la suite le nom du Saint."
Bienheureux Utton (+ 820)
Il fonda le monastère bénédictin de Metten en Bavière.
GEORGE ALLEN KENNEDY BELL pasteur et témoin de l’œcuménisme (1883-1958)
Le 3 octobre 1958, George Allen Kennedy Bell, évêque de Chichester et grand pionnier du mouvement œcuménique, meurt sereinement dans sa résidence de Canterbury.
Bell est né à Norwich en 1883. Il fit ses études à Oxford et reçut l’ordination presbytérale en 1907. De 1914 à 1929, il fut d’abord chapelain de l’archevêque primat d’Angleterre puis doyen de Canterbury.
Frappé par les souffrances inouïes causées par les deux guerres mondiales, Bell s’employa de toutes les manières à promouvoir la réconciliation entre les peuples, tissant sans se lasser des relations avec des chrétiens de toutes confessions.
Même si la formation théologique ne lui faisait certes pas défaut, il fut un homme d’action et prit durant plusieurs années la tête du mouvement Vie et action ; lorsque ce dernier rejoignit le Conseil œcuménique des Églises, Bell fut élu premier modérateur du tout nouvel organisme œcuménique mondial. Sa défiance notoire pour les dialogues théologiques ne l’empêcha pas de forger de grandes amitiés avec Dietrich Bonhoeffer, Nathan Söderblom et Wilhelm Visser’t Hooft, posant ainsi les bases d’un long chemin du rapprochement entre les Églises qui se produisit à la fin de la seconde guerre mondiale.
Bell mourut après avoir prononcé sa dernière homélie sur le passage de Lc 17,10 : « De même, vous aussi, quand vous avez fait tout ce qui vous était ordonné, dites : ‘Nous sommes des serviteurs quelconques. Nous n’avons fait que ce que nous devions faire’ ». Par un rapprochement significatif, c’est le texte même que Bonhoeffer avait choisi pour sa première prédication, et c’est encore le texte qui fut gravé sur la tombe de Nathan Söderblom dans la cathédrale d’Uppsala.
Lecture
La guerre et ses effets dévastateurs, la douleur et les larmes, les pertes et les souffrances, les désastres et la mort, sont le salaire du péché. Et quand nous parlons de péché, nous n’entendons pas les péchés d’un système politique particulier – dans l’acception restreinte du mot ‘politique’ - ; et notre attention n’entend pas se concentrer surtout sur les causes politiques qui sont à l’origine du conflit. Ce qui nous préoccupe ce sont les causes morales et religieuses qui sous-tendent les explications politiques. Mais alors que notre premier devoir est de dénoncer tous les péchés d’où la guerre a jailli, pour appeler les hommes au repentir, nous avons une tâche plus noble à promouvoir. Derrière notre appel à la conversion se trouve une grande espérance. C’est à genoux que nous prions les hommes de se repentir, parce que, ce faisant, nous leur indiquons le royaume de Dieu. Il nous revient à nous tous membres de son Église de hâter les temps et de courir au-devant du royaume désiré, au point de pouvoir être trouvés dignes de le recevoir dans sa plénitude quand il viendra.
(George Bell, Discours).
Les Églises font mémoire…
Luthériens : François d’Assise (+1226), fondateur d’un Ordre en Italie
Maronites : Denys l’Aréopagite, martyr ; Thérèse de l’Enfant Jésus (+1897), sainte
Orthodoxes et gréco-catholiques : Denys l’Aréopagite, disciple de saint Paul, hiéromartyr ; Michel et Théodore de Tchernigov (+1245), thaumaturges et martyrs (Église russe) ; Grégoire Péradze, martyr (Église géorgienne)
Syro-orientaux : Thérèse de l’Enfant Jésus (Église malabar)
Posté le 02.10.2008 par jubilatedeo
08 Un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte. Il n'avait pas connu Joseph.
09 Il dit à son peuple : « Voici que les fils d'Israël sont maintenant un peuple plus nombreux et plus puissant que nous.
10 Prenons donc les dispositions voulues pour l'empêcher de se multiplier. Car, s'il y avait une guerre, il se joindrait à nos ennemis, combattrait contre nous, et ensuite il sortirait du pays. »
11 On imposa donc aux fils d'Israël des chefs de corvée pour les accabler de travaux pénibles. Ils durent bâtir pour Pharaon les villes et entrepôts de Pithome et de Ramsès.
