L Esprit Saint
Posté le 25.09.2008 par jubilatedeo
Saint Nicolas de Flue Ermite en Suisse (+ 1487)
Cet herbager du centre de la Suisse, du canton d'Unterwald, eut une grande influence dans les cantons de langue germanique qui ont été à la naissance de la Confédération hélvétique. Malgré son penchant pour la méditation solitaire, il ne suivit pas immédiatement ce qui était sa vocation première. Il épousa une femme courageuse, Dorothée Wiss, qui lui donna cinq filles et cinq fils. Il tenait sa place dans la vie politique du canton comme conseiller, mais aussi comme officier dans l'armée. Mais ce bon père de famille, cet homme d'un grand civisme, se retire dans un lieu solitaire pour prier chaque fois qu'il le peut. A cinquante ans, n'y tenant plus, il se laisse happer par la contemplation. Il demande à sa femme et à ses grands enfants l'autorisation de se consacrer entièrement à Dieu. Permission accordée qui devrait mériter à Dorothée aussi la reconnaissance de l'Eglise pour l'héroïcité de ses vertus. Nicolas s'enfonce dans la prière. Les visions mystiques deviennent de plus en plus nombreuses. Son jeûne est absolu, scrupuleusement vérifié par des espions de l'évêque du lieu. Curieusement, plus il s'isole, plus il influence la politique de son pays. On vient lui demander conseil, il dicte ses recommandations, toujours en faveur de la paix et de la concorde. Et c'est ainsi qu'il sauva sa patrie en 1471, lors de l'invasion de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne qui voulait l'annexer et, en 1481, quand il rédigea en une nuit une constitution qui empêcha Unterwald de quitter les autres cantons, au risque de la désagrégation de la confédération.
Canonisé le 15 mai 1947.
En Suisse, le 25 septembre, Solennité de saint Nicolas de Flue, célébrée le 21 mars dans l'Église universelle.
Prière de saint Nicolas de Flue
Ô mon Dieu et mon Seigneur,
prends-moi à moi, et donne-moi tout en propre à toi.
Ô mon Dieu et mon Seigneur,
arrache de moi tout ce qui me sépare de toi.
Ô mon Dieu et mon Seigneur,
donne-moi tout ce qui m'attire à toi.
"Seigneur Dieu, enlevez-moi tout ce qui m’éloigne de vous. Seigneur Dieu, donnez-moi tout ce qui me rapproche de vous. Prenez-moi à moi et donnez-moi tout à vous "
Pour écouter sa vie :
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Bienheureux Hermann Contract Ecolâtre à Reichenau (+ 1054)
Il était perclus et on lui donna le surnom de "Contractus". Fils du comte von Alshausen dans le pays de Bade en Allemagne, il vécut toute sa vie à l'abbaye de Reichenau. Il ne pouvait marcher seul, sa langue remuait peu et ses mains avaient peine à tenir quoi que ce soit. Mais il fut sans aucun doute l'un des plus grands savants de son temps. On l'appelait aussi "la Merveille du siècle". Mathématiques et astronomie, histoire et poésie, rien ne lui était étranger. Il inventa un astrolabe, une machine à calculer, plusieurs instruments de musique. "Chantre de la Vierge Marie, il composa le chant "Ave Maris stella" et on lui attribue non sans raison "l'Alma Redemptoris Mater" et le "Salve Regina". Il disait de lui: "Je suis le rebut des pauvres du Christ qui marche à la traîne des philosophes, plus lent d'esprit qu'un ânon."
Il a toujours porté le titre de bienheureux, reconnu ainsi par les Bollandistes et non par le martyrologe romain.
Saint Aunachaire Evêque d'Auxerre (+ 605)
ou
Aunaire. Evêque d'Auxerre, il participa à plusieurs conciles provinciaux et s'appliqua en particulier à rénover la discipline liturgique et morale de son diocèse.
Saintes Aurélie et Néomésie vierges
Selon la légende, nées en Asie mineure, ces soeurs se rendirent en pélerinage en Palestine puis à Rome.
Un violent orage leur permit d'échapper à l'attaque des Sarrazins à Capoue.
Elles sont représentées sur des peintures dans la cathédrale d'Anagni où se trouvent leurs reliques.
Saint Céolfrid Abbé à Langres (+ 716)
Né en 642. Moine bénédictin à Gilling puis à Ripon, invité par saint Benoit Biscop au monastère de Wearmouth et Jarrow dont il devint abbé.
Il aida saint Bede qui devint son biographe.
Il est aussi à l'origine du Codex Amiatinus (Bible - Vulgate latine) oeuvre qu'il offrit au pape Grégoire II, qui appartint au monastère Saint Sauveur d'Amiata et qui est conservé à Florence.
Codex of Amiatinus
Il mourut à Langres en Champagne.
Saint Cléophas Disciple du Christ au bourg d'Emmaüs (1er s.)
L'un des soixante-douze disciples du Seigneur. Il fut l'un des deux qui rencontrèrent le Christ sur le chemin d'Emmaus où le Seigneur lui-même leur expliqua le pourquoi de la Passion et de la Résurrection. Au soir de la route, il célébra avec eux la sainte Eucharistie, quelques jours seulement après la Cène du Seigneur au soir du Jeudi-Saint avec les apôtres.
...L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : «Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci.» Lc 24, 13-53
...près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jn 19, 25
Saint Défendant (+ 290)
Il appartenait à la Légion thébéenne et avait échappé au massacre avec quelques compagnons. Ils furent rattrapés et décapités sur les bords du Rhône. Leur culte se répandit dans les diocèses de Turin et de Novare, en Sardaigne et en Corse.
Saint Ermenfroi (+ 670)
Chancelier du roi Clotaire II, il s'éloignait des intrigues de la cour. Peu à peu son coeur se rapprochait de l'idéal monastique. Il quitta le roi pour se retirer d'abord dans ses terres avec son frère Waldelène. Il y mena une vie calme et tranquille. Il lui fallut quelque temps pour se décider à rejoindre l'abbaye de Cusance au diocèse de Besançon dont il devint l'abbé, rattachant alors le monastère à celui de Luxeuil et y introduisant la Règle de Saint Colomban.
Sainte Euphrosyne de Souzdal (+ 1205)
Fille du prince Michel de Tchenigov, elle revêtit l'Habit monastique au monastère de la Très Sainte Mère de Dieu des Blachernes à Souzdal où elle vécut en parfaite obéissance et union à Dieu cette vie religieuse, illuminant son âme par la prière ardente et l'écoute de la Parole de Dieu.
Bienheureux Finbarr évêque (+ 610)
Évêque de Cork en Irlande et abbé, fondateur du monastère d’Etargehael près de Cork, célèbre par son enseignement et sa sainteté. Il fut le premier évêque de Cork et mourut à Cloyne.
Saint Firmin Premier évêque d'Amiens (4ème s.)
Le père et la mère de saint Firmin, qui étaient des plus riches et des plus considérables de la ville de Pampelune, en Espagne, à la fin du 1er siècle, furent convertis à la foi par saint Honestus, prêtre de Toulouse et disciple de saint Saturnin. Convaincus que de la première éducation dépend ordinairement le reste de la vie, ils mirent leur fils entre les mains de ce saint ecclésiastique, qui l'instruisit et le prit pour compagnon de ses courses apostoliques.
Prêtre à vingt-quatre ans, Firmin eut tant de succès dans ses prédications, que saint Honorat, successeur de saint Saturnin à Toulouse l'ordonna évêque, pour évangéliser les païens. L'évêque missionnaire parcourut les Gaules, évangélisa Agen, Clermont, Angers, Beauvais, essuyant plusieurs fois la persécution, battu de verges, chargé de chaînes, jeté dans les cachots.
Amiens fut la dernière et la plus glorieuse étape de l'apôtre, qui y fixa son siège. Dès les premiers jours, le sénateur Faustinien fut converti avec toute sa famille. Firmin joignait aux charmes de son éloquence le témoignage invincible d'une multitude de miracles. Un jour c'est un homme borgne qui en est l'objet; le lendemain, ce sont deux lépreux; puis des aveugles, des boiteux, des sourds, des muets, des paralytiques, des possédés du démon. Peu de temps après son arrivée, les temples de Jupiter et de Mercure furent complètement déserts. Firmin eut la tête tranchée.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Saint Gédéon Ancien Testament : "Yerubbaal", fils de Yoash,
Juge dans la tribu de Manassé (14ème s. av JC.)
Juge en Israël, il en fut également le général à la tête des armées qui permirent aux tribus de ne pas être envahies par les Madianites.
Quand il eut reçu du Seigneur le signe de la rosée sur la toison, il détruisit l’autel de Baal avec la force de Dieu et délivra le peuple d’Israël de la main de ses ennemis.
Sainte Ketevan de Georgie, martyre (1624)
Ketevan était l'épouse du roi David de Kakesia et mére du roi Teimuraz qui devait succéder à son père.
Elle fut persécutée, en raison de sa foi orthodoxe, par le roi de Perse, le shah musulman Abbas Ier, et passa prés de dix ans en prison dans la ville de Shiraz.
ketevan y rencontra des missionnaires augustiniens originaires du Portugal qui furent tellement impressionnés par son témoignage de fidélité au christiannisme qu'ils proposérent au pape de Rome de la canoniser dés aprés sa mort.
Aprés une longue captivité où jamais sa foi ne faillit, pas plus que celle de ses compagnons, le shah prit la décision de la mettre devant l'alternative suivante : la conversion à l'islam ou la mort.
Ketevan n'eut pas la moindre hésitation et pleine de sérénité, elle se livra à ses bourreaux qui ne lui épargnérent pas une longue série de tortures avant de lui porter le coup fatal.
