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Nom du blog :
jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
24.11.2009

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Les saints du jour (vendredi 30 janvier)

Publié le 29/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Sainte Martine Vierge, martyre à Rome (+ 226)

Sainte Martine et Sainte Agnès devant la Vierge par El Greco
Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s´était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l´argent à des oeuvres de miséricorde. L´empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l´arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête; mais, conduite à l´empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles; celui-ci ne l´en fit pas moins conduire au temple d´Apollon. En y entrant, Martine, s´armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l´instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l´idole. L´empereur, irrité, commanda qu´on frappât la vierge à coups de poings et qu´on l´écorchât avec des ongles de fer; Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d´autres qu´une lumière divine renversa et convertit.
Conduite de nouveau devant l´empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s´arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l´huile bouillante; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres. L´empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu´il la crut morte; mais s´apercevant qu´il se trompait: "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés? – J´ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.
L´empereur, informé de ce qui s´était passé, ordonna que Martine fût menée dans l´amphithéâtre afin d´y être exposée aux bêtes; mais un lion, qu´on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d´Alexandre et le dévora. Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps dont on voyait tous les os. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. – Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ." Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l´avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l´instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu´on lui eût fait couper les cheveux. L´empereur la croyait magicienne et s´imaginait que sa force résidait dans sa chevelure. Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu´au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.
P. Giry, Vie des Saints, p. 62-64
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/01/30/index.html
Iconographie de la sainte:
http://santiebeati.it/immagini/?mode=album&album=39150&dispsize=Original



Sainte Aldegonde Abbesse à Maubeuge (+ 684)

Aldegonde, née vers 630 à Cousolre, fille de Walbert et de Bertilie, consacra sa virginité à Dieu, sous l'influence de sa soeur, Waudru qui était abbesse de Mons en Belgique. Ses parents voulaient la marier à un riche Seigneur. Mais elle voulait se consacrer à Dieu. Elle s'enfuit et fonda un ermitage au bord de la Sambre. D'autres jeunes filles vinrent partager sa vie de prière. L'ermitage devint rapidement un important chapitre de chanoinesses, à l'origine du monastère de Maubeuge. Elle reçut maintes visions célestes. Aldegonde mourut le 30 janvier 684.

Autre biographie:
Originaire du Hainaut, elle est la fille de Saint-Walbert et de son épouse Bertille, un couple de la haute noblesse apparenté à la famille royale de France. Elle est également la sœur de Sainte-Waltrude (Vaudru) de Mons (voir notice au 9 avril). Résolue à se consacrer à Dieu, Aldegonde refuse les avances d’un prétendant. Lorsque ses parents décèdent, elle prend le voile et se retire comme ermite dans la région de Maubeuge (Nord).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maubeuge
Elle est bientôt rejointe par plusieurs disciples viennent bientôt se placer sous sa direction, dont deux de ses nièces, Aldetrude et Madelberte. Elle fonde pour elles un monastère dont elle devient l’abbesse. Elle décède d’un cancer du sein (633-684) Sainte-Aldegonde est la protectrice des personnes qui souffrent du cancer. Elle est invoquée pour guérir cette maladie ainsi que pour le soulagement des plaies.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Aldegonde
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_abbesses_de_Maubeuge



Saint Aleaume Fondateur d'un monastère à Burgos (+ 1097)
Il est né à Loudun, dans la Vienne. D'abord soldat, il embrassa la vie monastique à l'abbaye de la Chaise-Dieu en Auvergne puis, à la demande du roi de Castille, il en fonda un nouveau à Burgos en Espagne.

Autre biographie:
Originaire de Loudun (Vienne), il commence sa vie professionnelle comme valet, avant d’embrasser la carrière des armes. Au cours d'un pélerinage à Rome, il a l'occasion d'entendre un prêche de Saint-Robert, l’abbé du monastère de la Chaise-Dieu à Issoire. Très impressionné, il accomplit son voyage comme prévu mais revient à la Chaise-Dieu, où il demande à être admis comme religieux. Sa réputation de sainteté vient à être connue de la reine de Castille, Constance de Bourgogne, qui l’invite en Espagne et fonde pour lui un monastère à Burgos, dont il devient l'abbé (+ 1097)Saint-Aleaume est le patron des majordomes, des servantes, des femmes de ménage et de tout le personnel domestique en général.



Saint Armentaire Evêque de Pavie en Italie (+ 730)
Evêque de Pavie en Italie pendant dix années, il aimait répéter :"La prière est plus efficace et plus puissante qu'un ordre pour obtenir ce que nous demandons." Pour le reste, les "actes" de sa vie sont très silencieux.



Saint Barsimée Evêque d'Edesse (2ème s.)
Troisième vêque d'Édesse (Syrie), il subit le martyre sous l'empereur Trajan. Les détails du récit de sa mort ne sont pas crédibles.



Sainte Bathilde Reine de Neustrie et moniale à Chelles (+ 680)

Statue au Jardin du Luxembourg
ou Bertille.
Célébrée dans les Eglises d'Orient et d'Occident. D'origine anglo-saxonne, elle avait été prise, encore enfant, par des corsaires et revendue comme esclave à Erkinoald. Quand le roi Clovis II, fils du roi Dagobert, fut en âge de se marier, il remarqua cette admirable jeune fille dont la beauté et la douceur l'attiraient. Erkinoald la lui céda et elle devint reine. Elle eut trois fils. Mais son mari, usé par la débauche, mourut à vingt-trois ans. Devenue régente, elle donna toute sa mesure, conseillée par saint Eloi et d'autres évêques. Elle supprima l'esclavage, rendit l'impôt plus équitable et favorisa la vie monastique. Les aléas des conquêtes conduisirent le "maire du palais royal" à l'évincer. Mais Ebroïn l'estimait tout en la trouvant encombrante. Il l'obligea à s'enfermer dans un couvent, à Chelles près de Paris. Elle avait trente et un ans et y resta jusqu'à sa mort à quarante six ans, pardonnant à ses ennemis, se chargeant des besognes les plus basses et se vouant de préférence au soin des malades. Elle présida de façon décisive à l'éclosion du monachisme dans son royaume.
Chaque groupe porte une dénomination tirée de ses origines ou de son implantation, des pratiques ou des actions qui lui sont propres. Pour nous, la grande affaire et le titre suprême consistaient à être chrétiens et à en porter le nom.
Saint Basile le Grand, que les Eglises d’Orient fêtent aujourd’hui.

Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/www/popup-saints.php?language=FR&id=1602&fd=0
http://missel.free.fr/Sanctoral/01/30.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Bathilde



Saint Hippolyte Prêtre d'Antioche (3ème s.)
Prêtre d'Antioche qui refusa de se laisser entraîner dans le schisme de Novat. Il voulut rester fidèle à l'Eglise de Pierre et de Paul. Reconnu comme chrétien durant la persécution de l'empereur Dèce, il fut égorgé pour sa foi en Jésus-Christ.



Sainte Jacinthe Religieuse à Viterbe (+ 1640)

ou Hyacinthe.
Originaire de la province du Latium, en Italie, elle était fantasque et frivole. Son père, le seigneur de Mariscotti, estima qu'elle devait être religieuse et la fit entrer de force chez les franciscaines de Viterbe. Pendant dix ans, elle scandalisa les soeurs de la communauté par ses mondanités et les visites qu'elle recevait. Mais comme elle était imposée par le seigneur de Mariscotti, on tolérait toutes ses insoumissions, jusqu'au jour où elle tomba malade. Elle eut alors le temps de réfléchir et de revenir sur elle-même. Elle décida de devenir une bonne religieuse. Elle connut alors une deuxième rechute et cette nouvelle maladie la conduisit à vivre les vingt-cinq dernières années de sa vie dans la sainteté et les grâces mystiques.

Autre biographie:
Clarisse est la fille de Marc-Antoine de Mariscotti et de son épouse Octavie, un couple de nobles italiens, elle voit le jour à Vignarello. Éduquée au couvent franciscain Saint-Bernardin de Viterbe, elle y demeure par la suite, mais sans réelle conviction. Après être rentrée brièvement au foyer familial, elle fait une nouvelle tentative et rejoint les religieuses de Saint-Bernardin sous le nom de Hyacinthe. Mais le cœur n’y est toujours pas, et elle se languit de la vie luxueuse et facile des personnes de son rang, allant même jusqu’à profiter de la fortune familiale pour bénéficier d’un confort dont sont privées ses compagnes. Dix ans plus tard, elle tombe gravement malade et son confesseur en profite pour l’exhorter à changer de vie. Convaincue, elle s’abîme dès lors dans de sévères austérités, bien déterminée à expier ses erreurs passées. Elle devient plus tard maîtresse des novices et acquiert bientôt une grande renommée dans toute la ville de Viterbe. De nombreux miracles lui sont attribués.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Giacinta_Marescotti
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F31150



Saint Jean Yi Martyr à Taygu en Corée (+ 1867)
Jean-Baptiste Yi Kwangnyol menait une véritable vie religieuse communautaire avec quelques autres jeunes chrétiens, visitant les malades et aidant les pauvres. Reconnu comme chrétien, il fut décapité. Il fut canonisé avec 102 martyrs, par le pape Jean-Paul II à Séoul le 6 mais 1984.



Les Trois Docteurs

Les Eglises d'Orient réunissent en une même célébration les trois saints "hiérarques" docteurs de l'Eglise : Basile le Grand, Grégoire le théologien et Jean Chrysostome.
Leur mémoire est également célébrée, pour chacun individuellement, à des dates différentes selon l'Orient ou l'Occident.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv30.html



Saint Matthias Evêque de Jérusalem (2ème s.)
Il était d'origine juive. Il devait beaucoup se déplacer pour rejoindre ses petites communautés chrétiennes dispersées dans tout le pays.



Saint Mutien Marie Wiaux Frère des Ecoles Chrétiennes (+ 1917)

Il était originaire de Mellet en Belgique où son père était forgeron. Devenu frère des Ecoles Chrétiennes, il fut un grand éducateur pendant cinquante ans, avec patience, humilité et respect de la personnalité spirituelle de ses élèves. Il mourut au collège Saint Berthuin de Malonne et fut béatifié en octobre 1977 puis canonisé en 1989 par Jean-Paul II.
Site Internet du Vatican: Canonisation le 10 décembre 1989 de Mutien Marie Wiaux, F.S.C. (1841-1917)
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19891210_muziano_wiaux_fr.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Joseph_Wiaux
http://users.swing.be/sw323188/sanctuaireMM.htm
http://isbm.be/mutien.htm



Saint Pierre de Bulgarie Fils et successeur du roi Syméon le Guerrier (11ème s.)
Fils et successeur du roi Syméon le Guerrier, saint Pierre fut un homme humble et pacifique, tout en contraste de son père qui marqua son règne de guerres continuelles. Marié à la fille de l'empereur de Constantinople, il connut un long règne de réconciliation avec Byzance. Il aimait s'entourer des conseils de saint Jean de Rila. Malheureusement son royaume vit naître l'hérésie des Bogomiles, dérivée du manichéisme. Le nord de son royaume fut envahi par le prince de Kiev. Pour ramener la paix, il préféra renoncer à son trône. Il prit l'habit monastique et il mourut l'année suivante, en consacrant à Dieu seul ses derniers jours.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ier_de_Bulgarie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Bulgarie



Sainte Savine Pieuse veuve de Lodi en Italie du nord (+ 311)
Pieuse veuve de Lodi en Italie du nord, dont saint Charles Borromée, évêque de Milan, pensait avoir retrouvé les reliques douze siècles plus tard.
Veuve très pieuse demeurant à Milan, elle consacre une grande partie de son temps à soulager les prisonniers chrétiens. Durant la persécution de Dioclétien, elle est arrêtée alors qu’elle est en train de prier sur la tombe des saints Nabor et Félix.
http://aubetdh.free.fr/saintesavine/eglise/001.htm



Saint Sébastien Valfré Oratorien (+ 1710)
Prêtre de l'Oratoire de saint Philippe Néri, il passa toute sa vie à Turin, directeur spirituel très sollicité. Il aimait visiter les prisonniers et les infirmes. Sa grande capacité d'amitié lui fit conduire beaucoup de juifs à la foi en Jésus-Christ. Il fut béatifié en août 1834.

'Le père qui avait le paradis dans ses yeux'



Saint Théodore de Mytilène Père de famille dans l'île de Lesbos (+ 1784)
Paisible père de famille dans l'île de Lesbos, il renia sa foi chrétienne un jour de colère et se fit musulman. Pris de repentir, il s'en alla au Mont-Athos pour se faire pardonner cette apostasie. Mais afin que son reniement ne soit pas un exemple, il revint dans son village, et devant les juges, il rendit sa foi au Christ. Arrêté et jugé, il fut condamné à être pendu. Il se passa lui-même la corde au cou, sur la place publique, montant sur la pierre qui servait d'échafaud et, après avoir demandé pardon à tous les chrétiens qui l'entouraient, il se laissa glisser dans le vide et rendit ainsi à Dieu son âme purifiée.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lesbos



Saint Théophile le Jeune Gouverneur militaire en Asie Mineure (+ 792)
Gouverneur militaire en Asie Mineure, il fut chargé de diriger une expédition navale contre les Sarrasins qui menaçaient l'empire. Lors de cette bataille, les deux autres navires amiraux l'abandonnèrent, le livrant ainsi à l'ennemi. Capturé, il fut gardé prisonnier quatre années, à l'issue desquelles il fut décapité, durant une fête musulmane, pour avoir refusé de renier le Christ.



Sainte Thiatilde (9ème s.)
Abbesse du monastère de Freckenhorsten en Westphalie



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Charles (+1649), roi et martyr

Coptes et Ethiopiens (21 tubah/terr) : Mort/Dormition de la Vierge Mère de Dieu (Église copte orthodoxe et éthiopienne) ; Consécration de la première église dédiée à la Vierge (Église copte catholique)

Luthériens : Xavier Marnitz (+1919) témoin jusqu’au sang en Lettonie

Orthodoxes et gréco-catholiques : Hippolyte (IIIe s.), prêtre de Rome, hiéromartyr ; Synaxe des trois saints Hiérarques (Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome).

Les saints du jour (jeudi 29 janvier)

Publié le 28/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Gildas Abbé en Bretagne (+ 570)

Ce noble breton voit le jour en Ecosse vers la fin du 5ème siècle, l'année où les Bretons romanisés battent les Saxons envahisseurs. D'après nombre d'hagiographes, il aurait étudié dans un monastère du pays de Galles, sous la direction d'un disciple de saint Germain l'Auxerrois. Ordonné prêtre en 518, cet apôtre, surnommé "le sage", convertit d'abord ses compatriotes par une éloquence sacrée aussi simple qu'efficace. Avec le même succès, il passe en Irlande (saint Colomban d'ailleurs lui rendra hommage) pour aboutir en Armorique, la petite Bretagne continentale. D'abord installé dans l'île d'Houat, il va vivre en ermite dans la presqu'île de Rhuys qui ferme, au sud, le golfe du Morbihan. Il y fondera une abbaye qui porte aujourd'hui son nom et où on l'honore toujours. Abélard, le savant théologien du Moyen Age, en sera l'abbé au XIIème s. Troublé par l'effondrement de la civilisation romaine sous les coups successifs des envahisseurs saxons, il écrit :"De la ruine de la Bretagne" ouvrage qui connaîtra un grand succès durant tout le haut Moyen Age.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Gildas
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.maryjones.us%2Fctexts%2Fgildas06.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Gildas_de_Rhuys



Saint Abib Martyr de Samosate en Mésopotamie (4ème s.)
ou Habib et les martyrs de Samosate en Mésopotamie : Hyperéchios, Philothée, Jacques, Julien, Romain et Parégorios. Durant la campagne contre les Perses, ils furent arrêtés, car les chrétiens étaient suspectés de connivence avec les ennemis des Romains. L'empereur Maximien ordonna qu'ils soient tous crucifiés.



Bienheureuse Agnès de Bagno Soeur camaldule en Toscane, à Bagno de Romagne (+ v. 1105)
Elle fut, sans aucun doute, une bonne religieuse puisque son culte fut confirmé en 1823, à la demande de son Ordre. Ses reliques se trouvent encore au village de Pereto.



Saint Aphraate le Perse A Antioche (4ème s.)
Il vint de son pays pour se faire baptiser à Edesse puis il s'en fut jusqu'à Antioche dont la communauté chrétienne était divisée par l'hérésie d'Arius. Il s'installa non loin de la ville, mais par son rayonnement et son autorité spirituelle, il ramena bien des fidèles à la foi orthodoxe.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv29.html



Saint Aquilin de Milan (584, 650, 784, voire 1015, selon les sources)
Prêtre d’origine bavaroise, il passe quelque temps à Cologne avant de se rendre à Paris, à Pavie, et enfin à Milan, où il devient prédicateur. Particulièrement voué à la conversion des ariens, il est assassiné par l’un d’entre eux, un jour qu’il était en train de prier dans l’église Ambrosienne. La date de sa mort est difficile à établir.




Saint Arnoul Martyr en Flandres (8ème s.)
Originaire de Cysoing dans les Flandres, au diocèse de Tournai, il a bel et bien existé. Il était soldat et fut martyrisé parce qu'il était soldat. Mais, en dehors de cette certitude, sa vie est assez légendaire. Ce qui n'empêche pas le martyrologe romain de le mentionner à cette date.



Saint Barsimée Evêque d'Edesse (2ème s.)
Il avait aidé les saints Sarbel et Barbée. Arrêté à son tour, battu de verges, jeté en prison, il fut libéré grâce à l'édit de tolérance qu'avait publié l'empereur Trajan. Il put ainsi devenir évêque d'Edesse et vivre en paix jusqu'à sa mort.



Saint Constance Evêque de Pérouse en Italie (+ 180)
Evêque de Pérouse en Italie, non loin d'Assise, il sera emprisonné pour sa foi chrétienne. Il convertit ses gardiens qui le libérèrent et, de cette façon, il put compléter leur instruction chrétienne.



Saint Dimitrios de Chios Martyr à Chios (+ 1802)
Il quitta son île natale pour s'installer à Constantinople chez son frère aîné qui était négociant. Ce qui ne dura qu'un temps. Chassé par lui, il voulut soutirer quelques créances qu'un riche turc devait à son frère. Reçu par la jeune fille de la maison, il succomba à ses charmes et renia sa foi chrétienne. Quand sa conscience s'éveilla quelques mois plus tard, il hésita d'abord à confesser son apostasie et à affirmer sa foi en Jésus-Christ. Après vingt jours d'hésitation, il se rendit devant le juge, jeta à terre son turban et se déclara chrétien. Jeté en prison, soumis à la torture durant son interrogatoire et tenté par les cajoleries de la jeune fille, il maintint sa décision, s'agenouilla calmement devant le billot et inclina sa tête sous le glaive du bourreau.



Saint Laurent de Kiev Evêque de Tourov (+ 1194)
Il commença sa vie monastique dans les grottes de la laure de Kiev, mais comme on n'y voulait plus de reclus, il se retira dans un autre monastère. Par la suite, il devint évêque de Tourov et c'est là qu'il s'endormit dans la paix du Seigneur.



Saint Papias et Saint Maur Soldats de l'armée romaine (3ème s.)
Tous deux étaient soldats dans l'armée romaine et plutôt que de brûler l'encens devant la statue de l'empereur en signe d'allégeance militaire, ils préférèrent suivre le Christ. Ils furent livrés au martyre, à Rome, sur la via Nomentana.



Saint Sarbel et sa soeur sainte Barbée (2ème s.)
Sarbel était prêtre païen à Edesse en Syrie. Il consentit à perdre tous les profits qu'il retirait des richesses de son culte et de son temple pour obtenir la richesse du Christ au prix de son martyre.

Autre biographie:
Prêtre païen à Édesse, il est converti puis baptisé par l’évêque Barsimée, juste au moment où débute la persécution de Trajan. Arrêté, il subit plusieurs tourments avant d’être décapité. Sa sœur Barbée, qui avait assisté à la scène, vient ensuite se recueillir sur la dépouisse de son frère et confesse sa foi, ce qui lui vaut d’être exécutée sur le champ.



Sainte Savine Soeur de saint Savinien (+ 313)
Elle était la soeur de saint Savinien dont nous parlons ce même jour. C'est en revenant de Rome qu'elle apprit le martyre de son frère. Elle se rendit sur sa tombe et c'est là qu'elle mourut en rendant grâce à Dieu, selon le récit d'un antique martyrologe du diocèse de Troyes.

Un internaute nous écrit: "Il y a un vitrail à son effigie dans la cathédrale de Troyes. Et une commune de l'agglomération troyenne porte son nom. L'église de Sainte-Savine conserve notamment le sarcophage de Ragnégisile, évêque de Troyes du VIIè siècle, qui fit rechercher les reliques de la sainte."



