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jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
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Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
15.10.2008
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Catechisme

Temps liturgiques

Posté le 08.09.2008 par jubilatedeo
La liturgie nous fait vivre la venue du Christ sur la terre, son action pour le salut des hommes.
Deux grands pôles :

l'INCARNATION (Dieu fait homme : le mystère de Noël)
et la
REDEMPTION (Jésus meurt sur la croix et ressuscite : le mystère de Pâques).




Année liturgique

L’année liturgique propose aux chrétiens de revivre l’ensemble de l’histoire du salut et de la vie du Christ, au cours d’une année.
Elle commence le 1er dimanche de l’Avent quatre semaines avant Noël. Elle s’achève avec le dimanche du Christ roi (un des derniers dimanches du mois de novembre).

Elle se divise en plusieurs périodes :

Temps de l’Avent (4 semaines)
Temps de Noël et de l’Épiphanie, de la fête de
Noël au baptême du Christ
Le temps ordinaire débute au baptême du Christ.
Temps du Carême commence le mercredi des
Cendres
Temps pascal de Pâques à la Pentecôte à la
Pentecôte
Suite du temps ordinaire jusqu’à la fin de l’année liturgique, c’est-à-dire le dimanche du Christ roi


L’année liturgique reprend les événements principaux de la vie du Christ : sa naissance (Noël) sa mort et sa résurrection (Pâques), le don de l’Esprit (Pentecôte). Elle invite les chrétiens à accueillir Dieu dans leur vie et à rester tendus vers la venue du Royaume. Elle déploie sur une année, ce que nous affirmons à chaque messe : "Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta Résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire"

"Dans la joie de la fête": dans le christianisme on peut dire que les fêtes se succèdent..., éditorial de Mgr André Dupleix, directeur du Service national du Catéchuménat, in Chercheurs de Dieu n° 151, septembre 2004.





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1er Dimanche de l'Avent
Dimanche 30 Novembre 2008


L’Avent, un temps pour se préparer à accueillir JESUS CHRIST, le Messie tant attendu.


La couleur liturgique est le violet, couleur de conversion et de pénitence. L’Avent, temps de l'éveil...


ETRE VEILLEUR, c'est croire que les ténèbres feront place au grand jour.


ETRE VEILLEUR, c'est comme nous y invite l'Apôtre Paul, nous revêtir pour le combat de la lumière, et sortir de notre sommeil !


FAISONS PLACE à CELUI QUI VIENT.


Nous ne savons ni le jour ni l'heure. Il est déjà là, il est venu, il reviendra..


Une nouvelle année liturgique s'ouvre...



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le 8 décembre


Fête de l'Immaculée Conception
de la Vierge Marie






Tu es toute belle, ô Marie
Tu es toute pure, ô Marie
Et bénie plus que toutes les femmes


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N O Ë L



LE PEUPLE QUI MARCHAIT DANS LES TENEBRES a vu se lever une grande lumière ;
Oui ! un enfant nous est né, un fils nous a été donné ; Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix."

Isaïe (9,1-6)


LA NATIVITE

NAISSANCE DE JESUS



Seigneur, tu as fait resplendir cette Nuit très sainte des clartés de la vraie lumière








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Dimanche 04 Janvier 2009

EPIPHANIE DU SEIGNEUR

"Nous avons vu se lever son étoile"


DEBOUT JERUSALEM ! elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi.
Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore.
Isaïe 60,1-6








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PRESENTATION DE JESUS AU TEMPLE

le 2 février



Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Il venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem, un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Séméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient.
Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: "Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple".




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TEMPS ORDINAIRE


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Cendres le Mercredi 25 Fevrier 2009

LE CARÊME

"Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre...." (Luc 4,4-5)
Le temps du Carême durant 40 jours comme Jésus qui a passé 40 jours au désert...
un chemin à parcourir qui nous mènera à la grande Fête pascale...




Ce temps nous rappelle les quarante jours du Christ au désert mais aussi les quarante années que le peuple juif passa en exil avant d’entrer sur la Terre promise. Durant ce temps l’Église nous invite à nous préparer à la grande fête de Pâques qui commémore la Résurrection du Christ, venu libérer tous les hommes du poids de leurs entraves et proposer l’amour à tous.

Si on vit bien le Carême, on doit obtenir une authentique et profonde conversion personnelle, et nous préparer de cette manière à la plus grande fête de l’année : le dimanche de la Résurrection du Seigneur.




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Vendredi 10 Avril 2009

LA PASSION ET LA MORT DE JESUS


« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il nous a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3,16).


Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde
Ses dernières paroles : J’ai soif… (Jésus a soif de notre amour…) (Jean 19,28)
Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font … (Luc 23,34)
A Jean (et à chacun de nous…) Voici ta mère… (Jean 19,25)
Il était presque midi ; l’obscurité se fit dans tout le pays jusqu’à trois heures. Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit ». Et il expira. (Luc 23,44)
Face au déchainement du mal qui frappe notre monde et nos vies, se tient le Christ crucifié. Il n’explique pas la Croix, il la porte ! Dieu est innocent du mal mais il veut le traverser avec nous.


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Dimanche 12 Avril 2009

LA FETE DE PAQUES


Alleluia ! le Christ est ressuscité !




Jésus lui dit alors : Marie ! Elle se tourne vers lui et lui dit : Rabbouni ! ce qui veut dire, Maître. Jésus reprend, cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père, va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.
Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : j'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit : " Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu." (Jean 20,16)


Nous Te rendons grâce Seigneur pour Ta Résurrection.
Tu es présent dans nos vies,
aux jours de joie et aux jours de douleur.

Nous croyons que tu es le Chemin, la Vérité.
Nous croyons que tu nous donnes la vie éternelle

Nous croyons que tu veux nous donner la vie et la joie en abondance.
Nous voulons Te dire notre merci.
pour le don de Ton amour qui nous sauve.





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Jeudi 21 Mai 2009

L'ASCENSION

Jésus dit aux onze : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.»
«Vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre.
Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Voici quedeux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : "Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel.



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Dimanche 31 Mai 2009

LA PENTECÔTE

La Pentecôte est un événement historique considérable, un véritable big-bang qui s'est produit le premier jour de la semaine donc un dimanche - au Cénacle à Jérusalem, en l'an 30 ou 33 de notre ère, 50 jours après la Résurrection du Seigneur, 10 jours après son Ascension.

Écoutons les ACTES DES APÔTRES au ch 2, 1-10 (Lecture du Dimanche de la Pentecôte).

Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, réunis au Cénacle pour la prière, dans une communion profonde, et un même amour du Seigneur.
Quand tout à coup, vient du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent. Dans la Bible, le vent fort annonce toujours la présence de Dieu. Il est signe de théophanie.
Et ils virent apparaître comme des langues de feu.
Le Feu symbolise la présence de Dieu, car Dieu est un FEU DÉVORANT (Dt4,24 et 9,3 - He 12,29) et la puissance de son Amour.
La Pentecôte accomplit les promesses de Dieu : L'Esprit-Saint est donné à tous. L'Église tout entière - comme chaque chrétien lors de son baptême - est marquée du sceau indélébile de l'Esprit-Saint.

Sortant aussitôt du Cénacle, Pierre, debout avec les Onze, parle en tant que chef du groupe apostolique et s'avance en tête. Il s'adresse aux Juifs venus de toute la diaspora à Jérusalem pour la Pentecôte, et prononce le premier Credo de l'Église (2, 14-41).

"Le jour même (de la Pentecôte), Pierre baptisa 3000 âmes et le lendemain 5000 ! " (Ac 2, 41 et 4,4).


Crainte de Dieu, piété, science, force, conseil, intelligence, et sagesse
sont les 7 dons de l'Esprit Saint


LES FRUITS DE L'ESPRIT SAINT :
LA VERITE LA PAIX L'AMOUR LA JOIE LA FORCE
LA DOUCEUR LA BONTE LA PATIENCE LA VRAIE LIBERTE LA GENEROSITE.....




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Dimanche 07 Juin 2009

FETE DE LA SAINTE TRINITE

Nous t'ADORONS, PERE, FILS et SAINT ESPRIT


O mon Dieu, Trinité que j'adore aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne Vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, toute adorante, toute livrée à votre Action créatrice.

Extraits de la Prière de la Bienheureuse Elisabeth de la Trinité


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FETE DU SAINT SACREMENT du CORPS ET DU SANG DU CHRIST
le dimanche 14 juin 2009

Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je lui donnerai, c'est ma chair, pour la vie du monde. Jean 6,51
A la consécration, Notre Seigneur Jésus-Christ se rend réellement présent parmi nous dans l’hostie, en Corps, en Ame, en Divinité, en Esprit.
Nous recevons le Corps glorieux du Christ ressuscité avec sa puissance de résurrection.
Le Pain eucharistique que nous recevons est la chair immaculée du Fils. Dans l'Eucharistie, notre Dieu a manifesté la forme extrême de l'amour. L'Eucharistie est le centre et le sommet de la vie de l'Église. Jean-Paul II.

Quand je communie, j’ai Jésus dans mon cœur, mais moi aussi je suis dans le cœur de Jésus (Christian, 3 ans)
Soeur Emmanuelle partit à l’âge de la retraite s’occuper des chiffonniers du Caire. Elle témoignait récemment, âgée de 89 ans :
Voyez-vous, ma Source, depuis l’âge de douze ans, c’est la communion quotidienne. C’est la relation la plus intime, la plus profonde, avec Jésus présent dans l’Hostie. De sorte que tous les jours, j’y allais à la messe. Ce n’était pas facile, parce qu’il faisait noir. Il fallait que je descende, il y avait les chiens.
Je participais à l’Eucharistie, je recevais Jésus, je me remplissais de force, de joie, d’amour.





Venez vous abreuver à la source cachée, venez vous reposer sur le Cœur du Bien-Aimé ! (Edith Stein)
Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. (Matthieu 2816-20)
L'adoration n'est pas un luxe, mais une priorité (Benoît XVI)

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Vencredi 19 Juin 2009

FÊTE DU SACRE COEUR DE JESUS

Fête qui nous invite à contempler le coeur de Dieu





Jésus apparaît à Sainte Marguerite Marie ( 1647-1690) à Paray le Monial (Saône et Loire).

Jésus lui dit : (extraits)

"Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes et qui reçoit tant d' ingratitudes…

Sainte Marguerite-Marie :

Jésus-Christ se présenta à moi, tout éclatant de gloire avec ses cinq plaies, brillantes comme cinq soleils. Il me découvrit son cœur, qui était la vive source de ces flammes. Ce divin Cœur me fut présenté environné d’une couronne d’épines, qui signifiait les piqûres de nos péchés.

Jésus :

"Je brûle du désir d'être aimé."

Si tu crois, tu verras la puissance de mon Cœur…




PRIERE AU CŒUR DE JESUS



Jésus, donne-moi une telle confiance en toi, que jamais je n'hésite à venir puiser l'eau vive dans ton Coeur divin. Qe ton Esprit me fasse découvrir les richesses insondables de ton Coeur.

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TEMPS ORDINAIRE


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le 15 août
l'ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE





Toutes les générations me diront Bienheureuse !

Marie, douce lumière

Splendeur du Père

Temple de l’Esprit

Guide-nous vers Jésus et vers Père

Mère des pauvres et des tout-petits

Toutes les générations me diront Bienheureuses



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8 SEPTEMBRE
NATIVITE DE LA VIERGE MARIE





Soyons dans la joie en fêtant la naissance de la Vierge Marie :
par elle nous est venu le Soleil de justice, le Christ notre Dieu.


8 septembre à Lyon
Comme chaque année, à l’occasion de la fête de la naissance de la Vierge Marie, le 8 septembre est l’occasion d’une rencontre entre autorités civiles et religieuses. A Fourvière…
Un peu d’histoire
La peste sévissait dans la région lyonnaise du 16è au 17è siècle. Elle frappa de nombreuses fois en moins de cent ans.
"Aussi le 12 mars 1643, rue de la Poulaillerie, dans l’Hôtel de la Couronne (actuel musée de l’imprimerie), les Echevins décidèrent d’avoir recours à la Vierge Marie.
... Nos Echevins s’engagèrent à élever deux statues de la Vierge, l’une sur la place des changes, l’autre sur la pile du pont de Saône.
Enfin ils firent voeu pour eux et pour leurs successeurs, d’aller... "toutes les fêtes de la nativité de Notre Dame qui est le huitième jour de septembre, , en la chapelle de Fourvière pour la messe, et prier la Vierge et lui offrir en forme d’hommage et reconnaissance, la quantité de sept livres de cire blanche en cierges et un écu d’or ... pour recevoir la protection de la ville de Lyon..."

A partir du voeu de 1643, la peste disparut totalement et définitivement de la région lyonnaise, alors qu’en 1720 elle faisait encore plus de 100000 victimes à Marseille, Aix-en-Provence et Toulon.
Dès les semaines qui suivirent le voeu de leurs Echevins, la confiance des Lyonnais en leur protectrice devint absolue.
La Révolution française prononça la dissolution du chapitre de Fourvière et la vente des bâtiments. En 1805, le 8 septembre 1843, l’archevêque de Lyon Mgr de Bonald renouvela le voeu des Echevins prononcé deux siècles plus tôt.
La messe du vœu des échevins a lieu tous les ans le 8 septembre, à la Basilique de Fourvière avec le Maire de Lyon, les conseillers municipaux.
Après la messe a lieu la bénédiction de la ville par le Cardinal.