Bienheureux Marc Criado martyr (+ 1569)
Né à Andujar en Andalousie, il entra dans l’Ordre de la sainte Trinité pour la rédemption des captifs. Il fut arrêté les monts d’Alpujarras, près de Grenade en Andalousie par les Maures qui le tuèrent parce qu'il refusait de renier Jésus-Christ fils de Dieu.
Saint Ostent (+ 1068)
ou
Austinde. Archevêque d'Auch, il connut un ministère épiscopal tourmenté. Il rétablit la vie des évéchés de Bazas, Dax, Bayonne, Lectoure, après l'invasion des Sarrasins d'Espagne. Mais les luttes entre les princes francs et les princes d'Armagnac et de Gascogne se répercutèrent sur les droits de l'Eglise que saint Ostent dut défendre contre les empiètements des seigneurs. Nous avons sa souscription lors d'un concile à Jacca en Espagne.
Saint Paphnuce le Grand Anachorète en Egypte (+ 303)
Anachorète en Egypte, il fut capturé, lors des persécutions de l'empereur Dioclétien, et condamné à être crucifié à un palmier après avoir subi le supplice de la roue qui lui brisa tous les os. Beaucoup de ceux qui virent ses souffrances se convertirent et, à leur tour, donnèrent le témoignage suprême du martyre.
Saints Paul,Tatte et leurs enfants martyrs (4ème s.)
Paul et Tatte, son épouse, Sabinien, Maxime, Ruf et Eugène, leurs enfants.
Accusés de professer la religion chrétienne, ils furent arrêtés à Damas. Battus de verges et rendirent leur âme à Dieu après avoir enduré d’autres supplices.
Saint Principius évêque (5ème s.)
ou
Prince.
Douzième évêque de Soissons et abbé, frère de saint Remi de Reims. Il correspondait avec saint Sidoine Apolllinaire et nous avons plusieurs lettres de celui-ci adressées à l'évêque de Soissons, dont l'une quelques temps avant sa mort. Conseiller de sainte Clotilde, il l'encouragea dans les démarches de la reine auprès de Clovis.
Saint Serge de Radonège Ermite,
fondateur du monastère de la Trinité-Saint-Serge (+ 1392)
Né à Rostov au nord de Moscou, le jeune Barthélémy (le futur moine Serge) émigre à Radonège avec les siens, fuyant l'avance des Tatares. Le garçon, peu doué pour les études, ne rêve que de vie monastique. A la mort de ses parents, il se retire avec son frère aîné dans la forêt pour y vivre en ermite au milieu des loups et des ours. Les deux frères bâtissent une chapelle dédiée à la Sainte Trinité. Avec le temps, l'ermitage devient un monastère (le monastère de la Sainte Trinité), peuplé de moines vivant une pauvreté radicale dans une grande liberté. Le patriarche de Constantinople dont dépend alors la Russie, impose à Serge l'adoption de la Règle cénobitique du Studion, qui instaure entre les moines une vie commune plus stricte. Serge se soumet à regret. Il ne reste pas confiné dans son monastère. Il se sent responsable de son pays en pleine ébullition politique. Les princes sollicitent ses conseils et ses prières. En 1380, il bénit le grand-prince Dimitri de Moscou avant la bataille de Koulikovo qui inaugure la fin du joug mongol en Russie. On pourrait la comparer en France à la bataille de Poitiers sur les Musulmans. Il mène encore des missions de conciliation entre les princes russes et fonde de nombreux autres monastères. Le monastère de la Trinité Saint Serge, à 70 kms de Moscou resta même aux jours les plus sombres du soviétisme un grand pèlerinage et l'un des centres théologiques et spirituels de l'Eglise Russe.
Il fut canonisé en 1452.
Saint Solenne (+ v. 533)
Evêque de Chartres, conseiller très écouté de Clovis, il assista à son baptême avec saint Rémi et saint Vaast.
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Lancelot Andrewes, évêque de Winchester, auteur spirituel ; Serge de Radonège (+1392), réformateur du monachisme en Russie
Catholiques d’occident : Anatole (II-IIIe s.) et tous les saints évêques de Milan (calendrier ambrosien)
Coptes et Éthiopiens (15 tut/maskaram) : Translation des reliques d’Etienne à Jérusalem (Église copte)
Luthériens : Paul Rabaut (+1794), témoin de la foi en France
Maronites : Paphnuce (IVe s.), moine
Orthodoxes et gréco-catholiques : Euphrosyne d’Alexandrie (Ve s.), moniale ; Ketevan, martyr ; Dosithée de Tbilissi (XVIIIe s.), martyr (Église géorgienne)
Syro-orientaux : Tahmazgerd (+445), martyr (Église assyrienne)
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Posté le 11.09.2008 par jubilatedeo
" Ah ! si le Seigneur pouvait mettre son Esprit sur nous tous,
pour que tout son peuple devienne un peuple de prophètes ! "
Prophètes ? Non pas dans le sens profane du mot, celui qui prédit l'avenir. Non, il ne s'agit pas de faire concurrence à Madame Soleil !
Prophètes ? Oui, dans le sens biblique du mot, celui qui parle de la part de Dieu, qui est capable d'enseigner la foi et l'Évangile de Dieu.
Pendant longtemps, on a pensé dans l'Eglise catholique que seuls, le pape, les évêques et leurs délégués prêtres avaient le droit de parler de la part de Dieu ; ils étaient ce qu'on appelait "l'Église enseignante".Tous les autres étaient "l'Eglise enseignée", leur seul droit étant d'obéir et de recevoir l'enseignement d'en-haut. Mais en fait, il y a toujours eu dans l'Église de simples chrétiens qui ont été reconnus capables d'enseigner la foi et de rappeler l'Évangile. Sainte Catherine de Sienne, par exemple, qui n'était qu'une simple laïque fut appelée à Rome par le pape Urbain VI afin de l'éclairer de ses conseils pour la conduite de l'Eglise. Elle a même été déclarée " Docteur de l'Église " par Paul VI. Mais pourquoi remonter si loin ? Aujourd'hui, dans la plupart de nos paroisses, des chrétiens se forment pour assumer des responsabilités d'enseignement religieux, d'aumôneries de collèges ou de lycées, d'aumôneries d'hôpitaux. Ils répondent ainsi à leurs responsabilités de baptisés, car le jour de notre baptême, nous avons reçu l'onction du Saint Chrême et nous sommes devenus " membres du Christ prêtre, prophète et roi ". Membres du Christ prophète !
Nous sommes à notre époque à un tournant très important de la vie de notre Église : de plus en plus nombreux sont les chrétiens qui suivent des sessions théologiques, pastorales, bibliques, pour devenir, à leur niveau de baptisés, responsables de la mission de l'Eglise. Bientôt, quand on prononcera le mot Eglise, on ne pensera plus d'abord au Pape et à la Hiérarchie, on pensera d'abord à la communion de tous les chrétiens qui assument leurs responsabilités baptismales. Peut-être pensez-vous que nous sommes en train de nous protestantiser ? Pas du tout ! Car nous croyons à la mission très importante du pape : mission de vigilance sur ce que les croyants disent ou écrivent sur "les choses de la foi". Avec les évêques, il est au service de la communion des chrétiens dans la vérité du message du Christ, mais ils n'ont pas l'exclusivité de cette vérité : l'Esprit Saint est présent et agissant dans le coeur et l'âme de tout baptisé. L'évangile d'aujourd'hui nous suggère d'ailleurs que l'Esprit Saint est à l'œuvre même en dehors du groupe des chrétiens, donc en dehors de l'Eglise. Partout ou des gens agissent dans le sens de l'idéal chrétien, amour, entraide, tolérance, respect des autres... L'Esprit Saint est à l'oeuvre : il n'y a pas de frontières pour l'action de l'Esprit de Dieu dans le monde.
Ces réflexions doivent nous pousser à devenir de plus en plus des chrétiens compétents, adultes dans la foi, soucieux de se former et de profiter de tous les moyens que nos pasteurs mettent à notre disposition pour cela. Toute notre Église prendra ainsi un visage nouveau, moins clérical peut-être, avec des relations toujours plus confiantes et fraternelles entre tous les membres du Corps du Christ, quelle que soit la responsabilité particulière de chacun.
Prions aujourd'hui le Père de nous envoyer son Esprit pour que l'Église tout entière devienne un peuple de prophètes !
Fais lever, Seigneur, des prophètes pour annoncer partout le Nom de Jésus Christ !