Saint Savinien Martyr à Rilly, près de Troyes en Champagne (+ 275)
Martyr à Rilly, près de Troyes en Champagne, à l'époque des persécutions de l'empereur Aurélien. Il était grec, originaire de Samos, selon la tradition. Jeté en prison, il convertit plusieurs de ses gardiens qui devinrent aussi des témoins de la foi par leur martyre. Après eux, Savinien fut mis à nu pour qu'aucune partie de son corps n'échappe aux coups des grosses cordes qui le déchiquetaient. Et comme il résistait toujours, le juge le couronna d'un casque rougi au feu, puis le fit décapiter.

Autre biographie:
Originaire de l’île de Samos (Grèce), il est le fils d’un couple païen et le frère de Sainte-Sabine. Après avoir découvert le christianisme dans le cadre de ses études, il est bientôt conquis et envisage sérieusement de se convertir. Cependant, craignant la colère de son père, il quitte son pays pour se rendre en Gaule. Arrivé à Troyes, il est accueilli par Saint-Patrocle, qui lui administre ensuite le baptême. Savinien se consacre ensuite à la prédication et réussit à opérer de nombreuses conversions. Mais lorsque l’empereur Aurélien arrive dans la région au cours d’une tournée qu’il effectue dans le pays, il arrête Savinien à Rilly et le soumet à divers supplices avec de le décapiter.



Saint Sulpice évêque (+ 591)
Sulpice Severi est issu des premiers sénateur des Gaules, il fut élu après la mort de Rémy en l'an 584 à la recommandation du Roi Gontran. Il assista au second concile de Mâcon en l'an 585 et à celui d'Auvergne en 586. Il mourut en 591 et fut inhumé en l'église de Saint Julien puis ses restes transférés en celle de Saint Ursin le 29 janvier, date retenue pour sa fête.
Il ne doit pas être confondu avec saint Sulpice Sévère, qui figura quelques siècles dans le martyrologe romain.
Voir aussi sur le site internet du diocèse de Bourges:
Les Archevêques de Bourges du IIIème siècle au IXème siècle.
http://catholique-bourges.cef.fr/histoire/archeveques/arch1/sulpice1.htm



Saint Sulpice Sévère Disciple de saint Martin (+ 410)
Originaire d'Agen en Aquitaine, il exerça d'abord la profession d'avocat. A la mort de sa jeune épouse, (d'aucuns disent même avant) il prit l'habit monastique, sur les conseils de saint Martin de Tours, dont plus tard il écrira la vie, qui est le document historique le plus authentique sur le "convertisseur de la Gaule". Sa belle-mère lui fit don d'un petit domaine non loin de Carcassonne. Il y passera le reste de sa vie, écrivant de nombreux ouvrages, correspondant avec saint Jérôme, saint Paulin de Nole et bien d'autres personnages célèbres.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sulpice-S%C3%A9v%C3%A8re



Saints Vincent et Domnin Evêques (4ème s.)

Saint Domnin évêque 364-380. Saint Vincent évêque 380-394
Saint Domnin et saint Vincent de Digne, premiers évêques de Digne. Ils étaient berbères d'Afrique du Nord et faisaient partie avec saint Marcellin d'une des premières équipes missionnaires envoyées pour évangéliser la Provence.
"Les fondateurs du diocèse de Digne ont été saint Vincent et saint Domnin."
(source: diocèse de Digne, Riez et Sisteron)
http://catho04.cef.fr/decouvrir/histoire/r2/r3/histoire-1.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Vincent_de_Digne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_saints_chr%C3%A9tiens_d%27Afrique_du_Nord



Les Églises font mémoire...

Coptes et Ethiopiens (20 tubah/terr) : Prochore (1er s.), un des 72 disciples (Église copte)

Luthériens : Théophile Wurm (+1953), évêque dans le Württemberg

Maronites : Hippolyte (IIIe s.), prêtre et martyr ; Pallade (IV-Ve s.), anachorète

Orthodoxes et gréco-catholiques : Translation des reliques d’Ignace le Théophore (+ env. 115), hiéromartyr ; Damascène de Gabrovo (+1771), néomartyr (Église serbe)

Syro-orientaux : François de Sales (+1622), évêque (Église malabar)

Les saints du jour

Publié le 28/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Les saints du jour
Saint Thomas d’Aquin, le docteur angélique
Retable de Carlo Crivelli (1494)

Saint Thomas d'Aquin Frère prêcheur, docteur de l'Eglise (+ 1274)

Né dans une noble famille napolitaine, élevé à l'abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas choisit cependant, à 19 ans, d'entrer chez les Frères Prêcheurs. Ce n'est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer. L'ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n'avait pas bonne presse dans l'aristocratie. Au bout d'un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation. On l'envoie à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante Université. Il a comme professeur saint Albert le Grand. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l'intelligence de l'homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Saint Thomas retient la leçon. Devenu professeur, il s'attelle à un gigantesque travail pour la mettre en oeuvre. Connaissant très bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition patristique chrétienne, il élabore une pensée originale, qu'il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la "Somme Théologique". Comme professeur, il doit aussi soutenir de véhémentes controverses avec des intellectuels chevronnés. Il voyage aussi à la demande des Papes. Mais c'est l'étude qui a toute sa faveur : à la possession de "Paris la grande ville", il dit préférer "le texte correct des homélies de saint Jean Chrysostome sur l'évangile de saint Matthieu. Il meurt sur la route, en chemin vers Lyon où il devait participer au grand concile de 1274.


Lecture

La doctrine sacrée utilise aussi la raison humaine, non point certes pour prouver la foi, ce qui serait en abolir le mérite, mais pour mettre en lumière certaines autres choses que cette doctrine enseigne. Donc, puisque la grâce ne détruit pas la nature, mais la parfait, c’est un devoir, pour la raison naturelle, de servir la foi, tout comme l’inclination naturelle de la volonté obéit à la charité. Aussi l’Apôtre dit-il (2Co 10,5) : »Nous assujettissons toute pensée pour la faire obéir au Christ »
(Thomas d’Aquin d’après la Somme théologique).

Voir aussi:
http://jesusmarie.free.fr/thomas_d_aquin.html
http://missel.free.fr/Sanctoral/01/28.php
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/03/07/index.html
http://www.levangileauquotidien.org/www/popup-saints.php?language=FR&id=13487&fd=0
http://www.magnificat.ca/cal/fran/03-07.htm#aquin
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/thomas/003.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_d'Aquin
http://www.universitethomiste.com/
http://docteurangelique.free.fr/
http://www.thomas-d-aquin.com/
http://www.revuethomiste.dominicains.com/



Saint Valère Evêque de Saragosse (+ 315)
Il fut condamné à la déportation en Aragon, ce dont il mourut dix ans plus tard, martyr de la foi.


Sainte Agathe Lin et ses compagnons, Jérôme Lou et Laurent Ouang, martyrs (+ 1858)
Institutrice chinoise, elle fut décapitée pour la foi à Mao-keou le 28 janvier avec Jérôme Lou-Tin-Mey et Laurent Ouang-Ping, qui étaient des catéchistes.



Saint Amédée Evêque de Lausanne (+ 1158)
Formé à Clairvaux sous la direction personnelle de saint Bernard, il fut appelé à diriger les moines de l'abbaye de Hautecombe en Savoie. Elu évêque de Lausanne, il regarda comme deux oeuvres capitales de son ministère l'éducation de la jeunesse et la formation d'un clergé fervent et éclairé.
Amédée de Lausanne est fêté à Chambéry (mémoire obligatoire), en Maurienne et en Tarentaise (mémoire facultative) le 30 août, à Annecy le 1er septembre.

Un internaute nous écrit:
"Amédée de Clermont est né à Chatte dans le Dauphiné. Il partit à 18 ans avec son père veuf à Clairvaux. La paroisse de Catte (38) est jumelée avec la paroisse catholique de Lausanne. Le château des Clermont existe encore mais en mauvais état. Il est appelé 'Chateau des Pauvres' car la famille de Clermont nourissait tous les pauvres autour. Les reliques de St Amédée ont été données à l'Evéché de Fribourg après la transformation de la Cathédrale de Lausanne en temple protestant."

Autre biographie:
Fils du seigneur de Hauterive, le bienheureux Amédée de Clermont, et de son épouse Adélaïde d'Albon. Éduqué successivement aux monastères de Bonnevaux et de Cluny, il est ensuite envoyé à la cour de l'empereur d'Allemagne Henri V. En 1124, il revient en France pour entrer au monastère de Clairvaux sous la direction de Saint-Bernard. En 1135, il est choisi pour devenir abbé de Hautecombe (Savoie) et cinq ans plus tard il est nommé évêque de Lausanne.



Bienheureux Barthélémy Moine bénédictin camaldule (+ 1224)
Originaire de Pise, il reçut le surnom de Aiutamicristo, ce qui signifie « Christ viens à mon aide », prière qu'il répétait sans cesse. Frère laîc, au monastère de Saint-Fernand dans sa ville natale, il vécut simplement sa vie religieuse jusqu'aux grâces mystiques. Son culte fut approuvé en 1857.



Saint Callinique (+ vers 250)
Prêtre païen à Césarée, en Bithynie. Durant la persécution de Dèce, il est témoin du martyre d'un citoyen nommé Leuce puis d'un athlète nommé Thyrse. Plusieurs événements prodigieux s'étant produits à cette occasion, il décide de se convertir à son tour, ce qui lui vaut d'être décapité (+ vers 250)



Bienheureux Charlemagne Empereur d'Occident (+ 814)

Frédéric Ier, surnommé Barberousse, empereur germanique, fit canoniser Charlemagne en 1165, par un anti-pape qu'il soutenait. Beaucoup de diocèses du nord de la France le mirent à leur calendrier et en 1661, l'Université de Paris le choisit pour patron. Actuellement, Aix-la-Chapelle en Allemagne, fait vénérer ses reliques, mais l'Eglise a retiré de son calendrier l'empereur qui convertit les Saxons par l'épée plutôt que par la prédication pacifique de l'Evangile.
Le titre de bienheureux a été toléré par le pape Benoît XIV.

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/01/28/index.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charlemagne
http://francehistoire.free.fr/moyen/charlemagne.html
http://dvole.free.fr/quierzy/



Saint Émilien de Trévi Évêque de Trévi (+ 302)
Martyr sous le règne de Dioclétien



Saint Ephrem de Kiev Fils adoptif du prince Ijislav (+ 1096)
Il se rendit auprès de saint Antoine de Kiev pour devenir moine de la laure des Grottes. Ses pèlerinages à Constantinople et au Mont Athos lui permirent de transmettre les usages grecs au monastère des bords du Dniepr.



Saint Ephrem de Novotorjk Fondateur d'un petit monastère sur les bords de la Tversta (+ 1053)
D'origine hongroise, il s'en vint en Russie au service d'un boïard de la famille des saints Boris et Gleb. Puis il fonda un petit monastère sur les bords de la Tversta où il mourut en paix.



Saint Ephrem le Syrien Diacre et Docteur de l'Eglise (+ 373)

On appelait ce mystique: "la harpe du Saint-Esprit."
Né à Nisibe (Nesaybin actuellement en Turquie) dans la province romaine de Mésopotamie, il fut chassé de la maison par son père, païen intolérant, pour ses "fréquentations chrétiennes". Accueilli par l'évêque du lieu dont il devint le fils spirituel selon l'historien saint Grégoire de Tours, il se convertit au christianisme à l'âge de 18 ans.
Ordonné diacre, il voulut le rester par humilité. Il fonda à Nisibe une école théologique de grand rayonnement. Mais à cause de l'invasion perse qui a envahi cette région, il préféra franchir la frontière et s'installer, avec son école, à Edesse dans l'empire romain. Il fut un grand défenseur de la doctrine christologique et trinitaire dans l'Eglise syrienne d'Antioche. Il composa de nombreux ouvrages, commenta toute la Bible, écrit des poèmes qui remplacèrent les chants des fêtes populaires et répondaient aux chansons des hérétiques qui répandaient ainsi leurs thèses erronées.
"Dimanche et fête, évoque un compatriote, il se tenait au milieu des vierges et les accompagnait de sa harpe. Toute la ville alors se réunissait autour de lui."
Ses hymnes inaugurèrent la pratique du chant liturgique. Il est d'ailleurs considéré comme l'un des plus grands poètes de langue syriaque.
Le 28 novembre 2007, lors de sa catéchèse des audiences générales consacrée aux Pères de l'Eglise, Benoît XVI a tracé un portrait d'Ephrem le Syrien, le plus grand poète de l'époque patristique. Le Saint-Père a choisi de présenter saint Ephrem comme exemple de cette diversité des expressions culturelles du christianisme. Né en 306 à Nysibis et mort à Edesse en 373, il développa dans la poésie sa vocation théologienne. "La poésie -a déclaré Benoît XVI- lui permit d'approfondir sa réflexion théologique au travers des paradoxes et des images". Il donna à ses poèmes et hymnes liturgiques "un caractère didactique et catéchistique...destiné à mieux diffuser la doctrine de l'Eglise lors des fêtes liturgiques".
Benoît XVI a ensuite rappelé la réflexion d'Ephrem sur le Créateur: Dans la création rien n'est isolé et avec l'Ecriture le monde est une Bible. En usant mal sa liberté, l'homme perturbe l'ordre du cosmos". La présence de Jésus dans le sein de Marie, a ajouté le Pape, "le porta à considérer la grande dignité de la femme... dont il parlait avec sensibilité et respect. Pour Ephrem, il n'y a pas de rédemption sans Jésus et pas d'incarnation sans Marie. La dimension humaine et divine du mystère de la rédemption se trouve déjà dans l'Ecriture".
Honoré du titre de Cithare de l'Esprit, saint Ephrem fut toute sa vie diacre, "un choix emblématique car il voulut servir, dans les offices liturgiques comme dans l'amour du Christ qu'il chantait... mais aussi dans la charité envers les frères qu'il ouvrait avec grande maîtrise à la connaissance de la Révélation".
(Source VIS 071128 - 400)

Lecture

Fais-moi revenir à tes enseignements, Seigneur : je voulais m’en détourner, mais je me suis aperçu de mon appauvrissement. Mon âme ne tire aucun bénéfice, en effet, en dehors du temps que je passe à converser avec toi.
Chaque fois que j’ai porté sur toi ma méditation, c’est un véritable trésor que j’ai reçu de toi ; quel que fût l’objet de ma contemplation de toi, Seigneur, un fleuve jaillissait de ton sein ; pas moyen pour moi de le contenir.
Ta source, Seigneur, est cachée aux yeux de celui qui de toi n’est pas assoiffé, ton trésor semble vide pour celui qui te repousse.
Amour est le trésor de tes réserves célestes (Ephrem, Hymnes sur la foi 32).

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv28.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ephrem_le_Syrien
http://www.cerclesyriaque.fr/
http://www.patristique.org/



Bienheureuse Gentile Giusti Epouse d'un tailleur de Ravenne (+ 1530)

ou Gentilis Pianella.
Née à Ravenne en 1471, vers 1496, elle épouse un tailleur vénitien, surnommé Pianella, de leur union sont nés deux fils, l'un est mort à six ans, l'autre, Leone, est devenu un prêtre et décédé deux ans avant la mère en 1528. Elle reçut de mauvais traitement de son mari et, devenue veuve, se consacra au soin des malades au cours de l'épidémis de peste qui sévit à Ravenne et au rétablissement de la paix dans les familles séparées par des différends internes.
Voir sur le site Beata Gentile Giusti.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F31100



Saint Glastien Évêque en Écosse (+ 830)



Saint Isaac Docteur de la vie mystique et évêque de Ninive (7ème s.)
Abba Isaac, docteur de la vie mystique et évêque de Ninive, serait né dans une région proche de l'Inde. S'étant retiré de son ministère épiscopal, il gagna les montagnes du Kurdistan, loin du monde et près de Dieu, embrassant la vie hésychaste et le silence :"Efforce-toi d'entrer dans la chambre du trésor de ton coeur, disait-il, et tu verras le trésor du ciel". Avec le livre de saint Climaque "l'Echelle", ses écrits sont re-devenus, dans ces dernières années, le guide des âmes orthodoxes qui veulent marcher dans le sens de l'union à Dieu.



Saint Jacques l'Ermite Ermite au pied du Mont-Carmel (6ème s.)
Depuis quinze ans, il vivait en ermite au pied du Mont-Carmel. Le bruit de ses miracles s'était répandu. Un jour un homme lui amena sa fille possédée du démon. L'ermite l'exorcisa et la guérit. Le père repartit laissant pour quelque temps encore auprès de l'ermite, son fils et sa fille. L'ermite en profita pour séduire la jeune fille. Mais il s'affola quand il la vit enceinte, il la tua ainsi que son frère, cacha les corps et s'enfuit épouvanté. Il errait dans le désert, se croyant damné, quand il rencontra un vieil anachorète qui lui fit comprendre que la miséricorde divine et les mérites du Christ sont plus grands que les plus grands péchés des hommes. Notre ermite pour expier sa faute s'enferma dans un sépulcre abandonné, se confiant en la bonté de Dieu, jusqu'à sa mort dix ans plus tard.



Saint Jean de Réomé Ermite dans l'Auxois (+ 539)
Jean de Réomé est né à Dijon, capitale de la Bourgogne. Il choisit d'abord la vie érémitique dans le pays de l'Auxois en Bourgogne, dans un endroit désert, demandant conseil auprès des monastères de la région. Des disciples vinrent à lui, ce pourquoi il s'en fut incognito au monastère de Lérins, après leur avoir fondé un monastère, mais à la demande de l'évêque, il revint à Réomé, introduisant dans le monastère qu'il avait fondé la règle monastique de Saint Macaire. Réomé devint Moutiers-Saint Jean. 21500 dans le département de la Côte d'Or. Il fut l'un des pionniers de la vie monastique en Occident.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moutiers-Saint-Jean



Saint Joseph Freinademetz Missionnaire en Chine (+ 1908)

Missionnaire du Verbe Divin en Chine, il comprend l'importance des laïcs, en particulier des catéchistes. Il a consacré une grande partie de ses forces à leur formation et à un manuel catéchétique en langue chinoise. En même temps, il investit un grand effort dans la préparation spirituelle et la formation permanente des prêtres chinois et des missionnaires. Sa vie est caractérisée par l'effort de se faire un chinois parmi les chinois...
Canonisé par Jean-Paul II le 5 octobre 2003.
(site du Vatican)
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20031005_freinademetz_fr.html

"L'amour est le seul langage que tous les peuples comprennent"

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Freinademetz
http://translate.google.com/translate?u=http://saints.sqpn.com/saintjfb.htm&langpair=en%7Cfr
http://www.fides.org/fra/santi/santi3a_051003.html



Saint Julien de Burgos Evêque de Cuenca (+ 1207)
Il naquit à Burgos en Espagne et sa naissance longtemps désirée par ses parents fut considérée comme un signe providentiel. Devenu moine, il fut vite remarqué par sa vertu et ses prédications. Ce pourquoi il fut élu évêque de Cuença récemment libérée des Maures. Il y fut honoré comme un saint si grande avait été sa charité pour les pauvres.
Un internaute nous précise:
Il s'occupait de tous les pauvres de son diocèse: chrétiens, juifs ou musulmans.
Il plaçait devant sa porte des paniers remplis de victuailles à disposition des pauvres qui pouvaient ainsi se servir sans avoir à le remercier.



Saint Julien Maunoir Jésuite missionnaire en Bretagne (1606 - 1683)

Né en Bretagne, en Ille et Vilaine, il entra dans la Compagnie de Jésus. Il voulait partir dans les missions canadiennes mais ses supérieurs en jugèrent autrement. Pendant quarante-deux ans, après avoir appris la langue bretonne pour être plus proche des populations paysannes, il évangélisa les Côtes d'Armor , le Trégor et le Léon. Il mourut à Plévin -22340, épuisé par ces voyages apostoliques incessants. Il fut béatifié en 1951.

Voir aussi:
(Bienheureux) Fils d'une modeste famille pieuse demeurant à Saint-Georges de Reintembault (Ille-et-Vilaine),
http://www.infobretagne.com/saint-georges-de-reintembault.htm
il fréquente successivement le collège Jésuite de Rennes, le noviciat Saint-Germain de Paris (où il fait la connaissance de Saint-Isaac Jogues), le collège de La Flèche (Sarthe) et enfin celui de Quimper. En 1625, il rejoint la Compagnie de Jésus et demande à être envoyé comme missionnaire au Canada, mais il c’est en Bretagne que se déroulera son apostolat. Sa connaissance de la langue bretonne et son habileté à utiliser des moyens simples pour expliquer la foi lui permettent de remporter des succès importants dans l'évangélisation de la région. À partir de 1651, il est assisté par un groupe de prêtres, les Missionnaires bretons. Il est également le fondateur de plusieurs hospices pour personnes âgées à Quimper et à Vannes.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Maunoir
http://www.infobretagne.com/maunoir.htm



Saint Pallade l'Anachorète Ermite à quelque distance d'Antioche (4ème s.)
Théodoret de Cyr, dans son histoire des moines de Syrie nous dit que Pallade, qui vivait en ermite à quelque distance d'Antioche, fit reconnaître au milieu de la foule, le meurtrier d'un marchand qui avait été tué sur la route. Pallade avait été accusé d'être ce meurtrier et devant ceux qui voulaient le lyncher, le marchand mort se leva, montrant du doigt celui qui l'avait tué et qui se cachait au milieu des autres. Dès lors les villageois tinrent Pallade en grande vénération.



