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Nom du blog :
jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
24.11.2009

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Les saints du jour (mardi 30 Juin)

Publié le 29/06/2009 à 10:46 par jubilatedeo
Saint Martial de Limoges Evêque de Limoges (3ème s.)

Gravure tirée du Tonaire de Saint-Martial de Limoges, le représentant aux prises avec deux oiseaux fantastiques

Nous avons sur lui deux biographies aussi fantaisistes l'une que l'autre, écrite l'une au 8ème siècle, l'autre au 11ème. Il serait le cousin de saint Pierre. Petit enfant, c'est lui que Jésus avait montré aux apôtres comme modèle sur le chemin du ciel. Il vint en Gaule prêcher cette Bonne Nouvelle qui avait marqué son enfance. La réalité historique est sans doute mieux servie si l'on considère qu'il y eut un saint Martial, évêque de Limoges dans la deuxième partie du 3ème siècle, dont on ne sait que peu de choses. La vérité est meilleure que les imaginations légendaires.
Le même jour sont fêtés Alpinien et Austriclinien qui étaient 2 de ses prêtres. (cf 10 000 saints éd. Brépols)

Un internaute nous écrit:
"Je me suis retrouvé de manière providentielle dans une église dédié à St Martial. Cette église se situe en Ariège, aux Cabannes sur la route de l'Andorre.
Dans le choeur 5 grandes fresques murales relatent la vie de St Martial. Il est présenté effectivement comme l'enfant montré en exemple aux Apôtres, mais aussi comme celui qui tenait le panier contenant les pains et les poissons lorsqu'ils furent bénis par le Christ, mais encore comme celui qui tenait le linge servant à essuyer les pieds des Apôtres après que Jésus les ait lavés, également comme celui qui fut envoyé en Gaule par St Pierre et enfin, à un âge avancé, le Christ lui serait apparu pour lui annoncer que le soir même il l'aurait rejoint dans les cieux.
J'ignore quelles sont les sources du peintre, mais il ne me semblait pas inutile de vous relater cette anecdote."
http://ariege-catholique.cef.fr/site/186.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martial_de_Limoges
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Martial_de_Limoges



Sainte Adile Vierge et abbesse de Brabant (+ 670)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Brabant



Saint Adolphe Moine puis évêque d'Osnabrück (+ 1224)
Ce n'était pas le plus édifiant des chanoines de Saint Pierre de Cologne, car ses parents l'y avaient installé en raison des revenus importants que cette fonction assurait. Il décida de mener une honnête vie religieuse, ni trop, ni pas assez. Pour cela, il s'en fut faire une retraite spirituelle chez les cisterciens de Clèves. En conclusion, sa décision fut nette: il demandait de rentrer chez eux y vivre la pauvreté. Admis, il y passa quelques années, puis fut élu évêque d'Osnabrück où il se montra si parfait que, dès le lendemain de sa mort, on le plaça sur les autels. Les pauvres avaient sa préférence. Il passait de longues heures dans leurs cabanes, tandis que les chanoines qui l'accompagnaient restaient dehors à se morfondre, à se plaindre et à l'admirer.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Osnabr%C3%BCck



Saint Basilide martyr (+ 202)
Il était de ces quelques soldats chargés de conduire au supplice des disciples d'Origène qui venaient d'être condamnés à mort: sept hommes et trois femmes dont sainte Potamienne, jeune fille dont des débauchés voulurent, au passage, abuser. Tirant son épée, Basilide menaça de leur couper la tête s'ils ne se retiraient pas aussitôt. Potamienne lui dit: "Je t'enverrai ta récompense dès que je serai auprès de Dieu." Ce fut ainsi: saint Basilide subit à son tour le martyre deux jours plus tard.
Sous l’empereur Septime Sévère, après avoir défendu la vierge sainte Potamiène allant au supplice contre les insultes de quelques hommes sans pudeur, il reçut d’elle la récompense de ce religieux office, car, grâce à ses prières, il se convertit au Christ et, après un combat de peu de durée, il reçut la gloire du martyre.
(martyrologe romain)
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10990/Saints-Martyrs-d-Alexandrie.html



Saint Bertrand Evêque du Mans (+ 623)

Cathédrale Saint-Julien du Mans.

Evêque du Mans et disciple de saint Germain de Paris. Il étudia à l'école de la cathédrale de Paris sous sa direction et, après sa mort, fut élu archidiacre de l'Eglise de Paris pendant dix ans. Nommé évêque du Mans il connut, au début, bien des difficultés pour réparer les maux causés par son prédécesseur. Mais sa bonté lui permit d'y rétablir la paix. Il fonda l'abbaye Saint-Pierre et Saint-Paul de la Couture où il fut enseveli.

Autre biographie:
St-Bertrand (Bertichramn) Issu d’une illustre famille proche de la noblesse Franque, il voit le jour à Autun. Après avoir reçu la tonsure cléricale, il part étudier à Paris et travaille comme clerc pour l’évêque Saint-Germain. Étudiant brillant, Bertrand est ensuite élu archidiacre, charge qu’il conserve sous l’épiscopat de Ragnemode, après que Saint-Germain soit décédé. En 587, il est nommé évêque du Mans par Saint-Gontran, roi de Bourgogne et gouverneur du Maine en sa qualité de tuteur de Clotaire II. Très apprécié pour ses grandes qualités humaines, Bertrand effectue plusieurs missions diplomatiques à la demande du roi, en plus d’être souvent sollicité pour arbitrer des différends à caractère laïc ou religieux. Il veille également à faire fructifier les larges territoires qu’il acquiert dans les régions environnantes en y implantant des vignobles, puis il utilise les revenus importants qu’il en retire pour établir de nombreuses fondations caritatives. Malheureusement, le décès du roi Saint-Gontran qui survient en 593 provoque de grands troubles politiques et met un terme à toutes ces années de prospérité. Pris dans la tourmente, Bertrand est plusieurs fois obligé de fuir sa ville et les grandes richesses qu’il laisse derrière lui se trouvent livrées au pillage et à la dévastation d’usurpateurs, issus de toutes les classes de la société. Il est le fondateur d’une abbaye dédiée aux saints Pierre et Paul (renommée plus tard Notre-Dame de la Couture). Vers la fin de sa vie, et à la demande de Clotaire, le Pape Grégoire le Grand lui remet le Pallium de vicaire (553-623)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bertrand_du_Mans



Sainte Clotsende (635-714)
Fille de Saint-Adalbaud et de Sainte-Rictrude, abbesse de Marchiennes, elle fut élevée à Marchiennes par sa mère, à laquelle elle succéda en 688 comme seconde abbesse.



Sainte Erentrude (8ème s.)
Elle était originaire de Worms sur les bords du Rhin comme son cousin saint Rupert qui était aussi son père spirituel. Elle fonda, sous sa direction, un monastère de femmes à Salzbourg dont le nom premier était Juvavum, mais on lui donna le nom de Salzbourg en souvenir des salines que ce monastère avait créées pour le bien des fidèles sous l'impulsion de saint Rupert et sainte Erentrude.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rupert_de_Salzbourg



Saint Gélase de Rimets (4ème s.)
Ce fut un moine dont l'ermitage de Rimets, en Transylvanie, devint un monastère célèbre. Il y vivait en hésychaste, veillant toute la nuit et célébrant la sainte Liturgie à l'aube. Sa mémoire est restée gravée encore de nos jours dans le coeur des fidèles qui viennent en pèlerinage demander son intercession.



Saint Georges * l'Hagiorite Higoumène d'Iviron au mont Athos (+ 1065)
Né à Trialéti en Géorgie, il fut consacré à Dieu au monastère de Jhakhouli et initié aux Saintes Ecritures par son oncle. Attaché ensuite au service d'un noble géorgien de Constantinople, il reçut une instruction grecque très complète auprès des philosophes et des hommes d'Eglise. De retour en Géorgie, il prit l'habit monastique, s'en fut en Terre Sainte et resta quelque temps au monastère Saint Romain d'Antioche. C'est de là qu'il partit pour le Mont-Athos. Il fut d'abord chargé des plus humbles tâches, mais on reconnut sa science et il se remit aux études, tout en devenant higoumène. Dix ans plus tard nous le retrouvons dans la région d'Antioche, chargé par le roi Bagrat IV de Géorgie de missions diplomatiques. Il repartit ensuite pour l'Athos au monastère d'Iviron (Monastère des Ibères ou géorgiens). Il traduisit les oeuvres des Pères de l'Eglise en langue géorgienne et il est honoré comme l'un des maîtres de la langue et de la littérature géorgiennes.
"La grâce de l’apostolat ne se limite pas à la prédication de la Bonne Nouvelle. Elle s’étend à tous les saints qui ont contribué à l’édification de l’Eglise par leur témoignage de la Résurrection."
(Synaxaire de l’Eglise orthodoxe)

*Georges est un prénom venant du grec ancien Γεώργιος et signifiant « celui qui travaille à la terre ».



Saint Ladislas de Hongrie (Lazlo, Lancelot) Roi de Hongrie (+ 1095)

Sa famille régna sur la Hongrie du 10ème au 14ème siècle.
Il était fils de Béla et frère de Geysa. André, son oncle qui avait la couronne royale, n'avait pas d'enfants. Il fit de Ladislas son héritier. Mais sur le tard, André eut un fils inattendu, Salomon. La Hongrie connut alors cinq rois en dix-sept ans : André, Bela, Salomon, Geysa et enfin Ladislas, qui avait vu se succéder sur le trône: son oncle, son père, son cousin et son frère avant d'y accéder lui-même. Son règne fut relativement calme. En 19 ans, il ajouta à ses Etats, la Dalmatie et la Croatie, il fonda des monastères et fut le père de son peuple, ami des pauvres, protecteur des malheureux.
Sage et vertueux, juste et magnanime. Il mourut à Waradin le 30 juillet 1095, à 44 ans. Tant aimé de son peuple, il devint, après sa mort, une figure légendaire.
Les miracles sur son tombeau le firent canoniser en 1198. Le 27 juin est l'anniversaire de la translation de ses reliques.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ladislas_Ier_de_Hongrie



Les Douze Apôtres pour les Eglises d'Orient

Les Églises orthodoxes, au lendemain de la fête des saints Pierre et Paul, célèbrent la Synaxe des douze apôtres, où ils font mémoire de tous les compagnons qui ont étroitement suivi le Christ et rappelent la grande compassion de Jésus qui, à la vue de la foule épuisée et semblable à des brebis sans berger, appela à lui les Douze et les institua messagers de la Bonne Nouvelle par leurs œuvres et leurs paroles.
Faire mémoire du Collège apostolique est donc une occasion de rappeler comment l’Église est bâtie sur le fondement des apôtres : ce sont eux les témoins du Ressuscité et les gardiens de la foi de l’Église. Le peuple de la nouvelle alliance reconnaît en eux et dans les héritiers de leur ministère les serviteurs de l’unité et de la concorde dans la communauté ecclésiale, par le ministère de la Parole et les charismes de la fermeté et du discernement.
Toutes ces fonctions, cependant, ne sont que la conséquence de la vocation première de l’apôtre : « se tenir avec Jésus », vivre avec lui et en lui. Ce n’est qu’ainsi que ceux qui ont reçu le dépôt du ministère apostolique peuvent diriger les hommes vers l’unique source du salut, le Christ même qui est l’Évangile, la bonne nouvelle de la libération adressée à tout homme
Le fait que les évangélistes eux-mêmes présentent le collège apostolique surtout dans son ensemble, rappelle aux Églises de tous les temps qu’il ne peut y avoir d’annonce crédible de la Parole de la réconciliation sans le témoignage d’une concorde qui doit subsister avant tout entre ceux qui sont investis du ministère apostolique.

Lecture

Les apôtres ne sont pas tellement appelés à répéter telle ou telle parole et tel ou tel enseignement de Jésus, à apprendre une doctrine, à apporter à autrui un message. La première raison pour laquelle ils sont appelés c’est pour se tenir avec lui. Les apôtres doivent voir ce que fait Jésus, vivre avec lui pour ensuite le transmettre et le reproduire : ils doivent reproduire sa présence. Leur vie et leur prédication doivent être une façon de parler continuellement de lui : un signe humainement évident de sa présence.
(Carlo Maria Martini, Bible et vocation)

Prière

Seigneur notre Dieu, tu as voulu que l’Église soit fondée sur douze apôtres, témoins du Ressuscité : accorde-nous de rester fidèles à la foi qu’ils nous ont transmise et donne à leurs successeurs de rester unis dans la concorde pour guider le peuple de la nouvelle alliance. Par le Christ notre Seigneur.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin30.html



Sainte Lucine Ensevelisseuse de martyrs à Rome (4ème s.)
Une pieuse femme, Lucine, qui recueillit les corps des saints martyrs Marcellin, prêtre, et Pierre, exorciste, et les déposa dans le cimetière “Aux deux lauriers” sur la voie Labicane.
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1262/Saints-Marcellin-et-Pierre.html



Saint Michel le Jardinier (+ 1770)
Cet athénien n'avait aucune instruction, n'ayant pour seul travail que de livrer du fumier dans les jardins sur son âne. Il avait dix-huit ans quand il fut arrêté par les Turcs sous l'inculpation de trafiquer ainsi de la poudre. Il refusa de renier Jésus-Christ pour avoir la vie sauve. Après avoir été soumis à la question pendant trente jours, il fut décapité.



Saint Ostian Prêtre vénéré à Viviers (6ème s.)
"Vivant au VI°s, Ostian a d’abord évangélisé les diocèses de Viviers et du Puy. Il fut ensuite ermite près de Viviers. Le martyrologe manuscrit du XVI°s fait mention de lui en ces termes: "sur le territoire de Viviers, dans l’église de St Martin de la vallée de Couspié, à un mille au nord de la cité, au pied de la montagne de la Tour St Martin repose jusqu’à ce jour le corps du bienheureux Ostian, prêtre". Ses reliques furent solennellement portées à la cathédrale le 19 Août 1880. Il est le Patron de la ville de Viviers."
(site du diocèse de Viviers)
http://catholique-ardeche.cef.fr/spip/spip.php?article2362

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Hostien



Saint Othon Evêque de Bamberg (+ 1139)
Il est né en Souabe, au sud-ouest de la Bavière. Il devint prêtre très jeune et fut choisi comme chapelain par la duchesse Sophie de Pologne. A 42 ans, il est nommé évêque de Bamberg, en Bavière, par l'empereur germanique Henri IV. La querelle des investitures devait empoisonner sa vie d'évêque. Empereurs germaniques et papes se disputent en effet l'investiture et l'obéissance des évêques. Vassal de l'empereur d'Allemagne en tant qu'évêque de Bamberg, Othon, pour la même raison, est dépendant du pape : comment vivre cette double fidélité ? Il s'emploie à jouer les conciliateurs entre empereurs d'Allemagne (Henri IV puis Henri V) et les papes (Silvestre IV, Gélase II, Grégoire VIII et Calixte II). En 1122, le Concordat de Worms, mettant fin à la querelle des investitures, ramène un peu de paix dans sa carrière épiscopale. Le repos est de courte durée. En 1123, on l'envoie évangéliser la Poméranie, cette région polonaise sur la Baltique. Il en devient l'apôtre reconnu. Grâce à son dynamisme et à sa foi communicative, 20.000 païens demandent le baptême. Pour soutenir cette nouvelle communauté, il multiplie églises et monastères. A 60 ans, il avait gardé l'enthousiasme de sa jeunesse.
Othon parle par l’intermédiaire d’interprètes aux barbares de Poméranie:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bamberg

"Bénis soyez-vous de m’avoir si bien reçu. Vous connaissez sans doute le motif qui m’a fait venir ici, et de si loin. C’est le désir de vous faire connaître et aimer notre commun Créateur."
Sermon de saint Othon



Bienheureux Philippe Powel (+ 1646)
Bénédictin martyr à Tyburn près de Londres. Au moment de mourir par pendaison, il proclama avec fierté son appartenance à l'Eglise romaine.



Saints Premiers martyrs de Rome (+ 66)

Gustave Doré : Les premiers martyrs

l’Église de Rome fait mémoire de ses premiers martyrs, morts en 64, après l’incendie de la ville, sur l’ordre de Néron, jetés en grand nombre en pâture aux fauves ou brûlés vifs, selon le récit qu’en fait l’historien Tacite.
La mémoire de ce jour, aussi ancienne que celle des apôtres Pierre et Paul, fondateurs de l’Église de Rome, a été placée à cette date à partir de 1923, et, dès 1969, elle a été insérée dans le Calendrier romain général, pour compenser la suppression de presque toutes les mémoires des martyrs romains qui figuraient dans le précédent calendrier.
Elle nous rappelle comment, dès les débuts, l’Église, édifiée sur le fondement des apôtres et des prophètes, a grandi essentiellement grâce au témoignage radical des martyrs, qui mouraient en bénissant ceux qui les mettaient à mort par haine de leur foi.

Prière

Dieu qui as consacré par le sang des martyrs les magnifiques débuts de l’Église de Rome, fais que leur courage dans le combat nous obtienne une force inébranlable et la joie de la victoire. Par Jésus Christ.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_incendie_de_Rome
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pers%C3%A9cutions_des_chr%C3%A9tiens_sous_l%27empire_romain



Saint Thibaut de Provins prêtre et ermite (+ 1066)

ou Thibault ou Théobald.
Membre de la famille des comtes de Brie et de Champagne, il mena tout d'abord une vie de pèlerin qui le conduisit à Compostelle et à Rome. Il entra enfin dans l'Ordre des Camaldules en Italie.
Des internautes nous écrivent: "St Thibaut de Provins mourut en 1066 et fut inhumé dans la cathédrale de Vicenza (Italie) dont il était prêtre. Il fut canonisé sept ans après par Alexandre II et fut dès lors expatrié de la cathédrale vers l'abbaye de la Vangadice, à Badia Polesine, sur les bords de l'Adige, où il est toujours vénéré dans l'église paroissiale, comme dans beaucoup de villes de France dont huit communes portent le nom. Il est question de créer une "Route saint Thibaut" sur le parcours de ce jeune pélerin qui, de sa ville natale de Provins parcourut la France, l'Espagne, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse pour finir par Rome et l'Italie faute de ne pouvoir aller aux lieux-saints. Le culte de saint Thibaut de Provins est particulièrement vivace à Gorze en France, Marcourt en Belgique, Sossano et Badia Polesine en Italie. La ville de Provins, quant à elle, classée au patrimoine mondial, lui a dédié le nom d'une de ses rues les plus pittoresques."
Saint Thibaud est le patron des fabricants de baudriers (sangles, harnachements, etc.) et des charbonniers.
Voir aussi 'Sur les traces de saint Thibaut'
http://theobaldus.nuxit.net/index.htm

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Thibault-des-Vignes



Saint Ubald de Gubbio Evêque de Gubbio (+ 1160)

Doyen de Saint-Augustin de Gubbio, près d'Ancone, il introduit la vie en communauté pour les chanoines de la cathédrale.
Evêque en 1128.
Canonisé en 1192.

Des internautes nous signalent:
- Connu en Italie sous le nom d'Ubaldo, Saint Thiébaut mort en 1160 fut l'évêque de Gubbio. Il est vénéré en France dans la ville de Thann (68) dont il est le saint patron. Fête le 30 juin (ndlr: en même temps que saint Thibaut).
- L'évêque de Gubbio st Ubaldo ne s'est jamais appelé Teobaldo (ou Thiébaud), lequel est le nom d'un saint français. Le culte du second, déjà établi à Thann, fut usurpé par les autorités civiles et religieuses, pour introduire le culte du premier car il était de parenté allemande et qu'il fallait un saint allemand pour faire réussir le pélerinage qu'on voulait essentiellement allemand. On garda le nom de "Thiébaut" avec le jour de sa fête (30 juin) pour faciliter la pantomime. De fait c'est le culte de st Ubald qui a toujours été célébré à la Collégiale de Thann. Ces choses-là étaient choses courantes au Moyen-Age, car les reliques étaient de l'or en barres...
A lire aussi:
- En l'an 1160 mourrait à Gubbio (Italie), l'évêque Saint Thiébaut. Il avait légué sa bague épiscopale à son fidèle serviteur. Mais, en voulant retirer l'anneau, le serviteur arracha le pouce droit. Il l'enchâssa dans son bâton de pèlerin et s'en retourna chez lui en Lorraine. En chemin, il arriva à Thann en 1161...
- La collégiale Saint-Thiébaut, une légende et un haut lieu de pèlerinage. Chaque année, le 30 juin, Thann commémore la légende de sa création avec la « crémation des trois sapins » : en 1161, au cours d'une halte dans la forêt, le serviteur de Thiébaut, évêque de Gubbio qui dissimulait dans son bâton une relique de son maître, ne parvint plus à l'arracher du sol...
- La collégiale Saint Thiébaut, (XIVème et XVIIème siècles) avec sa haute flèche (XVIème siècle) qui nous désigne le ciel... Dans la chapelle Saint Thiébaut avec l'admirable statue processionnelle du saint (1520)...

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thann



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Premiers martyrs de l’Église de Rome (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (23 ba’unah/sanë) : Abba Anoub d’Alexandrie (IIIe s.) , martyr (Église copte)

Luthériens : Martyrs sous Néron ; Othon de Bamberg (+1139), évêque et évangélisateur en Poméranie

Maronites : Les Douze apôtres

Orthodoxes et gréco-catholiques : Synaxe des douze saints, glorieux et illustres apôtres ; Gélase de Rimets (XIV è.sièc), évêque (Église roumaine) ; Scialva Achalzicheli (+1227), martyre (Église géorgienne)

Syro-occidentaux : Les Douze apôtres



Les saints du jour (lundi 29 Juin)

Publié le 28/06/2009 à 16:41 par jubilatedeo
Saint Paul Saint Apôtre (1er s.)

