Saints de Mai
Publié le 30/05/2009 à 11:00 par jubilatedeo
VISITATION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE
Les Églises catholique et anglicane font aujourd’hui mémoire de la Visitation de la bienheureuse Vierge Marie.
Selon l’Évangile de Luc, Marie, après l’annonciation de l’ange, se mit en route vers les montagnes de Judée pour visiter sa cousine Elisabeth qui, elle aussi, attendait un fils, qui serait le Précurseur du Messie.
Habitée par la présence de Dieu, Marie porte « avec l’exultation de son désir et dans la hâte de sa joie », selon le commentaire d’Ambroise, cette présence au monde ; et en Jean qui tressaille dans le sein de sa mère, elle accueille la reconnaissance des prophètes d’Israël.
Dès le VI è siècle, l’Église latine faisait mémoire de la Visitation le troisième dimanche de l’Avent. C’est en 1263 qu’elle fut introduite comme fête propre par les franciscains, puis étendue à toute l’Église d’Occident par le pape Boniface IX en 1389. À cette occasion, elle fut déplacée au 2 juillet, octave de la naissance du Baptiste, pour implorer la fin du grand schisme d’Occident.
La date actuelle, entre l’Annonciation et la naissance de Jean, a été choisie par le nouveau calendrier catholique pour signifier, entre autre, la fin du traditionnel mois de Marie. en raison de ses évidentes motivations bibliques, elle a été adoptée aussi par l’Église anglicane.
Lecture
Tout alla bien pour elle au commencement,
mais déjà en montant elle sentit maintes fois
le miracle opérer dans son corps –
alors elle s’arrêtait et respirait sur les hautes
collines de Judée. Cependant s’étendait autour d’elle
non le paysage mais sa propre plénitude.
Elle savait ceci à chaque pas : on ne surpasserait jamais
la grandeur qu’elle éprouvait maintenant.
Et il lui tardait de poser la main
sur le sein de l’autre au fruit mûr.
Et les femmes, l’une vers l’autre chancelant,
Caressèrent leurs robes et leurs chevelures.
Chacune, pleine de son dépôt sacré,
prenait refuge en sa parente.
Ah ! le Sauveur en Marie n’était encore qu’en fleur,
pourtant déjà dans le sein de l’aînée
la joie fit bondir le Baptiste.
(
Rainer Maria Rilke, Visitation de Marie).
Prière
Dieu tout-puissant, tu as inspiré à la Vierge Marie, qui portait en elle ton propre Fils, de visiter sa cousine Elisabeth ; accorde-nous d’être dociles au souffle de l’Esprit afin de pouvoir, nous aussi, te magnifier éternellement.
Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/31.php
Saint Cant (+ 290)
et ses frères par le sang, saint Cantien et saint Cantianille que ni la vie ni la mort ne purent séparer du Christ.
Sainte Helmetrude Vierge, recluse à Iburg (Xe ou XIe siècle)
Saint Hermias (2ème s.)
Martyr dans le Pont, soldat, qui, au terme de longues années passées dans l'armée romaine, combattit jusqu'au sang pour son Dieu.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai31.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Hermias
Sainte Mechtilde de Diessen (1125-1160)
Native d'Andechs, en Bavière. Fille du comte Berthold d’Andechs et de son épouse Sophia, elle est aussi la sœur de la bienheureuse Euphémie. À l’âge de 5 ans, elle est confiée au double monastère de Diessen (en Bavière), qui a été fondé par ses parents. Après y avoir été éduquée, elle y est admise comme religieuse. Quelques années plus tard, l’évêque d’Augsbourg la nomme abbesse du couvent d’Edelstetten en 1153, dont elle durcit la règle. Elle s’attire bientôt l’hostilité d’une partie des religieuses, mais parvient à rétablir son autorité et à se faire respecter grâce à son attitude exemplaire.
Sainte Pétronille Martyre à Rome, vierge (1er s.)
ou Pierrette.
Vierge et martyre romaine, appartenant à la branche chrétienne de la famille Flavia Domitilla à Rome par Titus Flavianus Petronius. Selon une tradition, elle aurait été baptisée par saint Pierre lui-même, ce qui n'est pas impossible. Dès lors elle fut considérée comme sa fille spirituelle.
Quand la France se fit "la fille aînée de l'Eglise", elle adopta sainte Pétronille et en fit longtemps l'une de ses patronnes nationales. Beaucoup de jeunes françaises s'appelèrent alors Perrette, Pierrette, Perrine, Pernelle.
"Sainte Pétronille, selon la légende chrétienne, était fille de saint Pierre et fut reconnue comme patronne des rois de France depuis l'époque de Charlemagne."
Le Devoir
http://www.ledevoir.com/2004/06/28/57835.html
Voir aussi: Ambassade de France près le Saint-Siège
http://www.france-vatican.org/
Funérailles et apothéose de sainte Pétronille par Guercino.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_P%C3%A9tronille
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome02/079.htm
Saint Simplicien (2ème s.)
Martyr à Poitiers qui, de tout temps, fut vénéré dans ce diocèse qui lui construisit une église bien que l'on ignore sa vie et les événements qui entraînèrent son martyre.
Saint Sylvius Quatrième évêque de Toulouse, successeur d'Hilaire (+ 400)
Sylve ou Selve.
Un internaute nous signale:
"Évêque de Toulouse, (360-400), compagnon de Saint Pothin, successeur de Saint Hilaire (358-360) et prédessesseur de Saint Éxupère ou Saint Spire à l’archevêché de Toulouse.
Une paroisse de Toulouse fondée en 1865 porte le nom de Saint Sylve
(rue Reille, sur le flanc Ouest de la colline de Jolimont).
http://toulouse.catholique.fr/
Une commune de Gironde : Saint-Selve."
http://secteur-pastoral-des-graves-catho33.cef.fr/St_Selve.htm
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Selve
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Visitation de la bienheureuse Vierge Marie à Elisabeth
Catholiques d’occident : Visitation de la bienheureuse Vierge Marie (calendrier romain et ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (23 basans/genbot) : Junie (1er s.), compagne d’Andronic
Luthériens :
Joachim Neander (+1680) , poète à Brême ; Johann Friedrich Flattich (+1797), théologien dans le Württemberg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joachim_Neander
Maronites :Ermie de Comanes (IIe s.),martyre ; Pétronille (III-IVe s.), martyre.
Orthodoxes et gréco-catholiques : Ermie de Comanes, martyre.
Publié le 29/05/2009 à 11:23 par jubilatedeo
Sainte Jeanne d'Arc Vierge (+ 1431)
PIFFARD HAROLD /Sainte Jeanne d'Arc
Fille d'humbles paysans de Lorraine,("on m'appelait Jeannette") elle entendit des voix mystérieuses alors qu'elle n'avait que 13 ans. Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite, pendant trois ans lui demandèrent de libérer la France et de faire sacrer le roi à Reims. A Chinon, premier prodige, le roi donne une armée à cette bergère de 16 ans, ignorante des lois de la guerre. En huit jours, au début du mois de mai, elle délivre Orléans assiégée depuis sept mois. En juillet, Charles VII est sacré roi à Reims. Après les réussites difficiles, vint le temps des épreuves. Le roi abandonne Jeanne, un an après Orléans, elle est faite prisonnière à Compiègne, livrée aux Anglais, passe un an en prison, courageuse, héroïque dans sa pureté devant les tentatives des soldats. Sous prétexte qu'elle s'habille en homme, elle est condamnée comme hérétique. Seule lui reste la foi et l'encouragement de ses voix. Elle meurt brûlée vive à 19 ans, à Rouen le 30 mai 1431.
A lire aussi:
- Centre spirituel de Domrémy - Un peu d’histoire: 27 janvier 1894 Jeanne est déclarée "vénérable" par Rome, 18 avril 1909 béatification de Jeanne d’Arc à Saint-Pierre de Rome, 30 mai 1920 canonisation de Jeanne d’Arc.
http://saint-deodat.cef.fr/Une-histoire.html
- "Sainte Jeanne d’Arc fut canonisée en 1920, quatre siècles après sa mort et à la fin d’une longue polémique entre ceux qui, comme l’historien Michelet, célébraient en elle, la fille du peuple de France et ceux qui, avec les Évêques d’Orléans, en commençant par Mgr Dupanloup, voyaient surtout en elle une vraie fille de l’Église. Les temps du procès, de béatification et de canonisation furent des temps de luttes anticléricales : expulsion des religieux et loi de Séparation de l’Église et de l’Etat, en 1905."
La sainteté comme suprême forme de sagesse (Homélie de Mgr Lluis Martinez-Sistach)
http://catholique-orleans.cef.fr/spip.php?page=article&id_article=622
Sainte-Jeanne d’Arc est la patronne de la France, des prisonniers, des victimes d’enlèvements et des femmes engagées dans une carrière militaire.
Autre biographie:
Jeanne d’Arc est née en 1412 dans le village de Domrémy, aux marches du royaume de France, tandis que la guerre de Cent Ans battait son plein contre les Anglais. Jeanne connaît les dures réalités de l’occupation. Sa mère lui apprend les trois prières fondamentales du chrétien : le Pater, l’Ave et le Credo. Ne pouvant accéder à l’Écriture sainte, Jeanne tire profit des sermons paroissiaux du dimanche. Les sacrements sont alors au cœur de la vie paroissiale. D’où l’assistance fréquente de Jeanne à la messe, son souci de la confession régulière.
A 13 ans, l’été 1425, Jeanne entend une voix qu’elle va identifier comme celle de l’archange saint Michel. L’appel va se répéter « deux à trois fois la semaine ». Jeanne se voit investie d’une mission divine. En secret, elle fait le vœu de virginité et gagne en ferveur. Celle qui se fera appeler « la Pucelle » expliquera plus tard : « La voix me disait que j’irais en France et que je lèverais le siège mis devant la cité d’Orléans, la voix m’a dit aussi que je m’en aille à Robert de Baudricourt dans la forteresse de Vaucouleurs, qu’il me donnerait des gens pour aller avec moi. »
Mission politique : proclamer la légitimité de Charles d’Orléans en le faisant sacrer à Reims, et donc bouter l’Anglais hors de France. Jeanne obtient une escorte à Vaucouleurs pour aller à Chinon où elle découvre le dauphin caché au milieu des seigneurs de son entourage. Elle finit par le convaincre et va réussir à libérer Orléans.
Jeanne mène une guerre aussi morale que possible ; la justesse de son combat, à ses yeux, ne fait pas de doute. Elle veut une armée en état de grâce. Comme elle le précise lors de son procès : « Je prenais moi-même l’étendard…pour éviter de tuer personne. » Car la mission est avant tout religieuse. Le devoir de Jeanne est toujours : « Dieu premier servi ». Son unique préoccupation est de demeurer en la grâce de Dieu : « Si je n’y suis, Dieu veuille m’y mettre, et s’y suis, Dieu veuille m’y tenir. »
Jeanne va être capturée par les Anglais le 23 mai 1430, passer un an en prison, être accusée de sorcellerie par l’Inquisition. Elle réplique à tous avec une assurance incroyable. Mais le 24 mai 1431, Jeanne est condamnée au bûcher à Rouen, répétant sa certitude profonde : « Dieu m’a envoyée ». Son dernier cri résume sa foi simple : « Jésus ! »
Lecture
« Sainte Catherine m’a dit que j’aurais secours ; et je ne sais si ce sera en étant délivrée de prison ou quand je serai en jugement…Mais le plus souvent me disent mes voix que je serai délivrée par grande victoire ; et ensuite me disent mes voix : Prends tout en gré, ne te chaille de ton martyre, tu t’en viendras au Royaume du Paradis…J’appelle cela martyre pour la peine et adversité que je souffre en prison…mais je m’en rapporte du tout à Notre Seigneur. »
(
Paroles de Jeanne, à la séance du 14 mars 1430 du procès).
Prière
Dieu qui as choisi sainte Jeanne d’Arc pour défendre son pays contre l’envahisseur,
Accorde-nous par son intercession, de travailler pour la justice et de vivre dans la paix.
Par Jésus Christ.
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-30.htm#jeanne
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/30.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_d'Arc
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/30/index.html
Saint Ferdinand III le Saint Roi de Castille et de Léon (+ 1252)
Ferdinand III de Castille
Statue de G.D. Olivieri (v. 1750)
Jardins de Sabatini, Madrid.
Roi de Castille et de Léon, cousin du roi saint Louis. Il libéra Cordoue et Séville occupées par les Maures depuis cinq siècles et y planta la Croix du Christ.
Voir aussi:
Site de l'église saint Ferdinand des Ternes (Paris)
http://saintferdinanddesternes.cef.fr/ArtHistoire/IFRAME_StFerdinand.html
Autre biographie:
St-Ferdinand III de Castille Fils du roi Alphonse IX de Léon et de Bérengère de Castille, il est aussi le frère de Blanche de Castille, la mère du futur roi Saint-Louis. Il succède à son oncle Henri sur le trône de Castille en 1217, et deux ans plus tard il épouse Béatrice, fille de Philippe de Souabe, le roi de Germanie. Lorsque son père décède, en 1230, Ferdinand étend son règne sur le Léon. Pendant les 27 années qui suivent, il combat les Maures sans relâche et avec succès, ce qui lui vaut d’être grandement vénéré par son peuple. En guise de reconnaissance de cette affection, il fait rebâtir la cathédrale de Burgos, convertit la grande mosquée de Séville en église et fait replacer dans la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle les cloches qui en avaient été retirées par les Maures. Ferdinand III de Castille est aussi le fondateur de l’Université de Salamanque et de plusieurs hôpitaux, monastères, évêchés et églises. En 1236, après le décès de Béatrice, il épouse en secondes noces Jeanne de Ponthieu (1199-1252) Saint-Ferdinand de Castille a été proclamé patron des ingénieurs, des familles nombreuses (il est le père de 13 enfants), des magistrats, des dirigeants politiques, des Philippines, de Séville et de l’Espagne. Il est le protecteur des prisonniers, des parents et des pauvres.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_III_de_Castille
Saint Basile * l'Ancien (+ v. 370)
Sainte Emmélie et Basile l'Ancien, son époux furent parents d'une étonnante famille de saints : Macrine,
Basile le Grand, Grégoire de Nysse et Pierre de Sébaste. Ils furent exilés de Césarée en Cappadoce. Ils se retirent dans les forêts du Pont et rentrèrent à Césarée quand ce fut la paix pour l'Eglise.
Ils sont vénérés ensemble.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basile_de_C%C3%A9sar%C3%A9e
*Basile est un prénom issu du grec ancien Basileus (Βασιλεύς), qui signifie roi.
Saint Caidos et Saint Fricor (7ème s.)
Célébrés tous deux à l'abbaye de Saint-Riquier au diocèse d'Amiens. Venus d'Irlande, ils évangélisèrent le Ponthieu en Picardie.
Sainte Emmelie (+ v. 370)
Son prénom signifie "Harmonie".
Sainte Emmélie et Basile l'Ancien, son époux furent parents d'une étonnante famille de saints : Macrine, Basile le Grand, Grégoire de Nysse et Pierre de Sébaste. Ils furent exilés de Césarée en Cappadoce. Ils se retirent dans les forêts du Pont et rentrèrent à Césarée quand ce fut la paix pour l'Eglise. Basile l'Ancien mourut en 370. Ils sont vénérés ensemble.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Familles_de_saints#Famille_de_Basile_le_Grand
Saint Gabin (+ 130)
et saint Crispule qui rendirent un ultime témoignage au Christ, en Sardaigne, par une mort violente à Torrès sous l'empereur Adrien.
Saint Hubert (+ 714)
Il vivait à l'époque du roi Dagobert II. Il fit des études très larges en raison de la situation noble de sa famille. Il se fit moine contre le gré de ses parents qui cédèrent à sa détermination et il entra au monastère de Brétigny dans la Picardie où sa vie ascétique et spirituelle émerveillait son entourage.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Hubert
http://perso.infonie.be/liege06/02deux02.htm
http://trompes.lce.free.fr/st_hubert.php
http://www.sainthubert.be/index.htm
Saint Isaac le Syrien Moine syrien (+ 406)
Il était ermite au désert de Syrie et se rendit à Constantinople où il joua un rôle important auprès de l'empereur. La crise arienne avait laissé la ville déserte de monastères. Saint Isaac en rétablit de nombreux et grande fut son influence en ce domaine. Il était honoré comme un père des moines. Sa vie ascétique était exemplaire. Malheureusement, le vieil ascète prit parti contre saint Jean Chrysostome. Au moment où l'archevêque de Constantinople fut exilé, il se retira dans son monastère et eut la sagesse de ne plus s'immiscer dans les affaires politiques et ecclésiastiques. Le bon sens et la sainteté ont parfois du mal à coexister.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai30.html
Bienheureux Joseph Marello (+ 1895)
Originaire de Turin, il fut treize ans le secrétaire de l'évêque d'Asti. Marqué par cette expérience pastorale particulière, il devint le fondateur des Oblats de saint Joseph dont la vocation est d'aider les évêques et les diocèses dans leur tâche d'évangélisation. Nommé évêque d'Asti, il aidera sa congrégation à s'installer surtout aux Etats-Unis.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Marello
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/2001/november/documents/hf_jp-ii_spe_20011126_canonization_fr.html
Saint Laurent Richardson (+ 1582)
Martyr et bien d'autres en ces années, saint Luc Kirby, prêtre, Guillaume Filby, Thomas Cottun, qui, sous le règne d'Elisabeth II d'Angleterre, restèrent inébranlables dans leur foi en l'Eglise romaine et furent décapités à Tyburn-Londres.
Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation (+ 1897)
Sœur Marie-Céline, qui connut la misère, l'exclusion, le handicap et la souffrance jusqu'à sa mort, est un modèle pour tous ceux qui souffrent de maladie, handicap physique, pauvreté et exclusion sociale de nos jours. Elle qui écrivait avant de mourir à sa sœur: "Je meurs sans regrets et je te donne rendez-vous au ciel... Là haut, je n'oublierai personne".
Elle mourut le 30 mai 1897, à l'âge de 19 ans. Dès sa mort, elle se manifesta à de nombreuses personnes par des parfums. On la nomma "la Sainte aux parfums". La réputation de sa sainteté se répandit dans le monde entier. Elle fut déclarée vénérable le 22 janvier 1957.
Source: site du Vatican, Marie-Céline de la Présentation (Jeanne Germaine Castang)
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20070916_celina-presentazione_fr.html
La nouvelle bienheureuse, qui a vécu une existence pauvre, privée d'événements exaltants, mais entièrement envahie par l'amour de Dieu et l'amour des frères, nous confirme que nous pouvons atteindre nous aussi, dans une joyeuse persévérance, ce que le serviteur de Dieu Jean Paul II a appelé, avec beaucoup de bonheur, "la haute mesure de la vie chrétienne ordinaire", c'est-à-dire la sainteté.
Source: Béatification de la servante de Dieu Marie Céline de la Présentation, Homélie du cardinal José Saraiva
http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/csaints/documents/rc_con_csaints_doc_20070916_beatif-bordeaux_fr.html
Martins Cathédrale de Saint André, Bordeaux, Dimanche 16 septembre 2007
- Voir aussi sur le site de la Conférence des évêques de France
http://www.cef.fr/catho/actus/dossiers/2007/beatification/marie_celine.php
et pour en savoir plus sur sa vie et sur les clarisses, sa famille spirituelle.
http://lafranclaire.free.fr/7D22F5E8-345B-4208-B1F2-853F47779DAA.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-C%C3%A9line_de_la_Pr%C3%A9sentation
Saint Matthias Kalemba (+ 1886)
Martyr. Magistrat en Ouganda, il quitta l'Islam et se convertit au Christ pour qui il donna sa vie.
Bienheureux Maur (William) Scott Martyr en Angleterre (+ 1612)
Benedictin
Né William Scot à Chigwell, Essex, Angleterre, il fit des études de droit à Cambridge, et devint catholique.
Converti par
le bienheureux John Roberts, bénédictin, il fut envoyé à l'abbaye St. Facundus en Espagne où il fut ordonné et prit le nom de Maur(us).
De retour en Angleterre, il fut arrêté, emprisonné et expulsé plusieurs fois.
Il fut torturé à Tyburn le 30 mai 1612 en même temps que le bienheureux Richard Newport (Smith).
Ils furent béatifiés en 1929.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/9578/Saint+John+Roberts.html
Saint Walstan (+ 1016)
Natif d Bawburgh dans le Norfolk, en Angleterre. Il quitte très tôt la maison familiale pour vivre comme pèlerin. Pour assurer sa subsistance, il mendie ou travaille comme valet de ferme à Taverham et à Costessey.
Ses biographes ont fait de lui un prince, qui avait quitté la cour pour vivre avec les pauvres.
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Joséphine Butler (+1906), réformatrice sociale ; Jeanne d’Arc (+1431), visionnaire ; Apollon Kivebulaya (+1933), prêtre, évangélisateur en Afrique Centrale
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9phine_Butler
Coptes et Ethiopiens (22 basans/genbot) : Andronic (1er s.), un des 70 disciples (Église copte)
Luthériens : Gottfried Arnold (+1714), théologien en pays saxon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Valentin_Weigel
Maronites : Isaac de Constantinople (+env.406), moine et confesseur ; Félix 1er (+ env.274), pape
Orthodoxes et gréco-catholiques : Isaac de Constantinople, moine et confesseur
MARTYRS DU RÉGIME OUSTACHI (1941-1945)
En mai 1941, les milices nationalistes croates équipent le camp de concentration de Jasenovac, où seront assassinés de 1941 à 1945 des centaines de milliers de prisonniers, pour la plupart serbes et juifs.
Dans cette même période, le régime oustachi du dictateur Ante Pavelitch, appuyé par Hitler et Mussolini, et bien vu d’une partie de la hiérarchie catholique, conduit au massacre cinquante mille Juifs, sept cent mille orthodoxes serbes, et même des catholiques slovènes, détruisant presque toutes les synagogues de la Croatie et 299 églises orthodoxes.
Le Patriarcat orthodoxe serbe paya un prix très élevé à la furie dévastatrice des oustachis : six évêques, plus de 300 prêtres et 222 religieux perdirent la vie en ce bref laps de temps. Dans la seule éparchie orthodoxe de Plaski, ne restèrent plus vivants que 5 prêtres sur 137. Les chefs religieux, les rabbins d’une part, et les métropolites d’autre part, furent contraints à subir en public, qu’ils soient vivants ou morts, des atrocités sans nom.
Parmi les principaux collaborateurs du régime inhumain de Pavelitch, il y eut même quelques religieux catholiques. Les évêques qui osèrent élever la voix en faveur des juifs furent une minorité ; et presque personne ne se manifesta pour défendre les Serbes.
Le martyre de l’Église serbe et des juifs croates, conséquence avant tout de haines nationalistes nourries depuis longtemps dans ces pays de frontières, doit être un avertissement à se souvenir combien les expressions de la foi religieuse ont en tout temps à veiller sur l’instrumentalisation dont elles peuvent être l’objet, et dont les résultats dans l’histoire ont toujours été dévastateurs. Mais chaque chrétien est appelé à vérifier si la foi en Christ est compatible avec une idéologie qui ne reconnaît pas la dignité et l’inviolabilité de la vie de tout homme.
Lecture
Quand tu te trouves dans les geôles de Prenilovci, au milieu des crânes des Serbes amassés sans pitié par les oustachis, alors l’éternelle question de Job revient à l’esprit, obsédante, car nous sommes dans l’incapacité de donner une réponse à une telle question.
A quel dieu de la mort ont été sacrifiés ces martyrs, et à quel dieu de l’amour, de la justice, de la miséricorde, si notre Dieu est un Dieu tout-puissant ?
Si le Christ n’existait pas, s’il n’y avait pas eu sa venue et son martyre, alors cette question serait destinée à rester sans réponse, avec tout le non sens qu’elle contient. Au lendemain du pogrom de Kraljevo de 1942, mené par les troupes hitlériennes, quand les familles des fusillés vinrent pour leur donner une sépulture, une des victimes demanda au prêtre qui se trouvait en ce lieu : « Père, où donc était Dieu hier, quand mon fils a été fusillé ? ». Le prêtre mena alors ce père de famille à l’église, et, lui montrant le crucifix, il lui répondit : « Il était là ! ».
Le Christ a pardonné quand il était sur la croix. Et nous, comment pouvons-nous pardonner ? Il n’y a pas d’autre voie si ce n’est celle qui consiste à rechercher au plus seul de notre cœur ces étincelles d’amour qui ne cessent jamais de brûler en tout chrétien, et que le Christ est venu raviver par son enseignement et par sa vie.
(
Pavle, patriarche de Serbie).
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oustachi
Publié le 28/05/2009 à 10:58 par jubilatedeo
Sainte Ursule Ledochowska (+ 1939)
Marie Ursule (Julie) Ledóchowska.
Elle connut une Europe déchirée par les guerres et les frontières. Elle naquit en Autriche et fit ses études chez les Ursulines de Cracovie. Elle fonde à Pniewy près de Poznan, quelques années plus tard, une nouvelle congrégation religieuse, les "Ursulines du Coeur de Jésus" pour rayonner l'Evangile. A 42 ans, elle part à Saint-Petersbourg pour y exercer son apostolat. En 1914, obligée de quitter la Russie, elle continue en Scandinavie et elle est appelée à Rome par le pape pour y établir sa congrégation. C'est dans la Ville éternelle qu'elle conclut son existence terrestre.
Canonisée le 18 mai 2003 par Jean-Paul II.
Sur le site du Vatican: bibliographie:
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20030518_ledochowska_fr.html
homélie pour la canonisation de quatre bienheureux :
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20030518_canoniz_fr.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ursule_Ledochowska
http://www.ursulines-cja.org/index.php?op=edito
Saint André de Chio (+ 1465)
Jeune chrétien, venu en pèlerinage à Constantinople, il est accusé d'avoir abandonné la religion musulmane par un apostat originaire d'Egypte et jaloux de lui. Jeté en prison, il fut horriblement flagellé et déchiré par des ongles de fer durant les premiers jours. Il maintint ses affirmations "Je n'ai jamais été musulman, je suis chrétien." On lui brisa alors les articulation et on découpa dans son corps des lambeaux de chair. Chaque soir, on le soignait afin de continuer les sévices le lendemain. Enfin, il fut décapité. Il n'avait que vingt-sept ans à l'époque où, en Europe, Charles d'Orléans chante poétiquement l'amour et la jeunesse...
Bienheureux Aymard Inquisiteur, martyr (+ 1242)
Un inquisiteur massacré par les albigeois.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inquisition
Voir aussi le Bienheureux Guillaume Arnaud ci-dessous.
Sainte Bona de Pise Oblate de Saint-Augustin (+ 1207)
ou Bonne de Pise.
Elle aida à guider les pèlerins et fit avec piété plusieurs fois le pèlerinage en Terre sainte, à Rome et à Compostelle. Elle est la patronne de la ville de Pise, en Toscane.
Autre biographie:
Originaire de la ville de Pise, Bonne est témoin dès son plus jeune âge de nombreux épisodes d’extase. À 10 ans, elle devient tertiaire Augustinienne, et quatre ans plus tard elle effectue un pèlerinage en Terre Sainte où elle rend visite à son père qui est engagé dans une Croisade. Au cours du voyage de retour, elle est capturée par des pirates islamistes et doit son salut à d’autres chrétiens pisans qui parviennent à la libérer. Peu de temps après son retour, elle organise un autre pèlerinage, à Saint-Jacques de Compostelle cette fois. À partir de ce moment, elle devient guide officielle de ce célèbre pèlerinage (sous le patronage des Chevaliers de Saint-Jacques) qu’elle effectue à neuf reprises (+ 1207) En 1963, le Pape Jean XXIII a proclamé Sainte-Bonne patronne des hôtesses de l’air, des agents de bord, des messagers, des guides, des pèlerins et des voyageurs en général.
Voir aussi:
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santabona.pisa.it%2F
Saint Conon (+ 275)
Martyr à Icônium, ville d'Asie Mineure sur la côte méditerranéenne.
Son fils de douze ans, arrêté avec lui, témoigna lui aussi de courage pour persévérer dans la foi au Christ. Ils connurent l'un et l'autre l'huile bouillante répandue sur leurs membres, la suspension au chevalet et enfin, les mains écrasées à coups de maillet de bois, ils rendirent l'esprit.
Sainte Géraldine de Pise Veuve, recluse (+ 1240)
Elle avait épousé à contrecoeur un bon chrétien qui lui aussi se mariait contre son gré. Après quelques années de vie commune heureuse, ils décidèrent d'un commun accord de se séparer pour entrer, lui, chez les camaldules de Saint-Savin à Pise en Toscane et elle, pour devenir tertiaire du même ordre, vivant en ermite dans une cellule extérieure de l'abbaye, proche de Dieu et non loin de son époux en s'unissant ainsi à sa vie contemplative dans la prière.
Saint Gérard de Brou (+ 958)
Evêque de Mâcon en Bourgogne. Nous avons sa souscription au concile de Chalon-sur-Saône et l'histoire nous dit qu'il connut bien des difficultés avec les seigneurs bourguignons pour défendre les intérêts de l'Eglise. Devant tant de contrariétés, il se retira à Brou dans la solitude et fonda ainsi cette localité désormais célèbre.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_de_Brogne
Bienheureux Guillaume Arnaud Inquisiteur dominicain, martyr (+ 1242)
prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, et dix compagnons, les bienheureux Bernard de Roquefort, prêtre, et Garcia d’Aure, religieux, tous deux de l’Ordre des Prêcheurs - Étienne de Saint-Thierry et Raymond Carbonier, de l’Ordre des Mineurs - le chanoine
Raymond de Cortisan, surnommé Escriban, clerc de Toulouse - Pierre d’Arnaud, Fortanier et Aymar, clercs, et le prieur d’Avignon dont on ignore le nom. Chargés ensemble par le pape Grégoire IX de faire obstacle à la peste des cathares, ils furent arrêtés par ruse la nuit de l’Ascension du Seigneur et tombèrent sous des coups d’épée pour la foi du Christ et l’obéissance à l’Église romaine, en chantant d’une seule voix le Te Deum.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/7138/Bienheureux-Raymond-Scriptor.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inquisition
Saint Jean, Fol En Christ (+ 1494)
à Oustioug en Russie. Après la mort de son père, sa mère devint moniale puis higoumène au monastère d'Ostioug . Elle essaya de calmer son jeune garçon qui voulait mener l'ascèse extrême de la folie. Elle dut y renoncer, l'abandonnant à la volonté de Dieu. Jean se faisait passer pour fou durant la journée par diverses excentricités dont celle d'être à moitié nu hiver comme été et de vivre sur un tas de fumier. Mais le soir et la nuit, il priait calmement devant la cathédrale d'Oustioug. A l'âge de dix-huit, il quitta la folie des hommes et rejoignit l'éternelle Sagesse de Dieu.
Saint Jean de Thessalonique, surnommé Nannos (jeudi 29 mai 1802)
Saint Jean naquit dans une famille pauvre de Thessalonique. Pour subvenir à l'entretien de celle-ci, son père était parti travailler à Smyrne, comme savetier, et y avait fait venir ses deux fils, Théodore et Jean, dès qu'ils furent en âge de travailler. (
suite sur le lien)
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai29.html
Bienheureux Joachim de Flore Abbé (env.1130-1202)
Le 30 mars 1202 meurt dans l’ermitage calabrais de Saint Martin à Pietrafitta Joachim de Flore, moine cistercien, puis fondateur d’un Ordre qui porta son nom.
Joachim naquit à Celico, en Calabre, vers 1130. À 30 ans environ, il quitta sa profession pour se rendre en Terre Sainte, où il se mit à approfondir ce goût des Écritures qu’il n’abandonna plus jamais.
De retour dans sa patrie, après un temps passé en ermitage, il entra chez les cisterciens de Corazzo, où il devint abbé en 1177. Mais bien vite, Joachim se convainquit du fait que le monachisme traditionnel n’était plus en mesure de faire face à la crise que traversait alors la société civile autant que le monde ecclésiastique. C’est la raison qui le poussa à créer, avec quelques compagnons et la protection des empereurs normands de Sicile, un Ordre nouveau, dépendant du monastère de San Giovanni in Fiore. Attaqué par les cisterciens, qui se sentaient trahis par leur abbé calabrais, mais défendu par des papes et des empereurs, Joachim mourut dans l’ermitage où il avait décidé de vivre ses derniers jours : il laissait un trésor inestimable et particulièrement original de commentaires bibliques.
Témoin d’une radicale pauvreté évangélique, prédicateur d’une Église humble et « servante du Seigneur » au milieu de la violence des Croisades, Joachim entra dans l’histoire pour sa théologie animée d’un grand souffle trinitaire, et surtout pour ses prophéties sur l’imminence de « l’époque de l’Esprit », qui inspireront bien des mouvements de réforme religieuse au XIII è siècle.