Saint Pierre Thomas, Carme, légat universel du Saint-Siège (+ 1366)
...Les Carmes devinrent des prédicateurs et des confesseurs. Ils se présentèrent dans les Universités pour y étudier la théologie. Et bientôt, plusieurs d’entre eux s’y distinguèrent comme Maîtres réputés. Au XIVesiècle, deux Carmes s’illustrèrent dans la charge épiscopale : saint André Corsini et saint Pierre Thomas...
Dans la liste des maîtres parisiens figurent des Carmes dont l’histoire des grands mouvements intellectuels a gardé la mémoire. En ce moment vinrent prendre leurs grades à Paris, saint André Corsini, devenu évêque de Fiésole et saint Pierre-Thomas, nommé Patriarche Latin d’Orient....
(source: le Carmel en France, origine et développement 12e-15e siècles)
http://www.carmel.asso.fr/Le-retour-en-Europe.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Patriarche_latin_de_Constantinople



Saint Richard de Vaucelles (+ 1169)
(Bienheureux) Originaire d'Angleterre, il émigre en France où il devient disciple de Saint-Bernard de Clairvaux, qui le nomme ensuite abbé de Vaucelles.



Saint Théodose de Totma Higoumène au monastère de Priloutk (+ 1568)
Originaire de la région de Vologda en Russie, il se maria jeune et eut une petite fille. Cette vie de famille ne l'empêchait pas de consacrer à Dieu le plus clair de son temps. Devenu veuf, il confia sa fille à des parents proches pour rejoindre le monastère de Priloutk. Protégé par le tsar Ivan le Terrible et par le métropolite de Moscou, il sut garder sa pauvreté et son humilité. Devenu higoumène, il imposa à ses moines de ne vivre que de leur travail et de ne conserver que l'essentiel pour se nourrir, donnant tout le reste en aumônes.



Saint Thyrse et ses compagnons martyrs en Asie Mineure (+ 250)
Mais leurs reliques amenées en Occident les firent invoquer à Sistéron, Limoges et Oviedo. Toutefois leur historien déclare que si leur histoire est incertaine, leur mémoire les a rendus célèbres.




Les Églises font mémoire...

Anglicans : Thomas d’Aquin, prêtre, philosophe, docteur de la foi

Catholiques d’occident : Thomas d’Aquin, prêtre et docteur de l’Église (calendrier romain et ambrosien) ; Thyrse (IIIe s.), martyr (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens ( 19 tubah/terr) : découverte des corps de abba Or, Pisura et de Ambira leur mère (Église copte) ; Yafqeranna Eggi’ (1372) moine (Église d’Ethiopie)

Luthériens : Charlemagne (+814) empereur et défenseur du christianisme

Maronites : Ephrem le Syrien, confesseur

Orthodoxes et gréco-catholiques : Ephrem le Syrien, diacre et moine ; Gabriel de Lesnovo et Prochore de Peinja (X-XIe s.), anachorètes ; Romile de Ravanica (+1376), moine (Église serbe) ; Salomé Ugiarmeli et Perozhavar Sivnieli (IVe s. ; Église géorgienne)

Syro-occidentaux : Ephrem le Syrien

Vieux Catholiques : Agnès, vierge et martyre




AMALIE (AUGUSTINE) VON LASAULX (1815-1872) religieuse

En 1872, meurt à Vallendar, en Allemagne, Amalie von Lasaulx, connue dans l’histoire sous son nom religieux de sœur Augustine.
Née à Coblence le 19 octobre 1815, Amalie entra à 25 ans chez les Sœurs de saint Charles à Nancy et reçut le nom de sœur Augustine. Elle se distingua par sa disponibilité totale, comme infirmière, durant les guerres qui opposèrent les Allemands aux Danois en 1864 et à l’Autriche en 1866.
Aimée et connue dans l’Allemagne entière pour ce qu’elle avait fait dans des circonstances tragiques pour tous, Amalie s’employa à fonder l’hôpital saint Jean à Bonn et en assuma la direction comme supérieure locale des Sœurs de la charité de saint Charles.
Mais la vie de la religieuse changea de façon dramatique en raison de la douloureuse dispute suscitée par le nouveau dogme de l’infaillibilité, proclamé par l’Église catholique en 1870 : Amalie fut saisie par un tourment intime qui la conduisit à confesser qu’elle ne parvenait pas à trouver de justification, ni dans l’Écriture ni dans la Tradition, pour soutenir la nouvelle déclaration dogmatique, selon la formulation exprimée par le Concile Vatican I.
Suspendue de toute charge, elle n’accepta pas de rétracter publiquement sa position et mourut seule, abandonnée de tous, mais convaincue en conscience d’être restée fidèle à l’Évangile.
L’Église vétéro-catholique honore sa mémoire comme confesseur de la foi.

Lecture

Ils sont nombreux ceux qui disent : « comment pourrai-je me sauver ? ». Comment ? Moi je vais te le dire : « Pardonne et tu seras pardonné » ; telle est la voie qui mène au salut. Je vais t’en indiquer une deuxième, maintenant : « Ne jugez pas – dit l’Écritures – et vous ne serez pas jugés ». Voilà une voie qui n’est pas faite de jeûnes, de veilles, d’abstinence. Ne juge donc pas ton frère, même si de tes yeux tu vois qu’il est dans le péché. Un seul est juge, en effet, et c’est le Seigneur et « lui donnera à chacun selon ses oeuvres », et il n’y a qu’un seul jour du jugement : alors nous nous tiendrons devant le juge, courbés jusqu’à terre et exposés au jugement selon nos oeuvres, dans l’attente de la miséricorde de Dieu. En effet, « le Père ne juge personne, mais il confie au Fils tout jugement ». Celui donc qui juge avant la parousie est un antichrist, puisqu’il usurpe le droit du Christ (Anastase du Sinaï, d’après le Discours sur la sainte Synaxe).

Les saints du jour

Publié le 27/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Sainte Angèle Merici Fondatrice de la Compagnie de Sainte Ursule de Brescia (+ 1540)

Sainte Angèle Mérici naît en Italie du Nord, à Desenzano, entre 1474 et 1478. La première partie de sa vie, heureuse, est de courte durée. En quelques mois, l’adolescente perd ses parents et l’une de ses sœurs. Après ces deuils, vers l’âge de 16 ans, son oncle et sa tante, les Biancosi, la prennent chez eux.
Angèle a déjà entendu l’appel de Dieu, et elle préfère passer son temps avec le Christ, dans la prière et une vie simple, plutôt que de s’adonner aux plaisirs mondains.
A 18 ans, afin de pouvoir se consacrer au Seigneur librement et d’être admise régulièrement à la table eucharistique (fait rare à cette époque), elle demande à entrer dans le Tiers-Ordre de Saint-François d’Assise, et devient Sœur Angèle. Elle travaille, prie, participe à la Messe et communie le plus souvent possible. Elle jeûne et mène désormais la vie simple et au service des autres qu’elle désirait.
Elle se sent alors pressée intérieurement d’accomplir sa mission: fonder une « Compagnie » de femmes qui veulent se consacrer au Seigneur. Elles vivront leur consécration sans se retirer de leur lieu de vie. Là où elles seront, elles vivront leur vie de prière et seront attentives aux besoins des autres.
Angèle qui aime beaucoup Sainte Ursule, une martyre du 4ème siècle particulièrement populaire à cette époque, la donne comme patronne à sa fondation.
La transformation de la Compagnie en Ordre religieux, après le Concile de Trente (1545-1563), a obligé les filles d’Angèle à entrer dans des cloîtres. Apostoliques, elles ont continué d’être apôtres en devenant éducatrices. Héritières de la «pédagogie» d’Angèle, qui excellait dans l’art d’accueillir et de conduire chacun, les Ursulines ont su alors devenir des formatrices à travers les siècles, et spécialement au service de la jeunesse, selon la mission que l’Eglise leur a confiée.
Angèle meurt le 27 janvier 1540.
Elle est canonisée le 27 mai 1807, par Pie VII.
Voir aussi:
- sur le site des Ursulines de l'Union Romaine, 'connaître sainte Angèle Mérici', 'sa vie'
http://ursulines.union.romaine.catholique.fr/-Sainte-Angele-Merici-
- sa biographie et les oeuvres à son sujet
http://www.angelamerici.it/Francese/Angela/Htm/Angela_fr_dx.htm

Lecture

Mes Sœurs , je vous en supplie, veuillez tenir compte et avoir gravé dans votre esprit et dans votre cœur toutes vos filles, une à une, ; pas seulement leur nom, mais aussi leur condition, leur nature et pour chacune ce qu’elle a été et ce qu’elle est. Cela ne vous sera d’aucune difficulté si vous les aimez d’une vive charité. On remarque, en effet, chez les mères selon la chair que, si elles avaient mille fils et filles, elles les auraient tous entièrement présents à l’esprit, l’un autant que l’autre, car c’est ainsi que fait le véritable amour. Bien davantage, il semble que plus elles ont d’enfants, plus l’amour et l’intérêt grandissent en elles pour chacun. Les mères spirituelles peuvent et doivent agir ainsi bien plus encore, en ce sens que l’amour spirituel est sans aucune comparaison plus puissant que l’amour selon la chair. Ainsi donc, mes très chères mères, si vous aimez ces jeunes filles qui sont vôtres d’une charité ardente et viscérale, il ne sera pas possible que vous ne les ayez pas toutes bien vivantes dans votre mémoire et dans votre cœur (Angèle Merici, Second legs) .

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/01/index.html
http://www.levangileauquotidien.org/www/popup-saints.php?language=FR&id=1514&fd=0
http://ursulines.union.romaine.catholique.fr/spip.php?page=sommaire&mr_325458745=1
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ang%C3%A8le_M%C3%A9rici



Sainte Dévote (+ 304)

A Mariana en Corse, l'on fête cette jeune martyre qui est aussi la patronne de la principauté de Monaco.
Lire aussi Sainte Dévote ou le courage de la Foi sur le site internet du diocèse de Monaco et découvrez la paroisse Sainte Dévote: "Sainte Dévote, est une jeune chrétienne native de Corse, martyrisée sous les empereurs Dioclétien et Maximien, en l'an 304. Son corps fut dérobé de nuit, par des fidèles soucieux qu'il soit enterré dignement. Ils le déposèrent dans une barque pour être dirigé vers l'Afrique où se trouvait une importante communauté chrétienne. Cependant les vents contraires conduisirent l'esquif vers Monaco. Les restes de la sainte furent ensevelis, près du port, dans une grotte du vallon des Gaumates, où, plus tard, fut édifiée une chapelle dont les religieux de l'abbaye de Saint-Pons demeurèrent propriétaires jusqu'au XVIème siècle."


Voir aussi:
http://www.eglise-catholique.mc/motscles/devote.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_D%C3%A9vote



Sainte Candide Mère de Saint-Éméré, veuve recluse en Espagne (+ vers 798)



Saint Dimitrios (+ 1784)
Il avait vingt-cinq ans quand il fut arrêté. Il servait dans une taverne du quartier de Galata à Constantinople. Un jour qu'une rixe éclatait entre gens qui avaient trop bu, l'un d'eux reçut un coup de couteau et Dimitrios les chassa sans précaution. Les Turcs accusèrent le jeune chrétien qui, sur le champ, fut mis en demeure de choisir entre l'Islam ou la mort. Il refusa d'apostasier. Le juge le laissa entre les mains de ses accusateurs qui l'emmenèrent devant le cabaret où il fut décapité, martyr de sa foi.



Saint Gamelbert Curé en Bavière (+ vers 800)
curé de la paroisse de Michelsberg.



Saint Georges Matulaitis (+ 1927)
Evêque de Vilnius et fondateur d'Ordres religieux : la Congrégation des Clercs de Marie-Immaculée, les Soeurs de l'Immaculée-Conception et les Servantes de Jésus Eucharistie. Il fut un évêque d'une grande activité pastorale à une époque difficile pour son pays et son Eglise, entre la Pologne, la Russie et les nationalistes lituaniens. Il se fit le promoteur de la justice sociale et du service des pauvres, des travailleurs agricoles et des ouvriers. Il lance l'association catholique des travailleurs et fonde une revue pour promouvoir l'enseignement social de l'Eglise. Il fut béatifié en 1987.



Saint Gilduin (+ 1077)
Ordonné diacre, ce fils d'un seigneur de Dol de Bretagne, devint chanoine, puis les chanoines l'élisent comme évêque en raison de sa bonne conduite. Mais, lui, se trouvant trop jeune, va trouver le pape Grégoire VII à Rome pour qu'il accepte de nommer un autre évêque. Sur le chemin du retour, Gilduin, atteint d'une forte fièvre, s'arrête chez les bénédictins, près de Chartres. Et c'est là qu'il meurt en 1077.
- Un diacre du diocèse de Chartres nous précise:
'Gilduin était diacre, et de ce fait il est devenu le saint patron des diacres du diocèse de Chartres. Chaque année, le samedi le plus proche de la Saint Gilduin, les diacres se retrouvent pour un temps de célébration de fête et de réflexion autour de l'évêque.'
- Un internaute nous écrit:
'Il a été déclaré "Patron et Protecteur des Pélerins de N.D. de Chartres" le 24 octobre 1948 par l'évêque de Chartres.'
- L'archiviste diocésain confirme:
'A l'occasion de la translation solennelle des reliques de saint Gilduin, Son Excellence Monseigneur Raoul Harsouët, évêque de Chartres, l'a déclaré "Patron et protecteur des pèlerins de Notre-Dame de Chartres." Il a alors attaché 100 jours d'indulgences à l'invocation suivante :
"Saint Gilduin, patron et protecteur des pèlerins de Notre-Dame de Chartres, priez pour nous."
Le dimanche 24 octobre 1948, à Chartres, sous la présidence de Son Éminence le Cardinal Roques, archevêque de Rennes, grand'messe pontificale à la cathédrale suivie d'une procession solennelle de la cathédrale à l'église Saint-Pierre et de la bénédiction de la statue dans une chapelle restaurée, avec un nouvel autel où reposera la chasse des reliques.
Le samedi 6 août 1949, approbation de l'office propre et d'une messe propre en l'honneur de saint Gilduin par la Sacrée Congrégation des Rites. Inscription officielle de saint Gilduin au martyrologe romain. Sa fête est accordée sous le rite double de deuxième clase à l'église Saint-Pierre et double ordinaire dans tout le diocèse de Chartres.
Pentecôte 1950, la statue de saint Gilduin est portée comme emblème du doyenné de saint-Pierre de Chartres au pèlerinage officiel des paroisses de France à Rome.
En 1950, à l'occasion des fêtes du "bleun brug", les Bretons émigrés de Paris se rassemblent autour de saint Gilduin et se mettent sous sa protection. Ils transportent solennellement jusqu'à Saint-Pol de Léon avec sa statue quelques reliques qu'ils sont venus chercher à Chartres, voulant désormais avoir pour mission de protéger et de rassembler tous les Bretons dispersés hors de la province bretonne.
Au cours des siècles passés, il y a eu de grands pèlerinages à Saint-Pierre de Chartres et des périodes d'oubli.
Les guerres, les croisades et divers événements détournèrent les esprits vers d'autres préoccupations.
En 1134, l'incendie qui détruisit l'église abbatiale où reposait Gilduin semble avoir mis fin à cette ferveur.
C'est en 1150, lors des travaux de reconstruction par l'abbé Foulcher, que l'on découvre la tombe de saint Gilduin. La bonne nouvelle se répand et de vrais pèlerinages s'organisent à nouveau.
On attribue à saint Gilduin de nombreux miracles.'
- D'autres détails concernant saint Gilduin:
La translation des reliques est une des grandes manifestations liturgiques de l'Église et ce genre de fête est excessivement rare. Il peut se passer plusieurs siècles sans qu'une telle fête ait lieu dans un diocèse.
A ma connaissance, pour le diocèse de Chartres, depuis le IIIe siècle que l'ont croit que cette église diocésaine existe, cette fête ne s'est jamais produite ou du moins, pas avec une telle solennité.
Il y eut un projet de "Fondation du groupe des Compagnons de saint Gilduin".

Permets, Dieu tout-puissant, que l’exemple des saints nous incite à mener une vie meilleure ; et tandis que nous célébrons la mémoire de St Gilduin, fais-nous la grâce de savoir lui ressembler. Par Jésus-Christ, ton Fils, Notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec Toi et le Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen !
Autres Prières
(pour demander une grâce)
Ô Bienheureux Gilduin, Vous qui jouissez d’un grand crédit auprès du Seigneur et de sa Mère, la Très Sainte Vierge Marie, puisque vous avez voulu prier en son sanctuaire vénéré de Chartres en revenant de votre pèlerinage de Rome et qu’Elle vous a appelé à la gloire du Ciel en son illustre cité mariale, obtenez-nous de Dieu, par l’intercession de Notre Dame et par votre entremise, ainsi que vous l’avez si bien réalisé à Chartres autrefois, les faveurs que nous sollicitons du Seigneur, particulièrement . . . . . . . . . . . .
Nous avons confiance en votre intercession. Nous comptons sur votre bonté et nous vous en remercions. Amen !
(pour l’Église et les jeunes)
Ô Bienheureux Gilduin, Vous qui, dans un siècle de relâchement pour l’Église, et notamment l’Église de Dol dont vous étiez chanoine, avez donné l’exemple des plus hautes vertus de foi, de détachement, de régularité, de mépris des hommes, de pureté, de piété, d’attachement à la Sainte Liturgie et d’amour des études. Attirez par votre exemple des jeunes de nos Campagnes et de nos Cités au Service de Dieu, de l’Église, des Âmes, et aidez-les à persévérer. Secourez l’Église de notre temps pour qu’elle réalise toujours sa mission de salut. Bénissez Notre Saint Père le Pape, les Évêques et les prêtres, et tout le peuple de Dieu. Amen !
Oraison (tirée du bréviaire) Office du commun des confesseurs.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saints_bretons



Bienheureux Henri de Osso y Cervello (+ 1896)
Originaire de Vinebre en Espagne, il fut un prêtre dynamique qui, pendant trente années, développa des entreprises apostoliques réfléchies et réalisées avec abnégation. A une époque où la société espagnole, traversée par des courants anticléricaux avait besoin de chrétiens formés, il fonda la Compagnie de Sainte Thérèse, religieuses consacrées à l'éducation des jeunes filles, pour une véritable culture des valeurs, dans le cadre de la spiritualité de sainte Thérèse d'Avila. Il fut béatifié en 1979.



Saint Jean de Warneton Evêque de Thérouanne (+ 1130)
Disciple de saint Yves de Chartres, et évêque de Thérouanne, il sut s'entourer d'hommes avisés et pieux pour rétablir une discipline dans l'Eglise parfois fort distendue. On le voit en exprimer ce souci dans plusieurs conciles régionaux, à Saint Omer, à Beauvais, à Reims et à Châlons.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_warneton



Saint Jean-Marie Muzei (+ 1887)
Il faisait partie des jeunes pages de Mwanga, roi de l'Ouganda. Il refusa, comme ses compagnons de martyre, dont Charles Lwanga, de céder aux moeurs perverties du roi à l'égard des jeunes garçons. Il fut décapité pour cette raison et son corps fut jeté dans un lac. Il est le dernier martyr de cette persécution. Il fut canonisé avec ses compagnons en octobre 1964



Saint Julien de Sora (2ème s.)
Martyr à Sora, il eût la tête tranchée sous le règne d'Antonin le Pieux pour avoir défendu sa foi en Jésus-Christ malgré les tortures.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sora



Saint Julien du Mans Evêque (+ 250)
Premier évêque du Mans qui aurait été envoyé en mission par saint Pierre lui-même. Dieu seul connaît les détails de sa vie. S'il fut le premier évêque, ce serait plutôt au début du 4ème siècle que se placerait son existence.
Voir aussi l'historique de la paroisse Notre-Dame du Pré.
http://www.paroisse.nddupre.fr/spip.php?article21

Autre biographie:
Fils d'une puissante famille de la noblesse romaine. Après avoir été admis à l’épiscopat, il est chargé de se rendre dans les Gaules afin d’évangéliser la région habitée par les Cénomans. Accompagné d’un prêtre et d’un diacre (Thuribe et Pavace), il s’installe dans la ville du Mans, dont il devient le premier évêque. Au cours de son épiscopat, il parvient à évangéliser une grande partie de la région la région et tente également de mettre fin aux pratiques druidiques. Vers la fin de sa vie, il abandonne sa charge au profit de Thuribe et se retire comme ermite dans un lieu qui correspond aujourd’hui au village de Saint-Marceau (Sarthe). De nombreux miracles sont attribués à Saint-Julien, dont les reliques auraient été découvertes quelques siècles plus tard dans une église de la région de Saint-Victeur.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_du_Mans
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/033.htm



Saint Maur (+ 555)
ou Maire, qui anima un monastère dans les Alpes à Bodon ou Val-Benoît, ainsi nommé en raison de ce monastère.