12 Mais, plus on les accablait, plus ils se multipliaient et proliféraient, ce qui les fit détester.
13 Les Égyptiens les soumirent à un dur esclavage
14 et leur rendirent la vie intenable à force de corvées : préparation de l'argile et des briques et toutes sortes de travaux à la campagne ; tous ces travaux étaient pour eux un dur esclavage.
22 Finalement, Pharaon donna cet ordre à tout son peuple : « Tous les garçons qui naîtront chez les Hébreux, jetez-les dans le Nil. Ne laissez vivre que les filles. »
01 Un homme de la tribu de Lévi avait épousé une femme de la même tribu.
02 Elle conçut, et elle donna naissance à un fils. Voyant qu'il était beau, elle le cacha durant trois mois.
03 Lorsqu'il lui fut impossible de le tenir caché plus longtemps, elle prit une corbeille de jonc, qu'elle enduisit de bitume et de résine. Elle y plaça le bébé, et déposa la corbeille au bord du Nil, au milieu des roseaux.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Posté le 02.10.2008 par jubilatedeo
Livre de l'Exode 23,20-23a.
Au Sinaï, Moïse transmettait au peuple les paroles du Seigneur : « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé.
Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon Nom est en lui.
Mais si tu lui obéis parfaitement, si tu fais tout ce que je dirai, je serai l'ennemi de tes ennemis, je poursuivrai tes persécuteurs.
Mon ange marchera devant toi. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Psaume 90 (91), 1-2, 3-4, 5-6, 10-11
Le Seigneur a donné ordre à ses anges de veiller sur chacun de tes pas.
Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut
et repose à l'ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »
C'est lui qui te sauve des filets du chasseur
et de la peste maléfique ;
il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans le noir,
ni le fléau qui frappe à midi.
Le malheur ne pourra te toucher,
ni le danger, approcher de ta demeure :
il donne mission à ses anges
de te garder sur tous tes chemins.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux.
Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
12e sermon sur le psaume 90
« Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé » (Ex 23,20)
« Il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins » (Ps 90,11). Quel n'est pas le respect que cette parole doit susciter en toi, la ferveur qu'elle doit faire naître, la confiance qu'elle doit t'inspirer ! Le respect à cause de leur présence, la ferveur à cause de leur bienveillance, la confiance à cause de leur vigilance... Ils sont donc là, à tes côtés, non seulement avec toi, mais pour toi. Ils sont présents pour te protéger, pour te secourir. Que rendrais-tu au Seigneur pour tout ce qu'il t'a donné ? (Ps 115,3). C'est à lui seul qu'on doit rendre gloire et honneur pour ce secours ; c'est lui qui leur en a donné l'ordre. « Tout don parfait » (Jc 1,17) ne peut venir que de lui. Mais on ne peut pour autant manquer de reconnaissance à l'égard des anges, en raison de la si grande charité avec laquelle ils obéissent et du besoin si grand que nous avons de leur aide.
Soyons donc pleins de respect et de reconnaissance pour une telle vigilance de leur part ; aimons-les en retour et honorons-les autant que nous le pouvons, autant que nous le devons... En Dieu aimons ses anges, dans la conscience qu'ils seront un jour nos cohéritiers et que d'ici là le Père dispose et ordonne qu'ils soient pour nous des guides et des éducateurs. Car « dès maintenant nous sommes enfants de Dieu » bien que cela ne paraisse pas encore clairement (1Jn 3,2), puisque nous sommes encore des enfants soumis à des intendants et à des éducateurs, et nous semblons pour le moment ne différer en rien de serviteurs.
Pourtant si petits que nous soyons et si longue et dangereuse que soit la route qui nous reste à parcourir, qu'aurions-nous à craindre sous une si bonne garde ?... Les anges sont fidèles, ils sont sages, ils sont puissants ; qu'aurions-nous à craindre ? Suivons-les seulement, attachons-nous à eux, et nous demeurerons sous la protection du Dieu du ciel.
Homélie Messe
En ce jour où l’Eglise nous invite à faire mémoire des anges gardiens, il est important de nous rappeler que le Christ est le centre du monde angélique. Les anges sont à Lui parce que créés par et pour Lui : « Car c'est en lui qu'ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles: trônes, seigneuries, principautés, puissances; tout a été créé par lui et pour lui » (Col 1,16). Ils sont à Lui plus encore parce qu'Il les a faits messagers de son dessein de salut. Le salut, voilà ce que les anges nous annoncent et ce vers quoi ils ont la mission de nous conduire. Dans son Adversus Eunomium, saint Basile nous dit que : « Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie. »
Les anges sont ceux que Dieu a envoyés pour nous guider jusque dans la véritable Terre Promise, sa nature et sa vie divine dont il désire nous rendre participants. Nous touchons ici la mission propre des anges gardiens que nous retrouvons exposée également dans la première lecture de ce jour (Ex 23, 20-23a) : « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé ».