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14 septembre

La Croix Glorieuse



Par ta Croix, Seigneur, tu nous donnes la vie.

"Quand j'aurai été élevé de terre, dit le Seigneur, j'attirerai à moi tous les hommes." (Jean 12,32)


Car Dieu a tant aimé le monde qu'il nous a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. (Jean 3,13-17)



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15 septembre
Notre Dame des douleurs



La pensée de Marie au pied de la Croix a aidé beaucoup de chrétiens à trouver un sens à leurs souffrances et à les assumer dans l'espérance d'une résurrection glorieuse.
PRES DE LA CROIX de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple : "Voici ta mère." Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. (Jean 19,25-17)



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TEMPS ORDINAIRE

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le 1er novembre
FÊTE DE LA TOUSSAINT


La fête de la Toussaint témoigne de l'espérance chrétienne devant la mort. Elle atteste qu'à la fin de notre existence terrestre la vie n'est pas détruite, elle est transformée. C'est la fête de la vie éternelle, la fête du ciel. Chaque personne est appelée à ressusciter un jour avec le Christ et à être associée à sa résurrection. La Toussaint est la fête joyeuse de la victoire du Christ.

LA TOUSSAINT est la fête de tous les saints, de tous ceux qui sont admis à partager le bonheur de Dieu. Grands saints et saints anonymes qui ont entendu le message des béatitudes et y ont répondu. C'est la fête de la grande foule des saints.
Les saints contemplent la face de Dieu et jouissent pleinement de cette vision.




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TEMPS ORDINAIRE

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Dimanche 21 Novembre 2009

FÊTE DU CHRIST ROI DE L'UNIVERS

"QUE TON REGNE VIENNE"



"Je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité."


En cette fête du Christ Roi, contemplons Jésus sur le bois de la croix, dans sa gloire et sa majesté.

Jusqu'au bout, Serviteur de l'amour de Dieu, Jésus nous invite à servir nos frères, comme lui, par amour.

Recevons de son Eucharistie la grâce et la force de faire grandir son Royaume.



L'Eglise en fête acclame au nom de toute la création,

son Seigneur, comme elle le fera encore et toujours jusqu'à son retour,

Lui Jésus-Christ, Roi de Gloire et de l'univers, Seigneur des seigneurs,

vainqueur du mal et de la mort.


Seigneur Jésus, Roi de l’univers, élevé dans la gloire au-dessus de tout, Tu t’es assis sur le trône royal que le Père t’avait préparé. Tu a reçu de lui tout pouvoir sur les nations. Rassemble tous les peuples du monde dans le peuple bien-aimé de Dieu, et que toute la terre acclame ton Père et notre Père. Amen.




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Les Sacrements

Posté le 05.02.2008 par jubilatedeo
Les Sacrements

Notions préliminaires

Définition
Les Sacrements du Nouveau Testament institués par le Christ Seigneur et confiés à l'Église, en tant qu'actions du Christ et de l'Église, sont des signes et moyens par lesquels la foi s'exprime et se fortifie, le culte est rendu à Dieu et se réalise la sanctification des hommes; c'est pourquoi ils contribuent largement à créer, affermir et manifester la communion ecclésiastique; aussi, dans la célébration des sacrements, tant les ministres sacrés que les autres fidèles doivent-ils agir avec une très grande vénération et avec le soin requis (can. 840 du nouveau Code de Droit Canonique).

Importance de l'Église
Les sacrements étant les mêmes pour l'Église toute entière et faisant partie du dépôt divin, il revient à la seule autorité suprême de l'Église d'approuver ou de déterminer ce qui est requis pour leur VALIDITE; et il appartient à cette même autorité suprême ou à toute autre autorité compétente (conférence des Évêques ou l'Évêque diocésain), de fixer ce qui a trait à la licéité de leur célébration, de leur administration et de leur réception, ainsi qu'au rite à observer dans leur célébration (can. 841).

Qui peut recevoir les sacrements ?
Le Baptême est toujours " la porte des Sacrements "; aussi celui qui n'a pas reçu le Baptême ne peut être validement admis aux autres sacrements (can. 842, § 1).

Les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de la très sainte Eucharistie sont si intimement liés entre eux qu'ils sont requis pour l'initiation chrétienne complète.

Les ministres sacrés ne peuvent pas refuser les sacrements aux personnes qui les leur demandent opportunément, sont dûment disposées et ne sont pas empêchées par le droit de les recevoir (can. 843, § 1) : ils sont donc dispensateurs, mais non - propriétaires - des mystères de Dieu.

Célébration des sacrements
Dans la célébration des sacrements, les livres liturgiques approuvés par l'autorité compétente seront fidèlement suivis; c'est pourquoi personne n'y ajoutera, n'en supprimera ou n'y changera quoi que ce soit de son propre chef (can. 846, § 1); le ministre célébrera les sacrements selon son rite propre (§ 2).

Réitération du Sacrement
Les sacrements du Baptême, de Confirmation et d'ordre, parce qu'ils impriment un caractère (dans l'âme), ne peuvent pas être réitérés (can. 845, § 1).

Gratuité des Sacrements
En dehors des offrandes fixées par l'autorité compétente, le ministre ne demandera rien pour l'administration des sacrements, en veillant toujours à ce que les nécessiteux ne soient pas privés de l'aide des sacrements à cause de leur pauvreté (can. 848).

Les sacrements

Le Baptême, la Confirmation, l'Eucharistie, la Pénitence (Réconciliation, Confession), l'Onction des malades, l'Ordre, le Mariage.


Le Baptême

Le Baptême : Porte des Sacrements !

Le Baptême, porte des sacrements, nécessaire au Salut qu'il soit reçu en fait ou du moins désiré, par lequel les êtres humains sont délivrés de leur péchés, régénérés en enfants de Dieu, et, configurés au Christ par un caractère indélébiles, sont incorporés à l'Église, n'est conféré validement que par le bain d'eau véritable accompagné de la formule requise (can. 849).

Célébration du baptême

Le baptême est administré selon le rituel prescrit dans les livres liturgiques approuvés, sauf en cas d'urgente nécessité où il faut observer seulement ce qui est requis pour la validité du sacrement (Can. 850).

La célébration du Baptême doit être dûment préparée.

Pour un adulte : Pour ce qui concerne le baptême, doit être considéré comme adulte, celui qui est sorti de l'enfance et possède l'usage de la raison (can. 852, § 1). La préparation au Baptême se fait dans le catéchuménat et en suivant les règles particulières édictées par la Conférence des Évêques (épiscopale) pour l'initiation sacramentelle (can. 851, § 1).

Pour un enfant : (sont assimilés aux enfants, ceux qui n'ont pas l'usage de la raison), les parents de l'enfant à baptiser, ainsi que les personnes qui vont assumer la charge de parrains, seront dûment instruits de la signification de ce sacrement et des obligations qu'il comporte (can. 851, § 2).

Jour et lieu : Bien que le Baptême puisse être célébré n'importe quel jour, il est néanmoins recommandé de le célébrer habituellement le dimanche ou, si cela est possible, au cours de la veillée pascale (can. 856).

Le ministre du baptême

Le canon 530, § 1, confie spécialement au curé la fonction de baptiser (sans lui en réserver le droit); mais le ministre ordinaire du Baptême est l'Évêque, le prêtre ou le diacre (can. 861, § 1). Cependant, sauf cas de nécessité, nul ne peut, sans la permission requise, administrer le Baptême en un territoire étranger, pas même à ses propres sujets (can. 862).

Le sujet du Baptême

Seul peut recevoir le Baptême, tout être humain qui n'a pas déjà été baptisé

Pour les adultes : Pour qu'un adulte puisse être baptisé, il qu'il ait manifesté la volonté de recevoir le Baptême, qu'il soit suffisamment instruit des vérités de la foi et des obligations chrétiennes et qu'il ait été mis à l'épreuve de la vie chrétienne par le catéchuménat; il sera aussi exhorté à se repentir de ses péchés (can. 865 § 1).

Un adulte en danger de mort peut être baptisé si, ayant quelques connaissances des principales vérités de la foi, il manifeste de quelque manière que ce soit son intention de recevoir le Baptême et promet d'observer les commandements de la religion chrétienne (can. 865 § 2).

À moins d'un grave empêchement, l'adulte qui est baptisé sera confirmé immédiatement après le Baptême et participera à la célébration eucharistique, en y recevant la communion (can. 866).

Pour les enfants : Les parents sont tenus par l'obligation de faire baptiser leurs enfants dans les premières semaines; ils iront trouver leur curé au plus tôt après la naissance et même avant, afin de demander le sacrement pour leur enfant et d'y être dûment préparés (can. 867, § 1). Si l'enfant se trouve en danger de mort, il sera baptisé sans aucun retard (can. 867, § 2).

Pour baptiser licitement un enfant, il faut :

1° Que les parents y consentent, ou au moins l'un d'eux, ou ceux qui tiennent légitimement leur place;

2° Qu'il y ait un espoir fondé que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif (can. 868, § 1). En danger de mort, tout enfant peut être baptisé, même contre la volonté de ses parents (can. 868, § 2).

Les parrains :

Dans la mesure du possible, à la personne qui va recevoir le Baptême sera donné un parrain auquel il revient d'assister dans son initiation chrétienne l'adulte qui se fait baptiser et, s'il s'agit d'un enfant, de la lui présenter de concert avec les parents, et de faire en sorte que le baptisé mène plus tard une vie chrétienne en accord avec son Baptême et accomplisse fidèlement les obligations qui lui sont inhérentes (can. 872). Un seul parrain, ou une seule marraine, ou bien aussi un parrain et une marraine seront admis (can. 873).

Le parrainage n'est pas conçu par l'Église comme une fonction purement honorifique, mais comme une prise en charge du baptisé, ce qui explique les exigences de l'Église, exposées dans le canon suivant !

Pour que quelqu'un soit admis comme parrain, il faut :

Qu'il ait été choisi par la personne qui va être baptisée, par ses parents ou par ceux qui tiennent leur place ou, s'il font défaut, par le curé ou le ministre; qu'il ait les aptitudes et l'intention de remplir cette fonction;
qu'il ait seize ans accomplis, à moins que l'Évêque diocésain n'ait établi un autre âge, ou bien que le curé ou le ministre estime devoir admettre pour une juste cause une exception;
qu'il soit catholique, confirmé, qu'il ait déjà reçu le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie et qu'il mène une vie cohérente avec la foi et avec la fonction qu'il va assumer;
qu'il ne soit sous le coup d'aucune peine canonique, légitimement infligée ou déclarée;
qu'il ne soit ni le père ni la mère de la personne qui doit être baptisée (can. 874, § 1).
~ Un baptisé qui appartient à une communauté ecclésiale non catholique ne sera admis qu'avec un parrain catholique, et alors seulement comme témoin du Baptême (can. 874,§ 2). ~

Preuve et inscription du Baptême

La personne qui administre le Baptême veillera à ce que, à moins que le parrain ne soit présent, il y ait au moins un témoin par lequel l'administration du Baptême puisse être prouvée (can. 875).


La Confirmation

Le sacrement de Confirmation, qui imprime un caractère et par lequel les baptisés, poursuivant le chemin de l'initiation chrétienne, sont ENRICHIS DU DON DE L'ESPRIT-SAINT et sont plus étroitement liés à l'Église et les oblige plus strictement à être témoins du Christ en paroles et en actes ainsi qu'à propager et à défendre la foi (can. 879).

Célébration de la Confirmation

Le sacrement de Confirmation est conféré par l'onction du chrême sur le front, qui se fait avec l'imposition de la main et par les paroles prescrites dans les livres liturgiques approuvés (can. 880, § 1). Le chrême à utiliser dans le sacrement de Confirmation doit être béni par l'Évêque, même si c'est un prêtre qui administre le sacrement (can. 880, § 2).

Il convient de célébrer le sacrement de Confirmation dans une église et cela au cours de la Messe; néanmoins, pour une cause juste et raisonnable, il peut être célébré en dehors de la Messe et en tout endroit décent (can. 881).

Ministre de la Confirmation

L'Évêque est le ministre ordinaire de la Confirmation; le prêtre, muni de cette faculté en vertu du droit universel ou d'une concession particulière de l'autorité compétente, confère lui aussi validement ce sacrement (can. 882).

Les confirmands

Seul tout baptisé non encore confirmé est capable de recevoir la Confirmation (can. 889, § 1).

En dehors du danger de mort, pour qu'une personne reçoive licitement la confirmation, il est requis, si elle a l'usage de la raison, qu'elle soit convenablement instruite, dûment disposée et en état de renouveler les promesses baptismales (§2).

Les fidèles sont tenus par l'obligation de recevoir ce sacrement en temps opportun; les parents et les pasteurs d'âmes, surtout les curés, veilleront à ce que les fidèles soient dûment instruits pour le recevoir et à ce qu'ils s'y présentent en temps opportun (can. 890).