Autre biographie:
Originaire de la région d’Orléans (Loiret), il devient moine l'abbaye de Bodon, à Val-Benoît (près de Sisteron, en Provence), dont il devient l’abbé. Tombé malade alors qu’il effectue un pèlerinage sur la tombe de Saint-Martin de Tours puis sur celle de Saint-Denis de Paris, il recouvre la santé après que Saint-Denis lui fût apparu. Au cours d'une retraite qu’il effectue dans la forêt durant le carême, une vision lui révèle la future destruction de son monastère par les Barbares. Plus de trois siècles plus tard, la prophétie se réalise sous les effets combinés des Sarrasins et des Normands. Miraculeusement préservées lors du pillage, les reliques de Maur sont ensuite transférées à Forcalquier.



Saintes Maure et Britta (4ème s.)
Vierges, qui, sans doute, vécurent auprès du tombeau de saint Martin de Tours. Elles sont mentionnées par saint Grégoire de Tours qui mentionnent que leurs reliques furent découvertes par son prédécesseur, saint Euphrone.
Le diocèse de Tours en fait mémoire.



Saint Natalis d'Irlande (VIe siècle)
Disciple de Saint-Colomban, il est l'un des grands fondateurs de monastères dans le nord de l'Irlande
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Colomban



Saint Pierre l'Egyptien (5ème s.)
Il vivait au Désert de Scété. Ses apophtègmes sont célèbres "Un fils n'abandonne pas son père." disait-il souvent à ceux qui étaient harcelés par le doute ou la tentation.



Bienheureuse Rosalie du Verdier de la Sorinière (+ 1794)
Marie-Louise du Verdier de la Sorinière (soeur Rosalie) était une jeune religieuse de la Congrégation des Soeurs du Calvaire en Anjou quand elle fut arrêtée, durant la Révolution. Elle fut condamnée à mort. Sur le chemin de son exécution, elle eut le temps de remettre la pelisse qu'elle avait sur elle à une pauvre femme grelottant de froid qui l'implorait.
Elle fut béatifiée en 1984, avec les 98 martyrs d'Avrillé, près d'Angers.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1984/documents/hf_jp-ii_hom_19840219_beatificazione-repin-mazzucconi_fr.html



Saint Sulpice de Baye (?)
Honoré en Basse Normandie et dans le Hainaut. Les reliques de ce solitaire lui ont valu cette mémoire, jadis, en ces deux régions.



Saint Thierry Evêque d'Orléans (+ 1022)
Evêque d'Orléans où "il brilla comme un flambeau céleste" nous disent ses biographes. Qui ajoutent tout bonnement "Le reste de la vie de notre saint n'est guère connu." Ce qui est le cas de beaucoup de saintes gens dont on attendait surtout la puissance d'intercession auprès de Dieu, plutôt que des exemples difficiles à suivre quand on est un manant qui veut imiter un évêque.



Saint Vitalien Pape (76 ème) de 657 à 672 (+ 672)

Fils d'Anastase, dès son élection, il eut le souci d'établir de bonnes relations entre Rome et Constantinople, ce qui lui vaut d'être inscrit dans les diptyques liturgiques de Byzance et de recevoir, durant quinze jours, la visite de l'empereur Constant II. Pendant le même temps, il unifie la date de la célébration de Pâques en Occident, assure l'indépendance de l'Eglise d'Angleterre par rapport à l'influence irlandaise, ce qui donnera à cette Eglise un grand élan missionnaire pour l'évangélisation de l'Europe du Nord grâce à sa cohésion. Il consacre un moine grec, Théodose de Tarse, comme métropolitain de Canterbury. Il accroît la culture religieuse des clercs latins et orientaux vivant à Rome.



Les Églises font mémoire...

Catholiques d’occident : Angèle Merici, vierge (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (18 tubah/terr) :Jacques de Nisibe (+338), évêque (Église copte)

Luthériens : Paavo Ruotsalainen (+1852), témoin de la foi en Finlande

Maronites : Paule de Rome (+404), ermite

Orthodoxes et gréco-catholiques : Translation des reliques de Jean Chrysostome (438) ; Sava Ier, lumière et premier archevêque des Serbes (Église serbe) ; Ninon, égale aux apôtres et lumière de la Géorgie (Église géorgienne)

Vieux catholiques : Grégoire de Nazianze (+389/390), évêque et docteur de l’Église.


Les saints du jour

Publié le 26/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Les saints du jour
Sainte Paule, sa fille sainte Eustochium et saint Jérôme, peinture de Francisco de Zurbarán

Sainte Paule Veuve romaine, disciple de saint Jérôme (+ 404)
Cette grande dame romaine avait épousé à dix-sept ans un mari qui la rendit heureuse et dont elle eut cinq enfants. Elle souffrit beaucoup quand elle le perdit. Alors elle décida de rejoindre Saint Jérôme en Palestine puisqu'elle l'avait connu à Rome.
Elle distribua son héritage à ses enfants et partit avec une de ses filles, sainte Eustochium, dans l'un des monastères fondés par saint Jérôme à Bethléem.
Elle assura à saint Jérôme deux biens précieux : une grande part de sa fortune pour continuer les travaux du monastère, une grande patience pour calmer ses colères.

Autre biographie:
Fille d’un couple issu de la haute noblesse romaine, elle est mariée à un sénateur nommé Taxotius. Cinq enfants (deux de ses filles deviendront des saintes : Eustochium et Blésille, fêtée le 22 janvier) naissent de cette union heueuse. En 379, alors qu’elle est âgée de 32 ans, Paule devient veuve, ce qui lui cause une vive douleur. Elle décide dès lors de consacrer sa fortune et le reste de sa vie au service des pauvres et à son développement spirituel. Sous l’influence de plusieurs chrétiens éminents (Sainte-Marcelle, Saint-Paulin d’Antioche et Saint-Jérôme), elle décide de quitter Rome pour se rendre en Palestine, accompagnée de sa fille Eustochium. À son arrivée, elle est accueillie par Saint-Jérôme, qui effectue en sa compagnie une visite de toute la Terre sainte. Elle s’installe ensuite à Bethléem et fonde avec les femmes de sa suite un nouveau monastère placé sous la protection de Sainte-Catherine d’Alexandrie.

Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/www/popup-saints.php?language=FR&id=1480&fd=0
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paule_(sainte)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/032.htm



Saints Timothée et Tite Disciples et compagnons de saint Paul (1er s.)

Saint Timothée

Les Eglises d'Orient les fêtent à une autre date (22 janvier)
L'Eglise en Occident les unit comme disciples très chers de saint Paul qui leur confie la charge épiscopale dans l'Eglise naissante.
Timothée, que Paul appelle "son vrai fils dans la foi" est né en Asie mineure d'un père grec et d'une mère juive. Converti lors de la première mission de saint Paul, il devient son disciple et son collaborateur fidèle. Pour le faire accepter des juifs et des judéo-chrétiens, Paul le fait circoncire. Timothée partagera la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclamera encore.
Selon la tradition, saint Timothée serait mort évêque d'Ephèse.
Tite est un grec converti, mais non circoncis. C'est un diplomate habile à qui Paul confie des missions délicates, tout en lui demandant d'être ferme et catégorique. Il ramènera la paix dans la communauté de Corinthe et organisera les communautés naissantes de Crète.
La tradition nous dit en effet qu'il meurt évêque de Cnossos en Crète.

Saint Tite

Lecture

Timothée, mon enfant bien-aimé, (...) je te rappelle d’avoir à raviver le don de Dieu qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de maîtrise de soi. N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur et n’aie pas honte de moi prisonnier pour lui. Mais souffre avec moi pour l’Évangile, comptant sur la puissance de Dieu qui nous a sauvés et appelés par un saint appel, non en vertu de nos oeuvres, mais en vertu de son propre dessein et de sa grâce. Cette grâce qui nous avait été donnée avant les temps éternels dans le Christ Jésus, a été manifestée maintenant par l’apparition de notre sauveur le Christ Jésus. C’est lui qui a détruit la mort et fait briller la vie et l’immortalité par l’Évangile (2 Tm 2,6-11 ; trad. TOB).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Timoth%C3%A9e
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Tite
http://www.levangileauquotidien.org/www/popup-saints.php?language=FR&id=1448&fd=0
http://www.levangileauquotidien.org/www/popup-saints.php?language=FR&id=1512&fd=0
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/01/04/index.html
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/01/24/index.html




Bienheureux Albéric Abbé de Citeaux (+ 1108)
Il est un des trois fondateurs de l'ordre des cisterciens. Né vers 1050, il était d'abord ermite à Colan, près de Châtillon-sur-Seine. En 1075, il suivit saint Robert à Molesmes, où il devint prieur. Ensuite il accompagna Robert à Cîteaux, en 1098. Il y fut à nouveau prieur et succéda en 1100 à saint Robert comme second abbé.
Les principales œuvres d'Albéric furent : la copie du bréviaire utilisé pour les offices religieux. Dès cette période, le scriptorium de Cîteaux a fourni de nombreux manuscrits avec de très belles miniatures. Son œuvre la plus durable fut l'obtention de la protection papale pour la fondation naissante. La bulle du pape Pascal II confirme la séparation de Molesmes et reconnaît la validité du style de vie adopté. Enfin, Albéric décida de changer le site du monastère, et l'installa dans le site actuel, à 2 kilomètres du premier monastère. Le premier site dut être abandonné à cause du manque d'eau.
Albéric mourut le 26 janvier 1108, à l'âge de 58 ans.

Autre biographie:
ROBERT (1028-1111), ALBÉRIC (+1108) ET ÉTIENNE (1060-1134)
PREMIERS ABBÉS DE CITEAUX
Dans le calendrier monastique d’Occident, ce jour est consacré à la mémoire des cisterciens Robert, Albéric et Étienne, premiers Abbés de Cîteaux.
Durant la seconde moitié du XI è siècle, Robert, originaire des alentours de Troyes, se fit moine bénédictin. En quête d’une pauvreté et d’une simplicité évangéliques plus grandes, il construisit un monastère dans la forêt de Molesme, qui appartenait au diocèse de Langres ; mais en peu de temps la nouvelle fondation devint une abbaye riche et florissante et Robert, accompagné d’une vingtaine de moines, l’abandonna pour continuer ailleurs sa recherche spirituelle.
Vers la fin du siècle, il s’établit à Cîteaux, mais fut obligé de retourner à Molesme, où il mourut en 1111. La recherche de pauvreté et de simplicité dans les divers aspects de la vie monastique fut alors poursuivie par ses successeurs au Nouveau Monastère : Albéric et Étienne Harding. Ils guidèrent la petite communauté, par de grandes épreuves, vers une fidélité renouvelée à la Règle de saint Benoît, et ils se mirent à en préciser le style de vie.
Ainsi prit naissance la réforme cistercienne (de Cistercium, nom latin de Cîteaux), qui, avec l’entrée dans l’Ordre de Bernard de Clairvaux prendra une forme et un contenu spirituel demeurés vivants, malgré des vicissitudes diverses et des réformes ultérieures, jusqu’à notre époque.

Lecture

Puisque ni dans la Règle ni dans la Vie de saint Benoît (les fondateurs de Citeaux) ne trouvaient pas que leur vénéré père eût jamais possédé églises ou autels, et qu’ils ne lisaient pas davantage qu’il ait reçu des offrandes, des enterrements ou des dîmes de qui que ce fût, pas plus que des fournils ou des moulins, ni aucune espèce de bien rural ou de paysans pour ses propres dépendances ; puisque aucune femme n’ait eu à pénétrer dans le monastère et qu’on n’y ensevelit aucun défunt, exception faite pour sa sœur , ils renoncèrent à tout ces avantages, disant : « Quand notre saint père Benoît enseigne que le moine doit se rendre étranger aux affaires du monde, il ne fait évidemment rien d’autre qu’affirmer que ces mondanités ne doivent concerner le travail et le coeur des moines. Et c’est précisément en fuyant de telles oeuvres qu’il leur faut être fidèles au nom qu’ils portent » (Petit exorde de Cîteaux 15,5-6).

Voir aussi:
http://www.citeaux-abbaye.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_C%C3%AEteaux
http://romanes.com/Citeaux/



Saint Ammonas Disciple de saint Antoine (4ème s.)
Ascète puis évêque en Egypte.
On a conservé, sous le nom d'Antoine le Grand et d'Ammonas, des Lettres, vraisemblablement authentiques, qui comptent parmi les documents les plus caractéristiques que nous possédions sur la spiritualité monastique primitive.

"l'âme ne peut connaître Dieu comme il faut si elle ne s'éloigne pas des hommes et de toute distraction, disait Abba Ammonas, car elle verra alors l'attaque de ceux qui luttent contre elle, et, si elle triomphe de l'attaque qui lui survient ainsi, l'Esprit de Dieu habitera alors en elle, et toute la peine sera changée en joie et en allégresse"

(Source: L'Egypte monastique de l'Archimandrite Placide Deseille)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_le_Grand
http://stanthony.i8.com/index.html



Saint Augustine Erlendsson (+ 1188)
Evêque de Nidaros, en Norvège, actuellement Trondheim, il organisa la vie de l'Eglise dans cette région.



Saint Ausile ou Auxile évêque (5ème s.)
Né au début du Ve siècle, il entra vers l’an 420 au monastère de l’île de Lérins - fondé par saint Léonce qui le confia à saint Honorat et eut pour compagnons saint Loup et saint Maxime. Quarante ans plus tard, à la mort de saint Léonce, évêque de Fréjus, saint Auxile est appelé à le remplacer dans sa charge.
Il fut assassiné le 26 janvier 480, sur ordre d’Evaric, roi des Visigoths, soit à Fréjus, soit à Callas où il aurait été inhumé sur la colline portant la chapelle placée sous ce vocable.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Fr%C3%A9jus



Saint Conan (+ 648)
Irlandais, moine d'Iona, il évangélisa l'île de Man dont il fut l'évêque.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Conan



Saint Gabriel (+ 490)
Originaire de Cappadoce, il connut la condition d'eunuque ce qui lui permit de devenir higoumène du monastère féminin de Saint Etienne à Jérusalem. Il assuma cette charge pendant vingt-quatre ans. Comme il parlait et écrivait plusieurs langues dont le latin, le grec et le syriaque, il contribua à la communication et à l'entente entre les moines de la Ville Sainte.



Sainte Mélanie Veuve romaine (+ 410)
que l'on appelle également Mélanie l'ancienne parce qu'elle est la grand-mère paternelle de saint Mélanie la jeune. Elle s'enfuit d'Italie au moment de l'invasion des Goths et alla s'établir en Terre Sainte pour le reste de ses jours. On dit qu'elle avait un caractère irascible dont souffrit sa petite-fille. Ce qui ne l'empêcha pas d'être reconnue comme sainte. Ceci peut nous consoler de nos emportements, et nous rendre confiance en la bonté de Dieu à notre égard.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-M%C3%A9lanie



Bienheureux Michel Kozal Evêque auxiliaire de Wroclaw (+ 1943)
Evêque auxiliaire de Wroclaw en Pologne, il fut déporté au camp de Dachau pour avoir défendu la liberté religieuse. Il y mourut après trois années d'internement.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Kozal



Saint Séverien Evêque de Mende (1er s.)
Evêque de Mende dont l'existence dépend de la tradition qui veut faire remonter l'évangélisation de la Gaule à l'époque apostolique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Mende



Saint Syméon l'Ancien (4ème s.)
Nous connaissons sa vie par l'historien Théodoret de Cyr qui écrivit l'histoire des moines de Syrie. Les miracles de saint Syméon ne se comptent pas, en particulier avec des bêtes sauvages. Parvenu à un grand âge, le saint ermite partit pour la gloire éternelle, avec les anges.



Saint Théogène Evêque d'Hippone (+ 260)
Evêque d'Hippone dont le nom figure dans la souscription du Concile de Carthage où siégeait saint Cyprien. Saint Augustin parle aussi de lui en citant son affirmation au concile :"Nous croyons en un seul baptême qui est dans la sainte Eglise."
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dioc%C3%A8se_de_Constantine



Sainte Thordgith Moniale anglaise (7ème s.)
et Eadgith, ou Edith, moniale anglaise du 7ème siècle.



Saint Tugen (Tujan) Fils d'un seigneur de Cornouaille, recteur de Brasparts (Ve siècle)
Il vivait au milieu du Ve siècle. Son père s'appelait Arastagn et était seigneur en Cornouaille, au château de Kerraouré (région de Hanvec et d'Irvillac). Saint Jaoua, recteur de Brasparts, fit choix de Saint Tugen pour lui succéder. Nous ne savons que peu de choses sur ce saint mais il est pourtant très populaire.
Il a une chapelle qui fut longtemps fréquentée pour des pèlerinages: 7 pardons dans l'année.
Il est le patron de Brasparts, il a laissé son nom à la paroisse de Landujan, près de Becherel.
Il a sa statue à Bannalec, Landudal, Confort, Landerneau (calvaire), Saint-Nic, Plogonnec, Cast, Landunvez, Kernilis, Argol, Saint-Eloi et Guiscriff.
Il est représenté en moine, avec la crosse abbatiale, à ses pieds un chien car il est invoqué pour la préservation ou la guérison de la rage. A la statue, une longue clef pend au côté droit. Jadis, les papes avaient coutume d'envoyer aux notables qu'ils voulaient honorer, des clefs d'or qui se portaient suspendues au cou. Elles étaient considérées comme des reliques.
Sa chapelle se trouve sur la paroisse de Primelin.
Le pardon annuel toujours existant est célébré le dimanche qui suit la Saint Jean-Baptiste."
(source: diocèse de Quimper et Léon)
http://catholique-quimper.cef.fr/decouvrez_notre_patrimoine/bol-d-air-breton/saint-tugen/



Saints Xénophon et Marie et leurs enfants, moines (6ème s.)
Sénateur de Constantinople sous le règne de l’empereur Justinien, il fut un mari modèle et un père de famille attentif à l’éducation de ses enfants qu’il envoya étudier à Beyrouth au Liban. Il perdit de vue ses deux garçons à la suite d’un naufrage. Sauvés, ils se firent moines. C’est ainsi que lors d’un pèlerinage en Terre Sainte, Xénophon et son épouse les retrouvèrent. Xénophon à son tour prit l’habit monastique et son épouse entra dans un couvent. L'Eglise unit dans la même sainteté, Xénophon le père, Marie, l'épouse et les deux enfants, Jean et Arcade.



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Timothée et Tite, compagnons de Paul

Catholiques d’occident : Timothée et Tite, évêques (calendrier romain et ambrosien) ; Robert, Albéric et Étienne, abbés de Cîteaux (calendrier monastique) ; Paule (+404), ermite (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (17 tubah/terr) : Maxime et Domèce de Scété (IVe s.), moines (Église copte)

Luthériens : Timothée et Tite, disciples de l’Apôtre ; Jean Matthäus Meyfart (+1642) poète en Thuringe

Maronites : Agnès (IIIe s.), vierge et martyre

Orthodoxes et gréco-catholiques : Xénophon et ses compagnons (VIe s.), moines

Syro-orientaux : Polycarpe (+167 env.), évêque et martyr (Église malabar)

Vieux catholiques : Timothée et Tite, disciples de l’Apôtre

Les saints du jour

Publié le 25/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Les saints du jour
Michel-Ange, vers 1542-1545
Conversion de Saint Paul

Caravaggio. XVIe.
Six ans après l'Ascension, l'Eglise reçoit du Christ une grâce particulière qui sera déterminante pour l'avenir. Sur le chemin de Damas, le pharisien Saul de Tarse, qui avait obtenu des lettres de mission pour persécuter les sectateurs du charpentier de Nazareth, est jeté à bas de son cheval par un éblouissement de lumière. Toute la doctrine de saint Paul découlera de l'extraordinaire dialogue qui s'en suivit. L'Eglise et le Christ ne font qu'un et c'est ce Corps Mystique qui sera l'une des bases de l'ecclésiologie de saint Paul. C'est la résurrection qui s'affirme à lui comme une réalité incontournable. C'est un vivant qui lui parle et l'humanité du Christ s'établit dans la gloire de la divinité. L'Evangile s'impose avec une telle intensité qu'il en est aveuglé et terrassé jusqu'au moment où la lumière baptismale lui révèlera le mystère.