L'apôtre Paul, peinture de Rembrandt (1635)

Saint Pierre et saint Paul : On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l'Eglise et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Eglise romaine, c'est l'Eglise de Pierre et de Paul, l'Eglise des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit: "Suis-moi. Tu t'appeleras Pierre." ou "Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Simon devenu Pierre laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul se met à la disposition des apôtres. Pierre reçoit de l'Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde :"Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Paul, ravi jusqu'au ciel, entend des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines. Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient: "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime." Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ: "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Eglise: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise." Paul devient l'apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.
Le 29 juin 2008 s'ouvre l'année Saint Paul, l’occasion de (re)découvrir, grâce au site réalisé par le diocèse de Versailles, celui qui fut un géant de l'évangélisation et qui est aujourd'hui un témoin pour notre temps.
http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/annee-saint-paul/une-annee-sur-les-pas-de-saint-paul.html
http://www.anneesaintpaul.fr/
Le 2 Juillet 2008, le Saint-Père est revenu sur la figure de l'Apôtre des gentils, auquel est consacrée l'année paulinienne inaugurée samedi dernier (conclusion le 29 juin 2009). Il est un exemple "de totale consécration au Seigneur et à son Eglise, de grande ouverture à l'humanité et à ses cultures... Pour comprendre ce qu'il dit aux chrétiens d'aujourd'hui, il faut revenir sur le contexte dans lequel il vécut et agit...".
Saint Paul, a rappelé Benoît XVI, venait "d'une culture particulière et certainement minoritaire, celle d'Israël et de sa tradition... nettement différenciée du contexte général, ce qui pouvait avoir deux conséquences: la dérision, qui pouvait aller jusqu'à l'intolérance comme jusqu'à l'admiration". Deux facteurs ont cependant favorisé l'action de Paul: la diffusion de "la culture hellénistique, devenue après Alexandre le grand patrimoine de la Méditerranée orientale et du Proche-Orient", et "la structure politique et administrative de l'empire romain" qui unifiait les peuples. "La conception universelle qui lui est propre donna sans nul doute une impulsion fondamentale à la foi en Jésus-Christ... La situation historique et culturelle et le milieu d'où il venait influèrent sur ses choix et son projet".
Puis le Saint-Père a rappelé que Paul a été appelé "l'homme des trois cultures", regroupement de ses origines juives, de la langue grecque et de son statut de citoyen romain, dont témoigne son nom latin Paul. On trouve aussi dans sa formation intellectuelle la philosophie stoïcienne, dominante à son époque, porteuse "de hautes valeurs humaines et morales qui seront inclues par le christianisme". Et puis, c'était un moment agité par une crise de la religion traditionnelle, principalement sous ses aspects mythologiques ou sociologiques.
Après avoir fait un premier survol du climat culturel de notre premier siècle, Benoît XVI a dit qu'on ne pouvait pas correctement comprendre Paul sans le replacer dans un contexte intellectuel juif et païen à la fois, où il s'est forgé une personnalité qui dépasse ce cadre et lui donne une dimension historique et idéale, originale... Mais il en va de même pour le christianisme même plus généralement dont l'Apôtre est un paradigme de premier ordre, et de qui nous pouvons toujours et encore apprendre".
Source: VIS 080702 (390)
Paul a rencontré le Ressucité.
Le 3 septembre 2008, le Pape a parlé de la conversion de l'Apôtre des gentils. Benoît XVI a d'emblée souligné qu'elle advint au début des années 30 de notre ère, durant une période de persécution de l'Eglise primitive. Elle constitua un épisode décisif de la vie de saint Paul.
On dispose de deux sources pour comprendre ce qui se produisit, la plus connue étant le récit de Luc dans les Actes, qui parle de la lumière tombée du ciel, de la chute de Paul, de sa cécité. "Le Christ ressuscité lui apparut comme une lumière vive qui, s'adressant à Paul, transforma sa pensée et sa vie même... Cette rencontre, qui est au coeur du récit de Luc, modifia radicalement sa vie au point qu'on peut parler d'une réelle conversion". Puis le Saint-Père a indiqué que les épîtres mêmes constituent la seconde source. Allant à l'essentiel, elles ne fournissent pas de détails sur les circonstances de l'évènement: "Tout le monde savait que le persécuteur était devenu un fervent apôtre du Christ, non par réflexion mais à la suite d'un fait violent, la rencontre avec le Ressuscité en personne".
Le Pape a alors souligné que plusieurs écrits de Paul établissent que l'apparition du Christ fut le fondement de tout son apostolat et de sa nouvelle vie, même s'il ne considérait pas l'évènement comme une conversion proprement dite. La raison est très claire, a expliqué Benoît XVI, "la transformation de son existence ne fut pas le fruit d'un processus psychologique, d'une évolution de la réflexion intellectuelle et morale... Elle fut causée par la rencontre avec Jésus-Christ...et la conversion de saint Paul ne peut s'expliquer autrement. Les analyses de l'esprit ne sauraient éclairer et résoudre le problème. La clef pour comprendre l'évènement se trouve dans la rencontre même".
Pour les chrétiens, a ajouté le Pape, le christianisme "n'est pas une nouvelle philosophie, une nouvelle morale. On n'est chrétien que si l'on rencontre le Christ, même s'il ne se manifeste pas de manière aussi éclatante qu'avec Paul dont il fit l'Apôtre des nations. Nous pouvons rencontrer le Christ en lisant l'Ecriture, en priant, en participant à la liturgie de l'Eglise, toucher le coeur du Christ en sentant qu'il touche le notre. C'est cette relation personnelle, cette rencontre avec le Ressuscité, qui fait de nous de véritables chrétiens", a conclu Benoît XVI.
source: VIS 080903 (410)
Les patronages de Saint-Paul sont très nombreux : auteurs, professionnels des relations publiques, missionnaires, rédacteur d’éditoriaux de journal, éditeurs, journalistes, fabricants de corde, fabricants de selles, fabricants de tentes, écrivains, en plus de nombreux lieux et villes en Europe, Amérique et Asie. Il est invoqué : contre les morsures de serpents, contre les averses de grêle, pour faire fuir les serpents venimeux.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin29.html#stpaul
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_de_Tarse
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/pierre_et_paul_aux_origines_de_l_eglise_de_rome.asp
http://antiquite-tardive.hautetfort.com/archive/2005/04/16/rome_le_sarcophage_de_saint-pa.html
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/saint-paul-sur-lamour.html
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/30/index.html



Saint Pierre Pape (1 er) et Saint Apôtre (1er s.)

Saint Pierre avec les clefs du salut des âmes et du Paradis (Saint-Pétersbourg)

Saint Pierre et saint Paul : On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l'Eglise et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Eglise romaine, c'est l'Eglise de Pierre et de Paul, l'Eglise des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit "Suis-moi. Tu t'appeleras Pierre." ou "Saul, pourquoi me persécutes-tu ?" Simon, devenu Pierre, laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul, se met à la disposition des apôtres. Pierre reçoit de l'Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Paul, ravi jusqu'au ciel, entend des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines. Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient: "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime." Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ: "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Eglise: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise." Paul devient l'apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.

Lecture

Au bienheureux Pierre, le premier des apôtres, l’ami passionné du Christ, il fut donné d’entendre : « Et moi je te dis que tu es Pierre ». Il avait dit en effet : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Et le Christ de lui répondre ; « Et moi je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église ». Sur cette pierre j’édifierai la foi que tu confesses, sur ce que tu as dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant », j’édifierai mon Église. Tu es Pierre d’une pierre, non pierre venant de Pierre ; de la même façon le chrétien est du Christ.
Paul, quant à lui, vient de Saul, comme un agneau sortirait d’un loup. D’abord adversaire, puis apôtre ; d’abord persécuteur, puis prédicateur. Le Seigneur lui fit voir ce qu’il lui faudrait souffrir pour son Nom ; il le soutint dans sa passion et le fit parvenir à ce jour.
Unique le jour de la passion pour les deux apôtres ; du reste, ils ne faisaient qu’un.
(Augustin, Sermons 295)
Les patronages de Saint-Pierre sont également très nombreux : boulanger, bouchers, bâtisseurs de ponts, horlogers, pêcheurs, moissonneurs, maçons, constructeurs de navires, cordonniers, en plus de nombreux lieux et villes en Europe, Amérique et Asie. Il est invoqué pour soulager les problèmes aux pieds.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_(ap%C3%B4tre)
http://missel.free.fr/Sanctoral/06/29.php
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin29.html
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090629&id=4950&fd=0
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/29/index.html



Sainte Béate (3ème s.)
A Sens. Elle voua sa vie au Christ, corps et âme, jusqu'au martyre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Avrolles#Personnalit.C3.A9s_locales?



Saint Cassius Evêque de Narni, en Ombrie (+ 558)
Selon le pape saint Grégoire le Grand, il offrait chaque jour à Dieu le sacrifice d’expiation en fondant en larmes et distribuant en aumônes tout ce qu’il avait. Enfin, le jour de la fête des Apôtres Pierre et Paul, à l’occasion de laquelle il avait l’habitude de se rendre chaque année à Rome, après avoir célébré les saints mystères dans sa cité et distribué à tous le corps du Seigneur, il s’en alla vers le Seigneur.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Narni



Sainte Chouchan (+ 458)
Le shah de Perse triomphait. Il fit venir le petit roi de Géorgie, Vasken, pour lui dire :"Ou vous épousez une de nos princesses en quittant votre femme et vous imposez notre religion à votre royaume, ou bien je le confisque." Pour ne pas perdre son trône, il accepta. Quand il revint, sa femme la reine Chouchan, lui fit honte de son apostasie. Elle quitta le palais royal, s'établit près d'une église voisine pour y mener une vie toute simple. Mais les Géorgiens ne l'entendirent pas ainsi, car ils ne désiraient pas adorer le soleil du roi des Perses. Pour éviter une révolte, le roi Vasken voulut l'éloigner totalement, sainte Chouchan refusa. Lors de l'entrevue, le roi, fou de rage, se jeta sur elle et lui fracassa la tête à coups de bâton. Sainte Chouchan était d'origine arménienne, fille de saint Vartan, qui était mort à la bataille d'Aravir en 451. C'est pourquoi elle est une sainte nationale en Arménie comme en Géorgie.



Sainte Emma de Sangau Veuve à Gürk (+ 1045)

Emma et son mari montrant le monastère de Gurk.

Hemma ou Gemma.
Sa mère était, parait-il, une femme insupportable. Son père ne vint jamais à bout de cette mégère et il reporta toute son affection sur sa fille qui avait toutes les vertus. Il lui fit épouser un mari charmant, le comte Ludger, dont elle eut deux fils. L'un d'entre eux, saint Meinwerk, devint évêque de Paderborn. Veuve, elle consacra les quarante dernières années de sa vie à secourir les malheureux, à construire des monastères et des églises dont celle de Saint Ludger en Westphalie, lui donnant le nom de son inoubliable époux. Emma, une authentique laïque qui découvrit la sainteté dans la vie conjugale et familiale.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1278.html
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_868.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Emma_de_Gurk



Sainte Judith Ancien Testament

Judith, vers 1620, musée de Birmingham, Alabama, États-Unis

Héroïne juive du livre biblique du même nom.

"Une veuve fidèle au Seigneur" Jdt 8, 2-8

13 « Je chanterai à mon Dieu un chant nouveau.
Seigneur, tu es grand et glorieux,
ta vigueur est admirable,
nul ne peut te dépasser !

14 Que toutes tes créatures te servent
car tu as parlé et elles ont existé,
tu as envoyé ton souffle, et il les a bâties.
Il n'y a personne qui résiste à ta voix. »
Judith Chapitre 16

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Judith
http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_de_Judith



Saint Marceau (+ 274)

ou Marcel et saint Anastase martyrs. Ils étaient tous deux romains. Ils durent s'enfuir en Gaule pour échappper à la persécution et, en même temps, annoncer l'Evangile ailleurs. Ils rejoignirent leur frère qui était évêque de Bourges. Peu de temps après leur arrivée à Argenton dans le Berry, ils furent conduits au prétoire, interrogés et condamnés à mort. Une localité conserve leur mémoire : Saint Marcel-36200.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Marceau



Sainte Marie mère de Marc (1er s.)
Mère de Jean, surnommé Marc.



Saint Pierre de Rostov (+ 1290)
Neveu du khan tatare Berjag, il découvrit le Christ lorsque l'évêque de Rostov, saint Cyrille, rendit visite à la Horde d'Or en 1253. Il quitta la cour et rejoignit l'évêque de Rostov lui demandant d'être baptisé. Il fonda dans sa vieillesse un monastère où il entra après la mort de son épouse.



Bienheureux Raymond Lull Tertiaire franciscain, martyr (+ 1315)

C'est incontestablement l'esprit le plus original de son temps. Son oeuvre immense comprend des ouvrages de théologie, de philosophie, de science et de pédagogie, des romans philosophiques, des poèmes mystiques de toute beauté. Ce franciscain était né à Majorque. Il résumait ainsi sa vie: "J'ai été marié, j'ai eu des enfants, j'ai été riche, j'ai aimé le monde et ses plaisirs. Puis j'ai tout quitté pour la gloire de Dieu. J'ai appris l'arabe pour propager la vraie foi, je me suis rendu chez les Sarrasins où j'ai été flagellé et incarcéré. J'ai tenté d'intéresser les chefs de l'Eglise et les princes chrétiens au bien public." Il avait maintes fois recherché le martyre. Il l'obtint à quatre-vingt ans. A Bougie, en Algérie, il fut lapidé et laissé pour mort. Il expira en vue de Majorque sur le bateau qui le ramenait à son couvent.
Homme de science éminente et de doctrine éclairée, il instaura un dialogue fraternel avec les Sarrasins, mais fut lapidé à Bougie et, laissé pour mort, fut recueilli par des marins. (martyrologe romain)
Ce franciscain surnommé le "docteur illuminé" était originaire de l'île de Majorque et se livra à des études très approfondies : philosophie arabe, médecine, chimie et théologie. Son savoir était encyclopédique. Il encourageait l'étude de la religion musulmane et de la culture orientale. Il avait aussi quelques connaissances alchimiques. Il fit plusieurs missions en Afrique, dont trois à Tunis, pour annoncer l'Evangile aux Infidèles barbaresques dont il connaissait bien la langue. Une tradition incontrôlée le fait mourir lapidé à Bougie en Algérie.

Autre biographie:
En 1315, le savant catalan Raymond Lulle termine sa longue et féconde trajectoire sur terre.
Né d’une famille noble de l’île de Majorque, terre de rencontres mais aussi de fréquents conflits, au XIII è siècle, entre juifs, chrétiens et musulmans, Raymond Lulle passa toute sa vie à chercher à connaître et à comprendre en profondeur la culture musulmane en ce qui constitue sa différence, pour lui apporter le message de vie de l’Évangile.
A une époque d’antagonismes cruels, d’expulsions et de massacres, il sut toujours chercher la voie du dialogue en étudiant, seul, les langues orientales et la tradition philosophique arabe et en effectuant divers voyages sur les côtes de l’Afrique du Nord, avec, pour toute arme, sa foi et son intelligence.
Devenu théologien et philosophe de renommée internationale, il reçut, à la fin de sa vie, une récompense partielle, eu égard aux humiliations dont il eut à souffrir de la part des sarrasins, mais aussi de ses coreligionnaires chrétiens, qui l’avaient peu compris, quand il lui fut permis d’exposer sa méthode théologique originale dans les grandes universités de l’époque.
Lulle mourut dans des circonstances imprécises, au retour d’un de ses multiples voyagea en terre sarrasine, après avoir laissé une extraordinaire production littéraire (environ 300 ouvrages), à laquelle puiseront des hommes de haut niveau comme Nicolas de Cuse, Pic de la Mirandole et Giordano Bruno.
Selon certaines traditions, les dernières années de sa vie, il aurait été accueilli dans l’Ordre franciscain et serait mort martyr. La date de ce jour est celle où les franciscains fêtent sa mémoire.

Lecture

Au sortir d’une cité, trois sages se sont rencontrés : l’un était juif, l’autre chrétien et l’autre sarrasin. Dès qu’ils s’aperçurent, ils se saluèrent, échangèrent le baiser d’accueil avec joie, décidant d’un commun accord de se tenir un peu de temps compagnie. Chacun prit des nouvelles des conditions de vie, de la santé et des désirs des autres ; ils convinrent de cheminer ensemble, pour reposer leurs esprits fatigués par l’étude… Leur conversation une fois terminée, ils prirent congé l’un de l’autre avec grande amabilité : chacun demanda aux autres de bien vouloir lui pardonner au cas où il aurait eu quelque parole déplaisante au sujet de leur loi ; et chacun pardonna. Or sur le point de se séparer l’un dit : « Messieurs, quel profit allons-nous tirer de l’occasion qu’il nous a été donné de vivre ? Ne pourrions-nous pas discuter un peu chaque jour, en respectant toujours les règles que dame Intelligence nous a manifestées ? Et ne pourrions-nous pas prendre l’engagement de nous rendre tout honneur et entraide, afin de parvenir plus tôt à un accord ? Ce sont, en effet, la guerre, la souffrance, la malveillance et la vieille habitude de nous infliger l’un à l’autre des injures et des préjudices qui empêchent les hommes de s’unir dans une même foi ».
(Raymond Lulle, Le livre du Païen et des trois Sages)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Lulle
http://num-scd-ulp.u-strasbg.fr:8080/view/authors/Lulle,_Raymond.html
http://www.livropolis.com/index.php?isbn=10000000371



Sainte Salomé * Princesse anglaise (IXe siècle)
Tante de Sainte-Judith de Niederaltaich, elle est installée comme recluse à Ober Altaich, en Bavière.

*Salomé (grec Σαλωμη, d'après l'hébreu שלומית Shlomit, à l'exception de la reine Salomé, dont le nom hébraïque était Shlomtzion) est un prénom féminin qui vient de l'hébreu שלום, «Shalom», qui signifie « paix » .



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Pierre et Paul, apôtres

Catholiques d’occident : Pierre et Paul, apôtres

Coptes et Ethiopiens (22 ba’unah/sanë) : Dédicace de l’église des saints Côme et Damien (Église copte)

Luthériens : Pierre et Paul, apôtres

Maronites : Pierre et Paul, apôtres

Orthodoxes et gréco-catholiques : Pierre et Paul, princes des apôtres, martyrs ; Kaichosros le Géorgien (+1558), moine (Église géorgienne)

Syro-occidentaux : Pierre et Paul, apôtres

Syro-orientaux : Pierre et Paul, apôtres

Vieux Catholiques : Pierre et Paul, apôtres

Les saints du jour (Dimanche 28 Juin)

Publié le 27/06/2009 à 18:13 par jubilatedeo
Saint Irénée de Lyon Evêque et martyr (+ v. 200)

Irénée venait d'Asie Mineure comme beaucoup d'autres dans cette vallée du Rhône. Dans sa jeunesse, il avait été disciple de saint Polycarpe de Smyrne qui avait été lui-même un disciple de saint Jean l'Apôtre. C'est peut-être ce qui lui donna le sens aigu de la tradition dans l'Eglise : transmission d'homme à homme du dépôt de la foi. On le retrouve à Lyon. On ne sait pourquoi, car il ne s'est pas expliqué sur les raisons de son voyage. On ne sait pas non plus comment il échappe à la grande persécution qui décime les Eglises de Lyon et de Vienne. Etait-il en mission à Rome comme on l'a dit ? En tous cas, il succède à saint Pothin l'évêque de Lyon , mort martyr pendant cette persécution. Il ne cesse de se dépenser au service de la paix des Eglises. Un grand danger le préoccupe : les doctrines gnostiques qui se répandent dangereusement. Elles nient l'Incarnation du Fils de Dieu et mettent en péril l'intégrité de la foi. Saint Irénée les étudie très minutieusement, enquête, interroge, lit. Armé par cette connaissance approfondie de l'adversaire, il rédige un important traité "Contre les hérésies" pour réfuter ces doctrines ésotériques. En même temps, il intervient auprès du pape pour l'empêcher d'exclure de la communion de l'Eglise les communautés qui fêtent Pâques à une autre date que l'Eglise romaine. Il n'oubliait pas que son nom signifie: "le pacifique". L'intelligence, la charité et le sens de la Tradition apostolique resplendissent dans ses oeuvres. Il fut le premier grand théologien de l'Eglise d'Occident et mourut peut-être martyr.

Autre biographie:
Vers 202 meurt à Lyon, Irénée, évêque de cette ville, père de l’Église et probablement martyr durant les persécutions de Septime Sévère.
Originaire d’Asie Mineure et de famille païenne, Irénée fut disciple de Polycarpe de Smyrne, qui lui transmit ce qu’à son tour il avait reçu des apôtres.
En 177, il était prêtre dans les jeunes Églises de Lyon et de Vienne pendant la persécution qui frappa ces communautés et il fut appelé à succéder à l’évêque Pothin, mort martyr cette même année.
Comme pasteur, Irénée exerça une intense activité missionnaire parmi les populations de la Gaule : il corrigeait les déviances de la foi apostolique et ramenait la paix dans les Églises marquées, à cette époque déjà, par les divisions et les controverses.
Partant de l’Écriture lue dans sa totalité et dans son unité, et interprétée à la lumière du canon de vérité que représentait la prédication des apôtres, Irénée se fit le chantre passionné de l’expérience de foi de l’Église, qui se transmet de génération en génération comme un dépôt qui rajeunit. Pour Irénée la foi chrétienne est la foi en un Père plein de bonté qui n’a pas abandonné l’homme, sa créature, mais qui a continué à lui parler et à le préparer au salut apporté par l’incarnation du Fils.
Irénée, dans ses écrits, qui sont aussi les premiers modèles de théologie chrétienne, proclama que les réalités créées sont bonnes et que l’homme, image et ressemblance de Dieu, est appelé à devenir la gloire de Dieu sur la terre.
Avant de mourir, Irénée s’emploiera à réconcilier les Églises d’Orient et d’Occident, en désaccord sur la date de la célébration de la Pâques, comme pour donner un dernier signe de son total dévouement à la réconciliation. La réconciliation de toute créature, récapitulée en Christ était, du reste, pour Irénée le cœur de la joyeuse nouvelle chrétienne.