Pour atteindre cette Terre Promise du Royaume de Dieu, il s’agit d’écouter notre ange gardien qui se fait l’écho auprès de nous de la Parole de Dieu, de la Parole du Verbe, qui annonce et accomplit notre salut dans la mesure où nous l’accueillons et la laissons œuvrer en nous : « Respecte sa présence, écoute sa voix. Ne lui résiste pas : il ne te pardonnerait pas ta révolte, car mon Nom est en lui. Mais si tu lui obéis parfaitement, si tu fais tout ce que je dirai, je serai l'ennemi de tes ennemis, je poursuivrai tes persécuteurs. Mon ange marchera devant toi. » (Cf. 1ère lecture)
Nous trouvons à nouveau le lien entre le Christ et le monde angélique. Grégoire de Nysse disait : « Le véritable ‘ange’ c’est le Fils, le Logos (le Verbe) qui était dans le principe, en tant que c’est Lui qui annonce et réalise pour nous la volonté du Père, à savoir notre salut. »
Notre ange gardien nous remet sans cesse en mémoire ce à quoi nous sommes appelés. C’est en ce sens là qu’il nous garde durant notre pèlerinage terrestre. Cet office, il l’accomplit d’abord et avant tout par le service de louange et d’adoration qu’il rend à Dieu, lui qui, comme nous le rappelle Jésus dans l’évangile, voit sans cesse la face du Père qui est aux cieux (Mt 18, 10).
En effet, l’homme est créé pour louer et adorer Dieu. Les dernières pages du livre de l’Apocalypse nous rappelle que tout le bonheur du ciel – et donc le salut réalisé – c’est d’être devant Dieu, de le bénir, de le louer, d’entrer dans l’adoration : « De malédiction, il n'y en aura plus; le trône de Dieu et de l'Agneau sera dressé dans la ville, et les serviteurs de Dieu l'adoreront; ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. De nuit, il n'y en aura plus ; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s'éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour les siècles des siècles. » (Ap 22, 3-5) Puisse notre Ange nous garder dans la louange et l’adoration de notre Dieu. Saint Augustin disait : « Notre exercice ici-bas, ce doit être la louange de Dieu, car notre bonheur dans l’éternité, ce sera la louange de Dieu. Nul ne peut devenir propre à cet avenir, s’il ne s’y exerce dès maintenant. C’est bien pourquoi, dès aujourd’hui, nous louons Dieu. »
« O saint Ange de Dieu […], je vous rends grâces de ce que vous m’assistez si fidèlement, me protégez si constamment, me défendez si puissamment contre les attaques de l’ange des ténèbres. Bénie soit l’heure depuis laquelle vous travaillez à mon salut ; que le Cœur de Jésus rempli d’amour pour ses enfants, vous en récompense. O mon ange tutélaire, que j’ai de regret de mes résistances à vos inspirations, de mon peu de respect pour votre sainte présence, de tant de fautes par lesquelles je vous ai contristé, vous mon meilleur, mon plus fidèle ami. Pardonnez-moi ; ne cessez pas de m’éclairer, de me guider, de me reprendre. Ne m’abandonnez pas un seul instant, jusqu’à celui qui sera le dernier de ma vie ; et qu’alors mon âme, portée sur vos ailes, trouve miséricorde auprès de son juge, et la paix éternelle parmi les élus. Amen. » (Sainte Gertrude)
Posté le 02.10.2008 par jubilatedeo
LES SAINTS ANGES GARDIENS
C'est une vérité de foi que les Anges, tout bienheureux qu'ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes; les paroles de Notre-Seigneur, l'enseignement des Docteurs et des Saints, l'autorité de l'Église, ne nous permettent pas d'en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.
C'est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d'un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l'Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.
Les Anges nous préservent d'une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion: ils portent nos bonnes oeuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l'heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.
Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: "Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection." Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leur bonnes inspirations.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Encore que les Anges Gardiens sont absents de l’index thématique de l’édition française du Catéchisme de l’Eglise catholique, le texte, après avoir affirmé que de l’enfance au trépas, la vie humaine est entourée de leur garde et de leur intercession, cite un passage de l’Adversus Eunomium de saint Basile : Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie.