Lecture

C’est vraiment à juste titre, bien-aimés, que la conversion du Docteur des nations (1Tm 2.7) est célébrée par l’ensemble des nations aujourd’hui dans une joie festive (...). Voici alors le motif pour lequel on rappelle régulièrement la mémoire de sa conversion : il se révèle utile aussi pour ceux qui en marquent le souvenir.
Dans cette mémoire, le pécheur lui-même sent poindre en lui l’espérance du pardon, ce qui le pousse à la pénitence. Quant à celui qui fait déjà pénitence, il reçoit à cette occasion le modèle de la parfaite conversion.
Qui pourrait continuer à désespérer – quelle que soit l’énormité de son crime – quand il entend rapporter que Saul, ne respirant encore que menaces et meurtres contre les disciples du Seigneur (Ac 9.1), est devenu sur-le-champ un instrument de choix (Ac 9.15) ? Qui pourrait, écrasé sous le poids de son iniquité, continuer à dire : « Me relever pour m’efforcer maintenant de mieux vivre, je n’en suis pas capable », alors que, sur le chemin même où, assoiffé du sang des chrétiens, et répandant à plein cœur son redoutable venin, le plus acharné des persécuteurs fut changé pour devenir le plus fidèle des prédicateurs ?

Bernard de Clairvaux, Sermon pour la Conversion de saint Paul, 1

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/01/25.php
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/01/25/index.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_de_Tarse
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conversion_de_saint_Paul_(Michel-Ange)
http://catholique-paris.cef.fr/-261-Une-annee-avec-Saint-Paul-.html
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/saint-paul-sur-lamour.html




Saint Amarin moine martyr (+ 676)
Marin ou Amarinus.
o.s.b.
abbé d'un monastère dans les Vosges alsaciennes, compagnon de martyre de saint Prix, évêque de Clermont.
La ville de Saint-Amarin doit son existence à la fondation d'un petit monastère par saint Amarin au 7e siècle.
église paroissiale Saint-Projet, Saint-Amarin à Saint-Amarin (68)
La vallée de Saint-Amarin en Alsace perpétue son nom.
http://www.ot-saint-amarin.com/

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Amarin



Saint Ananie Compagnon de saint Paul (+ 60)
Il était un fidèle observateur de la Loi, mais très vite il adhéra à la foi en Jésus-Christ, le messie attendu. C'est lui qui éclaira saint Paul dans ses premiers tâtonnements au sein de l'Eglise et lui conféra le baptême. La disponibilité de ce laïc a été déterminante pour l'avenir de l'Eglise.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ananie



Bienheureux Antoine de Mondola Ermite de Saint Augustin (+ 1450)
Originaire des Marches d'Ancône en Italie, il entra dans l'Ordre des Ermites de Saint Augustin à la suite de son ami, saint Nicolas de Tolentino. Son culte a été confirmé en 1759.



Saint Apollos (4ème s.)
Il était ermite en Egypte quand éclata la persécution de l'empereur Julien l'Apostat. Mis aux fers, il fut libéré et devint un oracle pour tous ceux qui venaient à lui pour écouter ses enseignements et partager sa joie spirituelle.

Autre biographie:
Anachorète dans le désert de Thébaïde, il y demeure pendant plus de 40 ans. De nombreux disciples étant venus se placer sous sa direction, il fonde pour eux le monastère d’Hermopolis, dont il devient l’abbé. Il serait l’auteur de nombreux miracles, dont celui d’avoir réussi à nourrir ses moines en multipliant des pains durant une terrible famine.



Bienheureuse Archangèle Girlani (+ 1495)
Religieuse carmélite à Parme, elle fonda un monastère à Mantoue à la demande de la famille des Gonzague. Elle en fut la première prieure, exemple vivant d'humble perfection. Son culte fut confirmé en 1864.



Saint Artémas de Pouzzoles Martyr (+ 304)
Ecolier de Pouzzoles, il aurait été tué par ses camarades païens au moyen de plumes métalliques. Cette légende n'a pas empêché le martyrologe romain de l'insérer dans ses listes. Il a bien existé, et c'est tout ce que l'on peut affirmer.



Saint Auxence (+ 1720)
Venu de l'Epire en Grèce jusqu'à Constantinople, il fut d'abord fourreur. Puis il s'engagea dans la marine turque. Accusé d'avoir renié l'Islam, il s'enfuit pour se cacher à Constantinople où il conduisait une petite barque de pèche. Un jour qu'il se rendait au port, il fut reconnu par ses anciens compagnons matelots qui le traitèrent de renégat de l'Islam. Traîné devant le tribunal, il maintint qu'il était chrétien, ce pourquoi il fut condamné à être décapité. Il avait trente ans.



Saint Bretonnion (4ème s.)
évêque en Asie Mineure qui, devant son peuple rassemblé dans sa cathédrale, sut tenir tête à l'empereur en confessant la foi de Nicée sur la divinité du Verbe Incarné.

Autre biographie:
Évêque de Tomi, en Roumanie. Son combat contre l’hérésie arienne lui vaut d’être condamné à l’exil par l’empereur Valens. Ce dernier doit cependant renverser sa décision sous la pression de la population de la ville, qui réclame avec insistance le retour de Bretonnion



Saint Castin Sénateur à Rome (+ 237)
Riche sénateur de Rome, il se fit baptiser à la suite d'une guérison qu'il attribue à saint Cyriaque. Elu évêque d'Argyropolis, il transféra son siège à Byzance qui n'était pas alors une capitale impériale.



Saint Dimitrios le Skevophylaxe Diacre à Constantinople (8ème s.)
Diacre à Constantinople. Le synaxaire et le martyrologe n'en disent rien de plus.

Skevophylaxe = gardien des vases et ornements sacrés (source: Saints et fêtes orthodoxes)
http://www.maison-russie.fr/invites/icone/saints_fetes/textes/fevrier01.html



Sainte Dwynwen (+ vers 460)

Jeune fille issue de la noblesse galloise, elle est dès son plus jeune âge attirée par la vie religieuse. Convoitée par un jeune seigneur prénommé Maelon, elle tente de trouver un moyen de se soustraire au mariage. Une nuit, elle fait un rêve au cours duquel elle absorbe une potion destinée à détourner l’attention du prétendant, mais à son réveil, elle constate que le jeune homme est transformé en statue de glace. Lorsqu’elle réalise que rien de parviendra à éteindre l’amour de Maelon, elle le ramène à la vie grâce à ses prières, puis elle se retire comme religieuse sur l’île de Llanddwyn. Une fontaine portant son nom devient par la suite un important lieu de pèlerinage, où viennent se recueillir les jeunes amoureux qui veulent savoir si leur relation sera heureuse et durable. Il leur suffit pour cela de poser leur question et d’observer les mouvements des poissons qui évoluent dans la fontaine.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dwynwen
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.museumwales.ac.uk%2Fen%2Ffaq%2Fstdwynwen%2F
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fweb.archive.org%2Fweb%2F20051214224516%2Fhttp%3A%2F%2Fwww.s4c.co.uk%2Fdechraucanu%2Fe_index0519.shtml
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.s4c.co.uk%2Fdudley%2Fe_love_history.shtml



Saint Eochod Moine écossais (7ème s.)
ou Eucadie, moine écossais disciple de saint Colomban. Il fut l'un des grands évangélisateurs de l'Ecosse. On l'appelle d'ailleurs l'apôtre de Galloway.
L’un des douze disciples qui accompagnent Saint-Colomban dans sa mission d’évangélisation du nord de l’Angleterre.



Saint Grégoire le Théologien (4ème s.)

"Un homme à l'âme céleste et à la bouche sanctifiée par le feu du Saint Esprit." Les Eglises d'Orient célèbrent saint Grégoire de Nazianze comme le modèle des pasteurs et comme l'un des théologiens qui sut par ses prédications et ses oeuvres transfigurer la culture hellénique en une culture chrétienne. Il fut d'une rigueur inflexible pour défendre la foi orthodoxe menacée par l'arianisme qui avait le soutien impérial. En 379, il fut attaqué durant la nuit pascale mais fut sauvé d'une manière étonnante. Elu évêque de Constantinople, il connut encore bien d'autres difficultés en particulier les divisions de l'Eglise à cause des hérésies.

Autre biographie:
Grégoire naquit à Arianze, en Cappadoce, vers 330. Son père, juif converti au christianisme, était devenu évêque du diocèse voisin de Nazianze.
Après avoir terminé ses études dans diverses grandes villes de l’époque, Grégoire reçut le baptême à Constantinople et rejoignit son ami Basile à Annesi pour partager avec lui la quête de Dieu dans la solitude. En 361, toutefois, il fut contraint de quitter la quiétude du monastère pour aider son père dans le gouvernement du diocèse de Nazianze.
Une fois devenu évêque, Basile songea à son ami pour le nouveau diocèse de Sasime. Grégoire ne fut en rien heureux de cette nomination épiscopale et ne prit jamais possession du diocèse : il resta auprès de son père et, à la mort de ce dernier, se retira au monastère. Mais sa vie changea encore quand, en 379, il fut nommé évêque de la petite communauté orthodoxe de Constantinople, ville alors sous domination arienne. Grégoire se rendit dans la capitale et y ouvrit l’église de l’Anastasis ; il y prononça des sermons d’une extraordinaire valeur théologique et littéraire, au point de mériter le titre de « théologien », que l’Église byzantine ne réserve qu’à un très petit nombre de prédicateurs.
À l’ouverture du Concile de Constantinople, Grégoire y assuma la présidence des travaux, mais quand on exhuma son ancien refus de se rendre à Sasime, il quitta la ville et revint à Nazianze, pour achever dans la solitude son difficile pèlerinage sur la terre.
Il mourut en 389/390, le cœur brisé et humilié, mais les yeux fixés dans la contemplation de la Trinité ; malgré lui, il était devenu un lutteur.

Lecture

A côté des formes de baptême dont nous parle l’Écriture, j’en connais une autre : l’immersion dans les larmes ; mais elle est plus ardue : ainsi par exemple celui qui s’y soumet lave chaque nuit son lit et sa couche, il sent les cicatrices de sa méchanceté exhaler leur puanteur(...), il imite la conversion de Manassé et l’humiliation des habitants de Ninive, qui leur obtint le pardon (...).
Pour moi – car je suis homme, je l’avoue, c’est-à-dire un être mobile et d’une nature inconstante -, j’accepte de grand coeur ce baptême (de la pénitence), j’adore celui qui me l’a donné, je le transmets aux autres et je leur fais l’avance de la miséricorde pour obtenir miséricorde. Car je sais que je suis moi-même « enveloppé de faiblesse » et que je serai mesuré avec la mesure dont je me serai servi pour les autres.

Grégoire de Nazianze, d’après le Sermon 39

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjanvier/janv25.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_de_Nazianze
http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/ficheauteur.asp?n_aut=3138
http://www.patristique.org/
http://nazianzos.fltr.ucl.ac.be/



Bienheureux Henri Suso Dominicain de Constance (+ 1366)

Cette gravure coloriée du XVe siècle, conservée à la Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg, condense deux événements majeurs de la vie de Suso: le moment où il incise dans sa chair le nom de Jésus et celui où, voyant un chien jouer avec un morceau d’étoffe, il comprend qu’il doit accepter les épreuves qui viennent de l’extérieur plutôt que de se les infliger volontairement (l’Exemplar de Henri Suso, gravure coloriée, XVe siècle, B.N.U.S., K7).

Dominicain originaire de Constance, il devint prieur de plusieurs maisons de son Ordre. Grand prédicateur du Saint Nom de Jésus, il accepta de nombreuses contradictions. Directeur spirituel remarquable, il nous a laissé le « Livre de la Sagesse éternelle », ouvrage classique de la littérature mystique allemande. Il mourut à Ulm en Bavière.
Son culte fut approuvé en avril 1831.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Suso
http://spiritualite3.free.fr/suso.html

Saint Joël Moine bénédictin (+ 1185)
disciple de Saint-Jean de Malte



Saint Juventus (+ 363)
et saint Maximus, officiers de la garde de Julien l'Apostat. Ils furent décapités pour avoir murmuré leur désapprobation au sujet des lois iniques dirigées contre les chrétiens.



Bienheureux Manuel Domingo y Sol (+ 1909)
Né à Tortosa en Catalogne espagnole, il fut l'apôtre de la jeunesse. Pour elle, il construisit un centre sportif et culturel, fonda le premier journal catholique destiné aux jeunes et, en 1873, ouvrit une maison pour recevoir les pauvres séminaristes. Toujours préoccupé d'une meilleure formation sacerdotale, il fonda à Rome en 1892 le Collège pontifical espagnol de Rome. A sa mort, sa confrérie dirigeait huit collèges vocationnels et huit séminaires diocésains. Il fonda également trois congrégations de religieuses.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_b%C3%A9atifications_par_Jean_Paul_II



Saint Mar Reclus en Syrie (+ 430)

Reclus en Syrie. Son historien, Théodoret de Cyr, nous rapporte que ce reclus ne pouvait pas participer aux divines liturgies. L'évêque n'ayant pas d'autel lorsqu'il venait le voir, célébrait le saint sacrifice sur les mains d'un diacre. Saint Mar était transporté d'une extraordinaire joie spirituelle.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mar_Awtel#La_vie_de_saint_Awtel
http://www.labans.com/st_awtel.htm



Saint Moïse (+ 1362)
Originaire de Novgorod, il entra au monastère d'Otroch à Tver en Russie. De retour dans sa cité natale, il fut consacré abbé du monastère de Yuriev. Elu évêque de Novgorod, il fut l'inspirateur de la célèbre école d'icônes qui allait donner à l'art religieux russe ses plus grands chef-d'oeuvre. Moine austère et grand prédicateur, il sut conquérir cette ville marchande, fière et turbulente, à la paix et à l'amour fraternel. Sentant sa mort prochaine, il renonça à son siège épiscopal et se retira dans un monastère.



Saint Palémon (4ème s.)
Il fut l'un des premiers ermites au désert de la Haute Egypte où il s'était retiré durant les persécutions de Dioclétien. Il forma de nombreux disciples dont saint Pacôme. Il mourut à Tabenne vers 325.



Saint Poppon Abbé de Stavelot (+ 1048)
Abbé de Stavelot au diocèse de Liège. Il seconda le bienheureux Richard de Verdun pour ranimer le monachisme en Flandre.

Autre biographie:
Fils d’un couple de la noblesse flamande (sa mère, Sainte-Adelwise, deviendra plus tard religieuse), il se destine au métier des armes. À la suite d’une vision qu’il reçoit lors d’un pèlerinage à Rome, il décide de prendre l’habit au monastère de Saint-Thierry de Reims, tout en agissant comme conseiller du saint empereur Henri II. Il prend part à la croisade de l’an 1000 et à partir de 1008, il devient successivement prévôt à l’abbaye Saint-Vaast d’Arras puis abbé de plusieurs monastères de Lotharingie, dont l’abbaye de Stavelot.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stavelot
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Poppon
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.bautz.de%2Fbbkl%2Fp%2Fpoppo_v_s.shtml
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.newadvent.org%2Fcathen%2F12275a.htm
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.heiligenlexikon.de%2FBiographienP%2FPoppo_von_Stablo.htm
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.canteclaer.be%2Fcontent%2Fleiestreek%2Fdeinze%2Findex.php



Saint Prix évêque et martyr (+ 676)
Saint Prix quand on est en Ile de France, saint Preils quand on est en Saintonge et saint Priest dans la région lyonnaise, également saint Projectus ou saint Projet en Charente.
Evêque de Clermont en Auvergne, il fonda plusieurs monastères et un hôpital. Comme il avait excommunié le comte d'Auvergne pour un rapt qu'il avait commis, le comte porta d'affreuses calomnies contre le prélat auprès du roi qui convoqua l'évêque. La vérité éclata et le ravisseur eut la tête tranchée. Comme saint Prix revenait dans son diocèse, au village de Volvic, il fut arrêté par une bande de vauriens à la solde de la famille du décapité. Ils tuèrent Marin (ou Amarin) qui accompagnait l'évêque croyant qu'il s'agissait de lui. Au moment où ils s'éloignaient, saint Prix leur signala l'erreur. Ils l'abattirent à son tour.
Plus de vingt localités portent son nom.



Saint Publius (+ 380)
Originaire des bords de l'Euphrate, il quitta ses richesses pour se retirer dans la montagne, consacrant son temps à l'oraison et à la psalmodie, à la lecture et au travail manuel. Des disciples vinrent le rejoindre pour profiter de ses enseignements et de son exemple. Les uns étaient grecs et d'autres de langue syriaque. Ils avaient chacun leur monastère, mais ils chantaient la gloire de Dieu dans une seule et même église, les uns d'un côté, les autres de l'autre, disant à tour de rôle un verset des psaumes dans leur propre langue.



Saint Savin (?)
Il ne reste de sa mémoire que la merveilleuse église romane de Saint Savin sur Gartempe. Selon l'opinion qui divise ses biographes, il serait mort paisiblement à Troyes ou à Sens, et c'est sans doute à cause des Normands envahisseurs qu'on trouve ses reliques en Bourgogne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Savin




Les Églises font mémoire...

Anglicans : Conversion de Paul

Catholiques d’occident : Conversion de saint Paul, apôtre (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (16 tubah/terr) : Philothée d’Antioche (III-IVe s.) martyr (Église copte) ; Sahma (V-VIe s.), moine (Église d’Éthiopie)

Luthériens : Conversion de l’Apôtre Paul ; Heinrich Suso (+1366), mystique

Maronites : Conversion de saint Paul

Orthodoxes et gréco-catholiques : Grégoire le Théologien, archevêque de Constantinople ; Bretannion de Tomes en Scythie (+381 env.), évêque (Église roumaine)

Syrio-orientaux : Conversion de saint Paul (Église malabar)

Vieux catholiques : Conversion de l’apôtre Paul



MARTYRS JUIFS DE RUFACH (1338)

En Franconie et en Alsace explose au XIV è siècle la persécution des Armleder, qui doivent leur surnom aux vêtements de cuir qu’ils endossent en lieu et place des armures normales des chrevaliers. Il s’agit de bandes de paysans et de vagabonds qui s’acharnent contre les communautés juives locales. Armés de scies, de pelles et de matraques, ils avancent derrière une bannière et une croix. Le 25 janvier 1338, les Armleder massacrent toute la population juive de Rufach, en Alsace. Aujourd’hui encore, le lieu du carnage est appelé Judenmatt, « pré des juifs ».

