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Nom du blog :
jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
24.11.2009

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Mercredi des cendres

Publié le 24/02/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Mercredi des cendres
Les cendres

L'imposition des cendres

« L’imposition des cendres met en évidence, en particulier, notre condition de créatures, en totale et reconnaissante dépendance du Créateur (…) L’humble acte de recevoir les cendres sacrées sur le front (…) s’oppose au geste orgueilleux d’Adam et d’Eve qui, par leur désobéissance, détruisirent le rapport d’amitié qui existait avec Dieu Créateur »

Jean-Paul II
audience générale du Mercredi des Cendres, 25 février 1998


La symbolique des cendres

La cendre, dont la signification originelle est fort discutée, bien que son usage soit répandu dans la plupart des religions antiques, est souvent associée à la poussière[1], et symbolise à la fois le péché et la fragilité de l'homme.

I. Le cœur du pécheur, d'abord, est semblable à la cendre : le prophète Isaïe appelle l'idolâtre un « amateur de cendres[2] », et le Sage dit de lui : « Cendres, que son cœur ! Plus misérable que la poussière, sa vie ![3] » C'est pourquoi le salaire du péché ne peut être que cendre : les orgueilleux se verront « réduits en cendre sur la terre[4] », et les méchants seront piétinés comme cendre par les justes[5]. D'ailleurs le pécheur qui, au lieu de s'endurcir dans son orgueil[6], prend conscience de sa faute, confesse précisément qu'il n'est que « poussière et cendre[7] » ; et pour signifier aux autres et à lui-même qu'il en est convaincu, il s'assoit sur la cendre[8] et s'en couvre la tête[9].

2. Mais ce même symbole de pénitence sert aussi à exprimer la tristesse de l'homme anéanti par le malheur, sans doute parce qu'on suppose un lien entre le malheur et le péché. Thamar méprisée se couvre de cendre[10] ; de même les Juifs menacés de mort[11]. L'homme veut ainsi montrer l'état auquel il a été réduit[12] et va même jusqu'à se nourrir de cendre[13]. Mais c'est avant tout quand un deuil le frappe qu'il expérimente son néant, et il l'exprime alors en se couvrant de poussière et de cendre : « Fille de Sion, revêts le sac, roule-toi dans la cendre, fais un deuil[14]. »

Se couvrir de cendre, c'est donc réaliser une sorte de confession publique mimée, ce que représente encore la liturgie du Mercredi des cendres : par le langage de cette matière sans vie qui retourne en poussière, I'homme se reconnait pécheur et fragile, prévenant par 1à le jugement de Dieu et attirant sa miséricorde. A celui qui avoue ainsi son néant, se fait entendre la promesse du Messie qui vient triompher du péché et de la mort, « consoler les affligés et leur donner, au lieu de cendre, un diadème[15]. »

[1] Les Septante traduisent plus d'une fois « poussière » par « cendre ».

[2] Isaïe, XLIV 20.

[3] Livre de la Sagesse, XV 10.

[4] Ezéchiel, XXVIII 18.

[5] Malachie, III 21.

[6] Ecclésiastique, X 9.

[7] Genèse, XVIII 27 ; Ecclésiastique, XVII 32.

[8] Job, XLII 6 ; Jonas, III 6 ; S. Matthieu, XI 21.

[9] Judith, IV 11-15 & IX 1; Ezéchiel, XXVII 30.

[10] Deuxième livre de Samuel, XIII 19.

[11] Esther, IV 1-4.

[12] Job, XXX 19.

[13] Psaume CII 10 ; Lamentations, III 16.

[14] Jérémie, VI 26.

[15] Isaïe, LXI et suivants.


Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mercredi_des_Cendres
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/02/25/index.html

LE BAPTEME DU SEIGNEUR (dimanche 11 janvier)

Publié le 08/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
LE BAPTEME DU SEIGNEUR (dimanche 11 janvier)
Le Christ, au milieu du Jourdain, reçoit le baptême de Jean Baptiste.

A droite, les anges , les mains recouvertes en signe de vénération, sont les témoins de l’événement.

Le fleuve forme, accentué par la position des anges et de Jean Baptiste, une mandorle pour signifier la divine nature du Christ.

Les eaux s’élargissent et semblent vouloir se répandre sur toute la terre.

Le Christ propose un baptême de conversion à toute l’humanité.

L’événement célèbre aussi la gloire de la Trinité qui se manifeste par le Père indiqué par le demi-cercle d’or,
par la présence de l’Esprit sous forme de la colombe
et par le Fils, venu auprès des hommes pour proposer un baptême nouveau non plus dans l’eau mais dans l’Esprit.

La nudité et la tête inclinée sont autant de signes de l’humilité du Christ qui « s’anéantit lui-même, prenant la condition d’esclave et devenant semblable aux hommes » (Ph 2,7).






LE BAPTEME DU SEIGNEUR
Après avoir fêté l'Epiphanie de l'enfance de Jésus, nous célébrons aujourd'hui dans le Baptême du Seigneur l'Epiphanie qui ouvre sa vie publique. Ainsi s'achève le temps de Noël.
Le commencement de la vie publique de Jésus est son Baptême par Jean dans le Jourdain. Jean proclamait " un baptême de repentir pour la rémission des péchés ". Une foule de pécheurs, publicains et soldats, Pharisiens et Sadducéens et prostituées vient se faire baptiser par lui. " Alors paraît Jésus ". Le Baptiste hésite, Jésus insiste : il reçoit le Baptême. Alors l'Esprit Saint, sous forme de colombe, vient sur Jésus, et la voix du ciel proclame : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé ". C'est la manifestation (" Épiphanie ") de Jésus comme Messie d'Israël et Fils de Dieu.

Le Baptême de Jésus, c'est, de sa part, l'acceptation et l'inauguration de sa mission de Serviteur souffrant. Il se laisse compter parmi les pécheurs ; il est déjà " l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde " ; déjà, il anticipe le " baptême " de sa mort sanglante. Il vient déjà " accomplir toute justice ", c'est-à-dire qu'il se soumet tout entier à la volonté de son Père : il accepte par amour le baptême de mort pour la rémission de nos péchés. A cette acceptation répond la voix du Père qui met toute sa complaisance en son Fils. L'Esprit que Jésus possède en plénitude dès sa conception, vient " reposer " sur lui. Il en sera la source pour toute l'humanité. A son Baptême, " les cieux s'ouvrirent " que le péché d'Adam avait fermés ; et les eaux sont sanctifiées par la descente de Jésus et de l'Esprit, prélude de la création nouvelle.

Par le Baptême, le chrétien est sacramentellement assimilé à Jésus qui anticipe en son baptême sa mort et sa résurrection ; il doit entrer dans ce mystère d'abaissement humble et de repentance, descendre dans l'eau avec Jésus, pour remonter avec lui, renaître de l'eau et de l'Esprit pour devenir, dans le Fils, fils bien-aimé du Père et " vivre dans une vie nouvelle " :

Ensevelissons-nous avec le Christ par le Baptême, pour ressusciter avec lui ;
descendons avec lui, pour être élevés avec lui ; remontons avec lui, pour être glorifiés en lui.
S. Grégoire de Naz., or. 40, 9


Tout ce qui s'est passé dans le Christ nous fait connaître qu'après le bain d'eau, l'Esprit Saint vole sur nous du haut du ciel et qu'adoptés par la Voix du Père, nous devenons fils de Dieu.
S. Hilaire, Mat. 2


Catéchisme de l'Eglise catholique


Voir aussi:

http://www.inxl6.org/article756.php
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/Cybercure_Frameset.htm
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv06.html

EPIPHANIE DU SEIGNEUR

Publié le 04/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
EPIPHANIE DU SEIGNEUR
L’Épiphanie est la manifestation de Jésus comme Messie d’Israël, Fils de Dieu et Sauveur du monde. Avec le Baptême de Jésus au Jourdain et les noces de Cana, elle célèbre l’adoration de Jésus par des " mages " venus d’Orient. Dans ces " mages ", représentants des religions païennes environnantes, l’Évangile voit les prémices des nations qui accueillent la Bonne Nouvelle du salut par l’Incarnation.

La venue des mages à Jérusalem pour " rendre hommage au roi des Juifs " montre qu’ils cherchent en Israël, à la lumière messianique de l’étoile de David, celui qui sera le roi des nations. Leur venue signifie que les païens ne peuvent découvrir Jésus et l’adorer comme Fils de Dieu et Sauveur du monde qu’en se tournant vers les juifs et en recevant d’eux leur promesse messianique telle qu’elle est contenue dans l’Ancien Testament.

L’Épiphanie manifeste que " la plénitude des païens entre dans la famille des patriarches " (S. Léon le Grand, serm. 33, 3 : PL 54, 242) et acquiert la Israelitica dignitas (Vigile Pascale : prière après la troisième lecture).



Cathéchisme de l'Eglise catholique, § 528

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89piphanie

Les saints du jour

Publié le 31/12/2008 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Sylvestre Ier Pape (33 ème) de 314 à 335 (+ 335)

Il fut le premier pape de la paix constantinienne. Il est souvent accusé d'avoir été trop effacé dans ses interventions, ne venant ni au concile d'Arles (314), ni au concile de Nicée (325) mais il les confirma par ses légats.
Ces réticences avaient peut-être pour raison qu'ils n'étaient pas convoqués par le Pape lui-même, mais par l'empereur Constantin. Il fut très respectueux de l'autonomie des Eglises orientales. Il entreprit de grands travaux dans la Rome impériale.
C'est sous son pontificat que Constantin fait édifier la basilique Saint-Jean de Latran, la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem, la basilique de Saint-Paul hors les Murs, la basilique de Saint Laurent. Saint Silvestre intervient pour le mobilier liturgique, les ornements. Il aménagea les catacombes.
Il eût la tâche d'organiser l'Eglise dans une société enfin pacifiée. Il est un fait indéniable : il reste l'un des premiers confesseurs non martyrs dont le culte fut établi très tôt à Rome.

Autre biographie:

Originaire de Rome, où il est prêtre, Sylvestre accède au pontificat en 314, à la suite du décès de son prédécesseur, Saint-Miltiade. L’empereur Constantin, qui règne alors sur l’empire d’Occident, lui apporte son soutien et sollicite même régulièrement ses conseils. Peu de temps après son élection, Sylvestre doit gérer le conflit avec les Donatistes et ce sont bientôt les disciples du prêtre Arius qui commencent à poser problème à Alexandrie, en Égypte. En 325, un important concile présidé par Constantin est convoqué à Nicée (Turquie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nic%C3%A9e
Sylvestre y envoie deux légats (Victore et Vincent) et il aboutit à la condamnation de l’hérésie arienne. Durant le pontificat de Sylvestre, l’empereur Constantin fait bâtir plusieurs églises et/ou basiliques (+ 335) Saint-Sylvestre est inscrit au 2 janvier dans le calendrier d'Orient.

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/12/31/index.html
http://missel.free.fr/Sanctoral/12/31.htm
http://www.magnificat.ca/cal/fran/12-31.htm#sylvestre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvestre_Ier
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/015.htm




Bienheureux Alain de Solminihac Evêque de Cahors (+ 1659)
Evêque " malgré lui ", Alain de Solminihac aura pendant les 21 années de son épiscopat une préoccupation essentielle : introduire et faire appliquer dans le diocèse les décrets du concile de Trente. Pour cela il sera évêque " itinérant ", accordant beaucoup de soin aux visites pastorales. Jean-Paul II le béatifia en 1981.
(cf. site Internet du diocèse de Cahors)
http://www.catholique-cahors.cef.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_de_Solminihac




Saint Barbatien (VIe siècle)
Prêtre à Antioche, puis à Ravenne



Sainte Colombe Vierge et martyre à Sens (+ 274)
Jeune chrétienne de 16 ans résidant dans la ville de Sens (Yonne)
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Un-peu-de-geographie.html
(certains auteurs lui attribuent des origines espagnoles), elle est condamnée par Aurélien à être violée dans l’amphithéâtre de la ville. Lorsque se présente l’homme chargé d’appliquer la sentence, une ourse surgit soudain dans l’arène et se jette sur lui pour l’immobiliser. Colombe lui assure qu’il sera laissé libre à la condition qu’il se convertisse, ce à quoi il consent. La bête relâche aussitôt son étreinte pour le libérer. Dans une nouvelle tentative, Colombe et l’ourse sont condamnées à périr dans les flammes, mais à ce moment se produit une averse qui éteint le brasier. Colombe est finalement conduite à l’extérieur de la ville afin d’y être décapitée.
La Passion de Sainte-Colombe est sujette à caution et revêt fort probablement un caractère légendaire.




