Saint Antoine-Marie Zaccaria Fondateur des Barnabites (+ 1539)
Une fois encore, l'Eglise avait besoin de réforme. Luther venait de faire la sienne. Ce fut pour cela que le concile de Trente eut lieu. Antoine-Marie était né à Crémone et fut d'abord médecin, mais il ne pouvait en rester là. Notre bienheureux fonda la congrégation des Barnabites, du nom de leur église à Milan, préparant ainsi un ordre religieux prêt à vivre la Réforme catholique tant attendue.
Sermon à ses confrères
Nous sommes fous à cause du Christ ; saint Paul, notre guide et notre protecteur, disait cela de lui-même, des autres Apôtres et de tous ceux qui professent la vie chrétienne et apostolique. Mais, frères très chers, cela ne doit pas nous étonner ou nous effrayer, car le serviteur n’est pas plus grand que son maître, l’esclave n’est pas plus grand que son seigneur. Ceux qui s'opposent à nous se font tort à eux-mêmes, mais ils nous procurent des mérites, car ils embellissent notre couronne de gloire éternelle, tandis qu'ils attirent sur eux la colère divine ; nous devons donc les plaindre et les aimer plutôt que les détester et les haïr. Nous devons même prier pour eux et ne pas nous laisser vaincre par le mal, mais vaincre le mal par le bien et amasser sur leurs têtes des charbons ardents, comme nous y exhorte l'Apôtre, c'est-à-dire leur prodiguer des témoignages d'affection. C'est ainsi qu'en voyant notre patience et notre douceur, ils reviendront à une meilleure conduite et seront gagnés par le feu de l'amour envers Dieu.
Malgré notre indignité, Dieu nous a choisis en nous tirant du monde, selon sa miséricorde, pour que nous le servions en progressant de vertu en vertu, pour que nous méritions beaucoup de fruit par la persévérance, en trouvant notre gloire non seulement dans l'espérance de la gloire des fils de Dieu, mais encore dans nos épreuves.
« Voyez bien quelle est votre vocation », frères très chers. Si nous voulons la considérer attentivement, nous verrons facilement ce qu'elle exige. Nous qui avons entrepris de suivre, quoique de loin, les traces des saints Apôtres et des autres soldats du Christ, ne refusons pas de participer à leurs souffrances. « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée les yeux fixés sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de la foi. »
Nous qui avons choisi ce grand Apôtre comme notre guide et notre père, et qui faisons profession de le suivre, essayons d'exprimer par notre conduite son enseignement et sa vie. Il ne faut pas que, sous un tel chef, nous soyons des soldats lâches ou fuyards, ni que nous soyons les fils dégénérés d’un si noble père.
Antoine-Marie Zaccaria
Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090705&id=5079&fd=0
http://missel.free.fr/Sanctoral/07/05.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine-Marie_Zaccaria
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/07/05/index.html
Saint Athanase Diacre de l'Anastasis de Jérusalem (+ 451)
Diacre de l'Anastasis de Jérusalem où il fut assassiné, peu après le concile de Chalcédoine par des partisans d'Eutychès. Il professait le Christ, vrai Dieu et vrai homme, alors que cette hérésie niait cette double et plénière nature en la personne du Christ.