A quel âge, doit-on recevoir la Confirmation ?

Le sacrement de Confirmation sera conféré aux fidèles aux alentours de l'âge de raison, à moins que la conférence des Évêques n'ait fixé un autre âge, ou qu'il y ait danger de mort ou bien que, au jugement du ministre, une cause grave ne conseille autre chose (can. 891).

Doit-on être confirmé pour se marier ?

Les catholiques qui n'ont pas encore reçu le sacrement de Confirmation le recevront avant d'être admis au Mariage, si c'est possible sans grave inconvénient...

Les parrains

Dans la mesure du possible, un parrain assistera le confirmand; il lui revient de veiller à ce que la personne confirmée se conduise en vrai témoin du Christ et accomplisse fidèlement les obligations inhérentes au sacrement (can. 892).

Pour exercer la fonction de parrain, il faut remplir les conditions dont il s'agit au canon 874 (parrain de Baptême) et il convient de choisir pour parrain celui qui a assumé cette fonction lors du Baptême (can. 893, § 1 et § 2).

Inscription et preuve

Le nom des confirmés doit être inscrit non seulement dans le registre des Évêchés, mais aussi et avec toutes les indications voulues (nom du ministre, des parents, du parrain, etc...) dans les registres paroissiaux (can. 895).


L'Eucharistie

Le Sacrement le plus vénérable est la très sainte Eucharistie dans laquelle le Christ Seigneur Lui-même est contenu, offert et reçu, et par laquelle l'Église vit et croît continuellement. Le Sacrifice eucharistique, mémorial de la mort et de la résurrection du Seigneur, dans lequel le Sacrifice de la Croix est perpétué au long des siècles, est le sommet et la source de tout le culte et de toute la vie chrétienne, par lequel est signifiée et réalisée l'unité du peuple de Dieu et s'achève la construction du Corps du Christ. En effet, les autres sacrements et toutes les œuvres d'apostolat de l'Église sont étroitement liés à la très sainte Eucharistie et y sont ordonnés (can. 897).

Les fidèles auront en très grand honneur la très sainte Eucharistie, en participant activement à la célébration du très auguste Sacrifice, en recevant ce sacrement avec dévotion et fréquemment, et en lui rendant le culte éminent d'adoration; les pasteurs d'âmes instruiront soigneusement les fidèles de cette obligation, en mettant en valeur la doctrine sur ce Sacrement (can. 898).

La célébration de l'Eucharistie

Le droit donne encore quelques rappels doctrinaux pour orienter la foi et la piété des fidèles !

La célébration eucharistique est action du Christ Lui-même et de l'Église, dans laquelle le Christ Seigneur, présent substantiellement sous les espèces du pain et du vin, s'offre Lui-même par le ministère du prêtre à Dieu le Père, et se donne en nourriture spirituelle aux fidèles unis à son offrande.

Dans la synaxe eucharistique, le peuple de Dieu est convoqué en assemblée sous la présidence de l'Évêque ou du prêtre sous l'autorité de l'Évêque, agissant en la personne du Christ (in persona Christi), et tous les fidèles qui y assistent, clercs ou laïcs, y concourent en prenant une part active, chacun selon son mode propre, suivant la diversité des ordres et des fonctions liturgiques.

La célébration eucharistique sera organisée de telle sorte que tous ceux qui y participent en retirent des fruits abondants, pour l'obtention desquels le Christ Seigneur a institué le Sacrifice eucharistique (can. 899, § 1 à 3).

[u]Le ministre de la sainte Eucharistie

Pour la célébration de la Messe[/u]

Seul le prêtre validement ordonné est le ministre qui, en la personne du Christ, peut réaliser le sacrement de l'Eucharistie (can. 900, § 1).

Le prêtre non empêché par la loi canonique célèbre licitement l'Eucharistie en observant les dispositions des canons qui suivent (can. 900, § 2) :

Le prêtre a la liberté d'appliquer la Messe tant pour les vivants que pour les défunts (can. 901).

A moins que l'utilité des fidèles ne requière ou ne conseille autre chose, les prêtres peuvent concélébrer l'Eucharistie, étant respectée la liberté pour chacun de célébrer individuellement, mais pas quand il y a une concélébration dans la même église ou le même oratoire (can. 902).

Que les prêtres célèbrent fréquemment, ayant toujours à l'esprit le fait que l'œuvre de la Rédemption se réalise continuellement dans le mystère du Sacrifice eucharistique; bien plus, leur est vivement recommandée la célébration quotidienne qui est vraiment, même s'il ne peut y avoir la présence de fidèles, action du Christ et de l'Église, dans la réalisation de laquelle les prêtres accomplissent leur principale fonction (can. 904).

Il n'est pas permis à un prêtre de célébrer plus d'une fois par jour, sauf dans les cas où, selon le droit, il est permis de célébrer ou de concélébrer plus d'une fois l'Eucharistie le même jour (can. 905, § 1).

S'il y a pénurie de prêtres, l'Ordinaire du lieu peut permettre, pour une juste cause, que les prêtres célèbrent deux fois par jour, et même, lorsque la nécessité pastorale l'exige, trois fois les dimanches et les jours de fêtes d'obligation (can.905, § 2).

Le prêtre ne célébrera pas le Sacrifice eucharistique sans la participation d'un fidèle au moins, sauf pour une cause juste et raisonnable (can. 906).

Dans la célébration eucharistique, il n'est permis ni aux diacres ni aux laïcs de réciter les prières, surtout la prière eucharistique, ou de remplir les actes propres au prêtre célébrant (can. 907).

Il est interdit aux prêtres catholiques de concélébrer l'Eucharistie avec des prêtres ou des ministres d'Églises ou de communautés ecclésiales qui n'ont pas la pleine Communion avec l'Église catholique (can. 908).

Que le prêtre n'omette pas de se préparer dûment par la prière à célébrer le Sacrifice eucharistique et de rendre grâce à Dieu après la célébration (can. 909).

Pour la distribution de la Communion

Les ministres ordinaires de la sainte Communion sont l'Évêque, le prêtre et le diacre (can. 910, § 1).

Les ministres extraordinaires de la sainte Communion sont l'acolyte et tout autre fidèle député selon les dispositions du canon 230, § 3

Le devoir et le droit de porter la très sainte Eucharistie en viatique aux malades appartient au curé et vicaires paroissiaux, aux chapelains ainsi qu'au Supérieur de la communauté dans les instituts religieux cléricaux ou les sociétés de vie apostolique cléricales pour tous ceux qui se trouvent dans la maison (can. 911, § 1).

En cas de nécessité, ou avec l'autorisation au moins présumée du curé, du chapelain ou du Supérieur qu'il doit informer ensuite, tout prêtre ou tout autre ministre de la sainte Communion doit le faire (can. 911, § 2).

La participation à la sainte Eucharistie

Tout baptisé qui n'en est pas empêché par le droit peut et doit être admis à la sainte Communion (can. 912).

Les excommuniés et les interdits, après infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront PAS ADMIS à la sainte Communion (can. 915).

Pour les enfants : Pour que la très sainte Eucharistie puisse être donnée aux enfants, il est requis qu'ils aient une connaissance suffisante et qu'ils aient reçu une préparation soignée, de sorte qu'ils comprennent le mystère du Christ à la mesure de leur capacité, et puissent recevoir le Corps du Seigneur avec foi et dévotion .

La très sainte Eucharistie peut néanmoins être donnée aux enfants qui sont en danger de mort, s'ils sont capables de distinguer le Corps du Christ et l'aliment ordinaire et de recevoir la Communion avec respect (can. 913, § 1 et § 2).

Conditions pour recevoir la sainte Communion ?

Qui a conscience d'être en état de péché grave ne célébrera pas la Messe ni ne communiera au Corps du Seigneur sans recourir auparavant à la confession sacramentelle, à moins d'un motif grave et qu'il ne soit dans l'impossibilité de se confesser; en ce cas, il n'oubliera pas qu'il est tenu par l'obligation de faire un acte de contrition parfaite, qui inclut la résolution de se confesser au plus tôt (can. 916).

Qui va recevoir la très sainte eucharistie s'abstiendra, au moins une heure avant la sainte Communion, de prendre tout aliment et boisson, à l'exception seulement de l'eau et des médicaments (can. 919).

Il est vivement recommandé aux fidèles de recevoir la sainte Communion au cours même de la célébration eucharistique; néanmoins, elle sera donnée en dehors de la Messe, en observant les rites liturgiques, à ceux qui la demandent pour une juste cause (can. 918).

Peut-on communier plusieurs fois par jour ?

Qui a déjà reçu la très sainte Eucharistie peut la recevoir à nouveau le même jour mais seulement lors d'une célébration eucharistique à laquelle il participe, restant sauves les dispositions du canon 921 (can. 917).

Suis-je obligé de communier ?

Tout fidèle, qui après avoir été initié à la très sainte Eucharistie, est tenu par l'obligation de recevoir la sainte Communion au moins une fois l'an. Ce précepte doit être rempli durant le temps pascal, à moins que pour une juste cause, il ne le soit à une autre époque de l'année (can. 920, § 1 et § 2).

Participation à la sainte messe

Le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles sont tenus par l'obligation de participer à la Messe; de plus, ils s'abstiendront de ces travaux et de ces affaires qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur ou la détente convenable de l'esprit et du corps (canon 1247).


Le Mariage

L'alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonnée par son caractère naturel au bien des conjoints ainsi qu'à la génération et à l'éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement (can. 1055, §1).

C'est pourquoi, entre baptisés, il ne peut exister de contrat matrimonial valide qui ne soit, par le fait même, un sacrement (can. 1055, §2).

Les propriétés essentielles du mariage sont l'unité et l'indissolubilité qui, dans le mariage chrétien, en raison du sacrement, acquièrent une solidité particulière (can. 1056).

C'est le consentement des parties légitimement manifesté entre personnes juridiquement capables qui fait le mariage; ce consentement ne peut être suppléé par aucune puissance humaine (can. 1057, §1).

Le consentement matrimonial est l'acte de la volonté par lequel un homme et une femme se donnent et se reçoivent mutuellement par une alliance irrévocable pour constituer le mariage (can. 1057, §2).

Peuvent contracter mariage tous ceux qui n'en sont pas empêchés par le droit (can. 1058).

Le mariage des catholiques, même si une partie seulement est catholique, est régi non seulement par le droit divin, mais aussi par le droit canonique, restant sauve la compétence du pouvoir civil pour les effets purement civils de ce même mariage (can. 1059).

Le mariage jouit de la faveur du droit; c'est pourquoi, en cas de doute, il faut tenir le mariage pour valide, jusqu'à preuve du contraire (can. 1060).

Le mariage valide entre baptisés est appelé conclu seulement, s'il n'a pas été consommé, conclu et consommé, si les conjoints ont posé entre eux, de manière humaine, l'acte conjugal apte de soi à la génération auquel le mariage est ordonné par sa nature et par lequel les époux deviennent une seule chair (can. 1061, §1).

Une fois le mariage célébré, si les conjoints ont cohabité, la consommation est présumée jusqu'à preuve du contraire (can. 1061, §2).

Le mariage invalide est appelé putatif, s'il a été célébré de bonne foi au moins par une des parties, jusqu'à ce que les deux parties aient acquis la certitude de sa nullité (can. 1061, §3).

La promesse de mariage unilatérale ou bilatérale, appelée fiançailles, est régi par le droit particulier établi par la conférence des Évêques en tenant compte des coutumes et des lois civiles, s'il en existe (can. 1062, §1).

La promesse de mariage ne donne pas lieu à une action pour exiger la célébration du mariage; mais elle peut donner lieu à une action en réparation de dommages, pour autant qu'elle soit due (can. 1062, §2).