Saint Cyriaque de Bisericani (+ 1730)
Moine depuis sa jeunesse dans ce monastère de Moldavie, il y progressa dans la patience, l'humilité et la sainte charité. Puis il se retira dans une grotte de la montagne, habillé comme le lys et l'herbe des champs, s'exposant sans habit aux rigueurs du climat, hiver comme été, pour témoigner du total détachement des biens de ce monde, n'ayant comme protection que l'invocation continuelle de Notre-Seigneur Jésus-Christ.



Saint Festus (5ème s.)
Evêque de Valence, il connut les invasions des barbares dont le chef Chrocus voulut faire apostasier les fidèles. Ils refusèrent, la ville fut mise à feu et à sang, et de nombreux fidèles, avec saint Festus, furent impitoyablement massacrés. Ils sont désormais honorés comme martyrs de la foi.



Bienheureux Garembert (+ 1141)
de l'Ordre des Prémontrés, il fonda le monastère du Mont-Saint-Martin dans le diocèse de Cambrai.



Saint Gélase (5ème s.)
Moine en Palestine, il sut résister à la pression des évêques partisans de l'hérésie monophysite. Chassé de son monastère, il s'imposa par son attitude de charité. Si grande était la vénération du peuple à son égard, qu'il ne lui fut fait aucun mal.



Saint Jean Francois Régis (+ 1640)
Né près de Narbonne, il entra chez les jésuites de Béziers d'où il fut envoyé au Puy. Il se consacra alors avec succès à la prédication ce qui lui mérita le titre d'apôtre du Velay et du Vivarais. Il mourut, épuisé de fatigue et de froid au cours d'une mission à La Louvesc dans le Massif Central français.



Saint Marius (+ 596)
ou Maire. Evêque d'Avenches-Lausanne en Suisse. Il était originaire d'Autun et c'est sous le titre "d'évêque d'Avenches" qui appartenait au royaume de Bourgogne, dans le canton de Vaud, qu'il signa les actes du Concile de Mâcon en 585. Sa ville fut détruite par les invasions barbares et il dut s'établir à Lausanne. On lui doit une "chronique" qui nous éclaire sur les rois francs, goths et bourguignons de son époque. On lui prête d'autres écrits, mais nous n'en avons pas les textes. Il fut un évêque attentif et secourable à toutes les misères d'une époque marquée par tant de dévastations.



Sainte Mélanie la Jeune Fondatrice de monastères, recluse au mont des Oliviers (+ 439)

A quatorze ans, cette jeune aristocrate romaine épousa son cousin Pinien qui en avait dix-sept. Dix ans plus tard, ils perdirent leurs deux enfants et décident d'un commun accord de suivre les conseils évangéliques. Riches, ils liquident tous leurs biens et quittent Rome peu avant qu'Alaric vienne la piller. Ils se retirent d'abord en Sicile puis à Thagaste dont le diocèse a pour pasteur un ami et voisin, saint Augustin, évêque d'Hippone. Ils y amènent avec eux quinze eunuques et autant de servantes. Toutes les terres de Thagaste leur appartiennent. Les fidèles veulent que Pinien soit leur évêque, car ce serait la fortune assurée pour la communauté chrétienne. Mais Pinien et Mélanie s'en vont à Jérusalem. Pinien y meurt en 432, Mélanie fonde un monastère non loin du lieu de l'Ascension, sur le Mont des Oliviers. Elle y meurt, de retour de la fête de Noël à Bethléem.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsdecembre/dec31.html




Saint Odilon de Cluny Cinquième abbé de Cluny (+ 1048)
L'Ordre des bénédictins en France unit la mémoire de saint Odilon à la fête de saint Maïeul.(1) Il succéda en effet à saint Maïeul comme abbé de Cluny pendant cinquante-cinq ans en un temps où l'influence de cette abbaye s'étendait sur l'Europe entière. Austère pour lui-même, il était d'une grande bonté et d'une grande indulgence pour ses moines. Artisan de paix, il unit ses efforts à ceux de Richard de Saint-Vanne (2) pour mettre en oeuvre la "trêve de Dieu" qui interdisait tout acte de guerre et de brigandage du mercredi soir au lundi matin. L'Eglise lui doit aussi la commémoration des fidèles défunts, c'est lui qui introduisit la liturgie de l'intercession pour les morts, le 2 novembre. Il est fêté le 31 décembre, au jour de sa naissance au ciel en 1048.

(1)Quatrième abbé de Cluny (+ 994)
Saint Maïeul (ou Mayeul) était né dans les Alpes de Haute-Provence, fit ses études à Lyon et à Mâcon où il fut également professseur. Cluny était en pleine réforme du monachisme occidental. Il fut ainsi requis en Souabe, à Ravenne, à Marmoutiers, à Rome. C'est d'ailleurs au cours d'un de ces voyages qu'il fut fait prisonnier par les Arabes retranchés en Provence et ne dut sa libération qu'au prix d'une lourde rançon. Grand était son rayonnement dans tout l'Occident. Ami des rois et des papes, il refusa même de devenir Pape. Il mourut à Souvigny (Allier).


(2)Abbé de Saint-Vanne, à Verdun (+ 1046)
Il était originaire de Reims et c'est là qu'il fit ses études sous la direction de Gerbert qui était un des plus grands professeurs de cette époque. Devenu chanoine de la cathédrale, il se tint à l'écart des intrigues des gens d'Eglise de son temps. Sur les conseils de saint Odilon de Cluny, il se fit bénédictin au monastère de Saint Vanne de Verdun. Il y sera 42 ans abbé et ce grand bâtisseur le dota d'une très riche bibliothèque en même temps qu'il y développait une vie spirituelle intense. Il fut l'un des grands réformateurs de son époque et instaura dans sa région la "Trêve de Dieu" d'origine clunisienne. Il lutta pour que les évêques deviennent indépendants de l'empereur, d'autant que Verdun était une ville impériale. Ce grand actif passera les dernières années de sa vie dans le silence et la prière.




Sainte Offa (+ 1070)
Abbesse bénédictine de l'abbaye Saint-Pierre de Bénévent en Italie.



Bienheureux Pierre de Subiaco (+ 1003)
Vingt-deuxième abbé de Subiaco, il eut les yeux crevés sur l'ordre du baron de Monticello parce qu'il avait défendu les droits de son abbaye. Il mourut en prison et, pour cela, il est considéré comme un martyr.



Ste-Pauline Martyre romaine avec plusieurs compagnes sur la voie Salaria.
Ste-Donate, Ste-Nominande, Ste-Rogata et Ste-Sérotina.



Saint Pinien (5ème s.)
Epoux de Sainte Mélanie la Jeune.




Saints Savinien et Potentien (+ v. 300)
dont la venue en Gaule à l'époque apostolique est plus légendaire qu'historique. L'Eglise des Francs cherchait ainsi une sorte de "certificat d'ancienneté" en reportant au 1er siècle une évangélisation faite plus tardivement. Mais le culte des saints Savinien et Potentien est mentionné dans les martyrologes de Meaux, Sens, Nevers, Paris, Poitiers, et au 31 décembre au martyrologe romain et au martyrologe d'Autun.
Savinien aurait été le premier évêque de Sens, il y est fêté le 19 octobre, Potentien lui aurait succédé
(site internet du diocèse de Sens-Auxerre)
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Saints-Savinien-et-Potentien.html
St-Éodald Martyr à Sens, Compagnon de Savinien.
St-Sérotin Martyr à Sens, Compagnon de Savinien.



Saint Théophylacte (+ 1126)
Elevé à Constantinople où il fut clerc de la grande église Sainte Sophie, il fut sacré évêque et envoyé contre son gré à Ochrid où il gouverna avec sagesse l'Eglise bulgare pendant vingt-cinq ans. Théologien et orateur d'une culture exceptionnelle, nous avons de lui nombre d'homélies et un commentaire du Nouveau Testament, inspiré de saint Jean Chrysostome.



Saint Zotique (4ème s.)
Originaire de Rome, Zotique, ou Zôticos, aurait accompagné l'empereur Constantin en Orient pour la fondation de Constantinople. Quoi qu'il en soit, il est très proche de l'empereur. Il est surnommé "le nourricier des orphelins", car il avait fondé non seulement une léproserie, mais aussi un hôpital et un hospice pour les vétérans et les vieillards. Après la mort de Constantin, des jaloux des privilèges de Zotique durant le règne précédent, le dénoncent à l'empereur Constance pour malversation. Celui-ci condamne Zotique à mort et le charitable est écartelé par des mules. Après le martyre, l'empereur se repent, reconnaît publiquement la sainteté du martyr et fait construire une léproserie impériale qui aura une longue destinée.




Les Églises font mémoire…

Anglicans : John Wycliff (+1384), réformateur

Catholiques d’occident : Sylvestre 1er (+335), pape (calendrier romain et ambrosien) ; Colombe de Sens (+237), vierge et martyre (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (22 kiyahk/tahsas) : Gabriel, archange ; Ba’ala Daqsyos (Apparition de la Vierge à Ildefonse de Tolède ; Église éthiopienne)

Luthériens : Fin de la vieille année ; John Wycliff, témoin de la foi en Angleterre

Maronites : Zotique le Miséricordieux (IVe s.), prêtre et martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Mélanie la Romaine (+439), moniale

Vieux Catholiques : Marius de Lausanne (+594), évêque




THÉOPHYLACTE D’OKHRIDA (env.1054-env.1126) pasteur et témoin de l’œcuménisme

Les Églises orthodoxes font aujourd’hui mémoire de Théophylacte, archevêque d’Okhrida, dans l’actuelle Macédoine.
Il naquit vers 1054 sur l’île grecque d’Euripe, en Eubée. Doué d’une immense culture, diacre et professeur de rhétorique dans une école du patriarcat, Théophylacte fut nommé par l’empereur de Byzance archevêque d’Okhrida, centre politique et culturel de l’empire de Bulgarie-Macédoine.
Sur le coup, il accueillit de mauvais gré ce qu’il prenait pour une sorte d’exil au milieu d’hommes beaucoup moins cultivés que les byzantins. Pourtant, Théophylacte se soumit librement et avec un esprit créatif à la charge qui lui était confiée ; il fit preuve, en pasteur très avisé, d’une étonnante capacité à mettre à profit sa culture, en en faisant un foyer de sagesse et de communion pour tout le peuple remis entre ses mains d’évêque.
Grand prédicateur et commentateur de l’Écriture – il fit une exégèse complète du Nouveau Testament -, Théophylacte étudia l’histoire de l’Église d’Okhrida et la fit aimer ; il avait, en effet, l’intime conviction que connaître l’histoire était l’unique voie pour arriver à minimiser les divisions entre les hommes et pour apprendre à pratiquer cette magnanimité à laquelle invitent déjà les écrits apostoliques.
Théophylacte mourut à une date peu précise, entre 1120 et 1126 ; jusqu’à son dernier souffle, il avait employé sa science et son cœur à guérir les conflits qui opposaient de part et d’autre Rome et Byzance, en rappelant les deux parties à l’Évangile.