Lecture
Mais nous qui sommes les derniers quant aux mérites et dans le temps, que pouvons-nous offrir de plus quand la grande abondance des dons de celui qui nous a précédés est déjà anticipée ? Rien à dire à cet égard, aucun besoin ne nous menace ; il reste, toutefois, une sorte de poids que nous aussi, les derniers, nous avons à porter. Il nous revient la charge d’exhorter l’Église à l’écoute ; de l’exhorter à ouvrir les yeux ; de l’exhorter à faire retour sur elle-même, pour chercher l’unité puisque, absorbée par de multiples distractions, elle a perdu de son élan. Il faut l’exhorter, dis-je, à faire retour sur soi, à être vigilante et à demeurer en son sein, pour qu’elle tourne son oreille vers les épithalames.
Car il est proche le temps des noces : qu’elle oublie son peuple et la maison de son père ! Ses lampes allumées, qu’elle ouvre la cérémonie nuptiale !
(
Joachim de Flore, Prologue du Manuel sur l’Apocalypse)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joachim_de_Flore
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.newadvent.org%2Fcathen%2F08406c.htm
Bienheureux Joseph Gérard (+ 1914)
Sceau des pères Oblats de Marie-Immaculée, un ordre religieux de l'Église catholique romaine.
Prêtre des Oblats de Marie-Immaculée, il évangélisa d'abord les Cafres puis le pays des Basuthos en Afrique Australe.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oblats_de_Marie-Immacul%C3%A9e
Saint Martyrius Martyr à Constantinople (+ vers 351)
Saint Maximin de Trèves Evêque (+ 347)
Originaire d'Aquitaine, Maximin se rendit à Trèves, alors capitale de l'empire d'Occident. Vers 325, il en devint l'évêque et lutte contre l'hérésie arienne qui a atteint une grande partie de l'Eglise. En 336, il accueille
saint Athanase d'Alexandrie, exilé par l'empereur arien de Constantinople. Il convainc les empereurs d'Occident de soutenir le catholicisme. Il est salué par saint Jérôme comme "l'un des évêques les plus courageux de son temps".
http://nominis.cef.fr/contenus/saint_1076.html
Autre biographie:
St-Maximin de Trèves Fils d’une illustre famille de Mouterre-Silly (arrondissement de Châtellerault, dans la Vienne), il est le frère de Saint-Maixent de Poitiers. Encore jeune, il décide de se rendre à Trèves (qui est alors la capitale des Gaules) pour y compléter ses études sous la direction de Saint-Agrice, qui le prend ensuite à son service comme clerc et le choisit pour lui succéder comme évêque (vers 333). Au cours de son épiscopat, il accueille Saint-Athanase et Saint-Paul dans leur exil et il combat vivement l’arianisme. Il est l’auteur de plusieurs écrits, dont malheureusement aucun ne subsiste. Saint-Jérôme, dans sa Chronique parlait de Saint-Maximin comme de ‘l’un des plus courageux évêques de son temps’ (+ 349)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Maximin_de_Tr%C3%A8ves
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Pierre_de_Tr%C3%A8ves
Saint Ortaire (6ème s.)
Statue de Saint Ortaire datant du XVIIe siècle (Le Dézert)
Abbé de l'abbaye de Landelle, dans
le diocèse de Bayeux, il évangélisa la région et chanta la gloire de Dieu au point qu'on le célèbre encore dans les litanies locales.
http://catholique-bayeux-lisieux.cef.fr/paroisse.php?action=display&paroisse=9
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Ortaire
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint_Ortaire
Bienheureux Raymond Scriptor (+ 1242)
Chanoine de Toulouse, martyr avec trois religieux dominicains. Ils étaient les inquisiteurs de la foi dans le comté de Toulouse. Trahis par les habitants, ils furent saisis par les Albigeois alors qu'ils étaient dans le château d'Avignonnet, et tués à coup de hâches et de lances, en chantant le "Te Deum" d'action de grâces.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inquisition
Saints Sisinnius, Martory et Alexandre Martyrs (+ 397)
Ils furent poursuivis par des païens dans une forêt des Alpes tyroliennes où ils furent mis à mort pour le nom du Christ. Le christianisme avait été proclamé religion d’Etat depuis près de cinquante ans, ce qui n’empêchait pas des exactions contre eux de la part des païens et certains fonctionnaires fermaient les yeux d’une manière complice. Ces martyrs avaient été envoyés par l’évêque de Trente pour évangéliser la région. Les notables du pays les accablèrent de vexations, saccagèrent l’église qu’ils construisaient, ouvrirent le crâne de Sisinnius avec une corne, transpercèrent la poitrine de Martory à coup de bâtons pointus et promenèrent Alexandre avec une cloche de vache au cou avant de le jeter vivant dans le brasier où brûlaient déjà les corps de ses deux compagnons.
Sainte Théodosie Martyre à Césarée de Palestine (+ 307)
Originaire de Tyr, elle aidait les prisonniers qui avaient confessé le Nom du Christ et attendaient enchaînés de comparaître devant le tribunal. Elle fut arrêtée à son tour, torturée puis jetée à la mer. Tous ceux qu'elle avait soutenus furent condamnés aux implacables mines de cuivre de Phaeno, un long et douloureux martyre.
Autre biographie:
Ste-Théodosie Religieuse à Constantinople durant une période marquée par la destruction systématique des images saintes. Un jour, alors qu’un officier se présente et tente de détruire une image du Christ accrochée au mur, Sainte-Théodose s’y oppose si vigoureusement qu’il est tué. Elle organise ensuite plusieurs expéditions contre la résidence du patriarche de Constantinople, qui approuve cette opération. Rapidement capturée, elle est condamnée au martyr (+ vers 745)
Saint Viatre (6ème s.)
ou Viator.
Moine de l'abbaye de Saint Mesmin près d'Orléans, il se retira dans la Sologne, au sud de la Loire pour y servir Dieu avec une plus grande liberté de temps et d'esprit. Le culte de notre saint s'est perpétué jusqu'à nos jours à Saint Viatre - 41210 où il est invoqué contre les fièvres des marécages de la Sologne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Viatre
Messages d'internautes :
- "La légende prétend qu'il a été enterré dans un cercueil taillé dans un tronc de Tremble. Ainsi, le premier nom du village fut-il Tremblevy (Vy pour Viatre) jusqu'au XIXème. On éleva une église sur sa tombe, l'église de Saint Viatre, ancien Diocese d'Orléans."
- "Tremblevy, vy pour vicus (village) Tremuli vicus le village du tremble.
A voir le merveilleux retable de la Renaissance qui raconte la vie de saint Viâtre;
anciens noms du village : Tremuli vicus, Tremblevy, Tremblevif (17ème s), Saint-Viâtre le 6 nov 1854.
Fête locale 1er dimanche d'août ou 5 août"
Les Églises font mémoire…
Catholiques d’occident : Vigile, évêque, Sisinnius, Martyrios et Alexandre (+env. 397), martyrs (calendrier ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (21 basans/genbot) : Marcien de Palestine, moine (Église copte) ; Apparition de la Vierge à Dabra Metmaq (Église d’Ethiopie)
Luthériens : Jérôme de Prague (+1416), témoin jusqu’au sang en Bohême
http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r%C3%B4me_de_Prague
Maronites : Théodosie de Tyr (+ env. 308), martyre
Orthodoxes et gréco-catholiques : Théodosie de Tyr, martyre ; Théodore de Vrsac (+1594), hiéromartyr (Église serbe)
Publié le 27/05/2009 à 09:55 par jubilatedeo
Saint Germain de Paris Evêque (+ 576)

Nous connaissons la vie de saint Germain par son ami saint Venance Fortunat, poète latin. Germain voit le jour près d'Autun. On raconte que sa mère ne le désirait pas et voulut se faire avorter. Elle n'y parvint pas et l'enfant vécut. Après des études à Avallon, il est, durant quinze ans, moine dans une petite communauté locale. C'est là que l'évêque d'Autun, Agrippin, vient le chercher pour en faire un prêtre : il y a tant à faire dans ce pays des Francs si peu évangélisés. On le voit un temps, abbé de Saint-Symphorien d'Autun, mais les moines ne sont pas enchantés de cet abbé qui donne leur pain aux pauvres. Le roi de Paris, Childebert, fils de Clovis et de sainte Clotilde, le découvre et se prend d'amitié pour lui. Voilà saint Germain évêque de Paris. Il s'y illustre par une série de guérisons miraculeuses ou non, par la libération systématique des prisonniers et des esclaves. Il fonde aussi l'abbaye de Sainte-Croix-Saint-Vincent qui deviendra Saint-Germain des Prés. Son action en faveur des parisiens ne s'arrêta pas avec sa mort.

Saint Germain de Paris
miniature au début de la vigile de saint Germain
Bréviaire à l'usage de Paris, vers 1414
BM Châteauroux, ms 0002, folio 181
Enlumineurs : Maître de Bedford ; Maître de Boucicaut
Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/28.php
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-28.htm#germain
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai28bis.html
http://www.dioceserimouski.com/egl/cath/germain.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Germain_de_Paris
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/28/index.html
http://stmaterne.blogspot.com/2007/06/saint-germain-de-paris-un-saint.html
http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=950
Saint André le Fou (9ème s.)
Esclave d'origine scythe, il vivait à Constantinople au service d'un dignitaire de la cour impériale. Après diverses péripéties, simulant la folie, son maître lui rendit la liberté. Il vécut ainsi, habillé d'un simple paillasson, buvant l'eau des flaques de la rue, appliquant à la lettre la parole de saint Paul :" Nous sommes fous à cause de Christ. " (1 Cor. 4.10) Il supportait les jeux cruels des garnements et les vexations brutales des passants, jusqu'au jour de son décès. Les habitants du quartier découvrirent alors sa sainteté par les miracles qui entourèrent et suivirent sa mort.
Autre biographie:
ANDRE FOL EN CHRIST (Xe s.) témoin
Quand on vénère un saint, c’est par-dessus tout en raison de l’idéal évangélique que sa personne transmet de génération en génération. Seul ce motif peut faire comprendre l’impact extraordinaire d’André, premier fol en Christ de l’Église byzantine.
Les données historiques à son sujet sont contradictoires, au point de mettre en doute son existence même. C’était probablement un esclave originaire de la Scizie. Si l’on s’en tient à son hagiographe, un dénommé Nicéphore, prêtre de Sainte Sophie, c’est son patron qui l’éduqua pour en faire son secrétaire. Puis, tout jeune encore et de façon soudaine, André manifesta d’évidents signes de folie. Son patron le fit enchaîner près de l’église Sainte Anastasie, mais en vain : désormais avait commencé l’aventure du fol en Christ le plus aimé de Constantinople. Dès ce moment, sa vie sera simulation d’une dégradation extérieure telle qu’il faisait horreur même aux animaux ; ce faisant, selon la tradition, il servait les hommes dans l’humilité et l’abaissement.
Visionnaire, fasciné par l’avenir ultime de l’homme, André exprime par sa vie et par de nombreux dialogues son attente du Royaume et le jugement, que l’accomplissement des temps prophétisé dans les Écritures projette sur l’histoire. Un interlocuteur l’accompagne souvent, Epiphane, homme de grand sens, qui deviendra patriarche de Constantinople. À la différence de Siméon le Fol, son prédécesseur d’Emèse, André ne simule pas tant la folie pour démasquer les péchés de ceux qu’il rencontre, mais il voue plutôt sa vie entière à manifester l’existence d’un monde invisible, d’une sagesse « autre ». C’est la raison pour laquelle, sans doute, il est très aimé des moines byzantins qui lui dédièrent une myriade de petites églises situées dans les lieux les plus invraisemblables.
Dans l’Église russe, la mémoire d’André est liée à la fête de la Protection de la Mère de Dieu, qu’il avait prophétisée dans l’une de ses plus célèbres visions.
Lecture
Maints dévots lui donnaient volontiers de l’argent et non parce qu’il en demandait. Il acceptait de bon gré, priant pour ses donateurs. En un jour il pouvait recevoir de vingt à trente oboles. Or André connaissait un refuge où se rassemblaient les mendiants ; il s’en approcha, comme par jeu, s’assit au milieu d’eux et commença à jouer avec les pièces de monnaie, pour que son activité spirituelle ne fût pas reconnue. Quand un pauvre tenta de les lui prendre, il le gifla ; alors les autres, pour venger leur compagnon, lui donnèrent la bastonnade. Simulant la fuite, il jeta toutes les pièces de monnaie. Ainsi, ce qu’un mendiant réussissait à trouver était son gagne-pain (Nicéphore, Vie d’André, Fol en Christ).
Prière
Tu as choisi la folie par amour du Christ et tu as prouvé la sottise des sages. Tu as été persévérant dans ta lutte en ce monde, et le Christ t’a emporté en paradis . Ô André, intercède auprès de lui pour ceux qui honorent ta mémoire.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai28.html
Saint Cheron (1er s.)
On le dit romain de naissance et patricien. Il aurait quitté Rome au temps de l'empereur Vespasien. Il visita Marseille, puis Lyon et arriva à Chartres à l'époque de saint Denys. Il annonça Jésus-Christ et c'est au cours de ses déplacements évangélisateurs qu'il tombe dans une embuscade de voleurs et trouve ainsi la mort. La seule réalité assurée, c'est que cette région de l'Ile de France lui voua un culte tout particulier, sans doute au lieu même de sa mort : Saint Chéron-91530. Quant à son itinéraire, il est bien celui des courants évangélisateurs en Gaule au 3ème et 4ème siècle.
Saint Cheron est aussi le saint patron de la paroisse de CAVAN dans les Côtes d'Armor. Il y a dans l'église un grand vitrail montrant son execution, ainsi qu'une statue en bois polychrome (18ème?) d'un mètre cinquante de haut.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Ch%C3%A9ron
Saint Crescent Martyr avec saint Dioscoride et saint Paul (5ème s.)
et ses compagnons, saint Dioscoride et saint Paul qui furent livrés aux flammes pour avoir prêché l'Evangile.
Saint Gizur (+ 1117)
Il fit progresser la foi en Islande et y érigea la première cathédrale à Reykjavick.
Bienheureux Guillaume d'Orange (+ 1070)
Prince de la famille d'Orange, il servit dans l'armée de Henri IV, empereur d'Allemagne. Lorsque l'empereur fut excommunié par Grégoire VII, il se retira à Côme en Italie et se fit ermite.
Saint Guillaume de Gellone o.s.b. (+ 812)
Duc d'Aquitaine et membre de l'entourage de Charlemagne, il se montra un excellent chevalier chrétien pendant la guerre contre les sarrasins. Il construisit un monastère à Gellone (diocèse de Lodève) et demanda des moines à Aniane. Guilhem vivait à Gellone ("cella" de l'abbaye mère d'Aniane) une vie humble, cachée et avec une grande piété qui contrastait avec les honneurs et les plus hautes charges dont il avait été investi en tant qu'un des plus illustres homme de guerre de son temps et membre de la famille impériale.
Après sa mort le 28 mai 812, le couvent reçut le nom de Saint-Guilhem-du-Désert.
Canonisé en 1066.
Voir aussi: Duc d'Aquitaine, Soldat guerrier de Charlemagne, vainqueur des Sarrazins. Il s'appelle Guilhem, dit le marquis au court Nez. En 805, il se retire au désert et fonde l'abbaye de Gellone.
http://www.st-guilhem-le-desert.com/st-guilhem_homme.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_de_Gellone
http://www.staff.hum.ku.dk/hp/apercu/apercu3_00.htm
http://www.saint-guilhem-le-desert.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Guilhem-le-D%C3%A9sert
Sainte Héliconis (3ème s.)
ou Héliconide. Martyre à Thessalonique qui, refusant la liberté payée au prix de la perte de sa virginité, préféra mourir attachée au harnais d'un attelage de boeufs et traînée sur le sol, déchirée et torturée avant d'être décapitée.
Saint Ignace de Rostov (+ 1288)
28 mai, Fête Locale.
Evêque de Rostov Véliki, il fonda en 1262 le monastère de la Sainte Trinité pour former des missionnaires qui iraient prêcher l'Evangile chez les païens finnois de Carélie. Il réconcilia les princes russes en guerre continuelle et se montra un vrai père spirituel pour tous les fidèles.
Bienheureux Jean de Jésus-Marie (+ 1615)
Ce supérieur général des Carmes fut l'un des plus grands personnage de son siècle. Il naquit en Espagne dans la même ville que saint Dominique. Il fit de solides études scolastiques que sa mémoire et la pénétration de son esprit portèrent au plus haut point. Il composa de nombreux ouvrages théologiques. Le religieux fut humble, austère, patient, brûlant d'étendre le Royaume de Dieu. Ce pourquoi, il fut élu à la tête de son Ordre.
