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jubilatedeo
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Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
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28.05.2007
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Les Saints du jour

Les Saints du jour

Posté le 09.10.2008 par jubilatedeo
Saint Denis de Paris
et ses compagnons, Eleuthère et Rustique, martyrs à Paris (3ème s.)
Le Patron de Paris et de la Seine-St Denis fut le premier évêque de la capitale de la France. Il meurt martyr vers 250 ou 270 et est enseveli là où s'élève la basilique de Saint Denis. C'est tout ce qu'on sait de lui avant le 9ème siècle. Le récit parle également de ses deux compagnons Eleuthère, le prêtre, et Rustique, le diacre, ainsi que du portement de tête du saint après sa décapitation depuis Montmartre jusqu'à St Denis. Les faits sont les suivants :

Les Parisiens faisaient autrefois un pèlerinage à saint Denis qui fut leur premier évêque, à travers la ville. La première station était la crypte de Notre-Dame-des-Champs, où l'on disait que saint Denis avait enseigné le culte de la Sainte Vierge. Il existe encore, à l'emplacement de l'ancien prieuré, une crypte, rétablie et ornée par les Carmélites du siècle dernier, mais l'accès n'en est plus public. La seconde station était à l'église Saint-Etienne-des-Grés, qui exposait la crosse de saint Denis. Puis on allait à Saint-Benoît-le-Rétourné, dans la crypte où saint Denis aurait dit la messe et prêché le mystère de la Trinité. A Saint-Denis-du-Pas, il aurait subi un premier supplice. Saint-Denis-de-la-Chartre était la prison où il avait reçu la communion miraculeusement. On visitait ensuite à Montmartre la chapelle du Martyrium, pour terminer par la station au tombeau de Saint-Denis.

Saint Denis et ses compagnons furent suppliciés à deux lieues de Paris et, selon l'usage du temps, on les enterra à l'endroit même où ils étaient morts. Au V° siècle, sainte Geneviève et les clercs de Paris font bâtir une église sur ce tombeau, qui devint la célèbre abbaye que Dagobert restaura. Le premier nom d'abbé qui nous soit parvenu est celui de Dodon. Les religieux pratiquaient la psalmodie perpétuelle, comme à Saint-Maurice d'Agaune ou à Saint-Martin de Tours. Pépin le Bref et Charlemagne, puis Suger restaurent le monument. Saint Odilon au IX° siècle, Suger au XI° réforment les moines. Saint Denis fut très particulièrement le protecteur du royaume des premiers capétiens ; l'oriflamme était confiée à sa garde et le cri de guerre des Français l'invoquait. Les Valois, ensuite, se confièrent aussi à saint Michel archange, mais l'apôtre de Paris ne fut pas délaissé. Une coutume symbolique voulait que ce fût devant l'autel de saint Denis, à Notre-Dame de Paris, à gauche, en avant du chœur, que les nouveaux docteurs de Sorbonne fissent serment sur les Evangiles de défendre la religion catholique jusqu’à effusion du sang. Cette coutume fut respectée jusqu'à la fin de l'ancien régime. Elle explique la vénération pour saint Denis d'un grand nombre de clercs parisiens de M. Bourdoise à Bossuet.

Après une longue décadence, la réforme de Saint-Maur est introduite au monastère en 1633. La Révolution ravage la nécropole royale et il s'en faut de peu que la basilique soit abattue. Napoléon I° affecte les bâtiments de l'abbaye aux jeunes filles de la Légion d'honneur et fonde pour l'église un chapitre qui ne survivra guère au second Empire.

Avant la Révolution, l'abbatiale possédait beaucoup de reliques. Celles de saint Denis et de ses compagnons étaient élevées au fond du sanctuaire, derrière l'autel, dans trois châsses d'argent si ancien qu'il ressemblait à du plomb, et qui dataient du XI° siècle. Tous les sept ans, le 1° mai, le chef de saint Denis était porté solennellement au Martyrium de Montmartre. Au XVIII° siècle le prieur de Saint-Denis demande à l'abbesse d'y renoncer parce qu'il pleut et que ses moines seront mouillés. Mme de la Rochefoucauld répond : « Ils auront sept ans pour se sécher. »

C'était une tradition tardive, mais communément admise, qui avait fixé la place du supplice. L'abbaye de filles avait été fondée en 1133 par la reine Adélaïde, épouse de Louis VI. Innocent III avait dédié le grand autel en l'honneur des saints martyrs Denis, Rustique et Eleuthère (1° juin 1147). Le tombeau de la reine Adélaïde était devant cet autel. La chapelle du Martyrium, à mi-côte de la butte, avait appartenu aux Benédictins de Saint-Martin-des-Champs ; Louis VI le Gros la donna aux dames de Montmartre, qui la firent desservir par des chapelains. Vers 1600, elle tombait en ruines. La grande abbesse réformatrice, Marie de Beauvilliers, qui gouverna l'abbaye près de soixante ans, entreprit de la restaurer.