Lecture

Frères, faisons preuve de condescendance, pour ne pas paraître durs ; si nous sommes durs, ils ne nous accueilleront pas. Si nous les accueillons, nous remplirons la maison de Dieu, et ce faisant, nous serons plus riches. Et si nous sommes riches, nous montrerons de la bienveillance et grâce à elle nous prouverons que nous sommes de bons et fidèles serviteurs, et alors nous serons accueillis dans la joie du Seigneur. Voyez-vous jusqu’où nous a élevés la condescendance ?
Ne nous obstinons donc pas sur des questions telles que les azymes ou les jeûnes face à l’opinion des latins. Il semble à bon nombre qu’ils commettent des erreurs impardonnables ; à mon avis, un homme qui connaît l’histoire de l’Église et qui a appris qu’une coutume quelconque n’est pas en mesure de diviser l’Église, sauf si elle entraîne la ruine du dogme, ne pourrait se ranger à cette opinion .
Ne soyons donc pas ainsi sans condescendance, ne transformons pas la noblesse de notre dignité en forteresse de vanité, nous qui par notre orgueil repoussons presque tout le monde. Dans la mesure où nous sommes les plus forts, portons ceux qui sont faibles, et si nous sommes médecins, accordons nos soins à tous ceux qui souffrent.

Théophylacte d’Okhrida, Discours

Les saints du jour

Publié le 30/12/2008 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Roger Saint légendaire, vénéré à Barletta, dans les Pouilles (2ème s.)
L'évêque de Cannes (Canosa) était mort quelques années plus tôt, quand les habitants de Barletta, dans les Pouilles italiennes, vinrent piller la cathédrale pour emporter des reliques. C'était chose habituelle à l'époque. Ils rapportèrent de leur expédition un coffre de reliques, le trône épiscopal, des vases sacrés, et le corps de l'évêque Roger. L'année suivante, ils durent restituer les objets du vol, sauf le corps de l'évêque que son successeur ne considérait pas comme si précieux. Alors les habitants de Barletta voulurent le rendre précieux. Ils le canonisèrent et composèrent un office. "Accorde-nous, par ses prières et ses vertus, d'être à jamais préservés de tout mal" dit l'oraison du nouveau saint Roger.



Saint Anyse (+ 404)
ou Anysius. évêque de Thessalonique. Saint Ambroise de Milan en fit l'éloge et félicita les fidèles de l'avoir élu. Le pape saint Damase le nomma vicaire apostolique pour l'Illyrie. Il soutint saint Jean Chrysostome au moment où le pseudo-concile de Chalcédoine le condamnait.
Autre biographie:
Ami de Saint-Ambroise, il est nommé évêque de Thessalonique (Grèce) en 384.
http://www.mfe.org/getFile.aspx?FILEID=249&NODOWNLOAD=1
Au cours de son épiscopat, il intercède auprès du pape Innocent Ier pour tenter de faire cesser les persécutions contre Saint-Jean-Chrysostome.



Sainte Anysia (+ vers 304)
Fille d’un riche couple de Thessalonique (Grèce). Lorsqu’elle devient orpheline, elle vit en solitaire et se consacre entièrement à la prière. Un jour, elle reçoit la visite d’un soldat qui l’oblige à sacrifier aux idoles. Ayant refusé, elle est immédiatement exécutée.



Saint Appien Martyr (+ vers 483)
Martyr à Alexandrie en compagnie de St-Mansuet, St-Sévère, St-Donat et St-Honorius (+ vers 483)



Saint Egwin (+ 717)
bénédictin anglais et troisième évêque de Worcester, fondateur du monastère d'Edesham
(peut être également inscrit au 10 septembre ou au 11 janvier, dates où eurent lieu des translations de ses reliques).



Saint Eugène (?)
Evêque de Milan sur lequel nous n'avons pratiquement aucun renseignement, sauf la mention de son nom et le fait qu'il restaura la liturgie ambrosienne alors menacée de disparition.



Saint Gédéon martyr (+ 1818)
Né dans une famille pauvre d'un village près de Volos en Grèce, il fut placé par ses parents chez un de ses oncles qui tenait un bazar. C'est là qu'il fut enlevé par un musulman pour être employé dans son harem. Le jeune garçon devint musulman sous le nom d'Ibrahim. Torturé par les reproches de sa conscience, il s'enfuit, et ses parents le cachèrent en Crète d'où il s'embarqua trois ans plus tard pour la Sainte Montagne de l'Athos. Mais il voulut expier publiquement sa faute et il obtint de ses supérieurs de s'engager sur la voie du martyre volontaire. Il revint à la demeure de son ancien maître musulman et lui reprocha de l'avoir forcé à trahir sa foi. Arrêté, il fut pris pour un fou. Bastonné, il fut libéré et retourna à l'Athos. Un an plus tard il revint en Thessalie et confessa encore le Christ. Arrêté, il fut condamné à avoir les membres tranchés à la hache. Il fut d'abord promené nu sur un âne dans un spectacle grotesque pour l'humilier. Puis étendu, on lui trancha, un à un, les quatre membres sans lui arracher un seul gémissement. Il resta ainsi jusqu'au soir vivant encore et fut jeté dans la fosse d'aisance du palais où il trouva la mort. Les chrétiens rachetèrent son corps pour le vénérer.



Bienheureux Jean Alcober Dominicain espagnol (+ 1893)
Dominicain espagnol et missionnaire en Chine où il trouva le martyre.



Bienheureuse Josephine Buther (+ 1906)
La Communion anglicane honore cette mère de famille et cette veuve dont la charité pour tous fut très grande.




Saint Libère (IVe siècle)
L’un des trois premiers évêques de Ravenne (Italie) qui ont porté ce prénom.




Bienheureuse Marguerite Colonna (+ 1284)
Elle fut très tôt orpheline et son éducation fut confiée à ses frères qui acceptèrent qu'elle ne se marie pas et se consacre à Dieu. Elle resta ainsi quelque temps dans la maison familiale, mais elle supportait mal les fastueuses réceptions et les fêtes brillantes. Lorsqu'elle eut atteint sa majorité, elle entra en possession de sa fortune, la distribua aux pauvres et s'en alla frapper au monastère des clarisses d'Assise. Sa santé ne lui permit pas d'y rester. Elle retourna dans une solitude(*) qu'elle avait acquise près de Rome et la fille de la riche famille des Colonna devint mendiante pour les pauvres. Soutenue, par la suite, grâce à l'un de ses frères devenu prêtre et cardinal, elle supporta avec grande patience sept années de grandes souffrances causées par un terrible ulcère, marquée ainsi en sa chair par la passion du Christ.
(*)solitude=hermitage

autre biographie:
Bienheureuse) Fille d’Odon Colonna, un membre de la noblesse italienne, elle voit le jour dans le château familial situé aux environs de Palestrina, dans le Latium (Italie).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestrina_%28Italie%29
Son père décède l’année suivante et lorsqu’elle perd sa mère à l’âge de 15 ans c’est son frère aîné Jean qui la prend en charge. Lorsqu’elle atteint l’âge de 18 ans, il songe à lui faire épouser un jeune magistrat de Rome, mais elle refuse pour préserver sa virginité. Avec l’appui de son autre frère, le cardinal Jacques Colonna, et après avoir été témoin d’une apparition de la Vierge Marie, elle entre chez les clarisses du couvent de Castel San Pietro, où elle prend l’habit. L’année suivante, elle déménage au couvent Sainte-Claire à Assise, mais elle doit bientôt rentrer à Palestrina en raison de problèmes de santé causés par un ulcère qu’on ne parvient pas à guérir. Son état se détériore rapidement et elle décède des suites d’une forte fièvre.



Sainte Matthie del Nazarei (+ 1213)
(Bienheureuse) Abbesse du couvent des bénédictines de Sainte-Madeleine.




Saint Pierre d'Ambleteuse
Translation du saint à Boulogne-sur-Mer (fête inscrite au 6 janvier du martyrologue de France)
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/12/30/index.html




Saint Philétaire (4ème s.)
ou Philaret. Fils du préfet impérial, il fut arrêté quand on sut qu'il était chrétien. Condamné à être frappé de verges, il fut laissé pour mort. Exilé dans une île de la mer de Marmara, il remit en paix son âme entre les mains de Dieu.



Saint Rainier (+ 1077)
Il fut un saint évêque d'Aquila dans les Abruzzes en Italie.



Bienheureux Raoul (+ 1152)
ou Radulphe, bénédictin anglais, devenu disciple de saint Bernard. Il fonda le monastère de Vaucelles dans le diocèse de Cambrai.



Bienheureux Richard (+ 1266)
moine du monastère cistercien d'Adwerth, aux environs de Groningue en Hollande. Il avait été professeur à Paris puis revint dans son monastère où il donna l'exemple d'une vie monastique humble et authentique.



Bienheureux Sébastien (+ 1036)
Bénédictin devenu archevêque d'Esztergom et primat de Hongrie.



Sainte Théodora (8ème s.)
Née dans une grande famille byzantine, elle fut choisie par l'empereur Léon III pour devenir l'épouse de son fils Christophore, contre le gré de Théodora que l'on avait fait sortir de force du couvent où elle se trouvait. Elle fut conduite à Constantinople pour les préparatifs du mariage. Mais celui-ci n'eut jamais lieu, car le futur époux fut tué lors d'une bataille contre les Scythes. Elle retourna au monastère où elle prononça ses voeux. Le second fils voulut à son tour l'épouser. Il vint l'y chercher, mais il se retira quand il la vit dans sa pauvreté et ses austérités. C'est ainsi qu'elle gagna le palais du roi des cieux.



Saint Timon Un des sept premiers diacres (1er s.)
Un des sept premiers diacres (Actes des apôtres 6. 5).
http://bible.catholique.org/actes-des-apotres/3290-chapitre-6
Il ne put rester en silence et la tradition veut qu'il évangélisa la région de Corinthe où il fut condamné à être crucifié.



Saint Vénustien (+ vers 303)
ou Venustianus. Préfet de Toscane. Ayant reçu des ordres de l’empereur Maximien, il fait arrêter l’évêque d’Assise (Saint-Sabin) ainsi que ses deux diacres (Saint-Marcel et Saint-Exuperance). Sommés de sacrifier aux idoles, les trois ecclésiastiques refusent, Sabin allant même jusqu’à détruire une statue du dieu Jupirer qui se trouve là, ce qui lui vaut d’avoir les mains coupées puis d’être jeté dans un cachot. Quant aux deux diacres, ils sont soumis à divers supplices et décèdent. De sa prison, Sabin opère plusieurs miracles, dont celui d’avoir rendu la vue à un enfant aveugle. Souffrant lui-même de problèmes de vision, Vénustien libère Sabin, lui demande pardon et se convertit ainsi que son épouse et ses fils. Mis au courant, Maximin commande alors au tribun Lucius de se rendre à Assise. Vénustien et sa famille périssent sous le glaive tandis que Sabin est transféré à Spolète où il est battu à mort.



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Jacques frère de Jean, apôtre (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (21 kiyahk/tahsas) : Barnabée (1er s.), un des 72 disciples (Église copte)

Luthériens : Martin Schalling (+1608), poète dans le Haut-Palatinat et à Nuremberg

Maronites : Anyse de Thessalonique (IIIe-IVe s.), martyre

Orthodoxes et gréco-catholiques : Anyse, martyre ; Habacuc le Diacre et Païssios l’Higoumène (XIXe s.), néomartyrs (Église serbe).