Sans doute est-il bon de rappeler ici que l’Ange Gardien est une vérité de foi fondée sur l’Ecriture. Dans ses versets 11 et 12, le psaume XC que nous aimons lire à la prière du soir, nous apprend que le Seigneur a prescrit pour nous à ses anges de nous garder dans tous nos chemins et de nous porter sur leurs mains pour que nos pieds ne heurtent quelque pierre. Dans l’évangile selon saint Matthieu, Jésus parle des anges des petits enfants qui voient sans cesse la face de Dieu dans le ciel (XVIII 10). L’apôtre Paul, dans l’épître aux Hébreux, affirme que les anges destinés à servir sont envoyés en mission à cause de ceux qui doivent hériter du salut (I 14) ; c’est ainsi que les Actes des Apôtres présentent la délivrance de saint Pierre (XII 16).
Les Pères de l’Eglise parlent de l’Ange Gardien, aide et protecteur de chaque fidèle. Déjà, au deuxième siècle, le Pasteur d’Hermas enseigne que tout homme à son Ange Gardien qui l’inspire et le conseille pour pratiquer la justice et fuir le mal. Au troisième siècle, la croyance à l’Ange Gardien est si ancrée dans l’esprit chrétien qu’Origène lui consacre de nombreux passages. Saint Hilaire de Poitiers, dans son commentaire de l’évangile selon saint Matthieu, montre l’Ange Gardien présidant aux prières des fidèles et les offrant à Dieu par le Christ Sauveur ; saint Grégoire de Nazianze, dans ses poèmes, présente l’Ange Gardien comme un guide qu’il demande au Christ pour être à l’abri des dangers et le conduire à la fin bienheureuse ; saint Grégoire de Nysse, dans son commentaire du Cantique des cantiques, voit dans l’Ange Gardien comme un bouclier qui entoure et protège la tour ; saint Cyrille d’Alexandrie, dans son traité contre Julien, l’Ange Gardien est le précepteur qui nous enseigne le culte et l’adoration. On peut regretter que saint Augustin n’ait pas consacré un ouvrage aux Anges Gardiens, mais on trouvera à travers ces œuvres de nombreuses indications : il souligne qu’ils nous sont envoyés pour veiller sans cesse sur nous pendant notre pèlerinage terrestre et qu’ils offrent nos prières à Dieu à qui, à la fin de notre vie, ils restitueront notre âme. C’est une grande dignité pour les âmes, écrit saint Jérôme dans son commentaire de l’évangile selon saint Matthieu, que chacune, depuis le jour de sa naissance, ait un ange préposé à sa garde.
Les Pères sont partagés à propos de l’attribution de l’Ange Gardien et il faudra attendre le douzième siècle pour que l’Eglise se rallie à la doctrine résumée par Honorius d’Autun : chaque âme, au moment où elle est introduite dans le corps, est confiée à un ange qui l’exite toujours au bien et rapporte ses actions à Dieu. Encore que saint Jérôme, dans son commentaire de Jérémie, a confirmé l’opinion de saint Basile qui enseignait, dans son commentaire des Psaumes, que l’Ange Gardien fuit le pécheur comme l’abeille la fumée, l’Eglise, à partir du treizième siècle, se rangeant, sous saint Albert le Grand et saint Thomas d’Aquin, à l’opinion de saint Pierre Damien, enseigne que l’Ange Gardien ne déserte pas l’âme pécheresse.
En 1411, la ville espagnole de Valence, délivrée du joug des musulmans, fit composer un office propre en l'honneur de son ange gardien ; l’exemple fut bientôt imité. En 1590, Sixte Quint accorda un tel office au Portugal dont la fête de l’ange gardien était célébrée depuis 1513. Il existai un tel office à Rodez que Léon X approuva en 1518. Depuis le XV° siècle, le lundi était un jour de dévotion à l’ange gardien, mais il fallut attendre le XVII° siècle pour que la fête devint universelle. A la requête de Ferdinand II, Paul V, en 1608, institua la fête des Saints Anges Gardiens, obligatoire dans le Saint-Empire Romain Germanique et facultative ailleurs. En 1667, Clément IX la ramena du 2 octobre au premier dimanche de septembre et l'enrichit d'un octave. Ce n'est que le 13 septembre 1670 que Clément X remettait la fête des Saints Anges Gardiens au 2 octobre et la rendait obligatoire pour l'Eglise Universelle, comme rite double, en attendant que Léon XIII l'éleva au rite double majeur, en 1883.