Lecture

Ceux qui voient la lumière sont dans la lumière et participent de sa splendeur. De la même manière, ceux qui contemplent Dieu sont en Dieu en ayant part à sa splendeur. Car la splendeur de Dieu vivifie !
C’est pourquoi le Verbe devint dispensateur de la grâce de son Père en faveur des hommes, pour lesquels il a établi de si grandes économies, en montrant Dieu aux hommes et en présentant l’homme à Dieu : sauvegardant l’invisibilité du Père pour que l’homme ne devint pas capable de mépriser Dieu et qu’il ait toujours un point vers lequel progresser ; mais en même temps, montrant Dieu visible aux hommes par le biais de nombreuses économies, afin que l’homme, privé totalement de Dieu, ne cessât pas d’exister.
En effet, la gloire de Dieu est l’homme vivant, et la vie de l’homme est la manifestation de Dieu. Or si la manifestation de Dieu qui se produit à travers la création donne la vie à tous les êtres qui vivent sur la terre, combien plus la manifestation du Père par le Verbe donnera la vie à ceux qui contemplent Dieu.
(Irénée de Lyon, Contre les hérésies 4,20)

Prière

Tu as donné, Seigneur, à l’évêque saint Irénée de faire triompher la vraie doctrine et d’affermir la paix dans l’Église ; par son intercession, réveille notre foi et notre charité pour que nous cherchions en toutes choses ce qui favorise l’union entre les hommes. Par Jésus Christ.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/06-28.htm#irenee
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ir%C3%A9n%C3%A9e_de_Lyon
http://missel.free.fr/Sanctoral/06/28.php
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/28/index.html



Saint Argimir Martyr à Cordoue (+ 856)
Martyr à Cordoue en Andalousie. Après plusieurs années passées au service du roi maure, il passa au service du Christ qui est la Vie.



Saint Eigil Abbé du monastère de Saint Prix à Flavigny en Bourgogne (+ 871)
Abbé du monastère de Saint Prix à Flavigny en Bourgogne, il était originaire de la région de Trèves. Elu ensuite archevêque de Sens, toute sa vie fut consacrée à des oeuvres charitables et pieuses.



Saint Heimrad Figure populaire du Moyen Age (+ 1019)
Originaire de la Souabe, il est l'une des figures les plus populaires au Moyen Age. Fils de serfs, il devint prêtre, ce qui était rare à l'époque. Il partit en pèlerinage en Terre Sainte et en revint avec une vocation de "fol en Christ", ce qui était également rare en Occident. Pendant quarante ans, il parcourt l'Allemagne en pèlerin, recherchant tout ce qui permettait d'être traité comme Jésus l'avait été ici-bas. En Rhénanie, un abbé d'un monastère le fit flageller pour lui avoir dit que l'on était guère fervent dans son couvent. En Westphalie, un curé lança ses chiens contre lui pour l'obliger à quitter sa paroisse. L'impératrice Cunégonde le fit fouetter parce qu'il avait osé dire qu'il était le frère de l'empereur. Quand le châtiment fut terminé, il lui dit :"Nous avons le même père qui est aux cieux." Sainte Cunégonde le regretta et lui demanda pardon. Il fut trouvé mort, un jour, dans une cabane abandonnée, son pèlerinage avait atteint son but : le ciel.
http://nominis.cef.fr/contenus/saint_735.html

Autre biographie:
Prêtre en Hesse-Nassau (Allemagne), il effectue plusieurs pèlerinages en Terre Sainte. Au retour de ses voyages, qui s’étendent sur plusieurs années, il devient moine bénédictin avant de se retirer comme ermite à Hasungen http://www.kloster-hasungen.de/



Saint John Southworth Martyr en Angleterre (+ 1654)
Arrêté pour exercice des fonctions sacerdotales sur le sol britannique, il subit plusieurs fois la prison et l’exil. Enfin condamné à mort sous le protectorat d’Olivier Cromwell, en voyant, à Tyburn, le gibet avec la corde, il s’écria qu’il tenait la potence pour la croix du Christ. (martyrologe romain)
Il fait partie des Quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles qui ont été canonisés en 1970.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10122/Saints-Quarante-martyrs-d-Angleterre-et-du-Pays-de-Galles.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quarante_martyrs_d%27Angleterre_et_de_Galles




Saint Léon II Pape (80 ème) de 681 à 683 (+ 683)

Sa vie témoigne d'une parfaite harmonie avec le clergé de Rome et la population. Son pontificat d'un an fut cependant fertile en événements importants. Sortant de la "schola cantorum", il était un chantre de haute valeur, parlant le grec et le latin. Il eut bien des difficultés avec l'empereur de Constantinople, mais il sut les résoudre avec diplomatie et charité.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_II_(pape)
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/07/03/index.html



Bienheureuse Maria Pia Mastena fondatrice des Religieuses de la Sainte-Face (+ 1951)

Maria Pia Mastena (1881-1951) - biographie site internet du Vatican.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20051113_mastena_fr.html
Messe et béatification des serviteurs de Dieu: Charles de Foucauld, Maria Pia Mastena, Maria Crocifissa Curcio - Homélie du Cardinal José Saraiva Martins basilique vaticane le 13 novembre 2005

"C'est une lumière bien visible et radieuse qu'a fait briller la bienheureuse Maria Pia Mastena, qui vécut sa condition de religieuse dans la recherche continuelle de tenter de ramener sur le visage de ses frères, la splendeur de la Sainte Face, pour laquelle elle avait tant d'amour."

"Lorsque l'un de nos frères est triste et souffrant, il est de notre devoir de faire revenir le sourire sur son visage... Telle est notre mission: faire sourire le visage du doux Jésus sur le visage de notre frère!".
http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/csaints/documents/rc_con_csaints_doc_20051113_beatificazioni_fr.html



Saints Martyrs d'Alexandrie disciples d'Origène (+ 202)
À Alexandrie, vers 202, sous l’empereur Septime Sévère, les saints martyrs Plutarque, Sérénus, Héraclide, catéchumènes, Héron, néophyte, un autre Sérénus, Héraïs, catéchumène, Potamiène et Marcelle, sa mère. Tous disciples de l’illustre Origène, ils confessèrent le Christ, les uns par l’épée, les autres par le feu. Parmi eux brilla principalement la vierge Potamiène, qui eut d’abord à soutenir de nombreux combats pour sa virginité, puis endura des tourments inouïs pour la foi, et fut enfin brûlée en même temps que sa mère. (martyrologe romain)



Saint Pappias (4ème s.)
Sommé de sacrifier aux idoles, il connut de dures et honteuses tortures, après avoir été mis à nu. Puis il fut attaché la tête en bas, une pierre au cou, brûlé avec des charbons ardents, avant d'être décapité.



Saint Paul Giustiniani Humaniste vénitien (+ 1528)
En pleine Renaissance italienne, cet humaniste vénitien, devenu moine au désert de Camaldoli, s'efforça de raviver la flamme de son Ordre en fondant "la Compagnie des ermites de saint Romuald" ou "Congrégation de Monte-Corona". Dans le seul à seul avec Dieu, lui aussi élabora une doctrine équilibrée de l'idéal érémitique.

Autre biographie:
PAUL GIUSTINIANI (1476-1528) moine
Le 28 juin 1528 s’éteint sur le Mont Soratte Paul Giustiniani, moine fondateur des ermites camaldules de Monte Corona.
Né en 1476 dans l’opulente famille vénitienne des Giustiniani, le jeune Thomas fut formé à l’école des humanistes italiens les plus renommés de son temps. Il se retira sur l’île de Murano pour approfondir dans la sérénité sa propre recherche philosophique ; là, Thomas entra en contact avec les moines camaldules et sa vie subit un retournement soudain et radical. En 1510, il entra, avec deux amis vénitiens, dans l’ermitage des Camaldules où il prit le nom nouveau de Paul. Vite il se mit à aspirer, avec l’un de ses deux amis, Pierre Quirini, à une profonde réforme de l’Église, jusqu’à écrire un Pamphlet détaillé sur la question, qu’il adressa au pape Léon X.
Mais le mécontentement de Giustiniani ne se limitait pas à la situation d’ensemble de l’Église ; il garda, sa vie durant, la certitude que la vie érémitique pouvait être le rappel, dans le silence et le mystère, de l’amour de Dieu pour les hommes, une « prédication sans paroles ». Brûlant du désir de se livrer totalement à une vie d’intimité avec Dieu, il abandonna l’environnement des Camaldules et créa en 1520, près d’Ancône, la « compagnie des ermites de saint Romuald », aujourd’hui connus sous le nom d’ermites camaldules de Monte Corona.
Giustiniani sut, grâce à sa grande culture, maintenir l’unité entre une austérité poussée presque à son paroxysme et une sensibilité spirituelle remarquable. Ses enseignements sur la vie spirituelle nous sont parvenus à travers une précieuse série d’ouvrages capables de parler à tout chrétien en quête du radicalisme évangélique, même s’ils sont nettement marqués du sceau de l’érémitisme.

Lecture

Comme le navire, qui fend la mer, ne laisse derrière lui aucune trace du parcours qu’il a fait, ainsi notre âme, sous la conduite de l’Esprit divin, en traversant l’immense mer et l’abîme des contemplations divines, ne devrait pas voir, si elle se retournait, le chemin par où elle est passée, ni comment elle est parvenue à tel point donné.
Si tu avais pris tout cela en considération, cher frère en Christ, tu n’aurais probablement pas demandé ni à moi ni à d’autres que te fût suggérée une manière de prier ; mais tu te serais plutôt complètement abandonné à l’Esprit divin, sans prétention de connaître ni la voie ni comment il te guide.
Souviens-toi alors que dans tes oraisons, c’est-à-dire quand tu es en prière, la méthode la meilleure est celle de n’en avoir aucune et que la forme la meilleure est de n’en avoir aucune. Puisque l’oraison naît de cet Esprit qui est généreux en ses dons, surabondant et divers, de même divers et variés et quasi infinis sont les modes et les formes que prend la prière.
(Paul Giustiniani, Traité sur la prière)



Saint Paul Ier Pape (93 ème) de 757 à 767 (+ 767)
Originaire de Rome et frère d'Etienne II, son prédecesseur, il dut se placer sous la protection de Pépin le Bref et des Francs en face des Lombards. C'était un homme à la poigne de fer. Il sut protéger les corps des saints qui, dans les catacombes extérieures à la Ville, étaient l'objet de pillage. Il transforma sa maison familiale en monastère grec. On lui doit l'invention du culte de sainte Pétronille que l'on disait être la fille de saint Pierre. Son culte est attesté à partir du 14ème siècle.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1250.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Ier_(pape)



Saint Serge le Magistros, fondateur du Monastère du Niketiate (866)

Originaire du bourg de Nikètia, en Paphlagonie, proche d'Amastris, Saint Serge (Syméon) était apparenté à la Sainte impératrice Théodora (cf. 11 fév.), et il combattu lui-même avec courage et zèle en faveur de la vénération des Saintes Icônes. Ayant été élevé à la dignité de magistros, il fit partie du conseil de régence qui, après la mort de Théophile, engagea l'impératrice à restaurer au plus vite l'Orthodoxie (842).
Mis à la tête de la flotte byzantine lors d'une campagne en Crète (866), il y rendit glorieusement son âme à Dieu et fut inhumé dans un monastère, appelé depuis le Monastère du Magistros. Par la suite son corps fut transféré dans le Monastère de la Mère de Dieu, dit "du Nikètiate", qu'il avait fondé à l'entrée du golfe de Nicomédie, sur la côte nord.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin28.html



Saint Serge de Valaam En Russie (4ème s.)
Grec d'origine, il s'installa sur l'île principale du lac Ladoga en Russie, rayonnant de la joie et de la paix du Saint Esprit, annonçant l'Evangile aux populations païennes voisines et c'est là qu'il trouva le repos, donnant à l'Eglise l'un des plus hauts lieux de la spiritualité et de la contemplation. Depuis, la prière ne s'est jamais arrêtée, même durant l'occupation soviétique.



Sainte Téchilde (+ 600)
dont le mari régna sur une partie de la Bourgogne, de la Champagne et de l'Auvergne. Elle était la fille de Clovis selon les Bollandistes. Ce qui est plus sûr, c'est que saint Venance Fortunat la chante dans ses poèmes comme une reine de grande vertu.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/2012/Saint-Venance-Fortunat.html



Sainte Vincente Gerosa co-fondatrice de l’Institut des Soeurs de la Charité (+ 1847)
Née, près de Brescia en 1784, Marie-Catherine Gérosa se dévoue très tôt aux pauvres et aux malades. A 30 ans, elle s'associe à Bartholomée Capitanio pour éduquer les petites filles et soigner les malades. En 1832, elle prononce ses voeux sous le nom de Vincente. L'Institut des soeurs de charité de Marie-Enfant, vient de naître. A la mort de sa compagne, Vincente en devient supérieure.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1565/Sainte-Bartholomee-Capitanio.html



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Irénée, évêque de Lyon, maître de la foi

Catholiques d’occident : Irénée, évêque et martyr (calendrier romain et ambrosien) ; Julienne, vierge et martyre (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens ( 21 ba’unah/sanë) : Construction de la première église dédiée à la Vierge à Philippe (Église copte)

Luthériens : Irénée, docteur de l’Église à Lyon

Maronites : Irénée, évêque et confesseur

Orthodoxes et gréco-catholiques : Translation des reliques de Cyr et Jean d’Alexandrie (412), thaumaturges et anargyres (cf.14 février) ; Jonas le Thaumaturge (+1461), métropolite de Moscou (Église russe) ; Ephrem (XIVe s.), patriarche des serbes ; Lazare Hrebeljanovic’ (+1389), martyr (Église serbe) ; Serge et Germain de Valaam (XIV-XVe s.), moines (Église orthodoxe de Finlande

Syro-orientaux : Irénée, évêque et martyr (Église malabar)

Vieux Catholiques : Irénée de Lyon, évêque

Les saints du jour (samedi 27 Juin)

Publié le 26/06/2009 à 14:26 par jubilatedeo
Saint Cyrille d'Alexandrie Patriarche d'Alexandrie, père et Docteur de l'Eglise (+ 444)

Docteur de l'Eglise. Patriarche d'Alexandrie en Egypte, comme l'avait été son oncle, il fut un écrivain fécond et un grand pourfendeur d'hérésies. Il était violent, intransigeant et de tempérament dictatorial. Il contribua de son mieux à persécuter et à faire destituer saint Jean Chrysostome. Il fit fermer les églises des schismatiques d'Alexandrie et chasser les juifs de cette ville. Il ameuta les moines de Nitrie contre le préfet impérial qu'il détestait. Plus que pour ces mérites douteux, sa gloire est sans aucun doute d'avoir été l'âme du concile d'Ephèse en 431 où fut condamné Nestorius, le patriarche de Constantinople, pour qui le Verbe de Dieu avait habité dans la chair "comme dans une tente" et n'était pas homme véritablement. C'est le concile d'Ephèse qui proclama la bienheureuse Vierge Marie, "Mère de Dieu" ou "Theotokos". Comme quoi aussi, les mauvais caractères peuvent devenir des saints.

Autre biographie:
On situe vers 378 la naissance de Cyrille, dans les environs d’Alexandrie d’Egypte ; mais on connaît surtout de lui ce qu’il devint à partir du moment où il fut élu patriarche d’Alexandrie en 412.
Dans le sillage de son oncle Théophile, son prédécesseur sur le siège épiscopal d’Alexandrie, Cyrille fut un personnage intransigeant, peu enclin aux compromis ni avec les païens, ni avec les juifs, ni même avec les chrétiens qui avaient une autre vision des choses que la sienne. Comme théologien, il fut un des esprits les plus pénétrants de l’Antiquité chrétienne : il élabora une christologie et une pneumatologie conformes à l’Évangile et à la tradition, à travers la rédaction d’œuvres fondamentales pour la théologie des temps à venir.
Cyrille se voua surtout à définir la vision christologique de la grande Église, en opposition aux enseignements de Nestorius, élu en 428 patriarche de Constantinople, et il réussit à faire valoir sa propre vision théologique au concile d’Ephèse en 431, où se produisit entre autre la déposition de Nestorius, comme celle de Cyrille lui-même, de leurs sièges patriarcaux respectifs.
Dans les dernières années de sa vie, devenu plus malléable par l’expérience de décennies d’engagement pastoral, il se rendit à l’évidence qu’il fallait rechercher une formule d’union entre les divers courants théologiques qui avaient entraîné l’Église dans des divisions douloureuses et durables. Il mourut en 444.
Les Églises orthodoxes font mémoire de Cyrille avec Athanase le 18 janvier, tandis que l’Église copte, qui le considère comme l’un des plus grands saints, le célèbre le 27 juin du calendrier julien, équivalent à notre 10 juillet.

Lecture

Jésus Christ est un, et toutefois il est décrit comme une gerbe abondante, ce qu’il est vraiment, parce qu’il contient en lui tous les fidèles dans une union spirituelle. Autrement, comment Paul pourrait-il dire que « avec lui il nous a aussi ressuscités et nous a fait asseoir dans les cieux » ? Puisqu’il s’est fait l’un de nous, nous sommes devenus incorporés avec lui et nous avons reçu de lui être unis selon le corps. C’est pourquoi nous disons que tous, nous ne sommes plus qu’une seule chose avec lui. Lui-même n’a-t-il pas dit à son Père : « Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’ils soient eux aussi en nous une seule chose » ? Celui qui adhère au Christ est un seul Esprit avec lui.
(Cyrille d’Alexandrie, Clarifications sur le Livre des Nombres)

Prière

Tu as voulu, Seigneur, que la maternité divine de la Vierge trouve en l’évêque saint Cyrille d’Alexandrie un invincible défenseur ; puisque nous croyons qu’elle est vraiment Mère de Dieu, fais que nous soyons sauvés par l’incarnation de ton Fils Jésus Christ.

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/06/27.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cyrille_d%27Alexandrie



Saint Ferdinand d'Aragon évêque (13ème s.)
membre de la famille royale d'Aragon, cinquième évêque de Cajazzo, vénéré à Cornello en Sicile (Bénédictins).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_d%27Aragon



Sainte Adélaïde * de Bergame (IVe ou VIIeme s)
Épouse du duc de Bergame, martyre avec son époux et leur fille Sainte-Grate.

*Adélaïde est un nom de personne germanique formé sur la racine adal (= noble), le second élément étant haid (= lande).
Adélaïde est aussi issu d'un mot d'origine germanique "adalheit", qui signifie noblesse, non pas celle du cœur, mais celle du sang.



Sainte Angadrême abbesse (+ v. 695)

Abbesse du monastère construit par saint Évroult près de Beauvais et appelé l’Oratoire, parce qu’il comprenait plusieurs lieux de prière, où sans interruption se faisait le service du Seigneur.
Sainte Angadrême est patronne principale de Beauvais, patronne secondaire du diocèse de Beauvais-Noyon-Senlis
"Angadrême, originaire de Thérouanne, appartenait à la famille des comtes de Boulogne (Pas-de-Calais). Voyant un de ses cousins Lambert se consacrer à la vie monastique en l’Abbaye de Fontenelle, elle fit en secret le vœu de virginité. Son père, accédant à son désir, lui fit construire un monastère, tout près de l’oratoire de saint Evroult.
Elle quitta ce monde vers la fin du VIIe siècle (14 octobre).
La date du 27 juin, retenue pour sa fête, rappelle la procession instituée par Louis XI en reconnaissance de la protection de sainte Angadrême, quand Beauvais fut assiégée en 1472."
(source: diocèse de Beauvais)
http://catho60.cef.fr/histoire/temoins/Ste_Angadreme/Ste_Angadreme.htm
A lire: Histoire du diocèse de Beauvais de Charles Delettre
http://books.google.fr/books?id=GkMAAAAAMAAJ&pg=PA261&lpg=PA261&dq=sainte+Angadr%C3%AAme&source=web&ots=Zvc7znfxOw&sig=BNpWuZWy-r8NT8Bv7NE8uWP4mqQ&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=4&ct=result#PPA264,M1

Dans la cathédrale de Beauvais, statue polychrome du XVI ème siècle: le visage représenté grêlé par la maladie pour éviter son mariage.

«Angadrême fit paraître en elle toutes les vertus d’une religieuse longtemps exercée à la pratique des conseils évangéliques.
Ses conversations et ses exemples exprimaient la plus tendre piété, et la charité la plus ardente.
On ne la distinguait des autres que par sa plus grande abnégation d’elle-même, et sa plus grande docilité aux ordres de ses supérieurs.»
abbé Delettre

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beauvais



Saint Ariald Martyr (+ 1066)

Saint Arialdo dans la chapelle de l'église San Calimero à Milan.

Diacre célébré à Milan dont il est originaire.
Il vint étudier à l'Université de Paris et, de retour dans son pays, il fut chargé par le pape Etienne IX de réformer le clergé. Son archevêque mécontent ameuta les fidèles contre lui et ses émissaires le blessèrent alors que saint Ariald se rendait à Rome.
Mutilé et tué, il fut jeté dans le lac Majeur, où il ne fut retrouvé que dix mois plus tard.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ariald_de_Carimate



Bienheureux Bienvenu de Gubbio franciscain (+ v. 1232)
Il fut reçu par saint François lui-même dans l'ordre des frères mineurs et se mit humblement au service des pauvres et des lépreux avec un dévouement admirable, à Corneto, près de Bovino dans les Pouilles.



Saint Crescent Un des disciples de saint Paul (1er s.)
Il fut l'un des disciples de saint Paul qui le cite dans sa seconde lettre à Timothée (2 Tim. 4. 10)
Pourquoi saint Crescent de Vienne ne serait-il pas celui que saint Paul envoya en Galilée, ou mieux dans les Gaules?
Et il l'est en effet. Non seulement les textes anciens s'accordent avec ceux du Moyen-Age pour reconnaître que Saint Crescent est bien le disciple de Saint Paul, mais encore, en les coordonnant, on arrive à conclure : 1e que dans trois directions différentes, les Eglises de France ont eu pour fondateurs directs les apôtres eux-mêmes et, 2e, que saint Crescent a évangélisé les rives du Rhône, de la Saône et du Rhin, jusqu'à Mayence.
(source: Recherches sur les origines des Églises de Reims, de Soissons et de Chalons de L W. Ravenez)
http://books.google.fr/books?id=oMYCAAAAQAAJ&pg=PA42&lpg=PA42&dq=saint+Crescent+Vienne&source=web&ots=g0dBXMv6E_&sig=twEdK4rvIoQIqSV96Aoys-hRKl0&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=2&ct=result#PPA43,M1

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crescent_(saint)



Saint Didier * d'autun (579)
Un prêtre dont saint Grégoire le Grand écrira :" J'ai vu cet homme d'une admirable sainteté". Ce que la postérité confirmera par le culte qui lui fut longtemps rendu au monastère de Mont-Saint-Vincent en Bourgogne.