Les saints du jour

Publié le 29/12/2008 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Thomas Beckett Archevêque de Cantobéry, martyr (+ 1170)

Il était né à Londres d'une famille normande. Il fit de bonnes études à Londres et à Paris et le roi Henri II Plantagenêt choisit ce brillant sujet comme chancelier. Enchanté de son administration, il le fait nommer archevêque de Canterbury, pensant ainsi résoudre les difficultés qu'il connaît avec les évêques de son royaume. Thomas change du tout au tout. De fastueux, il devient ascétique; de servile, il se trouve bientôt en conflit avec le roi, qui veut imposer sa loi par-dessus celle de l'Eglise romaine. Il invite les pauvres à sa table et prend l'habit de moine. La querelle s'envenime au point qu'il doit s'enfuir en France. Il rejoint alors l'abbaye cistercienne de Pontigny en Bourgogne. Il regagne Canterbury en novembre 1170, et c'est là que, dans sa cathédrale, peu avant Noël, quatre familiers de roi vont l'abattre devant l'autel après qu'il eût refusé de lever les excommunications qu'il avait portées contre les évêques trop dociles à l'égard du roi.

Autre biographie:
Fils de Gilbert et Matilda, un couple issu de la noblesse de Normandie et installé à Londres, où son père occupe un emploi dans le commerce. Thomas est d’abord confié aux moines de l’abbaye Merton, puis il étudie à Londre et à Paris, avant de rentrer en Angleterre à l’âge de 21 ans. Lorsque son père décède, il se retrouve dans une situation financière difficile et commence à travailler comme clerc pour l’archevêque Thibaud de Canterbury, lui aussi originaire de Normandie. Ce dernier s’attache rapidement à Thomas et décide de le prendre à son service régulier. Dès lors, il lui demande de l’accompagner dans ses déplacements à la cour, où le jeune Henry II Plantagenêt ne tarde pas lui aussi à le prendre en sympathie. Thomas décide de partir étudier le droit canon et le droit civil successivement à Bologne et Auxerre. De retour dans son pays, il est consacré archidiacre de Canterbury et est bientôt chargé de plusieurs missions diplomatiques auprès du roi de France. En 1155, il est nommé chancelier d’Angleterre et il s’acquitte de sa charge avec beaucoup de sagesse et d’intelligence. Sept ans plus tard, et après avoir été ordonné prêtre, il abandonne sa charge à la chancellerie pour succéder à Thibaud (décédé en 1161) comme archevêque de Canterbury. Dès lors, il modifie son style de vie, délaissant les habits luxueux pour se vêtir à la manière des moines. Il prend bientôt des mesures pour régler les nombreux problèmes qui perdurent au sein du clergé, ce qui provoque des frictions avec le monarque. Les divergences de points de vues débouchent bientôt sur un véritable conflit, qui oppose les deux hommes sur deux points principaux : la juridiction de l’église et de l’état sur les membres du clergé soupçonnés d’avoir commis des délits et sur la liberté d’en appeler à Rome. Toute tentative d’en arriver à un accord s’avérant impossible, Thomas choisit de s’exiler en France, où il demeure pendant 6 ans, installé au monastère cistercien de Pontigny. Henry ayant menacé de chasser de son royaume tous les moines cisterciens s’ils continuent à offrir l’hospitalité à Thomas, celui-ci déménage chez les bénédictines de l’abbaye Sainte-Colombe de Sens, qui bénéficient de la protection du roi de France, Louis VII. Plusieurs tentatives de médiation avec le pape Alexandre III échouent et c’est finalement après avoir fait couronner son fils par l’archevêque d’York qu’Henry propose la paix. Thomas rentre alors en Angleterre, où il est accueilli avec réticence par le clergé, mais la situation se dégrade à nouveau très rapidement après que le pape ait décidé d’excommunier tous les évêques d’Angleterre déclarés coupables d’avoir usurpé les droits de l’archevêque de Canterbury. Henry se trouve alors en Normandie lorsqu’il apprend la nouvelle. Dans un terrible accès de colère, il fait alors une déclaration qui sera lourde de conséquences : « mais personne ne réussira donc jamais à me débarasser de ce prêtre turbulent! ». Quatre chevaliers qui assistent à la scène décident alors de traverser la Manche pour se rendre directement à Canterbury. Le 29 décembre 1170, accompagnés d’un bataillon de soldats, ils se présentent à la cathédrale et demandent à parler à l’archevêque, bien décidés à l’assassiner, croyant ainsi obéir à la volonté du souverain et convaincus d’avoir son appui.

Ils pénètrent dans la cathédrale et se saisissent de Thomas, qu’ils traînent jusque sur les marches de son autel avant d’abattre à plusieurs reprises une lourdre épée sur sa tête. Durant les quelques minutes que dure son agonie, il est en prière. La mort de Thomas provoque un choc très grand dans toute la chrétienté et Henry est alors contraint de faire acte public de pénitence. Thomas est canonisé seulement deux ans après sa mort par le pape Alexandre III.
Saint-Thomas Becket est le patron du clergé séculier.

Lecture

Quelle est donc la raison de la mort de Thomas Becket ?
A y bien regarder, il est mort pour ce qui est la cause de l’antagonisme entre le monde et l’Église. L’Église est établie dans tous les pays pour s’adresser à tous, aux grands et aux petits, aux personnes de tout rang et de toute condition. Pour diriger et, en un certain sens intervenir en conscience, et dans le cas de misère morale des princes que le monde adule dès leur petite enfance, pour promulguer aussi la loi et enseigner, ce faisant, la foi.
Là est le conflit : le monde n’aime pas recevoir de leçons. Les rois d’Israël n’aimaient pas les prophètes. L’Église peut, elle aussi, en venir à s’opposer au monde et à s’élever comme témoin contre lui.
Tel fut le conflit entre le monde et Thomas Becket

John Henry Newman, Sermon

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/12/29.htm
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/12/29/index.html
http://www.magnificat.ca/cal/fran/12-29.htm#becket




Saint David Fils de Jessé, roi de Juda et d'Israël, ancien testament (10ème s. av JC.)

Les Eglise d'Orient célèbrent le saint roi-poète qui est la figure messianique du Christ, et dont les psaumes sont la base même de la prière liturgique depuis des millénaires. Après avoir gravement offensé la loi divine, il manifesta un repentir exemplaire.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/David_%28Bible%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Donn%C3%A9es_arch%C3%A9ologiques_sur_David_et_Salomon
http://www.lamed.fr/judaisme/Histoire/1338.asp
http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/2000_2009/2003/9/Le%20roi%20David%20et%20Jerusalem%20-%20mythe%20et%20realite
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/fetemobile/dimancheapresnativite.html




Saint Albert de Gambron (7ème s.)
dont la vie nous est surtout connue par "la vie des saints du diocèse de Sées", dont il était originaire. Il se retira dans la solitude sur les bords de l'Oudon, puis des disciples vinrent le rejoindre et c'est ainsi qu'il fonda plusieurs monastères dont la Règle s'inspirait de celle de saint Benoît et de saint Colomban.



Saint Evroult Abbé au pays d'Ouche, en Normandie (+ 707)
Originaire de Bayeux, il fut appelé par le roi Clovis II puis le roi Clotaire III aux plus hautes charges du royaume franc. Il fut un époux attentif à son épouse et charitable aux pauvres. Voulant devenir moine pour mener une vie plus parfaite, il obtint d'elle qu'elle devienne aussi moniale. Lui-même se retira solitaire dans les forêts de Montfort près d'Argentan. Si grande fut sa vertu qu'il dût fonder plusieurs monastères pour les disciples qui se regroupaient autour de lui et voulaient imiter sa manière de vivre avec Dieu.
Localités sous son patronage: Saint-Evroult de Montfort - 61230, Saint-Evroult-Notre-Dame du Bois - 61550:

L'abbaye était au XIIème siècle un centre intellectuel important avec une bibliothèque riche de 200 volumes. Dévastée au Xème siècle par les Normands, elle fut reconstruite en 1231, mais elle sera complètement détruite pendant la Révolution française. L’impressionnante abbatiale mesurait alors 91 mètres sur 41 de large. Aujourd’hui, le territoire de Saint Evroult-Notre Dame du Bois est recouvert aux deux tiers par la forêt. Méditer en cette forêt donne à réfléchir sur les péripéties de toute existence.La butte de St Evroult est une propriété privée. Les promenades y sont tolérées. De ces trésors, il reste un extraordinaire reliquaire au musée de Caen.
http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/vacances/prtlatlasfrance25069/prtl61.html



Saint Florent de Bourges Evêque de Bourges (+ 664)
Evêque de Bourges, il fut d'abord l'auxiliaire de saint Sulpice le débonnaire. Son épiscopat dura vingt années et est resté célèbre par son souci d'une vie spirituelle plus intense auprès de ses fidèles. Sa mémoire se perpétue dans une localité de la région : Saint Florent-sur-Cher-18400.



Saint Giraud (+ 1031)
Originaire de Mantes, dans la vallée de la Seine, il fut d'abord élève de Gerbert qui devint pape sous le nom de Silvestre II et dont l'école à Reims était l'une des plus célèbres. Il s'en fut également auprès de saint Fulbert de Chartres où se trouvait également une autre école épiscopale très renommée. Il entra ensuite au monastère de Lagny dans le diocèse de Meaux, puis fut appelé à Fontenelle en Normandie, abbaye fondée par saint Wandrille. Sa volonté de réforme rencontra bien des oppositions, jusqu'au jour où l'un des moines l'assassine durant son sommeil.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Wandrille_de_Fontenelle




Saint Marcel de Constantinople Dirigea la communauté des Acémètes à Constantinople (+ 485)
Originaire de Syrie, il devint higoumène du monastère des Acémètes (ce qui veut dire : qui ne dort pas) à Constantinople où la louange se déroulait sans interruption, jour et nuit. Ce monastère avait été fondé quelques années auparavant par saint Alexandre, lui-même originaire de Mésopotamie. On y accourait de Perse et d'Arménie et saint Marcel devint le conseiller de beaucoup. Il fit de ce monastère un lieu de haute culture par sa bibliothèque et par les ateliers de copistes. Il joua un rôle important lors du concile de Chalcédoine, qui définit l'humano-divinité du Christ, à l'encontre de l'hérésie des Monophysites qui soutiennent que la nature humaine du Christ a été comme absorbée par sa nature divine. Il s'endormit dans la paix du Seigneur au bout de soixante années de vie ascétique.

Autre biographie:
Originaire d’Apamée (Syrie), il effectue ses études à Antioche et à Éphèse, où il s’installe ensuite et travaille comme calligraphe. Après avoir entendu parler du monastère des Acémètes de Constantinople et de son célèbre abbé Alexandre (voir notice au 15 janvier), il se joint à la communauté. Après le décès d’Alexandre, un nouvel abbé est élu (Jean) qui déplace le monastère en un lieu plus agréable, Irenaeron (aujourd’hui Çubuklu, à une centaine de kilomètres à l’est d’Istanbul, en Turquie). Puis Marcel succède à Jean comme abbé, et sous sa direction le monastère accroît sa renommée et devient un centre intellectuel important. Marcel est aussi l’auteur d’un miracle qui empêche la ville de Constantinople d’être ravagée par un incendie en 465.




Bienheureux Paul de Marie (+ 1597)
Frère convers dominicain à Séville en Andalousie, il possédait le don des miracles et le don de guérison. Quand il était portier, il distribuait le pain aux pauvres et les corbeilles jamais ne se vidaient.