Posté le 10.09.2008 par jubilatedeo
Parler en langues, Prier en langues, Chanter en langues…
" Ainsi donc, frères, aspirez au don de prophétie, et n'empêchez pas de parler en langues "
(1 Corinthiens 14,39)
"DIEU descend dans un cœur qui chante" (St Louis-Marie Grignion de Montfort)
Le chant en langues selon saint Augustin :
"Rassure-toi. Il t'indique la manière de chanter. Ne t'occupe pas de chercher les mots comme si tu pouvais mettre en forme une musique capable de plaire à Dieu. Contente-toi de jubiler. Bien chanter devant Dieu, c'est jubiler. Mais qu'est-ce à dire ? C'est renoncer à comprendre, c'est renoncer à dire avec des mots ce qui se chante dans le coeur. Voyez ceux qui chantent, moissonneurs, vendangeurs ou autres, leur joie s'allume d'abord aux paroles des chansons, mais bientôt elle les envahit, et des paroles seraient impuissantes à la déployer encore, alors ils laissent mots et syllabes et l'on n'entend plus que leur jubilation. Musique sans paroles parce que le coeur veut mettre au jour ce qui ne peut se dire. Tu ne peux dire ce qu'il est et tu ne dois pas non plus garder le silence, alors que faire sinon jubiler, ouvrir son coeur à une joie qui n'aura plus à chercher de mots, dilater sa joie immensément bien au-delà des bornes des syllabes ? " (Commentaire du Psaume 32)
Le jour de la Pentecôte ce qui a surpris la foule qui écoutait les apôtres, c'était d'entendre les apôtres parler dans la langue des auditeurs, alors qu'ils ignoraient ces langues. En effet la foule qui les écoutait venait de pays différents avec leur langue propre. C'est pourquoi Pierre va expliquer que les apôtres ne sont pas " pleins de vin doux " mais que se réalise la prophétie de Joël (voir Actes 2,7 et suivants)
Le jour de l'Ascension, Jésus dit : " Voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru, en Mon Nom, ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles… " (Marc 16,17 à la fin)
Saint Paul précisera aux chrétiens de Corinthe les dons et charismes que l'Esprit Saint exerce dans la communauté chrétienne, afin que tout se passe dans l'ordre. (Voir 1 Corinthiens 12, 4-11 et surtout le chapitre 14 de la première épître aux Corinthiens, où il précise la hiérarchie des dons et charismes de l'Esprit Saint. Nous découvrons que le " parler ou le " chanter en langues " est le plus petit des charismes de l'Esprit Saint, mais il ouvre les chrétiens aux autres dons et charismes, comme celui d'interprétation du parler ou du chanter en langues, de prophétie etc… Mais le plus grand des dons et charismes de l'Esprit Saint, le seul qui demeure toujours et que tous les chrétiens doivent demander est celui de la " charité " : l'Amour même de Dieu. En effet, tous les dons et charismes cessent dès notre entrée dans le Royaume de Dieu ; seul reste la charité, c'est-à-dire l'Amour même de Dieu, car Dieu est Amour, Dieu est charité. (Voir 1 corinthiens 13) Voilà le don supérieur à tous les autres, car il est l'Esprit Saint Lui-même, l'Amour même que le Père et Fils se donnent mutuellement. C'est après avoir lu le chapitre 13 que Thérèse de Lisieux sa vraie vocation : " Dans l'Eglise, ma mère, je serai l'Amour "
Le charisme du parler en langues ou chant en langues doit nous ouvrir à l'Amour même de Dieu : Père, Fils et donc à l'Esprit Saint et faire de nous, des chantres de l'Amour de Dieu.
Beaucoup de personnes, un jour, ont chanté ou parlé en langues et ont perdu ce charisme, tout simplement parce qu'ils ont oublié de l'exercer. En effet, aucun charisme ne demeure, s'il n'est pas exercé. Or " le parler ou le chanter en langues " disparaît dès lors que la personne ne l'exerce plus. Or ce charisme, tous peuvent l'exercer partout, car je peux parler ou chanter en langues dans mon cœur.
" Au fond de moi, quelqu'un parle " Ainsi des personnes chantent intérieurement en langues, en marchant ou pendant des nuits sans sommeil. Certains se réveillent en chantant en langues. Partout où je suis, je peux laisser ainsi l'Esprit Saint prier, parler, chanter en moi. N'est-ce pas merveilleux ? Alors ma foi, mon espérance, mon amour grandissent en moi. Je deviens quelqu'un qui rayonne la joie de vivre de s'aimer et d'aimer les autres et d'être aimé. Partout je suis avec Dieu, et Dieu chante en moi. Comme saint Paul je peux dire :
" Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi " (Galates 2,20)
Ou " Ma vie, c'est le Christ " (Philippiens 1,21)
Je suis devenu un chrétien heureux, capable de mener le combat de la foi, car je suis " revêtu de l'armure de Dieu " (Ephésiens 6,10-20)
Mais que nul n'oublie qu'aucun don et charisme ne peut être exercé, que dans l'humilité et la simplicité, car tout chrétien saisi par l'Esprit Saint et livré à l'Esprit Saint, connaît un jour les moqueries, le rejet, et même les persécutions. Qu'ils se réjouissent alors, car c'est ainsi que les prophètes ont été traités.
(Matthieu 5,12) Je peux utiliser le parler ou le chanter en langues pour m'édifier, me construire dans la foi et l'amour, même sans interprétation de ce que je dis ou je chante. Mais en public, il faut toujours un interprète donc que celui qui parle ou chante en langues, demande à l'Esprit Saint, l'interprétation que lui-même donnera. L'exercice des dons et charismes de l'Esprit Saint produisent en tous ceux qui les accueillent : sérénité, maîtrise de soi, paix, joie, amour et même humour. Ils font du chrétien qui les accueillent et les exercent, un témoin de l'Amour de Papa Bon Dieu pour tous ses enfants. Alleluia.
Posté le 23.06.2008 par jubilatedeo
La foi est un don de Dieu qui me permet d'affirmer que Dieu nous aime tous. C'est pourquoi, Lui, le Tout Puissant, s'est fait le Serviteur de tous :
" Si quelqu'un veut être le premier, il sera le serviteur de tous, le dernier de tous " (Marc 9,35) Jésus n'est pas venu fonder une religion de plus, mais libérer les hommes et les femmes de toute religion.
Qu'est-ce qu'une religion ?
C'est l'effort de l'homme pour rejoindre une puissance qui le dépasse comme le soleil, la lune, tous les astres, l'eau, le tonnerre, le feu… De plus l'homme s'est créé des divinités, appelées dieux ou déesses. Par des chants, des danses, des offrandes, des sacrifices même d'humains, il espère recevoir des bienfaits de ses dieux, qui sont œuvre de ses mains, de sa pensée.
Le christianisme, c'est l'inverse : c'est Dieu Lui-même qui vient vivre au milieu des hommes pour leur apprendre que Dieu n'est qu'Amour, Tendresse, Miséricorde, Pardon, Compassion. (Voir la parabole de l'enfant perdu et retrouvé : Luc 15,11 à la fin) Voilà pourquoi, Dieu en Jésus et par Jésus, nous donne un commandement nouveau :
" Nous aimez les uns, les autres comme IL nous aime "
IL nous dit qu'il n'y a pas de plus belle preuve d'amour que celle-ci " Donner sa vie pour ses amis " (Jean 15,13) C'est pourquoi, IL nous enseigne que le seul signe par lequel tous les hommes nous reconnaîtrons pour ses disciples est celui de l'amour :
" Tous vous reconnaîtront pour mes disciples, si vous avez de l'amour, les uns pour les autres " (Jean 13,35)
Tout chrétien doit savoir que cet amour dont Dieu, Père et Fils, nous aime, c'est leur amour mutuel : l'Esprit Saint. Or la foi chrétienne n'est pas le résultat de recherches philosophiques, ni théologiques, mais don de l'Esprit Saint. C'est pourquoi beaucoup de grands témoins de Jésus Christ ont été des gens sans culture, ni instruction, à commencer par les apôtres, les disciples. (Actes 4, 13) La vraie foi chrétienne est charismatique. Certes à travers les siècles de l'histoire de l'Eglise, certains savants ont tenté d'expliquer que la foi était le fruit de la raison. En effet, expliquer que le fruit de la création, est d'après la raison, fruit d'un Dieu Créateur de toute chose, semble résoudre tous les problèmes ou questions, que se posent les humains. Or Jésus n'est pas venu sur terre pour expliquer le fonctionnement de l'univers, mais pour révéler aux femmes, aux hommes, aux jeunes, aux adolescents, comme aux enfants, que Dieu est un ABBA : mon petit papa chéri, qui s'occupe, par amour de ses enfants. Mais Dieu veut que la grandeur des personnes, soit la liberté. Il vient parler aux hommes, aux femmes, aux jeunes, aux enfants, pour leur dire :
" Il n'y a de place dans mon Royaume que pour les tout-petits et ceux qui leur ressemblent. " (Matthieu 19,14 ; Marc 10,13 ; et 13,16 ; Luc 18,15-17)
Pour réaliser cela dans sa vie, quand on a 30,50, 80, ans, il faut être possédé par l'Esprit Saint, donc par l'Amour même de Papa Bon Dieu et de son Fils Jésus Christ. Alors nous laissons l'Esprit Saint agir en nous par ses dons et ses charismes et nous serons surpris de constater que l'Esprit Saint va manifester sa Présence en nous par un langage nouveau : le parler en langues ou le chanter en langues nouvelles, par l'interprétation de ces paroles que nul ne comprends, ce qui exige un prophète dans l'assemblée, par l'annonce de guérison intérieures : conversions, de guérisons physiques, de miracle, par le discernement. Une assemblée devenue tout accueil à l'Esprit Saint, aime louer et bénir le Seigneur. Ainsi la paix et la joie, fruits de l'Esprit Saint, rayonnent sur tous les visages.
La foi charismatique, qui a donné aux apôtres l'audace de proclamer la Bonne Nouvelle à toutes les nations, à temps et à contre temps, que cela plaise ou ne plaise pas, doit aujourd'hui, encore, animer tous les membres du Corps de Christ. Cela ne se fait pas sans combat intérieur, car nous sommes tous tentés de rester bien tranquilles dans notre coin. La peur du " quand dira-t-on " paralyse l'immense foules des baptisés. Voilà bien le signe que nous refusons de vivre l'Evangile et d'en être témoins, là où nous vivons, travaillons, ou encore, là où nous reposons. Nous avons peur d'être ce que nous sommes : Temple du Dieu Vivant, tabernacle de Jésus Ressuscité, où Dieu Père, Fils et Saint Esprit, est à l'œuvre. Or là où Dieu travaille, l'Esprit Saint agit : cela se voit, s'entend. Si tous les chrétiens du monde vivaient sous l'onction de l'Esprit Saint, notre monde serait transformé. La paix se réaliserait dans les familles, les villages, les cités, entre les classes sociales. En effet, il n'est pas possible d'être fidèle à l'Esprit Saint et de devenir instrument de division. Etre fidèle à l'Esprit Saint, ce n'est pas seulement croire en la Parole de Dieu, mais c'est la vivre là où nous sommes et donc avec les personnes qui nous entourent.