Les empêchements dirimants

~ Il y en a douze : l'âge, l'impuissance, le lien, la disparité de culte, l'Ordre sacré, les vœux religieux, le rapt, le conjugicide, la consanguinité, l'affinité, l'honnêteté publique, la parenté légale ~

L'homme ne peut contracter validement mariage avant 16 ans accomplis et, la femme avant 14 ans accomplis (1083, §1).
La conférences des Évêques a la liberté de fixer un âge supérieur pour la célébration licite du mariage (1083, §2).
L'impuissance antécédente et perpétuelle à copuler de la part de l'homme ou de la part de la femme, qu'elle soit absolue ou relative, dirime le mariage de par sa nature même (1084, §1).
Si l'empêchement d'impuissance est douteux, que le doute soit de droit ou de fait, le mariage ne doit pas être empêché ni déclaré nul tant que subsiste le doute (1084, §2).
La stérilité n'empêche ni ne dirime le mariage, restant sauves les dispositions du canon 1098 (1084, §3).
Attente invalidement mariage la personne qui est tenue par un lien du mariage antérieur, même non consommé (can. 1085, §1).
Même si un premier mariage est invalide ou dissous pour n'importe quelle cause, il n'est pas permis d'en contracter un autre avant que la nullité ou la dissolution du premier mariage ne soit établie légitimement et avec certitude (can. 1085, §2).
Est invalide le mariage entre deux personnes dont l'une a été baptisée dans l'Église catholique ou reçue dans cette Église et ne l'a pas quittée par un acte formel, et l'autre n'a pas été baptisée (can. 1086, §1).
On ne dispensera pas de cet empêchement sans que soient remplie s les conditions dont il s'agit aux canons 1125 et 1126 (can. 1086, §2).
Si, au moment où le mariage a été contracté, une partie était communément tenue pour baptisée ou si son baptême était douteux, il faut, selon le canon 1060, présumer la validité du mariage, jusqu'à ce qu'il soit prouvé avec certitude qu'une partie a été baptisée et non pas l'autre (can. 1086, §3).
~ Canon 1125 : "L'Ordinaire du lieu peut concéder cette permission s'il y a une cause juste et raisonnable; il ne la concédera que si les conditions suivantes ont été remplies :
la partie catholique déclarera qu'elle est prête à écarter les dangers d'abandon de la foi et promettra sincèrement de faire son possible pour que tous les enfants soient baptisés et éduqués dans l'Église catholique;
l'autre partie sera informée à temps de ces promesses que doit faire la partie catholique, de telle sorte qu'il soit établi qu'elle connaît vraiment la promesse et l'obligation de la partie catholique;
les deux parties doivent être instruites des fins et des propriétés essentielles du mariage, qui ne doivent être exclues ni par l'un ni par l'autre des contractants".
~ Canon 1126 : "Il revient à la conférence des Évêques tant de fixer la manière selon laquelle doivent être faites ces déclarations et promesses qui sont toujours requises, que de définir la façon de les établir au for externe, et la manière dont la partie non catholique en sera avertie".
Attentent invalidement mariage ceux qui sont constitués dans les ordres sacrés (can. 1087).
Attentent invalidement mariage les personnes qui sont liées par le vœu public perpétuel de chasteté dans un institut religieux (can. 1088).
Aucun mariage ne peut exister entre l'homme et la femme enlevée ou au moins détenue en vue de contracter mariage avec elle, à moins que la femme, une fois séparée de son ravisseur et placée en lieu sûr, et libre, ne choisisse spontanément le mariage (can. 1089).
Qui en vue de contracter mariage avec une personne déterminée aura donné la mort au conjoint de cette personne ou à son propre conjoint, attente invalidement ce mariage (can. 1090, §1).
Attentent aussi invalidement mariage entre eux ceux qui ont donné la mort à leur conjoint par une action commune physique ou morale (can. 1090, §2).
En ligne directe de consanguinité, est invalide le mariage entre tous les ascendants et descendants tant légitimes que naturels (can. 1091, §1).

En ligne collatérale, il est invalide jusqu'au quatrième degré inclusivement (can. 1091, §2).
L'empêchement de consanguinité ne se multiplie pas (can. 1091, §3).
Le mariage ne sera jamais permis s'il subsiste quelque doute que les parties sont consanguines à n'importe quel degré en ligne directe ou au second degré en ligne collatérale (can. 1091, §4).
L'affinité en ligne directe dirime le mariage à tous les degrés (can. 1092).
L'empêchement d'honnêteté publique naît d'un mariage invalide après que la vie commune n'ait été instaurée ou d'un concubinage notoire ou public; et il dirime le mariage au premier degré en ligne directe entre l'homme et les consanguins de la femme, et vice versa (can. 1093).
Ne peuvent contracter validement mariage entre eux ceux qui sont liés par la parenté légale issue de l'adoption, en ligne directe ou au second degré en ligne collatérale (can. 1094).

La Pénitence

Dans le sacrement de Pénitence, les fidèles qui confessent leurs péchés à un ministre légitime en ont la contrition et forment le projet de s'amender, obtiennent de Dieu, par l'absolution donnée par ce même ministre, le pardon des péchés qu'ils ont commis après le Baptême, et ils sont en même temps réconciliés avec l'Église qu'en péchant ils ont blessée (can. 959).

La célébration du Sacrement

La confession individuelle et intégrale avec l'absolution constitue l'unique mode ordinaire par lequel un fidèle conscient d'un péché grave est réconcilié avec Dieu et avec l'Église; seule une impossibilité physique ou morale excuse cette confession, auquel cas la réconciliation peut être obtenue aussi selon d'autres modes (can. 960).

L'absolution ne peut être donnée par mode général à plusieurs pénitents ensemble, sans confession individuelle préalable

Sauf :

1° Si un danger de mort menace et que le temps n'est pas suffisant pour que le ou les prêtres puissent entendre la confession de chacun des pénitents;

2° s'il y a une grave nécessité, c'est-à-dire si, compte tenu du nombre de pénitents, il n'y a pas assez de confesseurs disponibles pour entendre comme il faut la confession de chacun dans un temps convenable, de sorte que les pénitents, sans qu'il y ait faute de leur part, seraient forcés d'être privés pendant longtemps de la grâce sacramentelle ou de la sainte communion; mais la nécessité n'est pas considérée comme suffisante lorsque des confesseurs ne peuvent pas être disponibles pour le seul motif du grand afflux de pénitents, tel qu'il peut se produire pour une grande fête ou un grand pèlerinage. Il appartient à l'Évêque diocésain de juger si les conditions requises au § 1, n°2 sont remplies; en tenant compte des critères établis d'un commun accord avec les autres membres de la conférence des Évêques, il peut déterminer les cas où se rencontre cette nécessité (can. 961, § 1 et § 2).

Validité de l'absolution collective ?

Pour qu'un fidèle bénéficie validement d'une absolution sacramentelle donnée à plusieurs ensemble, il est requis non seulement qu'il y soit bien disposé, mais qu'il ait en même temps le propos de confesser individuellement, en temps voulu, les péchés graves qu'il ne peut pas confesser ainsi actuellement.

Dans la mesure du possible, même à l'occasion de la réception d'une absolution générale, les fidèles seront instruits de ce qui est requis au § 1 et, l'absolution générale sera précédée, même en cas de danger de mort si le temps est suffisant, d'une exhortation pour que chacun prenne soin de faire un acte de contrition (can. 962, § 1 et § 2).

Remarque : Restant sauve l'obligation dont il s'agit au canon 989, un fidèle dont les péchés graves sont remis par une absolution générale recourra à la confession individuelle le plus tôt possible et dès qu'il en a l'occasion, avant de recevoir une nouvelle absolution générale, à moins que n'intervienne une juste cause (can. 963).

Lieu de la confession ?

Pour entendre les confessions sacramentelles, le lieu propre est l'église ou l'oratoire.

En ce qui concerne le confessionnal, la conférence des Évêques établira des règles, en prévoyant toutefois qu'il y ait toujours dans un endroit bien visible des confessionnaux munis d'une grille fixe séparant le pénitent du confesseur et dont les fidèles qui le désirent puissent librement user.

Les confessions ne seront pas entendues en dehors du confessionnal, à moins d'une juste cause (can. 964, § 1 à 3).

Le ministre du Sacrement

Seul le prêtre est le ministre du sacrement de Pénitence (can. 965).Pour que l'absolution des péchés soit valide, il est requis que le ministre, en plus du pouvoir d'ordre, ait la faculté de l'exercer à l'égard des fidèles à qui il donne l'absolution (can. 966, § 1).

Le pénitent

Dispositions requises : Pour bénéficier du remède salutaire du sacrement de Pénitence, il faut que le fidèle soit disposé, de telle manière que, en réprouvant les péchés qu'il a commis et en ayant le propos de s'amender, il se convertisse (can. 987).

Objet de la confession : Le fidèle est tenu de confesser, selon leur espèce et leur nombre, tous les péchés graves commis après le baptême, non encore directement remis par le pouvoir des clés de l'Église et non accusés en confession individuelle, dont il aura conscience après un sérieux examen de soi-même.

Il est recommandé aux fidèles de confesser aussi les péchés véniels (can. 988, § 1 et § 2).

Un droit : Tout fidèle a la liberté de confesser ses péchés au confesseur régulièrement approuvé qu'il préfère, même s'il est d'un autre rite (can. 991).

Un devoir : Selon la nature et le nombre de péchés, en tenant compte cependant de la condition du pénitent, le confesseur lui imposera des satisfactions salutaires et convenables; le pénitent est tenu par l'obligation de les accomplir personnellement (can. 981).


Le Sacrement de l'Onction des Malades

L'onction des malades, par laquelle l'Église recommande les fidèles dangereusement malades au Seigneur souffrant et glorifié pour qu'Il les relève et les sauve, est conférée en les oignant d'huile et en prononçant les paroles prescrites dans les livres liturgiques (can. 998).

La célébration du sacrement

Outre l'Évêque, peuvent bénir l'huile destinée à l'onction des malades :

1° ceux qui par le droit sont équiparés à l'Évêque diocésain;

2° en cas de nécessité, tout prêtre, mais seulement au cours de la célébration du sacrement (can.999).

Les onctions seront soigneusement faites avec les paroles, dans l'ordre et de la manière prescrite dans les livres liturgiques; cependant, en cas de nécessité, il suffit d'une seule onction sur le front ou même sur une autre partie du corps, en prononçant toute la formule (can. 1000 §1).

Le ministre fera les onctions avec sa propre mains, à moins qu'une raison grave ne conseille autre chose (can. 1000 §2).

Les pasteurs d'âme et les proches des malades veilleront à ce que les malades reçoivent en temps opportun le réconfort de ce sacrement (can. 1001).

Suivant les dispositions de l'Évêque diocésain, la célébration commune de l'Onction des malades peut être faite pour plusieurs malades ensemble, s'ils sont bien préparés et dûment disposés (can. 1002).

Le ministre de l'Onction des malades

Tout prêtre, et seul le prêtre, administre validement l'Onction des malades (can. 1003 §1).

C'est le devoir et le droit de tous les prêtres qui ont charge d'âmes d'administrer l'Onction des malades aux fidèles confiés à leur office pastoral; pour une cause raisonnable, tout autre prêtre peut administrer ce sacrement, avec le consentement au moins présumé du prêtre dont il s'agit plus haut (can. 1003 §2).

Tout prêtre peut porter avec soi l'huile bénite, afin de pouvoir, en cas de besoin, administrer le sacrement de l'Onction des malades (can. 1003 §3).

Les personnes à qui il faut conférer l'Onction des malades

L'Onction des malades peut être administrée au fidèle qui, parvenu à l'usage de la raison, commence à se trouver en danger pour cause de maladie ou de vieillesse (can. 1004, §1).

Ce sacrement peut être réitéré, si le malade après guérison, tombe de nouveau gravement malade, ou si, au cours de la même maladie, le danger s'aggrave (can. 1004, §2).

S'il y a doute que le malade soit parvenu à l'usage de la raison, ou que sa maladie soit dangereuse, ou qu'il soit décédé, le sacrement sera administré (can. 1005).

Le sacrement sera donné aux malades qui, lorsqu'ils étaient conscients, l'ont demandé implicitement (can. 1006).

L'Onction des malades ne sera pas donnée à ceux qui persévèrent avec obstination dans un péché grave manifeste (can. 1007).


L'Ordre


Par le sacrement de l'Ordre, d'institution divine, certains fidèles sont constitués ministres sacrés par le caractère indélébile dont ils sont marqués; ils sont ainsi consacrés et députés pour être pasteurs du peuple de Dieu, chacun selon son degré, en remplissant en la personne du Christ Chef les fonctions d'enseignement, de sanctification et de gouvernement (can. 1008).

Les ordres sont l'épiscopat, le presbytérat et le diaconat (can. 1009, §1).

Ils sont conférés par l'imposition des mains et la prière consécratoire que les livres liturgiques prescrivent pour chacun des degrés (can. 1009, §2).



Catéchisme 4éme Partie

Posté le 23.01.2008 par jubilatedeo
Quatrième Partie
La prière chrétienne


Première Section
LA PRIERE DANS LA VIE CHRETIENNE


2558 " Il est grand le Mystère de la foi ". L’Église le professe dans le Symbole des Apôtres (Première Partie) et elle le célèbre dans la Liturgie sacramentelle (Deuxième Partie), afin que la vie des fidèles soit conformée au Christ dans l’Esprit Saint à la gloire de Dieu le Père (Troisième Partie). Ce Mystère exige donc que les fidèles y croient, le célèbrent et en vivent dans une relation vivante et personnelle avec le Dieu vivant et vrai. Cette relation est la prière.


Qu’est-ce que la prière ?

Pour moi, la prière c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie (Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, ms. autob. C 25r).


La prière comme don de Dieu

2559 " La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ou la demande à Dieu des biens convenables " (S. Jean Damascène, f. o. 3, 24 : PG 94, 1089D). D’où parlons-nous en priant ? De la hauteur de notre orgueil et de notre volonté propre, ou des " profondeurs " (Ps 130, 14) d’un cœur humble et contrit ? C’est celui qui s’abaisse qui est élevé (cf. Lc 18, 9-14). L’humilité est le fondement de la prière. " Nous ne savons que demander pour prier comme il faut " (Rm 8, 26). L’humilité est la disposition pour recevoir gratuitement le don de la prière : L’homme est un mendiant de Dieu (cf. S. Augustin, serm. 56, 6, 9 : PL 38, 381).