Salomon (-931 av JC.)
Fils de David, roi d'Israël.
Prière de Salomon au 1er livre des Rois 3, 9: "Donne à ton serviteur un coeur attentif pour qu'il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal; comment sans cela gouverner ton peuple, qui est si important?"
Jugement de Salomon dans 1 Rois 3, 16-28, Salomon rend la justice avec sagesse.
http://www.zebible.com/zewiki/1_Rois:Salomon_rend_la_justice_avec_sagesse
A lire aussi au premier livre des Chroniques: David charge Salomon de construire le temple...
http://www.zebible.com/zewiki/%C2%A7:0825



Saint Thaddée (9ème s.)
Esclave originaire du pays des Scythes, dans la famille de saint Théodore Studite, il fut affranchi quand celui-ci devint moine. Thaddée entra lui-même dans ce monastère du Stoudion jusqu'au jour où les moines en furent dispersés lors de la persécution iconoclaste de l'empereur Léon V. Thaddée fut arrêté avec six de ses compagnons et mis en demeure de rejeter le culte des icônes. Contraint de piétiner l'icône du Christ à terre, il rejeta que ce fût le fait de sa libre volonté. Avec quatre de ses frères moines, il fut flagellé de 130 coups de nerfs de boeuf et fut laissé pour mort. Il succomba à ses blessures deux jours plus tard.



Saint Trophime Premier évêque d'Arles (+ v. 250)
Depuis le synode d'Arles, l'Eglise en Provence l'a assimilé à un disciple de saint Paul (1ère lettre à Timothée. 6.20), originaire d'Ephèse, ce qui est pieuse fiction. Il aurait été du nombre des évangélisateurs de la Gaule, qui, selon la tradition, ont annoncé l'Evangile dès l'époque apostolique. Il serait ainsi le fondateur de l'évêché d'Arles qui l'honore en ce jour. Il est vrai que la vallée du Rhône connut très tôt des communautés chrétiennes d'origine grecque, comme l'attestent les "Actes" de la persécution de Lyon.
L'historien saint Grégoire de Tours en fait l'un des sept évêques envoyés de Rome au moment de la persécution de Dèce afin d'approfondir l'oeuvre d'évangélisation.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Thomas Becket, archevêque de Canterbury, martyr

Catholiques d’occident : Thomas Becket, évêque et martyr (calendrier romain et ambrosien) ; Jean, apôtre et évangéliste (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (20 kiyahk/tahsas) : Aggée (VIe s. av. J.-C.), prophète (Église copte)

Luthériens : Thomas Becket, évêque et témoin jusqu’au sang en Angleterre

Maronites : Les saints innocents, martyrs

Orthodoxes et gréco-catholiques : Les 14 000 enfants massacrés par Hérode ; Marcel du monastère des Acémètes (+ env.485), moine

Vieux Catholiques : David (XI-X s. av. J.-C.), roi d’Israël.

La Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph

Publié le 28/12/2008 à 12:00 par jubilatedeo
La Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph
L’Eglise a jugé qu’il pouvait être opportun d’inviter les générations de notre temps à considérer aujourd’hui les relations mutuelles de Jésus, de Marie et de Joseph, pour recueillir les leçons qu’elles comportent et profiter des secours si efficaces qu’offre leur exemple.

Un même évangile assigné dans le Missel au Dimanche dans l’Octave de l’Epiphanie comme à la fête récente de la sainte Famille, n’a pas été sans influence, on peut le supposer, sur le choix de la place qu’occupe désor­mais au calendrier la solennité nouvelle. Celle-ci d’ailleurs ne détourne pas entièrement notre pensée des mystères de Noël et de l’Epiphanie : la dévotion à la sainte Famille n’est-elle pas née à Bethléhem, où Marie et Joseph reçu­rent, après Jésus, les hommages des bergers et des mages ?

Et si l’objet de la présente fête dépasse les premiers moments de l’existence terrestre du Sauveur et s’étend aux trente années de sa vie cachée, ne trouve-t-on pas déjà à la crèche certains de ses aspects les plus touchants ?

Jésus, dans la faiblesse volontaire où le place son état d’enfance, s’abandonne à ceux que les desseins de son Père ont commis à sa garde ; Marie et Joseph exercent, dans une humble adoration à l’égard de celui-là même dont ils tiennent leur autorité, tous les devoirs que leur impose leur mission sacrée.

Plus tard l’Evangile, parlant de la vie de Jésus entre Marie et Joseph à Nazareth, la décrira par ces seuls mots : « Et il leur était soumis. Et sa mère conservait dans son cœur toutes ces choses, et Jésus croissait en sagesse, en âge et en grâce devant Dieu et devant les hommes. » (Luc. 2, 51-52). Si bref que soit à cet endroit le texte sacré, c’est une lumineuse vision d’ordre et de paix, dans l’autorité, la soumission, la dépendance, les égards mutuels qu’il dé­couvre à nos regards.

La sainte maison de Nazareth s’offre à nous comme le modèle parfait du foyer chrétien. Là, Joseph commande avec calme et sérénité, car il a conscience, en agissant ainsi, de faire la volonté de Dieu et de parler en son nom. Il sait qu’à l’égard de sa virginale épouse et de son divin Fils il est le moindre ; et pourtant son humilité lui fait accepter, sans crainte ni trouble, le rôle qui lui a été départi par Dieu d’être le chef de la sainte Famille, et comme un bon supérieur, il ne songe à faire usage de son autorité qu’afin de remplir plus complètement l’office de serviteur, de sujet, d’instrument.

Marie, ainsi qu’il convient à la femme, demeure modestement soumise à Jo­seph ; et à son tour, adorant celui à qui elle commande, elle donne sans hésiter ses ordres à Jésus dans les mille occa­sions que présente la vie de famille, l’appelant, réclamant son aide, lui imposant telle ou telle occupation, comme une mère le fait à son enfant.

Et Jésus accepte humblement cette suggestion : il se montre attentif aux moindres désirs de ses parents, docile à leurs moindres ordres. Dans tous les détails de la vie ordinaire, lui, plus habile, plus sage, plus saint que Marie et Joseph, et bien que tout honneur lui soit dû, il leur est soumis, et il le sera jusqu’aux jours de sa vie publique, car telles sont les conditions de l’humanité qu’il a revêtue et tel est le bon plaisir de son Père. « Oui, s’écrie saint Bernard, transporté d’enthousiasme devant un spectacle aussi sublime, le Dieu à qui les Anges sont sou­mis, à qui les Principautés et les Puissances obéissent, était soumis à Marie ; et non seulement à Marie, mais encore à Joseph à cause de Marie ! Admirez donc l’un et l’autre, et voyez ce qui vous paraît plus admirable, de la très gra­cieuse condescendance du Fils ou de la très glorieuse di­gnité de sa Mère. Des deux côtés, sujet d’étonnement ; des deux côtés, miracle. Qu’un Dieu obéisse à une créature humaine, voilà une humilité sans exemple ; et qu’une créa­ture humaine commande à un Dieu, voilà une sublimité sans égale[1]. »

Salutaire leçon que celle qui nous est présentée ici ! Dieu veut qu’on obéisse et qu’on commande selon le rôle et les fonctions de chacun, non selon le rang des mérites et de la vertu. A Nazareth, l’ordre de l’autorité et de la dépendance n’est pas le même que celui de la perfection et de la sainteté. Ainsi en est-il fréquemment dans toute société hu­maine et dans l’Eglise même : si le supérieur doit parfois respecter dans l’inférieur une vertu plus haute que la sienne, l’inférieur a toujours le devoir de respecter dans le supérieur une autorité dérivée de l’autorité même de Dieu.

La sainte Famille vivait du travail de ses mains. La prière en commun, les saints entretiens par lesquels Jésus se plaisait à former et à élever de façon croissante les âmes de Marie et de Joseph, n’avaient qu’un temps, et devaient cesser devant la nécessité de pourvoir aux exigences de l’existence quotidienne. Pauvreté et travail sont de trop grands moyens de sanctification pour que Dieu n’ait pas voulu les imposer au petit groupe béni de Nazareth.

Joseph exerçait donc assidûment son métier de charpentier, et Jésus, dès qu’il sera en âge de le faire, partagera son labeur. Au II° siècle, la tradition gardait encore le souvenir des jougs et des charrues fabriqués par ses mains divines[2].

Pendant ce temps Marie remplissait tous ses devoirs de maîtresse d’une humble maison. Elle préparait les repas que Joseph et Jésus devaient trouver après leur travail, veillait à l’ordre et à la propreté du logis, et sans doute, suivant la coutume d’alors, elle faisait elle-même en grande partie ses propres vêtements et ceux de la famille, ou bien exécutait pour le dehors certains travaux dont le salaire servirait à augmenter le bien-être de tous.

Ainsi, par sa vie obscure et active dans l’atelier de Joseph, Jésus a élevé et ennobli le travail manuel qui est le lot du plus grand nom­bre des hommes. En prenant pour lui et ses parents la situation de simple artisan, il a merveilleusement grandi et sanctifié la condition des classes laborieuses, qui peuvent venir chercher désormais, près de si augustes exemples, en même temps qu’un encouragement à la pratique des plus nobles vertus, un motif constant de contentement et de bonheur[3].

Telle nous apparaît la sainte Famille sous l’humble toit de Nazareth, véritable modèle de cette vie domestique avec ses relations mutuelles de charité et ses beautés ineffables, qui est la sphère d’action de millions de fidèles dans tout l’univers ; où le mari gouverne comme le faisait Joseph, tandis que la femme obéit comme le faisait Marie ; où les parents sont attentifs à l’éducation des enfants, et où ceux-ci tiennent la place de Jésus par leur obéissance, leur progrès, la joie et la lumière qu’ils répandent autour d’eux. Suivant l’expression d’un pieux auteur que nous nous plaisons à citer ici, par les grâces qui chaque jour et à chaque instant sont versées du ciel sur lui, par la multitude des vertus qu’il met en action, enfin par le bonheur dont il est l’écrin, le foyer chrétien est « comme le vestibule du Paradis[4] ».

Aussi ne faut-il pas s’étonner s’il est l’objet des continuelles attaques des ennemis du genre humain ; et si ceux-ci remportent parfois des triomphes plus signalés sur le royaume fondé ici-bas par Notre-Seigneur, « c’est lorsqu’ils réussissent à souiller le mariage, à détruire l’autorité des parents, à refroidir les affections et les devoirs qui lient l’enfant à son père et à sa mère. Aucune invasion de hordes barbares, s’avançant à travers une contrée florissante et la ravageant par le fer et le feu, n’est aussi odieuse aux regards du ciel qu’une loi qui sanctionne la dissolution du lien matrimonial, ou qui arrache les enfants à la garde et à la direction de leurs parents. Dans tout l’univers, par la miséricorde de Dieu, la famille chrétienne a été établie et défendue par l’Eglise, comme sa plus belle création et son plus grand bienfait envers la société. Or la lumière, la paix, la pureté et le bonheur du foyer chrétien, tout cela est dérivé de la vie menée par Jésus, Marie et Joseph, dans la sainte maison de Nazareth. »

Le culte de la sainte Famille se développa particulière­ment au XVIIe siècle, sous la forme de pieuses associations ayant pour fin la sanctification des familles chrétiennes sur le modèle de celle du Verbe incarné. Cette dévotion, introduite au Canada par les Pères de la Compagnie de Jésus, ne tarda pas à s’y propager rapidement. Deux siècles plus tard, devant les manifestations croissantes de la piété des fidèles à l’égard du mystère de Nazareth, le pape Léon XIII, par le Bref « Neminem fugit » du 14 juin 1892, établissait à Rome l’association de la Sainte Famille, dans le but d’unifier toutes les confréries instituées sous le même vocable. L’année suivante, le même Souverain Pontife décrétait que la fête de la Sainte Famille serait célébrée le troisième Dimanche après l’Epiphanie partout où elle était concédée, et la dotait d’une messe nouvelle et d’un office dont lui-même avait voulu composer les hymnes. Enfin Pie XI, en 1921, rendait cette fête obligatoire dans toute l’Eglise.







[1]Homilia 1 supra Missus est.

[2]S. Justin, Dialogus cum Tryphone, 88.

[3]Léon XIII, Bref Neminem fugit du 14 juin 1892.

[4]Coleridge. La vie de notre vie ou Histoire de Notre-Seigneur Jésus-­Christ, III, ch. 16.