Malheureusement les religions ont toujours été des occasions de divisions, de guerre, de massacres même, dans les religions dites païennes. La religion chrétienne a été aussi source de division, de haine, de violence, de mépris et de guerre fratricide. Tout cela, sans doute, par ignorance de la Bonne Nouvelle qu'est l'Evangile. Comment pouvons-nous, nous dire chrétiens et nous faire la guerre ? L'histoire nous rappelle que beaucoup de seigneurs, de princes, de rois, d'empereurs chrétiens, se sont faits la guerre pendant des siècles dits de " chrétienté " Or toute guerre est contraire à l'enseignement de Jésus, donc de Dieu lui-même, qui nous dit :
" Si ton frère a quelque chose contre toi, va d'abord te réconcilier avec lui " (Matthieu 5,23-24)
" Tout ce que vous faites, au plus petit d'entre les miens, à Moi vous le faites " (Voir jugement dernier Matthieu 25,31 jusqu'à la fin)
" Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux " (Matthieu 7,12)
Malheureusement bien que chrétiens, nous restons des humains avec nos faiblesses, nos caractères, nos violences, notre orgueil… Seul l'Esprit Saint peut nous transformer en nous resituant à notre place. Lui nous donnera la force, l'humilité et la simplicité pour réaliser dans nos vies, son commandement d'amour fraternel et du pardon. Or l'Eglise catholique et toute Eglise se réclamant volonté de Jésus, n'ont pas su réaliser cela dans leur vie : signe de leur infidélité à la Parole même de Jésus dont elles proclament les textes et ne les vivent pas. C'est la preuve que nul, sur cette terre, ne peut dite : " Je suis la Vérité, donc infaillible ! " Les Eglises ont tendance à vouloir s'imposer : preuve de leur infidélité à l'Evangile : Jésus ne s'impose pas !
" Si tu veux être parfait, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres, puis viens et suis-moi " (Matthieu 19,21)
C'est pourquoi Jésus nous dit :
" Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples et vous connaîtrez la Vérité et la Vérité vous libèrera " (Jean 8,31-32)
Les apôtres n'ont été libérés de leur peur et des traditions juives, que le Jour de la Pentecôte, lorsque l'Esprit Saint les a imprégnés de son Feu d'Amour. (Voir Actes 2 et 4,31) Désormais, ils seront vainqueurs de toute peur et rien ne les empêchera de proclamer la Parole de Dieu dans une fidélité totale à l'Esprit Saint et cela malgré les menaces, les coups et la mort. Ils sont " christifiés " et l'Esprit Saint en eux, agit comme en Jésus. Ils sont animés par une foi charismatique. Aujourd'hui tout chrétien a la même mission : " Proclamer et vivre la Parole de Dieu, que cela plaise ou ne plaise pas " (Galates 1,10 ; 1Thimothée 2,4) et permettre à l'Esprit Saint d'agir en lui. Ainsi toute proclamation de la Parole de Dieu, sera accompagnée de signes promis par Jésus en Marc (16,17 à la fin)
" Pour eux, ils s'en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par des signes qui l'accompagnaient " (Marc 16,20)
Ainsi le merveilleux doit accompagner toute vraie prédication de la Parole de Dieu, que cela plaise ou non à certains rationalistes. Tout véritable chrétien, animé par la Puissance de l'Esprit Saint, est appelé à vivre la Parole de Dieu dans sa totalité. Alors les dons et charismes de l'Esprit Saint se développent en lui. Il connaîtra la joie de vivre la Parole de Dieu et de voir les œuvres de l'Esprit Saint se réaliser en lui. Les dons et charismes de l'Esprit Saint ne lui feront plus peur. Au contraire, ils seront en lui source de paix, de joie, d'ouverture aux autres et d'écoute. Il verra les œuvres de l'Esprit Saint s'accomplir en lui et lui ? Il sera un véritable évangélisateur par sa vie intérieure, ses actes, ses paroles. Il exultera de joie sous l'onction de l'Esprit et rendra gloire et louange à Dieu, Père et Fils, pour les merveilles accomplies par l'Esprit Saint. Il sera devenu un autre Christ. Il pourra dire comme saint Paul :
" Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi " (Galates 2,20)
" Ma vie, c'est le Christ " (Philippiens 1,21)
Posté le 22.06.2008 par jubilatedeo
Nous avons appris à réciter des prières "apprises par cœur " ce qui ne signifie pas que nos prières passent dans notre vie. D'abord prier, ce n'est pas réciter des formules : c'est dans le silence, ouvrir son esprit, son cœur, son âme à Dieu. Alors l'Esprit Saint pénètre en nous et va Lui-même s'exprimer au Père en des " gémissements ineffables ".
" Pareillement l'Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons que demander pour prier, comme il faut, mais l'Esprit Lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables et Celui qui sonde les cœurs, sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints (les chrétiens) correspond aux vues de Dieu. " (Romains 8,26-27)
Quelle est cette prière de l'Esprit Saint ?
A travers le monde, les chrétiens récitent des prières, mais en réalité, ils ne prient pas : ces prières ne jaillissent pas de leur cœur, mais de leur mémoire. Or Dieu, Lui regarde, non pas nos connaissances, mais notre cœur. C'est pourquoi, dès que nous ouvrons la porte de notre cœur à Dieu, IL y rentre et va Lui-même prier en nous, par ce que nous appelons : " Le parler en langues ou le chanter en langues " c'est-à-dire les gémissements ineffables. Alors là, c'est notre esprit qui prie par l'Esprit Saint en nous. Nous ne comprenons pas ce langage. Il faut un interprète pour exprimer ce que le Seigneur dit en nous, par ce langage. C'est là le rôle du prophète, qui lui, va dire en langage clair, ce que l'autre vient de dire ou de chanter. L'Esprit Saint peut utiliser la même personne pour parler ou chanter en langues et interpréter. Voilà pourquoi pour prier comme il faut, il faut laisser l'Esprit Saint parler, prier, chanter en nous. C'est Lui qui parle, chante en nous et Lui, sait ce qu'Il dit ou chante, car Il est Dieu.
Comment se fait-il que l'Eglise Catholique ait peur de l'Esprit Saint ? Il est vrai que cela n'est pas raisonnable : qu'un autre parle en nous ! Nous libère de tout complexe, s'empare de notre voix et s'exprime par des mots, que nul ne comprend. Cela ne paraît pas sérieux. Mais est-ce que l'Histoire de l'Eglise n'est pas là pour nous rappeler à tous, que Dieu n'est pas raisonnable. IL n'est pas sérieux au regard de toutes les personnes savantes et très raisonnables !... C'est pourquoi, dès que quelqu'un a la foi et permet à l'Esprit Saint de l'aider dans sa vie, de s'emparer de lui et de prier, chanter en lui, il voit des évènements étonnants se réaliser… (Comme dans les apôtres et par les apôtres), des guérisons, des miracles, des conversions…il en est le témoin et alors malgré les moqueries et même les persécutions, il est heureux, plein de vie et d'Amour de Dieu. Il peut dire comme saint Paul :
" Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi " (Galates 2,20)
" Ma vie, c'est le Christ " (Philippiens 1,21)
Là nous comprenons, combien il est capital pour tout membre du Corps du Christ de permettre à l'Esprit Saint de prier en nous, par des prières ou chants ineffables, surtout si la personne a aussi le charisme de prophétie = interprétation du parler ou chanter en langues. Cela exige humilité et simplicité de toute notre personne, car nul ne peut se vanter de l'action de l'Esprit Saint en Lui. Cependant tout chrétien peut parler ou chanter en langues, lorsqu'il est tout seul, car :
" Celui qui chante en langues s'édifie lui-même "
C'est ce que j'ai vécu depuis l'hiver 50-51 jusqu'en 1982. Cependant je savais ce que je chantais, mais je chantais uniquement quand j'étais seul.
Dans son épître l'apôtre Jude écrit (verset 20-21)
" Vous édifiant sur votre foi très sainte, priant dans l'Esprit Saint, gardez-vous dans la charité de Dieu, prêts à recevoir la Miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la Vie Eternelle. "
Voilà pourquoi tout chrétien baptisé dans l'Esprit Saint, doit se livrer totalement à l'Esprit Saint pour être dans sa vie de tous les jours, un témoin de l'Amour du Père et du Fils qui est l'Esprit Lui-même.
Il est indispensable de savoir qu'il est inutile de parler ou de chanter en langues dans un groupe, si personne n'a l'interprétation. Saint Paul écrit :
" Dans ce cas, que celui qui parle en langues, demande l'interprétation ou qu'il se taise " (1 Corinthiens 14,3)
Lorsque pendant l'hiver 1950-51, je me suis entendu chanter dans une langue inconnue, j'ignorais tout des charismes. J'appelai cela " mon charabia " mais j'avais comme un rouleau qui se déroulait lentement où était écrit en français ce que je chantais. Ce n'est qu'en 1982, à une retraite charismatique que j'ai découvert que c'était le chant en langues. Le prédicateur a chanté 2 fois en langues, sans interprétation, exactement ce que je chantais depuis 31 ans…Après le 2ème chant, je lui ai dit ma surprise et ai donné l'interprétation des 2 chants. Voilà bien un signe du Seigneur ! L'Esprit Saint peut agir en nous, par et dans la prière, par des prophéties que j'appelais alors des messages. A l'époque, nous ignorions tout de ces dons et charismes. Oui, dès lors que le Christ vit et agit en nous, l'Esprit Saint est à l'œuvre, même si nous ignorons tout de Lui.