En 1611, creusant des fondations, les terrassiers remirent à jour un escalier qui conduisait à une crypte ancienne : celle même, dit-on, où saint Denis avait souffert. Un grand mouvement de curiosité et de piété se fit autour de cette découverte. On décida que le Martyrium serait agrandi et enfermé dans la clôture du monastére : on y bâtit une église surmontée d'un dôme, et un prieuré. Il y eut dès lors deux communautés de religieuses à Montmartre, celle d'en haut et celle d'en bas ; une galerie longue de près de quatre cents mètres, tout entière couverte et voûtée, les relia. En 1686, toutes les religieuses s'installèrent en bas, abandonnant les vieux bâtiments du sommet de la butte au personnel de service. Le chœur de l'église d’en haut fut cédé à la paroisse de Montmartre, qui en occupait déjà la nef. L'abbaye et l'église d'en-bas ont été entièrement démolies par les révolutionnaires. La dernière abbesse de Montmartre, Marie-Louise de Montmorency-Laval, âgée de soixante-et-douze ans, fut condamnée à mort et guillotinée le 23 juillet 1794 (5 thermidor an II), à la barrière du Trône. Sourde et paralysée de tous ses rnembres, après avoir été expulsée de son abbaye, elle passa quelque temps à Saint-Denis et trouva un asile momentané au château de Bondy chez la marquise de Crussol d'Amboise. Sans égard pour son âge et pour ses infirmités, elle fut arrêtée et emprisonnée à Saint-Lazare. C'était une sanglante ironie que de condamner à mort cette vieille femme impotente comme ayant voulu s'échapper de Saint-Lazare sur une planche jetée d'une fenêtre de la prison à une terrasse, par dessus la cour où était la sentinelle pour aller égorger ensuite les membres des deux comités. « J’ai vu, dit Sirey, en parlant de Madame de Meursin (jeune femme paralysée des jambes) et de l'abbesse de Montmartre, j'ai vu ces deux victimes descendre du tribunal pour aller à léchafaud ; on portait l'une, on traînait l'autre. » Avec elle étaient exécutés quatre prêtres : François de Maillé, grand vicaire de l’évêque du Puy, Pierre Champigny, curé de Villepinte, Pierre de Laboulbène de Montesquiou, grand vicaire de l’évêque d’Aire, et François Gigot de Boisbernier, grand vicaire de l’archevêque de Sens.

La colline de Montmartre fut-elle dès l'origine, pour tous ses visiteurs, un pèlerinage de saint Denis, patron de la France ? Saint Thomas Becket vient à Montmartre sans doute parce que l’abbaye a été choisie pour la rencontre du roi Louis VII et d’Henri II d'Angleterre. Cependant, par la suite, le Martyrium bénéficie de la dévotion à saint Denis qui est de tradition dans la famille royale. Charles VI y vient entre deux accès de folie ; Francois I° y demande la santé pour le dauphin, et le peuple de Paris, après la défaite de Pavie, y vient prier pour sa délivrance ; Henri IV y rend grâces le jour même de son abjuration ; on allume ensuite un grand feu de joie sur la butte, auquel tous les villages de la vallée de Montmorency répondent par d'autres feux ; Louis XIII et Louis XIV s'inscrivent à la confrérie de Saint-Denis ; les reines sont liées d'amitié avec l'abbesse Marie de Beauvilliers ; et mieux encore les religieuses réformatrices et ferventes viennent y faire retraite et s'y inspirer. Ainsi c'est à Montmartre que Mlle. de Blosset trouve l'idée de fonder sa Société des Filles de Sainte-Geneviève. Du XV° au XVIII° siècle un grand nombre de paroisses y montent en processions à dates fixes. Pendant la guerre de Cent ans, le 6 juin 1412, une immense procession d'hommes et d'enfants pieds nus, portant des cierges, va en chantant au Martyrium pour « crier merci à monseigneur saint Denis et demander par ses mérites la paix au Dieu tout-puissant. »