Extrait de l'Année Liturgique de Dom Guéranger (restaurateur de l'ordre des Bénédictains en France, au XXème siècle), T. II, Le temps après Noël

Les saints du jour (dimanche 28 décembre)

Publié le 27/12/2008 à 12:00 par jubilatedeo
Les saints du jour (dimanche 28 décembre)
Saints Innocents Enfants de moins de 2 ans massacrés pour le Christ par Hérode à Bethléem
C'étaient des tout-petits enfants, ils avaient à peine 2 ans pour les plus âgés. L'âge de la crèche, pas même de la maternelle. Pour leurs pères et leurs mères, ils étaient des merveilles, des enfançons qu'on élève encore contre sa joue et que l'on fait bénir par le premier prophète qui passe. Voulant atteindre le roi d'Israël, ce sont les petits qu'Hérode fait tuer, les premiers accueillis par le Dieu d'Amour qui vient sauver les hommes. Ils sont incapables de parler. Mais aux yeux du Christ, c'est l'existence et non l'âge qui offre la liberté d'entrer dans l'Eglise.


Lecture

L’Église célèbre la mémoire de ces petits enfants en les considérant martyrs au nom du Christ. Quel en est le sens ? Il sont sans aucun doute l’objet d’une particulière et mystérieuse élection, mais il y a aussi un fait de portée générale : le lien qui existe entre le Seigneur qui s’est fait homme et le peuple élu, en tant que peuple appelé à servir le mystère de l’incarnation. Le peuple juif apparaît comme la généalogie vivante du Christ Sauveur. C’est pour cette raison que dans le chœur des saints chrétiens se trouvent en grand nombre des justes de l’Ancien Testament. En tant qu’Église vétérotestamentaire Israël appartient au Christ, Israël est son corps, son humanité vétérotestamentaire qui devient néotestamentaire et prend sa place dans l’Église du Christ par la puissance même de l’incarnation.

Serge Boulgakov, Les persécutions contre Israël

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/12-28.htm#innocents
http://missel.free.fr/Sanctoral/12/28.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saints_Innocents
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Massacre_des_Innocents




Saint Antoine de Lérins Moine, vénéré dans le diocèse de Fréjus-Toulon (+ v. 525)
Originaire de la Pannonie, actuellement la Slovénie, il mena d'abord une vie érémitique dans les Alpes, puis, fuyant ses admirateurs qui venaient se regrouper autour de lui, il se retira finalement au monastère de Lérins dans le sud de la France.
Né à Valéria en Pannonie, près du Danube, il mena en divers endroits une vie solitaire et, déjà âgé, se retira au monastère de Lérins, où il se montra gentil avec les jeunes, grave avec les anciens, docte avec les savants. (source: Vita Antonii monachi Lerinensis qui retrace la vie d’Antoine de Lérins, un élève de Sévérin de Norique)(1)

(1)Abbé en Autriche (+ 482)Protecteur de l'Autriche et de la Bavière. Moine inconnu, venu sans doute de l'Asie Mineure après les invasions d'Attila. Il fonda en 454 un monastère à Passau en Allemagne et, de là, il évangélisa toutes ces régions. Il défendit les pauvres contre les petits rois barbares et sut faire vivre en bonne entente les Romains et les Barbares. Il mena une vie ascétique qui impressionnait son disciple et biographe, Eugypius. Il inculqua à tous ses convertis les moeurs chrétiennes.

autre biographie:
Originaire de la Pannonie (Hongrie actuelle). Orphelin de père dès l’âge de huit ans, il est confié aux soins de Saint-Séverin, qui se charge de son éducation. Quelques années plus tard, il rejoint son oncle Constantius, qui est évêque de Lauréacum (Lorch), mais il s’éloigne bientôt pour fuir les Barbares qui commencent à envahir la Norique(1). Il se rend jusque dans la région du lac de Côme, où il s’installe comme ermite. Bientôt rejoint par plusieurs disciples, il décide d’entrer au monastère de Lérins, où il passe les deux dernières années de sa vie

(1)http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/66/Roemischeprovinzentrajan.png




Saint Domnion (+ 395)
Il édita la Bible que Saint Jérôme venait de traduire en latin. Sa haute spiritualité et ses vertus hospitalières tranchaient avec les moeurs corrompues de la Rome de son époque.
Éditeur de livres chrétiens à Rome. Dans le cadre de sa profession, il aide Saint-Jérôme à se procurer plusieurs textes anciens qui lui sont très utiles pour ses travaux. Domnion est également mentionné dans plusieurs ouvrages de Saint-Augustin. Selon certains auteurs, il aurait été prêtre, mais cette information est sujette à caution.




Saint Gaspard del Bufalo Prêtre, refusa de prêter le sermet de fidélité à Napoleon (+ 1836)
Ce jeune chanoine de Rome refusa de prêter serment de fidélité à Napoléon Ier qui l'exigeait des prêtres des Etats Pontificaux. Il dût se cacher pour ne pas être emprisonné. La tourmente napoléonienne passée, il revint et fut un prédicateur extraordinaire, prêchant dans toute l'Italie Centrale. Pour être aidé dans ce labeur apostolique, il fonda l'Institut des Prêtres du Précieux Sang, ce qui lui permît de faire reconnaître canoniquement la sainteté de sa vie.

Prêtre à Rome. En 1810, il accompagne Pie VII dans son exil pour avoir refusé de prêter un serment de fidélité à Napoléon Ier. Durant son exil, il passe plus de 2 ans en prison pour avoir persisté dans son refus. De retour à Rome en 1814, il devient prédicateur puis fonde la congrégation des Missionnaires du Sang Précieux (1786-1837) Le 28 décembre correspond à la date de son décès, mais plusieurs calendriers placent sa fête le 2 janvier.



Saint Hermann de Heidelberg (Bienheureux) (+ 1326)
Originaire de Heidelberg (ouest de l’Allemagne), il effectue un pèlerinage en compagnie de son frère Othon (voir notice à ce jour), puis ils se rendent au monastère bénédictin de Niederaltaich, en Bavière, où Hermann prend l’habit de convers tandis que son frère devient prêtre. Ils y demeurent deux ans, au bout desquels Hermann part s’installer dans un ermitage. Il décède quatre ans plus tard.



Saint Ignace de Lomsk (+ 1591)
Moine au monastère du Lac Blanc en Russie, il se retira dans la solitude des grandes forêts se contentant de peu de nourriture terrestre tant il était affamé de la Parole Divine. Son ermitage est devenu depuis un monastère dédié à la Protection de la Mère de Dieu.



Sainte Iolande (+ 169)
Elle n'avait pas vingt ans quand elle fût arrêtée pour avoir aidé les chrétiens emprisonnés. Le juge la trouvant fort belle, la prit à part pour y trouver plaisir, mais elle refusa de céder à ses avances. Furieux, il la fit souffleter avec des gantelets de fer, puis exposée aux bêtes et comme elle n'était pas touchée par elles, elle fut décapitée.



Saint Maughold (+ 488)
C'était un brigand irlandais que saint Patrick convertit. Puis il l'envoya dans l'île de Man dont il devint l'évêque.



Saint Nicanor (+ 38)
Les Eglises d'Orient font mémoire de ce disciple du Christ.



Bienheureux Nicolas Mello Chanoine Régulier de Saint-Augustin (7ème s.)
Chanoine Régulier de Saint-Augustin, il s'en fut évangéliser les rives asiatiques de la Mer Caspienne, et il fut martyrisé à Astrakhan parce qu'il soutenait le Siège Apostolique de Rome dans une Eglise très attachée à la conciliarité des patriarcats orientaux.



Bienheureux Othon d'Heidelberg (+ 1344)
Bénédictin de l'abbaye de Niederaltaich en Bavière. A la mort de son frère, le bienheureux Herman d'Heidelberg, qui vivait en ermite, il en prit la cellule et devint ermite à son tour.



Saints Romule et Conindre (5ème s.)
Contemporains de saint Patrick, ils furent successivement évêques de l'île de Man.



Saint Simon le Myroblite (3ème s.)

Fondateur du célèbre monastère de Simonos-Petras sur la Sainte Montagne de l'Athos à l'époque des Croisades latines, il vécut dans l'ascèse, la pénitence et la prière. Les princes de Serbie dotèrent ce petit monastère de nombreuses propriétés en reconnaissance de tous les bienfaits qu'ils obtenaient de saint Simon, après sa mort, lorsqu'ils lui demandaient sa protection ou son intercession.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsdecembre/dec28.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_le_Myroblite



Saint Troade (+ 250)
A Néocésarée, il eut à souffrir le martyre durant la persécution de Dèce.




Les Églises font mémoire…

Anglicans : Les saints Innocents

Catholiques d’occident : Les saints Innocents, martyrs (calendrier romain et ambrosien) ; Jacques, frère du Seigneur, apôtre (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (19 kiyahk/ tahsas) : Gabriel, archange ; Jean (VIe-VIIe s.), évêque de Parallos (Église copte)

Luthériens : Les enfants innocents de Bethléem ; Reinhard Hedinger (+1704), prédicateur dans le Württemberg

Maronites : Corneille (+258), pape et martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Les 20 000 martyrs de Nicomédie (+302) ; Synaxe des saints de Crimée (Église russe) ; Arsène de Kalipos (XIe-XII s.), moine (Église géorgienne)

Syro-orientaux : Les saints Innocents, martyrs (Église malabar)

Vieux Catholiques : Les enfants innocents, martyrs

Les saints du jour

Publié le 27/12/2008 à 12:00 par jubilatedeo
Les saints du jour
Saint Jean l'Evangéliste Apôtre et évangéliste (+ 101)

Un homme avait deux fils, comme lui pêcheurs sur le lac de Tibériade. Jacques et Jean, les fils de Zébédée, ne manquaient pas de personnalité : on les appelait "fils du tonnerre". Grande était leur soif spirituelle. C'est pourquoi ils s'attachèrent à l'enseignement de Jean le Baptiste : "Celui qui vient derrière moi est plus grand que moi." Aussi, quand le Baptiste dit un matin, en leur montrant Jésus de Nazareth :"Voici l'agneau de Dieu.", Jean suivit cet homme. Jacques dut hésiter encore. Lorsque quelques jours après, Jésus dit aux deux frères qui maillaient leurs filets :"Venez avec moi." Jacques et Jean suivirent le Maître.
Jean était jeune. Il avait un grand amour du Christ. Il pensait que celui du Christ était plus grand encore. Alors il s'appela :"le disciple que Jésus aimait." Il fera partie du petit groupe des fidèles d'entre les fidèles. Il est sur le Mont Thabor lors de la Transfiguration, à la Cène, tout contre Jésus et au Calvaire, le seul parmi les apôtres, au pied de la croix. C'est là que Jésus lui confie Marie, sa mère.
Selon la tradition de l'Eglise catholique, c'est toute l'Eglise qui est confiée à la Mère de Dieu. Au matin de Pâques, il court et précède Pierre au tombeau : "Il voit, il croit."
Une tradition ancienne veut que Jean vécut ensuite à Ephèse avec Marie. Qu'il y écrivit le quatrième évangile. Qu'un séjour à Patmos fut l'occasion d'une révélation qui devint l'Apocalypse. Qu'enfin, lorsqu'il fut vieux, il ne sût que rabâcher l'essentiel de ce que le Christ lui avait enseigné et donné de découvrir :"Dieu est amour. Aimez-vous les uns les autres."

Selon la tradition, saint Jean aurait été amené d'Ephèse à Rome, chargé de fers, sous l'empereur Domitien. Il fut condamné par le sénat à être jeté dans l'huile bouillante. Cette condamnation fut exécutée devant l'actuelle Porte Latine. Il en sortit plus frais et plus jeune qu'il n'y était entré. Le fait n'est pas prouvé, mais il fallait bien que saint Jean soit venu à Rome, comme Pierre et Paul.
Ancienne fête le 6 mai.