Lecture

Je ne suis pas tout-à-fait seul
Au milieu de la foule de mon peuple.
Chaque nouveau-né m’apporte de la joie ;
Je pleure à chaque mort...
Tout puits que l’on creuse me comble de joie.Aux rêves évaporés
Je chante ma funèbre prière
Et chaque lopin de terre
De chaque lieu donné
Est mesuré à genoux

Jehuda Karni, Le soleil retrouvé

Les saints du jour

Publié le 24/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint François de Sales Evêque de Genève (+ 1622)

Fils d'une noble famille savoyarde restée catholique en pays calviniste, il était destiné à un brillante carrière juridique. Son père l'envoie étudier à Paris. Mais il y découvre la théologie et les problèmes de la prédestination, soulevés par les calvinistes. Scrupuleux, il se croit prédestiné à être damné. Le désespoir le submerge jusqu'au jour où il découvre le "souvenez-vous", la prière mariale attribuée à saint Bernard. Il retrouve la paix et ce sera l'un des grands messages de sa vie quand il pacifiera sainte Jeanne de Chantal, puis quand il écrira son "Introduction à la vie dévote".
Prêtre, puis évêque de Genève, il réside à Annecy, car Genève est la "Rome" des calvinistes. Il fréquente les plus grands esprits catholiques de l'époque, soutient la réforme des carmels de sainte Thérèse d'Avila, la fondation de l'Oratoire français par Pierre de Bérulle (1611) - l'Oratoire avait été fondé à Rome en 1564 par saint Philippe Néri.
Lui-même fonde l'Ordre des Visitandines pour mettre la vie religieuse à la portée des femmes de faible santé. Son "introduction à la vie dévote" est un ouvrage qui s'adresse à chaque baptisé. Il y rappelle que tout laïc peut se sanctifier en faisant joyeusement son devoir d'état, en lequel s'exprime la volonté de Dieu. Il est le patron des journalistes car il écrivit de nombreuses feuilles imprimées qui sont des "gazettes" pour s'adresser aux calvinistes qu'il ne peut rencontrer.
- Le diocèse d'Annecy dans l'histoire: un passé empreint de Dieu: les hommes qui ont compté.
http://catholique-annecy.cef.fr/pages/3_je_decouvre_la_haute_savoie/3_3_2_les-homes-qui-ont-compte.php
- François de Sales, patron du diocèse d’Annecy et des journalistes à Annecy
http://catholique-annecy.cef.fr/annecy/actualite.php?detail=1&ident=83275
François de Sales s’épuisera une bonne partie de sa vie au service de Dieu et des hommes. Ordonné à 35 ans, il ne s’épargnera rien pour annoncer l’évangile : ni visites dans son diocèse, ni catéchèses des petits enfants, ni visites aux condamnés, ni voyages apostoliques... C'est l'époque où l'Église romaine, face au protestantisme et à la doctrine de la prédestination, reprend courage et se lance dans le grand mouvement de la Contre-Réforme.
Il entreprend d'écrire des lettres personnelles aux gens qu'il ne peut atteindre. Puis il fait appel à l'imprimerie pour éditer des textes qu'il placarde dans les endroits publics et distribue sous les portes. Ces publications périodiques imprimées sont considérées comme le premier " journal " catholique du monde, et c’est pourquoi François de Sales est le patron des journalistes. Furent ainsi publiés les "Méditations", les "Épîtres à Messieurs de Thonon", et les "Controverses". Et pour toucher les illettrés, il se met à prêcher sur les places, au milieu des marchés...
- François de Sales en quelques images (diocèse d'Annecy)
http://catholique-annecy.cef.fr/annecy/popup_photo.php?id_photo=80639

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/01/24.php
http://www.salesien.com/bosco/fdsales.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_de_Sales
http://jesusmarie.free.fr/francois_de_sales.html
http://www.francoisdesales.org/
http://www.osfs-france.net/
http://moulins.visitation.free.fr/
http://regard.visitation.free.fr/index.php?page=home
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/01/29/index.html



Bienheureuse Marie Poussepin Fondatrice de la congrégation des Dominicaines de la Présentation (+ 1744)

Née le 14 octobre 1653 à Dourdan en pays chartrain, elle s'occupe tout d'abord de la fabrique familiale dont elle fait l'une des principales entreprises de France, en tout cas, l'une des plus avancées sur le plan social. Elle laisse l'entreprise à ses frères pour fonder la congrégation des Dominicaines de la Présentation,
http://www.diocesedetours.catholique.fr/index.php
religieuses qu'elle destine au service des paroisses et à l'éducation des jeunes filles en milieu rural. Son dynamisme s'accompagnait d'une grande humilité et d'une grande charité envers tous ceux et celles qu'elle approchait.
Décédée le 24 janvier 1744.
Béatifiée le 20 novembre 1994.
Voir aussi:
Marie Poussepin 'de Dourdan au Vatican'
http://evry.catholique.fr/Marie-Poussepin?var_recherche=Marie%20Poussepin



Saint Babylas Evêque et martyr à Antioche (+ 250)
et ses compagnons les saints Agapios et Timothée, originaires d'Antioche. Baylas était devenu prêtre à Rome et avec deux de ses disciples, il s'enfuit en Sicile pour échapper à la persécution. Ils y furent arrêtés et martyrisés par décapitation.

Autre biographie:
Nommé évêque d’Antioche en 237, il est particulièrement connu pour avoir refusé l’accès à l’église à l’empereur Philippe l’Arabe, qui venait d’assassiner son prédécesseur. Lorsque survient la persécution de Dèce, en 250, Babylas est arrêté puis lourdement enchaîné dans une prison, où il décède des suites de ses conditions de détention.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Babylas



Saint Bertran Abbé à Cambrai (3ème s.)
Fêté dans le diocèse de Cambrai où il fut abbé d'un monastère. Il accompagna saint Omer dans ses courses apostoliques.

Autre biographie:
St-Bertrand (Ebertram) Originaire de Coutances, il devient un disciple de Saint-Bertin de Luxeuil puis il accompagne Saint-Omer dans sa mission d’évangélisation des populations du nord de la France et des Flandres. Il entre ensuite à l’abbaye de Saint-Quentin, dont il devient l’abbé (VIIe siècle).



Saint David (+ 694)
Le roi David III, en Géorgie dans le Caucase, a donné à son peuple le témoignage d'une foi intense, d'un grand amour de la justice et d'un grand courage contre les ennemis perses. Il édifia le célèbre monastère de Guélati où il finit ses jours.



Saint David (+ 1130)
Père de famille, il fut martyrisé à Dwin en Arménie lors de l'occupation et des persécutions des musulmans.



Saint Félicien (+ 251)
Evêque de Foligno. Après de brillantes études à Rome, il retourna évangéliser avec succès son propre pays, l'Ombrie en Italie, et c'est là qu'il sera martyrisé.

Autre biographie:
Originaire de Foligno (Italie), il devient disciple du pape Saint-Éleuthère, avant d’être nommé évêque de sa ville natale. Il est le premier évêque à recevoir le pallium, ornement sacerdotal qui était jusqu’alors réservé aux papes. Lorsque survient la persécution de Dèce, il est arrêté et sommé de renier sa foi. Ayant refusé, il est soumis au supplice puis transféré à Rome où il est exécuté. La ville de Foligno s’est développée autour de l’église qui avait été bâtie près de son tombeau (158-250)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9licien_de_Foligno



Saint Guasacht d’Irlande (IVe siècle)
Fils de Maelchu, l’ancien maître de Saint-Patrick, lorsque celui-ci était encore esclave. Après la mort de son père, qui s’est fort probablement suicidé mettant le feu à sa maison après d’y être barricadé, Guasacht devient un disciple de Saint-Patrick qu’il accompagne dans sa mission d’évangélisation de l’Irlande. Quelques années plus tard, il est nommé évêque de Granard.




Bienheureux Guillaume (+ 1679)
et le bienheureux Jean Grove. Guillaume Ireland était originaire du Lincolnshire en Angleterre. Après des études au séminaire anglais de Saint-Omer, il entra dans la Compagnie de Jésus. Arrêtés pour un soi-disant complot papiste contre le roi Charles II, ils furent tous deux pendus à Tyburn-Londres puis écartelés selon la tradition. Ils furent béatifiés en décembre 1929.

Autre biographie:
(Bienheureux) Originaire du Lincolnshire (Angleterre), William Iremonger effectue ses études au collège anglais de Saint-Omer, en France avant d’être admis chez les Jésuites, en 1655. Il passe quelques années au couvent des clarisses de Gravelines en qualité de confesseur puis il est envoyé en Angleterre, en 1677. L’année suivante, il est faussement accusé de complicité dans le fameux ‘complot papiste‘ de Titus Oates. Arrêté, il est condamné à mort par pendaison (1636-1679)



Saint Jean de Kazan (+ 1529)
Pris en otage à Nijni-Novgorod par les Tatars, il n'était qu'un enfant. Il subit de violentes pressions pour se convertir à l'Islam. Il refusa malgré les tortures et fut décapité par les Tatars qui ne tinrent pas compte de son jeune âge.



Saint Léobard Reclus à Marmoutier (+ 593)
ou Libert. Cet auvergnat, dans sa jeunesse, ne connut point de soucis matériels. Il se laissait vivre tout en étudiant les belles-lettres. Mais il ne songeait pas au mariage. Aussi quand son père lui proposa une belle jeune fille, il se borna à prolonger les fiançailles pour ne pas avoir à s'opposer à son père, qui, sur ces entrefaits, mourut. Léobard fit cadeau de sa fiancée à son frère et s'en fut en pèlerinage au tombeau de saint Martin à Tours. C'est là qu'il fit connaissance de saint Grégoire de Tours, l'historien, son compatriote auvergnat qui devint pour toujours son ami. Il trouva son bonheur dans la solitude, installé dans une grotte, passant les vingt-deux ans de sa vie dans la prière et les études des Saintes Ecritures. Pour gagner sa vie, il fabriquait des parchemins. Pour se cultiver, il avait à sa disposition la riche bibliothèque de son ami. Pour vivre l'Evangile, il réconfortait les âmes affligées.



Saint Macédoine (+ 430)
Il vécut près de 70 ans, en ermite près d'Antioche. L'évêque l'ayant ordonné prêtre de force, saint Macédoine obéit, mais il se montra si maladroit dans les rites des Saintes Liturgies qu'on le laissa repartir dans sa chère solitude. L'historien Théodoret qui le connaissait nous rapporte que, durant ces liturgies, il restait en extase.
Selon la légende, il aurait passé 40 ans à se nourrir uniquement de graines concassées mélangées avec de l’eau.



Saint Manchan (+ v. 653)
Abbé du monastère de Liath-Manchain, en Irlande, le martyrologe romain célèbre en particulier ses commentaire de l'Ecriture Sainte.



Saint Marcolin de Forli Religieux dominicain (+ 1397)
Moine de l'ordre des prêcheurs au couvent de Forli (Italie du Nord), il se dévouait aux taches humbles et à la prière, au service des pauvres et au soin des enfants.
Déclaré bienheureux en 1756.

Autre biographie:
Originaire de Forli, il devient moine dominicain dès l’âge de 10 ans. Il s’est surtout distingué pour son extrême assiduité à pratiquer une piété presque exclusivement contemplative. Selon la légende, sa mort est annoncée à la population par un ange. De nombreux miracles ont été rapportés sur son tombeau.



Saint Néophyte le Reclus (+ 1183)
Originaire de Chypre à l'époque des croisades, il se retira à Paphos après plusieurs pèlerinages en Terre Sainte. Là dans des grottes, avec des disciples, il y vécut dans l'ascèse la plus grande. Saint Néophyte a laissé un grand nombre d'écrits ascétiques, hagiographiques et des homélies pour de nombreuses fêtes de l'année liturgique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ophyte



Saint Paul Chong (+ 1840)
Jeune martyr coréen, à Séoul.



Bienheureuse Paule Gambara Costa Veuve (+ 1515)
Originaire de Brescia en Italie du Nord, elle épousa à douze ans un jeune noble qui la maltraitait. Il s'opposait à ses oeuvres de charité, un peu exagérées sans aucun doute, et la trompait sans vergogne. Tertiaire de l'Ordre franciscain, elle transforma lentement son époux avec une grande patience. Elle mourut épuisée par les pénitences qu'elle s'imposait. Son culte fut confirmé en 1845.



Saint Suran (6ème s.)
Sa sainteté fleurit au temps de l'invasion des Lombards. Abbé d'un monastère à Sora, en Italie méridionale, il fut victime de l'hospitalité donnée à des réfugiés qui l'assassinèrent pensant trouver chez lui un peu d'argent.
source: les Dialogues de saint Grégoire le Grand.



Saint Théoxane (?)
Pas encore d'information complémentaire.



Sainte Xénia (+ 1806)
"folle en Christ".
Xénia Grigorievna était mariée à un brillant colonel de la Garde impériale de Saint Petersbourg. Elle menait une vie aisée et mondaine au sein de l'aristocratie impériale. Le décès de son époux changea totalement sa vie. Elle décida de simuler la folie pour s'offrir, avec résignation, à l'image du Christ en sa Passion, aux moqueries et aux mauvaises farces des garnements. Sans gîte, pieds nus, revêtue été comme hiver de haillons bariolés, elle n'acceptait l'aumône que pour la redistribuer aux pauvres. Peu à peu les habitants reconnurent sa sainteté et cherchèrent ses conseils. Grande fut alors son influence et sa renommée de sainteté. Elle s'endormit dans le Seigneur à l'âge de 71 ans et sa sépulture fut l'objet d'un véritable culte. Le tsar Alexandre III ayant été très gravement atteint lors d'un attentat au 19e siècle attribua sa guérison à sainte Xenia qu'il avait priée.
Elle fut canonisée en 1987 par le patriarcat de Moscou.



Saint Zamas (3ème s.)
Premier évêque de Bologne en Italie, ordonné prêtre par le pape saint Denys. Il mourut martyr, mais l'histoire est très discrète sur les faits et gestes de sa vie.



Saint Zosime (6ème s.)
Originaire de Tyr en Phénicie, il nous a laissé des recueils d'enseignements spirituels pleins de sagesse. Il était doux et patient, compréhensif à toute détresse morale et spirituelle. Il séjournait au monastère de Saint Gérasime près du Jourdain en Palestine.



Les Églises font mémoire...

Anglicans : François de Sales (+1622), évèque de Genève, pédagogue de la foi.

Catholiques d'Occident : François de Sales , évèque et docteur de l'Eglise (calendriers romain et ambrosien) ; Babylas et les 3 petits enfants (+250), martyrs (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (15 tubah/terr) : Abdias (VIe s. av. J.C), prophéte (Eglise copte) ; Le jeune Cyr et sa mére Julitte (+305), martyrs (Eglise éthiopienne)

Luthériens : Erich Sack (+1943), témoin de la foi jusqu'au sang en Prusse-Orientale.

Maronites : Xénia de Milasa, moniale

Orthodoxes et Greco-catholiques : Xénia de Milasa, moniale ; Laurent de tchernogov (+1950), moine (Eglise ukrainienne)

Syro-orientaux : Timothée, apôtre (Eglise malabar)

Les saints du jour

Publié le 23/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Barnard Archevêque de Vienne, en Isère (+ 841)
Originaire de la région de Lyon, il se marie et vit à la cour de l'empereur Charlemagne. D'accord avec sa femme, après sept ans de vie commune, il se consacre à Dieu au monastère d'Ambronay-01500, en Bresse. Devenu archevêque de Vienne sur le Rhône, en 810, il devient l'un des personnages les plus influents de son temps, n'ayant jamais quitté les relations qu'il s'était faites à la cour impériale. En 837, il fonde l'abbaye de Romans et c'est là qu'il retourna à la maison du Père.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Barnard



Saint Boisil (Boswel) de Melrose (+ 664)
Disciple de Saint-Aidan de Lindisfarne, il devient moine puis abbé de l’abbaye de Melrose. Il est le directeur spirituel de Saint-Cuthbert. (il est inscrit au 23 février dans certains calendriers)



Saint Clément d'Ancyre Martyr (+ 309)
Originaire de la Galatie, en Asie Mineure, il devint évêque d'Ancyre (Ankara). Arrêté, il connut de très cruelles tortures d'abord à Nicomédie, puis à Ancyre où on l'avait transféré. Il resta de longues années incarcéré avec plusieurs autres chrétiens. Il put toutefois célébrer la sainte Messe. Un jour, pendant qu'il officiait, ses bourreaux le décapitèrent.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_d%27Ancyre



Saint Denys de l'Olympe Ermite au mont Olympe (5ème s.)
Ses parents étaient de modestes villageois en Thessalie. Il se rendit aux monastères des Météores puis à l'Athos pour y mener une vie "plus céleste que terrestre". Pour échapper à la demande des habitants de Bérée qui le voulaient comme évêque, il se retira sur le mont Olympe, l'antique demeure des dieux grecs. Il y habita une grotte, où quelques disciples vinrent le rejoindre et, après de longues années de prière, il s'endormit dans la paix du Seigneur.



Saint Elie Jardinier en Egypte (+ 305)
ou Eunuche, jardinier en Egypte, il fut martyrisé pour sa fidélité au Christ.



Sainte Emérentienne Vierge, martyre (+ 304)

Selon la légende, Emérentienne ou Emerance serait la "soeur de lait" de Sainte Agnès. Catéchumène, elle est morte martyre, lapidée sur la tombe de sainte Agnès. Sainte Emerance a une chapelle à La Pouëze (Maine et Loire) et Emerentienne est le nom de la chapelle de l'Institut Notre Dame de Vie (Vénasque - Vaucluse).
Sa statue à la Pouëze la représente avec, dans son tablier, les pierres qu'elle a reçues dans le ventre. Même représentation plus moderne à l'Institut Séculier Notre Dame de Vie.
En Anjou, le dicton invoque "Ste Emerance qui guérit du mal de la panse".

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89merentienne_(sainte)
http://institut.notredamedevie.org/-Emerentienne-vous-connaissez-.html



Saint Eusèbe Ascète en Syrie qui vécut non loin d'Antioche (5ème s.)
Il lisait sans cesse les saintes Ecritures afin de garder son esprit attentif à la Parole de Dieu. On dit de lui qu'il ne voulait pas voir d'autre chose que le sol du chemin qui le conduisait de son ermitage à l'église où il se rendait pour les divines liturgies. Afin de se contraindre à avoir sans cesse les yeux baissés, il chargea sa nuque d'une lourde chaîne qu'il tira attachée à sa ceinture.



Saint Gennade de Kostroma Moine à Komelsk puis à Kostroma (+ 1565)
ou Grégoire. Fils de nobles lithuaniens orthodoxes, il s'enfuit de la maison familiale pour rejoindre la Russie, ne voulant pas vivre dans un pays catholique. Il fut d'abord moine à Komelsk puis à Kostroma. Le tsar Ivan le Terrible lui-même lui portait une grande vénération.



Saint Ildefonse de Tolède Evêque de Tolède (+ 669)
ou Alphonse. Evêque de Tolède. Neveu de saint Eugène de Tolède, il étudia à Séville ayant pour maître saint Isidore. Moine, il devint abbé de Tagli, sur le Tage. Archevêque de Tolède en 657, il uniformisa les liturgies espagnoles. Pami les nombreux ouvrages qu'il écrivit, il composa un traité pour défendre la virginité perpétuelle de la Très sainte Mère de Dieu.

Autre biographie:
Fils d’un couple de nobles espagnols, il est le neveu de Saint-Eugène de Tolède. Contrairement au souhait de ses parents, il s’engage dans la vie religieuse et prend l’habit au monastère d’Agli. Ordonné en 637, il prend la direction de son monastère en 650 et est finalement choisi pour succéder à son oncle comme archevêque de Tolède en 657. Il est également l'auteur de nombreux écrits, dont très peu, malheureusement, subsistent.



Saint Jean l'Aumônier Patriarche d'Alexandrie (+ 619)

Originaire de l'île de Chypre, cet ancien fonctionnaire impérial n'était plus très jeune quand il devint patriarche d'Alexandrie. Dès son arrivée, il recensa les pauvres et les sans domicile fixe. Et c'est ainsi que 7.500 pauvres chaque jour furent secourus par l'Eglise d'Alexandrie. Un jour qu'il voyait ses fidèles quitter l'office avant qu'il soit terminé, il partit les rejoindre, avec ses ornements liturgiques, en leur disant avec humour: "Je dois partir à la recherche des brebis égarées." Chassé par l'invasion perse de 619, il se réfugia dans son île natale et y mourut quelques mois plus tard. On rattache à la forme de son apostolat l'origine de "l'Ordre religieux et militaire des hospitaliers de saint Jean", appelés par la suite les chevaliers de Malte.
Fête le 23 janvier en Occident, le 11 novembre en Orient.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Jean_l%27Aum%C3%B4nier
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/030.htm



Saint Machaire des Mauges (Ve siècle)
Abbé et apôtre dans le Bocage vendéen
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Macaire-en-Mauges



Saint Maimboeuf Irlandais venu en Franche-Comté (+ 480)
(Maimbodus)
Cet irlandais venu en Franche-Comté sera massacré par des voleurs de grand chemin et sa mémoire est honoré à Montbéliard.
Voir Les Amis de Saint-Maimboeuf sur le site internet du diocèse de Montbéliard.
http://catholique-belfort-montbe.cef.fr/presentation/patrimoine/amis_stmaimboeuf.htm

Autre biographie:
Missionnaire d’origine irlandaise, il émigre dans les Gaules pour évangéliser les régions du nord de l’Italie. Selon une légende, un seigneur aurait offert à Mainboeuf une paire de gants de qualité, en lui demandant de prier pour lui. Au cours d’une halte à l’église de Dampiere, non loin de Besançon, il aurait été assassiné par des brigands qui, ayant aperçu les gants, pensaient avoir à faire à un personnage fortuné. Plusieurs miracles se sont produits sur sa tombe et il est surtout vénéré à Montbéliard (Doubs).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Montb%C3%A9liard
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Maimb%C5%93uf_de_Montb%C3%A9liard



Saint Parménas Diacre de Jérusalem, martyr (1er s.)
L'un des sept premiers diacres, avec saint Etienne. Il fut arrêté à Philippes en Macédoine et reçut la couronne du martyre.
Parménas fait partie d’un groupe de sept diacres, chargés par les apôtres de prendre soin des premiers juifs de Jérusalem convertis au christianisme. Il est l’une des victimes de la persécution de Trajan à Philippi, en Macédoine.



Saint Salaman le Silentiaire (+ vers 400)
Ermite en Orient, il est surnommé ‘le Silentiaire’ pour avoir passé de nombreuses années sans prononcer une seule parole
http://fr.wikipedia.org/wiki/Silentiaire



Les Églises font mémoire...