A Saint-Denis de la Chartre, la prison, disait-on, où saint Denis avait été incarcéré, ses chaînes y étaient exposées. L'église était fort ancienne, voûtée lourdement et en contrebas de la rue ; on y descendait par des marches. Elle était voisine des prisons de la Cité dès le VII° siècle. Selon la vie de sainte Geneviève, il y avait dans la Cité un sanctuaire consacré à saint Denis, où elle passait avec ses compagnes les vigiles du samedi au dimanche. Des clercs séculiers desservent cette église au XI° siècle. Plus tard, le roi Louis VII la donne aux moines de Saint-Martin-des-Champs en échange du prieuré de Montmartre, qui est attribué à des religieuses. Longtemps, il y eut dans un des côtés de la nef une petite paroisse à la nomination du prieur de Saint-Martin-des-Champs. De nombreux fripiers faisaient commerce devant cette église. Elle fut transférée en 1618 à l'église voisine de Saint-Symphorien. Son emplacement est occupé par l'Hôtel-Dieu.

Au chevet de Notre-Dame se trouvait Saint-Denis-du-Pas, sans doute du passage, ainsi nommée pour la distinguer de l’église précédente. On disait que saint Denis y avait souffert le supplice du gril. Un acte de 1148 la mentionne. Lors de la suppression de l'église Saint-Jean-le-Rond, au XVIII° siècle, elle avait recueilli le titre paroissial et le chapitre de celle-ci. Elle fut désaffectée en 1790 et démolie en 1813.

L'église Saint-Denis-de-la-Chapelle est elle aussi fort ancienne ; on suppose qu’elle a pris la place de cet oratoire à mi-chemin entre la Cité et le tombeau de saint Denis, où sainte Geneviève et ses compagnes s'arrêtaient pour passer la nuit. La paroisse date du XIII° siècle et Jeanne d’Arc s’y arrêta en 1429 ; la nef détruite par les Anglais a été reconstruite au XV° siècle par les Abbés de Saint-Denis, qui ont dédié l'église à leur patron.

Saint-Denis-du-Saint-Sacrement, à l’angle de la rue de Turenne et de la rue Saint-Claude, est plus récente. Sur l’emplacement de l’hôtel du comte de Turenne, vers 1684, on avait construit un couvent pour les Bénédictines du Saint-Sacrement qui fut supprimé en 1790. L’église fut rendue au culte en 1802. Rachetés par la ville, les bâtiments furent rasés (1823) et l’architecte Godde fut chargé de reconstruire une église qui fut consacrée le 19 avril 1835.

A Notre-Dame, saint Denis portant son chef figure entre deux anges, parmi les statues du portail occidental ; l'image est du siècle dernier, mais elle en remplace une autre du moyen âge, détruite par la Révolution. Au transept, contre le pilier gauche du chœur est un saint Denis en marbre blanc de Nicolas Coustou : un peu d'emphase dans le geste, mais il y a de la force, de la pureté, de la vie, l'image n'est pas indigne du héros. Le saint Denis agenouillé au chœur de l'église Saint-Jean-Saint-Francois vient de l'abbaye de Montmartre, il a été sculpté par Gaspard et Balthazar Marsy ; c'est peut-être en prières devant lui que Mlle. de Blosset, fondatrice, en 1636, de la communauté des Filles de Sainte-Geneviève, conçut qu'elle pouvait servir Dieu efficacement ailleurs que dans un cloître. Enfin, il existe à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois un retable de la même époque où sont représentés les trois saints Denis, Rustique, Eleuthère, avec une vue du Martyrium de Montmartre ; la légende indique : « Ici est le lieu où saint Denis fut inhumé après son martyre en CCLXXII. »