Lecture

Il faut donc oser dire que, de toutes les Écritures, les évangiles sont les prémices et que, parmi les évangiles, les prémices sont celui de Jean, dont nul ne peut saisir le sens s’il ne s’est reposé sur la poitrine de Jésus et n’a reçu de Jésus Marie pour mère. Et, pour être un autre Jean, il faut devenir tel que, tout comme Jean, on s’entende désigner par Jésus comme étant Jésus lui-même. Car, selon ceux qui ont d’elle une opinion saine, Marie n’a pas d’autre fils que Jésus ; quand donc Jésus dit à sa mère : « Voici ton fils » et non : « Voici, cet homme est aussi ton fils », c’est comme s’il lui disait : « Voici Jésus que tu as enfanté. » En effet, quiconque est arrivé à la perfection « ne vit plus, mais le Christ vit en lui » et, puisque le Christ vit en lui, il est dit de lui à Marie : « Voici ton fils », le Christ.

Origène, Sur l’Évangile de Jean


Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/12/27/index.html
http://www.magnificat.ca/cal/fran/12-27.htm#jean
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_l%27%C3%89vang%C3%A9liste
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/012.htm





St-Alain de Courlay (Ve siècle)
Alain aurait été un évêque de Quimper, mais il s’agit fort probablement d’un personnage légendaire.




Saint Bonaventure Tolomei Dominicain à Sienne, en Toscane (+ 1348)
Dominicain né à Sienne en Toscane, il connut une adolescence libertine, dans l'impureté et le sacrilège. Sa conversion le rendit exigeant pour lui-même et ses rudes pénitences furent à la mesure de son repentir. Lors de la peste de Sienne, il soigna les pestiférés. Contaminé à son tour, il mourut de la peste en rendant grâce à Dieu.




St-Esso (Bienheureux) (+ 1130)
Disciple de l’abbé Guillaume de Hirsau, il devient le premier abbé du monastère de Beinwil (Suisse), fondé en 1085.




Sainte Fabiola Veuve à Rome, fondatrice du premier hôpital d'Occident (+ 399)
Elle appartenait à une grande famille patricienne, la "gens" des Fabiens. Elle connut quelques écarts matrimoniaux, divorçant d'avec son mari légitime pour en épouser un autre. Tous deux ne tardèrent pas à mourir. Alors, publiquement, elle fit pénitence et dépensa son immense fortune pour fonder à Rome le premier hôpital en Occident et un accueil pour les pèlerins. Saint Jérôme, qui fut très impressionné par sa forte personnalité, en écrivit la biographie.
Autre biographie:
Femme issue d’une illustre famille de patriciens romains, elle est amie et disciple de Saint-Jérôme. Mariée à un homme qui la trompe et dont elle ne supporte plus le caractère difficile et les excès de débauches, elle décide de divorcer, comme l’y autorise la loi romaine. Cependant, elle enfreint les lois de l’Église lorsqu’elle décide de se remarier alors que son premier époux est encore vivant. Son second compagnon étant décédé, elle se retrouve veuve et commence à regretter son erreur. En guise de pénitence, elle distribue la majeure partie de sa fortune à des œuvres charitables ou à des églises et entreprend la fondation du premier hôpital chrétien d’Occident, qu’elle administre elle-même, tout en prodiguant des soins aux malades et aux déshérités. Après un bref séjour à Bethléem, elle revient à Rome où elle aide un ancien sénateur nommé Pammachius à fonder un nouvel hospice destinés aux pèlerins pauvres et consacre le reste de sa vie au service des autres.




Bienheureux Hesson (+ 1133)
ou Esson. Bénédictin de l'abbaye d'Hirschau dans le Wurtemberg en Allemagne sous saint Guillaume (4 juillet). Il y gérait l'école abbatiale et l'ensemble des biens de l'abbaye. Avec saint Guillaume, il soutint le pape Grégoire VII contre les empiétements de l'empereur allemand Henry IV. En 1085, il fut envoyé comme premier abbé de Beinwil, dans le diocèse de Bâle.



Saint Maurice (3ème s.)
Nous retrouvons là un des récits des massacres que connurent les militaires chrétiens à l'époque des persécutions durant les premiers siècles, qu'ils soient localisés dans le Valais, en Arménie ou à Nicomédie. Déclarés coupables d'insurrection parce qu'ils ne sacrifiaient pas devant la statue de l'empereur, saint Maurice et ses compagnons, furent d'abord soumis aux outrages de la foule, puis enferrés et déchirés par des ongles de fer. Devant leur résistance, le juge les condamna à être conduits dans un endroit marécageux, infesté de moustiques. Mis à nu et couverts de miel, attachés à des poteaux sans pouvoir faire aucun mouvement, ils supportèrent ces morsures et ce supplice pendant dix jours, avant de remettre leur âme à Dieu pour la vie éternelle.



Saint Maxime d'Alexandrie (+ 288)
Evêque d'Alexandrie, il favorisa la célèbre école théologique de cette ville. Il communiqua aux Eglises d'Egypte les décisions du concile d'Ephèse sur la Maternité divine de Marie, en vue de préserver la foi catholique.



Sainte Nicarète (+ 440)
Vierge, elle eût saint Jean Chrysostome comme père spirituel et mit toute sa vie au service des pauvres et de Jésus-Christ. Elle soignait en ayant étudié la richesse des plantes médicinales. Son intense prière était la base même de cet amour de Dieu et de ses frères.



Saints Théodore et Théophane Martyrs de l'iconoclasme (9ème s.)
Ils appartenaient au monastère de Chora à Constantinople. Victimes de la querelle iconoclaste, ils furent d'abord enfermés dans une des forteresses du Bosphore. A quelque temps de là, on grava sur leur front, aux fers rouges, des vers satiriques. Déportés en Bithynie, Théodore y mourûten 842. Théophane put retourner à Constantinople une fois la paix religieuse revenue.

Frère de Saint-Théophane, ils sont tous deux confiés aux moines de la laure Saint-Sabbas, en Palestine, qui se chargent de leur éducation. Devenus adultes, ils s’opposent avec vigueur aux iconoclastes, ce qui leur vaut d’être persécutés par l’empereur Léon l’Arménien. Ils sont alors condamnés à être roué de coups avant d’être envoyés en exil. Lorsque l’empereur décède, ils reviennent brièvement à leur monastère, mais le nouvel empereur, Théophile, ayant décidé d’adopter la même politique que son prédécesseur, les deux frères sont de nouveau persécutés puis exilés. Deux ans plus tard, on leur offre une occasion de débattre avec les iconoclastes en espérant qu’ils changent de point de vue. Ayant refusé, ils sont suppliciés puis emprisonnés. Théodore décède dans son cachot, tandis que Théophane réussit à survivre.




Bienheureux Walton (+ 1156)
Abbé du monastère bénédictin de Wessobrün en Bavière, il y attira beaucoup d'amis et de bienfaiteurs par sa sainteté.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Jean, apôtre et évangéliste

Catholiques d’occident : Jean, apôtre et évangéliste (calendrier romain et ambrosien) ; Eugénie de Cordoue (+923), vierge et martyre (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (18 kiyahk/tahsas) : Translation des reliques de l’apôtre Tite (IVe s. ; Église copte) ; Abba Salama (Frumence, IVs. ; Église éthiopienne)

Luthériens : Jean, évangéliste

Maronites : Étienne, premier martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Étienne, premier martyr et archidiacre ; Théodore Graptos (+844), confesseur, frère de Théophane l’Hymnographe ; Jean Torniche (Xe s.), moine (Église géorgienne)

Syro-occidentaux : Les petits enfants de Bethléem, martyrs

Syro-orientaux : Les petits enfants de Bethléem, martyrs (Église chaldéenne) ; Jean, apôtre et évangéliste (Église malabar)

Vieux Catholiques : Jean, apôtre et évangéliste


Les saints du jour

Publié le 26/12/2008 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Etienne Diacre et premier martyr (+ 35)

Etienne qui porte un nom grec (stephanos, le couronné) apparaît parmi les disciples des apôtres dans la première communauté chrétienne de Jérusalem. Quand des disputes (ce sont les premières mais, hélas pas les dernières dans l'histoire de l'Eglise) s'élèvent au sujet des veuves hellénistes et des veuves juives, on pense tout de suite à lui et il devient le premier des sept diacres chargés du service des tables. Il s'en acquitte à merveille sans pour autant se trouver exclu du service de la Parole. Ce n'est pas en effet pour son service de charité qu'il est arrêté mais bien pour avoir, devant des représentants de la " synagogue des Affranchis ", proclamé avec sagesse l'Evangile de Jésus, le Christ. On le conduit devant le sanhédrin. Il parle. On l'écoute longuement sans l'interrompre. Toute la prédication des apôtres défile dans son discours qui se termine par une vision divine :"Je vois les cieux ouverts et le Fils de l'Homme debout à la droite de Dieu." C'en est trop. On se saisit de lui, on l'entraîne, on le lapide sous les yeux d'un certain Saul. Etienne meurt comme son Maître, pardonnant et s'abandonnant entre les mains du Père. Il est le premier martyr et, de ce grain tombé en terre, le premier fruit sera la conversion de Saul sur le chemin de Damas, pour qui le ciel s'est ouvert aussi. Paul en fut aveuglé parce qu'il n'avait pas encore reçu la grâce du Baptême.
Les Eglises orientales ont fêté Marie, en son mystère d'être la "Theotokos", la Mère de Dieu, la toujours Vierge, le 26 décembre, au lendemain de la Nativité. Elles reportent la célébration de saint Etienne au 27 décembre.


Lecture

Étienne était diacre ; il était appelé au service et il l’a bien rempli sur les traces de son Seigneur. Comme annonciateur du message du Salut, comme fidèle confesseur, comme vrai témoin, et aussi comme celui qui a rendu témoignage à son Seigneur jusqu’à verser son sang, il a assurément accompli le service qui lui avait été confié. Étienne était serviteur au point que Luc a pu utiliser la tradition de son martyre précisément pour expliquer comment s’est répandu l’Évangile dans l’histoire.
Qu’est-ce que cela veut dire pour nous ? Les vrais saints, les grands saints dans l’Église sont ceux qui savent disparaître devant leur service ou alors qui se confondent avec lui, avec ce service que les saints en lieu et place de Dieu rendent à la communauté chrétienne et au monde. C’est ainsi que Jésus a compris sa mission : « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie ».

Rudolph Pesch, La vision d’Étienne

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/12/26/index.html
http://missel.free.fr/Sanctoral/12/26.htm
http://www.magnificat.ca/cal/fran/12-26.htm#etienne
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_(premier_martyr)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/011.htm




Saint Archelaus (+ 278)
Evêque de Cascar en Mésopotamie, il combattit l'hérésie de Manès, le manichéisme.



Bienheureux Daniel (2ème s.)
Moine et cellérier de l'abbaye cistercienne de Villers dans le Brabant belge, il est cité comme bienheureux dans les " catalogues " de son Ordre.



Saint Denys de Rome 25e pape de 260 à 268 (+ 268)
Lorsqu'il devint l'évêque de l'Eglise de Rome, il connut une période de paix. La persécution venait de s'interrompre, qui faisait rage et durant laquelle la communauté chrétienne ne pouvait mener une vie à peu près normale. L'empereur avait été fait prisonnier par les Perses. L'Eglise se vit restituer ses lieux de culte et elle connut ce qu'on appelle "la petite paix de l'Eglise".
A Alexandrie, s'était développée une hérésie concernant le mystère trinitaire et les adversaires firent appel à l'évêque de Rome comme autorité doctrinale.
Saint Denys réunit un concile d'évêques et adresse une longue lettre à l'évêque d'Alexandrie pour fixer la doctrine. Nous en avons un long fragment dans les écrits de saint Athanase, ce qui constitue le texte le plus important sur le dogme de la Trinité dans la période anténicéenne.