Bienheureux Lanfranc Archevêque de Cantorbéry (+ 1089)
Moine de l'abbaye du Bec-Hellouin dont il développa la célèbre école avant de devenir archevêque de Cantorbery.
Lanfranc mourut le 28 mai 1089. Il n'a jamais été béatifié officiellement, mais il reçut rapidement, tant en Angleterre que dans le monde bénédictin, le titre de Bienheureux.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lanfranc
Saint Manvieu (+ vers 480)
ou Manuée. On sait peu de choses de sa vie avant sa nomination comme évêque de Bayeux, en 465, excepté le fait qu’il utilise sa fortune personnelle pour racheter des captifs aux barbares et qu’il se retire pendant un moment comme ermite tout en évangélisant les populations locales.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Manvieu-Bocage
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Manvieu-Norrey
Bienheureuse Marie Barthélémy (+ 1577)
Elle était originaire de Florence. Très jeune, elle eut la charge de la vie familiale en raison de la mauvaise santé de sa mère. Elle le fit toujours gaiement, "comme un oiselet" dira son biographe. A dix-sept ans, elle perdit cette mère aimée. Son père envisagea de la marier, mais elle résista et refusa l'arrangement décidé par son père, ce qui la traumatisa nerveusement. Dès ce moment, elle fut prise de maux de tête, de spasmes et, pendant près de quarante ans, elle fut soignée d'une manière aberrante, non par des médecins, mais par des charlatans. Recouverte d'un emplâtre, elle souffrit au point qu'elle ajouta à son prénom de Marie, celui de saint Bartlémémy qui fut écorché vif par ses bourreaux. Elle demanda à entrer dans le Tiers-Ordre de Saint Dominique. Ces douloureuses années furent vécues dans la patience et la paix.
Saint Mitros (+ 1794)
ou Dimitrios. Originaire du Péloponnèse, il renia la foi chrétienne à onze ans et, devenu musulman, il devint, avec le temps, un notable riche et considéré. Comme tant d'autres, il revint au Christ et retourna chez ses parents. Reconnu à quelque temps de là lors de son passage à Mystra, il fut jeté en prison, livré à des agas qui tentèrent, par leurs tortures, à le ramener à l'Islam. Ce fut en vain. Il fut décapité.
Saint Rigomer (5ème s.)
Evêque de Meaux dont les reliques demeurèrent dans la cathédrale jusqu'aux guerres de Religion au 16e siècle. Les historiens de son époque mentionnent la vigueur épiscopale qu'il déploya contre les ennemis de l'Eglise.
Saint Sénateur (+ vers 480)
Prêtre et légat du Pape Léon le Grand au Concile de Calcédoine. Il est ensuite nommé archevêque de Milan.
Saint Zacharie (+ 1082)
Prêtre de Prousse en Bithynie, il fut d'abord un ivrogne. Dans cette ivresse, il abandonna le Christ pour l'Islam sans abandonner sa conduite déréglée. Rien ne le fit changer d'avis sur la boisson, mais il revint à la foi de son enfance. Arrêté, il connut des tortures cruelles, dont celle du casque d'airain incandescent dont on lui couvrit la tête. Il fut conduit devant sa résidence et eut la tête tranchée. Il avait trente-huit ans.
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Lanfranc (+1089), prieur du Bec, archevêque de Canterbury, érudit
Coptes et Ethiopiens (20 basans/genbot) : Ammon de Tunach (IVe s.), solitaire (Église copte) ; le roi Kaleb (Église éthiopienne)
Luthériens : Karl Mez (+1877), témoin de la foi à Baden
Maronites : Helconide de Thessalonique (+244), martyr ; Augustin de Canterbury (+604), évêque
Orthodoxes et gréco-catholiques : Eutyche de Mélitène (IIIe s.), hiéromartyr ; Mémoire du 1er concile œcuménique à Nicée ; Dimitri d’Ouglitch et Moscou (+1591), martyrs (Église russe) ; Sophrone le Bulgare (XV-XVIe s.), hiéromoine (Église bulgare).
MARTYRS CHRÉTIENS DE ROUMANIE (XXe s.)
Le 28 mai 1970 s’éteint à Budapest l’évêque gréco-catholique Iuliu Hossu, l’un des témoins les plus éloquents des persécutions subies par des centaines de milliers de chrétiens roumains sous les régimes totalitaires et nationalistes du XX è siècle.
Dès l’ascension au pouvoir du régime communiste, la Roumanie connut, en effet, des tentatives répétées de « nationalisation » des églises, réalisées pour les assujettir pleinement au contrôle du régime. Toutes les confessions chrétiennes furent soumises à des persécutions, arrestations de masse, privations des libertés fondamentales ; les confesseurs qui moururent de faim en prison se comptent par milliers.
Parmi ceux qui payèrent davantage le prix fort des victimes et des privations, on compte, à partir du 1er décembre 1948, l’Église gréco-catholique roumaine, supprimée par décret de l’Etat et soumise à des répressions d’une rare brutalité jusqu’à la fin des années ’80.
Aux côtés de l’archevêque de Cluj Iuliu Hossu, des évêques comme l’auxiliaire de Blaj, Vasile Aftenie, et l’administrateur apostolique du même siège épiscopal, Joan Suciu, furent jetés en prison entre 1948 et 1950 Tous refusèrent de renier leur communion avec Rome : Aftenie fut abattu après un an d’isolement en cellule ; Suciu mourut en prison en 1953 ; Hossu, en revanche, résista pendant plus de vingt ans à des périodes de détention à répétitions et aux mauvais traitements. Un an avant sa mort, il fut créé cardinal in pectore par Paul VI.
Leurs noms, qui côtoient ceux du père Daniil Sandu Tudor, moine orthodoxe, et de très nombreuses personnes plus ou moins en vue des juridictions gréco-catholiques, orthodoxes, latines et protestantes de Roumanie, constituent ce patrimoine commun des martyrs sur lesquels les Églises chrétiennes, dans ce pays, sont appelées à édifier le difficile chemin de l’unité entre les chrétiens, dépassant les divisions et les blessures qui depuis des siècles défigurent le visage de l’Église.
Lecture
Pour l’Église Roumaine Unie le Vendredi Saint est arrivé ! Maintenant, chers fidèles, nous avons l’occasion de prouver si nous appartenons au Christ ou si nous sommes du côté de Judas. Ne vous laissez pas tromper par de vaines paroles, par des promesses, par des mensonges, mais demeurez fermes dans la foi pour laquelle vos parents et vos ancêtres ont versé leur sang. Nous ne pouvons vendre ni le Christ ni l’Église.
S’ils prennent vos églises, priez le Seigneur comme le firent les premiers chrétiens quand les empereurs païens détruisaient leurs lieux de prière et brûlaient leurs livrent saints.
(
Joan Suclu, Lettes aux fidèles).
Prière
Dieu qui aimes la vie, souviens-toi de tous nos frères et sœurs orthodoxes, catholiques, protestants qui dans de nombreuses nations d’Europe, sous les régimes athées et totalitaires, ont subi avec patience la persécution, la prison, la torture, le mépris et la mort, pour la cause de l’Évangile et en fidélité à leur tradition chrétienne ; ils ont souvent prié pour leurs persécuteurs ; ils ont connu la béatitude de ta pauvreté, c’est pourquoi ils sont dignes de ton Royaume. Que leur mémoire soit en bénédiction maintenant et toujours.
Publié le 25/05/2009 à 09:27 par jubilatedeo
Saint Augustin de Cantorbéry Evêque (+ 604)
Folio 129 enluminé de L'Evangile de Saint Augustin, considéré comme un des deux volumes emportés par Augustin de Cantorbéry en 597.
Augustin était prieur du monastère de Saint-André du Mont Coelius, l'une des sept collines de Rome quand le pape saint Grégoire le Grand vint le soustraire à la paix du cloître. Le pape se souciait fort du salut des Anglo-Saxons, ces barbares païens qui avaient envahi le brumeux pays des Bretons et que ces Bretons refusaient d'évangéliser. Pour eux, ils étaient leurs occupants envahisseurs. Avec quarante compagnons, moines comme lui, saint Augustin est envoyé par le pape en Angleterre, avec une escale à Lérins, une à Paris et d'autres encore, car la route est longue de Rome à Cantorbery. La mission romaine reçoit l'appui d'Ethelbert, roi du Kent dont la femme est chrétienne. Il les installe à Cantorbery. La ferveur et l'éloquence des moines romains impressionnent le roi qui demande, à son tour, le baptême. Saint Augustin échoua par contre auprès des Celtes chrétiens du pays de Galles par manque de tact selon saint Bède le Vénérable. Lorsqu'il convoqua leurs évêques pour les amener à le reconnaître comme primat nommé par le pape et à adopter la liturgie romaine, il crut bon de rester sur son siège au lieu d'aller à leur rencontre. Les clercs bretons, irrités par l'ingérence de ces moines romains dans leur pays, repartirent sans rien céder. Saint Augustin continua d'opérer de nombreuses conversions chez les Anglais et fonda le siège de Cantorbery dont il devient l'évêque. Il se dépense alors pour asseoir la jeune Eglise d'Angleterre et multiplie les tentatives pour réconcilier les chrétiens bretons et anglais. Il y faudra cent ans.
Autre biographie:
En 604, une fois terminée sa mission en Angleterre et assurée la succession sur le siège primatial, meurt Augustin, moine et premier archevêque de Canterbury.
Jusqu’au moment de son envoi par Grégoire le Grand, en 596, nous ne savons de lui qu’une chose, qu’il fut prieur du monastère romain de Saint André du Mont Coelius. La mission romaine dont Augustin avait pris la tête pour évangéliser le territoire anglais devint possible quand le roi du Kent Ethelbert épousa une princesse franque qui était chrétienne. Le pape de Rome, Grégoire, organisa alors un premier groupe de quarante moines pour amener l’Angleterre à la foi au Christ.
Augustin, non sans quelque hésitation au cours du chemin – et Grégoire lui en fit le reproche -, finit par obéir, et il lui fut accordé de s’établir dans la ville royale de Canterbury. C’est là qu’Augustin et ses compagnons annoncèrent l’Évangile avant tout par le témoignage d’une vie fraternelle inspirée de l’exemple des communautés apostoliques.
Consacré archevêque de Canterbury et primat de l’Église d’Angleterre, Augustin s’emploiera, avec l’aide de Grégoire, à donner des bases solides à la communauté ecclésiale : il construisit de nouvelles églises ou restaura les anciennes églises britanniques laissées à l’abandon après la première évangélisation de ces terres.
A la douceur et au respect qu’Augustin manifesta à l’égard des païens, convaincu que l’adhésion authentique à l’Évangile ne pouvait se produire que dans la pleine liberté, Augustin ne sut pas unir une même patience pour les groupes problématiques de chrétiens déjà présents dans les territoires occidentaux de l’Angleterre. En conséquence, même s’il a institué les diocèses d’York, de Londres et de Rochester, il n’a pas réussi à obtenir la pleine unité des chrétiens britanniques.
Augustin mourut à Canterbury en 604.
Lecture
Augustin et ses compagnons avaient à peine pris possession du siège qui leur avait été concédé, qu’ils se mirent à imiter la vie apostolique de l’Église primitive : ils se consacraient à la prière continuelle, aux veilles, aux jeûnes, ils prêchaient les paroles de vie à ceux qu’ils pouvaient, ils méprisaient les choses de ce monde comme étrangères ; de ceux auxquels ils enseignaient ils ne prenaient que ce peu qui leur paraissait nécessaire à leur subsistance ; eux-mêmes vivaient suivant en tout les préceptes qu’ils enseignaient aux autres, le cœur toujours prêt à supporter n’importe quelle adversité, et même à mourir pour la vérité qu’ils annonçaient
(
Bède le Vénérable , Histoire ecclésiastique des Anglais I,26)
Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/27.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Augustin_de_Cantorb%C3%A9ry
Saint Denis de Milan Evêque (+ 362)
Premier successeur de saint Protais sur le siège de Milan, il ne fut évêque que 4 ans, mais sa mémoire s'est conservée jusqu'à nos jours.
Saint Eutrope Evêque d'Orange (5ème s.)
Converti par son épouse, il fut pressé par l'évêque de Marseille, après la mort de celle-ci, de se mettre au service de l'Eglise. Il continua de travailler de ses mains et s'acquitta avec ardeur de ses fonctions pastorales comme évêque d'Orange.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrope_d%27Orange
Saint Gaubert (+ 1079)
Prêtre en Basse-Auvergne, il se distingua par son souci d'aider les fidèles à trouver Dieu, lui qui était animé par la prière. C'est pourquoi d'ailleurs il fonda un monastère à
Montsalvy avec l'appui du comte de Toulouse.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Montsalvy
Saint Hildevert evêque de Meaux (+ 680)
Formé par
saint Faron, Hildevert lui succéda vers 670. Il fit construire l'église de Vignely près de Meaux.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/2088/Saint-Faron.html
Saint Jean le Russe (+ 1730)
Il naquit dans un village de Biélorussie. Officier dans l'armée du tsar, il fut fait prisonnier durant la guerre russo-turque de 1672. Capturé par les Tatares, il fut vendu à un Turc, officier de cavalerie, qui l'emmena avec lui en Cappadoce. Il voulut d'abord le faire abjurer, mais saint Jean résista, acceptant les coups de bâtons. Son humilité et son courage touchèrent l'officier qui cessa de le tyranniser, l'installa dans l'écurie où il dormait sur la paille au milieu des chevaux. Lorsque son maître sortait, il devait le suivre pieds nus et en guenille, été comme hiver. A la veille de sa mort, un prêtre lui fit parvenir la sainte Communion en cachant l'hostie dans une pomme. Saint Jean reçut ce viatique et s'endormit dans la paix du Seigneur.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai27.html
Saint Jules * (+ 311)
Un de ces anciens soldats que l'empire romain installait aux frontières pour les faire intervenir en cas de danger. Il était chrétien, mais le juge ne voulait pas condamner cet honnête homme... "J'ai servi vingt six ans dans l'armée sans qu'on ait rien à me reprocher".
Il fut, malgré tout, condamné à être décapité.
*Jules est un prénom masculin qui signifie "descendant de Jupiter".
Autre biographie:
St-Jules le Vétéran Soldat romain converti au christianisme, il parvient à poursuivre sa carrière sans être inquiété. Après 27 ans de services, il se retire, et c’est alors qu’il est dénoncé comme chrétien. Sommé de renier sa foi par le préfet Maximus, il refuse et pour cela est décapité (près de Silistra, sur les rives du Danube, en Bulgarie actuelle) (255-302)
Sainte Margaret Pole Martyre en Angleterre (+ 1541)
Comtesse de Salisbury qui fut décapitée sous Henri VIII parce qu'elle préférait la fidélité à la foi de l'Eglise romaine que l'obéissance au roi qui rejetait son Eglise.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Margaret_Pole
Saint Ranulphe (+ v. 700)
Dans le livre des 10 000 saints, éd. Brépols, on lit:
saint Ranulphe, martyr, v. 700, fête le 27 mai.
Martyr de Thélus, près d'Arras en France, il était père de saint Hadulphe, l'évêque d'Arras-Cambrai.
Selon la documentation trouvée en l'église de Farbus, saint Ranulphe était censier, père de Saint Hadulphe, l'un des premiers évêques d'Arras.
Des internautes nous signalent:
- "il n’apparaît pas sur les listes habituelles de saints. Cependant, on le trouve dans le dictionnaire des dix mille saints des Actes des saints (Acta sanctorum) écrits par les jésuites Bollandistes (au nom de Bollandus qui entreprit avec d’autres jésuites d’écrire la vie de tous les saints au XVIIIe siècle).
Selon la documentation trouvée en l'église de Farbus, saint Ranulphe était censier, père de Saint Hadulphe, l'un des premiers évêques d'Arras.
Toujours selon la légende, le saint homme traversait souvent le village de Farbus pour se rendre à Vimy. Un jour, accablé par la chaleur, il demanda à boire un peu d'eau à une habitante qui le lui refusa. Poursuivant son chemin, il planta son bâton à mi-parcours entre les deux villages ; une source se mit à sourdre, lui permettant de se désaltérer, tandis que le bâton se garnissait de feuilles et devenait un jeune arbre. Celui-ci couvre toujours de son ombre la source qui ne se tarit jamais. Saint Ranulphe serait mort martyr vers 700 et d’abord enterré en l’église de Thélus ; son corps fut exhumé et transféré dans l’église de l’abbaye Saint-Vaast d’Arras en 1188 en présence de l’ancien abbé de Clairvaux, Henri devenu cardinal et légat (envoyé spécial) du pape ainsi qu'une inscription en latin nous l’apprenait. On ignore la cause et les circonstances de son martyre, et on ne peut avoir une idée de sa date que parce que son fils Hadulphe devint évêque d’Arras et de Cambrai. Son fils est mort vers 728. On le fête le 27 mai qui serait la date de découverte de ses ossements"
- "il reste à Farbus une fontaine miraculeuse qui lui est dédiée"
Sainte Restitute de Naples, martyre à Sora sous le règne d'Aurélien (+ 272)
Vierge romaine, d'une famille praticienne, elle s'enfuit vers Sora, en Campanie, pour échapper à la persécution sous Aurélien. Elle subit le martyre à Sora, avec plusieurs compagnons ou compagnes.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Restitute
Saint Théraponte (3ème s.)