Saint Athanase l'Athonite Fondateur de la Lavra au mont Athos (+ v. 1004)
Icone russe représentant Athanase l'Athonite (Sv. Afanasy Afonsky)
Abramios naît à Trébizonde, sur les bords de la Mer Noire, dans une famille de la haute aristocratie byzantine. Pour parfaire ses études, il se rend à Constantinople où il obtient un poste de professeur. Vient à passer par la capitale, saint Michel Maleïnos, higoumène d'un monastère de Bithynie. La rencontre du saint moine détermine la vocation du professeur Abramios qui repart en Bithynie avec Michel. Il reçoit le nom monastique d'Athanase et se lie d'amitié avec le neveu de Michel, Nicéphore Phocas, futur empereur byzantin. Au bout de quelques années, Athanase disparaît. On le retrouve, ermite incognito, sur le Mont Athos, cherchant la vie parfaite dans des cabanes de branchages. Athanase voulait rester seul avec le Seul. Mais le Seul et l'empereur byzantin en avaient décidé autrement. Le soutien impérial lui donne les moyens nécessaires pour fonder le grand monastère de Lavra sur la Sainte Montagne, puis d'autres monastères, malgré l'opposition des ermites pour qui la vie commune est une forme abâtardie du monachisme. Dans ces fondations de monastères, l'ami de l'empereur met la main à la pâte et se fait maçon, menuisier, charpentier. Il mourra écrasé par la coupole d'une église à laquelle il travaillait.
Autre biographie:
ATHANASE DE L’ATHOS (930-1001) moine
En 1001 meurt dans son monastère, écrasé par la coupole de l’église, Athanase de l’Athos, moine et fondateur de la vie cénobitique sur le Mont Athos.
Né à Trébizonde, dans la Turquie actuelle, le jeune Abraham, très tôt orphelin, se rend à Constantinople pour y parfaire ses études, jusqu’à devenir professeur à la Cour de l’empereur. La rencontre avec l’higoumène d’un monastère de Bithynie l’amena à discerner sa vocation monastique. Abraham reçut alors le nom monastique d’Athanase et s’établit sur le Mont Athos.
Vers 961, il entreprit la construction de la Grande Laure, où il rassembla les moines qui l’avaient rejoint ; il leur donna une règle de vie commune inspirée de celle de Théodore Stoudite. Sur la sainte Montagne, domaine jusqu’alors de la vie érémitique et de l’hésychasme, le cénobitisme était ainsi introduit, provoquant une conversion collective à l’idéal communautaire et la naissance d’autres monastères.
Athanase était doué d’une grande compassion à l’égard des petits et des souffrants ; les hagiographes soulignent qu’il ne renonçait jamais à prendre son tour quand il s’agissait de servir les infirmes, malgré les grands engagements qu’exigeait son rôle d’higoumène de la Laure. De même, on rappelle la patience avec laquelle il se dévouait aux très nombreux fils spirituels qui dépendaient de lui.
Athanase est avec Pierre de l’Athos la figure la plus importante liée à la naissance et au développement de la vie monastique dans la presqu’île de l’Athos ; pour cette raison, il est l’un des saints les plus aimés par les moines orthodoxes.
Lecture
Athanase trouvait bon de se retirer, chaque jour, après la dernière lecture du soir, dans une chapelle latérale de l’église dédiée aux Quarante martyrs, pour que les frères puissent lui rapporter leurs tentations, celles qu’ils avaient subies pendant la veille, comme celles qui leur arrivaient pendant le sommeil. L’homme de Dieu les renforçait dans leur foi, les comblant de confiance et de patience, et traitant chacun avec le remède adapté aux problèmes qu’il lui avait confiés, comme si chacun lui avait montré, dans l’ouverture du cœur, son mal-être spirituel. Il les renvoyait tout joyeux, ragaillardis et encouragés dans leur lutte contre les démons. C’était pour Athanase un devoir auquel il n’aurait pu déroger, que de se retirer tous les jours dans la chapelle des Quarante martyrs pour consoler et encourager ses frères dans leur combat spirituel.
(
Vie de saint Athanase de l’Athos 26)
Prière
Les armées célestes se sont émerveillées de ta vie dans la chair : tu es allé, dans ton corps voué à la mort, au-devant de luttes invisibles, père digne de tout éloge, et tu as couvert de confusion la phalange des démons. C’est pourquoi, ô Athanase, Christ t’a récompensé de ses dons précieux. Ô père, intercède pour nous auprès du Christ notre Dieu pour qu’il sauve nos âmes.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuillet/juillet05.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Athanase_l%27Athonite
Saint Cast (6ème s.)