" L'Esprit saint en personne, se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu " (Romains 8,16)
Alors nous pouvons nous tourner vers Dieu, notre Père, en criant : " Abba " ce mot que l'on n'ose traduire et qui veut dire : " Mon petit Papa chéri " C'est le cri du petit enfant juif qui se précipite dans les bras ouverts de son papa. N'ayons pas peur de nous adresser à Papa Bon Dieu par ce mot : " Abba " C'est l'Esprit Saint en nous, qui pousse ce cri, car c'est Lui-même qui nous fait " enfant de Dieu et temple de l'Esprit Saint "
" Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? (1 Corinthiens 3,16)
Oui, n'ayons pas peur maintenant de laisser l'Esprit Saint prier en nous, chanter en nous sa Joie de nous faire enfants de Dieu. Laissons crier en nous Abba, Papa Bon Dieu, mon petit Papa chéri…
Posté le 21.06.2008 par jubilatedeo
" JE suis venu jeter un feu sur la terre et comme JE voudrais que déjà il fût allumé " (Luc 12,49)
" Pour moi, je vous baptise avec de l'eau, mais vient le plus fort que moi…Lui vous baptisera dans l'Esprit de feu " (Luc 3,16)
Ces deux passages de l'Evangile de saint Luc annonce ce qui se passera le jour de la Pentecôte où les apôtres, les disciples et quelques saintes femmes, dont la Vierge Marie, virent apparaître au-dessus d'eux, des langues de feu. Ce feu les transforme. Il consume en eux toute peur et tous sortent dehors où une foule nombreuse s'est rassemblée. Tous remplis de l'Esprit Saint, ils se mettent alors à parler en langues inconnues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. (Actes 2,3-4) Or l'Esprit Saint est Amour même de Dieu répandu dans les cœurs de tous ceux qui acceptent que l'Esprit agisse en eux, par ses dons et charismes. N'oublions pas que Dieu s'était déjà révélé à Moïse au buisson ardent. (Exode 3,2-11 et voir aussi 24,17)
" Car Yahvé ton Dieu est un feu dévorant, un Dieu jaloux " (Deutéronome 4,24 ; Isaïe 33,14)
Jérémie nous précise que : " La Parole de Dieu est un feu " (Jérémie 5,14 ; 23,29)
En 1937 quand Jésus s'est révélé à moi, dans un champ de blé, non pas en vision, mais en paroles intérieures…que j'ignorais totalement, j'ai été envahi de paix, de joie, d'amour et un feu intérieur a pénétré en moi. A l'époque, je savais que l'Esprit Saint était la 3eme personne de la Trinité, mais j'ignorais totalement ce qu'IL faisait. Je ne connaissais que Jésus. Je vivais avec Jésus, qui était tout pour moi. A mon ordination, le 25 mars 1950, à l'imposition des mains, à deux reprises, j'ai ressenti une forte chaleur pénétrer en moi, de la tête jusqu'aux doigts de pieds. Je me suis dit : " Qu'est-ce qu'ils ont, comme chaleur, ces deux-là ". Mais pendant l'hiver 1950-51, sur les routes en Algérie, je me suis entendu chanter dans un langage inconnu que j'appelais " mon charabia ". J'avais comme un rouleau qui tournait lentement devant moi, où était écrit en français, ce que je chantais. J'ignorais que c'était le chant en langues.
Oui, Dieu est un feu dévorant, car IL est Amour. Or l'Esprit Saint est ce feu d'Amour que se donnent mutuellement le Père et le Fils et que tous les deux répandent sur la terre. Dieu par son Esprit est Feu : Feu d'Amour qui produit en tous ceux qui l'accueillent : Paix, Joie, Amour. Et là où l'Esprit agit, le Père et le Fils sont à l'œuvre, car Dieu est UN, mais IL se révèle famille : Père, Fils, Esprit Saint. Dieu ne se divise pas. Les trois personnes agissent en même temps. Dieu est Amour et l'Amour est un feu dévorant qui purifie notre esprit, notre cœur, notre âme, notre corps tout entier. Puisque chacun de nous est image de Dieu, IL n'est jamais seul, car en lui, Dieu est présent. Chacun de nous, est demeure de Dieu : Père, Fils, Esprit Saint. Comment alors ne pas exulter de joie devant un tel mystère. Ainsi nous ne sommes jamais seul, mais toujours quatre et même cinq avec maman Marie. Dieu est avec moi, en moi, dès lors que je Lui ai ouvert la porte de mon cœur. (Apocalypse 3,20) Mais si Dieu, Père, Fils, Esprit Saint, vit en nous, c'est pour que nous soyons des témoins brûlants de son Amour. C'est pourquoi, Dieu rejette les tièdes, car IL ne peut demeurer que dans un cœur brûlant d'amour, donc en quelqu'un qui témoigne par sa vie, ses paroles, ses actes, cette Présence de Dieu agissant en lui. Tous nous savons que la nuit, le feu se voit de loin. Comment se fait-il que dans les ténèbres de ce monde, personne ne remarque que nous sommes chrétiens, sinon, parce que nous sommes tièdes, donc que le feu d'Amour de Dieu ne brûle pas en nous. Or Dieu dit : " JE vomis les tièdes " (Apocalypse 3,15-16) Pourquoi, avons-nous peur de devenir des brasiers d'Amour dans notre vie quotidienne ? Il suffit d'une étincelle pour provoquer un immense brasier. Si l'Esprit Saint dispose de nous, en toute liberté, nous serons alors ces incendiaires qui partout où ils vivent, mettent le Feu : le " Feu que Jésus est venu apporter sur la terre " Par nos Paroles, nos actes, notre vie, nous, chrétiens, nous devons embraser le monde entier du feu de l'Amour même de Dieu : signe que l'Esprit Saint est à l'œuvre en nous.
Comment se fait-il que l'ensemble des baptisés ignore que Jésus est venu apporter le Feu de son Amour, sur la terre ? Sinon parce que nous préférons être des tisons fumants, plutôt que des brasiers d'Amour ? C'est à cause de nos manques de foi, d'espérance et d'amour, et à cause de nos tiédeurs, que notre monde vit dans la nuit du péché, de la haine, de la violence, du viol, de l'injustice, des ténèbres de l'ignorance de la Parole de Dieu et de l'Amour de Dieu. N'ayons pas peur de nous exposer au grand vent de l'Esprit, pour devenir dans notre monde des brasiers d'Amour qui stimulent et réchauffent tous les cœurs. Alors, livrons-nous : esprit, âme, corps, à l'onction de l'Esprit Saint, pour qu'IL nous donne la force de vivre, de pardonner, d'aimer, de s'aimer soi-même pour aimer les autres, et d'être enfants bien aimés de Papa Bon Dieu. Nous n'aurons plus peur de vivre en enfants de Dieu, en toute simplicité et humilité. Dieu alors, fécondera notre vie de chaque jour, en nous donnant l'audace de nous laisser brûler au Feu de son Amour. Alors l'Esprit Saint agira en nous, par ses dons et charismes, même si certains trouvent que cela n'est pas sérieux, pas raisonnable et pas scientifique.
Devenus Feu de Dieu sur cette terre, les cœurs s'ouvriront à l'Amour et Dieu sera leur Bonheur.
Posté le 20.06.2008 par jubilatedeo
Le Renouveau Charismatique
est la " résurgence du christianisme des origines "
Père Cantamalessa, prédicateur de la Maison pontificale
ROME, Mercredi 14 juin 2006 (ZENIT.org) -
A la base du Renouveau charismatique catholique (RCC) se trouve " une expérience joyeuse de la grâce de Dieu " qui conduit le chrétien à puiser à la richesse du christianisme non " par obligation ou par la force mais parce qu'il se sent attiré ", a affirmé le père Raniero Cantalamessa, OFM cap.
Le prédicateur de la Maison pontificale a prononcé ces paroles le 4 juin dernier, dimanche de la Pentecôte, à Marino (Italie) en présence de plus de 7000 membres du RCC venus du monde entier pour participer à une rencontre qui avait pour thème : " Mon âme exalte le Seigneur ".
Cette rencontre était organisée par l'ICCRS dans le cadre de la préparation du 40ème anniversaire du RCC qui aura lieu en février 2007.
Le père Cantalamessa a expliqué que dans la Bible l'Esprit Saint se révèle de deux manières différentes : une manière appelée " charismatique " c'est-à-dire que " l'Esprit Saint accorde des dons particuliers " non pas pour le " progrès spirituel " ou comme " récompense pour la propre sainteté " de celui qui les reçoit, mais pour " édifier la communauté " ; une autre manière d'agir de l'Esprit est appelée " transformante ou sanctifiante ", c'est-à-dire qu'elle est basée sur la transformation de la personne si bien que celle qui en fait l'expérience en ressort régénérée et revêtue d'une " vie nouvelle ".
" Cette action transformante de l'Esprit est une expérience, et non une idée de la grâce ", a-t-il expliqué.
Le père Cantalamessa a ajouté que " ces deux manières d'agir de l'Esprit Saint que nous avons vues dans toute la Bible et du jour de la Pentecôte à aujourd'hui , se sont manifestées de manière saisissante dans le Renouveau charismatique ".
Il a expliqué que le Renouveau charismatique a ainsi fait " réapparaître dans l'Eglise les charismes de la Pentecôte, qui s'étaient perdus ", et a constitué d'une certaine manière " la réponse de Dieu à la prière du pape Jean XXIII pour une nouvelle Pentecôte " faite au début du Concile Vatican II.
Interrogé par Zenit en marge de cette rencontre, le père Cantalamessa raconte son expérience personnelle liée au Renouveau charismatique et explique ce que ce " courant de grâce " peut apporter à l'Eglise et au monde aujourd'hui.
Zenit : Dans l'Evangile de Jean Jésus répond aux questions de Nicodème en affirmant que " l'Esprit souffle où il veut " (Jn 3, 8). Pensez-vous qu'il soit possible d'interpréter la direction dans laquelle souffle l'Esprit Saint ?