Prières
Benoît XVI
"De nombreux saints ont été dans l'amitié des anges, ce dont témoignent les nombreuses situations où ils ont reçu leur aide. Ces esprits bienheureux sont envoyés par Dieu pour servir qui héritera du salut, ainsi que le rappelle l'épître aux Hébreux. Leur aide est donc précieuse tout au long de notre pèlerinage terrestre vers la patrie céleste".
(source: VIS 080929 (160))
Pie VI (20 septembre 1796)
"Ange de Dieu, qui êtes mon gardien,
à qui la Bonté Divine m'a confié,
éclairez-moi, gardez-moi, dirigez-moi et gouvernez-moi."
Amen
Sainte Gertrude
"O saint Ange de Dieu à qui j’ai été donné en garde par une miséricordieuse providence, je vous remercie pour tant de secours dont vous avez environné ma vie temporelle, et la vie bien plus précieuse de mon âme. Je vous rends grâces de ce que vous m’assistez si fidèlement, me protégez si constamment, me défendez si puissamment contre les attaques de l’ange des ténèbres. Bénie soit l’heure depuis laquelle vous travaillez à mon salut ; que le Cœur de Jésus rempli d’amour pour ses enfants, vous en récompense. O mon ange tutélaire, que j’ai de regret de mes résistances à vos inspirations, de mon peu de respect pour votre sainte présence, de tant de fautes par lesquelles je vous ai contristé, vous mon meilleur, mon plus fidèle ami. Pardonnez-moi ; ne cessez pas de m’éclairer, de me guider, de me reprendre. Ne m’abandonnez pas un seul instant, jusqu’à celui qui sera le dernier de ma vie ; et qu’alors mon âme, portée sur vos ailes, trouve miséricorde auprès de son juge, et la paix éternelle parmi les élus. Amen."
Saint François de Sales
"O saint Anges Gardiens de mes bons parents, de mes chers amis, de mes bienfaiteurs et de mes serviteurs affectionnés et fidèles, je vous conjure de les toujours entourer de votre protection céleste en les abritant avec vigilance sous vos chastes ailes, afin qu’ils y soient bien préservés de tout péché et de toute affliction. Obtenez pour eux la santé de l’âme et du corps, je vous en supplie, secourables anges. Amen."
Des Anges gardiens
"Rendez-vous fort familiers avec les anges ; voyez-les invisiblement présents à votre vie, et surtout aimez et révérez celui du diocèse dont vous êtes, ceux des personnes avec lesquelles vous vivez, et spécialement le vôtre ; suppliez-les souvent, louez-les ordinairement, et employez leur aide et secours en toutes vos affaires, soit spirituelles, soit temporelles, afin qu'ils coopèrent à vos intentions ."
Fête des saints Anges gardiens. 1608.
" Angelis suis mandavit de te, ut custodiant te in omnibusviis tuis."
Ps. CV, II.
" Dieu vous a mis sous la garde de ses anges. Cette parole doit vous inspirer pour eux du respect, de la reconnaissance et de la confiance."
Saint Bernard.
Notre Dame, reine des Anges.
Bien que la solennité du 29 septembre ait pour but d'honorer tous les bienheureux esprits des neuf chœurs, la piété des fidèles s'est portée dans les derniers siècles à désirer qu'un jour spécial fût consacré par la terre à célébrer les Anges gardiens. Différentes Eglises ayant pris l'initiative de cette fête, qu'elles plaçaient sous divers rites à diverses dates de l'année, Paul V (à la prière de Ferdinand d'Autriche en 1608), tout en l'autorisant, crut devoir la laisser facultative ; Clément X (1670) mit fin à cette variété au sujet de la fête nouvelle, en la fixant obligatoirement du rite double (double majeur depuis 1883) au 2 octobre, premier jour libre après la Saint-Michel, dont elle demeure ainsi comme une dépendance.
Le pape Paul V.
Il est de foi qu'en cet exil, Dieu confie aux Anges la garde des hommes appelés à le contempler ainsi qu'eux-mêmes dans la commune patrie ; c'est le témoignage des Ecritures, l'affirmation unanime de la Tradition. Les conclusions les plus assurées de la théologie catholique étendent le bénéfice de cette protection précieuse à tous les membres de la race humaine, sans distinction de justes ou de pécheurs, d'infidèles ou de baptisés. Ecarter les dangers, soutenir l'homme dans sa lutte contre le démon, faire naître en lui de saintes pensées, le détourner du mal et parfois le châtier, prier pour lui et présenter à Dieu ses propres prières : tel est le rôle de l'Ange gardien. Mission à ce point spéciale, que le même Ange ne cumule pas la garde simultanée de plusieurs ; à ce point assidue, qu'il suit son protégé du premier jour au dernier de sa mortelle existence, recueillant l'âme au sortir de cette vie pour la conduire, des pieds du juge suprême, à la place méritée par elle dans les cieux ou au séjour temporaire de purification et d'expiation.