"Saint Kast est un moine irlandais, venu en Bretagne armoricaine à l'époque du monachisme celtique, où il fut disciple de Saint Jagud (lui-même frère de St Gwenole et premier abbé du monastère de Landouar, dit 'de St Jagut' actuellement).
Kast a vécu au VI° siècle (né vers 522). Selon certaines sources, il aurait été martyrisé à Rome.
Les canonisations papales ne remplaçant les canonisations de fait que depuis un millier d'années seulement, comme St Martin ou St Rémi, St Kast n'a pas été "catalogué" (canon=catalogue).
La tradition rapporte qu'il a existé un bréviaire relatant les leçons de St Kast, dans l'église de St Aaron près de Lamballe.
L'onomastique révèle la racine celtique 'cath', breton continental 'Kad', signifiant 'combat'.
Il est l'éponyme de nombreux lieux en Bretagne armoricaine: un village à Guitté (22), à Langast (='ermitage de Kast') près de Plessala, et Merléac(22), ainsi que d'une commune dans le Pays de St-Brieuc, St-Cast-Le-Guildo / Sant Kast, où le Pardon se célèbrera le 2° dimanche après la St Pierre.
Il est fêté le 5 juillet sur le calendrier breton."
(source: Commission Foi & culture bretonne - Evêché de St-Brieuc & Tréguier)
http://saintbrieuc-treguier.catholique.fr/
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Cast-le-Guildo
Saint Cyprien le Jeune (+ 1679)
Originaire de Grèce centrale, il se rendit au monastère de Koutloumousiou au Mont-Athos où il fut ordonné prêtre. Mais il vopulait témoigner du Christ devant les infidèles et exhorter les Turcs à rejeter Mahomet comme un imposteur. Le juge de Thessalonique le prit pour un fou, parce qu'il ne comprenait rien à ce qu'il disait. Il le chassa, mais Cyprien revint avec des apostats qui traduisirent ce qu'il avait écrit contre le Prophète. Le juge le renvoya devant le vizir qui le livra au mufti. Ce dernier en colère, ordonna de le décapiter dans le quartier du Phanar où habitaient de nombreux chrétiens. C'est en le faisant rapidement courir qu'on le conduisit au lieu de son supplice, devant la porte même du Patriarcat, où il inclina la nuque pour jouir de la couronne du martyre.
Sainte Cyprille (4ème s.)
Martyre en Lybie qui défendit sa virginité et sa foi malgré de cruels et longs tourments.
Bienheureux Elie de Bourdeille (+ 1484)
Il voulait devenir franciscain, mais il avait vingt-quatre ans lorsque les chanoines de Périgueux le choisirent pour évêque. Il partit à Rome faire annuler cette élection, mais Eugène IV lui intima l'ordre d'occuper son siège. Trente ans plus tard, sur l'ordre de Louis XI, il devint archevêque de Tours, le roi le faisant nommer cardinal et le prenant comme confesseur. Son biographe s'étend longuement sur sa bonté, son austérité et son amour de la nature, souffrant même de voir égorger un poulet. Il garda la pauvreté franciscaine même sous la pourpre cardinalice, dormant sur un banc quelques heures seulement, afin de rien distraire à Dieu.
Elie ou Helie de Bourdeilles
né en 1413 famille noble du Périgord
Elu évêque de Périgueux 1437
Archevêque de Tours 1468
"Toute sa vie il batailla pour le Saint Siège et pour la liberté de l'Eglise", dit Pierre de Bois-Morin, son secrétaire.
cardinal en 1483
mort le 5 juillet 1484 en odeur de sainteté
Voir aussi la liste des évêques de Tours.
http://catholique-tours.cef.fr/
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9lie_de_Bourdeilles
http://www.fiu.edu/~mirandas/bios1483.htm
Saints Fragan et Gwen * (Blanche) (5ème s.)