P. Cantalamessa : Dans son homélie pour la Veillée de la Pentecôte le pape a dit une chose très belle en commentant ces paroles de l'Evangile de Jean. Il a dit effectivement que l'Esprit " souffle où il veut " mais il a précisé que l'Esprit ne souffle jamais de manière désordonnée, contradictoire. Nous avons derrière nous toute la tradition de l'Eglise, la Doctrine des docteurs de l'Eglise, le Magistère de l'Eglise, pour discerner quels charismes sont valides et quels charismes ne le sont pas. Il peut arriver qu'au départ il y ait des charismes qui fassent beaucoup de bruit, qui attirent beaucoup l'attention mais qui avec le temps se révèlent sans fondement. L'Eglise est comme l'eau : elle reçoit tous les corps, mais les vrais, les corps solides, elle les accueille en son sein, alors que les autres, elle les laisse à la superficie. Les charismes qui sont vides, qui ne sont que manifestation extérieure, restent à l'extérieur de l'Eglise.
Zenit : Selon vous, dans le contexte actuel, les Mouvements ecclésiaux sont-ils davantage appelés à un élan d'évangélisation, à un engagement dans le dialogue œcuménique ou à combattre la sécularisation ou la crise de la famille ?
P. Cantalamessa : Je suis convaincu, comme le pape s'est également déclaré convaincu, que les Mouvements sont une grâce de l'Eglise d'aujourd'hui ; une réponse adaptée au monde d'aujourd'hui, au monde sécularisé, à un monde où les prêtres et la hiérarchie n'arrivent plus à entrer et qui a donc besoin des laïcs. Ces Mouvements de laïcs sont insérés dans la société, ils vivent au milieu des autres. Je pense par conséquent qu'ils ont une tâche extraordinaire et que grâce à Dieu, il ne s'agit pas d'une utopie pour l'avenir mais de quelque chose que nous voyons de nos propres yeux car les Mouvements ecclésiaux sont aux avant-postes de l'évangélisation, ils sont présents dans les œuvres caritatives, et génèrent un large éventail d'activités. Le fait est que ces Mouvements donnent aux chrétiens une motivation nouvelle et leur font redécouvrir la beauté de la vie chrétienne et les préparent ainsi à assumer des tâches d'évangélisation, d'animation pastorale et de l'Eglise.
Zenit : En deux mots, comment êtes-vous entré en contact avec le Renouveau ?
P. Cantalamessa : Ce n'est pas moi qui suis entré en contact, Quelqu'un m'a pris et m'y a conduit. Lorsque je priais les Psaumes j'avais déjà auparavant le sentiment qu'ils avaient été écrits pour moi. Puis lorsque je suis allé de Convent Station dans le New Jersey, au Couvent des Capucins de Washington je me sentais attiré par l'Eglise comme par un aimant. Ceci était une découverte de la prière, et il s'agissait d'une prière trinitaire. Le Père semblait impatient de me parler de Jésus et Jésus voulait me révéler le Père. Je crois que le Seigneur m'a fait accepter, après une grande résistance l'effusion de l'Esprit puis, de nombreuses choses sont venues avec le temps. J'enseignais l'histoire des origines chrétiennes à l'Université catholique de Milan puis j'ai commencé à prêcher, jusqu'en 1980 lorsque je suis devenu prédicateur de la Maison pontificale.
Zenit : Dans le panorama des nombreux Mouvements ecclésiaux, quelle contribution particulière le Renouveau charismatique catholique peut-il apporter à l'Eglise ?
P. Cantalamessa : D'une certaine manière nous sommes très humbles et discrets : nous n'avons pas de pouvoir, nous n'avons pas de grandes structures, nous n'avons pas de fondateur, mais le Renouveau charismatique catholique est celui qui, par exemple, parmi tous les Mouvements ecclésiaux, s'intéresse le plus à la théologie. Il y a en effet une demande sur l'Esprit Saint dans le Renouveau charismatique. Tous les grands traités des théologiens sur l'Esprit Saint parlent en effet du Renouveau car il ne s'agit pas d'une spiritualité à côté d'une autre, mais de la résurgence du christianisme des origines, qui était celui des Apôtres. Je crois que son objectif n'est pas limité à un secteur en particulier mais plutôt à l'animation de l'Eglise. Le Renouveau ne devrait pas conduire à constituer des groupes, des Eglises. Malheur s'il en était ainsi ! Il devrait être, comme le disait le cardinal Leo Joseph Suenens, un courant de grâce qui se perd dans la masse de l'Eglise
Posté le 19.06.2008 par jubilatedeo
Que veut dire l'Église quand elle professe : " Je crois au Saint-Esprit " ?
Croire en l'Esprit Saint, c'est professer la troisième Personne de la Sainte Trinité, qui procède du Père et du Fils, et qui est " adoré et glorifié avec le Père et le Fils ". L'Esprit " est envoyé […] dans nos cœurs " (Ga 4, 6) pour que nous recevions la vie nouvelle des enfants de Dieu.
Pourquoi les missions du Fils et de l'Esprit sont-elles inséparables ?
Dans la Trinité indivisible, le Fils et l'Esprit sont distincts, mais inséparables. En effet, du commencement à la fin des temps, quand le Père envoie son Fils, il envoie aussi son Esprit, qui nous unit au Christ par la foi, afin que nous puissions, comme fils adoptifs, appeler Dieu " Père " (Rm 8, 15). L'Esprit est invisible, mais nous le connaissons par son action, lorsqu'il nous révèle le Verbe et qu'il agit dans l'Église.
Quels sont les vocables de l'Esprit Saint ?
" Esprit Saint " est le nom propre de la troisième Personne de la Sainte Trinité. Le Christ l'appelle aussi Esprit Paraclet (Consolateur, Avocat) et Esprit de Vérité. Le Nouveau Testament l'appelle encore Esprit du Christ, du Seigneur, de Dieu, Esprit de gloire, de la promesse.
Quels sont les symboles qui représentent le Saint- Esprit ?
Ils sont nombreux. L'eau vive qui jaillit du cœur transpercé du Christ et abreuve les baptisés ; l'onction avec l'huile, qui est le signe sacramentel de la Confirmation ; le feu qui transforme ce qu'il touche ; la nuée, obscure ou lumineuse, où se révèle la gloire divine ; l'imposition des mains par laquelle l'Esprit est donné ; la colombe qui descend sur le Christ et demeure sur lui au moment de son baptême.
Que signifie " l'Esprit a parlé par les prophètes " ?
Le terme de prophètes s'entend ici de ceux qui furent inspirés de l'Esprit Saint pour parler au nom de Dieu. L'Esprit porte les prophéties de l'Ancien Testament à leur plein accomplissement dans Christ, dont le mystère se dévoile dans le Nouveau Testament.
Quelle est l'action de l'Esprit en Jean-Baptiste ?
L'Esprit remplit Jean-Baptiste, le dernier prophète de l'Ancien Testament, qui, sous son action, est envoyé pour " préparer un peuple au Seigneur " (Lc 1, 17), et pour annoncer la venue du Christ, le Fils de Dieu, celui sur lequel il a vu descendre et demeurer l'Esprit, celui qui " baptise dans l'Esprit " (Jn 1, 33).
Quelle est l'œuvre de l'Esprit en Marie ?
En Marie le Saint-Esprit porte à son achèvement toutes les attentes de la venue du Christ et sa préparation dans l'Ancien Testament. D'une manière unique, il la remplit de grâce et rend féconde sa virginité, pour donner naissance dans la chair au Fils de Dieu. Il fait d'elle la Mère du " Christ total ", c'est-à-dire du Christ Tête et de l'Église son corps. Marie est présente au milieu des Douze le jour de la Pentecôte, quand l'Esprit inaugure les " derniers temps " avec la manifestation de l'Église.
Quel rapport y a-t-il entre l'Esprit et le Christ Jésus dans sa mission terrestre ?
Depuis son Incarnation, le Fils de Dieu est consacré Messie dans son humanité, par l'onction de l'Esprit. Il révèle l'Esprit dans son enseignement, accomplissant la promesse faite aux Pères, et il le communique à l'Église naissante en soufflant sur les Apôtres après la Résurrection.
Qu'est-il arrivé à la Pentecôte ?
Cinquante jours après sa Résurrection, à la Pentecôte, Jésus Christ glorifié a répandu l'Esprit à profusion et il l'a manifesté comme Personne divine, de sorte que la Trinité Sainte est pleinement révélée. La mission du Christ et de l'Esprit devient la mission de l'Église, envoyée pour annoncer et pour répandre le mystère de la communion trinitaire.
" Nous avons vu la vraie lumière, nous avons reçu l'Esprit céleste, nous avons trouvé la vraie foi : nous adorons la Trinité indivisible, car c'est elle qui nous a sauvés " (Liturgie byzantine, tropaire de la Pentecôte).
Quelle est l'action de l'Esprit dans l'Église ?
L'Esprit édifie, anime et sanctifie l'Église. Esprit d'amour, il restaure chez les baptisés la ressemblance divine perdue à cause du péché et il les fait vivre dans le Christ de la Vie même de la Sainte Trinité. Il les envoie témoigner de la Vérité du Christ et il les établit dans leurs fonctions réciproques, afin que tous portent " le fruit de l'Esprit " (Ga 5, 22).
Comment agissent le Christ et son esprit dans le cœur des fidèles ?
Par l'intermédiaire des sacrements, le Christ communique son Esprit aux membres de son Corps, ainsi que la grâce de Dieu qui porte les fruits de la vie nouvelle selon l'Esprit. Enfin, le Saint-Esprit est le Maître de la prière.