Natif de Volokolamsk dans la province de Moscou, il ne put réaliser son idéal monastique qu'à quarante ans. Lors de son entrée dans le monastère du Lac-Blanc, il combla cette longue attente par une intense vie de prière et de mortification.
Les Églises font mémoire…
Catholiques d’occident : Augustin de Canterbury (+604), évêque (calendrier romain et ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (19 basans/genbot) : Isaac (IVe s.), prêtre des Cellules, moine (Église copte-orthodoxe)
Luthériens : Jean Calvin, réformateur à Genève ; Paul Gerhardt, poète à Berlin et en Saxe
(Voir ci-dessous)
Maronites : Jean 1er (+526), pape et martyr ; Théodore et Didyme d’Antioche, martyrs
Orthodoxes et gréco-catholiques : Hellade (IVe s.), hiéromartyr, Jules de Durastore, martyr (Église romaine)
JEAN CALVIN (1509-1564) témoin
En 1564, meurt à 54 ans Jean Calvin, réformateur de l’Église de Genève.
Calvin était né à Noyon en Picardie, en 1509. Destiné à une carrière ecclésiastique, il fut envoyé à Paris, mais aux études théologiques il préféra celles du droit, qu’il termina à Orléans.
S’étant trouvé des affinités avec les idées de la réforme protestante, il commença dès lors à écrire l’Institution de la religion chrétienne, qu’il continuera à revoir et à perfectionner jusqu’en 1560, à la fois dans son édition latine et française.
De passage à Genève, Calvin fut invité par Guillaume Farel à collaborer à l’organisation de l’Église réformée du lieu. Il se voua corps et âme à cette œuvre réformatrice, composant pour l’Église de Genève une organisation juridique, liturgique et spirituelle, la complétant par la rédaction d’un catéchisme. Car il était convaincu que seule une réforme concrète de la vie et des coutumes était capable d’amener les Genevois à intérioriser le retour à la foi des premières communautés apostoliques, que les réformateurs se proposaient de réaliser.
La théologie de Calvin, qui découlait entièrement de ses prédications, fondées sur une exégèse de l’Écriture lue dans sa totalité, se répandit rapidement dans toute l’Europe ; il avait en effet réussi à intégrer le principe luthérien fondamental de la justification par la foi avec, d’une part, la valorisation de l’aspect visible de la foi et de la communauté ecclésiales, et, d’autre part, avec une attention renouvelée à l’action intérieure de l’Esprit dans le cœur des croyants.
La tension toujours vive entre l’intériorité et l’extériorité donnera à la réforme de Calvin une attitude de fondamentale disponibilité au dialogue avec les institutions et une certaine capacité de s’adapter aux divers contextes culturels où la tradition réformée sera reçue.
Lecture
Puisque nous sommes enseignés par la foi de connaître que tout le bien qui nous est nécessaire, et nous défaut en nous-mêmes, est en Dieu et en son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, auquel le Père a constitué toute la plénitude de ses bénédictions et largesses, afin que de là, comme d’une fontaine très pleine, nous en puisions tous : il reste que nous cherchions en lui, et par prières et oraisons demandions de lui ce que nous avons appris à y être.
C’est donc par le moyen de l’oraison que nous avons entrée aux richesses que nous avons en Dieu. Par oraison nous cherchons et trouvons les trésors qui sont montrés et enseignés à notre foi en l’Évangile.
Il nous est très nécessaire d’implorer Dieu assidûment, premièrement afin que notre cœur soit enflammé d’un véhément et ardent désir de le toujours chercher, aimer et honorer. Ensuite, afin que notre cœur ne soit pas ému d’aucun désir, dont nous ne l’osions faire incontinent témoin, comme nous le faisons en exposant devant ses yeux toute notre affection et, par manière de dire, déployant tout notre cœur devant lui. Davantage, afin que nous soyons préparés à recevoir ses bienfaits avec une vraie reconnaissance et avec action de grâces, car par la prière nous sommes avertis qu’ils nous viennent de sa main. Et encore, que nous prenions plus grand plaisir à la jouissance de ses biens qu’il nous fait, entendant que nous les avons obtenus par nos prières. Finalement, afin que sa providence soit confirmée et ratifiée en nos cœurs, par ce que nous expérimentons de fait selon notre petite capacité.
(
Jean Calvin, Institution de la religion chrétienne 3,20,1-3).
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Calvin
PAUL GERHARDT (1607-1676) pasteur luthérien et hymnographe
En 1676 meurt à Lübben, en Allemagne, le pasteur Paul Gerhardt, sans doute le plus grand poète de l’orthodoxie luthérienne.
Né en 1607 à Gräfenhainichen, en Saxe, Paul fit ses études de théologie à Wittenberg, où il demeura dix ans. Devenu précepteur à Berlin, il fut élu pasteur à Mittenwalde en 1651. De retour à Berlin, où il fut nommé diacre à l’église Saint Nicolas, Gerhardt exerça son ministère durant une décennie, tout en se consacrant à la composition de poésies et d’hymnes religieuses.
Dans ses œuvres, il voulut unir une écoute fidèle de l’Écriture à une observance rigoureuse des principes de la foi luthérienne, et surtout à une attention réelle aux exigences de la dévotion populaire. Il cherchait son inspiration dans les grandes hymnes médiévales et dans les œuvres des mystiques ; il proposa ainsi une poésie simple et profonde, capable de toucher les cœurs au plus intime, sans tomber dans les excès où finirent par s’abîmer maints piétistes allemands, mus par des intentions analogues. Ses hymnes les plus célèbres, mises en musique par Jean-Sébastien Bach, se répandront dans toutes les Églises, bien au-delà des limites confessionnelles de l’Église luthérienne allemande.
En 1668, Gerhardt perdit son poste de pasteur, du fait de son refus de souscrire aux édits de tolérance de Frédéric Guillaume de Brandebourg ; il y voyait, en effet, une négation de la profession de foi de la Concorde. Dans une grande paix, il se retira à Lübben où, les dernières années de sa vie, il fut malgré tout réintégré dans le corps pastoral.
Lecture
Ô tête ensanglantée
couverte de plaies et de déshonneur,
ô tête encerclée
d’une couronne d’épines,
ô tête désormais rachetée
qui partout irradie l’honneur,
je te salue,
visage couvert de dérision de mon Seigneur .
Ô visage de beauté
qui viendra pour juger
toute créature apeurée,
comme tu as été défiguré !
Comme tu es fragile et délaissé !
Toi qui as rayonné
une lumière incomparable,
qui t’a réduit en cet état ?
(
Paul Gerhardt, Ô tête ensanglantée).
Publié le 24/05/2009 à 08:52 par jubilatedeo
Saint Bérenger Moine de Saint-Papoul (+ 1093)
Église de l'abbaye de Saint-Papoul.
Il serait un bénédictin de l'abbaye de Saint-Papoul dans l'Aude. Il pratiqua toutes les vertus monastiques. Tellement qu'il fut ainsi conduit à la sainteté.
Voir aussi:
http://saintpapoul.free.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Papoul
Saint Alexandre Martyr à Smyrne (+ 1794)
Ses parents s'installèrent à Smyrne pour échapper à la dépravation de Thessalonique et placèrent Alexandre chez un aga turc. Ce qui lui fit embrasser la foi mulsulmane. Comme tant d'autres jeunes chrétiens passés à l'Islam, il se rétracta et revint au Christ, se cachant à Chio pendant dix-huit ans. Au fond de lui-même, il s'accusait de lâcheté. Décidé à réparer son apostasie par le témoignage public de sa foi, il revint à Smyrne, se présenta devant le juge, confessant la foi chrétienne en la Sainte Trinité. Condamné à être décapité, il attendit plus d'une heure en chantant et c'est ainsi qu'il entra dans le choeur des anges.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai26.html
Saint André Kogwa (+ 1886)
et saint Pontien Ngondwe, martyrs en Ouganda, victimes de la haine du roitelet de ce pays, qui ne pouvait assouvir sur eux ses actes vicieux.
Saint Eleuthère Pape (13 ème) de 175 à 189 (+ 180)
Pape pendant une courte période de paix au temps de la persécution de l'empereur Commode. D'origine grecque, il reçut saint Irénée de Lyon qui n'était encore que prêtre pour aborder avec lui la question de l'hérésie montaniste et la question d'une hiérarchie charismatique et non pas institutionnelle.
Autre biographie:
St-Eleuthère Originaire de Nicopolis (aujourd’hui en Albanie). Diacre des papes Anicet et Soter, il devient à son tour Pape. Durant son pontificat, il s’oppose aux gnostiques et
aux montanistes (+ 189) Ce culte a été supprimé en 1969.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Montanisme
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89leuth%C3%A8re
Georges Darboy Prêtre (+ 1871)
Né le 16 janvier 1813 à Faÿt-Billot (Haute-Marne), ordonné prêtre le 17 décembre 1836, évêque de Nancy-Toul de 1859 à 1863 puis archevêque de Paris de 1863 à 1871.
Fusillé le 24 mai 1871, à Paris, son corps fut retrouvé le 28 mai dans la fosse commune du Père-Lachaise. Il fut inhumé à Notre Dame de Paris.
Prélat actif, pieux et régulier, il était apprécié de Napoléon III, dont il fut le grand aumônier.
De tendance gallicane au 1er concile du Vatican, il fit partie de la minorité opposée à l’infaillibilité pontificale, mais il se soumit avec loyauté le 2 mars 1871.
Il demeura dans son diocèse pendant l’avancée des troupes allemandes, puis il vécut la Commune et le siège de Paris au milieu de ses diocésains. Arrêté par ordre de la Commune, détenu en otage à la prison de Mazas, il fut fusillé à la Roquette.
(source: diocèse de Paris)
http://catholique-paris.cef.fr/645-Georges-Darboy-1863-1871.html?var_recherche=Georges%20Darboy
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Darboy
Saint Godon Neveu de Saint Wandrille (+ 698)
ou saint Gond ou Gondon.
Ermite en Brie champenoise. La renommée de sa sainteté fut connue plus loin que dans cette région puisque nous trouvons son culte dans l'Orléanais : Saint Gondon-45500. Il était le neveu de
saint Wandrille, abbé de Fontenelle.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1550/Saint-Wandrille.html
Saint Lambert de Vence Evêque de Vence (+ 1154)
Evêque de Vence. Il perdit sa mère au moment de sa naissance et fut recueilli par les moines de Lérins où il devint savant sans cesser d'être humble, bienveillant à l'égard de tous et exigeant pour lui-même.
Un internaute nous signale:
"de son nom Lambert Pelloquin, né à Bauduen (Var) en 1084, mort à Vence en 1154, évêque de Vence de 1114 à 1154. Il perdit sa mère au moment de sa naissance et fut recueilli à l’âge de douze ans par les moines de Lérins où il devint savant sans cesser d'être humble, bienveillant à l'égard de tous et exigeant pour lui-même. Pendant son épiscopat il envoya à Bauduen des reliques de
saint Véran pour qui il avait une grande vénération. Sa maison natale à Bauduen a été transformée en chapelle."
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_177.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Lambert_de_Vence
Sainte Marie-Anne de Paredes (+ 1645)
Née à Quito en Equateur, elle fut orpheline à six ans et fut recueillie par sa soeur Jeronima qui avait déjà deux fillettes. Les trois fillettes grandirent souriantes, simples, mais aussi récitant des chapelets toute la journée pour convertir les indiens Maïnas. Elles avaient même décidé d'aller leur prêcher Jésus-Christ en partant clandestinement la nuit. Mais elles oublièrent de se réveiller. Ce qui les chagrina beaucoup. Elles voulurent ensuite partir comme ermites, mais elles rencontrèrent un troupeau qui leur fit peur et elles retournèrent à la maison. Jeronima et son mari, lassés d'avoir trois saintes à la maison, voulurent envoyer Marie-Anne dans un couvent, ce qu'elle refusa. Ils lui donnèrent un petit logement, où toutes trois chantaient les offices accompagnées de la guitare. Trop de jeûnes et de macérations la firent tomber malade et elle offrit sa vie pour arrêter une épidémie dans Quito. Le Christ la prit au mot. Elle avait 27 ans.
Autre biographie:
Ste-Marianne de Parédès Fille d’une famille de la noblesse de Tolède émigrée à Quito, en Équateur, elle devient orpheline alors qu’elle est encore très jeune et est prise en charge par sa sœur aînée. Très pieuse, elle voue un culte particulier à Marie et dès l’âge de 10 ans, elle se destine à la vie religieuse. N’ayant pas réussi à entrer chez les sœurs Dominicaines, elle devient tertiaire franciscaine et s’installe comme ermite dans la maison de sa propre sœur. S’astreignant à de sévères austérités, elle possède de grandes qualités mystiques : extases, prophétie, lecture dans les pensées, pouvoir de guérison, etc. Pour enrayer l’épidémie qui succède au tremblement de terre qui a secoué la ville de Quito en 1645, elle s’offre en sacrifice (1618-1645) Saint-Marianne est la patronne des personnes rejetées par les ordres religieux et des malades.
Saint Philippe Neri Fondateur de l'Oratoire (+ 1595)

Florentin de naissance, il passa les trois-quart de sa vie à Rome et y devint si populaire et d'une sainteté si universellement reconnue qu'il deviendra, après saint Pierre, un second patron de la Ville Eternelle. Il présente cette étonnante combinaison d'une piété nourrie des Pères du Désert, avec un ministère actif , spécialement auprès de la jeunesse. Chez lui, la bonne humeur, voire l'hilarité, s'allie à l'évangélisme le plus limpide. S'étant laissé élever à la prêtrise, il y gagna les plus fervents de ses jeunes convertis. La communauté qu'ils formèrent autour de lui, tire son nom :" l'Oratoire", des soirées de très pieuses mais très libres et très joyeuses méditations dont il était l'animateur. Ce saint étonnant qui allie à la culture la plus raffinée une sainteté évangélique et une bonne humeur qui ne se refuse pas à la mystification, enchantera ses compatriotes contemporains puis ravit en France, au siècle suivant, ceux qui fonderont à leur tour l'Oratoire de France : le futur cardinal de Bérulle et le Père de Condren. Et si même un sceptique aussi inguérissable que Goethe a pu se sentir un dévôt de saint Philippe sans en arriver à partager la foi, il est tout aussi typique qu'un grand universitaire d'Oxford, J.H. Newman, converti lui pour de bon, n'ait pas cru pouvoir se mettre à une autre école que celle de saint Philippe Néri. Pour son action auprès des jeunes et sa gaieté contagieuse, il fut avec saint François de Sales, l'un des saints préférés de saint Jean Bosco. Saint-Philippe de Néri est invoqué pour le soulagement des rhumatismes.
«Que la joie dans le Seigneur augmente toujours. Que la joie selon le monde diminue toujours jusqu’à ce qu’elle disparaisse. Je ne dis pas cela parce que, vivant en ce monde, nous ne devrions jamais nous réjouir. Mais afin que, même vivant en ce monde, nous soyons joyeux dans le Seigneur.» (saint Philippe Néri)
Autre biographie:
PHILIPPE NÉRI (1515-1595) prêtre
Catholiques et anglicans font aujourd’hui mémoire de Philippe Néri, prêtre et fondateur des Oratoriens.
Né en 1515, à Florence, Philippe reçut une première éducation religieuse en fréquentant le couvent dominicain de Saint Marc, où s’était terminée depuis peu la grande époque spirituelle animée par Jérôme Savonarole.
A 18 ans, Philippe se rendit à Rome, où il restera sa vie entière. Etudiant en théologie et en philosophie, il aimait à se réfugier près des catacombes pour y prier, se déplaçant en pèlerin d’une église à l’autre de la ville. Simple et joyeux, Philippe fonda d’abord une fraternité pour prêter assistance aux malades et aux pèlerins ; puis il fut ordonné prêtre et regroupa autour de lui des prêtres qui oeuvraient dans l’église Saint Jérôme.