Catholiques d’Occident : Babylas , évêque, et les trois petits enfants (+250), martyrs (calendrier ambrosien) ; Ildefonse (+667), évêque de Tolède (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (14 tubah/terr) : Archilide le Romain, moine (Église copte)

Luthériens : Menno Simons, témoin de la foi, dans la Frise (voir ci-dessous)

Maronites : Clément d’Ancyre (III-IVe s.) ; Agathange (III-IVe s.), martyr ; Serge (+701), pape

Orthodoxes et Greco-catholiques : Clément, évêque d’Ancyre, hiéromartyr ; Agathange, martyr ; Théophane le Reclus (+ 1894), évêque de Tambov (Église russe)




MENNO SIMONS ( 1496-1561) témoin

En 1535, dans la ville allemande de Münster, non loin de la frontière des Pays-Bas, la tragique tentative d’instaurer la Nouvelle Jérusalem par la force se terminait dans un bain de sang. L’aventure avait été projetée par les franges irraisonnées de l’anabaptisme hollandais et eut pour conséquence une cruelle persécution de quiconque se déclarait anabaptiste.
L’anabaptisme survécut pourtant, grâce à l’action intelligente de Menno Simons, qui ramena à ses racines évangéliques un mouvement qui avait marqué un très grand nombre de gens simples, désireux uniquement de faire la volonté de Dieu.
Simons était né à Witmarsum, dans la Frise, en 1496, dans une famille de paysans. Devenu prêtre catholique, il fut progressivement frappé par la bonne foi sincère qu’il rencontrait chez beaucoup de ses fidèles, attirés par les divers courants de la Réforme.
Simons sortit de la profonde crise de vocation et de l’existentence dans laquelle il était tombé bien convaincu que son devoir était de se faire serviteur de la parole de Dieu, renonçant à tout ce qui, dans l’Église, ne trouvait pas en elle son fondement. Il quitta l’Église de Rome, dans la conviction que suivre le Christ ne pouvait signifier que d’accepter sa propre croix. Pendant vingt ans il affronta ainsi la mort, prêchant la parole de Dieu et le rétablissement d’un mouvement anabaptiste libéré des délires prophétiques et eschatologiques et ramené au primat de l’Évangile. Mais, surtout, Simons s’efforça d’opérer dans sa propre vie une profonde conversion, pour qu’elle soit en conformité avec le message évangélique qu’il annonçait chaque jour.
Menno Simons mourut le 31 janvier 1561 : il a contribué par ses écrits à édifier une Église pourvue de ministres ordonnés et fondée sur l’Écriture qui lui donnait sa mesure. La date d’aujourd’hui est celle où plusieurs Églises protestantes font mémoire de lui.

Lecture

Quand se répandirent les nouvelles des persécutions qui suivirent la tragédie de Münster, le sang de ces hommes, même s’ils s’étaient fourvoyés, retomba sur ma conscience et j’en eus des remords intolérables. Je revis en esprit ma vie impure, charnelle, je repensai à la doctrine hypocrite et à l’idolâtrie que je professais jour après jour sous un semblant de piété, mais sans éprouver la moindre joie. Je vis que ces créatures saisies de zèle, même si elles étaient dans l’erreur, faisaient volontiers don de leur vie et de leurs biens pour leur doctrine et pour leur foi. Dans ma réflexion, j’étais tourmenté par ma conscience à tel point que je n’ai plus pu opposer de résistance. Je me disais : misérable que je suis, que suis-je en train de faire ? Si je continue à vivre ainsi et ne conforme pas ma vie à la parole de Dieu ; si, avec mes faibles moyens, je ne condamne pas ouvertement l ‘hypocrisie, la fraude du baptême, la Cène du Seigneur dénaturée par le culte qu’enseignent les doctes ; si, par peur pour mon corps, je ne proclame pas ce que je considère comme étant le fondement de la vérité et ne ramasse pas toutes mes forces pour conduire le troupeau dispersé vers les pâturages du Christ, - et le troupeau ferait volontiers son devoir s’il le connaissait - oh ! combien leur sang versé dans la transgression criera contre moi au jour du jugement !

Menno Simons, d’apès la Réponse à Gellius Faber

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Menno_Simons
http://www.christ-seul.fr/index2.asp
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.mennosimons.net%2F
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.mhsc.ca%2Findex.asp%3Fcontent%3Dhttp%3A%2F%2Fwww.mhsc.ca%2Fmennos%2Fhmenno.html
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fe-menno.org%2Fsimonz.htm

Les saints du jour

Publié le 22/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Timothée enfant (Rembrandt)

Saints Timothée et Tite Disciples et compagnons de saint Paul (1er s.)
Les Eglises d'Orient les fêtent ce jour.
L'Eglise en Occident les unit comme disciples très chers de saint Paul qui leur confie la charge épiscopale dans l'Eglise naissante.
Timothée, que Paul appelle "son vrai fils dans la foi" est né en Asie mineure d'un père grec et d'une mère juive. Converti lors de la première mission de saint Paul, il devient son disciple et son collaborateur fidèle. Pour le faire accepter des juifs et des judéo-chrétiens, Paul le fait circoncire. Timothée partagera la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclamera encore.
Selon la tradition, saint Timothée serait mort évêque d'Ephèse.
Tite est un grec converti, mais non circoncis. C'est un diplomate habile à qui Paul confie des missions délicates, tout en lui demandant d'être ferme et catégorique. Il ramènera la paix dans la communauté de Corinthe et organisera les communautés naissantes de Crète.
La tradition nous dit en effet qu'il meurt évêque de Cnossos en Crète.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Timoth%C3%A9e
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Tite



Saint Vincent Diacre de Saragosse, martyr à Valence (+ 304)

La vie du patron des vignerons s'est tellement améliorée au cours des temps qu'il est difficile de démêler l'histoire de la légende. Trois faits sont historiques : il était diacre; il sut dominer les plus cruels supplices et, malgré ses souffrances, il chantait, riait et répondait avec humour aux humeurs de son tortionnaire, au point que saint Augustin dira de lui :"A travers cette ténacité, on discerne la puissance de Dieu."
Quant à l'origine de son patronage des vignerons, plusieurs hypothèses sont envisagées sur le site de l'académie de Reims.
http://www.ac-reims.fr/datice/espagnol/epernayvalencia/originefete.htm

Saint Vincent de Saragosse en prison. Peinture à l'huile. Auteur anonyme, école de Francisco Ribalta

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/01/22.php
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/01/22/index.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_de_Saragosse
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/028.htm



Saint Alphonse Leziniana Dominicain Espagnol (+ 1745)
Ce dominicain espagnol était le compagnon de saint François Gil. Il était né à Tortosa en Espagne. Envoyé aux Philippines puis au Tonkin (Vietnam), il évangélisa avec beaucoup de persuasion. Il fut ensuite emprisonné plusieurs années et décapité à Checo, sous le règne de l'empereur Tinh-Doanh. Il fut canonisé en 1988.



Saint Anastase Martyr en Assyrie (+ 628)
Il était le fils d'un mage perse, mage de profession à l'époque où Chosroès, roi des Perses, mit à sac la Ville Sainte de Jérusalem (614) et emporta avec lui les reliques de la Passion retrouvées par sainte Hélène. Anastase était militaire et découvrit peu à peu le christianisme et Jésus-Christ. Il quitta l'armée, se rendit en Syrie auprès d'un orfèvre persan qui était chrétien et qui le catéchisa. Baptisé à Jérusalem, il ne tarda pas à se faire moine. A quelque temps de là, il partit pour Césarée de Palestine où se trouvait une garnison perse dont il voulut retirer les soldats de la magie à laquelle ils s'adonnaient. Arrêté et chargé de chaînes, refusant de renier Jésus-Christ, il fut condamné à transporter les pierres pour construire la forteresse. Puis, avec d'autres chrétiens de la ville, il fut reconduit vers la Perse. Un jour, durant la route, les soldats de l'escorte le suspendirent par une main, attachant à l'autre une lourde pierre et le laissèrent ainsi pendant quinze jours, entretenant ses douleurs en le faisant boire et manger, avant de l'étrangler.

Autre biographie:
Magundat est un jeune soldat païen dans l'armée du roi de Perse Chosroës II. En 614, les troupes se trouvent à Jérusalem, ce qui lui permet de découvrir la religion chrétienne, qui produit sur lui une très forte impression. De retour dans son pays, il quitte la vie militaire pour se retirer temporairement à Hériapolis, puis il retourne à Jérusalem où il devient moine et se fait baptiser sous le nom d’Anastase. Sept ans plus tard, alors qu’il effectue un pèlerinage sur les Lieux Saints, il est arrêté, lourdement enchaîn, puis condamné à travailler dans une carrière. L’occasion lui est plusieurs fois offerte de renier sa foi, mais il refuse, y compris lorsqu’il est soumis au supplice. Sa renommée grandissante attire de nombreux visiteurs, qui se pressent dans sa prison dans l’espoir d’être bénis après avoir touché ses chaînes. Il est finalement exécuté par décapitation en compagnie d’un groupe de soixante-dix autres chrétiens.



Saint Antioche (+ v. 630)
Moine de la célèbre Laure de Saint Saba, proche de Jérusalem, il est autant célèbre par sa sainteté que par son érudition.



Bienheureux Antoine Della Chiesa Prêtre de l'Ordre de saint Dominique (+ 1459)
Il sut allier un grand souci de la vie monastique avec une prédication qui le conduisit sur bien des routes. Il était très indulgent pour la faiblesse humaine, redonnant à chacun force et courage. Il mourut à Côme en Lombardie. Son culte fut confirmé en 1819.



Saint Bernard de Vienne (+ 842)
Militaire dans l'armée de Charlemagne, il préféra devenir soldat du Christ. En accord avec son épouse, il distribua alors ses richesses familiales pour les pauvres et pour l'édification de deux monastères à Ambronay-01500 et à Romans-26100. Il devint évêque de Vienne en Gaule puis se retira au monastère de Romans sur Isère qu'il avait construit et c'est là qu'il rejoignit le ciel.



Sainte Blésille (+ 384)
Fille de Sainte-Paule (1)et soeur de sainte Eustochium.(2) Après une enfance très pieuse, elle est mariée à un jeune noble alors qu'elle est encore adolescente, mais devient veuve sept mois plus tard. Elle commence dès lors à s’infliger de très sévères mortifications, qui altèrent gravement sa santé. Elle décède prématurément à l'âge de 20 ans.

(1)Fille d’un couple issu de la haute noblesse romaine, elle est mariée à un sénateur nommé Taxotius. Cinq enfants (deux de ses filles deviendront des saintes : Eustochium et Blésille, fêtée le 22 janvier) naissent de cette union heueuse. En 379, alors qu’elle est âgée de 32 ans, Paule devient veuve, ce qui lui cause une vive douleur. Elle décide dès lors de consacrer sa fortune et le reste de sa vie au service des pauvres et à son développement spirituel. Sous l’influence de plusieurs chrétiens éminents (Sainte-Marcelle, Saint-Paulin d’Antioche et Saint-Jérôme), elle décide de quitter Rome pour se rendre en Palestine, accompagnée de sa fille Eustochium. À son arrivée, elle est accueillie par Saint-Jérôme, qui effectue en sa compagnie une visite de toute la Terre sainte. Elle s’installe ensuite à Bethléem et fonde avec les femmes de sa suite un nouveau monastère placé sous la protection de Sainte-Catherine d’Alexandrie.

(2)Fille de sainte Paule (+ 418)
Comme sa mère, elle se fit religieuse sous la direction de saint Jérôme et toutes deux le suivirent en Orient. Elles se succédèrent à la tête du monastère de Bethléem où l'étude et la méditation de la Bible étaient particulièrement à l'honneur.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Blesle



Saint Blidran de Vienne (+ 719)
Évêque et confesseur à Vienne, dans le Dauphiné.



Saint Britwold Evêque de Ramsbury (+ 1045)

Bertwald ou Beorhtwald.
Moine de l'abbaye de Gladstonebury, nommé évêque de Ramsbury en 1005.
(source: Histoire du Berkshire)
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.berkshirehistory.com%2Fbios%2Fbritwold_ramsbury.html

Autre biographie:
Moine à l’abbaye de Glastonbury, en Angleterre.
http://www.birminghamuk.com/glastonbury/Thumbnails.html
En 995, il est nommé évêque, charge qu’il occupe durant près de cinquante ans. Sa renommée est principalement due à ses dons de prophétie.



Sainte Damiana, moniale et martyre (IVe siècle)
Au début du IV è siècle, dans la province égyptienne de Parallos, au nord du delta du Nil, meurent décapitées la prieure Damiana et les 40 moniales de son monastère.
Fille de Marcus, gouverneur local, Damiana avait été instruite dans la foi par son père. À quinze ans, saisie du désir de s’adonner totalement à la prière et à la méditation des Écrituress, elle demanda l’autorisation de se retirer avec quelques compagnes dans un lieu adapté à la vie monastique. Marcus, qui était homme magnanime, leur fit alors construire un monastère bien protégé.
Survinrent les persécutions de Dioclétien. Marcus fut parmi les premiers, étant donné sa situation, à être invité à apostasier. Ce qu’il fit, du moins dans un premier temps. Damiana en personne, par son grand courage et son énergie, convainquit en effet son père à renier son apostasie. Celui-ci se mit alors à confesser publiquement sa propre foi, et il fut décapité.
L’empereur, ayant appris le rôle de Damiana et de ses compagnes dans ce qui s’était produit, tenta, mais en vain, de les amener à apostasier. Elles moururent toutes martyres ; et sur le lieu de leur martyre existe aujourd’hui encore un monastère féminin qui porte leur nom.



Saint Dominique Bénédictin, abbé (+ 1031)
Moine bénédictin à Sora en Italie, il se fit ermite. Mais son rayonnement lui attira tant de disciples qu'il dut fonder plusieurs communautés monastiques. Il nous est connu par trois lignes d'une chronique de Léon, cardinal d'Ostie, qui écrivait de lui, en 1301, que saint Dominique de Sora était l'auteur d'innombrables miracles.



Saint Gaudence évêque (+ 418)

Fils de parents idolâtres, il fut élu évêque de Novare (Italie) et consacra toute sa vie à la conversion des infidèles.
Prêtre à Ivrea, près de turin. En 398, il est choisi pour succéder à son ami Saint-Laurent comme évêque de Novare

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaudence_de_Brescia
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F31000



Bienheureux Gautier (+ 1307)
Originaire de Bruges, il s'en vint en France où nous le retrouvons provincial des franciscains. En 1279, contre son gré, il est nommé évêque de Poitiers. Pour de justes raisons sans doute, et avec l'accord du pape, Gautier excommunie son voisin et suffragant (dépendant) l'évêque de Bordeaux, Bertrand de Got, mêlé à la politique. Bertrand s'en souviendra quand il sera élu pape sous le nom de Clément V, lui qui fera venir la papauté en Avignon. Gautier est destitué et emprisonné dans le couvent franciscain de Poitiers. L'évêque déchu acceptera sereinement cette disgrâce. Sur son lit de mort, il demanda que soit placé son appel au jugement de Dieu. Lorsque Clément V eut vent de cela, il vint à Poitiers, fit ouvrir le cercueil, lut le parchemin de Gautier, le fit replacer dans le cercueil et ordonna qu'un mausolée fût construit en l'honneur du serviteur de Dieu.



Bienheureux Guillaume Patenson (+ 1592)
Originaire de Durham en Angleterre, il fit ses études au séminaire de Reims pour devenir prêtre et retourner dans son pays. Durant sa détention, il réconcilia plusieurs prisonniers avec l'Eglise catholique. Condamné à la peine capitale, il fut pendu puis écartelé à Tyburn-Londres durant le règne d'Elisabeth I.



Bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade fondateur des Marianistes (+ 1850)

Prêtre réfractaire à la Constitution civile du clergé que voulait imposer la Révolution française, il s'exila en Espagne et c'est à Saragosse, aux pieds de Notre-Dame del Pilar qu'il reçut sa vocation de rechristianiser la France. Pour cela il fonda la famille marianiste, religieux et religieuses.
"La béatification, durant l'année jubilaire, de Guillaume-Joseph Chaminade, fondateur des marianistes, rappelle aux fidèles qu'il leur appartient d'inventer sans cesse des manières nouvelles d'être témoins de la foi, notamment pour rejoindre ceux qui sont loin de l'Eglise et qui n'ont pas les moyens habituels de connaître le Christ. Guillaume-Joseph Chaminade invite chaque chrétien à s'enraciner dans son Baptême, qui le conforme au Seigneur Jésus et lui communique l'Esprit Saint.
L'amour du Père Chaminade pour le Christ, qui s'inscrit dans la spiritualité de l'Ecole française, le pousse à poursuivre inlassablement son oeuvre par des fondations de familles spirituelles, dans une période troublée de l'histoire religieuse de France. Son attachement filial à Marie l'a maintenu dans la paix intérieure en toute circonstance, l'aidant à faire la volonté du Christ. Son souci de l'éducation humaine, morale et religieuse est pour toute l'Eglise un appel à une attention renouvelée pour la jeunesse, qui a besoin tout à la fois d'éducateurs et de témoins pour se tourner vers le Seigneur et prendre sa part dans la mission de l'Eglise."
Béatification de 5 serviteurs de Dieu, homélie de Jean-Paul II, 3 septembre 2000.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/documents/hf_jp-ii_hom_20000903_beatification_fr.html
- site des Marianistes: qui est Guillaume-Joseph Chaminade?
http://www.marianistes.com/v3/chaminade.php?PHPSESSID=1581a84f093c07058a7531785ad0b2a8

"On ne peut ramener les hommes à Jésus que par sa mère"

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Chaminade



Saint Joseph le Cretois (+ 1669)
Confié dès son jeune âge à un monastère d'Héraklion en Crète, il y étudia les Belles-lettres et les Saintes Ecritures. Il mena une vie détachée de la terre. Quand il n'était pas dans l'église, il allait visiter Jésus-Christ chez les pauvres et les malades, leur donnant le peu qu'il possédait.



Bienheureux Joseph Nascimbeni (+ 1922)
Une vie toute simple au service de l'Eglise et de l'éducation des jeunes. Originaire de Vérone en Italie du Nord, il devint prêtre en 1874. Il fonda l'Institut des Pauvres Soeurs et de la Sainte Famille et termina sa vie comme curé d'une humble paroisse, à Castelletto en Vénétie. Il fut béatifié en 1988



Bienheureuse Laura Vicuna (+ 1904)
Née à Santiago du Chili, elle vécut surtout en Patagonie - Argentine. Elle était élève de l'Institut de Marie-Auxiliatrice à Junin, dans la Cordillière des Andes. A treize ans, elle offrit sa vie pour la conversion de sa mère. Celle-ci avait un concubin qui infligeait de tels mauvais traitements à Laure qu'elle en mourut pardonnant à sa mère et à cet homme. Elle avait à peine 13 ans. Elle fut béatifiée en 1988.



Sainte Lufthilde (+ vers 850)
Cette sainte serait devenue ermite dans la région de Cologne (Allemagne) à la suite d’un conflit avec sa belle-mère, qui lui reprochait sa trop grande charité envers les pauvres.



Saint Macaire de Zhabin (+ 1623)
Il reconstruisit le monastère orthodoxe de Zhabin que les attaques des armées polonaises et des armées tatares avaient détruit. Il en fut l'higoumène et, vers la fin de sa vie, il se retira ermite, dans la région de Tula en Russie.



Saint Manuel martyr (+ v. 813)
à Andrinople en Bulgarie, et ses compagnons martyrs, les saints Georges Debelt, Léon Nicani et trente sept autres qui confirmèrent par leur mort la vérité de la foi qui était la leur, sous le règne d'Omurtag, roi de Bulgarie.



Saint Oronce (+ 304)
Originaire de Cimiez, non loin de Nice (Alpes-Maritimes), il devient missionnaire dans les Pyrénées avec son frère Saint-Vincent. Victimes de la persécution de Dioclétien, les deux hommes sont exécutés à Gérone en compagnie de Saint-Victor.



Saint Oulph (3ème s.)
On pense qu'il serait né non loin d'Arcis-sur-Aube en Champagne, qu'il aurait été martyrisé et les chrétiens donnèrent son nom à leur village. Depuis, une localité conserve sa mémoire en Champagne : Saint-Oulph-10170.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Oulph



Saint Vincent de Digne Deuxième évêque de Digne (+ 380)
Deuxième évêque de Digne. Il était originaire d'Afrique et faisait partie d'une des premières équipes missionnaires envoyées pour évangéliser la Provence.