Outre le célèbre saint Denys, fondateur de l'Eglise de Paris que saint Grégoire de Tours dit avoir été envoyé en Gaule sous l'empereur Dèce, et saint Denys d'Alexandrie dont on a parlé dimanche dernier, le sanctoral honore plusieurs autres personnages qui portent ce prénom orthographié avec un y ou avec un i : l'Aréopagite (fêté le 9 octobre) dont parlent les Actes des Apôtres et qui fut le premier évêque d'Athènes comme l'affirme Eusèbe de Césarée en rapportant saint Denys, évêque de Corinthe sous Marc-Aurèle ; un pape fêté au 26 décembre (258 + 268) ; un ancien martyr de Synnada en Phrygie fêté le 31 juillet ; un martyr d'Héraclée, en Thrace, dont la fête est célébrée le 20 novembre ; un martyr percé de coups de lances à Pergé au II° siècle, fêté le 19 avril ; l'oncle de saint Pancrace, martyr à Rome en 304, fêté le 12 mai ; un martyr d'Alexandrie pendant la persécution de Dèce que l'on fête au 3 octobre ; un autre martyr décapité à Alexandrie que l'on fête au 14 février ; un martyr, né à Tripoli et décapité à Césarée de Palestine pendant la persécution de Dioclétien (24 mars 305) ; un martyr à Corinthe pendant la persécution de Dèce et de Valérien, fêté au 10 mars ; le premier évêque d'Augsbourg, martyrisé au IV° siècle, que l'on fête le 26 février ; un martyr dans la Petite Arménie que l'on fête le 8 février ; un évêque de Milan, exilé par les Ariens et mort en Cappadoce vers 361, fêté au 25 mai ; le sixième évêque de Vienne, fêté le 8 mai ; le bienheureux Denis Aïcon Foudgichima, serviteur du bienheureux jésuite Paul Navarro et martyrisé avec lui le jour de la Toussaint 1622, à Arima (Japon) ; le bienheureux carme Denys de la Nativité, martyrisé à Sumatra avec son confrère le bienheureux Thomas Rodriguez (29 novembre 1638) ; Denis-Claude Duval, prêtre de la paroisse parisienne de Saint-Etienne du Mont et bienheureux martyr de Septembre 1792 au séminaire Saint-Firmin





Prose du missel de Paris latin-français (publié en 1779)

Que toute l'Eglise prenne part à la joie que ressent la France d'avoir en saint Denis un père qui l'a engendrée en Jésus-Christ. Que Paris, illustre par son martyre, fasse sur tout éclater ses transports.
En ce jour nous célébrons le triomphe remporté par trois saints martyrs dont la protection fait la joie de cette ville et l'appui de tout le royaume.
Ces deux généreux athlètes, unis à leur père, méritent à juste titre notre souvenir et nos louanges. Mais saint Denis est particulièrement honoré dans l'église bâtie sous son invocation par nos rois.
Envoyé en France par le souverain Pontife pour y prêcher la foi, Denis ne craint point la fureur d'une nation idolâtre.
L'apôtre des Gaules choisit pour le lieu de ses premiers travaux Paris où le démon exerçait un empire absolu. Il y élève à Jésus-Christ un temple ; il y prêche de parole et d'exemple ; il y opère les miracles les plus éclatants.
Le peuple croit, l'erreur se dissipe, la foi s'augmente, et toute la ville bénit le nom du saint évêque. A cette nouvelle, l'Empereur entre en fureur et envoie Sisinnius. Il lui ordonne de conduire au supplice ce zélé pasteur des âmes, célèbre par sa foi, ses miracles et sa sainteté.
Le saint vieillard est aussitôt mis en prison, chargé de chaînes et cruellement fouetté ; mais les plus rudes tourments ne peuvent ébranler sa constance. La vue des travaux passés renouvelle le courage de ce généreux athlète ; il cherche, par de nouveaux combats, à mériter les récompenses éternelles.
Nourri de la chair vivifiante de l'Agneau qui s'est immolé pour le salut du monde, et fortifié par la puissance de son Dieu qu'il porte dans son coeur, ce saint homme s'empresse de sceller par l'effusion de son sang la foi qu'il a prêchée et qu'il a confirmée par une infinité de miracles.
Enfin ce généreux soldat de Jésus-Christ s'avance pour combattre et plein de courage il présente sa tête au bourreau et il reçoit avec intrépidité le coup qui consomme sa victoire.
Les deux fidèles compagnons de ses travaux le deviennent aussi de ses tourments : ces trois victimes consacrées à Dieu par un même martyre reçoivent la même couronne. Que la glorieuse mort de ces saint hommes nous remplisse de joie. Amen.