Confesseur et père spirituel très apprécié, il conserva sa passion pour la vie de prière, même quand un nombre imposant de jeunes disciples vint se joindre à lui : beaucoup d’ailleurs devinrent prêtres à leur tour. C’est ainsi qu’est née la Congrégation de l’Oratoire, qui tire son nom du lieu de prière et de réunion où Philippe Néri et ses compagnons trouvèrent l’inspiration propre à leur apostolat.
Philippe mourut le 26 mai 1595. Sa renommée et son influence, exercée par sa simplicité évangélique, se répandirent d’Italie en France et dans toute l’Europe occidentale. Il fit l’admiration d’un personnage tel que Johann Wolfgang Goethe, qui n’était certes pas tendre pour les hommes d’Église.
Lecture
Aimez la vie commune, fuyez toute singularité, veillez à la pureté du cœur : l’Esprit saint habite les âmes simples et candides ; c’est lui le maître de la prière, qui nous fait demeurer en vraie paix et joie constante, avant-goût du ciel. La joie affermit le cœur et donne de persévérer dans la bonne vie. Soyez joyeux
(
Augustin Valier, Philippe ou De la joie chrétienne).
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-26.htm#neri
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Neri
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/26/index.html
Saint Prisque (3ème s.)
ou saint Prix et ses compagnons, martyrs à Auxerre. Ils existèrent sans aucun doute dans cette région. Ils vécurent saintement, c'est aussi vrai. Ils donnèrent leur vie pour le Christ, c'est certain. Mais de tout cela la légende s'est emparée et nous ne savons d'eux rien d'autre que les localités qui se placèrent sous leur protection : Saint Prix les Arnay-21230. Le reste est dans le secret de Dieu.
Saint Zacharie évêque et martyr (+ v. 106)
ou Zacharias.
2e évêque de Vienne, successeur de
Saint Crescent. Il est dit qu'il serait venu d'Asie Mineure avec lui. Il fut martyrisé à coup de pierres sur l'ordre du préfet romain Pompée au temps de l'empereur Trajan.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/7389/Saint-Crescent.html
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Augustin, premier archevêque de Canterbury ; Jean Calvin (+1564), réformateur ; Philippe Néri, fondateur des Oratoriens, père spirituel
Catholiques d’occident : Philippe Néri, prêtre (calendrier romain et ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (18 basans/genbot) : Georges de Scété (VIIe s.), moine (Église copte)
Luthériens : Augustin de Canterbury, évangélisateur en Angleterre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_de_Canterbury
Maronites : Carpos (1er s.), apôtre ; Philippe Néri, prêtre
Orthodoxes et gréco-catholiques : Carpos, apôtre
Vieux Catholiques : Augustin de Canterbury, évêque et évangélisateur
Publié le 23/05/2009 à 09:39 par jubilatedeo
Sainte Madeleine-Sophie Barat Fondatrice de l'Institut des Soeurs du Sacré-Coeur (+ 1865)

Son père était un petit vigneron de la Bourgogne à Joigny. Elle reçut sa formation de son frère prêtre qui avait onze ans de plus qu'elle et qui était un homme étrange. Il lui apprit à fond le grec et le latin, ne lui passait rien, la giflant à l'occasion, lui interdisant toute effusion du coeur et toute récréation. A vingt ans, elle arrive à Paris. Heureusement, elle y rencontre un père jésuite, le père Varin qui la sauve en devenant son père spirituel. Il rêvait d'un institut voué à l'éducation chrétienne des jeunes filles du "monde", de la noblesse et des bourgeois enrichis. Avec elle, dès l'année suivante, les Dames du Sacré-Coeur comme il les appela, eurent un pensionnat à Amiens en Picardie. En 1815, l'institut reçut ses constitutions, calquées sur celles des jésuites. En 1850, l'institut possédait soixante-cinq maisons en France et à l'étranger. C'était une éducatrice à qui il suffisait de faire le contraire de ce qu'elle avait subi de son frère : "épanouir et libérer les âmes au lieu de les tyranniser et corseter".
Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/24.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Madeleine-Sophie_Barat
http://home.scarlet.be/merebarat.bxl/fr/
http://www.rscj.com/
Saint Aldhelm (+ 709)
Saint Aldhelm (vitrail de l'abbaye de Malmesbury).
Moine bénédictin puis abbé de Malmesbury en Angleterre avant de devenir le premier évêque de Sherborne, tout en gouvernant son monastère, et mourut à Doulting, au cours d’une visite pastorale.
Autre biographie:
St-Adelme Saxon appartenant à la famille des rois du Wessex, il s’installe d’abord comme ermite puis entre chez les moines de Malmesbury. Disciple de Saint-Adrien de Cantorbéry, il est aussi professeur et confesseur. Nommé abbé du monastère en 685, il réforme sa règle bénédictine. Il fonde également deux autres monastères puis trois églises. Excellent orateur, il est reconnu pour ses longs sermons. Il est également poète, musicien et chanteur. Il effectue un voyage à Rome où il rencontre le Pape Serge Ier et agit comme médiateur dans le conflit qui oppose les églises celtiques et anglo-saxonnes. En 705, il est nommé évêque de Sherborne (640-709)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aldhelm_de_Sherborne
Saint Bède le Vénérable Moine, Docteur de l'Eglise (+ 735)
Bède le Vénérable dans les Chroniques de Nuremberg.
On disait de lui :"C'est l'homme le plus savant de notre temps. Pourtant Bède n'est jamais sorti de son monastère anglais." C'était un petit orphelin de Wearmouth dans le Northamberland quand, à sept ans, on le confie à saint Benoît Biscop, abbé du monastère local. Le petit Bède trouve là sa vraie famille, la famille bénédictine. Quand il fut grand, l'abbé l'envoya fonder avec saint Ceolfrid l'abbaye-soeur de Jarrow. Il y demeura toute sa vie, réalisant en sa personne le modèle du moine bénédictin, partageant son temps entre le travail manuel (on dit de lui qu'il exerçait l'office de boulanger), l'étude et la prière.Son oeuvre, qu'il appelle lui-même une compilation d'extraits des anciens (la bibliothèque de monastère était d'une richesse étonnante pour un nouveau monastère) est considérable : oeuvres exégétiques, historiques, liturgiques, poétiques. Il fut le premier historien de l'Angleterre, des origines à l'année 731, et nul historien de l'Europe ne peut s'en passer. Il introduisit la connaissance des Pères latins dans ce pays et fut le premier auteur à s'être servi de l'anglais dans ses écrits. Son oeuvre lui valut le surnom de vénérable. Sa mort fut humble et tranquille comme toute sa vie. La veille, il dictait encore, assis sur son lit, une traduction anglaise de l'évangile selon saint Jean.
Au cours de l'audience générale du 18 février 2009, Benoît XVI a tracé un portrait de Bède le vénérable, un saint anglais né vers 672 en Northumbrie. A sept ans ses parents le confièrent à un monastère bénédiction où il fut éduqué. Saint Bède est considéré comme un des principaux érudits du haut moyen-âge. "Son enseignement et la célébrité de ses écrits lui acquirent l'amitié des principaux personnages de son temps, qui encouragèrent des travaux qui profitaient à tant de personnes".
L'Ecriture, a rappelé le Pape, fut la source des réflexions théologiques de Bède qui voyait dans les évènements de l'Ancien comme du Nouveau Testament un chemin conduisant au Christ. Evoquant le premier Temple de Jérusalem, à la construction duquel prirent part des païens, en offrant les matériaux de prix et l'expérience de leurs maîtres, il a rappelé que les apôtres ont contribué à bâtir l'Eglise, qui a grandi ensuite grâce aux apports juifs, grecs et latin, puis grâce aux peuples comme les Celtes irlandais ou les Anglo-Saxons comme aimait à le souligner Bède.
Puis le Saint-Père a cité certaines oeuvres de Bède le vénérable comme sa Grande Chronique dont la chronologie servit de base à un calendrier universel, ou son Histoire ecclésiastique des peuples angles, qui fit de lui le père de l'historiographie anglaise. L'Eglise dont Bède fit le portrait se caractérisait par sa catholicité, sa fidélité à la tradition et son ouverture au monde, mais aussi par sa "recherche de l'unité dans la diversité..., par son apostolicité et sa romanité. C'est pourquoi Bède considéra-t-il capital de convaincre les diverses Eglises celtiques irlandaises et pictes de célébrer ensemble Pâques selon le calendrier romain".
Bède fut aussi un "maître de premier ordre en théologie liturgique". Ses homélies habituèrent "les fidèles à célébrer dans la joie les mystères de la foi et de la vivre de manière cohérente dans l'attente de leur dévoilement final avec le retour du Seigneur... Grâce à un travail théologique intégrant Bible, liturgie et histoire, l'oeuvre de Bède contient un message encore actuel pour les divers faciès de la vie chrétienne. Ainsi rappelle-t-il aux chercheurs leurs deux principaux devoirs, étudier les merveilles de la Parole de manière à les rendre attrayantes aux fidèles, et puis exposer les vérités dogmatiques hors de toute complication hérétique, en s'en tenant à la simplicité catholique qui est la vertu des petits et des humbles auxquels il plaît à dieu de révéler les mystères du Royaume".
Selon l'enseignement de Bède, les pasteurs "doivent se consacrer avant tout à la prédication, qui ne doit pas se limiter aux sermons mais recourir à la vie des saints et aux images religieuses, aux processions et aux pèlerinages". Les personnes consacrées doivent s'occuper de l'apostolat, "en collaborant à l'action pastorale des évêques en faveur des jeunes communautés et en s'engageant dans l'évangélisation". Pour le saint érudit le Christ attend "une Eglise active...qui défriche de nouveaux terrains de culture..., qui insère l'Evangile dans le tissu social et dans les institutions culturelles". Il encourageait aussi "les laïcs à l'assiduité dans la formation religieuse...et leur expliquait comment prier de manière constante...en faisant de leurs actions une offrande spirituelle en union avec le Christ". L'oeuvre de Bède le vénérable, qui mourut en mai 735, contribua fortement à la construction de l'Europe chrétienne.
(source: VIS 090218)
Lecture
Les frères étaient tous très tristes et pleuraient, surtout quand il leur dit de ne pas penser qu’ils avaient vu si longtemps son visage en ce monde. Toutefois leur joie fut grande quand il leur dit ces mots : « Si c’est ainsi agréable à mon Créateur, le moment pour moi est arrivé de quitter ce corps, pour retourner à Celui qui de rien m’a donné l’existence. J’ai vécu longtemps, et le juste Juge ne m’a fait manquer de rien tout au long de ma vie. Le temps de partir approche, et je désire si fort être enlevé de ce monde pour être avec le Christ. Mon âme aspire à voir le Christ, mon roi, dans toute sa beauté.
(
Cuthbert, Lettre sur la mort de Bède)
Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/25.php
http://jesusmarie.free.fr/bede_le_venerable.html
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-27.htm#bede
http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A8de_le_V%C3%A9n%C3%A9rable
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/27/index.html
Saint Canion (5ème s.)
Evêque africain qui, avec bien d'autres évêques de cette région, fut jeté à la mer dans un vieux vaisseau carthaginois par les Vandales. Mais au lieu de périr martyrs, ils abordèrent en Campanie et furent recueillis par les chrétiens de cette région.
Saint Denys Sebuggwawo (+ 1886)
L'un des jeunes martyrs de l'Ouganda. Il avait 16 ans quand il donna sa vie à Dieu, préférant sa pureté à la débauche du roi qui le tua de sa main alors qu'il enseignait le catéchisme au fils du conseiller du roi.
Les martyrs de l'Ouganda sont fêtés tous ensemble, au calendrier général de l'Eglise, le 3 juin..
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1267/Saints-Martyrs-de-l-Ouganda.html
Saint Gennade Evêque (+ v. 936)
Moine d'Argéo, prés d'Astorga en Espagne, puis abbé-restaurateur de Saint-Pierre-des-Mons, il fur un promoteur zélé de la régle de saint Benoît dans le nord-est de l'Espagne.
Elu évêque d'Astorga vers 895, il abdiqua cinq ans avant sa mort pour se retirer comme moine-ermite dans le monastére Saint-Pierre.
Saint Grégoire VII Pape (155 ème) de 1073 à 1085 (+ 1085)
Saint Grégoire VII. Détail. Carlo Saraceni. XVIIe.
Hildebrand était moine bénédictin à Rome et vint durant trois années à Cluny sous l'abbatiat de
saint Hugues. C'est le pape alsacien Léon IX qui le fit revenir à Rome et le nomma abbé du grand monastère de Saint-Paul-hors- les-Murs. A l'image de Cluny, il lança une grande réforme dans l'Eglise autant pour la libérer des abus internes que des abus du pouvoir impérial. L'empereur fit mine de s'incliner en venant à Canossa, mais riposta quelque temps plus tard en exilant le Pape.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1055.html
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-25.htm#gregoire
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_VII
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/25/index.html
Saint Injurieux (+ 388)
et son épouse sainte Scholastique en Auvergne. Les habitants de cette région les appelèrent les "deux-amants" après leur mort, reconnaissant leur sainteté et leur amour l'un envers l'autre. Saint Grégoire de Tours le confirme et ajoute que leur sainteté fit même que leurs deux corps ensevelis séparément, se réunirent dans la tombe "parce que le tombeau ne devait pas séparer les corps de ceux que Dieu avait unis."
Autre biographie:
St-Injurieux Sénateur de Clermont, en Auvergne, il est marié à Sainte-Scholastique, mais d’un commun accord, les deux époux décident de vivre ensemble comme frère et sœur. Dans leur région, ils sont surnommé ‘Les Deux amants’ (+ vers 550)
Saint Léon (+ 550)
ou Saint Lyé, abbé de Mentenay, près de Troyes. Son culte se répandit dans beaucoup de régions.
Saint Lyé-10600 -
Saint Lyé la Forêt-45170.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Ly%C3%A9
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Ly%C3%A9-la-For%C3%AAt
Saintes Marie-Jacobé et Salomé (1er s.)
Les Saintes Femmes au tombeau
Maurice Denis (1943)
Basilique Saint François de Sales à Thonon-Les-Bains.
Disciples du Christ.
Vénérées aux Saintes-Maries-de-la-mer,
voir aussi sainte Sara.
Marie jacobé dans la barque des Saintes-Maries avec un vase de parfum et la main ouverte.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Jacob%C3%A9
http://www.saintsdeprovence.com/marie-jacobe_et_marie-salome.html
http://saintesmaries.free.fr/histoire/jacobe.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Saintes-Maries-de-la-Mer
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi Carmélite (+ 1607)
Marie-Madeleine à l'âge de 16 ans, avant son entrée au Carmel.
Carmélite de Florence, elle offrit sa vie pour obtenir le renouveau spirituel de l'Eglise. Favorisée de grâces mystiques, elle mettait le meilleur d'elle-même dans la fidélité aux trois voeux de sa profession perpétuelle.
Autre biographie:
MARIE-MADELEINE DE PAZZI (1566-1607) moniale
Le 25 mai 1607, après une brève agonie, s’éteint Marie-Madeleine de Pazzi, moniale carmélite et mystique.
Si le saint est une personne qui laisse la grâce de Dieu agir en soi jusqu’à en être transfiguré dans tous les recoins les plus mystérieux de son corps, de son âme et de son esprit, les mystiques, surtout ceux qui ont vécu les états mentaux les plus énigmatiques et les plus éclatants, sont des saints dans la mesure où ils transmettent par leur vie le message de l’Évangile. Assurément Marie-Madeleine de Pazzi fait partie du nombre des mystiques conformes à l’Évangile.
Catherine, de son nom de baptême, était née en 1566 dans une famille célèbre de la noblesse florentine. Vivement touchée depuis l’enfance par la grandeur de l’amour de Dieu, elle entra à 16 ans au carmel de Sainte Marie des Anges, dans le quartier de San Frediano, le plus pauvre de Florence. Elle tomba gravement malade et il fut décidé qu’elle prononcerait ses vœux le 27 mai 1584, même si elle était contrainte de garder le lit à cause de douleurs lancinantes. Depuis lors commença sa vie de « visionnaire ». Chaque fois qu’elle sera touchée par l’amour de Dieu, grâce à la lecture de l’Écriture ou à la participation aux sacrements, elle entrera dans des états de semi-conscience, durant lesquels elle dira aux personnes qui l’entourent les inépuisables richesses de la miséricorde divine.
Marie-Madeleine qui désirait demeurer cachée accepta toutefois par obéissance que soient transcrits ses dialogues ainsi que les véritables mises en scène qui lui étaient habituelles quand elle racontait les visions qu’elle avait eues, comme pour impliquer ses compagnes dans ses extases d’amour.