*Didier est un prénom qui provient du prénom latin Desiderius ou encore "desirare" > qui désire, qui aspire à, qui va de l'avant.



Saint Emilien (+ 725)
Evêque de Nantes et martyr. Il se dévoua pour sauver la cité et ses habitants lors de l'invasion des Arabes en 725. Il périt sous leurs coups alors qu'il défendait ses fidèles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89milien_de_Nantes



Sainte Guddénis martyre à Carthage (+ 203)
ou Guddène.
Par ordre du proconsul Rufin, pour avoir confessé le Christ, elle fut condamnée à quatre reprises, torturée avec des ongles de fer, longtemps enfermée dans un cachot infect, enfin mise à mort par l’épée à Carthage. (martyrologe romain)
A lire: Histoire des persécutions pendant la première moitié du troisième siècle Paul Allard.
http://www.mediterranee-antique.info/Rome/Allard/P2/P03.htm



Saint Herlembaud Martyr près de Milan, Compagnon d'Ariald Alciati (+ 1075)



Saint Jean de Chinon Ermite en Touraine (6ème s.)
D'origine bretonne, il s'en fut solitaire dans cette région de Touraine. Sa cellule était entourée d'un petit jardin qu'il cultivait pour vivre, étudiant les Saintes Ecritures dans cette paix et guérissant les malades qui venaient à lui. Il correspondait avec sainte Radegonde de Poitiers.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1665.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Chinon



Sainte Jeanne La Myrophore (1er s.)

Jeanne et les autres femmes lors de la Résurrection, Beato Angelico, fresque, musée de San Marco, Florence [/i[i]](Italie)

Elle était la femme de l'intendant du roi Hérode. Guérie par le Seigneur (Luc 8. 3), elle le servit durant sa vie publique et se rendit au matin de Pâques avec Marie Madeleine et Marie, mère de Jacques, pour embaumer le corps du Christ. Perplexes, elles reçurent le message des anges "Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?" Nul doute qu'elle continua de servir le Vivant jusqu'à le rencontrer dans le Royaume.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin27.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_la_Myrophore



Bienheureuse Louise-Thérèse Montaignac de Chauvance
fondatrice de la Pieuse Union des Oblates du Sacré-Coeur de Jésus (+ 1885)


Fondatrice de la Pieuse Union des Oblates du Sacré-Coeur de Jésus en 1874.
"Unir des femmes chrétiennes par le lien de la dévotion au Cœur de Jésus, les sensibiliser à la prière et à l’action sur leur milieu pour les pénétrer des valeurs évangéliques, telle fut l’intuition originelle de l’Institut des Oblates du Cœur de Jésus que fonda Louise de Montaignac de Chauvance (1820-1885)."
"Être au cœur du monde, témoins de l’amour et ferment d’unité, faire connaître au monde le Dieu de tendresse. Selon les possibilités, les Oblates répondent aux besoins de l’Eglise locale : catéchèse, éducation, participation à la pastorale, action caritative et sociale. Elles sont implantées dans douze pays."
(source: diocèse de Moulins)
http://catholique-moulins.cef.fr/sources/vie_consacree18.php
Béatifiée le 4 novembre 1990 par Jean-Paul II.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Th%C3%A9r%C3%A8se_de_Montaignac
http://pagesperso-orange.fr/flurin/ocj.htm



Bienheureuse Marguerite Bays sainte laïque (+ 1879)

Tout en exerçant le métier de couturière à domicile, elle mit tout son coeur à se rendre utile de toute manière à son prochain, sans jamais négliger la prière au canton de Fribourg en Suisse.
(martyrologe romain)
Béatifiée le 29 octobre 1995 par Jean-Paul II.
"Marguerite Bays était une humble laïque, dont la vie était cachée avec le Christ en Dieu (cf Col 3, 3). Il s’agit d’une femme toute simple, avec une vie ordinaire, en qui chacun de nous peut se retrouver. Elle n’a pas réalisé de choses extraordinaires, et, cependant, son existence fut une longue marche silencieuse dans la voie de la sainteté."...
(source: Homélie de Jean-Paul II - site de Marguerite Bays)
http://www.marguerite-bays.ch/Archives/Homelie.html



NOTRE-DAME du PERPÉTUEL SECOURS

De style byzantin, peinte sur bois et à fond d'or, l'image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours mesure environ 50 centimètres de haut. La Vierge y apparaît avec Son divin Enfant; sur leurs fronts brille une auréole d'or. Deux anges, l'un à droite et l'autre à gauche, présentent les instruments de la Passion à l'Enfant-Jésus effrayé, tandis que la Sainte Vierge regarde la scène pathétique avec une douleur calme et résignée.
Après avoir été longtemps vénérée en Crète, des habitants de cette île qui fuyaient une invasion turque à la fin du XIVe siècle, apportèrent l'image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours à Rome. A l'invocation de Marie, sous le titre de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, le navire qui transportait Sa sainte image fut sauvé d'une terrible tempête.
Le 27 mars 1499, après avoir parcouru triomphalement les rues de la ville éternelle, précédé du clergé de Rome et suivi du peuple, le portrait de la Vierge du Perpétuel-Secours fut placé au-dessus du maître-autel de l'église St-Matthieu, près de Ste-Marie-Majeure. Grâce aux soins des religieux augustins, la sainte image devint l'objet d'un culte très populaire que Dieu récompensa au cours de plusieurs siècles, par de nombreux miracles.
Pendant les troubles de la Révolution de 1789-1793, les troupes françaises qui occupaient Rome détruisirent l'église St-Matthieu. Un des religieux qui desservaient ce sanctuaire eut le temps de soustraire secrètement la Madone miraculeuse. Il la cacha avec tant de soin, que pendant soixante ans, on se demanda ce qu'était devenu la célèbre peinture.
Dieu permit qu'un concours de circonstances providentielles fit redécouvrir l'image vénérée. En 1865, afin de rendre la pieuse représentation aux mêmes lieux où on l'avait priée jadis, Pie IX ordonna de la rapporter sur l'Esquilin, dans l'église St-Alphonse-de-Liguori bâtie dans l'enceinte où se trouvait autrefois l'église St-Matthieu. Le 26 avril 1866, les Rédemptoristes intronisèrent solennellement Notre-Dame du Perpétuel-Secours en leur chapelle.
Depuis ce temps, grâce au zèle des fils de saint Alphonse et aux innombrables miracles obtenus dans leur pieux sanctuaire, la dévotion à Notre-Dame du Perpétuel-Secours a pris un essor extraordinaire. Le 23 juin 1867, afin de reconnaître et de perpétuer le souvenir de ces précieuses faveurs, le vénérable Chapitre du Vatican couronna la sainte image avec grande pompe.
En 1876, le pape Pie IX érigea une Archiconfrérie dans l'église St-Alphonse, sous le vocable de Notre-Dame du Perpétuel-Secours. Aujourd'hui, la Sainte Vierge est invoquée sous ce vocable dans la plupart des églises d'Occident.
Tirée de l'Abbé L. Jaud, édition 1950, p. 463-464 -- F.E.C. Edition 1932, p. 483
http://www.magnificat.ca/cal/fran/06-27.htm#secours

Voir aussi:
http://paroisse.ndps.free.fr/index.htm



Sainte Pome Vierge à Châlons-sur-marne (IIIe siècle)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2lons-sur-Marne



Saint Samson l'Hospitalier (6ème s.)
Samson était né à Rome d'une famille noble, de rang impérial. Il fait ses études de médecine et, au lieu de faire carrière, soigne gratuitement les pauvres. Après la mort de ses parents, il largue les amarres : il affranchit ses esclaves, vend tous ses biens, distribue l'argent aux pauvres et part, sans un sou, pour Constantinople. Là, il continue à soigner gratuitement les indigents. En 532, lors d'une émeute, un incendie ravage son logis : il en sort miraculeusement indemne. Sa vertu parvient aux oreilles du patriarche de Constantinople qui le persuade de devenir prêtre. Il a 30 ans. Le prêtre-médecin poursuit son sacerdoce auprès des malades sans ressources. Voilà l'empereur Justinien gravement malade. Samson lui apparaît en songe et l'empereur le mande près de lui. Bien entendu, il guérit aussitôt. En récompense, Samson demande et obtient la construction d'un hospice pour les pauvres et pour les malades, qui fonctionnera longtemps à Constantinople sous le vocable de Saint-Samson. Les médecins byzantins le reconnaissent comme leur patron.



Saint Sérapion de Koja (+ 1611)
C'était un Tatare de Kazan, baptisé dans sa jeunesse et qui devint le disciple de l'ermite Niphonte, sur une île déserte du lac de Koja en Russie. Il y fonda le monastère de la Théophanie tant furent nombreux les disciples qui le rejoignirent dans sa solitude.



Saint Thomas Toan Catéchiste indigène du Tonkin, martyr au Viet-Nam (1767-1840)



Saint Zoïle Martyr à Cordoue en Espagne sous le règne de Dioclétien (+ vers 301)
L'abbayé bénédictine de San Zoil de Carrion, dans la province de Léon, fut consturite pour abriter ses reliques, ainsi que celles de ses dix-neuf compagnons.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Cyrille (+444), évêque d’Alexandrie, maître dans la foi

Catholiques d’occident : Cyrille d’Alexandrie, évêque et docteur de l’Église (calendrier romain) ; Ariald (+1066), diacre et martyr (calendrier ambrosien) ; Zoïle (début du VIe s.), martyr (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (20 ba’unah/sanë) : Élisée (IXe s. av. J.-C.), prophète

Luthériens : Johann Valentin Andreä (+1654), théologien dans le Württemberg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Valentin_Andreae

Maronites : Samson l’Hospitalier (+ env. 530), confesseur

Orthodoxes et gréco-catholiques : Samson l’Hospitalier, hiéromoine.


Les saints du jour (vendredi 26 Juin)

Publié le 25/06/2009 à 19:52 par jubilatedeo
Saint Anthelme de Chignin Evêque de Belley (+ 1178)
Il était né au château de Chignin en Savoie non loin de Chambéry et préféra la solitude de la prière avec le Christ à la vie mondaine et chasseresse des grands seigneurs. Il reconstruisit la Grande-Chartreuse qu'une avalanche avait détruite et en devint le septième prieur. Ce fut lui qui fonda les premières chartreuses pour les femmes désireuses de mener une vie érémitique. Comme il avait dû punir deux de ses moines qui le méritaient, ceux-ci firent appel au pape Alexandre III, qui d'abord les soutint. Pour que règne la paix, saint Anthelme donna sa démission et rentra joyeusement dans le rang .Mais son bonheur dura peu. Le pape, mieux informé, revint sur sa décision, et pour comble, le nomma évêque de Belley. Il s'était pareillement brouillé avec l'empereur Frédéric Barberousse pour avoir refusé Victor IV, un antipape de fabrication impériale. Là encore saint Anthelme joua de malheur. L'empereur se réconcilia avec saint Anthelme et l'éleva, lui et ses successeurs, à la dignité de prince-électeur du Saint Empire romain germanique. Il tenta en vain de servir de médiateur entre saint Thomas Beckett et le roi Henri II d'Angleterre.

Autre biographie:
Noble savoyard né au château de Chignin à Chambéry. Ordonné prêtre, il est très attiré par le pouvoir et cherche à obtenir des postes importants dans le clergé. Cependant, une visite qu’il effectue à la Chartreuse de Portes opère chez lui une profonde transformation et il se sent attiré par la vie monastique. À 30 ans, il abandonne toutes ses fonctions et se retire chez les Chartreux. Pendant deux ans, il occupe la charge de prieur à la maison mère (la Grande Chartreuse) puis il se retire ensuite dans la solitude du monastère de Portes. Au cours des années suivantes, il effectue plusieurs va-et-vient entre les deux maisons jusqu’à ce le Pape lui demande d’arbitrer le différend qui oppose le roi Henry II d’Angleterre à Thomas Becket. Il est finalement nommé évêque de Belley et il consacre les dernières années de sa vie à soulager les malades et les pauvres (1105-1178)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anthelme_de_Chignin



Bienheureux André-Hyacinthe Longhin évêque de Trévise (+ 1936)

Il s’efforça de subvenir, au cours de la première guerre mondiale, aux besoins des réfugiés et des prisonniers et, dans une époque difficile, de défendre avec un soin particulier les droits des ouvriers, des paysans et de tous les pauvres de la société à Trévise en Vénétie. (martyrologe romain)
Béatifié le 20 octobre 2002
Andrea Giacinto Longhin (1863-1936) site du Vatican.
"Andrea Giacinto Longhin est l'évêque que S. Pie X nomma à Trévise, son diocèse d'origine. Ce fut un religieux capucin d'une spiritualité profonde et d'une solide doctrine. Il vécut héroïquement en une période des plus difficiles et exaltantes pour le catholicisme italien, entre le XIXe et XXe siècle."
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20021020_longhin_fr.html



Saint Baboléin (+ 677)
Les origines de Baboléin sont inconnues, mais il émigre en France et devient moine à Luxeuil sous la direction de Saint-Colomban. Il est ensuite nommé abbé de Saint-Pierre, près de Paris (qui prendra plus tard le nom de St-Maur-des-Fossés lorsque les reliques de ce saint y seront apportées). En compagnie de Saint-Fursy, Baboléin fonde plusieurs églises et hôpitaux dans le diocèse de Paris.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Babolein



Saint David * de Kydonia (+ 1813)
Il était moine au Mont Athos et fut pris à partie par les Turcs alors qu'il se rendait en Asie Mineure quêter pour les monastères. Il entra avec eux en discussion, mais il ne fut que flagellé. Son désir du martyre augmenta et il revint à la charge quand il apprit qu'un des moines athoniques avait renié sa foi. Saint David fut condamné à la pendaison, heureux d'expier ainsi la faute de son frère moine.

*de l'hébreu dawîd qui signifie « tendrement aimé ».



Saint David de Thessalonique (+ 540)

David était originaire de Mésopotamie. Il s'était bâti, près de la ville de Thessalonique une petite cabane où il vécut en ermite plus de soixante ans. Des soldats gardaient les remparts de la ville : on craignait des raids barbares. Une nuit, les soldats de garde sur les remparts voient une flamme jaillir de la cabane. Ils plaignent le pauvre ermite brûlé vif. Or au matin, l'ermite est toujours là et la cabane aussi. Le phénomène se renouvellera souvent, si bien que c'en était presque devenu une curiosité de venir la nuit regarder du haut des remparts les flammes qui jaillissaient de la cabane sans la consumer. C'était le signe sensible des faveurs accordées par Dieu à l'ermite : la flamme du buisson ardent avait si totalement envahi le coeur du vieillard, qu'elle débordait à l'extérieur. Peu avant sa mort, l'ermite, devenu célèbre malgré lui, fut arraché à sa retraite pour être envoyé comme ambassadeur de la ville auprès de l'empereur Justinien.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin26.html



Saint Denys de Souzdal (+ 1385)
Moine des Grottes de Kiev, il se retira plus tard sur les rives de la Volga pour y vivre la solitude. Homme doux et humble, instruit dans la science de l'ascèse, il fut bientôt contraint de transformer son ermitage en monastère. Elu évêque de Souzdal, puis métropolite de Kiev et de toute la Russie, il fut arrêté par le prince de Lituanie et mourut en prison.



Saint Désert Prêtre à Chalon-sur-Saône (+ vers 570)



Saint Jean de Gothie (+ 800)
Originaire de la côte méridionale de la Crimée, il fut élu évêque, mais refusa de souscrire aux édits de l'empereur de Constantinople contre les icônes et alla recevoir l'ordination épiscopale en Géorgie. Son diacre fut crucifié par les Turcs alors qu'il l'avait envoyé à Jérusalem pour obtenir l'appui du Patriarche de Jérusalem. Il fut l'un de ceux qui hâtèrent le rétablissement de l'orthodoxie. Lors de l'invasion des Khazars dans son pays, il vit beaucoup de ses fidèles donner le témoignage du martyre. Il organisa la résistance, mais fut contraint de se réfugier dans la région du Pont, non loin de la Géorgie. C'est là qu'il rejoignit la Maison du Père.



Saints Jean et Paul (?)

Bréviaire franciscain. XVe.

Selon la tradition, Jean était l'intendant de Constance, la fille de Constantin, et Paul, son frère, son maître d'hôtel. Quand Julien l'Apostat monta sur le trône, Jean et Paul renoncèrent à leurs charges à la cour impériale. L'empereur tenta de les y faire revenir, mais ils refusèrent. Il les fit décapiter et enterrer secrètement dans leur propre jardin afin d'éviter une sédition. Puis on annonça qu'ils étaient envoyés en exil.
Leurs noms figurent dans la prière eucharistique I et une église sur le mont Celius à Rome leur est dédiée. Depuis 1969, leur culte est confiné à celle-ci.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/06-26.htm#jeanpaul
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Jean-et-Saint-Paul
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Jean-Saint-Paul_(titre_cardinalice)
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/26/index.html



Saint Josemaría Escrivá de Balaguer (+ 1975)

Saint Josémaria Escriva 1902-1975
Fondateur de l'Opus Dei

Canonisation du Bienheureux Josemaría Escrivá De Balaguer, Homélie du Pape Jean-Paul II, le 6 octobre 2002.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2002/documents/hf_jp-ii_hom_20021006_escriva_fr.html

Fondateur de l'Opus Dei:
http://www.opusdei.fr/

Bureau d'information de l'Opus Dei sur Internet:
http://www.fr.josemariaescriva.info/index.php

Voir aussi la BD, Un jour de 1931, Dieu avait gravé dans son âme ces paroles du psaume : « Les eaux passeront à travers les montagnes ». Des paroles qui marqueront toute son existence...
http://www.coccinellebd.be/catalogue/produit.php?ref=Atraverslesmontagnes&id_rubrique=1

Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090626&id=13862&fd=0
http://fr.wikipedia.org/wiki/Josemar%C3%ADa_Escriv%C3%A1_de_Balaguer
http://fr.escrivaworks.org/



Saint Maixent d'Agde Abbé en Poitou (+ 515)
Venu de la Provence, d'Agde, il fut attiré par la renommée de saint Hilaire à Poitiers et entra au monastère dirigé par saint Agapit. Il en devint l'abbé à son tour et la localité comme le monastère portèrent désormais son nom. Saint Maixent l'Ecole-79400.

Autre biographie:
St-Maxence (Maixent) (Baptisé sous le nom d’’Adjuteur’) Fils d’une famille de la noblesse d'Agde, Maxence est éduqué par Saint-Sévère. Ses études terminées, il émigre en Poitou et devient disciple d’Agapit, prenant le nom de Maxence. Très apprécié de ses coreligionnaires, il est élu abbé. Au cours d’une attaque des Visigoths, il stoppe du regard l’élan d’un soldat qui brandissait son épée et s’apprêtait à l’en frapper (448-515)



Sainte Marie-Madeleine Fontaine et ses compagnes, filles de la Charité, martyres à Cambrai (+ 1794)
et trois autres soeurs de Charité, guillotinées pour la foi, durant la Révolution française, à Cambrai.
"Marie-Madeleine Fontaine, Marie-Françoise Lanel, Thérèse Fantou et Jeanne Gérard, filles de la Charité, se dévouaient à Arras au soin des pauvres et des malades. Arrêtées sous la Terreur en 1794, elles refusèrent de prêter le serment de liberté-égalité exigé par la Convention. Conduites à Cambrai, elles y furent guillotinées le 26 juin 1794.
Elles ont été béatifiées par Benoît XV en 1920."
source Saints du Pas-de-Calais, site internet du diocèse d'Arras.
http://catholique-arras.cef.fr/dioc/martyro.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C5%93urs_de_Saint_Vincent_de_Paul



Saint Pélage de Courdoue Enfant, martyr à Cordoue (+ 925)
C'était un tout jeune enfant, mais grande était sa foi en Jésus-Christ. Il fut fait prisonnier à Cordoue et on lui proposait de devenir musulman, ce qu'il refusa malgré les souffrances des tenailles de fer qui tranchaient ses membres et son corps.

Autre biographie:
Jeune espagnol de 10 ans laissé en otage aux mains des Maures par son oncle. Après trois ans, la rançon pour sa libération n’a pas encore été payée. On lui offre alors la liberté s’il accepte de se convertir à l’Islam. Ayant refusé, il est martyrisé (912-925) Saint-Pélage est le patron des personnes abandonnées et des victimes de torture.



Sainte Persévérande (Pezaine) (+ vers 726)
Jeune vierge espagnole. Émigrée en Poitou en compagnie de ses sœurs Macrine et Colombe, elle y fonde un couvent.