Bienheureuse Sybille (+ 1190)
ou Sibille d'Ayères, princesse angevine née à Jérusalem et morte durant le siège de Saint-Jean d'Acre en 1190



Abraham et Sara (-2200 av JC.)
son épouse. Espérant contre toute espérance, il obéit à Dieu qui l'appelait à quitter son pays, Ur en Chaldée, pour une terre inconnue. Il est longuement parlé de Sara dans le livre de la Genèse, chapitre 12 et 13, de son manque de foi, de sa fidélité quand se réalise la promesse des trois messagers venus lui annoncer sa maternité lors de la visite au chêne de Mambré. Abraham eut foi en Dieu et Dieu le déclara juste. Il devint le père d'une multitude de croyants. Il est notre Père dans la Foi.
La Bible emploie deux vocables bien précis pour désigner Abraham : « ami de Dieu » et « père de tous les croyants ».

Quand il entend l’appel péremptoire du Seigneur, Abraham quitte le pays et la tribu de son père et part vers le lieu que le Seigneur lui-même lui montrera : par cet acte de foi, la communion entre Dieu et l’humanité reprend vie et la bénédiction que Dieu destine à tous les êtres vivants comence à se réaliser. En Abraham, les trois grandes religions monothéistes ont leur commun patriarche et trouvent leur unité, parce qu’à travers lui Dieu s’est lié d’une alliance éternelle avec tous les croyants.
L’écoute obéissante de la parole du Seigneur et la promptitude pour la mettre en pratique ont fait d’Abraham et de Sarah, son épouse, les modèles de la foi dans le Dieu unique. La disponibilité d’Abraham à sacrifier Isaac, son premier-né, le fils de la promesse, est l’exemple de l’espérance contre toute espérance, de la certitude que le Seigneur est capable de rester fidèle à sa parole même quand il semble la contredire.
Cette foi a permis à Abraham d’entrer dans les secrets de Dieu, d’intercéder pour tous les hommes et d’accueillir dans son sein ceux qui s’abandonnent au Seigneur et laissent s’accomplir en eux sa volonté de vie.




Saint Andronic (5ème s.)
Saint légendaire, orfèvre à Antioche



Sainte Athanasie
Sainte légendaire, femme d'Andronic



Saint Bernard de Rodez (+ 1110)
Ses parents, en raison de leur rang social, lui donnèrent une solide éducation littéraire et spirituelle. Il se retira d'abord au monastère de Saint Amance en Auvergne puis, à l'invitation de saint Gaubert, au monastère du Mont-Sauve. Les chanoines trouvèrent en lui un dynamisme qui porta très haut la prospérité du monastère tant sous le rapport spirituel que temporel. Il fut leur abbé pendant trente-cinq ans.



Saint Denys l'Aréopagite Evêque d'Athènes (2ème s.)
Denys l’aréopagite fut converti à la foi de Jésus-Christ par l’apôtre saint Paul.
On l’appelle aréopagite du quartier de la ville où il habitait. L'aréopage était le quartier de Mars, parce qu'il y avait un temple dédié à ce Dieu. Les Athéniens donnaient aux différentes parties de la ville le nom du dieu qui était honoré; ainsi celle-ci était appelée Aréopage parce que Ares est un des noms de Mars.
Source: La légende dorée de Jacques de Voragine (site de l'abbaye Saint Benoît, Suisse)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/154.htm



Saint Deusdedit abbé du Mont-Cassin (+ v. 834)
Abbé du Mont-Cassin dans le Latium, il fut mis dans un cachot par le tyran Sicard, duc de Bénévent, et, accablé par la faim et les mauvais traitements, y rendit son âme à Dieu.



Saint Etienne l'Aveugle (+ 1476)
Descendant du prince serbe, saint Lazare le martyr, il fut pris en otage, par les Turcs, avec son frère Grégoire. Ils furent aveuglés le jour même de Pâques 1441. Revendus à leur père, ils retrouvèrent la liberté et Etienne devint à son tour prince serbe. Détrôné par un complot, il fut exilé en Albanie et y épousa sainte Angéline. Devant la menace des Turcs, il se retira à Trieste en Italie, restant ferme dans la foi orthodoxe, malgré les pressions des Latins. Il s'endormit dans la paix du Seigneur



Saint Gemin (+ 815)
que l'on croit être un religieux de l'Ordre de Saint Benoît et dont on ne sait que la mémoire célébrée à San Geminiano en Italie.



Saint Ghislain Abbé près de Mons (+ v. 680)
Solitaire dans le Hainaut, il vit son petit monastère attirer de nombreux disciples qui défrichèrent la terre en évangélisant la région. Grâce à saint Albert, évêque de Cambrai, il put agrandir son domaine pour y accueillir les moines qui venaient de plus en plus nombreux se mettre sous sa direction spirituelle.
Sur son abbaye s'élèvera la ville qui porte son nom.