2560 " Si tu savais le don de Dieu ! " (Jn 4, 10). La merveille de la prière se révèle justement là, au bord des puits où nous venons chercher notre eau : là, le Christ vient à la rencontre de tout être humain, il est le premier à nous chercher et c’est lui qui demande à boire. Jésus a soif, sa demande vient des profondeurs de Dieu qui nous désire. La prière, que nous le sachions ou non, est la rencontre de la soif de Dieu et de la nôtre. Dieu a soif que nous ayons soif de Lui (cf. S. Augustin, quæst. 64, 4 : PL 40, 56).

2561 " C’est toi qui l’en aurais prié et il t’aurait donné de l’eau vive " (Jn 4, 10). Notre prière de demande est paradoxalement une réponse. Réponse à la plainte du Dieu vivant : " Ils m’ont abandonné, moi la Source d’eau vive, pour se creuser des citernes lézardées ! " (Jr 2, 13), réponse de foi à la promesse gratuite du salut (cf. Jn 7, 37-39 ; Is 12, 3 ; 51, 1), réponse d’amour à la soif du Fils unique (cf. Jn 19, 28 ; Za 12, 10 ; 13, 1).


La prière comme Alliance

2562 D’où vient la prière de l’homme ? Quel que soit le langage de la prière (gestes et paroles), c’est tout l’homme qui prie. Mais pour désigner le lieu d’où jaillit la prière, les Écritures parlent parfois de l’âme ou de l’esprit, le plus souvent du cœur (plus de mille fois). C’est le cœur qui prie. S’il est loin de Dieu, l’expression de la prière est vaine.

2563 Le cœur est la demeure où je suis, où j’habite (selon l’expression sémitique ou biblique : où je " descends "). Il est notre centre caché, insaisissable par notre raison et par autrui ; seul l’Esprit de Dieu peut le sonder et le connaître. Il est le lieu de la décision, au plus profond de nos tendances psychiques. Il est le lieu de la vérité, là où nous choisissons la vie ou la mort. Il est le lieu de la rencontre, puisque à l’image de Dieu, nous vivons en relation : il est le lieu de l’Alliance.

2564 La prière chrétienne est une relation d’Alliance entre Dieu et l’homme dans le Christ. Elle est action de Dieu et de l’homme ; elle jaillit de l’Esprit Saint et de nous, toute dirigée vers le Père, en union avec la volonté humaine du Fils de Dieu fait homme.


La prière comme Communion

2565 Dans la nouvelle Alliance, la prière est la relation vivante des enfants de Dieu avec leur Père infiniment bon, avec son Fils Jésus Christ et avec l’Esprit Saint. La grâce du Royaume est " l’union de la Sainte Trinité tout entière avec l’esprit tout entier " (S. Grégoire de Naz., or. 16, 9 : PG 35, 954C). La vie de prière est ainsi d’être habituellement en présence du Dieu trois fois Saint et en communion avec Lui. Cette communion de vie est toujours possible parce que, par le Baptême, nous sommes devenus un même être avec le Christ (cf. Rm 6, 5). La prière est chrétienne en tant qu’elle est communion au Christ et se dilate dans l’Église qui est son Corps. Ses dimensions sont celles de l’Amour du Christ (cf. Ep 3, 18-21).


Chapitre premier
La révélation de la prière
L’appel universel à la prière


2566 L’homme est en quête de Dieu. Par la création Dieu appelle tout être du néant à l’existence. Couronné de gloire et de splendeur (cf. Ps 8, 6), l’homme est, après les anges, capable de reconnaître qu’il est grand le Nom du Seigneur par toute la terre (cf. Ps 8, 2). Même après avoir perdu la ressemblance avec Dieu par son péché, l’homme reste à l’image de son Créateur. Il garde le désir de Celui qui l’appelle à l’existence. Toutes les religions témoignent de cette quête essentielle des hommes (cf. Ac 17, 27).

2567 Dieu, le premier, appelle l’homme. Que l’homme oublie son Créateur ou se cache loin de sa Face, qu’il coure après ses idoles ou accuse la divinité de l’avoir abandonné, le Dieu vivant et vrai appelle inlassablement chaque personne à la rencontre mystérieuse de la prière. Cette démarche d’amour du Dieu fidèle est toujours première dans la prière, la démarche de l’homme est toujours une réponse. Au fur et à mesure que Dieu se révèle et révèle l’homme à lui-même, la prière apparaît comme un appel réciproque, un drame d’Alliance. A travers des paroles et des actes, ce drame engage le cœur. Il se dévoile à travers toute l’histoire du salut.


Article 1
Dans l’Ancien Testament


2568 La révélation de la prière dans l’Ancien Testament s’inscrit entre la chute et le relèvement de l’homme, entre l’appel douloureux de Dieu à ses premiers enfants : " Où es-tu ?... Qu’as-tu fait ? " (Gn 3, 9. 13) et la réponse du Fils unique entrant dans le monde (" Voici, je viens pour faire, ô Dieu, ta volonté " : He 10, 7 ; cf. 10, 5-7). La prière est ainsi liée à l’histoire des hommes, elle est la relation à Dieu dans les événements de l’histoire.


La création – source de la prière

2569 C’est d’abord à partir des réalités de la création que se vit la prière. Les neuf premiers chapitres de la Genèse décrivent cette relation à Dieu comme offrande des premiers-nés du troupeau par Abel (cf. Gn 4, 4), comme invocation du Nom divin par Enosh (cf. Gn 4, 26), comme " marche avec Dieu " (Gn 5, 24). L’offrande de Noé est " agréable " à Dieu qui le bénit, et à travers lui, bénit toute la création (cf. Gn 8, 20 – 9, 17), parce que son cœur est juste et intègre : lui aussi " marche avec Dieu " (Gn 6, 9). Cette qualité de la prière est vécue par une multitude de justes dans toutes les religions.

Dans son Alliance indéfectible avec les êtres vivants (cf. Gn 9, 8-16), Dieu appelle toujours les hommes à le prier. Mais c’est surtout à partir de notre père Abraham qu’est révélée la prière dans l’Ancien Testament.


La Promesse et la prière de la foi

2570 Dès que Dieu l’appelle, Abraham part " comme le lui avait dit le Seigneur " (Gn 12, 4) : son cœur est tout " soumis à la Parole ", il obéit. L’écoute du cœur qui se décide selon Dieu est essentielle à la prière, les paroles lui sont relatives. Mais la prière d’Abraham s’exprime d’abord par des actes : homme de silence, il construit, à chaque étape, un autel au Seigneur. Plus tard seulement apparaît sa première prière en paroles : une plainte voilée qui rappelle à Dieu ses promesses qui ne semblent pas se réaliser (cf. Gn 15, 2-3). Dès le début apparaît ainsi l’un des aspects du drame de la prière : l’épreuve de la foi en la fidélité de Dieu.

2571 Ayant cru en Dieu (cf. Gn 15, 6), marchant en sa présence et en alliance avec lui (cf. Gn 17, 1-2), le patriarche est prêt à accueillir sous sa tente son Hôte mystérieux : c’est l’admirable hospitalité de Mambré, prélude à l’Annonciation du vrai Fils de la promesse (cf. Gn 18, 1-15 ; Lc 1, 26-38). Dès lors, Dieu lui ayant confié son Dessein, le cœur d’Abraham est accordé à la compassion de son Seigneur pour les hommes et il ose intercéder pour eux avec une confiance audacieuse (cf. Gn 18, 16-33).

2572 Ultime purification de sa foi, il est demandé au " dépositaire des promesses " (He 11, 17) de sacrifier le fils que Dieu lui a donné. Sa foi ne faiblit pas : " C’est Dieu qui pourvoira à l’agneau pour l’holocauste " (Gn 22, 8), " car Dieu, pensait-il, est capable même de ressusciter les morts " (He 11, 19). Ainsi le père des croyants est-il conformé à la ressemblance du Père qui n’épargnera pas son propre Fils mais le livrera pour nous tous (cf. Rm 8, 32). La prière restaure l’homme à la ressemblance de Dieu et le fait participer à la puissance de l’amour de Dieu qui sauve la multitude (cf. Rm 4, 16-21).

2573 Dieu renouvelle sa promesse à Jacob, l’ancêtre des douze tribus d’Israël (cf. Gn 28, 10-22). Avant d’affronter son frère Esaü, il lutte toute une nuit avec " quelqu’un " de mystérieux qui refuse de révéler son nom mais le bénit avant de le quitter à l’aurore. La tradition spirituelle de l’Église a retenu de ce récit le symbole de la prière comme combat de la foi et victoire de la persévérance (cf. Gn 32, 25-31 ; Lc 18, 1-8).


Moïse et la prière du médiateur

2574 Lorsque commence à se réaliser la Promesse (la Pâque, l’Exode, le don de la Loi et la conclusion de l’Alliance), la prière de Moïse est la figure saisissante de la prière d’intercession qui s’accomplira dans " l’unique Médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus " (1 Tm 2, 5).

2575 Ici encore, Dieu vient, le premier. Il appelle Moïse du milieu du Buisson ardent (cf. Ex 3, 1-10). Cet événement restera l’une des figures primordiales de la prière dans la tradition spirituelle juive et chrétienne. En effet, si " le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob " appelle son serviteur Moïse, c’est qu’il est le Dieu Vivant qui veut la vie des hommes. Il se révèle pour les sauver, mais pas tout seul ni malgré eux : il appelle Moïse pour l’envoyer, pour l’associer à sa compassion, à son œuvre de salut. Il y a comme une imploration divine dans cette mission et Moïse, après un long débat, ajustera sa volonté à celle du Dieu sauveur. Mais dans ce dialogue où Dieu se confie, Moïse apprend aussi à prier : il se dérobe, il objecte, surtout il demande, et c’est en réponse à sa demande que le Seigneur lui confie son Nom indicible qui se révèlera dans ses hauts faits.

2576 Or, " Dieu parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami " (Ex 33, 11). La prière de Moïse est typique de la prière contemplative grâce à laquelle le serviteur de Dieu est fidèle à sa mission. Moïse " s’entretient " souvent et longuement avec le Seigneur, gravissant la montagne pour l’écouter et l’implorer, descendant vers le peuple pour lui redire les paroles de son Dieu et le guider. " Il est à demeure dans ma maison, je lui parle bouche à bouche, dans l’évidence " (Nb 12, 7-8), car " Moïse était un homme très humble, l’homme le plus humble que la terre ait porté " (Nb 12, 3).

2577 Dans cette intimité avec le Dieu fidèle, lent à la colère et plein d’amour (cf. Ex 34, 6), Moïse a puisé la force et la ténacité de son intercession. Il ne prie pas pour lui mais pour le peuple que Dieu s’est acquis. Déjà durant le combat avec les Amalécites (cf. Ex 17, 8-13) ou pour obtenir la guérison de Myriam (cf. Nb 12, 13-14), Moïse intercède. Mais c’est surtout après l’apostasie du peuple qu’il " se tient sur la brèche " devant Dieu (Ps 106, 23) pour sauver le peuple (cf. Ex 32, 1 – 34, 9). Les arguments de sa prière (l’intercession est aussi un combat mystérieux) inspireront l’audace des grands priants du peuple juif comme de l’Église : Dieu est amour, il est donc juste et fidèle ; il ne peut se contredire, il doit se souvenir de ses actions merveilleuses, sa Gloire est en jeu, il ne peut abandonner ce peuple qui porte son Nom.


David et la prière du roi

2578 La prière du peuple de Dieu va s’épanouir à l’ombre de la Demeure de Dieu, l’arche d’Alliance et plus tard le Temple. Ce sont d’abord les guides du peuple – les pasteurs et les prophètes – qui lui apprendront à prier. Samuel enfant a dû apprendre de sa mère Anne comment " se tenir devant le Seigneur " (cf. 1 S 1, 9-18) et du prêtre Eli comment écouter Sa Parole : " Parle, Seigneur, car ton serviteur écoute " (1 S 3, 9-10). Plus tard, lui aussi connaîtra le prix et le poids de l’intercession : " Pour ma part, que je me garde de pécher contre le Seigneur en cessant de prier pour vous et de vous enseigner le bon et droit chemin " (1 S 12, 23).

2579 David est par excellence le roi " selon le cœur de Dieu ", le pasteur qui prie pour son peuple et en son nom, celui dont la soumission à la volonté de Dieu, la louange et le repentir seront le modèle de la prière du peuple. Oint de Dieu, sa prière est adhésion fidèle à la Promesse divine (cf. 2 S 7, 18-29), confiance aimante et joyeuse en Celui qui est le seul Roi et Seigneur. Dans les Psaumes David, inspiré par l’Esprit Saint, est le premier prophète de la prière juive et chrétienne. La prière du Christ, véritable Messie et fils de David, révèlera et accomplira le sens de cette prière.

2580 Le Temple de Jérusalem, la maison de prière que David voulait construire, sera l’œuvre de son fils, Salomon. La prière de la Dédicace du Temple (cf. 1 R 8, 10-61) s’appuie sur la Promesse de Dieu et son Alliance, la présence agissante de son Nom parmi son Peuple et le rappel des hauts faits de l’Exode. Le roi élève alors les mains vers le ciel et supplie le Seigneur pour lui, pour tout le peuple, pour les générations à venir, pour le pardon de leurs péchés et leurs besoins de chaque jour, afin que toutes les nations sachent qu’il est le seul Dieu et que le cœur de son peuple soit tout entier à Lui.