Extrait du Catéchisme de l'Eglise catholique : le Compendium (c'est-à-dire le résumé)
Posté le 18.06.2008 par jubilatedeo
Il est facile, sur le plan théologique, d'affirmer que j'ai reçu l'Esprit Saint à mon baptême, à ma confirmation, à mon ordination sacerdotale, ou à ma consécration épiscopale. Alors comment sa fait-il que personne ne le constate ?
Le jour de la Pentecôte, la foule des auditeurs s'est rendu compte de l'évènement :
" Comment se fait-il que chacun de nous, les entende, dans son propre langage maternel ? Nous les entendons publier dans notre langue, les merveilles de Dieu " (Actes 2,5-13)
Voilà les merveilles que l'Esprit Saint a réalisé le Jour de la Pentecôte et veut réaliser dans son Eglise, tous les jours, car :
" Ce qui est en Dieu, personne ne le connaît, sinon l'Esprit Saint " (1 Corinthiens 2,11) " Mais si quelqu'un n'a pas l'Esprit du Christ, celui-là ne lui appartient pas " (Romains 8,9)
" Vous n'êtes pas dans la chair, mais dans l'Esprit, puisque l'Esprit du Christ habite en vous. Qui n'a pas l'Esprit du Christ ne Lui appartient pas…Si l'Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts, donnera aussi vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous " (Romains 8,9-11)
Ainsi partout où se trouve Jésus, se trouve l'Esprit Saint, et partout où l'Esprit agit, Jésus est là et là où est Jésus, est le Père. C'est pourquoi, Jésus a dit :
" Qui me voit, voit le Père. Mon Père et Moi, somme Un " (Jean 14,9-11)
Et saint Paul écrit aux romains (8,14-17) :
" En effet, ceux-là sont fils de Dieu, qui sont conduits par l'Esprit de Dieu : vous n'avez pas reçu un esprit qui vous rende esclaves et vous ramène à la peur, mais un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : " Abba, Père " Cet Esprit lui-même atteste à notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu. Enfants et donc héritiers : héritiers de Dieu, co-héritiers du Christ, puisque ayant part à ses souffrances, nous aurons part aussi à sa gloire. "
" De même, l'Esprit aussi vient en aide à notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut ; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en gémissements ineffables, et celui qui scrute les cœurs sait quelle est l'intention de l'Esprit : c'est selon Dieu que l'Esprit intercède pour les saints. "
Oui, nous sommes enfants de Dieu, car Dieu habite en nous et réalise en nous, sa Parole, par l'action même de l'Esprit Saint
" Nous sommes le temple du Dieu vivant " (1Corinthiens 3,16-17)
Mais combien de baptisés savent que Dieu habite en eux, car il ne s'agit pas d'une connaissance intellectuelle, mais d'une expérience d'une vie réelle avec Dieu vivant en nous.
" Nous savons que Dieu, Père, Fils Esprit Saint, habite en nous, à l'Esprit qu'IL nous a donné " (1Jean 3,24)
Voilà pourquoi, il nous faut naître et renaître de Dieu afin de nous aimer comme Dieu nous aime. Nul ne peut aimer comme Dieu, si l'Amour même de Dieu n'est pas en lui et cet Amour, c'est son Esprit Saint. (1Jean 3,24) Or celui en qui l'Esprit est vivant accomplit dans sa vie, la Parole de Dieu : la Bonne Nouvelle. Il la proclame par ses paroles et par ses actes. En effet, " celui qui dit j'aime Dieu et déteste son frère, est un menteur. Celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, ne saurait aimer Dieu, qu'il ne voit pas " (1 Jean 4,20)
S'il ne peut aimer, c'est bien le signe que l'Esprit Saint qui est Amour du Père et du Fils, n'est pas en lui. En effet Jésus dit :
" A ceci, tous reconnaîtrons que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'Amour, les uns pour les autres " (Jean 13,35)
Donc nul ne peut témoigner de sa foi, sans être sous l'onction de l'Esprit Saint qui est l'Amour même que le Père et le Fils se donnent et donnent aux hommes de bonne volonté. N'oublions jamais que Jésus lui-même est la Parole Vivante du Dieu Vivant. (Jean 1,1-5 et 9,14) IL est Parole, Vie, Lumière, Chemin, Vérité, or nul ne peut vivre en Jésus, avec Jésus et pour Jésus, s'il n'a en lui, l'Esprit Saint. Dieu ne se sépare pas. C'est pourquoi là où est Jésus, est le Père et là, l'Esprit Saint est à l'œuvre. C'est Lui, l'Esprit de Dieu qui nous donne la force de vivre Sa Parole qui est Esprit et Vie. (Jean 6,63) Nul, s'il ne donne son cœur à Jésus et accueille l'Esprit Saint, ne peut être témoin de l'Amour de Dieu. Nous le voyons dans le martyr d'Etienne qui n'a pas peur de dire à ses accusateurs et juges : " Nuques raides, oreilles et cœurs incirconcis, toujours vous résistez à l'Esprit Saint… " Tout rempli de l'Esprit Saint, il fixa son regard vers le ciel, il vit alors la Gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu… " (Actes 7,51-55)
Déjà avant Etienne, l'Esprit Saint donne aux apôtres, Pierre et Jean, l'assurance pour se défendre devant le Sanhédrin. Or " c'était des gens sans culture, ni instruction " (Actes 4,13) Ainsi se réalise la Parole de Jésus " Lorsqu'on vous conduira dans les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude, comment vous défendre et que dire, car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même, ce qu'il faut dire " (Luc 12,11-12) et (Luc 21,12-15)
Aujourd'hui, il en est de même, chaque fois que des chrétiens accueillent l'Effusion de l'Esprit Saint, l'Esprit va agir en eux par un parler ou un chant en langues avec interprétation, si cela se passe en public.
" L'Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons que demander pour prier, comme il faut, mais l'Esprit Saint lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables et Celui qui sonde les cœurs, sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu " (Romains 8,26-27)
Voilà pourquoi, si quelqu'un demande l'Effusion de l'Esprit Saint, cela doit être d'abord pour être disponible à l'Esprit Saint, se livrer à Lui pour qu'IL agisse en lui, pour que, lui et son groupe de prière, deviennent évangélisateurs, qu'ils vivent et proclament, sans peur, la Parole de Dieu. Ainsi la communauté chrétienne grandira dans la foi, l'espérance et l'Amour et les chrétiens s'engageront vraiment au service de Jésus Christ, car :
" Tout ce que vous faites, refusez de faire, au plus petit de mes frères, c'est à Moi, Jésus, que vous le faites ou refusez de le faire " (Matthieu 25,31 à la fin)
En effet, le danger pour tout groupe charismatique est de s'endormir progressivement et d'aller vers une mort lente. Le malin sait très bien comment s'y prendre pour paralyser l'élan missionnaire du groupe et donc de sa conversion. " On est si bien ensemble, pourquoi inviter d'autres personnes à se joindre à nous ? " Or tout groupe doit grandir pour vivre et être fidèle à la Parole de Dieu ; se multiplier pour donner naissance à d'autres groupes de prière charismatique. En effet, dans tout groupe trop important beaucoup de personnes n'interviennent jamais ou auront peur de s'exprimer. Ce qui fait la vitalité d'un groupe, c'est son élan missionnaire. C'est pourquoi, en tout groupe, chacun doit se remettre en face de sa vocation, de ses responsabilités. Nul ne doit oublier que tout chrétien doit être témoin de Dieu, là où Dieu le veut, là où il vit et pas seulement dans son groupe. Or la peur de vivre sa foi, au milieu de tous, de parler de Jésus, de la Parole de Dieu. Oui, combien de chrétiens sont paralysés dès qu'il faut témoigner de Dieu et de l'Evangile. Se retrouver ensemble pour exulter de joie en Dieu qui nous sauve : c'est bon et bien, à condition que comme les apôtres, sortis dehors, donc au milieu des autres, proclament Jésus Christ Sauveur. C'est pour cela que chacun doit demander l'Effusion de l'Esprit, afin d'être rempli de force, d'audace, de connaissance de la Parole pour la vivre et la proclamer, à temps et à contre temps, que cela plaise ou ne plaise pas " (2 Thimothée 4,2-4)
En effet, je ne suis pas chrétien pour moi tout seul, mais pour que les membres du Corps de Christ qu'est l'Eglise, soient vigoureux, pleins de vie, actifs et non des membres malades, paralysés ou morts. (1 Corinthiens 11,30) Dans combien de groupes de prière charismatique, vivons-nous ce qu'écrit Paul dans sa première lettre aux corinthiens (chapitre 12 versets 4,11) Tout groupe charismatique qui n'évangélise pas, vit dans l'illusion, car il n'est plus animé par l'Esprit Saint. Je suis chrétien et je dois proclamer la Parole de Dieu dans mes rencontres, mes loisirs, mon travail, ma famille, par ma joie de vivre, d'aimer, de recevoir, de donner, de prier avec et pour les autres afin que tous ouvrent la porte de leur cœur à Jésus. (Apocalypse 3,20) Il m'est impossible de réaliser cela, si je ne vis pas pour Jésus, avec Jésus et en Jésus, donc si je ne laisse pas l'Esprit Saint agir en moi, comme IL veut quand IL veut. LUI me fera dire aux personnes les paroles qui bouleverseront leur vie. Alors l'Esprit de Dieu parlera en moi, car IL sait mieux que moi, ce dont a besoin, celui avec qui je parle. Cela exige que je sois moi-même à l'écoute de l'Esprit Saint, car Dieu seul sait bien parler de Dieu. Il n'y a aucun mérité à cela : " qu'as-tu que tu n'aies reçu ? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifier, comme si tu ne l'avais pas reçu ? " (1 Corinthiens 4,7)
C'est pourquoi tout messager de la Parole de Dieu, tout témoin de Jésus Christ, agissant sous l'onction de l'Esprit Saint, sera souvent incompris, humilié et même rejeté. Qu'il se réjouisse alors, Jésus est passé par là, avant lui !...
