BIENHEUREUX PIERRE de LUXEMBOURG Cardinal (1369-1387)
Ce bienheureux vint au monde le 20 juillet 1369, d'une famille illustre parmi les plus illustres de l'Europe entière. Sa mère ne voulut jamais permettre qu'il fût nourri d'un autre lait que du sien, afin de l'éloigner de toute influence perverse, et de répandre en son coeur, avec le lait, les premiers germes de la vertu. Ses moeurs intègres, son humilité, sa modestie, attirèrent sur lui l'admiration de tout le monde; sa dévotion savait s'allier avec les exigences extérieures, et il se faisait remarquer, en même temps que par sa gravité, par une aisance et une amabilité charmante.
A six ans, il voua à Dieu sa virginité, et poussa au même voeu sa soeur Jeanne, âgée de douze ans. Ayant appris que la charité était une vertu traditionnelle dans sa famille, il l'exerça dès son enfance avec le plus grand soin.
Chanoine à quinze ans, il dut, à seize ans, accepter l'évêché de Metz, sans toutefois avoir reçu encore les ordres sacrés, et il gouverna ce diocèse, ayant pour coadjuteur un évêque choisi dans l'Ordre de Saint-Dominique. L'épiscopat était au-dessus de l'âge de Pierre, mais non au-dessus de ses mérites. Il fit son entrée à Metz pieds nus et monté sur un âne: il bannit de son palais et de son entourage tout luxe et tout éclat; il ne fut magnifique qu'à l'égard des pauvres et pour la construction de nouveaux temples au Seigneur.
Il avait une extrême délicatesse de conscience et tenait son corps dans une grande servitude. Il vécut dans une telle pureté de coeur, que, de l'aveu de ceux qui dirigeaient son âme, il ne commit jamais un péché mortel, ce qui ne l'empêchait pas de se regarder comme le plus grand des pécheurs. Il s'exhalait de sa personne une odeur si suave, qu'on eût cru qu'il se parfumait; mais ce n'était que la bonne odeur de Jésus-Christ.
Plein de Dieu, il ne Le perdait jamais de vue, et sa vie fut une oraison continuelle; la prière, l'étude, le soin de son diocèse, occupaient tout son temps: "Puisqu'on a voulu me faire évêque, disait-il, il n'est plus de saison d'être un jeune homme." Plus d'une fois on le vit tomber en extase, environné de lumière.
Le Pape, frappé de sa sainteté, le créa cardinal; mais, dix mois après, Pierre tomba malade; sentant venir sa fin, il obligea ses domestiques à le flageller, pour expier les scandales qu'il disait leur avoir donnés. Il mourut à l'âge de dix-huit ans.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
SAINTS PROCESSUS et MARTINIEN martyrs (Ier siècle)
Martyrs romains, très vénérés à Rome, ils avaient leur tombe et leur basilique à la voie Aurélienne. Leur rencontre avec les apôtres Pierre et Paul, dans la prison n'est pas historique (St Martinien serait un des officiers romains qui auraient permis l'évasion de Pierre et de Paul des prisons de Rome, même si Pierre ne s'évada pas longtemps puisqu'il retourna à Rome; il fut converti par ses prisonniers).
Tous deux furent arrêtés pour leur foi et furent mis à mort. Leurs reliques reposent actuellement dans la basilique de Saint-Pierre à Rome. Leur culte a été confinés aux calendriers locaux en 1969.
Bienheureuse Eugénie Joubert
religieuse de la Sainte-Famille du Sacré Coeur (+ 1904)
Eugénie Joubert est née et a été baptisée à Yssingeaux, non loin de NotreDame du Puy, le 11 février 1876. Elle entra dans la vie religieuse à 19 ans. Elle prononça ses voeux le 8 décembre 1897.
Soeur Eugénie a une vie de prière intense, un amour tout particulier envers la Sainte Eucharistie, la Très Sainte Vierge Marie. C'est cela qui va exercer sur lés enfants une particulière influence, car de méthode personnelle, elle n'en a pas : elle vit ce qu'elle enseigne. Les témoignages recueillis au procès de béatification sont unanimes.
"Elle prenait tout de suite les enfants par sa foi communicative, elle savait les intéresser, rendre pour ainsi dire vivantes les vérités qu'elle enseignait.
Elle priait la Sainte Vierge de l'aider, et la faisait prier par les enfants pour qu'elle les aide à comprendre et à retenir ses leçons".
Les enfants les plus atteints et les plus en retard étaient les siens. Elle excellait dans l'art de les instruire, elle leur rendait courage et arrivait à des résultats magnifiques.
Les enfants les plus turbulents, les plus indisciplinés étaient pour elle. Elle les calmait, les gagnant peu à peu par sa maîtrise d'elle-même, sa douceur, tandis qu'elle priait dans son coeur Elle leur disait : "Dieu nous voit et nous regarde". Alors ils devenaient sages et attentifs. Combien de fois les mêmes paroles dites par une autre n'obtenaient pas le même résultat.
Sueur Eugénie savait se faire des alliés : les anges gardiens de ces enfants qu'elle priait tout particulièrement.
Et puis, parce que le feu de l'amour doit être alimenté, elle offrait généreusement les renoncements qui se présentaient à elle. Contemporaine de
sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la bienheureuse Elisabeth de la Trinité, elle vit elle aussi de l'esprit d'enfance évangélique dans une union toujours plus profonde à la Trinité Sainte. Habitée d'une ardeur toute apostolique, elle la communique à ses enfants. L'un deux, vrai petit chef de bande, réunit ses camarades de la rue, et montrant un crucifix, s'exclame "qui l'a mis en croix ?" Silence. Il reprend "c'est nous, c'est nos péchés", et il ajoute "alors tout le monde à genoux". Et la bande obéit.
Mais tout cela ne se fait pas sans un investissement total de l'être. Sueur Eugénie ne recule jamais devant aucune fatigue, aucune difficulté dès qu'il s'agit de faire connaître le Seigneur. Etant appelée à faire partie de la maison de Saint-Denis, non seulement elle s'y dévoue aux nombreux catéchismes, mais elle continue à prêter son concours aux sueurs d'Aubervilliers. Elle enseigne quasi sans interruption pendant tous les après-midi. Le soir elle n'a plus de voix. Au bout d'un certain temps, la fatigue se révèle et se transforme bientôt en épuisement. Sueur Eugénie est atteinte par la tuberculose. Elle qui n'a pas ménagé sa peine doit laisser son cher apostolat. L'offrande de tout ce qu'elle vit féconde le grain ensemencé.
La petite soeur bien sage, comme la nommait affectivement la fondatrice, remet son âme à Dieu le 2 juillet 1904, à Liège, après avoir deux fois murmuré le nom de Jésus et baisé le crucifix.
Saint Bernardin Realino (+ 1616)
Saint Colomban Abbé de Luxeuil et de Bobbio (+ 615)
Saint Jéroche (7ème s.)
Saint John Southworth Martyr en Angleterre (+ 1654)
Sainte Monegonde (+ 570)
Saint Othon Evêque de Bamberg (+ 1139)
Saint Swithin évêque (+ 862)
Sainte Symphorose martyre (+ v. 285)