Elie, les prophètes et la conversion du cœur

2581 Le Temple devait être pour le peuple de Dieu le lieu de son éducation à la prière : les pèlerinages, les fêtes, les sacrifices, l’offrande du soir, l’encens, les pains de " proposition ", tous ces signes de la Sainteté et de la Gloire du Dieu Très Haut et tout Proche, étaient des appels et des chemins de la prière. Mais le ritualisme entraînait souvent le peuple vers un culte trop extérieur. Il y fallait l’éducation de la foi, la conversion du cœur. Ce fut la mission des prophètes, avant et après l’Exil.

2582 Elie est le père des prophètes, " de la race de ceux qui cherchent Dieu, qui poursuivent sa Face " (Ps 24, 6). Son nom, " Le Seigneur est mon Dieu ", annonce le cri du peuple en réponse à sa prière sur le mont Carmel (cf. 1 R 18, 39). S. Jacques renvoie à lui pour nous inciter à la prière : " La supplication ardente du juste a beaucoup de puissance " (Jc 5, 16b-18).

2583 Après avoir appris la miséricorde dans sa retraite au torrent de Kérit, il apprend à la veuve de Sarepta la foi en la parole de Dieu, foi qu’il confirme par sa prière instante : Dieu fait revenir à la vie l’enfant de la veuve (cf. 1 R 17, 7-24).

Lors du sacrifice sur le mont Carmel, épreuve décisive pour la foi du peuple de Dieu, c’est à sa supplication que le feu du Seigneur consume l’holocauste, " à l’heure où l’on présente l’offrande du soir " : " Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi ! " ce sont les paroles mêmes d’Elie que les liturgies orientales reprennent dans l’épiclèse eucharistique (cf. 1 R 18, 20-39).

Enfin, reprenant le chemin du désert vers le lieu où le Dieu vivant et vrai s’est révélé à son peuple, Elie se blottit, comme Moïse, " au creux du rocher " jusqu’à ce que " passe " la Présence mystérieuse de Dieu (cf. 1 R 19, 1-14 ; Ex 33, 19-23). Mais c’est seulement sur la montagne de la Transfiguration que se dévoilera Celui dont ils poursuivent la Face (cf. Lc 9, 30-35) : la connaissance de la Gloire de Dieu est sur la face du Christ crucifié et ressuscité (cf. 2 Co 4, 6).

2584 Dans le " seul à seul avec Dieu " les prophètes puisent lumière et force pour leur mission. Leur prière n’est pas une fuite du monde infidèle mais une écoute de la Parole de Dieu, parfois un débat ou une plainte, toujours une intercession qui attend et prépare l’intervention du Dieu sauveur, Seigneur de l’histoire (cf. Am 7, 2. 5 ; Is 6, 5. 8. 11 ; Jr 1, 6 ; 15, 15-18 ; 20, 7-18).


Les Psaumes, prière de l’Assemblée

2585 Depuis David jusqu’à la venue du Messie, les Livres saints contiennent des textes de prière qui témoignent de l’approfondissement de la prière, pour soi-même et pour les autres (cf. Esd 9, 6-15 ; Ne 1, 4-11 ; Jon 2, 3-10 ; Tb 3, 11-16 ; Jdt 9, 2-14). Les psaumes ont été peu à peu rassemblés en un recueil de cinq livres : les Psaumes (ou " Louanges "), chef-d’œuvre de la prière dans l’Ancien Testament.

2586 Les Psaumes nourrissent et expriment la prière du peuple de Dieu comme Assemblée, lors des grandes fêtes à Jérusalem et chaque sabbat dans les synagogues. Cette prière est inséparablement personnelle et communautaire ; elle concerne ceux qui prient et tous les hommes ; elle monte de la Terre sainte et des communautés de la Diaspora mais elle embrasse toute la création ; elle rappelle les événements sauveurs du passé et s’étend jusqu’à la consommation de l’histoire ; elle fait mémoire des promesses de Dieu déjà réalisées et elle attend le Messie qui les accomplira définitivement. Priés et accomplis dans le Christ, les Psaumes demeurent essentiels à la prière de Son Église (cf. IGLH 100-109).

2587 Le Psautier est le livre où la Parole de Dieu devient prière de l’homme. Dans les autres livres de l’Ancien Testament " les paroles proclament les œuvres " (de Dieu pour les hommes) " et font découvrir le mystère qui s’y trouve contenu " (DV 2). Dans le Psautier, les paroles du psalmiste expriment, en les chantant pour Dieu, Ses œuvres de salut. Le même Esprit inspire l’œuvre de Dieu et la réponse de l’homme. Le Christ unira l’une et l’autre. En Lui, les psaumes ne cessent de nous apprendre à prier.

2588 Les expressions multiformes de la prière des Psaumes prennent forme à la fois dans la liturgie du temple et dans le cœur de l’homme. Qu’il s’agisse d’hymne, de prière de détresse ou d’action de grâce, de supplication individuelle ou communautaire, de chant royal ou de pèlerinage, de méditation sapientielle, les psaumes sont le miroir des merveilles de Dieu dans l’histoire de son peuple et des situations humaines vécues par le psalmiste. Un psaume peut refléter un événement du passé, mais il est d’une sobriété telle qu’il peut être prié en vérité par les hommes de toute condition et de tout temps.

2589 Des traits constants traversent les Psaumes : la simplicité et la spontanéité de la prière, le désir de Dieu lui-même à travers et avec tout ce qui est bon dans sa création, la situation inconfortable du croyant qui, dans son amour de préférence pour le Seigneur, est en butte à une foule d’ennemis et de tentations, et, dans l’attente de ce que fera le Dieu fidèle, la certitude de son amour et la remise à sa volonté. La prière des psaumes est toujours portée par la louange et c’est pourquoi le titre de ce recueil convient bien à ce qu’il nous livre : " Les Louanges ". Recueilli pour le culte de l’Assemblée, il fait entendre l’appel à la prière et en chante la réponse : " Hallelou-Ya " ! (Alleluia), " Louez le Seigneur " !

Qu’y a-t-il de meilleur qu’un psaume ? C’est pourquoi David dit très bien : " Louez le Seigneur, car le Psaume est une bonne chose : à notre Dieu, louange douce et belle ! " Et c’est vrai. Car le psaume est bénédiction prononcée par le peuple, louange de Dieu par l’assemblée, applaudissement par tous, parole dite par l’univers, voix de l’Église, mélodieuse profession de foi... (S. Ambroise, Psal. 1, 9 : PL 14, 924).


En bref

2590 " La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu ou la demande à Dieu des biens convenables " (S. Jean Damascène, f. o. 3, 24 : PG 94, 1089D).

2591 Dieu appelle inlassablement chaque personne à la rencontre mystérieuse avec Lui. La prière accompagne toute l’histoire du salut comme un appel réciproque entre Dieu et l’homme.

2592 La prière d’Abraham et de Jacob se présente comme un combat de la foi dans la confiance en la fidélité de Dieu et dans la certitude de la victoire promise à la persévérance.

2593 La prière de Moïse répond à l’initiative du Dieu vivant pour le salut de son peuple. Elle préfigure la prière d’intercession de l’unique médiateur, le Christ Jésus.

2594 La prière du peuple de Dieu s’épanouit à l’ombre de la Demeure de Dieu, l’arche d’alliance et le Temple, sous la conduite des pasteurs, le roi David notamment, et des prophètes.

2595 Les prophètes appellent à la conversion du cœur et, tout en recherchant ardemment la face de Dieu, tel Elie, ils intercèdent pour le peuple.

2596 Les psaumes constituent le chef d’œuvre de la prière dans l’Ancien Testament. Ils présentent deux composantes inséparables : personnelle et communautaire. Ils s’étendent à toutes les dimensions de l’histoire, commémorant les promesses de Dieu déjà accomplies et espérant la venue du Messie.

2597 Priés et accomplis dans le Christ, les Psaumes sont un élément essentiel et permanent de la prière de son Église. Ils sont adaptés aux hommes de toute condition et de tout temps.


Article 2
Dans la plénitude du temps


2598 Le drame de la prière nous est pleinement révélé dans le Verbe qui s’est fait chair et qui demeure parmi nous. Chercher à comprendre sa prière, à travers ce que ses témoins nous en annoncent dans l’Evangile, c’est nous approcher du Saint Seigneur Jésus comme du Buisson ardent : d’abord le contempler lui-même en prière, puis écouter comment il nous enseigne à prier, pour connaître enfin comment il exauce notre prière.


Jésus prie

2599 Le Fils de Dieu devenu Fils de la Vierge a appris à prier selon son cœur d’homme. Il a appris les formules de prière de sa mère, qui conservait et méditait dans son cœur toutes les " grandes choses faites par le Tout-Puissant " (cf. Lc 1, 49 ; 2, 19 ; 2, 51). Il l’apprend dans les mots et les rythmes de la prière de son peuple, à la synagogue de Nazareth et au Temple. Mais sa prière jaillit d’une source autrement secrète, comme il le laisse pressentir à l’âge de douze ans : " Je Me dois aux affaires de mon Père " (Lc 2, 49). Ici commence à se révéler la nouveauté de la prière dans la plénitude des temps : la prière filiale, que le Père attendait de ses enfants, va enfin être vécue par le Fils unique Lui-même dans son Humanité, avec et pour les hommes.

2600 L’Evangile selon S. Luc souligne l’action de l’Esprit Saint et le sens de la prière dans le ministère du Christ. Jésus prie avant les moments décisifs de sa mission : avant que le Père témoigne de lui lors de son Baptême (cf. Lc 3, 21) et de sa Transfiguration (cf. Lc 9, 28), et avant d’accomplir par sa Passion le Dessein d’amour du Père (cf. Lc 22, 41-44). Il prie aussi avant les moments décisifs qui vont engager la mission de ses Apôtres : avant de choisir et d’appeler les Douze (cf. Lc 6, 12), avant que Pierre le confesse comme " Christ de Dieu " (cf. Lc 9, 18-20) et afin que la foi du chef des Apôtres ne défaille pas dans la tentation (cf. Lc 22, 32). La prière de Jésus avant les événements du salut que le Père lui demande d’accomplir est une remise, humble et confiante, de sa volonté humaine à la volonté aimante du Père.

2601 " Un jour, quelque part, Jésus priait. Quand il eut fini, un de ses disciples lui demanda : Seigneur, apprends-nous à prier " (Lc 11, 1). N’est-ce-pas d’abord en contemplant son Maître prier que le disciple du Christ désire prier ? Il peut alors l’apprendre du Maître de la prière. C’est en contemplant et en écoutant le Fils que les enfants apprennent à prier le Père.

2602 Jésus se retire souvent à l’écart, dans la solitude, sur la montagne, de préférence de nuit, pour prier (cf. Mc 1, 35 ; 6, 46 ; Lc 5, 16). Il porte les hommes dans sa prière, puisque aussi bien il assume l’humanité en son Incarnation, et il les offre au Père en s’offrant lui-même. Lui, le Verbe qui a " assumé la chair ", participe dans sa prière humaine à tout ce que vivent " ses frères " (He 2, 12) ; il compatit à leurs faiblesses pour les en délivrer (cf. He 2, 15 ; 4, 15). C’est pour cela que le Père l’a envoyé. Ses paroles et ses œuvres apparaissent alors comme la manifestation visible de sa prière " dans le secret ".

2603 Du Christ, durant son ministère, les évangélistes ont retenu deux prières plus explicites. Or elles commencent chacune par l’action de grâces. Dans la première (cf. Mt 11, 25-27 et Lc 10, 21-23), Jésus confesse le Père, le reconnaît et le bénit parce qu’il a caché les mystères du Royaume à ceux qui se croient doctes et l’a révélé aux " tout petits " (les pauvres des Béatitudes). Son tressaillement " Oui, Père ! " exprime le fond de son cœur, son adhésion au " bon plaisir " du Père, en écho au " Fiat " de Sa Mère lors de sa conception et en prélude à celui qu’il dira au Père dans son agonie. Toute la prière de Jésus est dans cette adhésion aimante de son cœur d’homme au " mystère de la volonté " du Père (Ep 1, 9).

2604 La seconde prière est rapportée par S. Jean (cf. Jn 11, 41-42) avant la résurrection de Lazare. L’action de grâces précède l’événement : " Père, je te rends grâces de m’avoir exaucé ", ce qui implique que le Père écoute toujours sa demande ; et Jésus ajoute aussitôt : " je savais bien que tu m’exauces toujours ", ce qui implique que, de son côté, Jésus demande d’une façon constante. Ainsi, portée par l’action de grâce, la prière de Jésus nous révèle comment demander : Avant que le don soit donné, Jésus adhère à Celui qui donne et Se donne dans ses dons. Le Donateur est plus précieux que le don accordé, il est le " Trésor ", et c’est en Lui qu’est le cœur de son Fils ; le don est donné " par surcroît " (cf. Mt 6, 21. 33).