Saints Saulve et Supérieur martyrs (+ v. 770)
Salve ou Saulve, évêque régional d'Angoulême, envoyé en mission dans la région de Valenciennes, tué avec son compagnon.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Saulve



Saint Vambert martyr (?)
ou Wambert, IX ou Xe sc,
vénéré à Saint-Pierre-sur-Dives, paroisse Saint Wambert des Trois Vallées.
http://catholique-bayeux-lisieux.cef.fr/paroisse.php?cat=&action=display&paroisse=35
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Pierre-sur-Dives



Saint Vigile évêque de Trente (+ 405)
Saint Ambroise lui adressa, avec les marques de son institution, des directives pastorales. Il s’employa à affermir dans son territoire l’œuvre d’évangélisation et à extirper complètement les restes d’idolâtrie. Il reçut, dit-on, le martyre pour le Christ, blessé à mort par des païens. (martyrologe romain)
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/230/Saint-Ambroise-de-Milan.html

Autre biographie:
Patricien romain. Après avoir étudié à Athènes, il s’installe dans la région de Trent, en Italie, où il est nommé évêque. Ami de Saint-Chrysostome et de Saint-Ambroise de Milan, il se consacre au soulagement des pauvres. Sous son épiscopat, il réussit pratiquement à neutraliser le paganisme et à ramener les Ariens dans la religion chrétienne. Missionnaire, il fonde plus d’une trentaine de paroisses dans son diocèse. Il est finalement lapidé pour avoir détruit une statue à l’effigie de Saturne (353-405)




Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Cyrille d’Alexandrie (+ 444), évêque et docteur de l’Église (calendrier ambrosien) ; Pélage (+env.925), martyr (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (19 ba’unah/sanë) : Georges le Jeune, martyr (Église copte-orthodoxe)

Luthériens : Vigile (+env.397), évêque et martyr à Trente

Orthodoxes et gréco-catholiques : David de Thessalonique (+ env. 540), anachorète



MARI (I-IIe s.) apôtre
Le second vendredi de l’été, les Églises chaldéenne et assyrienne font mémoire de mar Mari, apôtre de la Syrie, de la Mésopotamie et de la Perse.
Les sources qui racontent la vie de Mari, disciple d’Addaï, qui aurait été le premier des soixante-douze disciples envoyés en mission par Jésus, sont tardives et contradictoires. Ce qu’elles cherchent toutefois à rappeler et affirmer, c’est l’origine très ancienne des Églises syro-orientales.
Selon la tradition, Mari fut choisi par Addaï pour continuer sa mission évangélisatrice en Orient. Muni d’un tel mandat, il parcourut la Mésopotamie orientale, s’avançant à prêcher jusqu’aux contreforts des hauts-plateaux de l’Iran.
C’est à lui qu’on doit la fondation des sièges épiscopaux de Nisibe, de Kashkar et l’évangélisation de la région de Séleucie-Ctésiphon.
On attribue à Addaï et Mari une des plus anciennes anaphores eucharistiques, toujours en usage dans les liturgies syro-orientales. Les deux apôtres sont fêtés ensemble dans différentes régions de l’Orient, à des dates qui varient selon les lieux ; la festivité la plus importante est probablement celle qui se célèbre en Irak et au Kurdistan, le 5 août, dans le faste d’une liturgie propre

Lecture

Il est digne que toutes les lèvres chantent sa gloire, que toutes les langues rendent leurs actions de grâce au Nom adorable et glorieux du Père, du Fils et de l’Esprit saint, qui par grâce créa le monde et ses habitants par miséricorde ; Il sauva les hommes par sa compassion et fit grande grâce aux mortels.
Que tous les habitants de la terre te connaissent, puisque toi seul es Dieu, père de vérité ! Tu as envoyé notre Seigneur Jésus Christ, ton Fils et ton bien-aimé, et lui, notre Seigneur et notre Dieu, nous a enseigné, par son Évangile qui donne vie, toute la pureté et la sainteté des prophètes, des apôtres, des martyrs, des confesseurs, des évêques, des prêtres, des diacres et de tous les fils de l’Église sainte et catholique, eux qui sont marqués par l’onction du baptême.
( Anaphore des apôtres Addaï et Mari)

Les saints du jour (jeudi 25 Juin)

Publié le 24/06/2009 à 10:08 par jubilatedeo
Saint Prosper d'Aquitaine Théologien laïc (+ 455)
Tout ce qu'on sait de sa vie c'est qu'il naquit en Aquitaine, qu'en 428, il est à Marseille et à partir de 440, qu'il fut rédacteur à la chancellerie pontificale de saint Léon le Grand. Il écrivait très bien et pour faciliter la paix de son ménage heureux, il correspondait en vers avec sa femme :"Relève-moi si je tombe, reprends-toi quand je te signale quelque faute. Qu'il ne nous suffise point d'être un seul corps, soyons aussi une seule âme." Il écrivit une "Histoire universelle" qui est un résumé de celles d'Eusèbe et de saint Jérôme. Il consacre toute son oeuvre à défendre saint Augustin et, pour ce faire, il composa la doctrine augustinienne de la grâce en 1002 hexamètres. Il imposa silence aux évêques des Gaules qui déblatéraient contre l'évêque d'Hippone et c'est sans doute grâce à saint Prosper qu'Augustin fut reconnu très tôt comme le grand docteur de l'Eglise d'Occident.
http://nominis.cef.fr/contenus/saint_1942.html

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/06-25.htm#prosper
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Prosper
http://www.documentacatholicaomnia.eu/30_10_0390-0463-_Prosperus_Aquitanus.html



Saint Adalbert Abbé à Egmond, aux Pays-Bas (+ 714)

diacre et abbé, qui aida saint Willibrord dans son œuvre d’évangélisation.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/63/Saint-Willibrord.html

Autre biographie:
Prince de sang anglais, il rejoint les moines de Rathmelgisi puis accompagne Saint-Willibrord en Frise et devient son diacre. Par son exemple, il réussit à évangéliser un grand nombre de personnes dans la région d’Egmond, où une abbaye bénédictine lui est dédiée.



Saint Dominique * Hénarès Evêque, martyr (+ 1838)
Dominicain espagnol, il devint en 1803 évêque-coadjuteur de saint Ignace Delgado (Clemente Ignazio DELGADO CEBRIAN, Evêque O.P. 12-07-1838), le vicaire apostolique du Viêt-Nam. Il fut décapité avec son catéchiste, saint François Chien, pendant la persécution contre les chrétiens.
Voir Domenico HENARES, Evêque O.P. 25-06-1838, Martyrs du Vietnam (+1745-1862), dans l'annuaire des 117 martyrs du VietNam.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19880619_martiri_vietnam_fr.html
Canonisé par Jean Paul II en 1988.
Voir aussi les Saints Martyrs du Vietnam.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/9338/Saints-Martyrs-du-Vietnam.html

*Dominique est un prénom épicène issu du latin dominicus « qui est relatif au seigneur ».



Bienheureuse Dorothée de Montau Mystique et recluse (+ 1393)

Autel de Sainte Dorothée de Montau

Epouse d'un modeste ouvrier de Gdansk en Pologne, mère de neuf enfants, elle se retira du monde quand elle fut veuve, pour se consacrer à la prière. Elle se fit emmurer recluse tout contre la cathédrale de Marienwerder. Sa cellule avait trois fenêtres: l'une vers le ciel, la deuxième vers l'autel, la troisième vers le cimetière. Elle recevait beaucoup de visiteurs que sa charité spirituelle encourageait. Ses confesseurs ont rapporté, après sa mort, les communications célestes dont elle recevait les grâces.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Doroth%C3%A9e_de_Montau



Sainte Eléonore Reine d'Angleterre, puis moniale bénédictine (+ 1291)

Sainte Eléonore, fille du comte de Provence et belle-soeur de saint Louis, épousa très jeune le roi d'Angleterre, Henri III dont le long règne fut des plus mouvementés. Elle se mêla de politique, ce qui ne fut pas heureux. A la mort du roi son époux, elle se fit bénédictine et vécut dès lors en paix dans son couvent. (Voir aussi Aliénor d'Aquitaine qui finit très saintement sa vie.)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9onore_de_Provence



Sainte Fébronie (4ème s.)

Martyre en Syrie. Elle s'était donnée au Seigneur et ne voulut jamais revenir sur cette décision, malgré les souffrances qu'elle dut endurer alors qu'elle était encore toute jeune. Plusieurs fois durant les tortures, on la fit revenir à elle pour que les supplices puissent continuer. La foule elle-même demanda plusieurs fois qu'on les cesse. On lui coupa les seins, les mains et les pieds et elle fut enfin décapitée. Elle est très vénérée dans les Eglises d'Orient.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin25.html



Saint Georges * d'Attalia (+ 1823)
Capturé par l’aga de la région, il se convertit à l’Islam et l’aga le maria à sa propre fille. Mais il voulut revenir à la foi de sa famille. Après plusieurs années, il s’enfuit sous le prétexte de se rendre en pèlerinage à La Mecque. Il s’installa à Krinée et se maria avec une jeune chrétienne. Lors de la Révolution grecque, le pacha reconnut Georges, lui reprocha d’avoir abandonné sa fille. Quand il entendit qu’il était désormais chrétien, il le fit emprisonner, le soumit à la torture en lui versant de l’huile bouillante sur le corps, puis il le fit pendre. Des chrétiens en cachette avaient pu faire parvenir à saint Georges le Corps et le Sang du Christ. Son corps fut recueilli par un navire grec qui le transporta en Russie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/A%C4%9Fa

"C'est vous, ô Jésus, qui mettez ces paroles en ma bouche et qui m’accordez la grâce de les accomplir. De moi-même je n’ose rien promettre : toutes mes espérances sont en vous. Vous nous commandez de lutter et vous nous faites vaincre."

*Georges est un prénom venant du grec ancien Γεώργιος et signifiant « celui qui travaille à la terre ».



Saint Gallican d'Ostie (+ 362)
Officier supérieur de l’armée impériale de Constantin et consul à Rome. Retiré à Ostie, il se consacre au soulagement des malades et fonde un hôpital à leur attention. Certaines sources mentionnent qu’il aurait été exilé à Alexandrie et qu’il aurait subi le martyr, mais ces informations sont sujettes à caution. Saint-Gallican est plus particulièrement vénéré à Longchamp, près de Paris.



Saint Guillaume * Abbé de Montevergine (+ 1142)

Saint Guillaume de Verceil dirigeant les travaux dumonastère du Monte-Vergine. Gravure du XVIIIe.

Après un pèlerinage à Compostelle, il se retira dans la solitude en Campanie où des disciples le rejoignirent. Ils reçurent une règle orale qui est à l'origine de celle de la congrégation bénédictine de Montevergine.
http://www.montevergine.org/news.php

Autre biographie:
St-Guillaume de Verceil Noble italien. Devenu orphelin en bas âge, il est élevé par des membres de sa famille. À la suite d’un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, il décide de se consacrer à Dieu et s’installe comme ermite dans les montagnes des alentours de Naples. Bientôt, sa réputation de sainteté attire de nombreux disciples, qu’il organise en communauté sous le nom des Ermites du Mont-Vierge et pour qui il rédige une règle basée sur la règle bénédictine. Cette maison donne lieu à la fondation de plusieurs autres. Cependant, plusieurs religieux commencent à se plaindre des trop grandes austérités qui leur sont imposées. Guillaume quitte alors la communauté en compagnie de quelques moines. Saint-Guillaume est aussi conseiller du roi Roger I de Naples, qui lui fait bâtir un nouvel ermitage à Salerne (1085-1142)

*Guillaume est un prénom masculin d'origine germanique. Il procède de will « volonté » et helm « heaume, casque, protection ».
Guillaume est une forme d'oïl correspondant au prénom occitan Guilhem.

Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090625&id=4894&fd=0
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_de_Verceil
http://viechretienne.catholique.org/saints/14-saint-guillaume-de-verceil
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/25/index.html



Saint Joseph-Marie Robles prêtre et martyr (+ 1928)
ou Tranquillin Ubiarco Robles
Durant la grande persécution au Mexique, il fut arrêté alors qu’il allait célébrer la messe et fut, sur le champ, condamné à mort et pendu à un arbre, en dehors de la ville.
Né à Zapotlan, Jalisco, diocèse de Guzman au Mexique en 1899. Il a été prêtre dans les temps difficiles des persécutions. Plein de charité, il allait administrer les sacrements et soutenir la vie chrétienne parmi les fidèles en célébrant l'eucharistie dans leurs foyers. Sa zone pastorale était située dans un des quartiers les plus dangeureux 'Los altos de jalisco'
Canonisé le 21 mai 2000 par Jean-Paul II avec saint Cristobal Magallanes.
À Jalisco, sur le territoire de Guadalajara au Mexique, en 1927, saint Joseph-Marie Robles, prêtre et martyr. Arrêté au cours de la grande persécution en ce pays, alors qu’il allait célébrer la messe dans une maison, il fut pendu à un arbre. (martyrologe romain)
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10187/Saints-Crist%25F3bal-Magallanes-et-ses-24-compagnons.html



Bienheureuse Marie Lhuilier martyre à Laval (+ 1794)
Entrée chez les Soeurs hospitalières de la Miséricorde, elle demeura fermement fidèle à ses voeux religieux et à l’Église pendant la Révolution française, et mourut guillotinée. (martyrologe romain)
Béatifiée par Pie XII le 19 juin 1955 avec les prêtres guillotinés à Laval.
"Sr Sainte Monique, Marie Lhuilier : soeur converse des Augustines de la Miséricorde. Toute dévouée aux malades." (source: diocèse de Laval - Les martyrs de Laval)
http://diocese-laval.cef.fr/docs/doc_m117.pdf



Saint Maxime de Turin Evêque (+ 423)
Il est le patron de cette ville. On pense qu'il serait né à Verceil en Italie. Il assista au concile de Milan en 450 où sa position dans la hiérarchie témoigne de son influence.
"Saint Maxime, Evêque de Turin (Italie). Il est cité en 398, alors que sa ville, dotée d'une garnison et menacée par des bandes barbares en déplacement vers les Alpes occidentales, servait de refuge à des populations rurales en fuite.
Devant une telle situation, Maxime, dont on connaît près de quatre-vingt-dix homélies, encourageait à réagir à cette dégradation du sens civique et à la désagrégation sociale. L'Evêque n'hésitait pas à stigmatiser les fidèles profitant du malheur des temps, rappelant avec force le lien profond existant entre devoir du chrétien et devoir du citoyen. Saint Maxime rappelait aussi que l'amour traditionnel de la patrie inclut le devoir fiscal.
L'analyse historique et littéraire de ce grand personnage, a ajouté le Pape, "montre la croissante prise de responsabilité de l'autorité ecclésiastique dans un contexte où elle devait progressivement se substituer à une autorité civile disparaissant... Il est évident que si les choses sont très différentes aujourd'hui... les devoirs des croyants dans la société et envers leur pays demeurent valides. La convergence des devoirs de l'honnête citoyen et ceux du bon chrétien demeure des plus actuelles".
Source: VIS 071031 (320) Le 31 octobre 2007, catéchèse de Benoît XVI pour l'audience générale.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_de_Turin

Autre biographie:
Le 25 juin d’une année imprécise du IVe siècle, la tradition fixe la date de la naissance de Maxime de Turin, pasteur de cette Église.
Il fut un des prédicateurs de l’Évangile les plus en vue de l’époque patristique, et tout ce que nous savons à son sujet nous est parvenu par son corpus d’homélies reconstitué de façon critique à l’époque contemporaine.
Parmi les rares données biographiques certaines, on sait que Maxime n’était pas originaire de Turin mais qu’il y fut présent, comme évêque de cette ville, lors d’un concile qui s’y tint au début du V è siècle.
À ses capacités oratoires, fruit d’une lecture assidue des Écritures et de la fréquentation des vénérables pères de son temps, Maxime joignait une nette sensibilité liturgique, qui lui permit de fournir des interprétations subtiles et originales sur les sacrements, et plus généralement sur le culte chrétien.
Il voua son activité pastorale surtout à l’élimination de toute forme de syncrétisme et de tout résidu de paganisme dans la pratique des chrétiens, et plus encore à la diffusion dans les campagnes du message évangélique qui, à cette époque, restait encore très circonscrit au monde urbain. Maxime mourut entre 408 et 423 ; on l’évoque comme le premier évêque de l’Église de Turin.

Lecture

Au temps des apôtres le dévouement des chrétiens fut si grand que personne ne disait sienne sa maison, personne ne revendiquait comme sa propriété quoi que ce fut, comme le certifie saint Luc quand il écrit : « Nul ne considérait comme sa propriété l’un quelconque de ses biens ; au contraire, ils mettaient tout en commun… Nul parmi eux n’était indigent ». Heureux donc le peuple qui, alors qu’il a bien des riches en Christ, n’a aucun besoin dans le monde et qui, quand il pense aux richesses éternelles, éloigne de ses frères la pauvreté temporelle.
(Maxime de Turin, Sermon 17)



Saint Moloc évêque écossais (6ème s.)
Luan, Lugaidh, Molvanus, Molluog ou Murlach.
Fils d'un noble écossais, formé à la vie monastique à Bangor en Irlande par Saint Brendan, il évangélisa la région des Hébrides, fonda le monastère irlandais de Lismore et mourut à Rossmarkie en Ecosse.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1166/Saint-Brendan.html



Saint Procope (+ 1810)
Grec de la région de Varna en Bulgarie, il s'engagea dans la vie monastique à l'âge de vingt ans. Après avoir séjourné à la Sainte Montagne, il voulut revenir dans le monde et pour cela se convertit à l'Islam. Avec le temps, sa conscience se réveilla et il voulut laver sa faute dans le sang de son propre martyre. Il se rendit au tribunal et il jeta son turban au pied du juge. Il fut arrêté sur-le-champ et fut immédiatement décapité par un chrétien apostat, cruel et insensible.



Saint Salaün Roi de Bretagne (+ 874)
ou Salomon.
Il devint roi de Bretagne en dépossédant son cousin Erispoé qu'il avait assassiné dans une église. Il agrandit son royaume par les victoires qu'il remporta sur le roi franc Charles le Chauve et sur les Normands. Il avait une cour fastueuse et demandait aux moines de prier pour lui. Il fut mis à mort par ses vassaux révoltés. Son règne a donné lieu à bien des légendes. Malgré tout, il fut considéré comme un saint par les moines qui avaient grande dévotion pour leur roi généreux.
Saint Salomon figure au Martyrologe de l'Eglise sur le site du Vatican.
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_academies/cult-martyrum/martiri/009.html



Saint Sosipatre Compagnon de Saint-Paul (Premier siècle)



Sainte Thècle ermite en Maurienne (6ème s.)
ou Tigre.
Originaire de Valloires en Maurienne dans les Alpes, nous la voyons avec sa soeur Pigménie sur les routes de la Terre Sainte et à Alexandrie. C'est là qu'elle découvrit la vie érémitique qu'elle transposa à son retour dans les Alpes. On ne sait combien de temps elle y vécut, ne quittant sa solitude que pour venir à la messe. Elle donnait le peu qu'elle possédait et même la propriété qui lui restait.
Elle mit tout son zèle à développer dans la ville le culte de saint Jean le Précurseur. (martyrologe romain)



Les Églises font mémoire…

Coptes et Ethiopiens (18 ba’unah/sanë) : Damien (+env.605), 35e patriarche d’Alexandrie (Église copte-orthodoxe) ; Irénée (+ env. 202), évêque de Lyon (Église copte-catholique)

Luthériens : Mémoire de la signature de la Confession d’Augsbourg ; Prospère d’Aquitaine (+ env. 463), théologien à Rome

Maronites : Fébronie de Nisibe (+304), martyre

Orthodoxes et gréco-catholiques : Fébronie de Nisibe, martyre .



MARTYRS JUIFS DU CHEVALIER RINDFLEISCH (m.1298)
En 1298, la communauté juive de Rothenburg est exterminée au cours des persécutions de Rindfleisch, chevalier allemand tristement célèbre pour avoir provoqué pendant sa vie l’élimination systématique de quarante-six communautés hébraïques en Allemagne centrale et méridionale.
A Nuremberg, le même jour, après s’être réfugiés dans le château, les juifs de la ville sont tous égorgés. Parmi les victimes on compte Mordecai ben Hillel, auteur d’un célèbre commentaire rabbinique, sa femme et leurs cinq enfants.

Lecture

Je l’ai regardée cette fillette de deux ans qui ressemblait à une grand-mère : on aurait dit qu’elle avait cent ans, si sérieuse dans sa grande peine.
Ce que sa grand-mère n’aurait pas même pu imaginer, elle l’avait vu. Alors, j’ai pleuré, et puis je me suis dit : ne pleure pas, la douleur disparaît, demeure la tristesse.
(Yitzhak Katznelson, Le chant du peuple juif massacré)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Memorbuch




CONFESSION D’ AUGSBOURG (1530)
En 1530, c’est ce jour que fut présentée à l’empereur Charles Quint, au cours de la diète impériale d’Augsbourg, une confession de foi souscrite par les représentants de diverses villes alliées en faveur de la Réforme protestante. Il s’agit de la plus sérieuse tentative de récupérer un accord entre réformateurs et catholiques, peu de temps après l’excommunication de Martin Luther.
Accusés d’hérésie sur plusieurs fronts, certains réformateurs acceptèrent de répondre, sous la conduite de Philippe Melanchton, aux jugements des principaux controversistes catholiques, en cherchant à mettre en évidence l’accord de fond sur la foi, et le désaccord sur les abus et les pratiques religieuses qui avait donné naissance à la Réforme.
La Confession d’Augsbourg, à laquelle les Églises de tradition luthérienne feront toujours référence, fut, pour cette raison, rédigée en deux parties : une première, de nature doctrinale, et une seconde, centrée sur les pratiques en vigueur dans l’Église. Elle fut reconnue par Luther comme fidèle expression de l’Évangile, mais elle ne suffit pas à mettre fin à une division entre chrétiens qui avait désormais atteint les dimensions d’une véritable rupture.
De manière très significative, c’est à Augsbourg que catholiques et luthériens ont voulu signer en 1999 l’accord sur la Justification, accord qui résout le motif de division majeur entre les deux entités chrétiennes de l’Occident.

Lecture

Dans cette diète nous nous engagerons activement à écouter, comprendre et examiner entre nous, avec charité et bienveillance, les idées et les opinions de chacun, pour pouvoir les rendre concordantes et les reconduire à l’unité de la vérité chrétienne ; pour mettre de côté tout ce qui, de part et d’autre, aura été interprété ou traité de façon incorrecte, et pour faire adopter et observer de notre part à tous une seule et vraie religion ; ainsi nous tous, qui sommes et luttons sous un seul Christ, nous vivrons une seule communion, une seule Église, une seule concorde. (Edit impérial d’Augsbourg)

Les saints du jour (mercredi 24 Juin)

Publié le 23/06/2009 à 11:47 par jubilatedeo
Saint Jean-Baptiste Nativité de saint Jean-Baptiste (1er s.)