C'est dans le voisinage plus immédiat de notre nature, parmi les rangs pressés du dernier des neuf chœurs, que se recrute surtout la milice sainte des Anges gardiens. Dieu, en effet, réserve les Séraphins, les Chérubins, les Trônes, à l'honneur de former son auguste cour. Les Dominations président des abords de son trône au gouvernement de l'univers ; les Vertus veillent à la fixité des lois de la nature, à la conservation des espèces, aux mouvements des cieux ; les Puissances retiennent enchaîné l'enfer. La race humaine, dans son ensemble et ses grands corps sociaux, les nations, les églises, est confiée aux Principautés ; tandis que le rôle des Archanges, préposés aux communautés moindres, semble être aussi de transmettre aux Anges les ordres du ciel, avec l'amour et la lumière descendant pour nous de la première et suprême hiérarchie. Profondeurs de la Sagesse de Dieu (Rom. XI, 33.) ! Ainsi donc l'admirable ensemble de ministères ordonné entre les différents chœurs des esprits célestes aboutit, comme fin, à cette garde immédiatement remise aux plus humbles, la garde de l'homme, pour qui subsiste l'univers. C'est l'affirmation de l'Ecole (Suarez. De Angelis, Lib. VI, c. XVIII, 5.) ; c'est le mot de l'Apôtre : " Tout esprit n'a-t-il pas pour mission de servir les futurs héritiers du salut ?" (Heb. I, 14.).
Mais Dieu, tout magnifique qu'il daigne se montrer pour l'humanité entière, ne sait pas moins que les gouvernements de ce monde honorer d'une garde spéciale les princes de son peuple, privilégiés de sa grâce, ou régissant pour lui la terre ; au témoignage des Saints, une perfection suréminente, une mission plus haute dans l'Etat ou l'Eglise, assurent à qui en est revêtu l'assistance d'un esprit également supérieur, sans que l'Ange de la première heure, si l'on peut ainsi parler, soit nécessairement pour cela relevé de sa propre garde.
Il s'en faut d'ailleurs que, sur le terrain des opérations du salut, le titulaire céleste du poste à lui confié dès l'aube puisse redouter jamais de se voir isolé ; à sa demande, à l'ordre d'en haut, les troupes de ses bienheureux compagnons, qui remplissent la terre et les cieux, sont toujours prêtes à lui prêter main forte. Il est pour ces nobles esprits, sous l'œil du Dieu dont ils aspirent par tous moyens à seconder l'amour, de secrètes alliances amenant parfois sur terre entre leurs clients mêmes des rapprochements dont le mystère se révélera au jour de l'éternité.
" Mystère profond que le partage des âmes entre les Anges destinés à leur garde ; divin secret, relevant de l'économie universelle qui repose sur l'Homme-Dieu ! Ce n'est point non plus sans d'ineffables dispositions que se répartissent entre les Vertus des cieux les services de la terre, les départements multiples de la nature : fontaines et fleuves, vents et forêts, plantes, êtres animés des continents ou des mers, dont les rôles s'harmonisent par le fait des Anges dirigeant au but commun leurs offices variés." (Origen. in Josue, Hom. XXIII.).
" Telle subsiste, en sa puissante unité, l'œuvre du Créateur. Et sur ces mots de Jérémie : Jusques à quand pleurera la terre ?" (Jerem. XII, 4.).
Origène reprend, soutenu de l'autorité de saint Jérôme, son traducteur en la circonstance (Origen. in Jerem. Hom. X, juxta Hieron VIII.) : " C'est par chacun de nous que la terre se réjouit ou qu'elle pleure ; et non seulement la terre, mais l'eau, le feu, l'air, tous les éléments, qu'il ne faut point entendre ici de la matière insensible, mais des Anges préposés à toutes choses sur terre. Il y a un Ange de la terre, et c'est lui, avec ses compagnons, qui pleure de nos crimes. Il y a un Ange des eaux, à qui s'applique le Psaume : " Les eaux vous ont vu, et elles ont été dans la crainte ; le trouble a saisi les abîmes ; voix des grandes eaux, voix de l'orage : l'éclair comme la flèche a sillonné la nue (Psalm. LXXVI, 17-18.)."