Quand ses visions ont cessé, elle connut des états de profonde souffrance et de tourment, mais elle ne cessa pas de proclamer, avec la simplicité qui marquait son existence, le primat de l’amour. Les dernières années de sa vie, elle fut encore maîtresse des novices et vice-prieure.
Lecture
Sautant à bas de son lit, elle courut vers un petit autel qui se trouvait là, et enlevant son Crucifix, elle l’arracha de la croix et l’embrassant étroitement elle se mit à courir de ci de là dans la chambre disant : « Amour, amour ; amour qui n’est ni aimé ni connu de personne ».et saisissant sa compagne par la main, elle lui disait : « Venez, venez courir avec moi, aidez-moi à appeler l’amour », ajoutant : « Criez fort, fort, fort, vous parlez trop doucement, vous n’êtes pas entendue ». Et se remettant à courir à travers la chambre, étreignant sur sa poitrine son Jésus qu’elle tenait en mains, elle ne cessait de crier : « Amour, amour », avec son plus bel éclat de rire, avec une jubilation qu’il était consolant d’entendre.
(
Marie-Madeleine de Pazzi, Les quarante jours)
Prière
Seigneur, toi qui aimes la virginité, tu as comblé de dons surnaturels sainte Marie-Madeleine de Pazzi dont le cœur brûlait de charité ; puisque nous la célébrons aujourd’hui, accorde-nous de trouver en elle un exemple d’innocence et d’amour.
Sainte Marie-Madeleine de Pazzi. Bartolommeo Gennari. XVIIe siècle.
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-29.htm#pazzi
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Madeleine_de_Pazzi
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/paques/paques03/propresaints/032.htm
http://www.carmel.asso.fr/
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/29/index.html
Saints Mauxe et Venerand Martyrs (6ème s.)
Saint Mauxe représenté en évêque.
Un internaute nous signale:
"Le pape
saint Damase consacra Mauxe évêque et Vénérand diacre et les envoya prêcher l'Evangile dans leur pays. Ayant été cruellement persécutés pour la foi, ils durent s'exiler et vinrent s'établir à Acquigny (diocèse d'Evreux). Ils préchèrent avec ardeur les vérités chrétiennes. Ayant refusé de sacrifier aux idoles, le gouverneur, irrité de cette résistance, leur fit trancher la tête. Trente-huit personnes, que les deux saints avaient converties, subirent également le martyre.
Les reliques de saint Mauxe et de saint Vénérand sont conservées dans l'église d'Acquigny."
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/246/Saint-Damase-Ier.html
Buste reliquaire de saint Vénérand.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maxime_d%27%C3%89vreux
http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9n%C3%A9rand_d%27%C3%89vreux
Bienheureux Nicolas Tsehelsky, prêtre (1896-1951)
Mykola (Nicolas) Cehelskyj (Tsehelsky) naît le 17 décembre 1896 au village de Strusiv près de Ternopil.
En 1923, il est diplômé du département de théologie de l'université de Lviv et il est ordonné prêtre 2 ans plus tard, le 5 avril 1925, par le métropolite André Sheptytsky.
Chargé de la paroisse du village de Soroko, c'est un prêtre zélé qui prend soin de la vie spirituelle, de l'éducation et du bien-être de ses paroissiens.
Il construit une nouvelle église. Après la 2e guerre mondiale commence une ère de répression totalitaire. Le Père Nicolas fait personnellement l'expérience d'intimidations, de menaces et de coups, avant d'être arrêté le 28 octobre 1946.
Le 17 janvier 1947, il est condamné à 10 ans de prison. Bien qu'il ait une femme, deux fils et deux filles, il est déporté dans un camp de travaux forcés en Moravie. Il connaît des conditions de vie effrayantes dans ce camp connu pour sa rigueur et sa cruauté.
Il endure de terribles souffrances et meurt le 25 mai 1951 en martyr de la foi.
On l'ensevelit au cimetière du camp.
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/
Sainte Sara (1er s.)
La légende de Sara est très jolie.
Les Saintes Femmes qui suivaient Jésus s'appelaient
Marie Salomé, Marie de Magdala,
Marie de Béthanie et d'autres. On raconte qu'elles ont été arrêtées comme chrétiennes. Leur petite servante noire, condamnée avec elles, s'appelait Sara.
Pour les exécuter, on les a mises sur un petit bateau sans voile ni rame pour mourir de faim sur la mer. Mais la barque aurait traversé la Méditerranée et serait venue s'échouer en Gaule au port nommé depuis "les Saintes Maries de la mer".
Tous les Gitans l'ont comme patronne et la prient avec une immense ferveur surtout le jour du pèlerinage, le 25 mai.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/2121/Sainte-Marie-de-Bethanie.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Sarah
Saint Urbain Pape (17 ème) de 222 à 230 (+ 230)
Son pontificat s'écoula entre deux persécutions et il dut en panser les plaies et consolider les bases de l'Eglise ébranlée par tant d'attaques. Mais on ne sait rien de plus précis sur son action. Saint Urbain est le patron de la paroisse de Thionville-Guentrange 57100. Nous y trouvons sa statue, des vitraux, d'anciennes bannières à son effigie; la grosse cloche de l'église porte son nom.
Autre biographie:
St-Urbain 1er Fils d’un romain nommé Pontianus, en 222 il succède à Saint-Calixte Ier comme pape. Son pontificat se déroule durant une période de répit entre deux épisodes de persécutions (+ 230) Ce culte a été supprimé en 1969. Auparavant, Saint-Urbain Ier était le patron des vignerons et des tonneliers et il était invoqué pour la protection des vignes (
comme en témoigne cette photo) On faisait également appel à son intercession pour ne pas succomber à l’ivrognerie et pour guérir la goutte, maladie qui, au Moyen-Âge, était appelée Mal Saint-Urbain.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Urbain
Saint Zénobe (+ 390?)
Fils d’une famille païenne de Florence, il se convertit secrètement au christianisme. Très instruit, particulièrement en philosophie, il devient l’ami de Saint-Ambroise de Milan et le conseiller du Pape Saint-Damasse Ier. Il est ensuite nommé évêque de Florence (+390, 417 ou 424, selon les auteurs) Selon la légende, Saint-Zénobe aurait rendu la vie à un enfant qui venait de se mourir, écrasé par les roues d’un char à boeufs.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9nobie_de_Florence
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Bède le Vénérable, moine à Yarrow, érudit, historien ; Aldelme (+709), évêque de Sherborne
Catholiques d’occident : Denys (IVe s.), évêque (calendrier ambrosien) ; Bède le Vénérable, prêtre et docteur de l’Église ; Grégoire VII (+1085), pape ; Marie-Madeleine de Pazzi, vierge (calendrier romain)
Coptes et Ethiopiens (17 basans/genbot) : Epiphane de Salamine (+403), évêque (Église copte)
Luthériens : Bède le Vénérable, docteur de l’Église en Angleterre
Maronites : Basillisse (+304), martyre
Orthodoxes et gréco-catholiques : Troisième recouvrement de la tête du saint et illustre Prophète et Précurseur Jean le Baptiste (850) ; Glorification d’Hermogène (+ 1913), patriarche de Moscou (Église russe)
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai25.html
GILBERT DE HOYLAND (+ 1172) moine
Le Ménologe cistercien fait aujourd’hui mémoire de Gilbert de Hoyland, abbé du monastère anglais de Swineshead.
L’essentiel des rares notes sur sa vie se trouve dans le Chronicon clarevallense et dans les écrits laissés par Gilbert lui-même.
Rien n’est certain sur ses origines ; mais il est probable qu’il ait été envoyé avec d’autres cisterciens à Swineshead, fondation de l’abbaye bénédictine de Furness passée depuis peu à la réforme de Citeaux, pour faciliter l’adaptation de la communauté aux nouvelles coutumes.
Elu abbé de Swineshead sans doute vers 1147, Gilbert conserva cette charge jusqu’à sa mort ; pour conduire sa communauté, il s’inspira de l’exemple de son ami Aelred de Rievaulx et du maître Roger de Byland.
La réputation de Gilbert est particulièrement liée à la courageuse décision de reprendre le Commentaire du Cantique des cantiques que saint Bernard avait laissé inachevé et que Gilbert continua en fidélité à l’inspiration spirituelle du grand abbé de Clairvaux.
De plus, Gilbert composa divers opuscules spirituels sur la prière qui, dans le sillage de la tradition bernardine, est comprise par l’abbé de Swineshead comme le persévérant exercice de la vie intérieure dans le but de passer de la mémoire de Dieu à sa présence dans le cœur du croyant.
Gilbert mourut en 1172 dans le monastère français de Larivour, au cours d’un voyage entrepris pour consolider les liens de la charité avec les autres monastères cisterciens par la participation au chapitre général de l’Ordre.
Lecture
C’est le Christ qui doit éveiller en toi une soif encore plus ardente. Elle est bonne, cette soif, mais, comme on le lit, « puisse Celui qui est ivre prendre charge de celui qui a soif » ; ivre, il l’est Celui qu’on dit plein de grâce et de vérité ; ivre, Celui de la plénitude duquel nous avons tout reçu ; ivre et enivrant du même coup, Celui qui verse à boire et se présente en même temps comme calice. Il est le vase et le vin, le vin pur et celui qui est coupé d’eau. Il est écrit en effet : « La Sagesse a préparé son vin » dans une coupe.
Ô calice enivrant, comme tu es éclatant ! Oui , vraiment éclatant : tu irradies de vérité et tu enivres de plaisir. En effet, « en lui sont nés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ». Bienheureux mélange, où la grâce est mêlée à la vérité, le savoir à la sagesse, les réalités humaines aux réalités divines !
(
Gilbert de Hoyland, Traités 6,4).
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Spiritualit%C3%A9_cistercienne
Publié le 22/05/2009 à 18:32 par jubilatedeo
Saints Donatien et Rogatien Martyrs à Nantes sous l'empereur Maximin (+ 304)
Saint Donatien.
Donatien, converti à la foi chrétienne par
Similien, était baptisé et Rogatien n'était que catéchumène. Arrêtés comme chrétiens, ils furent soumis aux tortures du chevalet, passèrent leur dernière nuit à prier ensemble et eurent la tête tranchée au matin de leur vie et c'est ainsi qu'ils entrèrent dans la gloire céleste. Leur culte se répandit dans toute la vallée de la Loire, jusqu'à Orléans quand leurs reliques furent déplacées à cause des invasions normandes.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10255/Saint-Similien.html
Saint Rogatien.
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/05-24.htm#donatien
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Donatien_de_Nantes
http://catholique-quimper.cef.fr/decouvrez_notre_patrimoine/bol-d-air-breton/saint-donatien-et-rogatien/
Saint Gérard de Lunel (1275-1298)
Français membre du tiers ordre franciscain, il décède à Monsanto (près d’Ancône, en Italie) au retour d’un pèlerinage en Terre Sainte. Il est surtout honoré au diocèse de Montpellier.
Patron de Monte Santo, il vit son culte approuvé par Benoît XIV et par Pie VI.
Saint Jean de Prado Martyr au Maroc (+ 1631)
Prêtre franciscain. Il tenta de restaurer la Mission du Maroc, mais arrêté quelques mois après son arrivée à Marrakech, il fut condamné au bûcher.
Bienheureux Louis Zéphyrin Moreau évêque (+ 1901)
Evêque de Saint Hyacinthe au Québec, dont il fut l'un des pasteurs fidèles et dynamiques pour l'approfondissement de la foi dans un peuple croyant dont il encouragea la vie ecclésiale.
"Le quatrième évêque de Saint-Hyacinthe (1875-1901) laissera pour ainsi dire une marque indélébile de son passage à la tête de cette Église diocésaine. Il sera proche de ses prêtres et dotera le diocèse du Chapitre-cathédrale qui existe encore. Il aura à coeur de développer l'éducation en ayant recours à plusieurs communautés religieuses, tant féminine que masculine. Il fondera lui-même deux communautés religieuses : les Soeurs de Saint-Joseph à qui il confie l'éducation de la foi des jeunes dans le monde rural et la communauté des Soeurs de Sainte-Marthe pour répondre aux besoins du Séminaire de Saint-Hyacinthe et du clergé en s'adonnant aux tâches ménagères.
Homme d'une grande piété et grand ami des pauvres, il s'est déjà gagné une réputation de sainteté durant son vivant. Les gens l'appellent le bon Mgr Moreau. Il s'endort définitivement dans le Seigneur le 24 mai 1901. Le 10 mai 1973, l'Église, de façon officielle, reconnaît l'héroïcité de ses vertus, et le 10 mai 1987, Mgr Louis-Zéphirin Moreau est déclaré bienheureux par le Pape Jean Paul II, à Rome. Il est le premier évêque d'origine canadienne à être déclaré bienheureux."
(source: diocèse de Saint Hyacinthe - Canada)
http://www.diocese-st-hyacinthe.qc.ca/dio-ae-moreau.htm
A lire aussi sa biographie sur le site internet du diocèse d'Edmunston - Canada.
http://www.diocese-edmundston.ca/fr/docs/saint_le_bienheureux_louis-zephirin_moreau.pdf«Il faut veiller à ce que notre zèle et notre désir du bien soient toujours accompagnés de la plus tendre charité.»
(Louis-Zéphirin Moreau)
Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090524&id=4288&fd=0
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Z%C3%A9phirin_Moreau
Saint Maël * (5ème s.)
ou Malachie.
Un saint laïc honoré au pays de Galles car il fit l'édification de toute la région.
Plusieurs localités bretonnes se sont placées sous sa protection : Maël-Carhaix-22340.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%ABl-Carhaix
*Maël (Mael en breton) est un prénom masculin d'origine bretonne signifiant "Prince" et aussi "Grand".
Saint Méletios (+ 138)
Général de l'armée romaine, il était chrétien et sut en témoigner jusque devant l'empereur. Il fut pendu tandis que ses compagnons furent décapités et que leurs épouses furent aussi livrées à la torture et à la mort.
Saint Vincent de Lérins Moine (+ 445)
Vincent était originaire d'une bonne famille gauloise. Il fait de bonnes études tant profanes que théologiques. Mais les choses religieuses ne l'attirent guère. Il avouera lui-même n'être arrivé que fort tard "au port de la religion" après avoir été entraîné longtemps "dans le tourbillon amer et incohérent de la vie du monde." En ce temps-là, Honorat avait fondé, dans une des îles de Lérins, au large de Cannes, une petite communauté qui devint l'abbaye de Lérins. C'est là que Dieu appelle Vincent, dans "ce lieu écarté (la petite île s'appelle aujourd'hui Saint-Honorat) et, dans ce lieu, la cellule d'un monastère." Dans cette retraite, la culture acquise dans sa jeunesse trouvera à s'employer. Il rédigera plusieurs écrits : un recueil de morceaux choisis de saint Augustin et surtout, sous le pseudonyme de Peregrinus (l'étranger, le migrant), le "Commonitorium" ou aide-mémoire dont le but est de donner une règle sûre permettant "de distinguer la vraie foi catholique de l'erreur des hérésies." Ce fut longtemps une des lectures des hommes d'Eglise dans l'Occident. Elle mériterait de l'être encore dans notre monde moderne.
Autre biographie:
VINCENT DE LÉRINS (Ve s.) moine
Le Martyrologe romain fait aujourd’hui mémoire de Vincent de Lérins, moine qui vécut au Vè siècle dans le sud de la France.
Il est probable que Vincent soit né dans l’actuelle ville de Toul, au sein d’une éminente famille aisée. Il put donc recevoir une formation littéraire et théologique approfondie. Toutefois, - il l’admettra lui-même -, il hésita longtemps avant de prendre au sérieux les exigences et les richesses d’une vie vécue selon l’Évangile.
À un moment donné, poussé peut-être par les invasions barbares qui, au cours de ces années suggérèrent à plusieurs membres de l’aristocratie d’émigrer vers le sud de la Gaule, Vincent entreprit de vivre en solitaire à Lérins. Sa culture notoire, appliquée à la lecture des Écrituress et des écrits des pères, lui permit d’acquérir un solide sensus fidei. Estimé comme éducateur et propagateur de la foi, Vincent écrivit avant de mourir son œuvre maîtresse, l’unique qui nous soit parvenue, le Communitorium. Dans cette œuvre, sous forme de notes rédigées pour seconder la mémoire, Vincent certifie que seule l’Écriture peut présenter une norme qui serve d’évaluation de la foi. Avec l’Écriture, toutefois, il rappelle que seul ce qui a été objet de foi depuis toujours, pour tous et partout, appartient de façon indubitable au dépôt de la foi.
L’enseignement de Vincent, malgré toutes ses limites, aura une fortune extraordinaire dans l’histoire de la théologie, surtout en Occident.