Jean Baptiste Le Greco 1541-1614

L'ange Gabriel dit à Marie au jour de l'Annonciation :" Voici qu'Elisabeth, ta parente, en est à son sixième mois." Trois mois plus tard, l'Eglise fête donc la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur du Messie. Parce qu'un doute l'avait saisi, lors de l'annonce de l'ange, sur la fécondité tardive de sa femme, Zacharie, l'époux d'Elisabeth, avait perdu l'usage de la parole. La naissance de Jean lui délie sa langue afin qu'elle proclame " Son nom est Jean." Nom qui signifie, Dieu fait grâce. A Jean, Jésus rendra ce témoignage :" Parmi les enfants des femmes, il n'en est pas un de plus grand que Jean-Baptiste." Dès avant sa naissance, Jean avait reconnu le Christ et tressailli d'allégresse en sa présence. Plus tard, il le baptisera et guidera vers lui ses meilleurs disciples, s'effaçant pour lui laisser la place "Voilà ma joie, elle est maintenant parfaite. Il faut qu'il grandisse et que je diminue."
La saint Jean-Baptiste est aussi la fête nationale de la province canadienne du Québec.

Autre biographie:
Les Églises d’Orient et d’Occident célèbrent aujourd’hui la nativité de Jean le Baptiste, prophète et précurseur du Seigneur.
Fils du prêtre Zacharie et d’Elisabeth, Jean est le fruit de la promesse de Dieu et annonce les temps messianiques dans lesquels la femme stérile devient mère heureuse de fils nombreux et où la langue des muets se délie pour la louange prophétique. Avec lui la prophétie reprend vie et se fait plus urgent l’appel à la conversion que Dieu adresse à son peuple.
Selon la parole de l’ange, Jean vint, par l’esprit et la force d’Élie, pour préparer un peuple bien disposé pour la venue du Seigneur. Il vécut dans le désert jusqu’au jour de sa manifestation à Israël et là, dans la solitude et le silence, dans l’ascèse et la prière, il se prépara à sa mission.
Avec Jésus, le Baptiste est l’unique personnage dont le Nouveau Testament raconte la naissance, naissance particulièrement sainte, et il est l’unique saint que la primitive Église a célébré de plusieurs fêtes durant l’année.
Quand, au IV è siècle, la naissance de Jésus fut fixée au solstice d’hiver, celle de Jean fut placée au solstice d’été pour respecter à la lettre le récit évangélique. La coïncidence de cette fête avec le solstice d’été et le moment où les journées commencent à raccourcir a été compris par les pères comme une confirmation des paroles de Jean et du témoignage qu’il apporte au Christ : « Il faut qu’il croisse et que je diminue ».
Ascète dont la vie s’est passée au désert, Jean est devenu bien vite le modèle du monachisme naissant ; il a toujours été vénéré avec un amour particulier par les moines, qui dans l’ascèse, le silence, la prière et l’assiduité à l’étude des Écritures cherchent à tout mettre en œuvre pour être en mesure d’accueillir Dieu dans leurs vies.

Lecture

Annonciation, conception, sanctification et naissance de Jean nous sont présentées en parallèle avec l’annonciation, la naissance, la consécration de Jésus, et avec ces dyptiques des chapitres 1 et 2 de son Évangile, avec ces événements de la préhistoire de Jean et de Jésus, Luc nous montre que, même enfant, Jean a été le précurseur du Messie… Puis le silence de l’Évangile sur Jean comme sur Jésus : Jean vivra dans le désert jusqu’au jour de sa manifestation à Israël. Jésus vivra soumis à Marie et à Joseph à Nazareth. Pour tous les deux, c’est la vie cachée, la croissance, la préparation à la mission, au Jour de la manifestation à Israël.
(Enzo Bianchi, Amis du Seigneur)

Prière

Tu as voulu, Seigneur, que saint Jean Baptiste prépare ton peuple à la venue du Messie ; accorde à ta famille le don de la joie spirituelle, et guide l’esprit de tous les croyants dans la voie du salut et de la paix. Par Jésus Christ.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/06-24.htm#baptiste
http://missel.free.fr/Sanctoral/06/24.php#meditation
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin24.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_le_Baptiste
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/24/index.html



Saints Agoard et Aglibert Martyrs à Créteil (5e ou 7e siécle)

Le Martyrologe Romain (avant 1970) mentionnait "à proximité de Paris, au village de Créteil, la passion des saints martyrs Agoard et Aglibert et d'innombrables autres, hommes et femmes".
Documents de la commission d'art sacré du diocèse de Créteil:
"A l’occasion du quarantième anniversaire du diocèse, en 2006, les reliques des martyrs de Créteil seront installées pour la vénération des fidèles dans la crypte de l’église Saint Christophe."
http://nominis.cef.fr/contenus/agoardaglibert1.pdf
http://nominis.cef.fr/contenus/agoardaglibert2.pdf
Leurs reliques sont conservées à l'église Saint Christophe.

"Seul village de la région parisienne à posséder une légende hagiographique, Créteil a été christianisé anciennement. Entre le Vème et le VIIIème siècle, Saint Agoard et Saint Aglibert y furent tués".
(source: histoire de la ville de Créteil)
http://www.ville-creteil.fr/cv/cv-dc-fiche-histville.htm

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agoard_et_Agilbert_de_Cr%C3%A9teil



Saint Antoine * de Dymsk Higoumène à Constantinople (+ 1224)
Originaire de Novgorod, il fut envoyé à Constantinople à la demande de son monastère. Il poursuivit son pèlerinage jusqu'en Terre Sainte. A son retour il fut élu higoumène puis se retira dans la solitude sur le bord du lac Dyma.

*Antoine est un prénom masculin, dérivé du latin Antonius, signifiant inestimable.



Saint Gohard Evêque de Nantes (+ 843)
Evêque de Nantes, il fut massacré avec beaucoup d'habitants de la ville, lors de l'invasion des Normands qui avaient remonté la Loire.
Alors qu’il célébrait les saints mystères avec son peuple dans la cathédrale et qu’il chantait “Élevons notre coeur”, il fut transpercé de flèches par les Normands impies et succomba avec un grand nombre de ses fidèles. (martyrologe romain)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Gohard



Saint Ivan * de Bohème (+ 845)
Jeune noble, il renonce à une brillante carrière à la cour de Bohème pour se retirer comme ermite.
Il fut enterré pas sainte Ludmille, la duchesse de Bohême.

* Ivan est un prénom qui est la version slave (russe, serbe) de Jean.



Saint Jean le Nouveau (+ 1332)
Il naquit à Trébizonde en Turquie et meurt en Bessarabie. Marchand de son état, il faisait de fréquents voyages pour son commerce. Un jour que son bateau relâchait à Cetatea, des passagers persans avec qui il avait discuté religion, le livrèrent à l'énarque de la ville qui voulut lui faire adorer le soleil. Devant son refus, il fut attaché à un cheval au galop. Les pèlerins roumains n'ont jamais cessé de vénérer ce martyr.



Saint Pharnace (+ vers 304)
Martyr en compagnie de six autres personnes, appartenant probablement à la même famille (Hérois, Orence, Firmin, Firminien, Cyr, Longin) sous le règne de Maximien.



Sainte Raingarde (Bienheureuse) (+ 1135)
Mère du Vénérable Pierre de Cluny. Devenue veuve, elle entre chez les religieuses bénédictines de Marcigny (de l’Ordre de Cluny).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcigny



Saint Rombaud évêque de Malines (Brabant) (+ 775)
Anglo-saxon de naissance, il était épris de sainteté. Il se rendit à Rome tout en prêchant l'Evangile sur sa route. Après avoir visité le tombeau des apôtres, il s'en vint en Gaule et resta à Malines en Belgique où il fonda un monastère. Evêque, il connut la jalousie des païens et fut assassiné par deux scélérats auxquels il reprochait leur conduite. Il est le patron de la ville de Malines.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Rombaut_de_Malines



Saint Simplice * Evêque d'Autun (+ v. 420)
Evêque d'Autun, né dans une famille gallo-romaine, il consentit d'abord à se marier pour plaire à sa famille. Sa femme et lui passaient leur temps au service des pauvres. Son épouse l'aidait aussi dans sa tâche pastorale. La fin de son épiscopat fut marquée par les invasions dévastatrices des Vandales.

*du latin simplex qui veut dire simple.



Saint Théodulphe évêque (+ 776)
ou Thiou.
évêque et abbé à Lobbes en Belgique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lobbes



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Naissance de Jean le Baptiste

Catholiques d’occident : Nativité de Jean Baptiste

Coptes et Ethiopiens (17ba’unah/sanë) : Latsoun de El-Bahnasawy, moine (Église copte-orthodoxe) ; Garima (V-VIe s.), moine ; Ouverture de la seconde période de l’Enseignement (Église d’Ethiopie)

Luthériens : Naissance de Jean le Baptiste

Maronites : Nativité de Jean le Baptiste

Orthodoxes et gréco-catholiques : Nativité du vénérable et glorieux Prophète et Précurseur Jean le Baptiste ; Nicétas de Remesiana (IVe s.), évêque (Église roumaine)

Vieux Catholiques : Naissance de Jean le Baptiste

Les saints du jour (mardi 23 Juin)

Publié le 22/06/2009 à 14:41 par jubilatedeo
Sainte Etheldrede Abbesse, fondatrice d'Ely (+ 679)

Audrey ou Edeltrude.
Le grand nombre d'églises anglaises qui portaient son nom jadis montre bien combien cette sainte fut populaire en son pays. Elle vécut à l'époque de l'Heptarchie, c'est-à-dire à l'époque où l'Angleterre comprenait sept royaumes : Essex, Sussex, Wessex, Kent, Mercie, Est-Anglie et Northumbrie. Bien qu'Audrey ait désiré garder sa virginité, son père, Anna, roi d'Est-Anglie, ne l'en fit pas moins contracter deux mariages politiquement utiles. Par le premier, elle devint la femme d'un vieillard malade, le prince Tonbert qui mourut au bout de trois ans. Restée vierge, sainte Audrey pensait entrer en religion, quand on exigea d'elle qu'elle épousa le prince Egfried, fils du roi de Northumbrie. Ce n'était qu'un enfant. Quand il fut pubère, il voulut user de ses droits conjugaux, mais la future reine prit la fuite et se retira dans l'abbaye de Cuningham. Egfrid ne poursuivit pas son projet pour trouver femme mieux à sa convenance. Audrey put alors fonder l'abbaye d'Ely, puis en devenir l'abbesse et chanter la louange de Dieu tout à loisir durant des nuits entières.

Autre biographie:
Fille du roi d'Anglie, soeur de trois autres saintes (Sexburge, Ethelburge et Withburge). Veuve après seulement trois ans de mariage, elle fait le vœu de chasteté, mais doit se marier une nouvelle fois pour raisons d’État. Son époux devenant de plus en plus insistant pour consommer le mariage, elle s’enfuit, obtient l’annulation du mariage et devient religieuse. Elle fonde ensuite l’abbaye d’Ely, dont elle devient l’abbesse et où elle passe le reste de sa vie, marquée de grandes austérités. Elle décède d’une tumeur à la gorge (selon d’autres auteurs, elle serait décédée de la peste) (640-679) Sainte-Audrey est invoquée pour la guérison des maladies du cou et de la gorge.

Détail d'une fresque. Cathédrale d'Ely. Angleterre. XVIe.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Etheldr%C3%A8de_d%27%C3%89ly
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/23/index.html



Sainte Paule (3ème s.)
et ses compagnes martyres, Agripinne, Bassa et Agathonique. Nous sommes au temps de la persécution de Dioclétien et ces jeunes filles romaines ne voulaient que le Christ. Agripinne fut accusée de rébellion et de dissolution morale en refusant le mariage. Elle eut les membres entravés puis, dénudée pour être outragée, elle fut flagellée jusqu'à en mourir. Paule, Bassa et Agathonique subirent, les unes après les autres, les mêmes tortures avec le même courage.



Sainte Agrippine (+ vers 262)
Fille d’une famille de la noblesse romaine, elle subit le martyr sous le règne de Valérien. Elle est plus particulièrement vénérée en Sicile et en Grèce.
Sainte-Agrippine est invoquée pour guérir les maladies provoquées par des infections bactériennes, mais aussi pour être préservé lors d’un orage.



Saint Bily évêque de Vannes et martyr (+ v. 919)
Il aurait été tué quand les Normands dévastaient la cité. (martyrologe romain)
"Bily tomba sous les coups des Vikings et de leurs alliés dans les bois de Plaudren vers 919"
(source: diocèse de Vannes)
http://www.vannes.catholique.fr/index.php?module=cms&desc=default&action=get&id=1394&selectedMenu=699Eglise Saint Bily à 56420 Plaudren
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Vannes



Sainte Christine de Stommelen (+ 1312)
A 13 ans elle quitta son village pour se rendre à Cologne dans l'espoir d'être admise chez des religieuses. Elle fut acceptée par des béguines. Elle connut alors une vie d'austérité qui la mit à rude épreuve, mais après avoir résisté aux tentations, elle connut vingt-quatre années de paix spirituelle. Ses reliques sont pieusement conservées à Juliers en Rhénanie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Juliers

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/06-23.htm#stommelen



Saint Eustochios (3ème s.)

et ses enfants martyrs, Lollia, Probe et Urbain. Eustochios était un prêtre païen qui se convertit devant la foi et le courage des martyrs chrétiens Il fut ordonné prêtre chrétien et baptisa sa famille. Condamnés à mort en raison de leur foi au Christ, Lollia et son frère Urbain furent attachés l'un en face de l'autre afin qu'ils puissent voir mutuellement leur visage lacéré par leurs bourreaux. Puis, avec Probe, ils furent tous attachés sur une roue que l'on fit tourner au-dessus d'un brasier, afin d'alterner leurs brûlures. Enfin ils furent décapités.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin23bis.html



Saint Félix (+ 274)
Prêtre et martyr à Sutri en Toscane. Le bourreau frappa sur sa bouche avec une pierre jusqu'à ce qu'il rendit l'esprit, mort de douleurs.



Saint Hidulphe (+ 707)
Ce grand seigneur du Hainaut employa ses richesses à fonder des monastères qui lui assuraient la prière pour le repos de son âme qu'il rendit à Dieu en l'abbaye de Lobbes en Belgique.



Saint Joseph Cafasso Prêtre à Turin (+ 1860)

Ce fut un saint prêtre, professeur de théologie morale à Turin et directeur spirituel réputé. Il forma le clergé piémontais, en particulier saint Jean Bosco, à l’école de saint Alphonse de Liguori et de saint François de Sales.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Cafasso



Saint Libert Evêque de Cambrai (+ 1076)

ou Liebert
Il construisit l'abbaye du Saint-Sépulcre qui devint la cathédrale Notre Dame de Grâce de Cambrai.
http://pagesperso-orange.fr/cathcambrai/vistecat.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Cambrai#XIe.C2.A0si.C3.A8cle



Bienheureuse Marie d'Oignies Recluse (+ 1213)
Marie appartenait à une famille aisée de Nivelles en Belgique. Elle ressent très jeune l'appel à une vie consacrée, mais ses parents la marient à 14 ans. A cette époque, c'était difficile d'en discuter. Pour son bonheur, son époux, Jean, partage sa soif d'absolu. Tous deux vivront comme frère et soeur. Ce n'est pas suffisant : ils distribuent leurs richesses et se dévouent auprès des lépreux. Ce n'est pas encore assez: Jean et Marie se séparent, à grand chagrin sans doute mais pour eux c'est la volonté de Dieu. Ils méneront chacun de leur côté la vie contemplative et apostolique.
Marie se retire dans un ermitage du prieuré Saint Nicolas d'Oignies, près de Namur. Des disciples se rassemblent autour d'elle. Parmi eux, Jacques de Viry, son futur biographe, qui deviendra un ardent prédicateur et l'évêque de Saint Jean d'Acre. Tout en pratiquant une ascèse digne des Pères du Désert, elle éprouve des extases mystiques et des visions évangéliques. Marie sert ses compagnons et continue de soigner les lépreux.
Elle fait partie de ces béguines, nombreuses dans le Nord, mais aussi en Provence, en Catalogne, en Sicile, qui vivent dans le monde, y menant une vie de consacrées.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_d%27Oignies



Bienheureuse Marie-Raphaëlle (Santina Cimatti) Soeur de la Miséricorde pour les malades (+ 1945)
Soeur de la Miséricorde pour les malades, née Santina Cimatti en 1861, nom de religion Marie-Raphaëlle, elle mena une vie humble et cachée, en donnant tous ses soins continuellement, avec une exquise charité, en particulier aux malades et aux pauvres. Elle mourut à Alatri dans le Latium.
Béatifiée par Jean-Paul II le 12 mai 1996.

"Cette humble religieuse constitue un lumineux exemple de féminité pleinement réalisée dans le don de soi". (Jean-Paul II)



Saint Martin des Ormeaux (7ème s.)
Evêque de Saint-Paul-Trois Châteaux. Devenu lépreux après quelques années d'un ministère pastoral fort édifiant, il dut se retirer dans une solitude où il eut beaucoup à souffrir en raison de sa maladie. Ses fidèles édifièrent une chapelle à Taulignan en son honneur. Ses reliques furent ensuite transférées à Valréas, dans la chapelle des Cordeliers.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Paul-Trois-Ch%C3%A2teaux



Saint NICETAS de THEBES et de ses trois disciples, THEODORE, GREGOIRE et DANIEL (1)
Notre Saint Père Nirétas naquit de parents pieux et fortunés, à Thèbes, en Béotie, au début du XIe siècle. Le jour de son Baptême, le Saint-Esprit apparut sous forme de colombe au-dessus de l'enfant, pour manifester la faveur qu'il avait acquise auprès de Dieu. A l'âge de cinq ans, on le confia, pour son éducation, à des maîtres auprès desquels il montra une application extrême, tant dans les études que dans la pratique des vertus évangéliques. La pureté de son âme et son humilité étaient telles qu'elles attiraient à lui tous ses condisciples, tout comme l'aimant attire le fer de manière irrésistible.

Ses parents s'opposant à son projet de devenir moine, une fois parvenu à l'âge de seize ans, il s'enfuit en secret, en compagnie de son frère, et fut reçu au monastère dit de Théoklitos. Bientôt tonsuré, il montra une vie ascétique exemplaire et ne donna dès lors plus de repos à ses paupières tant qu'il n'aurait pas disposé en son coeur un lieu de repos pour le Seigneur. Cet ardent amour de Dieu lui faisait désirer intensément un mode de vie tout entier consacré à la prière dans la solitude, aussi demandait-il, nuit et jour, au Seigneur de lui accorder cette hésychia. Une nuit, un Ange apparut à son Higoumène, lui recommandant de ne pas entraver l'élan du jeune moine, et au matin, l'Higoumène accorda à Nicétas sa bénédiction pour vivre en ermite. Prenant avec lui son frère, le Saint partit à la recherche d'un lieu propice à la vie érémitique.

Parvenu dans la région d'Osteia (2) il découvrit une grotte en forme de conque, où il s'installa et mena pendant dix années de valeureux combats ascétiques, avec Dieu pour seul témoin. Mais la réputation de ses vertus finit par se répandre dans la contrée environnante, et parmi ceux qui venaient lui rendre visite pour recevoir une parole de salut, plusieurs lui demandèrent à mener la vie angélique sous sa direction. Saint Nicétas les guidait avec science sur la voie de la vertu et, pour répondre aux besoins liturgiques de la communauté, il fut ordonné Prêtre. Il passait toute la nuit en prière, marchant dans la montagne pour lutter contre le sommeil, et à l'aurore, il se trouvait avec les frères dans l'Eglise qu'il avait construite dans la grotte. Il restait de longues heures, prosterné en prière, dans le narthex de cette Eglise, de jour comme de nuit, ne sortant que très rarement du Monastère, seulement quand la nécessité l'exigeait. Sa pauvreté était légendaire, et, conformément au précepte évangélique, il ne possédait pas de seconde tunique. Abandonnant tout souci de nourriture et de vêtement à la divine Providence, sa seule préoccupation était d'attendre instamment la venue du Seigneur en trouvant le moyen de Lui plaire. Quand un visiteur apportait quelque nourriture, le Saint en goûtait un peu, pour chasser la vaine gloire, mais dès qu'il se trouvait seul, il reprenait son régime habituel : du pain sec et un peu d'eau. Pendant le Carême, il ne s'accordait cette maigre réfection que le samedi et le dimanche, et passait les autres jours dans le jeûne complet; mais si on lui rendait visite en ces jours, il mangeait de tout ce qu'on lui présentait. Il avait reçu de Dieu le charisme de la maîtrise sur les bêtes sauvages, auxquelles il distribuait de la nourriture dans sa main. Son visage était toujours avenant, joyeux et plein de grâce, et par ses paroles, plus douces que le miel, tirées de l'Ecriture ou de la sagesse des Pères du désert, il suscitait des larmes de componction chez tous ses auditeurs. Instruisant ses disciples, il leur apprenait à se défier des pièges de l'Ennemi et à garder leur coeur de ses traits empoisonnés : les mauvaises pensées qu'il convient de rejeter dès leur premier assaut. Evêques, Prêtres, Moines et laïcs accouraient de partout vers Saint Nicétas comme vers leur père. Avec bienveillance, il leur procurait une parole de consolation ou une exhortation au repentir et à la pratique des vertus, et appliquait les remèdes spirituels à ceux qui souffraient des passions. Il étendait également cet office de médecin aux maladies du corps, et par ses jeûnes, ses prières et les onctions d'huile, il obtenait la guérison des maladies et chassait les démons.