La prière " sacerdotale " de Jésus (cf. Jn 17) tient une place unique dans l’Economie du salut. Elle sera méditée en finale de la première Section. Elle révèle en effet la prière toujours actuelle de notre Grand Prêtre, et, en même temps, elle contient ce qu’il nous enseigne dans notre prière à notre Père, laquelle sera développée dans la deuxième Section.

2605 Quand l’Heure est venue où Il accomplit le Dessein d’amour du Père, Jésus laisse entrevoir la profondeur insondable de sa prière filiale, non seulement avant de se livrer librement (" Abba... non pas ma volonté, mais la tienne " : Lc 22, 42), mais jusque dans ses dernières paroles sur la Croix, là où prier et se donner ne font qu’un : " Mon Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font " (Lc 23, 34) ; " En vérité, je te le dis, dès aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis " (Lc 24, 43) ; " Femme, voici ton fils " – " Voici ta mère " (Jn 19, 26-27) ; " J’ai soif ! " (Jn 19, 28) ; " Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? " (Mc 15, 34 ; cf. Ps 22, 2) ; " Tout est achevé " (Jn 19, 30) ; " Père, je remets mon esprit entre tes mains " (Lc 23, 46), jusqu’à ce " grand cri " où il expire en livrant l’esprit (cf. Mc 15, 37 ; Jn 19, 30b).

2606 Toutes les détresses de l’humanité de tous les temps, esclave du péché et de la mort, toutes les demandes et les intercessions de l’histoire du salut sont recueillies dans ce Cri du Verbe incarné. Voici que le Père les accueille et, au delà de toute espérance, les exauce en ressuscitant son Fils. Ainsi s’accomplit et se consomme le drame de la prière dans l’Economie de la création et du salut. Le psautier nous en livre la clef dans le Christ. C’est dans l’Aujourd’hui de la Résurrection que le Père dit : " Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui je t’ai engendré. Demande, et je te donne les nations pour héritage, pour domaine les extrémités de la terre ! " (Ps 2, 7-8 ; cf. Ac 13, 33).

L’Epître aux Hébreux exprime en des termes dramatiques comment la prière de Jésus opère la victoire du salut : " C’est Lui qui aux jours de sa chair, ayant présenté, avec une violente clameur et des larmes, des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé en raison de sa piété, tout Fils qu’il était, il apprit, de ce qu’il souffrit, l’obéissance ; après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel " (He 5, 7-9).


Jésus enseigne à prier

2607 Quand Jésus prie il nous apprend déjà à prier. Le chemin théologal de notre prière est sa prière à son Père. Mais l’Evangile nous livre un enseignement explicite de Jésus sur la prière. En pédagogue il nous prend là où nous sommes et, progressivement, nous conduit vers le Père. S’adressant aux foules qui le suivent, Jésus part de ce qu’elles connaissent déjà de la prière selon l’Ancienne Alliance et les ouvre à la nouveauté du Royaume qui vient. Puis il leur révèle en paraboles cette nouveauté. Enfin, à ses disciples qui devront être des pédagogues de la prière dans son Église, il parlera ouvertement du Père et de l’Esprit Saint.

2608 Dès le Sermon sur la Montagne, Jésus insiste sur la conversion du cœur : la réconciliation avec le frère avant de présenter une offrande sur l’autel (cf. Mt 5, 23-24), l’amour des ennemis et la prière pour les persécuteurs (cf. Mt 5, 44-45), prier le Père " dans le secret " (Mt 6, 6), ne pas rabâcher de multiples paroles (cf. Mt 6, 7), pardonner du fond du cœur dans la prière (cf. Mt 6, 14-15), la pureté du cœur et la recherche du Royaume (cf. Mt 6, 21. 25. 33). Cette conversion est toute polarisée vers le Père, elle est filiale.

2609 Le cœur ainsi décidé à se convertir, apprend à prier dans la foi. La foi est une adhésion filiale à Dieu, au-delà de ce que nous sentons et comprenons. Elle est devenue possible parce que le Fils bien-aimé nous ouvre l’accès auprès du Père. Il peut nous demander de " chercher " et de " frapper ", puisqu’il est lui-même la porte et le chemin (cf. Mt 7, 7-11. 13-14).

2610 De même que Jésus prie le Père et rend grâces avant de recevoir ses dons, il nous apprend cette audace filiale : " tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez déjà reçu " (Mc 11, 24). Telle est la force de la prière, " tout est possible à celui qui croit " (Mc 9, 23), d’une foi " qui n’hésite pas " (Mt 21, 22). Autant Jésus est attristé par le " manque de foi " de ses proches (Mc 6, 6) et le " peu de foi " de ses disciples (Mt 8, 26), autant il est saisi d’admiration devant la " grande foi " du centurion romain (Mt 8, 10) et de la cananéenne (Mt 15, 28).

2611 La prière de foi ne consiste pas seulement à dire " Seigneur, Seigneur ", mais à accorder le cœur à faire la volonté du Père (Mt 7, 21). Ce souci de coopérer au Dessein divin, Jésus appelle ses disciples à le porter dans la prière (cf. Mt 9, 38 ; Lc 10, 2 ; Jn 4, 34).

2612 En Jésus " le Royaume de Dieu est tout proche ", il appelle à la conversion et à la foi mais aussi à la vigilance. Dans la prière, le disciple veille attentif à Celui qui Est et qui Vient dans la mémoire de sa première Venue dans l’humilité de la chair et dans l’espérance de son second Avènement dans la Gloire (cf. Mc 13 ; Lc 21, 34-36). En communion avec leur Maître, la prière des disciples est un combat, et c’est en veillant dans la prière que l’on n’entre pas en tentation (cf. Lc 22, 40. 46).

2613 Trois paraboles principales sur la prière nous sont transmises par S. Luc :

La première, " l’ami importun " (cf. Lc 11, 5-13), invite à une prière instante : " Frappez, et l’on vous ouvrira ". A celui qui prie ainsi, le Père du ciel " donnera tout ce dont il a besoin ", et surtout l’Esprit Saint qui contient tous les dons.

La deuxième, " la veuve importune " (cf. Lc 18, 1-8), est centrée sur l’une des qualités de la prière : il faut toujours prier sans se lasser avec la patience de la foi. " Mais le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre " ?

La troisième parabole, " le pharisien et le publicain " (cf. Lc 18, 9-14), concerne l’humilité du cœur qui prie. " Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ". Cette prière, l’Église ne cesse de la faire sienne : " Kyrie eleison ! ".

2614 Quand Jésus confie ouvertement à ses disciples le mystère de la prière au Père, il leur dévoile ce que devra être leur prière, et la nôtre, lorsqu’il sera retourné, dans son Humanité glorifiée, auprès du Père. Ce qui est nouveau maintenant est de " demander en son Nom " (Jn 14, 13). La foi en Lui introduit les disciples dans la connaissance du Père, parce que Jésus est " le Chemin , la Vérité et la Vie " (Jn 14, 6). La foi porte son fruit dans l’amour : garder sa Parole, ses commandements, demeurer avec Lui dans le Père qui en Lui nous aime jusqu’à demeurer en nous. Dans cette Alliance nouvelle, la certitude d’être exaucés dans nos demandes est fondée sur la prière de Jésus (cf. Jn 14, 13-14).

2615 Plus encore, ce que le Père nous donne lorsque notre prière est unie à celle de Jésus, c’est " l’autre Paraclet, pour être avec vous à jamais, l’Esprit de Vérité " (Jn 14, 16-17). Cette nouveauté de la prière et de ses conditions apparaît à travers le Discours d’adieu (cf. Jn 14, 23-26 ; 15, 7. 16 ; 16, 13-15 ; 16, 23-27). Dans l’Esprit Saint, la prière chrétienne est communion d’amour avec le Père, non seulement par le Christ, mais aussi en Lui : " Jusqu’ici vous n’avez rien demandé en mon Nom. Demandez et vous recevrez, et votre joie sera parfaite " (Jn 16, 24).


Jésus exauce la prière

2616 La prière à Jésus est déjà exaucée par lui durant son ministère, à travers des signes qui anticipent la puissance de sa Mort et de sa Résurrection : Jésus exauce la prière de foi, exprimée en paroles (le lépreux : cf. Mc 1, 40-41 ; Jaïre : cf. Mc 5, 36 ; la cananéenne : cf. Mc 7, 29 ; le bon larron : cf. Lc 23, 39-43) ou en silence (les porteurs du paralytique : cf. Mc 2, 5 ; l’hémorroïsse qui touche son vêtement : cf. Mc 5, 28 ; les larmes et le parfum de la pécheresse : cf. Lc 7, 37-38). La demande pressante des aveugles : " Aie pitié de nous, fils de David " (Mt 9, 27) ou " Fils de David, Jésus, aie pitié de moi " (Mc 10, 48) a été reprise dans la tradition de la Prière à Jésus : " Jésus, Christ, Fils de Dieu, Seigneur, aie pitié de moi, pécheur ! " Guérison des infirmités ou rémission des péchés, Jésus répond toujours à la prière qui l’implore avec foi : " Va en paix, ta foi t’a sauvé ! ".

S. Augustin résume admirablement les trois dimension de la prière de Jésus : " Il prie pour nous en tant que notre prêtre, il prie en nous en tant que notre tête, il est prié par nous en tant que notre Dieu. Reconnaissons donc en Lui nos voix et sa voix en nous " (Psal. 85, 1 ; cf. IGLH 7).


La prière de la Vierge Marie

2617 La prière de Marie nous est révélée à l’aurore de la Plénitude des temps. Avant l’Incarnation du Fils de Dieu et avant l’effusion de l’Esprit Saint, sa prière coopère d’une manière unique au Dessein bienveillant du Père, lors de l’Annonciation pour la conception du Christ (cf. Lc 1, 38), lors de la Pentecôte pour la formation de l’Église, Corps du Christ (cf. Ac 1, 14). Dans la foi de son humble servante le Don de Dieu trouve l’accueil qu’il attendait depuis le commencement des temps. Celle que le Tout-Puissant a faite " pleine de grâce " répond par l’offrande de tout son être : " Voici la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole ". Fiat, c’est la prière chrétienne : être tout à Lui puisqu’Il est tout à nous.

2618 L’Evangile nous révèle comment Marie prie et intercède dans la foi : à Cana (cf. Jn 2, 1-12) la mère de Jésus prie son fils pour les besoins d’un repas de noces, signe d’un autre Repas, celui des noces de l’Agneau donnant son Corps et son Sang à la demande de l’Église, son Epouse. Et c’est à l’heure de la nouvelle Alliance, au pied de la Croix (cf. Jn 19, 25-27), que Marie est exaucée comme la Femme, la nouvelle Eve, la véritable " mère des vivants ".

2619 C’est pourquoi le cantique de Marie (cf. Lc 1, 46-55 ; le Magnificat latin, le Mégalinaire byzantin), est à la fois le cantique de la Mère de Dieu et celui de l’Église, cantique de la Fille de Sion et du nouveau Peuple de Dieu, cantique d’action de grâces pour la plénitude de grâces répandues dans l’Economie du salut, cantique des " pauvres " dont l’espérance est comblée par l’accomplissement des Promesses faites à nos pères " en faveur d’Abraham et de sa descendance, à jamais ".


En bref

2620 Dans le Nouveau Testament le modèle parfait de la prière réside dans la prière filiale de Jésus. Faite souvent dans la solitude, dans le secret, la prière de Jésus comporte une adhésion aimante à la volonté du Père jusqu’à la croix et une absolue confiance d’être exaucée.

2621 Dans son enseignement, Jésus apprend à ses disciples à prier avec un cœur purifié, une foi vive et persévérante, une audace filiale. Il les appelle à la vigilance et les invite à présenter à Dieu leurs demandes en son Nom. Jésus Christ exauce lui-même les prières qui lui sont adressées.

2622 La prière de la Vierge Marie, en son Fiat et en son Magnificat, se caractérise par l’offrande généreuse de tout son être dans la foi.


Article 3
Dans le temps de ÉGLISE


2623 Le jour de la Pentecôte, l’Esprit de la Promesse a été répandu sur les disciples, " assemblés en un même lieu " (Ac 2, 1), l’attendant " tous d’un même cœur, assidus à la prière " (Ac 1, 14). L’Esprit qui enseigne l’Église et lui rappelle tout ce que Jésus a dit (cf. Jn 14, 26), va aussi la former à la vie de prière.

2624 Dans la première communauté de Jérusalem, les croyants " se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières " (Ac 2, 42). La séquence est typique de la prière de l’Église : fondée sur la foi apostolique et authentifiée par la charité, elle est nourrie dans l’Eucharistie.

2625 Ces prières sont d’abord celles que les fidèles écoutent et lisent dans les Écritures, mais ils les actualisent, celles des Psaumes en particulier, à partir de leur accomplissement dans le Christ (cf. Lc 24, 27. 44). L’Esprit Saint, qui rappelle ainsi le Christ à son Église orante, la conduit aussi vers la Vérité tout entière et suscite des formulations nouvelles qui exprimeront l’insondable Mystère du Christ à l’œuvre dans la vie, les sacrements et la mission de son Église. Ces formulations se développeront dans les grandes traditions liturgiques et spirituelles. Les formes de la prière, telles que les révèlent les Écritures apostoliques canoniques, resteront normatives de la prière chrétienne.