Saint Vincent Pallotti Fondateur de la Société de l'Apostolat Catholique (+ 1850)

Prêtre romain qui fonda la Société de l'Apostolat Catholique. Après une brève période comme professeur de théologie, il se voua au travail pastoral à Rome et fonda la congrégation des Pallotins. En 1836, il créa une semaine de prière en faveur de l'unité des Eglises orientales, dans l'octave de l'Epiphanie. Il s'intéressa également à l'union avec la Communion anglicane. Il fut canonisé en janvier 1963.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Pallotti
http://www.pallotti.org/findex.html



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Vincent de Saragosse (+304), diacre, premier martyr d’Espagne

Catholiques d’occident : Vincent, diacre et martyr

Coptes et Ethiopiens (13 tubah/terr) : Noces de Cana en Galilée

Luthériens : Vincent, martyr en Espagne

Maronites : Timothée, apôtre et martyr ; Anastase le Persan (+628), moine et martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Timothée, apôtre ; Anastase le Persan, martyr ; Philippe le Thaumaturge (+1569), métropolite de Moscou (Église russe)

Vieux catholiques : Vincent, martyr

Les saints du jour

Publié le 21/01/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Sainte Agnès de Rome Martyre (+ v. 304)

Il est certain qu'il y eût à Rome vers cette date, une fillette de treize ans qui mourut volontairement pour la foi en Jésus-Christ. La nouvelle s'en répandit très vite chez les chrétiens de l'Empire. On s'indigna de la cruauté des bourreaux, on s'apitoya sur la jeune victime, dont le nom se perdit au fur et mesure que la distance était lointaine de Rome. Et comme on ne savait pas exactement son som, elle est devenue "l'agneau" qui donne sa vie comme l'agneau de Dieu, d'où son nom d'Agnès. Elle devint une personnage légendaire, chacun imaginant le comment de sa mort. En Occident, on transmit la tradition qu'elle eût la tête coupée; en Orient, on dit qu'elle aurait été enfermée dans un lupanar où personne n'osa la toucher avant d'être brûlée vive. Quoi qu'il en soit des détails de son martyre, gardons présent à notre mémoire comme un exemple, ce fait historique qu'une jeune romaine de treize ans n'hésita pas à sacrifier la vie terrestre qui s'ouvrait à elle, pour se donner à la vie du Dieu qu'elle adorait. Saint Ambroise, évêque de Milan, dira d'elle qu'elle sût donner au Christ un double témoignage : celui de sa chasteté et celui de sa foi. (de virginitate. II. 5 à 9)

Autre biographie:

Il existe deux traditions au sujet d’Agnès : la grecque et la latine.

Selon la tradition grecque, Agnès est une vierge d’âge adulte vivant à Rome, où elle œuvre à la conversion de nombreuses autres femmes. Arrêtée et sommée de sacrifier aux idoles, elle refuse et est condamnée à être violée dans un lupanar, mais l’homme qui s’approche d’elle perd aussitôt la vie. Au préfet qui l’interroge, elle répond qu’elle est protégée par un ange, mais celui-ci, incrédule, demande des preuves. Agnès se met aussitôt en prière et bientôt l’homme qui était décédé revient à la vie. Partagé entre l’admiration et la crainte, le préfet finit par céder à l’opinion de ses conseillers et condamne Agnès au bûcher.

Dans la version latine, Agnès n’est encore qu’une enfant âgée de douze ans, victime de la persécution de Dioclétien. Sa dépouille aurait été déposée dans le cimetière de la voie Nomentane de Rome (+ 304)Traditionnellement, le jour de la fête de Sainte-Agnès, deux agneaux sont bénis dans l’église qui lui est dédiée à Rome. Les bêtes ensuite tondues et leur laine est utilisée pour tisser des palliums, qui sont offerts aux archevêques par le pape.


Lecture

Saint Ambroise qui en écrivit le martyre déclare sainte Agnès, vierge très prudente.
Elle avait treize ans quand sa mort lui fit prendre part à la vie du ciel qui est la seule vraie vie : encore enfant quant à son âge, son esprit et son cœur étaient ceux d’une adulte; elle était jolie de visage, mais plus encore par la foi qu’elle protégeait dans son âme (Jacques de Voragine, Légende dorée)

Blessée de partout, quelle dignité ne garde-t-elle pas !
Se couvrant tout entière de son vêtement,
Elle est attentive avant tout à conserver sa pudeur :
Que personne ne voie sa nudité.
Elle expire, mais demeure sa pudeur :
Sa main cache son visage,
Son genou fléchi cherche la terre
Et elle tombe sans perdre contenance.

Ambroise, Hymne pour le fête de sainte Agnès

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/01-21.htm#agnes
http://missel.free.fr/Sanctoral/01/21.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agn%C3%A8s_de_Rome
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/027.htm



Bienheureuse Agnès Albinana Religieuse au monastère de Saint Augustin à Béningamin (+ 1696)
ou Inès. Originaire de la région de Valence en Espagne, elle entra au monastère des religieuses déchaux-ermites de Saint Augustin à Béningamin où elle prit le nom de Josepha-Maria. Les Espagnols préfèrent l'appeler de son nom de baptême, Inès. Elle a été béatifiée en février 1888.



Saint Alban-Barthélémy Roe Un des quarante martyrs d'Angleterre (+ 1642)
Membre de la Communion anglicane et élève à Cambridge, il se convertit au catholicisme. Il poursuivit ses études au séminaire anglais de Douai et devint bénédictin en 1612, dans l'actuel Ampleforth. Pendant 28 ans, il travailla dans la mission anglaise et fut arrêté. Il subit le martyre à Londres-Tyburn, comme tant d'autres.
Il fait partie des Quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles qui ont été canonisés en 1970.
Extraits de l'homélie de Paul VI:
Les martyrs ont offert à Dieu le sacrifice de leur vie, poussés par le plus haut et le plus grand amour.
L'Eglise continue à croître et à grandir par l'amour héroïque qui anime les martyrs... Notre siècle a besoin de saints ! Il a surtout besoin de l'exemple de ceux qui ont donné le témoignage suprême de leur amour pour le Christ et pour son Eglise : «Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.»

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quarante_martyrs_d%27Angleterre_et_de_Galles



Saint Busiride Confesseur de la foi à Ancyre (+ vers 379)



Bienheureux Edouard Stransham Prêtre (+ 1586)
et le bienheureux Nicolas Wheeler. Tous deux prêtres, ils furent arrêtés lors de la persécution de la reine Elisabeth Ière et furent pendus pour leur attachement à l'Eglise catholique romaine.



Saint Epiphane de Pavie Evêque (+ 496)
Evêque de Pavie en Italie auquel ses diocésains décernèrent de son vivant les titres de "pacifique", "gloire de l'Italie" et "lumière des évêques." Il connut la période troublée des invasions de Théodoric et d'Ordoacre et travailla avec ardeur à réparer les brêches que tant de troubles avaient faites dans l'Eglise et dans la vie paisible du petit peuple.

Autre biographie:
Originaire de Pavie, à l’âge de huit ans, il est confié aux soins de l’évêque Saint-Crispin, qui se charge de son éducation puis le nomme diacre. Lorsque Crispin décède, et malgré son jeune âge (ving-sept ans), Épiphane est désigné pour lui succéder. Très respecté par les puissants de l’époque, il est souvent sollicité pour effectuer des missions diplomatiques. En 476, la ville de Pavie est le théâtre d’une bataille importante qui oppose les troupes du dernier empereur romain Oreste à celles du barbare Odoacre. Au cours de cette opération, la ville est presque entièrement ravagée et de nombreuses femmes sont capturées, mais le saint évêque réussit racheter la plupart des otages. En 489, ce sont les troupes du roi Ostrogoth Théodoric qui envahissent l’Italie, et là encore Épiphane parvient à éviter le pire pour ses fidèles. La ville étant passée sous la domination de Théodoric, il effectue pour lui plusieurs ambassades, notamment auprès de Gondebaud, le roi des Burgondes. Mais bientôt les fatigues des voyages altèrent sa santé et il décède des suites d’une fièvre contractée lors d’une mission à Ravenne.



Saint Fructueux et ses compagnons, Augure et Euloge de Tarragone, martyrs (+ 259)
Evêque de Tarragone, martyr avec ses deux diacres, saint Augure et saint Euloge. Durant la persécution de l'empereur Gallien, ils furent d'abord jetés en prison, puis condamnés à être brûlés vifs. Quand leurs liens furent consumés, ils se mirent à prier les bras en croix et c'est ainsi qu'ils terminèrent leur martyre.



Bienheureux Jean Baptiste Du Cormier Martyrisé pendant la Révolution française (+ 1792)
et ses compagnons, dont quatorze prêtres et plusieurs religieuses de Laval, martyrisés pendant la Révolution française pour leur fidélité à l'Eglise romaine et à leurs engagements sacrés.



Saint Maxime le Confesseur Moine, confesseur de la foi (+ 662)

Originaire des environs de Tibériade, saint Maxime, orphelin, fut élevé dans un monastère de Palestine. Mais l'époque, troublée, n'était guère favorable à une vie monastique tranquille. Les invasions perses et arabes obligent Maxime, comme nombre d'autres moines d'Orient, à fuir à plusieurs reprises, de plus en plus à l'Ouest. On suit sa trace à Chrysopolis près de Constantinople, puis en Egypte et jusqu'à Carthage dans l'actuelle Tunisie.
A cette époque, pour refaire l'unité de l'empire et rallier les monophysites dissidents, l'empereur byzantin et le patriarche de Constantinople tentèrent d'imposer un compromis théologique : le monothélisme, qui ne reconnaît au Christ qu'une seule volonté divine, sa volonté humaine étant absorbée par elle. Saint Maxime s'y oppose de toutes ses forces avec le Pape Martin de Rome. L'agonie du Christ à Gethsémani montre que le Christ nous a sauvés en soumettant librement sa volonté humaine à sa volonté divine.
Saint Maxime connaît alors procès, exils et même tortures de la part des tribunaux impériaux. On lui coupe la main droite et on lui arrache la langue : il ne pourra ainsi ni de bouche ni de plume confesser la foi du concile de Chalcédoine. Mais son silence devint témoignage et c'est ainsi qu'il meurt dans l'exil caucasien où on l'a relégué.
Le concile oecuménique de 680 condamnera le monothélisme.
Voir aussi Esprit et Vie, Revue catholique de formation permanente éditions du Cerf.
http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=951

Le 25 juin 2008, Benoît XVI a évoqué saint Maxime le Confesseur. "Il fut un grand Père de l'Eglise... et mérite le titre de confesseur que lui a donné la tradition chrétienne au vu du courage et des souffrances avec lesquels il témoigna (confessa) de l'intégrité de la foi en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, sauveur du monde". Né en Palestine vers 580, il quitta Jérusalem pour Constantinople, puis trouva refuge en Afrique, "où il se distingua pour sa vigoureuse défense de l'orthodoxie". En effet, il rejetait "la réduction de Jésus à la seule nature humaine".
Puis le Saint-Père a rappelé que Maxime fut appelé à Rome pour le concile du Latran convoqué en 649 par Martin Ier en défense des deux volontés du Christ, ce qui coûta l'exil au Pape pour avoir enfreint l'édit impérial interdisant ce débat. Mais Maximin "continua d'affirmer l'impossibilité de n'identifier qu'une seule volonté chez Jésus... Avec ses disciples Anastase, il fut soumis à un procès exténuant". Accusé d'hérésie, Maxime eut la langue et la main droite tranchées, grâce auxquelles il avait combattu la fausse doctrine de l'unique volonté. "Le saint moine fut alors exilé en Colchide, sur la mer noire, où il mourut d'épuisement le 13 août 662 à 82 ans".
Benoît XVI a alors souligné combien la pensée de saint Maxime le Confesseur "ne fut pas que théologique et spéculative... car son point de mire était toujours la réalité du monde et de son salut..., le Créateur ayant confié à l'homme fait à son image la mission d'unifier le cosmos... La vie et la pensée de Maxime furent soutenues par son grand courage à témoigner sans réserve ni compromis la réalité intégrale du Christ. Il a ainsi montré comment nous devons vivre afin de répondre à notre vocation d'être unis à Dieu, entre nous et ensemble au cosmos, donnant ainsi à l'humanité sa juste forme".
Le Pape a alors dit que "le oui universel du Christ indique clairement la norme qui donne son juste poids à toute valeur... comme c'est le cas de la tolérance de la liberté ou du dialogue. Une tolérance qui ne distinguerait pas le bien du mal serait incohérente et destructrice de l'autorité, une liberté irrespectueuse de celle d'autrui ne serait qu'anarchie, un dialogue qui ne sait pas de quoi il traite ne serait que vaines paroles". Puis il a rappelé que ces valeurs "ne peuvent être authentiques que si la référence unique" réside dans "la synthèse entre Dieu, le cosmos et le Christ, de qui nous apprenons la vérité sur nous-mêmes comme la juste signification à donner à ces différentes valeurs". Ainsi, a conclu le Saint-Père, "le Christ nous indique que le cosmos doit être liturgie, gloire de Dieu, et que l'adoration est le début de la transformation véritable, le véritable renouveau du monde".
Source: VIS 080625 (480)

«En tout ce que nous faisons, Dieu cherche le but : si nous agissons pour lui, ou pour une autre cause.»

Lecture

Le mystère de l’Incarnation du Verbe contient la clé de toutes les énigmes et de toutes les figures de l’Écritures, et pas seulement la science des créatures visibles et intelligibles. Et Celui qui a connu le mystère de la croix et du tombeau, en a connu les raisons. Lui qui ensuite a été initié à la puissance secrète de la résurrection, a connu la fin pour laquelle Dieu au commencement a fait que toutes ces choses subsistent.

Maxime le Confesseur, Chapitres sur la théologie et l’économie de l’incarnation I,66

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_le_Confesseur
http://stmaterne.blogspot.com/2008/01/vie-de-saint-maxime-le-confesseur.html
http://www.livres-mystiques.com/partieTEXTES/Philocalie/maxime.html



Saint Maxime le Grec Originaire d'Arta dans le Péloponnèse grec (+ 1556)
Originaire d'Arta dans le Péloponnèse grec, il partit, jeune adolescent, à Florence faire ses études classiques. Il suivit avec enthousiasme le dominicain Savonarole dans son mouvement de rénovation religieuse et spirituelle qui se termina tragiquement. Saint Maxime, une fois ses études terminées, se rendit sur la Sainte Montagne de l'Athos, au monastère de Vatopedi, dans l'étude et la méditation. Appelé par le prince russe, Basile Ivanovitch, il vient en Russie pour traduire en slavon le psautier et d'autres livres liturgiques dont la traduction du grec était très imparfaite. Après avoir effectué ce travail, on l'obligea à rester pour continuer d'autres traductions. Mais, accusé par certains de se mêler de ce qui ne le regardait pas, il fut condamné pour hérésie et relégué au monastère de Volokolamsk. On lui reprochait notamment de défendre la primauté du siège de Constantinople contre les prétentions de Moscou de s'y substituer comme "troisième Rome". Il fut condamné aux fers dans le monastère de Tver. Ce qui ne l'empêchait pas d'avoir une importante correspondance et d'écrire encore des traités de théologie. Sur la fin de sa vie, il fut envoyé au monastère de la Trinité saint Serge, près de Moscou, où il eut une plus grande liberté. Il continua sa production littéraire jusqu'à l'épuisement de ses forces à 86 ans. Il s'opposa à l'infiltration de l'humanisme occidental, transmit au peuple russe les trésors spirituels de Byzance et c'est à ce titre qu'il est surnommé "l'illuminateur de la Russie."



Saint Meinrard Ermite à Einsiedeln (+ 861)

Voilà plus de dix siècles que l'on vénère à Einsiedeln en Suisse, au canton de Schwytz, "Notre-Dame des ermites", un don fait par la petite-fille de Charlemagne à son cousin, ermite, saint Meinrad qui vivait là depuis de longues années. Après avoir fait ses études des Belles-Lettres qui introduisaient à la lecture de l'Ecriture Sainte, il partit mener la vie érémitique. Peu à peu, et comme toujours, la sainteté attire les pèlerins, qui purent ainsi vénérer la sainte Mère de Dieu en ce sanctuaire. Un soir, deux garçons de mauvaise vie demandèrent à saint Meinrad l'hospitalité. Il les logea et les nourrit. Le lendemain matin, il célébra la messe et c'est là que les deux hommes l'assassinèrent, pensant trouver beaucoup d'argent. Ils ne trouvèrent aucun trésor, car saint Meinrad n'acceptait jamais d'argent de la part des pèlerins.

Autre biographie:
Originaire de la Souabe, il est confié aux moines de l’abbaye de Reichenau, qui se chargent de son éducation. Lorsqu’il atteint l’âge de 24 ans, il accède au diaconat, et un an plus tard il prend l’habit. Il est ensuite envoyé au monastère de Bollengen afin d’y prendre la direction de l’école, mais au bout de quelques années il se sent attiré par la solitude. Avec l’autorisation de son abbé et emportant avec lui seulement quelques livres, il se retire comme ermite non loin du village d’Altendorf. Au bout de sept ans, il ressent le besoin de s’isoler davantage et se rend dans un lieu isolé des bords du lac Sihl (Suisse). Sa renommée venant à être connue d’Hildegarde, l’abbesse du couvent de Zurich, cette dernière lui envoie une image de Marie, en plus de faire bâtir une chapelle à son attention. Des miracles ayant commencé à se produire, les pèlerins affluent bientôt, chargés d’offrandes et de cadeaux que Meinrad utilise pour sa chapelle ou redistribue aux pauvres. Cependant, la nouvelle de ces richesses attire des brigands qui se présentent un soir à la cellule où le saint est en prière et le frappent mortellement avec une massue. Selon une légende, les deux malfaiteurs auraient été arrêtés grâce à l’intervention de deux corbeaux que Meinrad avait apprivoisés.



Saint Patrocle ou saint Parre (+ 273)
ou saint Parre. Originaire de Troyes en Champagne, il vécut en solitaire dès qu'il le put. Il avait le talent de la parole, et ses prédications touchaient les coeurs. Il était d'une humeur douce et son affabilité lui faisait apaiser toute querelle et adoucir toute souffrance morale. Lors de la persécution de l'empereur Aurélien, il fut arrêté et mis à mort. Plusieurs localités ont conservé son patronage. Saint-Parre-les-Vaudes-10260.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Parres-aux-Tertres

Autre biographie:
Citoyen riche et noble de la ville de Troyes qui distribue aux pauvres l’héritage de ses parents pour se retirer dans la solitude afin de mener une vie entièrement vouée à la prière. Arrêté pour sa foi durant la persécution d'Aurèle (ou de Valérien selon d’autres auteurs), ses bourreaux tentent de le noyer dans la Seine mais il parvient à s'échapper. Capturé une seconde fois, il est finalement exécuté par décapitation.



Saint Publius Evêque, martyr à Athènes (+ 180)
Saint Jérôme et l'historien Eusèbe parlent de lui comme étant évêque d'Athènes ayant connu Denys l'Aréopagite. Il aurait été martyrisé pour sa fidélité au Christ.
Il semble régner une certaine confusion quant à la véritable identité de ce saint qui aurait été, selon les auteurs, propriétaire terrien et préfet de l'île de Malte, évêque de cette île, ou encore évêque d’Athènes.



Saint Zacharie Ermite, moine d'Egypte (+ v. 950)
Le martyrologe romain reçoit saint Zacharie, ermite qui fut le maître spirituel de saint Nil, moine d'Egypte et qui aurait vécu en Calabre, selon le synaxaire italo-grec.



Saint Zosime de Syracuse Evêque de Syracuse (+ 662)
Consacré à Dieu par ses parents comme le fut jadis le jeune Samuel, il entra dans le monastère de Sainte-Lucie à Syracuse à l'âge de sept ans. Quand il voulut revoir les siens, ses parents le ramenèrent de force au monastère. Dès lors, il accepta humblement cette condition monastique, l'assuma comme une volonté de Dieu et devint un exemple pour chacun des moines dans l'observance de la profession monastique. L'évêque le choisit plus tard comme higoumène. Quand l'évêque de Syracuse vint à mourir, les chrétiens de la ville demandèrent au Pape de le leur désigner comme pasteur. Il fut sacré évêque à Rome en 647, et plus pauvre que les pauvres, assidu à la prière et à la méditation, il remplit cette charge pendant treize ans.


Les Églises font mémoire...

Anglicans : Agnès, martyre à Rome

Catholiques d’occident : Agnès, vierge et martyre (calendrier romain et ambrosien) ; Fructuose de Tarragone, évêque, et Augure et Euloge (+259), martyrs (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (12 tubah/terr) : Second jour du glorieux Baptême

Luthériens : Matthias Claudius (+1815), poète à Hambourg

Maronites : Sébastien (+287 env.), martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Maxime le Confesseur, moine ; Néophyte de Nicée (IVe s.), martyr ; Grégoire (+1012) archevêque de Okhrida (Église serbe) ; Abo de Tbilissi, martyr (Église géorgienne)

Vieux Catholiques : Meinrad (+861), ermite et martyr.