Saint Goswin (+ 1165)
Il suivit les cours de l'Université de Paris où, d'élève, il devint enseignant. Abélard était professeur en même temps que lui, mais ils ne partageaient pas les mêmes conceptions philosophique et théologique et souvent s'opposaient dans les discussions publiques. Saint Goswin se retira au monastère d'Anchin au diocèse de Cambrai. Le concile de Sens qui condamna la doctrine d'Abélard décida d'enfermer le professeur à Anchin où il fut reçu avec beaucoup de douceur et de fermeté par saint Goswin. Lors du concile de Reims en 1148, il rencontra le pape Eugène III qui le fit entrer dans son conseil. Il mourut saintement après avoir donné à l'Eglise toutes les forces de sa foi et de son intelligence.



Saint Gunther Ermite (+ 1045)
ou Gonthier. Noble qui se convertit après une jeunesse désordonnée. Il se fit moine en Thuringe, à Niederatlaich. Il fut ermite les dernières années de sa vie sur les flancs d'une montagne bavaroise qui, depuis, s'appelle "Gunthersberg."




Saint Jean de Prousse (4ème s.)
Diacre dans cette région de Bithynie alors occupée par les Turcs, il fut d'abord un excellent père de famille. Veuf, il contracta un second mariage et renonça pour cela au diaconat. Il montrait un grand zèle pour soutenir les pauvres jusqu'au jour où une querelle religieuse avec des Turcs provoqua son arrestation. Il fut condamné à être brûlé vif. Il fut attaché à un arbre dont les branches se divisaient en trois rameaux. Cela le réconforta comme étant un signe providentiel de la Sainte Trinité qu'il avait courageusement proclamée. Les bourreaux allumèrent un feu modéré pour que sa mort soit lente et plus douloureuse. Après trois heures de souffrances, il rendit son âme à Dieu.



Saint Jean Léonardi Prêtre, fondateur des Clercs de la Mère de Dieu (+ 1609)
Originaire de Lucques en Toscane. Fils de pharmacien et pharmacien lui-même jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans, il devint prêtre à trente ans et fonda, deux années plus tard, à Lucques, la congrégation des Clercs de la Mère de Dieu (1574). Il prêche et il confesse inlassablement tandis que les théories nouvelles de la Réforme séduisent la jeunesse. Ses succès lui valent une violente persécution. Menacé de mort, il s'enfuit à Rome où il prend saint Philippe Néri comme père spirituel. Quand saint Philippe quittera Rome, saint Jean Leonardi installa sa communauté dans la maison que son père spirituel lui laissait. Saint Jean Leonardi aurait voulu partir pour les missions lointaines. Dans ce but, en 1603, il jette les bases du séminaire pour la Propagation de la Foi, destiné à la formation des prêtres indigènes envoyés par les missionnaires. Il meurt de la peste qu'il a contractée en se dévouant auprès des malades lors d'une épidémie.



Bienheureux Jean Lobedau (+ 1264)
Franciscain, originaire de l'ancienne Prusse. Ses biographes vantent principalement son humilité; les miracles qui s'opérèrent sur son tombeau rendirent son nom célèbre dans toute la Prusse.



Saint Louis Bertrand Frère prêcheur à Valence, en Espagne (+ 1581)
Dominicain espagnol, d'une grande érudition, il voulait travailler à la conversion des infidèles des Indes Occidentales et du Pérou. Quand il fut dans ces pays, il vécut pauvrement pour être plus proche des habitants autochtones. Il fit de nombreuses conversions aussi bien au Pérou qu'à l'île de San Tomé dans les Caraïbes. Mais, lassé par la cruauté, la débauche et l'avarice de la plupart des officiers espagnols qui ainsi contrecarraient la diffusion de l'Evangile, il obtint de revenir à Valence où il fut maître des novices puis prieur. Déjà la maladie l'accablait et sa faiblesse était de plus en plus grande. Il s'endormit comme un rayon de lumière dirent ceux qui assistèrent à sa mort.