Mari et femme originaires du pays de Galles, réfugiés en Bretagne. Ils auraient évangélisé l'Armorique.
Parents de saint Guénolé, saint Jacut et sainte Klervi.
Patron de Ploufragan et de Saint-Frégan.
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10167/Saints-Fragan-et--Gwen-%28Blanche%29.html
*D'origine bretonne, il signifie "Blanc, pur, sacré".
En breton, c'est un prénom aussi bien masculin , que féminin contrairement au Gallo où il est féminin.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Gwenn
Saint Mars de Nantes Evêque de Nantes (6ème s.)
Evêque de Nantes dont la biographie se résume dans le nom de plusieurs localités qui l'ont choisi comme protecteur : Saint-Mars-la-Jaille-44540, Petit-Mars-44390, Saint Mars du Désert -44850 et Saint-Mars de Coutais 44680.
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&search=Saint+Mars+&go=Lire
Sainte Modivène
Aussi appelée Edana, Medana, Merryn, Modwenna.
Deux saintes correspondent:
soit l'abbesse de Whitby, succédant à sainte Hilda, décédée en 695
soit l'abbesse de Polesworth, sainte Edith, décédée en 900
Saint Numérien (7e.s)
Fils d’un riche sénateur, il devient moine au monastère bénédictin de Remiremont à Trèves, en Allemagne, avant de migrer vers celui de Luxeuil, en France. Disciple de Saint-Arnoul, il est ensuite nommé évêque de Trèves
Saint Sédophe Martyr à Tomes, Compagnon de Marin, Théodote et Sédophe (?)
Sainte Triphine (VIe siècle)
Fille du comte Conmore de Grande-Bretagne et mère de Saint-Trémoir. Après la mort de son fils, elle se retire dans un couvent.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Triphine
Voir aussi:
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10188/Saint-Treffin.html
Sainte Zoé martyre (+ v. 286)
ou Zoa. Épouse de Saint-Nicostrate, un officier de la cour impériale à Rome, elle a une grande dévotion pour l’apôtre Saint-Pierre. Arrêtée, elle subit le martyr sous la persécution de Dioclétien.
Sainte-Zoé est invoquée pour faire baisser la fièvre.
Les Églises font mémoire…
Catholiques d’occident : Antoine-Marie Zaccaria (+1539), prêtre (calendrier romain et ambrosien)
Coptes et Éthiopiens (28 ba’unah/sanë) : Théodose 1er (+ env. 566), 33e patriarche d’Alexandrie (Église copte-orthodoxe) ; Pantène (IIe-IIIe s.), docteur de l’Ecole d’Alexandrie (Église copte-catholique)
Luthériens : Johann Andreas Rothe (+1758), poète en Saxe
Orthodoxes et gréco-catholiques : Athanase de l’Athos, higoumène ; Lampados le Thaumaturge (Xe s.), moine ; Marthe (+551), mère de Siméon Stylite le Jeune (Église melchite)
YITZHAK WITTENBERG (1907-1943) martyr juif
En 1943, Yitzhak Wittenberg, chef de l’organisation secrète juive du ghetto de Vilnius, en Lituanie, est arrêté. Plusieurs combattants clandestins parviennent à le libérer en attaquant les nazis. Ces derniers exigent alors que Wittenberg leur soit remis, sous la menace de voir la destruction du ghetto de la ville.
Wittenberg décide de se rendre pour sauver la population juive de Vilnius.
Il sera torturé et mis à mort par la Gestapo.
Lecture
Avec eux je m’en suis allé
avec mes frères,
avec les humiliés,
avec les opprimés,
avec ceux que Satan a souillés,
avec les derniers d’entre les hommes,
serviteurs de Dieu,
qui annonçaient le Messie,
avec ceux qui s’en sont allés dans la joie
et qui n’aspiraient pas de fait à revenir,
je m’en suis allé.
(
Isaac Ogen, Le pont sur la nuit)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ghetto_de_Vilnius