Un jour, le Saint se rendit dans un monastère de la région, où l'Higoumène, se laissant absorber par les soucis matériels, négligeait non seulement ses devoirs spirituels, mais entraînait aussi ses disciples dans cette activité irraisonnée qui est perdition pour les moines. L'homme de Dieu l'exhorta à mettre son espérance dans le Seigneur et à cultiver les vertus de l'âme, et en terminant, il lui promit solennellement devant Dieu et ses Anges, que s'il s'adonnait avec assiduité aux prières et aux Offices Monastiques, le Seigneur lui accorderait non seulement les biens célestes mais assurerait aussi tous les besoins matériels de sa communauté. Pressé de rester pour la nuit, il se rendit à l'Eglise et pria un long moment pour le salut du Monastère. Un Ange apparut alors et lui présentant un pain céleste, il lui recommanda d'aller dire aux moines qui étaient repartis à leurs travaux : «Cherchez d'abord le Royaume de Dieu et cela vous sera accordé en surcroît (cf Mat. 6:33) ». Quand les moines rentrèrent des champs, ils trouvèrent le Saint qui les attendait dans le réfectoire, dont les tables étaient abondamment garnies de mets d'une saveur inconnue en ce monde. Après ce festin, les restes furent pieusement recueillis et, pendant des années, on les distribua en remède aux malades. Théodore, le Prêtre d'un village voisin, venait souvent rendre visite au Saint, pour s'entretenir de questions spirituelles. La nuit ayant surpris l'une de ces conversations, Nicétas lui proposa de rester jusqu'au matin. Quand Théodore se leva pour accomplir ses prières nocturnes, il vit dans la cellule du Saint une lumière surnaturelle, semblable à un éclair permanent, qui rayonnait en toutes directions. Approchant de la cellule, il vit que le Saint reposait sur un lit resplendissant d'étoffes précieuses et de pierreries, entouré de deux Anges lumineux qui le protégeaient de leurs ailes. Un peu plus tard, il vit Nicétas se lever et, aussitôt qu'il étendit les mains vers le ciel, il se trouva soulevé de terre, son visage resplendissant de lumière. Après avoir accompli bien d'autres merveilles, Saint Nicétas, colonne vivante qui unissait par sa prière la terre et le ciel, s'endormit en paix, le 23 juin 1079.

Saint Grégoire naquit dans la région de Sparte, de parents nobles. Confié pour son éducation à un Prêtre pieux, il apprit à lire dans l'Ecriture Sainte, et montrait une grande piété, A l'âge de seize ans, il s'enfuit de la maison paternelle et se joignit à des moines qui se dirigeaient vers la Palestine. Il reçut l'Habit angélique à Rome, et après quelque temps passé dans la vie ascétique, il continua son pèlerinage vers la Terre Sainte. Après Jérusalem, il visita les sanctuaires d'Asie Mineure, de Nicée, de Thrace, de Macédoine, de Thessalie et parvint finalement dans la région d'Eubée. Il trouva un endroit favorable à la vie érémitique dans l'île d'Oréos et y demeura quelques années dans le silence et la prière. Cependant ses vertus attirèrent bientôt de nombreux visiteurs qui venaient s'abreuver à ses paroles comme à une source d'eau vive. Il leur enseignait à résister aux pensées mauvaises suggérées par le diable, par l'humilité, l'attention du coeur, la contradiction à leurs suggestions au moyen d'une sainte colère et surtout, par la prière qui jaillit du fond du coeur, Mais troublé par ces visites, l'homme de Dieu alla se réfugier dans l'îlot désert de Stronguillie, où les fidèles ne tardèrent pas à le rejoindre, en si grand nombre que la mer semblait peuplée comme une ville. Saint Grégoire menait une vie angélique, ne s'accordant aucun répit dans les prières, les veilles et le jeûne, excepté quand un visiteur de marque se présentait, afin d'éviter les louanges. Il parvint ainsi à un grand âge et, prévoyant son décès, il convoqua les moines des environs, puis, après avoir échangé le baiser de paix, il remit son âme à Dieu entouré de gloire (3).

Saint Daniel était originaire de Patras. Il dédia sa vie à l'abstinence et à la prière, et reçut de Dieu le don d'une telle charité qu'il offrait une hospitalité digne du Patriarche Abraham, tant à l'égard de ses concitoyens que des étrangers. Rendant un jour visite à Saint Ncétas, qui le reçut avec déférence, ils s'entretinrent pendant de longues heures sur les combats de l'ascèse et sur la grâce de Dieu. Quand Daniel prit congé, Saint Nicétas lui dit : « Père et Frère, soyons sobres et vigilants, préparons-nous à la recherche des commandements. Dirigeons nos sens dans la direction du bien, affinons notre intelligence pour comprendre quelle est la volonté de Dieu et préparons nos âmes à recevoir la puissance du Saint-Esprit, afin qu'ayant écouté et observé les révélations glorieuses, nous obtenions les biens sublimes. » De retour dans sa cellule, Saint Daniel poursuivit sa vie céleste, et il remit son âme à Dieu, chargé de jours et de grâces.

1). Ignorés des synaxaires, leur vie a été récemment éditée (BHG 2304).
2). L'ancienne Korsiai, sur le rivage sud-ouest de la Béotie, au pied de l'Elikon.
3). Sa Vie ne mentionne pas de relation particuliète avec St. Nicétas.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin23.html



Bienheureux Pierre de Juilly (+ 1136)
Moine d'origine anglaise, ami de saint Etienne de Citeaux, il fut longtemps prieur de Puellemoutier avant de se retirer chez les religieuses de Juilly en Ile de France où il était leur chapelain et confesseur. Une localité garde encore sa mémoire dans son église paroissiale : Puellemontier-52220.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Puellemontier



Saint Thomas Garnet Martyr en Angleterre (+ 1607)
Il fait partie des Quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles qui ont été canonisés en 1970.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10122/Saints-Quarante-martyrs-d-Angleterre-et-du-Pays-de-Galles.htmlhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Quarante_martyrs_d%27Angleterre_et_de_Galles



Saint Walter * (3ème s.)
Il était curé d'Onhaye sur Meuse, près de Namur, un petit village. Il avait un neveu prêtre qui menait une vie fort libertine. Le vieil oncle le lui reprochait. Un jour, las de ces reproches, le neveu invita Walter à faire une promenade en barque sur la Meuse, l'abattit à coups de rames et jeta son corps dans le fleuve.

*Du germanique walden qui signifie gouverner et "her", qui signifie aimer.
Walter est un prénom masculin allemand et anglais, d'origine germanique, qui a évolué en Gautier (ou Gaultier) en français.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Audrey ou Etheldrède (+678), abbesse de Ely

Coptes et Ethiopiens (16 ba’unah/sanë) : Onuphre (IV-Ve s.), anachorète (Église copte)

Luthériens : Argula von Grumbach (1568), témoin de la foi en Bavière

Maronites : Agrippine (IIIe s.), martyre ; Troisième concile œcuménique (431) ; Zénon et Zéna, martyrs ;
Joseph Cafasso (+1860), prêtre

Orthodoxes et gréco-catholiques : Agrippine de Rome et ses compagnons, martyrs ; Recouvrement des reliques de Basile (1609), évêque de Riazan ; Synaxe des saints de Riazan ; Jean (+1715), métropolite de Tobolsk ; Synaxe des saints de la Sibérie (Église russe) .



SAMUEL * DE TRENTE ET SES COMPAGNONS (m.1475), martyrs juifs
En 1475, meurt sur le bûcher avec une trentaine de ses compagnons le commerçant juif Samuel de Trente. Quelques mois plus tôt, ils avaient été accusés de l’homicide du petit Simon, trouvé, le matin de Pâques, horriblement mutilé près de la maison d’un juif de la cité.
Le climat fortement antisémite, nourri d’accents explicitement anti-juifs des prédications de carême de l’époque, entraîna rapidement l’arrestation et la torture d’un certain nombre de juifs qui furent soumis à des sévices et condamnés pour homicide rituel, en l’absence pourtant de preuves significatives.
L’aventure qui se produisit à Trente eut par la suite un déplorable prolongement, puisque l’Église autorisa que soit accordé un culte au petit Simon, devenu en peu de temps un martyr vénéré bien au-delà des frontières de l’Église locale tridentine. Il fut inséré par Baronio dans le Martyrologe romain et sa fête fut célébrée par un Office et une Messe propres.
Grâce à l’enquête historiographique contemporaine seulement, et dans un contexte culturel modifié, on est finalement parvenu, en 1965, à abolir le culte de la petite victime de Trente, par un acte officiel du pape Paul VI.
En ce jour, alors, à côté de Simon, victime innocente de la cruauté humaine, c’est un devoir de rappeler Samuel et ses compagnons, qui furent les véritables victimes de l’odium fidei que les chrétiens ont trop souvent entretenu dans l’histoire contre les fils d’Israël.

*Son nom signifie « Celui qui écoute Dieu » (Schma El). Aussi, cela peut signifier ("il provient de Dieu") en hébreu.

Lecture

Après Hitler, le pardon est-il encore possible ? Mais n’est-ce pas précisément, dès que, Juifs ou Chrétiens, nous hésitons à répondre, le triomphe de Hitler de l’avoir rendu impossible ? Et si le pardon est la clé qui ouvre toutes les portes, qui doit employer cette clé ? A qui l’offrir ? A qui la demander ? Est-ce le temps, aujourd’hui, de la proposer aux Juifs, nous qui ne savons pas nous en servir ? Ce pardon, ne serait-ce pas plutôt le moment que nous le demandions, nous d’abord, aux Juifs ? Et que faire, s’ils se refusent, pour vingt raisons, à nous l’accorder ?
Nous savons trop combien cette grâce quotidiennement demandée est difficilement vécue, difficilement répercutée, mais facilement, légèrement exigée d’autrui, comme si la grâce qui nous est faite pouvait devenir un devoir que nous lui proposerions. Les Chrétiens n’ont pourtant rien d’autre à transmettre que le pardon réconciliateur. S’ils ne peuvent pas en parler, ils peuvent le vivre, c’est-à-dire, selon le cas, l’accorder ou le demander.
Quand il s’agit de leurs relations avec le peuple d’Israël, c’est sur le seul terrain du pardon que la rencontre peut se dérouler. Peut-être n’est-il pas inutile de mettre les points sur les i : pour cette rencontre et ce dialogue, ce sont les Chrétiens qui doivent, d’abord, demander pardon à Dieu et au peuple d’Israël, c’est-à-dire aux Juifs.
(Fadiey Lovsky, La déchirure de l’absence).

Les saints du jour (lundi 22 Juin)

Publié le 21/06/2009 à 18:17 par jubilatedeo
Saint Auban martyr (+ v. 304)

(Aubin, Alban, Albain, Albane, Albans, Albe), martyrisé à Verulam ou Verulanium (en 287?), actuellement la ville de St Albans, au nord de Londres(*).
Les Anglais voient en lui leur premier martyr.
Son biographe, Bède le Vénérable, dit de lui qu'il était un païen charitable qui avait recueilli chez lui à Verulanium, un prêtre chrétien poursuivi par la police. Celui-ci le convertit et le baptisa.
Quand les policiers arrivèrent, ils arrêtèrent saint Alban qui, pour sauver le prêtre, avait revêtu son uniforme religieux. Il fut mis à mort à sa place.

(*) information fournie par un internaute qui nous écrit: "Saint Alban était au Moyen Âge dans le diocèse de Londres et elle est elle-même devenue cathédrale et siège diocésain depuis la Renaissance. Par ailleurs la forme Auban est beaucoup plus rare que la forme Alban, y compris en Angleterre où ce culte est le plus développé. En France, le culte de saint Alban a sans doute été développé par l'évêque saint Germain d'Auxerre au Ve siècle."

- La ville où il vivait, dans le Hertfordshire, porte son nom, et possède une ancienne église abbatiale, devenue cathédrale.
Il y a un village Saint-Auban dans les Alpes-Maritimes, dans la vallée de l'Esteron, un bourg nommé Saint-Auban dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans la vallée de la Durance et un village de Saône-et-Loire (71) Saint-Albain.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Auban

Informations aimablement communiquées par le diocèse de Digne:
Albanus, en français Alban, Auban, quelquefois Albin, est né à Vérulam, à 30 kilomètres, au nord de Londres, fut martyrisé en l’an 304 ; sa fête figure, dans le martyrologe romain au 22 juin.
Le poète Venance Fortunat, qui vivait dans la Gaule méridionale à la fin du VIème siècle écrivait de lui : «La gloire de son triomphe a été si éclatante qu’elle s’est répandue dans toute l’Eglise».
En Grande-Bretagne, autour du sanctuaire élevé en son honneur, se trouve 1a ville de Saint-Albans, (Voir pour les détails: La revue des Saints N°51, juin 1931)
Lyon a une paroisse sous le titre de Saint-Albans.
Saint-Auban est chef-lieu de canton dans les Alpes-Maritimes. Il y a Saint-Auban sur l’Ouvèze, dans la Drôme ; Saint-Auban d’Oze, dans les Hautes-Alpes. Dans les Alpes de Hautes Provence, au terroir de la commune de Château-Arnoux, un quartier porte, de temps immémorial, le nom de Saint-Auban.
d’après le livre du Père Corriol, ancien Curé de Saint-Auban, 1ère Edition 1939, 2ème Edition 1947, 3ème Edition 1957

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alban_de_Verulamium
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Albans



Saint Aaron (+ 538)
Une île de Bretagne portait son nom. Elle est devenue la ville de Saint-Malo quand elle fut rattachée à la terre. La cathédrale y conserve des reliques précieuses. Une localité près de Lamballe s'est placée sour la patronage de ce saint moine dont Dieu seul connaît la sainteté et la vie : Saint Aaron-22400.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Aaron_(C%C3%B4tes-d%27Armor)

Autre biographie:

l’île de Cézembre (au large de Saint-Malo).
St-Aaron de Bretagne Natif de l’Angleterre, Aaron émigre en Armorique où il s’installe comme ermite sur l’île de Cézembre (au large de Saint-Malo). Rejoint par plusieurs disciples, il les organise en communauté et devient leur abbé. Parmi ces disciples figure notamment Saint-Malo, originaire du Pays de Galles (+ vers 538)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Aaron
http://www.infobretagne.com/saint-aaron.htm



Sainte Consorce Vierge vénérée à Cluny (6ème s.)
ou Consortia.
Fille de saint Eucher de Lyon, soeur de sainte Tulle et de saint Veran, elle vécut en ermite.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Eucher_de_Lyon

Voir aussi:
- 04160 L'Escale Saint Auban, Château-Arnoux, patronne: Sainte Consorce.
http://catho04.cef.fr/decouvrir/saints/r2/r3/saints.html
- 69280 Sainte-Consorce.
http://www.mairie-sainteconsorce.fr/tindx.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Consorce

Autre biographie:
Fille de Saint-Eucher de Lyon. Fondatrice d'un couvent, elle est protégée par Clotaire pour avoir miraculeusement ramené à la vie sa fille mourante.



Saint Évrard Evêque de Reun, en Styrie (+ 1164)
ou Eberhard, archevêque de Salzbourg (Autriche), né en 1147.

Autre biographie:
St-Eberhard Fils d’une famille de la noblesse bavaroise, il étudie à l’école bénédictine de Bamberg. Ordonné prêtre, il est nommé chanoine à la cathédrale de cette ville. Après avoir effectué des études à Paris, il devient respectivement moine bénédictin puis abbé. En 1146, il est nommé archevêque de Salzbourg (1085-1164)



Saint Flavius Clemens (1er s.)
Martyr à Rome. Son cousin était l'empereur Domitien. Celui-ci le fit condamner à mort sous l'accusation d'athéisme parce qu'il adorait le Christ à l'exclusion de tous les dieux païens officiels.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Cl%C3%A9ment



Saint Jean Evêque de Naples (+ 430)
Evêque de Naples et ami de saint Paulin de Nole.



Saint John Fisher Evêque de Rochester, martyr (+ 1535)

Saint John Fisher (dessin de Hans Holbein le Jeune)

Son ami Thomas More écrivait de lui: "Je ne connais personne qui lui soit comparable pour la science, la sagesse et la vertu."
Né à Beverley dans le Yorkshire, prêtre en 1491, évêque de Rochester en 1504, il devint la même année chancelier de l'université de Cambridge. Ce fut lui qui invita Erasme à venir y professer le grec et la théologie (1513). Bien qu'il eût le même dégoût des moeurs de la cour romaine que son ami Thomas More, John Fisher refusa comme lui de se séparer du pape lors du schisme d'Henri VIII. Il eut la tête tranchée pour cette raison.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Fisher



Saint Julien (3ème s.)
Martyr à Rimini en Italie et patron de cette ville. Recueilli mort, enfermé dans un sac, les habitants de Fliopoli reconnurent que ce ne pouvait être que le corps d'un saint martyr. Plus tard, sous l'effet d'une tempête, le tombeau se détacha dans la mer et vint s'échouer à Rimini où depuis il est en grand honneur. Une belle légende entoure désormais cette vie, étonnante après la mort.



Bienheureux Lambert * (+ 1125)
Elevé tout enfant dans l'abbaye de Saint Bertin au diocèse d'Arras, il en devint l'abbé. Mais ce monastère avait besoin de réformes. Notre bienheureux s'en va donc à Cluny, puis revient les appliquer, appelé par les douze moines qui avaient survécu aux querelles nées depuis son départ. Sous son impulsion , la communauté retrouve force et vigueur. A sa mort, cent-vingt moines l'entourèrent jusqu'en sa dernière demeure.

*Lambert est un prénom masculin formé à partir des racines germaniques land (pays) et bert signifiant «illustre» ou «brillant».



Saint Paulin de Nole Evêque (+ 431)

Issu d'une des plus nobles et plus puissantes familles romaines, Meropius Anicius Paulinus était à vingt-cinq ans gouverneur de la province de Campanie. Il avait environ trente ans quand il épousa une chrétienne espagnole nommée Teresa. Un fils leur naquit qui mourut au bout de huit jours. Paulin se mit alors à approfondir le christianisme qui, peut-être, pensait-il, remédierait à son affreux chagrin. Il reçut le baptême en 390, le sacerdoce en 394. Ils étaient entrés, sa femme et lui, dans la voie des conseils évangéliques. Ils vendirent au profit des malheureux leurs immenses propriétés d'Espagne, de Gaule et d'Italie, ne gardant que celles qu'ils avaient à Nole, près du tombeau de saint Félix. C'est là qu'en 394, ils se retirèrent pour le reste de leur vie. Ils élevèrent à saint Félix une splendide basilique, flanquée d'une construction dont le bas servait d'hospice aux pèlerins et l'étage de couvent à Paulin et à ses disciples. Toutes les cellules donnaient sur le maître-autel de l'église; on se relevait la nuit pour chanter matines. On jeûnait souvent. Le maître continuait d'écrire et cultivait un jardin. Teresa dirigeait la maison. En 409, Paulin se laissa nommer évêque de Nole. Avec un tranquille héroïsme, il défendit son petit troupeau contre les Goths pillards et tueurs qu'Alaric avait laissés dans le pays après le sac de Rome (410). C'était un homme de coeur, affectueux et fidèle. Il eut de nombreux amis dont saint Martin, saint Ambroise, saint Augustin, Sulpice Sévère, l'empereur Théodose et le pape Anastase. Il leur adressait des lettres charmantes et des vers. Prudence et lui sont les derniers en date des poètes latins.
Portrait de Paulin de Nole
Paulin de Nole, un évêque contemporain de saint Augustin, a été le thème de la catéchèse du 12 décembre 2007.
Traçant son portrait, Benoît XVI a d'abord rappelé que Paulin, issu d'une famille aristocratique aquitaine (France), avait d'abord été gouverneur de la Campanie (Italie) où il avait brillé par sa sagesse. Au contact de la foi ardente de la population il entreprit un cheminement vers la conversion au christianisme, qui fut rempli de difficultés et d'épreuves.
Sa rencontre avec le Christ, a ensuite souligné Benoît XVI, fut l'issue d'un long processus durant lequel il prit mesure de la caducité des choses. Marié il eut la malheur de perdre un fils nouveau né, après quoi lui et son épouse distribuèrent leurs biens aux pauvres et décidèrent de vivre fraternellement, avant de fonder une communauté monastique. Devenu prêtre, Paulin se distingua par sa grande attention envers les pauvres, et laissa une image de pasteur charitable.
Sa conversion, a rappelé le Saint-Père, "frappa ses contemporains... qui lui reprochèrent son détachement des biens matériels et l'abandon de sa vocation littéraire". A ces critiques il répondait que son détachement ne signifiait pas du mépris pour les biens terrestres mais que leur usage devait servir à la finalité supérieure de la charité... Une nouvelle vision des choses guidait désormais sa sensibilité", a ajouté le Pape. "C'était la beauté du Dieu incarné, crucifié et ressuscité".
"Si saint Paulin de Nole n'a pas écrit de traités théologiques, ses poèmes et sa riche correspondance montrent une théologie vécue, pétrie de la Parole de Dieu comprise comme éclairage de la vie". Puis le Saint-Père a rappelé que les écrits de Paulin "insistent sur le sens de l'Eglise comme mystère d'unité et de communion qu'il vivait principalement dans une pratique aiguë de l'amitié spirituelle... On est impressionné de voir avec quelle chaleur ce saint évêque chantait l'amitié comme manifestation du corps du Christ animé par l'Esprit".
"La théologie contemporaine -a conclu Benoît XVI- a trouvé dans le concept de communion la clé de lecture du mystère de l'Eglise. Le témoignage de Paulin de Nole aide à percevoir l'Eglise telle que la présente le Concile Vatican II, c'est-à-dire le sacrement de l'union avec Dieu et de l'unité du genre humain".
Source: VIS 071212 (390)

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/06-22.htm#paulin
http://missel.free.fr/Sanctoral/06/22.php
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin22.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paulin_de_Nole
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/22/index.html



Sainte Prèce (7ème s.)
Fille de l'évêque de Metz, saint Goéric, elle reçut de son père la fondation d'un monastère sur les bords de la Moselle dont elle devint la première abbesse et où elle conduisit sa communauté dans la prière et la pénitence.