Saint Irinarh (+ 1859)
Fils d'un boyard russe de Moldavie, il s'en fut vivre trente ans au Mont-Athos puis gagna la Terre Sainte. Là, avec un de ses disciples, il mena la vie érémitique et construisit sur le Mont Thabor un sanctuaire que les pèlerins visitent encore.



Bienheureuse Marguerite Hohenfels (+ 1150)
Née dans une grande famille princière, les Hohenfels, elle se retira dans le monastère des bénédictines de Bingen sur le Rhin. Elle en fut prieure sous l'abbatiat de la grande mystique sainte Hildegarde de Bingen.



Sainte Marie Vincente Lopez Fondatrice de l'institut des Filles de Marie Immaculée (+ 1890)
Espagnole originaire de la Navarre, elle refusa le mariage que ses parents voulaient lui imposer. A dix-neuf ans, elle se consacra à Dieu et fonda l'institut des Filles de Marie Immaculée pour soutenir les jeunes domestiques dans les difficultés de leur vie de service dans les grandes et riches familles. Elle mourut épuisée par le travail et la maladie. Elle fut canonisée en 1975.

Fille de Joseph-Marie Lopez et de son épouse Nicole de Vicuna, elle voit le jour à Cascante, en Navarre espagnole. Son père exerce la profession d’avocat et elle reçoit une éducation très pieuse. Lorsqu’elle atteint l’âge de 7 ans, ses parents la confient aux soins de sa tante, Eulalie de Riega, qui demeure à Madrid où elle gère un foyer de servantes qu’elle a fondé avec son frère. Vincente étudie dans un pensionnat de religieuses françaises, et malgré son jeune âge elle s’astreint à des pratiques très austères. Lorsque ses parents veulent ensuite la marier, elle refuse catégoriquement, préférant entrer en religion pour se consacrer pleinement au service des jeunes servantes et domestiques. En 1871, elle commence à vivre en communauté et cinq ans plus tard elle reçoit l’habit. Enfin, en 1878, avec l’aide du Père jésuite Hidalgo y Soba, elle fonde la communauté des sœurs du service domestique de Marie Immaculée (qui devientl’Institut des Filles de Marie Immaculée en 1905). Malheureusement, dès l’année suivante elle commence à éprouver de sérieux problèmes de santé. Malgré les nombreux séjours qu’elle effectue dans les Pyrénées pour tenter d’enrayer la maladie, elle décède dix ans plus tard, à l’âge de quarante-trois ans.




Saint Marin (3ème s.)
sénateur romain qui fut arrêté pour sa foi en Jésus-Christ, torturé comme un esclave puis décapité.
Fils d’un sénateur romain converti au christianisme. Sous le règne de l’empereur Numérien, il est arrêté par le préfet Marcien puis soumis à divers supplices dont il ressort indemne. Il est ensuite livré aux bêtes, qui se montrent inoffensives en sa présence, et c’est finalement sous le glaive qu’il consomme son martyre.




Saint Nicodème de Tismana Moine athonite en Roumanie (+ 1404)

Après un long séjour au Mont-Athos, il fut rappelé en Serbie, mais refusa de devenir patriarche de l'Eglise serbe. Il s'enfuit en Roumanie, où il fonda de nombreux monastères qui devinrent plus tard des bastions de la foi chrétienne lors de l'occupation islamique. Sa dernière demeure à Tismana en Roumanie est restée un lieu de pèlerinage très fréquenté.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicod%C3%A8me_de_Tismana
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Ftismana.afcn.ro%2F
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.manastireatismana.ro%2F



Bienheureux Paganus de Lecco Inquisiteur dominicain (+ 1274)
Il reçut l'habit dominicain des mains de saint Dominique lui-même à Padoue. Professeur de théologie et prieur de différents couvents, il fut assassiné par des hérétiques et désormais ses reliques sont vénérées à Côme en Italie.



Saint Philippe Siphong (+ 1940)
A Songk-hong en Thaïlande, où il était catéchiste, il fut martyrisé pour la foi chrétienne avec une villageoise, Lucie Khambang, une religieuse Agnès Philas. Bien d'autres villageois de cette région du nord-est de la Thaïlande, furent également livrés au martyre pendant les troubles politiques de leur pays. Ils furent béatifiés en 1989.




St-Tathan (Meuthin) (VIe siècle)
Neveu de Saint-Samson de Dol, il voit le jour en Irlande puis émigre au Pays de Galles où il s’installe d’abord comme ermite dans le comté de Glamorgan, non loin de l’embouchure de la Severn. Quelques années plus tard, il fonde à Llanfeithin un premier monastère (Llantathan) dont il devient l’abbé puis un second près de Caer-Went, qui est doté d’une école monastique qui accueille, entre autres, le futur Saint-Cadoc.




Saint Théodore le Sacristain (6me s.)
Contemporain de saint Grégoire le Grand qui nous renseigne sur la vie du sacristain, rôle très important, de la basilique Saint-Pierre de Rome.



Saint Zenon (5ème s.)
En Palestine. De sa formation monastique, il avait gardé le goût du travail manuel pour gagner sa vie et de quoi faire l'aumône, ce qu'il continua de faire tout en devenant évêque.



Saint Zozime Pape (41 ème) de 417 à 418 (+ 418)
Pape d'origine grecque, il mena son épiscopat d'une manière autoritaire et assura les primaties dans l'Eglise des Gaules particulièrement pour délimiter les pouvoirs des métropoles d'Arles, Marseille et Narbonne. Il en est de même pour les évêques africains et pour Milan. Voulant donner plus d'autorité à Rome, il l'a en même temps affaiblie car bien des intrigues en sont nées. Sa sainteté n'est pas mise en cause, même si les évêques d'Afrique, à l'époque, disent de lui qu'il n'est "pas de bonne mémoire", un pape "non beatae memoriae."




Les Églises font mémoire…

Anglicans : Étienne, diacre, premier martyr

Catholiques d’occident : Étienne, premier martyr

Coptes et Ethiopiens (17 kiyahk/tahsas) : Luc le Stylite (+979), moine (Église copte-orthodoxe)

Luthériens : Étienne, premier martyr ; Second jour de la Nativité

Maronites : Félicitations à la Vierge Marie

Orthodoxes et gréco-catholiques : Synaxe de la très sainte Mère de Dieu ; Euthyme (+824), patriarche des Serbes, martyr (Église serbe) ; Nicodème de Tismana (+1406), moine (Église roumaine)

Syro-occidentaux : Glorification de la Mère de Dieu

Syro-orientaux : Glorification de la Mère de Dieu

Vieux Catholiques : Étienne, martyr.



Orthodoxes et gréco-catholiques : Synaxe de la très sainte Mère de Dieu



Après avoir offert hier avec les Anges, les Mages et les Bergers notre adoration au Dieu fait homme et né petit-enfant pour notre Salut, il convient de rendre hommage aujourd'hui à Sa Mère, la Toute Sainte Vierge Marie. L'Eglise nous la présente auprès de son enfant dans la grotte, à la fois comme l'instrument choisi et préparé par Dieu dans toutes les générations pour l'accomplissement du grand mystère de Son Incarnation, et aussi comme la «nouvelle Eve», la première et la plus éminente réprésentante du genre humain renouvelé.

Comment l'entendement humain pourrait-il saisir la manière inouïe que Dieu a choisie pour paraître parmi les hommes? Le Fils unique de Dieu, né du Père éternellement sans écoulement ni division, est conçu dans le sein de la Vierge, sans le concours d'un homme, par l'opération du Saint-Esprit, et se soumet volontairement aux lois de la naissance et de la croissance en les renouvelant. Sans sortir de Sa nature, sans cesser de demeurer dans le sein du Père, Il prend sur Lui la nature humaine et devient fils unique de la Vierge, tissant dans ses entrailles la tunique de pourpre de Son corps. Deux naissances: l'une divine et éternelle, l'autre humaine et soumise au temps; mais un seul Fils, le Verbe de Dieu fait homme. Une seule Personne naît d'elle, le Dieu-homme (Théanthropos): sans mère selon Sa nature divine et sans père selon sa nature humaine. Il unit si étroitement ce qui était séparé par un gouffre infranchissable que, sans se confondre, les propriétés de la nature divine et celles de la nature humaine s'échangent en Lui de manière ineffable. Tout comme lorsqu'on plonge dans le feu une pièce de fer, le feu reçoit du fer la solidité et le fer est recouvert de la chaleur et de la lumière du feu, de même ici, la Divinité souffre volontairement la faiblesse de la chair et l'humanité est revêtue de la gloire de Dieu; de sorte qu'on peut célébrer en toute vérité la Très Sainte comme vraiment MERE-DE-DIEU (Théotokos)2. Le petit enfant couché dans la crèche n'est pas en effet un simple homme appelé à recevoir par la suite la grâce divine en récompense de ses vertus, comme les Saints, ou comme les Prophètes, un élu de Dieu, ou encore un homme divinisé (théophore); mais Il est véritablement le Verbe, la seconde Personne de la Sainte Trinité, qui a pris sur Lui l'humanité pour la renouveler, pour la recréer et restaurer en Lui-même l'image de Dieu ternie et déformée par le péché.

Paradis spirituel du «Second Adam», Temple de la Divinité, Pont qui relie la terre au Ciel, Echelle par laquelle Dieu descend sur la terre et l'homme remonte au Ciel, la Mère-de-Dieu est devenue plus vénérable que les Chérubins, les Séraphins et toutes lesPuissances célestes; en abritant le Christ son sein est apparu «plus vaste que le ciel», car il est désormais le Trône de Dieu. Grâce à elle, l'homme est élevé plus haut que les Anges et la gloire de la Divinité resplendit dans le corps. Devant un tel mystère, l'esprit humain, pris de vertige, préfère se prosterner dans le silence et la foi, «car là où Dieu le veut l'ordre de la nature est vaincu»3. Avec Joseph, le Silencieux, éclairé par l'étrange lumière qui brillait dans les ténèbres de la grotte, il contemple la Toute Sainte assise, paisible et radieuse auprès de l'Enfant qu'elle avait elle-même emmailloté et déposé dans la crèche. Aucune trace en elle des douleurs de l'enfantement et de l'abattement qui le suit chez les autres femmes: il convenait en effet que celle qui, vierge dans son âme et dans son corps, n'a pas conçu dans le plaisir, n'enfantât pas non plus dans la douleur. Vierge avant la conception, vierge dans l'enfantement et vierge à jamais après la naissance du Sauveur, elle annonçait ainsi aux femmes la joie et la délivrance de la malédiction portée sur Eve, la première mère, le jour de la transgression (Gen. 3:16). Un nouveau mode d'existence s'ouvre pour la nature humaine: car de même que Dieu a choisi la virginité pour naître corporellement en ce monde, de même c'est par la virginité qu'Il veut apparaître et grandir de manière spirituelle dans l'âme de chaque Chrétien qui suivra dans sa vie le modèle de la conduite de la Mère-de-Dieu.

1. La Synaxe de la Mère de Dieu est probablement la plus ancienne des fêtes mariales (Ve siècle). Elle est devenue par la suite le modèle des autres Synaxes (9 septembre: Sts Joachim et Anne; 7 janvier: St Jean Baptiste; 3 février: St Syméon etc.). On honore le lendemain de la fête le personnage qui a été choisi par Dieu pour servir d'instrument à l'accomplissement de Son dessein.
2. Il est probable que cette fête de la Mère de Dieu a été instaurée pour confondre les Nestoriens, qui lui refusaient le titre de Théotokos, en soutenant qu'elle avait enfanté un simple homme oint (christ) de la grâce de Dieu, comme les autres prophètes et hommes sanctifiés.
3. St Grégoire le Théologien: Discours 38 sur la Nativité.