Saints Martyrs de Turón (Asturies) (+ 1934)
Béatification: 29.04.1990 à Rome par Jean-Paul II
Canonisation: 21.11.1999 à Rome par Jean-Paul II
Cirilo Bertrán et 8 Compagnons, religieux, de l'Institut des Frères des Écoles chrétiennes et Inocencio de la Inmaculada, prêtre, de la Congrégation de la Passion du Christ, martyrs (+1934, +1937)
"L'Église reconnaît aujourd'hui la sainteté de neuf Frères des Écoles chrétiennes et d'un Père Passionniste. Huit de ces Frères formaient une communauté qui tenait une école à Turôn, au centre d'une vallée minière des Asturies, au nord-est de l'Espagne; ils furent martyrisés en 1934. Le neuvième Frère était de Catalogne et fut tué en 1937 près de Tarragone. Le Père Passionniste était venu à l'école de Turôn confesser les enfants. L'Église les glorifie tous les dix parce qu'ils sont restés fidèles à leur consécration jusqu'à donner leur vie pour la foi et leur mission évangélisatrice."
(source: site du Vatican)
"Ils ne sont pas les héros d'une guerre humaine à laquelle ils ne participèrent pas, mais furent des éducateurs de la jeunesse. En raison de leur condition de personnes consacrées et de maîtres, ils affrontèrent leur destin tragique comme d'authentiques témoins de la foi, donnant à travers leur martyre la dernière leçon de leur vie. Que leur exemple et leur intercession parvienne à toute la famille lasallienne et à toute l'Eglise!" (source: Jean-Paul II Homélie lors de la cérémonie de canonisation des bienheureux Cirilo Bertran et 8 compagnons, Inocencio de la Inmaculada, Benito Menni, Tommaso da Cori, Dimanche 21 novembre 1999)
Saints Martyrs de Turón (Asturies) -
source L'héritage Lassallien
http://www.lasalle.org/French/Heritage/turon.php
Saint Cirilo Bertrán (José Sanz Tejedor)
Saint Marciano José (Filomeno López López)
Saint Julián Alfredo (Vilfrido Fernández Zapico)
Saint Victoriano Pío (Claudio Bernabé Cano)
Saint Benjamín Julián (Vicente Alonso Andrés)
Saint Augusto Andrés (Ramón Martín Fernández)
Saint Benito de Jesús (Héctor Valdivielso Sáez)
Saint Aniceto Adolfo (Manuel Seco Gutiérrez)
Saint Inocencio de la Inmaculada Canoure, CP (Manuel Canoura Arnau)
21-22 novembre 1999 - un pèlerin raconte la première cérémonie de Canonisation à laquelle il a assisté par Frère Donald Johanson
http://www.lasalle.org/French/Events/1999/21nov99.php



Sainte Olle (9ème s.)
On la vénère près de Cambrai. On ne sait rien de sa vie qui se déroula peut-être au 9ème, au 10ème ou au 11ème siècle. Il ne reste de sa mémoire qu'un hameau qui garde son nom : Sainte Olle.



Saint Philippe Howard Laïc Anglais (+ 1595)
Comte d'Arundel et de Surrey, il menait une vie dissolue à la cour de la reine Elizabeth.
Il assista au procès contre saint Edmond Campion, saint Ralph Sherwin et d'autres à la Tour de Londres et en fut très impressionné.
Il se convertit au catholicisme en même temps que quelques membres de sa famille, fut trahi, arrêté et emprisonné. Condamné à mort, il mourut en prison au bout de plusieurs années.
Béatifié en 1929, il fut canonisé en 1970 par le pape Paul VI avec les quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles.




Saint Pierre le Militaire (9ème s.)
Grande était sa bravoure dans les armées impériales où il servait en Galatie. Après plusieurs années, il préféra servir le Christ. Il partit en pèlerinage à Jérusalem et s'installa dans la région du Mont Olympe en Bithynie où il mena une vie exemplaire en ce lieu où se trouvaient de nombreux ermitages et de nombreux monastères.




Sainte Publia (4ème s.)
ou Poplia. Son monastère à Antioche résonnait souvent de la joie des chants que les moniales offraient à Dieu. Ce qui ne fut pas du goût de l'empereur Julien l'Apostat qui ordonna de les faire taire. Il envoya des soldats leur ordonnant de frapper Publia au visage jusqu'au sang. Mais elle resta libre et remit son âme à Dieu paisiblement plusieurs années après.