Ainsi considérée, la nature est grande. Moins dépourvue que nos générations sans vérité comme sans poésie, l'antiquité ne voyait pas autrement l'univers. Son erreur fut d'adorer ces puissances mystérieuses, au détriment du seul Dieu sous lequel fléchissent ceux qui portent le monde (Job. IX, 13.).
" Air, terre, océan, tout est plein d'Anges, dit saint Ambroise à son tour (Ambr. in Psalm. CXVIII, Sermo I, 9, 11, 12.). Assiégé par une armée, Elisée demeurait sans crainte ; car il voyait d'invisibles cohortes qui l'assistaient. Puisse le Prophète ouvrir aussi tes yeux ; et que l'ennemi, fût-il légion, ne t'effraie pas : tu te crois investi, et tu es libre ; il y en a moins contre nous que pour nous (IV Reg. VI, 16.)."
Revenons à l'Ange particulièrement détaché près de nous tous, et méditons cet autre témoignage :
" Il ne dort pas, on ne le trompe pas, le noble gardien de chacun d'entre nous. Ferme ta porte, et fais la nuit ; mais souviens-toi que tu n'es jamais seul : lui, pour voir tes actions, n'a pas besoin de lumière."
Qui parle ainsi ? non quelque Père de l'Eglise, mais un païen, l'esclave philosophe Epictète (Ap. Arrian. Diss. I, 14.).
De préférence toutefois et pour finir, écoutons aujourd'hui comme fait l'Eglise l'Abbé de Clairvaux, dont l'éloquence se donne ici carrière :
" En tous lieux, sois respectueux de ton Ange. Que la reconnaissance pour ses bienfaits excite ton culte pour sa grandeur. Aime ce futur cohéritier, tuteur présentement désigné par le Père à ton enfance. Car bien que fils de Dieu, nous ne sommes pour l'heure que des enfants, et longue et périlleuse est la route. Mais Dieu a commandé à ses Anges de te garder en toutes tes voies ; ils te porteront dans leurs mains, dans la crainte que tu ne heurtes ton pied contre la pierre ; tu marcheras sur l'aspic et le basilic, et tu fouleras aux pieds le lion et le dragon (Psalm. XC, 11 -13.). Oui donc ; là où la route est praticable pour un enfant, ils borneront leur concours à te guider, à te soutenir comme on fait les enfants. L'épreuve menacera-t-elle de dépasser tes forces ? ils te porteront dans leurs mains. Ces mains des Anges ! combien d'impasses redoutées, franchies grâce à elles comme sans y penser, et ne laissant à l'homme par delà que l'impression d'un cauchemar soudainement évanoui (Bernard, in Psalm. XC, Sermo XII.) !"
Mais où l'Ange triomphe, c'est dans la rencontre chantée au Cantique sacré.
" Lui, l'un des compagnons de l'Epoux, dit saint Bernard, envoyé pour cela des cieux à l'élue, négociateur, témoin du mystère accompli, comme il tressaille, et dit : Je vous rends grâces, Dieu de majesté, qui avez exaucé le désir de son cœur ! Or, c'était lui qui, sur la route, ami persévérant, ne cessait de murmurer à l'oreille de l'âme : " Mets tes délices dans le Seigneur, et il t'exaucera " (Psalm. XXXVI, 4.) ; et de nouveau : " Attends le Seigneur, et garde ses sentiers " (Ibid 34.) ; puis, encore : " S'il tarde, attends toujours, car il viendra sûrement et bientôt " (Habac. II, 3.). Cependant qu'il remontrait au Seigneur : " Comme le cerf aspire à l'eau des fontaines, ainsi cette âme aspire après vous, Ô Dieu (Psalm. XLI, 2.) ! soyez-lui pitoyable, écoutez ses cris, visitez sa désolation. Et maintenant, paranymphe fidèle, confident d'ineffables secrets, il n'est point jaloux. Il va du bien-aimé à la bien-aimée, offrant les vœux, rapportant les dons ; il excite l'une, il apaise l'autre ; dès ce monde parfois il les met en présence, soit qu'il ravisse l'Epouse , soit qu'il amène l'Epoux : car il est de la maison et connu dans le palais ; il ne redoute point de rebut, lui qui voit tous les jours la face du Père (Bernard, in Cantic. Sermo XXXI.)."