Sainte Rotrude Vierge vénérée à Andres (vers 869)
Les reliques de cette sainte reposent dans l'abbaye bénédictine de Saint-Bertin, à Saint-Omer en France.
Une tradition populaire la veut fille ou soeur de Charlemagne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Bertin
http://www.ville-saint-omer.fr/histoire_patrimoine/saint-bertin.php



Saint Thomas More Chancelier du roi Henri VIII d'Angleterre, martyr (+ 1535)

Fils d'un haut magistrat londonien, il se distingue par son intelligence, sa bonne humeur et sa piété. Une apparente vocation religieuse le conduit à la Chartreuse de Londres, mais il n'est pas fait pour la solitude contemplative. Il est bâti pour la vie active dans le monde. Très vite, il se révèle un des plus grands juristes et un des humanistes les plus cultivés de son temps. L'amitié d'Erasme et la publication de "L'Utopie" (une vision humoristique d'une république idéale) le placent au premier rang de la nouvelle culture et des aspirants à un renouveau religieux. Avec cela son réalisme, sa clairvoyance souriante le font reconnaître du roi Henri VIII d'Angleterre comme un magistrat exceptionnel. D'où sa promotion aux fonctions de Lord-chancelier du Royaume. Mais les années de rêve dans sa résidence de Chelsea, au milieu d'une nombreuse famille, débordante de gaieté, de ferveur et d'hospitalité, ne se prolongent pas longtemps. Ni sa lucide intégrité ni sa foi éclairée ne lui permettent de suivre Henri VIII dans le schisme où les errements conjugaux du roi allaient s'engager. Sir Thomas More, fidèle à la foi catholique, bien qu'ayant renoncé à ses hautes fonctions pour garder sa liberté de jugement, paiera de sa tête cette fidélité.
Saint-Thomas More est le patron des avocats, des enfants adoptés, des mariages difficiles, des familles nombreuses, des beaux-parents, des politiciens et des hommes d’état.
A lire aussi:
Lettre apostolique en forme de motu proprio pour la proclamation de saint Thomas More comme patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques (Jean-Paul II, le 31 octobre 2000)
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/motu_proprio/documents/hf_jp-ii_motu-proprio_20001031_thomas-more_fr.html

Autre biographie:
JOHN FISHER (1469-1535), pasteur et THOMAS MORE (1478-1535) martyrs
Ce 22 juin de 1535, après avoir été enfermé dans la Tour de Londres, John Fisher, professeur à l’Université de Cambridge et évêque de Rochester, meurt décapité.
Né en 1469, Fisher fut un humaniste et un théologien de grande envergure. Erasme disait à son sujet : « Il n’est pas d’homme plus cultivé ni de plus saint évêque ». Pasteur dans l’un des plus petits et plus pauvres diocèses d’Angleterre ; Fisher aima et servit avec beaucoup d’attention le petit troupeau qui lui avait été confié.
Toujours à Londres, deux semaines après John Fisher, le 6 juillet 1535, sir Thomas More monte sur l’échafaud.
Né dans la capitale anglaise le 6 février 1478, après des études de droit et une période de discernement, quatre ans durant, passée dans une chartreuse, Thomas s’était orienté vers une carrière politique, jusqu’à devenir député en 1504. Grand ami d’Erasme, qui le définit comme un « modèle pour l’Europe chrétienne », Thomas était monté, degré après degré, jusqu’à la charge de Grand Chancelier du souverain d’Angleterre.
La fidélité de More et de Fisher envers le roi trouva pourtant un obstacle dans les démarches entreprises par ce dernier pour divorcer et transmettre les droits de succession aux fils de sa seconde femme, Anne Boleyn. L’acte crucial, toutefois, auquel tous deux refusèrent de se soumettre et qu’ils payèrent du martyre, est l’Acte de suprématie, où le roi était reconnu comme chef suprême sur terre de l’Église d’Angleterre.
Les écrits de prison des deux martyrs anglais, surtout les lettres de Thomas More, figurent parmi les plus remarquables témoignages de la spiritualité chrétienne. Nourris par un dialogue constant avec leur Seigneur au plus intime de leur conscience, More et Fisher firent preuve jusqu’au bout d’une grande charité et de miséricorde à l’égard de leurs persécuteurs.
Le témoignage extrême rendu à l’Évangile par More et Fisher est aussi rappelé par l’Église d’Angleterre qui en célèbre la mémoire le 6 juillet.

Lecture

Tant que je serai sur cette terre, ma conduite ne pourra que donner au roi la façon de se persuader à penser le contraire de ce qu’il pense présentement : je ne peux rien de plus, sinon remettre tout dans les mains de Celui, dans la crainte de la défaveur de qui , dans la défense de mon âme guidée par ma conscience (sans reproches ni jugements conte personne d’autre), je souffre et supporte ce tourment. Je le supplie de me conduire, quand il lui plaira, loin de l’affliction du temps présent dans son éternel bonheur du ciel, et en même temps, de me donner à moi comme à vous qui m’êtes chers, la grâce de nous réfugier, dévotement prosternés, dans le souvenir de l’amère agonie que notre Sauveur a souffert au Mont des Oliviers, avant sa passion. Et si nous faisons ainsi avec amour, je crois bien que nous y trouverons réconfort et consolation.
(Thomas More, Lettre 59, à Margaret Roper)

Prière

Dieu qui, dans la passion des martyrs donne à ton Église le témoignage suprême de la foi, accorde-nous aussi, par l’intercession des saints John Fisher et Thomas More, la force d’exprimer par notre vie la foi que nous professons. Par Jésus Christ.

Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090622&id=11332&fd=0
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_More
http://www.amici-thomae-mori.com/fr/default.asp?rub=1&s=1
http://www.ibe.unesco.org/publications/ThinkersPdf/moref.PDF



Saints Martyrs ZENON et ZENAS, son serviteur

Ces Saints Martyrs étaient originaires de Philadelphie en Arabie (1). Zénon (ci-contre) servait dans l'armée romaine au temps de la persécution de Maximien. Désirant témoigner de sa foi au Sauveur par le sacrifice de sa vie, il distribua ses biens aux pauvres et libéra ses esclaves, puis il alla se présenter devant le gouverneur Maxime, célèbre pour son zèle dans le culte des idoles, suivi de son serviteur Zénas qui lui était resté attaché. D'une voix assurée Zénon reprocha au magistrat de dépenser en vain ses efforts pour ces illusions que sont les dieux païens. Maxime ordonna aussitôt aux gardes de le flageller à coups de nerfs de boeuf; mais, bien qu'il fût retenu par les soldats, Zénon put étendre la jambe et renverser l'autel des idoles. Maxime, hors de lui, le fit alors étendre sur le chevalet pour lui déchirer les flancs, puis on frotta ses plaies avec du sel et du vinaigre avant de le jeter en prison, les pieds enserrés dans un étau jusqu'au quatrième trou. Zénas, étant parvenu à s'introduire dans la prison, supplia son maître de ne pas être séparé de lui, et, sur l'ordre de Maxime, il fut enfermé dans le même cachot. Les deux valeureux athlètes de la piété, soumis à l'interrogatoire, refusèrent de renier le Christ, aussi furent-ils fustigés sans pitié, et on appliqua des tringles incandescentes sur la poitrine de Saint Zénon. Les bourreaux les suspendirent ensuite par les aisselles et leur attachèrent de lourdes pierres aux pieds, puis ils les précipitèrent dans une fosse embrasée et répandirent de l'huile sur leur corps. Comme ils avaient été miraculeusement préservés par la Grâce, ils remportèrent la couronne de la victoire en étant décapités.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin22bis.html

(1). L'ancienne Rabba des Ammonites, sur la rivière Jabboq (cf II Rois 12:26), aujourd'hui Amman en Jordanie. Elle fut hellénisée et reçut ce nom sous Ptolémée II Philadelphe (285-246 av. J.C.)



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Alban (+ env. 250), premier martyr britannique

Catholiques d’occident : Paulin de Nole (+env. 431), évêque ; John Fisher (+1535), évêque, et Thomas More (+1535), martyrs (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (15 ba’unah/sanë) : Dédicace de l’église de saint Mennas à Mariut (Église copte)

Luthériens : Paulin de Nole, évêque et bienfaiteur en Campanie

Maronites : Eusèbe de Samosate (+380), évêque et martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Eusèbe, évêque de Samosate, hiéromartyr.

Les saints du jour (Dimanche 21 Juin)

Publié le 20/06/2009 à 20:56 par jubilatedeo
Saint Louis de Gonzague Jésuite (+ 1591)

C'est un saint rayonnant de pureté qu'il nous est donné de fêter. Promis aux plus hautes destinées car il était fils de la haute aristocratie italienne, il fut d'abord page à la cour de Florence. Il avait 9 ans. Dans cette atmosphère fastueuse et corrompue des cours italiennes de la Renaissance, il répond aux dépravations qui l'entourent par un voeu de chasteté.
Il rencontre saint Charles Borromée qui lui donne sa première communion.
Envoyé à la cour de Madrid pour parfaire son expérience princière, il revient décidé à devenir jésuite. Il a 17 ans. Son père s'y oppose farouchement, mais doit se plier à la volonté inébranlable de son fils.
Novice à Rome, saint Louis y sera l'élève de saint Robert Bellarmin. Il multiplie les austérités au point d'avoir un mal de tête lancinant. Il étudie intensément. Sa vie spirituelle est alors douloureuse et tourmentée.
A 22 ans, il reçoit la révélation que sa vie sera brève. Cette révélation transforme sa vie spirituelle qui sera désormais plus dépouillée, plus sereine, plus abandonnée à Dieu.
En 1591, la peste ravage Rome. Louis se dévoue auprès des malades et meurt, pestiféré à son tour, à 23 ans, dans l'allégresse en s'écriant :"Quel bonheur !"
Une internaute nous écrit:
"j'aime particulièrement la réponse de Saint Louis de Gonzague lorsque quelqu'un lui demande alors qu'il était enfant et qu'il jouait "si vous deviez mourir dans 1 heure que feriez vous?" Réponse : "je continuerais à jouer" C'est un exemple de confiance superbe. Signé : la maman d'un Gonzague"


Autre biographie:
Dans le calendrier romain, l’été commence avec la mémoire de Louis de Gonzague, témoin mort à vingt-trois ans, tandis qu’il se dévoue auprès des pestiférés qui jonchent les rues de Rome.
Louis était né en 1568 à Castiglione delle Stiviere, près de Mantoue ; c’était le premier-né du marquis Ferrant de Gonzague, héritier d’une des familles les plus connues de la noblesse lombarde.
Son père avait cherché par tous les moyens à lui favoriser une carrière militaire et politique prestigieuse, en l’envoyant à la cour du Grand Duc de Toscane, puis du roi d’Espagne, dont Ferrant de Gonzague était devenu entre temps le principal conseiller.
Enfant au caractère austère et tourmenté, Louis ne trouva pourtant la paix que dans son adhésion ferme et résolue au chemin de pauvreté et de dépouillement tracé par le Christ. Au contact de la vie corrompue et dissolue des milieux mondains où il lui fallait bien vivre, Louis réagit avec vigueur, contestant, au nom de l’Évangile et par des méthodes évangéliques, la société qui l’entourait.
Il avait reçut le don d’une vie de prière intense ; et comme il désirait se consacrer totalement aux besognes les plus humiliantes, il prit à dix-sept ans la décision d’entrer dans la Compagnie de Jésus, malgré l’opposition farouche de son père.
Louis renonça donc à ses titres d’héritier et se rendit à Rome, au Collège des jésuites, pour se préparer aux vœux et à l’ordination sacerdotale. Dès ce moment et jusqu’à sa mort, survenue un peu plus de cinq ans après, le jeune novice consacra tout le temps que lui accordaient ses supérieurs à soigner les malades, jusqu’à brûler d’amour pour le prochain, et à retrouver son Seigneur, comme il aimait le répéter lui-même, dans les plus petits de ses frères qui avaient besoin de réconfort.

Lecture

« Véritablement, dit-il à l’un de ses amis, je ne sais comment faire ; le P.Recteur me défend de faire oraison de crainte qu’en m’y appliquant je n’augmente mes maux de tête ; et je me vois forcé de me faire bien plus de violence pour me distraire de la pensée de Dieu, que pour y rester entièrement occupé, parce que l’usage que j’ai de ce saint exercice me l’a rendu comme naturel ; j’y trouve du repos, de la tranquillité et point de fatigue ; cependant je ferai mes efforts pour obéir le plus parfaitement possible à ce qui m’est commandé. »(…)Plus il voulait fuir Dieu pour obéir, plus Dieu semblait le rechercher et se communiquer à lui. (…)Avec une grande humilité, il disait alors à Dieu : « Eloignez-vous de moi, Seigneur, éloignez-vous ! ».
(Vie de saint Louis de Gonzague).

Prière

Seigneur, dispensateur des dons spirituels, tu as réuni dans le jeune Louis de Gonzague la pratique de la pénitence et une admirable pureté de vie ; si nous n’avons pas la même innocence, accorde-nous, à sa prière et par ses mérites, d’imiter son renoncement. Par Jésus Christ.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/06-21.htm#gonzague
http://missel.free.fr/Sanctoral/06/21.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_Gonzague
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/06/21/index.html



Saint Raoul Archevêque de Bourges (+ 866)
Rodolphe ou Radulphe ou Rudolphe.
Fils d'un comte de Cahors dans le département du Lot, il fut évêque de Bourges pendant 25 ans, dans des circonstances très difficiles. Ses talents de diplomate lui permirent de mener à bien les nombreuses affaires politiques dont il eut à s'occuper : ce qui lui valut d'être appelé le Père de la Patrie. Il fonda plusieurs monastères. Dans "L'Instruction pastorale" de 45 chapitres qu'il écrivit pour servir de guide à ses prêtres, il leur recommande d'engager les bons chrétiens à communier tous les jours, ce qui était une innovation à son époque.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul_de_Bourges



Saint Alban de Mayence Martyr (+ v. 400)

Prêtre grec de Naxos, envoyé en exil, il prêcha en Allemagne, dans la région de Mayence, fut à nouveau attaqué par les ariens et mis à mort.
L'abbaye bénédictine de Mayence, qui lui fut dédiée, a gardé son souvenir.

Autre biographie:
Prêtre originaire de la Grèce (ou de l’Albanie, selon les sources). Pour échapper aux persécutions des Ariens, il s’enfuit de Naxos en compagnie de Saint-Ours et se rend à Naples. Saint-Ambroise les envoie en mission pour évangéliser les populations païennes de la Germanie et de la Gaule. Ours décède au cours du voyage et Alban se rend jusqu’à Mayence, où il combat vivement l’arianisme et remporte un grand succès comme prêcheur. Il est martyrisé par des envahisseurs Vandales (+ vers 400) Saint-Alban est invoqué pour guérir l’épilepsie et pour soulager les douleurs provoquées par les calcul rénaux et les hernies.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alban_de_Mayence



Saint Artchill (+ 744)
Fils du roi Etienne de Géorgie, il montra pendant son règne une ardente piété et se fit le défenseur du christianisme contre les entreprises musulmanes envers son peuple. Il fut décapité par les musulmans à l'âge de quatre-vingt ans, pour leur avoir résisté.



Saint Artémas (1er s.)
saint Jésus et saint Térence, tous trois du nombre des soixante-douze disciples du Christ et dont les noms nous sont conservés par la tradition orientale.



Saint Basilide (+ 202)
Il était de ces quelques soldats chargés de conduire au supplice des disciples d'Origène qui venaient d'être condamnés à mort : sept hommes et trois femmes dont sainte Potamienne, jeune fille que des débauchés voulurent, au passage, abuser d'elle. Tirant son épée, Basilide menaça de leur couper la tête s'ils ne se retiraient pas aussitôt. Potamienne lui dit :"Je t'enverrai ta récompense dès que je serai auprès de Dieu." Ce fut ainsi : saint Basilide subit à son tour le martyre deux jours plus tard.



Sainte Démétrie (+ 363)
Fille de Saint-Flavien et de Sainte-Dafrose, elle est aussi la sœur de Sainte-Viviane, elle subit le martyr en compagnie de sa sœur sous le règne de Julien l’Apostat.



Saint Engelmond (+ 720)
Moine bénédictin d’origine anglaise. Après avoir été ordonné prêtre, il émigre en Frise où il assiste Saint-Willibrord dans sa mission d’évangélisation.



Saint Eusèbe * de Samosate Evêque et martyr en Syrie (+ 381)
L'empereur Valens l'exila pour son attachement à la foi orthodoxe. Lorsque l'empereur mourut, il put rentrer dans son diocèse mais il fut assassiné par une femme arienne, peu de temps après.

*En grec il veut dire 'pieux'.



Saint Julien de Cilicie

Natif d'Anazarbe, en Cilicie Seconde, Saint Julien était fils d'un sénateur païen, mais il avait reçu une solide éducation chrétienne de sa pieuse mère, Asclépiodora, et était fort versé dans la science des Ecritures inspirées. Pendant la persécution de Dioclétien, il fut dénoncé au cruel gouverneur Marcien, qui se trouvait à Flavias (Sis), et, comme il avait refusé de sacrifier aux idoles, celui-ci le fit flageller et le menaça de terribles tortures.
On fit alors venir sa mère, qui lavait suivi, en espérant que ses instances allaient le fléchir. Asclépiodora obtint l'autorisation de rester trois jours avec son fils dans sa prison; mais, au lieu de l'exhorter à épargner sa vie, elle l'encouragea à rester ferme jusqu'à la mort dans sa confession de sa foi au Christ, le Vainqueur de la mort.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsjuin/juin21.html



Saint Leufroy Abbé au diocèse d'Evreux (+ 738)
Ami et confident de saint Ansbert, ancien moine de Fontenelle et, à cette époque, évêque de Rouen, il fonda sur les bords de l’Eure un monastère qui s’appela plus tard de son nom et dont la localité garde le souvenir : La Croix-Saint-Leufroy-27490.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/598/Saint-Ansbert.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Croix-Saint-Leufroy

Autre biographie:
Frère de Saint-Agofrède, il étudie à Chartres puis enseigne aux jeunes garçons à Evreux. Il se retire ensuite comme ermite sous la règle bénédictine et devient disciple de Saint-Saëns. Sur les conseils de Saint-Ansbert, l’archevêque de Rouen, il fonde une abbaye à la Croix Saint-Leufroy, près d'Evreux dans l’Eure (+ 738)



Saint Luarsab (+ 1622)
Martyr. Roi de Géorgie, il succéda à son père qui avait été emprisonné par le shah de Perse. Lui aussi fut arrêté plus tard et jeté en prison près de Chiraz. Après sept années de pénible détention, il fut étranglé dans son cachot.



Saint Méen (+ 617)

Méven, Maine ou Mewen (en latin Mevennus désigné sous les noms de Conard Méen, Conald Mewen).
Il est célébré en Bretagne avec beaucoup de ferveur. D'origine galloise, c'est dans son pays d'origine qu'il fréquenta les écoles monastiques.
Il vint en Bretagne armoricaine dans la région de Dol avec saint Magloire et saint Samson. Il évangélisa la région de Vannes et fonda, vers 600, l'abbaye de Saint Jean en Gaël qui fut détruite par les Normands, puis un second monastère près d'Angers. C'est dans ce monastère que se retira Judicaël après son abdication.
Saint Méen le Grand-35290.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/2073/Saint+Magloire+de+Dol.html
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1584/Saint+Samson.html

Voir aussi:
http://www.infobretagne.com/abbaye_de_saint-meen.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_M%C3%A9en



Saint Nicétas de Nisyros (+ 1732)
Martyr. Né dans une petite île près de Rhodes, il vit son père renier le Christ pour avoir la vie sauve ainsi que ses enfants. Nicétas grandit donc sous le nom de Mehmed, montrant un grand zèle pour l'Islam. Quand il découvrit qu'il était né chrétien, il quitta sa famille et, jeune encore, puisqu'il avait quinze ans, se rendit dans un monastère de l'île de Chio, montrant une telle dévotion que les autres moines pensaient qu'il avait l'esprit dérangé. Il souhaitait le martyre pour réparer sa faute. Un jour qu'il était venu à Chora, il refusa de payer la taxe exigée des chrétiens en déplacement. L'aga entendit que ce jeune homme s'appelait Mehmed mais se déclarait chrétien. Soumis à la torture pendant dix jours, il fut livré à la foule furieuse jusqu'au lieu de sa mort. Là, le bourreau le frappa sur la nuque à coups répétés afin d'accentuer sa douleur.



Saint Pelade archevêque d'Embrun (6ème s.)
Palladius, Pallade ou Pelade, Patllari en Catalan.
Né dans une famille chrétienne, élève de Catulin, évêque d'Embrun. Catulin participa au concile d'Epone en 517 et suite à l'opposition menée par les ariens et le roi Sigismond dut s'exiler à Vienne, Pelade l'accompagna et poursuivit ses études des Saintes Ecritures. Ordonné prêtre , il succéda à Catulin à sa mort en 518. La légende lui attribue le don de prophétie. Il construisit de nombreuses églises et sanctuaires.
Une légende raconte que ses reliques furent volées par un moine qui voulait les emporter en Espagne. Elles se trouvent dans l'église Sainte Marie de Camprodon, il est le patron de cette ville.
"8ème archevêque d'Embrun: Pallade ou Pelade, en 556, selon le P. le Cointe, dans ses annales."
A voir aussi:
- le site internet du diocèse de Gap et d'Embrun et celui de la paroisse d'Embrun.
http://www.diocesedegap.over-blog.com/
http://pagesperso-orange.fr/paroisse.embrun/

- L'église Saint-Pelade, Commune de Réallon.
http://www.alpes-guide.com/Sources/Patrimoine/fiche2.asp?psite=166



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Louis de Gonzague, religieux (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (14 ba’unah/sanë) : Cyr, Jean, Ptolémée et Philippe de Damanhur, martyrs (Église copte-orthodoxe)

Luthériens : Eve von Tiele-Winckler (+1930), témoin de la foi en Silésie

Maronites : Paulin de Nole (+env.431), évêque ; Louis de Gonzague, religieux

Orthodoxes et gréco-catholiques : Julien de Tarse (+ env.305), martyr

Syro-orientaux : Visitation de la bienheureuse Vierge Marie (Église chaldéenne).