Sainte Sara Ancient Testament : Epouse du prophète Abraham
Epouse d'Abraham, elle fut incrédule lors de la visite des trois messagers de Dieu (Livre de la Genèse. 11) La promesse de Dieu pourtant se réalisa malgré la vieillesse de l'épouse. Elle eut un fils: Isaac.



Saint Savin (8ème s.)
Originaire de Catalogne, il la quitta pour aller chez son oncle le comte de Poitiers. Précepteur de son fils, saint Savin l'entraîna dans la vie monastique. Forminius entra au monastère de Saint Martin de Ligugé près de Poitiers et saint Savin partit dans le Lavedan, au Pays de Bigorre. C'est là qu'il se livra à la prière, aux mortifications et et à la contemplation, sans oublier ses frères les pauvres qui venaient souvent autour de lui. Il était en relation avec le monastère voisin. Il retourna paisible à Dieu et une localité de la vallée porte son nom : 65400 Saint Savin.



Bienheureuse Sibille (+ 1190)
Les uns disent qu'elle mourut à l'abbaye d'Ayvière, dans le Brabant; d'autres qu'elle serait morte durant le siège de St Jean d'Acre où elle accompagnait la croisade. Peu importe, elle vécut assez longtemps en Belgique pour que beaucoup de fidèles la vénèrent encore.



Saint Théofroy (+ 690)
Selon les actes du roi Thierry Ier, il fut sans doute évêque d'Albi après avoir été religieux à Luxeuil au diocèse de Besançon, puis abbé de Corbie au diocèse d'Amiens. L'histoire se tait sur les actes et la durée de son épiscopat.




Saint Tykhon de Moscou (1865-1925)
La nuit du 7 avril 1925, le cœur malade de Tykhon, patriarche de Moscou et de toute la Russie, cesse de battre. C’est l’épilogue d’une aventure humaine à la fois tragique et hors du commun.
Fils d’un curé de province, Vasilij Bellavin est né en 1865 à Toporec, près de Pskov. Ses études terminées, il lui fallut choisir entre le mariage et la vie monastique avant son ordination presbytérale ; il opta pour la seconde et prit le nom de Tykhon.
Doué d’une profonde humanité, Tykhon fut consacré évêque de Lublin à 32 ans. A Lublin, comme dans tous les sièges où il exercera son ministère épiscopal, il fut un homme d’écoute et de grand équilibre, apte au dialogue avec les catholiques et les protestants, au point de désirer et de projeter des chemins d’unité, qu’il parviendra presque à réaliser avec l’Église anglicane.
Contraint par la puissante influence de l’higoumène du lieu à quitter le diocèse de Lublin, Tychon fut envoyé comme évêque dans la mission orthodoxe d’Amérique. Là il put exprimer toute sa grandeur d’âme, devenant la référence de tous les orthodoxes du Nouveau Continent, et jetant les bases d’une Église orthodoxe américaine unique, qui ne sera jamais réalisée.
Transféré en 1907 à Vilnius, puis à Iaroslavl, il devint, en 1917, métropolite de Moscou et présida le concile de l’Église russe, qui rétablit le titre de patriarche, le conférant à Tychon lui-même, en décembre de la même année.
Bien qu’il se soit tenu à l’écart de la politique et qu’il ait uniquement cherché à réconforter ses fidèles en sanctifiant par son intercession une Église désormais vouée au martyre, le sien fut un long calvaire. Tychon fut déposé en 1923, arrêté et soumis à la réclusion ; mais il sut éclairer par la lumière intérieure de son cœur l’extrême solitude des chrétiens de Russie, posant ainsi le signe de l’espérance eschatologique qui constitue depuis toujours l’âme du christianisme russe dans sa plus grande authenticité.




Les Églises font mémoire…

Anglicans : Denys, évêque de Paris, et ses compagnons (+env. 250), martyrs ; Robert Grossatesta (+1253), évêque de Lincoln, philosophe, savant
Catholiques d’occident : Denys, évêque, et ses compagnons, martyrs ; Jean Léonardi (+1609), prêtre (calendrier romain et ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (29 tut/maskaram) : Ripsime, Gaïana et leurs compagnons (III-IVe s.), martyrs (Église copte)
Luthériens : Justus Jonas (+1555), théologien en Saxe
Maronites : Jacques, frère du Seigneur, confesseur
Orthodoxes et gréco-catholiques : Jacques d’Alphée, apôtre ; Andronic d’Antioche et Athanasie, son épouse (Ve s.), moines ; Tykhon, patriarche de Moscou (Église russe)




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