Unissons-nous à l'Eglise offrant aux Anges gardiens cette Hymne des Vêpres du jour :
" Nous célébrons les Anges qui gardent les humains. Le Père céleste les donnés pour compagnons à notre faible nature , de crainte qu'elle ne succombât dans les embûches ennemies.
Car, depuis que l'ange mauvais fut justement précipité de ses honneurs, l’envie le ronge et il s'efforce de perdre ceux que le Seigneur appelle aux cieux.
Vous donc volez vers nous, gardien qui jamais ne dormez ; écartez de la terre à vous confiée les maladies de l'âme et toute menace pour la paix de ses habitants.
Soit toujours louange et amour à la Trinité sainte, dont la puissance éternelle gouverne ce triple monde des cieux, de la terre et de l'abîme, dont la gloire domine les siècles. Amen."
Posté le 02.10.2008 par jubilatedeo
Bienheureux Antoine Chevrier Fondateur de l'Œuvre du Prado (+ 1879)
Vicaire dans une paroisse pauvre de Lyon, il choisit l'humilité et l'extrême dénuement pour se mettre au services des pauvres. En 1860, il loue un ancien dancing, "le Prado" et c'est là qu'il va catéchiser les enfants de la misère. Mais il veut aller plus loin. Il fonde avec quelques prêtres et quelques soeurs la "Société du Prado" pour vivre en pauvres parmi les pauvres, vivant ainsi l'idéal évangélique dans toutes ses exigences.
Il a été béatifié par le pape Jean-Paul II, à Lyon, en 1986.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1986/documents/hf_jp-ii_hom_19861004_beatificazione-lione-francia_fr.html
La vie du Père Chevrier (site des prêtres du Prado)
http://www.leprado.org/spip.php?article159
Saint Bacchi Légionnaire romain converti au christianisme (1er s.)
Saint Bacchi ou Baqui peut être aussi Bache aurait été selon la tradition un syrien enrôlé au premier siècle après JC dans l'armée romaine. A la fin de sa vie de légionnaire, converti au christianisme, il est resté en Provence où il se fixa dans le village de Jouques qui en a fait son saint patron. Il se fête le 2 octobre. Des reliques lui appartenant sont contenues dans un reliquaire de l'église paroissiale sous son effigie en bois doré. Ces reliques auraient été amenées de Rome au XVIe siècle.
Saint Bérégise (+ 724)
ou
Bergis, moine de Saint-Trond, dans le Limbourg belge, il fonda le monastère de Saint-Hubert au diocèse de Liège, grâce à la générosité de Pépin d'Héristal qui gouvernait cette région des Ardennes.
Saints Cyprien et Justine (+ 304)
Originaires d'Antioche et martyrs.
Cyprien était un magicien célèbre dans sa cité. Justine était la fille d'un prêtre païen. Convertie, avec ses parents, par le diacre saint Praulios, elle aménera Cyprien à la foi au Christ, selon saint Grégoire le théologien, qui parle de l'amour qu'elle avait suscité au coeur de Cyprien. Mais elle conserva toute sa virginité. Durant la persécution de Dèce, ils furent arrêtés et décapités à Nicomédie.
Leur culte a été supprimé en 1969.
Sainte Damaris (1er s.)
Les Eglises d'Orient fêtent aujourd'hui la première femme d'Athènes qui embrassa la foi chrétienne en entendant la prédication de saint Paul (Actes 17. 34)
Saints David et Constantin (+ 740)
Rois de la Géorgie intérieure, ils sont tous deux célébrés à Tbilissi où se trouvent leurs reliques.
Saint Eleuthère et ses compagnons militaires martyrs à Nicomédie (+ 303)
En dehors de leur existence et de leur martyre, nous ne connaissons rien d'eux. L'imagination populaire leur a donné une belle légende qui n'est pas crédible.
Saint Georges de Philadelphie (+ 1794)
Artisan sellier en Grèce, il se déclara musulman pour ne pas avoir à payer les taxes qui lui étaient imposées. Quelques jours après, conscient de son parjure, il se réfugia au Mont-Athos où il resta plusieurs années dans l'ascèse et le repentir. Mais, voulant réparer son reniement, il reviendra dans son village, confessa sa foi chrétienne, et malgré menaces et tortures, il resta inébranlable. Il fut condamné à avoir la têtre tranchée.
Saint Gérin (+ 677)
frère de saint Léger d'Autun, il fut arrêté