Posté le 17.06.2008 par jubilatedeo
Tout chrétien doit connaître la grande prière, que Jésus a faite, après avoir institué l'Eucharistie, le soir du jeudi saint. Il termine cette prière ainsi : " Je ne prie pas seulement pour eux, mais aussi pour ceux, qui grâce à leur parole, croiront en Moi, afin que tous soient Un, comme Toi, Père, Tu es en Moi et Moi, en Toi, qu'eux aussi soient en nous, afin que le monde croît que Tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que Tu m'as donnée, pour qu'ils soient Un, comme nous sommes UN : Moi en eux, comme Toi en Moi, afin qu'ils soient parfaits dans l'unité et que le monde reconnaisse que Tu m'as envoyé et que Tu les as aimés comme Tu m'as aimé " (Jean 17,20-23)
Très vite à travers les siècles, la politique influençant certaines décisions, comme le " filioque " va favoriser les divisions entre les chrétiens. Or toute division est contraire à l'Amour que Jésus met dans le cœur de tout baptisé.
" JE vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns, les autres, comme JE vous ai aimés, aimez-vous, les uns, les autres. A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'Amour les uns pour les autres. "
C'est pourquoi toute division, chez les chrétiens, est le signe qu'ils n'écoutent plus Jésus Christ, qu'ils refusent de s'aimer les uns, les autres, parce qu'ils ne sont plus fidèles à l'Esprit Saint et donc refusent de vivre dans la Vérité.
" Quand IL viendra, LUI, l'Esprit de Vérité, IL vous introduira dans la Vérité toute entière " (Jean 16,13)
En effet, c'est LUI, l'Esprit Saint qui est chargé de nous rappeler tout ce que Jésus a dit :
" Mais le Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon Nom, LUI, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que JE vous ai dit " (Jean 14,26)
Quand nous préférons nos idées, nos orientations, certaines positions théologiques ou philosophiques, à la Parole de Dieu, nous en devenons esclaves. Par contre, nous dit Jésus :
" Si vous demeurez dans ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples et vous connaîtrez la Vérité et la Vérité vous libérera " (Jean 8,31-32)
Enfermés dans nos idées, nous sommes tentés de nous excommunier, les uns, les autres, donc de briser l'Unité du Corps du Christ qui est l'Eglise. Toute division de ce Corps du Christ est signe d'un refus de se pardonner mutuellement et de vivre La Parole même du Christ :
" Avant de présenter ton offrande à l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère " (Matthieu 5,23-24)
Qui fait cela dans nos Eglises ?
Comment oser proclamer la Parole de Dieu et refuser de se pardonner, de s'aimer comme Jésus nous aime ? Tous les chrétiens prient le " Notre Père " donc disent " pardonne-nous comme nous pardonnons " et toutes les divisions demeurent !...C'est bien le signe que nous ne connaissons pas Dieu.
" Qui dit " Je LE connais " alors qu'il ne vit pas de ses commandements est un menteur et la Vérité n'est pas en lui. Mais celui qui garde sa Parole, c'est en lui vraiment que l'Amour de Dieu est accompli " 1 Jean 2,4-5)
" Celui qui prétend être dans la Lumière tout en haïssant son frère, est encore dans les ténèbres. Celui qui aime son frère est dans la Lumière "
Voilà des textes tout simples, mais bien difficiles à vivre. Si nous sommes chrétiens, cela signifie que nous sommes baptisés " Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit " Nous sommes donc tous frères et sœurs, membres de la même famille : la famille de Dieu : l'Eglise. Une famille pour exister doit vivre dans l'Unité, donc avoir " un esprit de famille " C'est pourquoi, Dieu, Père et Fils, nous ont envoyé l'Esprit Saint qui est l'Amour même que le Père et le Fils se donnent mutuellement. IL nous est donné pour réaliser, entre nous, une communion profonde, signe que nous aimons de l'Amour même de Dieu, car " Dieu est Amour " (1 Jean 4,8 et 16) Cet Amour est l'Esprit Saint. Or, " Bien-aimés, aimons-nous les uns, les autres, puisque l'Amour est de Dieu et que quiconque aime, est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas, n'a pas connu Dieu " (1 Jean 4,7-8) " A ceci, nous reconnaissons que nous demeurons en Lui et Lui en nous, IL nous a donné son Esprit " (1 Jean 4,13)
C'est Lui, l'Esprit Saint qui fait de nous des témoins du Père et du Fils " Et c'est l'Esprit qui rend témoignage parce que l'Esprit est la Vérité. Il y en a ainsi trois à témoigner : l'Esprit, l'eau et le sang, et ces trois tendent au même but " (1Jean 5,6-8)
Là nous voyons que pour être chrétien, il ne suffit pas d'être baptisé d'eau, mais d'être tout accueil à l'Esprit Saint pour témoigner jusqu'au don du sang comme Jésus. En effet,
A quoi cela sert-il mes frères que quelqu'un dise : " J'ai la foi " s'il n'a pas les œuvres ? " (Jacques 2,14)
Or nul ne peut vivre sa foi au Christ ressuscité s'il n'est pas sous l'onction de l'Esprit. Mais toute personne qui, par ses paroles, ses écrits, sa vie sème la division, la jalousie, la vengeance, la haine, accomplit non pas l'œuvre de l'Esprit, mais celle de l'embrouilleur, le diviseur, ennemi des hommes : Satan. Toute division est son œuvre à lui. Nous constatons un certain succès, à travers les siècles de diverses appellations d'Eglises chrétiennes divisées entre elles.
Aujourd'hui, il est temps d'ouvrir nos cœurs à l'amour du Père et du Fils : l'Esprit Saint. C'est Lui, parce qu'IL est l'Amour même du Père et du Fils, qui nous aide, Lui-même à l'accueillir et à Lui donner liberté totale pour agir en nous. Accueillir l'Esprit Saint, c'est Lui abandonner tout notre être, tout entier : esprit, âme et corps pour qu'IL agisse en nous avec Puissance, comme IL veut et quand IL veut.
L'Esprit Saint passe au-dessus de nos divisions, afin de réaliser l'unité de tous ceux qui affirment croire au Christ ressuscité. C'est pourquoi au cours des siècles, dans les différentes Eglises, il y eu des mouvements d'ouverture à l'Esprit Saint. L'un d'eux, né en 1901 a été à l'origine du Pentecôtisme. Ce sont des protestants qui ont voulu revivre l'évènement de la Pentecôte, et ont pour cela, étudié les actes des apôtres. Très vite tous les participants à ce groupe ont reçu l'effusion de l'Esprit Saint et se sont mis à parler en langues, à prophétiser, à annoncer des guérisons. Tous ont été mis à la porte de leur Eglise et sont devenus des Pentecôtistes, qui connaissent, aujourd'hui, un grand succès. Dieu, LUI, a de l'humour, car en 1960, des protestants sont venus voir les Pentecôtistes, mis hors de leur Eglise protestante, pour demander, eux aussi, l'effusion de l'Esprit Saint et en 1967, ce sont 2 catholiques de l'Université N.D. de Pittburgh (U.S.A) qui après quelques réunions de prières, avec ces protestants, ont demandé aux protestants de leur imposer les mains, pour qu'ils reçoivent l'Effusion de l'Esprit Saint. C'est ainsi qu'est né le Renouveau Charismatique Catholique. Ainsi l'Esprit Saint est passé au-dessus de nos divisions, pour réaliser l'Unité, au-delà de certaines incompréhensions. LUI, l'Esprit Saint semble avoir ignoré toutes les exclusions réciproques. Voilà les merveilles de l'Amour de Dieu. Mais si l'on a dit " le Renouveau charismatique sera oecuménique ou ne sera pas, force est de reconnaître que 40 ans après, il y a eu peu de progrès dans l'Unité des chrétiens.
En 1970, des prêtres et des laïcs français partent en Amérique du Nord, pour voir ce qui se passait : ce qu'était ce " Renouveau Charismatique Catholique " De retour, ils lanceront les premiers groupes charismatiques en France et les premières communautés charismatiques connaîtront un essor rapide. Elles se répandront très vite dans le monde. Malheureusement les responsables dans l'Eglise Catholique ont eu du mal à accepter le Renouveau Charismatique, né hors d'eux. Cette nouvelle Pentecôte d'Amour les inquiétait. Nous étions victimes, en France, de nos études philosophiques, théologiques, plus ou moins marqué par le rationalisme, le positivisme, le cartésianisme (écouter la cassette du Cardinal Decourtray au 20eme anniversaire du Renouveau, à Lyon. Il est difficile de croire aux dons et charismes de l'Esprit Saint, car cela ne se raisonne pas, ne s'explique pas. Or Dieu, non plus, ne s'explique pas, ne se définit pas, IL se rencontre et se dit Lui-même. Mais ce qui est le plus significatif et sur quoi, nous avons peu réfléchi, c'est l'Unité que l'Esprit Saint veut réaliser entre tous ceux qui l'accueillent et Lui permettent d'agir en eux, par ses dons et charismes. Or pourquoi, y a-t-il si peu de rassemblements Charismatiques œcuméniques ? Le point de départ du Renouveau indique à tous que l'Esprit Saint passe au-dessus de nos divisions. Son rôle, c'est l'Unité de tous ceux qui l'accueillent dans un même amour.
Esprit Saint, Feu de Dieu, Amour du Père et du Fils, consume et détruit en nous, toutes racines de péchés et de divisions, pour que se réalise l'Unité entre tous ceux qui se déclarent chrétiens. Donne à tous, la grâce de se libérer des erreurs du passé et d'ouvrir leur cœur, leur esprit, leur mémoire, leur intelligence à Ton Amour.
" Père qu'ils soient Un, comme Toi et Moi, nous sommes Un "