I. La bénédiction et l’adoration

2626 La bénédiction exprime le mouvement de fond de la prière chrétienne : elle est rencontre de Dieu et de l’homme ; en elle le Don de Dieu et l’accueil de l’homme s’appellent et s’unissent. La prière de bénédiction est la réponse de l’homme aux dons de Dieu : parce que Dieu bénit, le cœur de l’homme peut bénir en retour Celui qui est la source de toute bénédiction.

2627 Deux formes fondamentales expriment ce mouvement : tantôt, elle monte, portée dans l’Esprit Saint, par le Christ vers le Père (nous Le bénissons de nous avoir bénis ; cf. Ep 1, 3-14 ; 2 Co 1, 3-7. ; 1 P 1, 3-9.) ; tantôt, elle implore la grâce de l’Esprit Saint qui, par le Christ, descend d’auprès du Père (c’est lui qui nous bénit ; cf. 2 Co 13, 13 ; Rm 15, 5-6. 13 ; Ep 6, 23-24).

2628 L’adoration est la première attitude de l’homme qui se reconnaît créature devant son Créateur. Elle exalte la grandeur du Seigneur qui nous a fait (cf. Ps 95, 1-6) et la toute-puissance du Sauveur qui nous libère du mal. Elle est le prosternement de l’esprit devant le " Roi de gloire " (Ps 24, 9-10) et le silence respectueux face au Dieu " toujours plus grand " (S. Augustin, Psal. 62, 16). L’adoration du Dieu trois fois saint et souverainement aimable confond d’humilité et donne assurance à nos supplications.


II. La prière de demande

2629 Le vocabulaire de la supplication est riche en nuances dans le Nouveau Testament : demander, réclamer, appeler avec insistance, invoquer, clamer, crier, et même " lutter dans la prière " (cf. Rm 15, 30 ; Col 4, 12). Mais sa forme la plus habituelle, parce que la plus spontanée, est la demande : C’est par la prière de demande que nous traduisons la conscience de notre relation à Dieu : créatures, nous ne sommes ni notre origine, ni maître des adversités, ni notre fin ultime, mais aussi, pécheurs, nous savons, comme chrétiens, que nous nous détournons de notre Père. La demande est déjà un retour vers Lui.

2630 Le Nouveau Testament ne contient guère de prières de lamentation, fréquentes dans l’Ancien Testament. Désormais dans le Christ ressuscité la demande de l’Église est portée par l’espérance, même si nous sommes encore dans l’attente et que nous ayons chaque jour à nous convertir. C’est d’une autre profondeur que jaillit la demande chrétienne, celle que s. Paul appelle le gémissement : celui de la création " en travail d’enfantement " (Rm 8, 22), le nôtre aussi " dans l’attente de la rédemption de notre corps, car notre salut est objet d’espérance " (Rm 8, 23-24), enfin " les gémissements ineffables " de l’Esprit Saint lui-même qui " vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons que demander pour prier comme il faut " (Rm 8, 26).

2631 La demande du pardon est le premier mouvement de la prière de demande (cf. le publicain : " aie pitié du pécheur que je suis " : Lc 18, 13). Elle est le préalable d’une prière juste et pure. L’humilité confiante nous remet dans la lumière de la communion avec le Père et son Fils Jésus Christ, et les uns avec les autres (cf. 1 Jn 1, 7 – 2, 2) : alors " quoi que nous Lui demandions, nous le recevrons de Lui " (1 Jn 3, 22). La demande du pardon est le préalable de la liturgie eucharistique, comme de la prière personnelle.

2632 La demande chrétienne est centrée sur le désir et la recherche du Royaume qui vient, conformément à l’enseignement de Jésus (cf. Mt 6, 10. 33 ; Lc 11, 2. 13). Il y a une hiérarchie dans les demandes : d’abord le Royaume, ensuite ce qui est nécessaire pour l’accueillir et pour coopérer à sa venue. Cette coopération à la mission du Christ et de l’Esprit Saint, qui est maintenant celle de l’Église, est l’objet de la prière de la communauté apostolique (cf. Ac 6, 6 ; 13, 3). C’est la prière de Paul, l’Apôtre par excellence, qui nous révèle comment le souci divin de toutes les Églises doit animer la prière chrétienne (cf. Rm 10, 1 ; Ep 1, 16-23 ; Ph 1, 9-11 ; Col 1, 3-6 ; 4, 3-4. 12). Par la prière tout baptisé travaille à la Venue du Royaume.

2633 Quand on participe ainsi à l’amour sauveur de Dieu, on comprend que tout besoin puisse devenir objet de demande. Le Christ qui a tout assumé afin de tout racheter est glorifié par les demandes que nous offrons au Père en son Nom (cf. Jn 14, 13). C’est dans cette assurance que Jacques (cf. Jc 1, 5-8) et Paul nous exhortent à prier en toute occasion (cf. Ep 5, 20 ; Ph 4, 6-7 ; Col 3, 16-17 ; 1 Th 5, 17-18).


III. La prière d’intercession

2634 L’intercession est une prière de demande qui nous conforme de près à la prière de Jésus. C’est Lui l’unique Intercesseur auprès du Père en faveur de tous les hommes, des pécheurs en particulier (cf. Rm 8, 34 ; 1 Jn 2, 1 ; 1 Tm 2, 5-8). Il est " capable de sauver de façon définitive ceux qui par lui s’avancent vers Dieu, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur " (He 7, 25). L’Esprit Saint lui-même " intercède pour nous... et son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu " (Rm 8, 26-27).

2635 Intercéder, demander en faveur d’un autre, est, depuis Abraham, le propre d’un cœur accordé à la miséricorde de Dieu. Dans le temps de l’Église, l’intercession chrétienne participe à celle du Christ : elle est l’expression de la communion des saints. Dans l’intercession, celui qui prie ne " recherche pas ses propres intérêts, mais songe plutôt à ceux des autres " (Ph 2, 4), jusqu’à prier pour ceux qui lui font du mal (cf. Etienne priant pour ses bourreaux, comme Jésus : cf. Ac 7, 60 ; Lc 23, 28. 34).

2636 Les premières communautés chrétiennes ont vécu intensément cette forme de partage (cf. Ac 12, 5 ; 20, 36 ; 21, 5 ; 2 Co 9, 14). L’Apôtre Paul les fait participer ainsi à son ministère de l’Evangile (cf. Ep 6, 18-20 ; Col 4, 3-4 ; 1 Th 5, 25), mais il intercède aussi pour elles (cf. 2 Th 1, 11 ; Col 1, 3 ; Ph 1, 3-4). L’intercession des chrétiens ne connaît pas de frontières : " pour tous les hommes, pour les dépositaires de l’autorité " (1 Tm 2, 1), pour ceux qui persécutent (cf. Rm 12, 14), pour le salut de ceux qui repoussent l’Evangile (cf. Rm 10, 1).


IV. La prière d’action de grâces

2637 L’action de grâces caractérise la prière de l’Église qui, en célébrant l’Eucharistie, manifeste et devient davantage ce qu’elle est. En effet, dans l’œuvre du salut, le Christ libère la création du péché et de la mort pour la consacrer de nouveau et la faire retourner au Père, pour sa Gloire. L’action de grâces des membres du Corps participe à celle de leur Chef.

2638 Comme dans la prière de demande, tout événement et tout besoin peuvent devenir offrande d’action de grâces. Les lettres de S. Paul commencent et se terminent souvent par une action de grâces, et le Seigneur Jésus y est toujours présent. " En toute condition, soyez dans l’action de grâces. C’est la volonté de Dieu sur vous dans le Christ Jésus " (1 Th 5, 18). " Soyez assidus à la prière ; qu’elle vous tienne vigilants dans l’action de grâces " (Col 4, 2).


V. La prière de louange

2639 La louange est la forme de prière qui reconnaît le plus immédiatement que Dieu est Dieu ! Elle le chante pour Lui-même, elle lui rend gloire, au-delà de ce qu’il fait, parce qu’IL EST. Elle participe à la béatitude des cœurs purs qui l’aiment dans la foi avant de le voir dans la Gloire. Par elle, l’Esprit se joint à notre esprit pour témoigner que nous sommes enfants de Dieu (cf. Rm 8, 16), il rend témoignage au Fils unique en qui nous sommes adoptés et par qui nous glorifions le Père. La louange intègre les autres formes de prière et les porte vers Celui qui en est la source et le terme : " le seul Dieu, le Père, de qui tout vient et pour qui nous sommes faits " (1 Co 8, 6).

2640 S. Luc mentionne souvent dans son Evangile l’émerveillement et la louange devant les merveilles du Christ, les souligne aussi pour les actions de l’Esprit Saint que sont les Actes des Apôtres : la communauté de Jérusalem (cf. Ac 2, 47), l’impotent guéri par Pierre et Jean (cf. Ac 3, 9), la foule qui en glorifie Dieu (cf. Ac 4, 21), et les païens de Pisidie qui " tout joyeux, glorifient la Parole du Seigneur " (Ac 13, 48).

2641 " Récitez entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés ; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre cœur " (Ep 5, 19 ; Col 3, 16). Comme les écrivains inspirés du Nouveau Testament, les premières communautés chrétiennes relisent le livre des Psaumes en y chantant le Mystère du Christ. Dans la nouveauté de l’Esprit, elles composent aussi des hymnes et des cantiques à partir de l’Evénement inouï que Dieu a accompli en son Fils : son Incarnation, sa Mort victorieuse de la mort, sa Résurrection et son Ascension à sa droite (cf. Ph 2, 6-11 ; Col 1, 15-20 ; Ep 5, 14 ; 1 Tm 3, 16 ; 6, 15-16 ; 2 Tm 2, 11-13). C’est de cette " merveille " de toute l’Economie du salut que monte la doxologie, la louange de Dieu (cf. Ep 1, 3-14 ; Rm 16, 25-27 ; Ep 3, 20-21 ; Jude 24-25).

2642 La Révélation " de ce qui doit arriver bientôt ", l’Apocalypse, est portée par les cantiques de la Liturgie céleste (cf. Ap 4, 8-11 ; 5, 9-14 ; 7, 10-12) mais aussi par l’intercession des " témoins " (martyrs : Ap 6, 10). Les prophètes et les saints, tous ceux qui furent égorgés sur la terre pour le témoignage de Jésus (cf. Ap 18, 24), la foule immense de ceux qui, venus de la grande tribulation, nous ont précédés dans le Royaume, chantent la louange de gloire de Celui qui siège sur le Trône et de l’Agneau (cf. Ap 19, 1-8). En communion avec eux, l’Église de la terre chante aussi ces cantiques, dans la foi et l’épreuve. La foi, dans la demande et l’intercession, espère contre toute espérance et rend grâce au " Père des lumières de qui descend tout don excellent " (Jc 1, 17). La foi est ainsi une pure louange.

2643 L’Eucharistie contient et exprime toutes les formes de prière : elle est " l’offrande pure " de tout le Corps du Christ " à la gloire de son Nom " (cf. Ml 1, 11) ; elle est, selon les traditions d’Orient et d’Occident, " le sacrifice de louange ".


En bref

2644 L’Esprit Saint qui enseigne l’Église et lui rappelle tout ce que Jésus a dit, l’éduque aussi à la vie de prière, en suscitant des expressions qui se renouvellent au sein de formes permanentes : bénédiction, demande, intercession, action de grâce et louange.

2645 C’est parce que Dieu le bénit que le cœur de l’homme peut bénir en retour Celui qui est la source de toute bénédiction.

2646 La prière de demande a pour objet le pardon, la recherche du Royaume ainsi que tout vrai besoin.

2647 La prière d’intercession consiste en une demande en faveur d’un autre. Elle ne connaît pas de frontière et s’étend jusqu’aux ennemis.

2648 Toute joie et toute peine, tout événement et tout besoin peuvent être la matière de l’action de grâce qui, participant à celle du Christ, doit emplir toute la vie : " En toute condition, soyez dans l’action de grâce " (1 Th 5, 18).

2649 La prière de louange, toute désintéressée, se porte vers Dieu ; elle le chante pour Lui, elle Lui rend gloire, au-delà de ce qu’il fait, parce qu’Il EST.


Chapitre deuxième
La tradition de la prière


2650 La prière ne se réduit pas au jaillissement spontané d’une impulsion intérieure : pour prier, il faut le vouloir. Il ne suffit pas non plus de savoir ce que les Écritures révèlent sur la prière : il faut aussi apprendre à prier. Or, c’est par une transmission vivante (la sainte Tradition) que l’Esprit Saint, dans " l’Église croyante et priante " (DV 8), apprend à prier aux enfants de Dieu.

2651 La tradition de la prière chrétienne est l’une des formes de croissance de la Tradition de la foi, en particulier par la contemplation et l’étude des croyants qui gardent en leur cœur les événements et les paroles de l’Economie du salut, et par la pénétration profonde des réalités spirituelles dont ils font l’expérience (cf. DV 8).


Article 1
Aux sources de la prière


2652 L’Esprit Saint est " l’eau vive " qui, dans le cœur priant, " jaillit en Vie éternelle " (Jn 4, 14). C’est lui qui nous apprend à l’accueillir à la Source même : le Christ. Or, il y a dans la v