Lecture
Tout chrétien qui entend rester parfaitement intègre, dans une foi pure de toute contamination, doit, avec l’aide de Dieu, protéger sa foi de deux façons : avec l ‘autorité de la Loi divine, avant tout, et ensuite avec la tradition de l’Église catholique. L’on pourrait objecter : puisque la norme des Écrituress est parfaite à elle seule et plus que largement suffisante en tout, quel besoin y a-t-il de lui ajouter l’autorité de l’interprétation de l’Église ? Parce que l’Écritures, en raison de son excellence même, n’est pas comprise par tous de façon identique et universelle. Les mêmes paroles, en effet, sont interprétées différemment par les uns et par les autres. Il est donc de la plus haute nécessité, face aux multiples travers de l’erreur, que l’interprétation des prophètes et des apôtres se fasse selon la norme du sensus ecclésial et catholique. Dans l’Église catholique elle-même il faut avoir le plus grand soin de ne retenir que ce qui a fait l’objet de la foi partout, toujours et par tous.
(
Vincent de Lérins, Commonitorium).
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai24.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_de_L%C3%A9rins
http://www.salve-regina.com/Theologie/Canon_saint_Vincent_Lerins.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_de_L%C3%A9rins
Notre Dame Auxiliatrice
Voici une fête de Marie en ce jour. Son but est d'honorer la Mère de Dieu sous le titre de Secours des Chrétiens ; appellation méritée par les innombrables faveurs que cette toute-puissante Auxiliatrice n'a cessé de répandre sur la chrétienté. Depuis le jour dont nous devons célébrer bientôt l'anniversaire, et dans lequel l'Esprit-Saint descendit sur Marie au Cénacle, afin qu'elle commençât à exercer sur l'Eglise militante son pouvoir de Reine, jusqu'aux dernières heures de la durée de ce monde, qui pourrait énumérer toutes les occasions dans lesquelles elle a signalé et signalera son action protectrice sur l'héritage de son fils ?
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/24/index.html
HYMNE
" Nous vous appelons la Mère de notre Rédempteur et Maître, Ô Vierge belle entre toutes mais vous êtes aussi la gloire des chrétiens et leur Secours dans l'infortune.
Que les portes de l'enfer se déchaînent, que l'antique ennemi frémisse, qu'il suscite des colères contre le peuple que Dieu s'est consacré ;
Ses fureurs et sa rage ne sauraient nuire aux âmes pures qui implorent la Vierge ; car elle les couvre et les fortifie de son secours céleste.
Lorsqu'une telle protectrice daigne se déclarer pour nous, aussitôt s'arrête la fureur des guerres, et l'on voit succomber et fuir les bataillons ennemis qui s'avançaient avec fureur.
De même que s'élève sur la sainte montagne de Sion la citadelle construite avec solidité, la tour de David protégée par mille boucliers, et défendue par une vaillante garnison;
Ainsi la Vierge, que la main du Seigneur lui-même a comblée des dons célestes, écarte de son bras invincible les coups que le démon dirige contre ceux qui la servent avec ferveur.
Trinité digne de toutes nos louanges, accordez-nous de vous honorer durant les années éternelles ; agréez aujourd'hui la foi de nos cœurs, avec les cantiques que nos voix font monter vers vous.
Amen."
Les Églises font mémoire…
Anglicans : John et Charles Wesley, évangélisateurs, hymnographes
(Voir ci-dessous)
Catholiques d’occident : Grégoire VII (+1085), pape (calendrier ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (16 basabs/genbot) : Jean, évangéliste (Église copte)
Luthériens : Nikolaus Selnecker (+1592), théologien en pays saxon
Maronites : Siméon le Stylite le Jeune (+592), moine
Orthodoxes et gréco-catholiques : Siméon le Stylite le jeune, moine ;
Cyrille et Méthode, apôtres des Slaves (Église russe) (Voir ci-dessous); Nicodème (+1325), archevêque des Serbes (Église serbe) ; Christophe le Moine (+1871 ; Église géorgienne) ; Alexandre, archevêque de Charkov (+1940), martyr (Église ukrainienne)
Vieux-Catholiques : Vincent de Lérins, moine
CYRILLE (+869) moine et MÉTHODE (+885) pasteur
L’Église russe fait aujourd’hui mémoire de Cyrille et Méthode, apôtres des slaves. Frères originaires de Thessalonique, Cyrille et Méthode embrassèrent la vie monastique dans un monastère de Bithynie.
En 862, ils furent invités par le patriarche de Constantinople à évangéliser la Moravie et la Pannonie. Ils se mirent à l’œuvre en commençant par traduire les Évangiles et la liturgie en langue slave et en se servant, pour l’écrire, d’un alphabet de 38 lettres inventé par Cyrille. Le pape Hadrien II les appela alors à Rome, approuva leur œuvre de prédication et nomma Méthode archevêque de Moldavie et Pannonie.
Cyrille mourut à Rome le 14 février 869. Méthode continua son apostolat, subissant la forte pression des populations germaniques qui essayaient d’étendre leur domination sur les territoires orientaux et s’opposaient à l’usage de la langue slave dans la liturgie ; mais il ne se découragea jamais, même s’il dut, à un certain moment, exercer son apostolat presque en secret. Il mourut en 885.
En 1976, le corps de Cyrille, qui avait été enseveli à Rome, fut rendu à sa ville natale, Thessalonique, et, en 1980, Cyrille et Méthode ont été proclamés patrons de l’Europe par l’Église catholique, avec Benoît de Nurcie.
Lecture
A Venise, des évêques, des prêtres et des moines s’étaient rassemblés contre Cyrille, disant : « …nous ne connaissons que trois langues qui permettent de louer Dieu dans les livres, l’hébreu, le grec et le latin. » Mais le Philosophe répondit : « N’avez-vous pas honte de ne fixer que trois langues et d’ordonner ainsi que tous les autres peuples et les autres nations restent aveugles et sourds ?
Je rends grâces à Dieu de parler plus de langues que vous tous, mais dans l’Église je préfère prononcer cinq paroles qui expriment ce que je pense pour instruire aussi les autres, plutôt que dix-mille en une langue qui leur soit inconnue.
Frères, toute langue doit confesser que Jésus Christ est le Seigneur à la gloire de Dieu le Père »
(
Vie de Cyrille 16).
JOHN ( +1791) et CHARLES (+1788) WESLEY prêtres et hymnographes
L’Église d’Angleterre fait mémoire en ce jour des frères John et Charles Wesley, qui ont introduit le méthodisme dans les terres anglaises au XVIII è siècle.
Fils d’un ecclésiastique anglican, John suivit les traces de son père, recevant lui aussi l’ordination presbytérale et partant comme missionnaire dans la colonie anglaise de Géorgie. L’échec de sa mission lui fut néanmoins utile pour mettre au point la méthode qu’il adoptera ensuite pour la réforme spirituelle de l’Église, à laquelle il se dévouera corps et âme.
Suite à une forte expérience religieuse, en effet, qu’il fera plus tard remonter au 24 mai 1738, John Wesley entreprit ses missions itinérantes. Il fonda de nombreuses petites communautés de simples chrétiens, désireux de vivre radicalement l’Évangile à partir de l’écoute priante des Écritures et de la participation à la liturgie ; dans les cénacles wesleyens, on soulignait fort la dimension communautaire et un grand don de soi au service des plus pauvres. Une spiritualité et une théologie équilibrées sont sans doute le secret du succès que le mouvement méthodiste connaîtra durant des siècles et dans le monde entier.
A côté de John, il y eut toujours son frère Charles, qui transformera l’expérience de l’amour de Dieu vécue dans les communautés méthodistes en une immense production d’hymnes, parmi les plus belles et les plus bibliques de la liturgie occidentale.
Tout au long de leur vie, John et Charles Wesley ont désiré demeurer fidèles à l’Église d’Angleterre. Toutefois, au nombre des décisions qu’ils ont prises, il en est plusieurs qui ont posé les bases d’une nouvelle entité ecclésiale : les Églises méthodistes.
Charles Wesley mourut en 1788, suivi trois ans plus tard par son frère John, décédé en 1791.
Lecture
Ô Voyageur inconnu que je retiens encore, mais ne vois pas, viens ;
Mes compagnons m’ont précédé sur l’autre rive et je suis demeuré seul avec toi. C’est avec toi que je veux passer toute la nuit et lutter jusqu’à l’aube.
Rends-toi à moi maintenant : faible je suis, mais dans mon désespoir je garde confiance : parle à mon cœur, des paroles de bénédiction, laisse-toi vaincre par ma pressante prière ; parle, ou jamais je ne quitterai ce lieu, et dis-moi si ton nom est Amour.
« Il est Amour, il est Amour ! », tu es mort pour moi ; j’entends ton murmure dans mon cœur. Le matin fait son irruption, toutes les ombres s’enfuient : tu es Pur Amour Universel ; c’est pour moi, pour tout homme que tes entrailles s’émeuvent ; ta nature, ton nom est Amour
(
Charles Wesley, La lutte de Jacob).
Prière
Dieu de miséricorde, qui as inspiré John et Charles Wesley, en leur donnant le zèle pour ton Évangile, accorde à tous les chrétiens leur franchise pour annoncer ta Parole et un cœur toujours prêt à goûter et chanter tes louanges. Par Jésus Christ ton Fils notre Seigneur.
Publié le 22/05/2009 à 08:53 par jubilatedeo
Saint Didier de Vienne Evêque (+ 608)
Evêque de Vienne à partir de 595, au temps où Brunehaut gouvernait l'Austrasie pour le compte de son petit-fils, roi nominal de 15 ans. Didier, soutenu par le pape saint Grégoire le Grand, s'élevait contre les moeurs et les scandales de la cour. Pour le faire taire, la reine convoqua un concile à Châlon-en-Bourgogne et y fit comparaître une certaine Justa qui se plaignit d'avoir été violée par saint Didier en présence d'un témoin, domestique de la cour royale. Les évêques de la province de Lyon déposèrent leur collègue, mais trois ans plus tard, la reine troublée par la mort des deux accusateurs, fit revenir Didier qui n'en continua pas moins à admonester la vieille criminelle qui n'arrêtait ni ses débauches ni ses tueries. Pour en finir, elle envoya des soldats qui allèrent tirer saint Didier de sa cathédrale et le tuèrent à coups de pierres. Six ans plus tard, Clotaire II fit attacher Brunehaut par un bras et une jambe derrière un cheval lancé au galop et c'est ainsi qu'à quatre-vingt ans périt la meurtrière de saint Didier.
La localité de Saint-Didier-sur-Chalaronne-01140 rappelle que ce fut là que saint Didier donna sa vie pour la vérité.
Autre biographie:
St-Didier de Vienne Originaire de la ville d’Autun, il est éduqué à l’abbaye Saint-Symphorien, qui est alors gouvernée par Saint-Germain. Il devient ensuite successivement le clerc des évêques de Vienne Saint-Numace et Saint-Philippe, avant d’accéder à la charge d’archidiacre. Très apprécié de tous, il est à son tour nommé évêque lorsque Saint-Philippe décède et il bénéficie de la protection du pape Grégoire le Grand. Cependant, impliqué malgré lui dans les terribles querelles familiale de la cour des Mérovingiens, il est assassiné sur ordre de la reine Brunehaut (+ 608)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_de_Vienne
Saint Didier de Langres Evêque (+ vers 265, ou 407 selon d’autres sources)
Martyre de saint Didier. Speculum historiale. V. de Beauvais. XIVe.
On sait peu de chose de Didier de Langres. La date même de se mort est contestée, comme est incertaine la date initiale du siège épiscopal de Langres dont il aurait été le troisième titulaire. Il semble qu'il soit très souvent confondu avec d'autres Didier: Didier d'Avignon, Didier de Vienne. Pourtant Warnahaire écrivit sa vie au début du VIIe siècle et il aurait assisté au concile de Cologne tenu vers 346.
Autre biographie:
St-Didier (Désiré) de Langres Laboureur originaire de la ville de Gênes, il devient évêque grâce à une révélation. En effet, l’évêque Saint-Juste étant décédé, les notables et les fidèles se réunissent dans l’église de Langres. Après avoir invoqué Saint-Mammès, Dieu leur fit savoir que le nouvel évêque se nommerait Desiderius. Une délégation est donc dépêchée à Rome, qui en chemin fait la rencontre d’un paysan en train de labourer son champ et qui leur dit s’appeler Desiderius. Convaincus qu’il s’agit de leur futur évêque, ils l’invitent à les suivre. Inspiré par la grâce, il se montre digne de sa charge. Cependant, au cours d’une attaque de barbares, il est sauvagement assassiné par leur chef nommé Chrocus (+ vers 265, ou 407 selon d’autres sources)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_de_Langres
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/23/index.html
Sainte Euphrosyne (+ 1173)
Cousine de l'empereur de Byzance Manuel Comnène et fille du prince Sviatoslav de Polotsk en Biélorussie, elle refusa le mariage que lui proposaient ses parents, s'enfuit chez sa tante, l'higoumène Romane, prit l'habit monastique, construisit plusieurs églises et fonda un autre monastère, où elle recevait beaucoup de fidèles venus lui demander conseil. Elle partit pour pèleriner en Terre Sainte et c'est là qu'elle rendit son âme à Dieu. Plus tard ses reliques revinrent à la Laure des Grottes de Kiev puis à Polotsk.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai23.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Euphrosyne_de_Polatsk
Saint Eutyche Abbé, et Florent, Ermite, près de Norcia (+ vers 540)
Saint Guibert de Gembloux Bénédictin à Gorze (+ 962)
Ayant hérité, à la mort de son père, du domaine de Gembloux, près de Namur, il y construisit un monastère de bénédictins et obtint pour eux, de l'empereur Othon Ier, le droit d'élever des remparts, de battre monnaie et de tenir des marchés publics. Puis il se rendit à Gorze en Lorraine, où il vécut saintement. Quelques temps avant sa mort, les moines de Gembloux, se souvenant de lui, vinrent lui demander de leur réserver sa dépouille mortelle qu'ils emportèrent en effet à Gembloux qui devint par la suite un lieu de pèlerinage célèbre durant tout le Moyen Age.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Guibert_de_Gembloux
Saint Guillaume de Rochester(+ 1201)
Boulanger originaire de Perth, en Écosse. Après une jeunesse dissolue, il se convertit et travaille comme boulanger tout en se dévouant pour les pauvres et les orphelins. Un jour qu’il se rend à la messe, il trouve un enfant abandonné aux portes de l’église. L’ayant adopté, il le nomme David et l’initie à son métier. Plusieurs années plus tard, ils effectuent ensemble un pèlerinage à Cantorbéry. Profitant d’une escale, David assassine sauvagement son père adoptif pour lui voler ses maigres biens. Quelque temps après, le corps du défunt est retrouvé par une femme atteinte de maladie mentale qui, ayant déposé une couronne de fleurs de chèvrefeuille sur la dépouille, se trouve aussitôt guérie. Ce miracle constitue le premier d’une longue série qui se produisent sur la tombe de Guillaume. Saint-Guillaume est le patron des enfants adoptés.
Il est fêté au diocèse de
Southwark dans le Royaume-Uni en mémoire de son martyre en Terre Sainte.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Southwark
Saint Jean-Baptiste de Rossi (Giovanni Battista de Rossi) Prêtre (+ 1764)
Prêtre originaire de Gênes, il exerça son ministère à Rome parmi les pauvres, les malades et les prisonniers auxquels il consacrait toutes ses ressources et le meilleur de son temps.
Saint Léonce de Rostov (+ 1077)
Natif de Kiev, il y avait appris les sciences profanes et religieuses. Puis il partit pour Constantinople où il se fit moine, avant de revenir au monastère des Grottes de Kiev. Elevé à l'épiscopat de la cité de Rostov, il s'y attacha à instruire le clergé, convertit beaucoup d'adultes autant par sa prédication que par ses miracles. L'illuminateur de la région de Rostov périt martyr des mains des païens.
Saints Lucius, Montanus et leurs compagnons, martyrs à Carthage (+ 259)
Sous l’empereur Valérien, Lucius, Montanus, Julien et Victoric furent décapités pour la religion et la foi que saint Cyprien leur avait enseignées. Avec eux sont commémorés saint Victor, prêtre, martyrisé avant eux, et saint Donatien, mort en prison.
A lire aussi: Les dernières persécutions du troisième siècle - Paul Allard 1903
http://www.mediterranee-antique.info/Rome/Allard/P3/P03.htm
Saint Mercurial Premier évêque de Forli (+ 406)
Premier évêque de Forli en Italie centrale. Il combat vigoureusement le paganisme et l’arianisme. Sa vie a donné lieu à plusieurs légendes fantaisistes.
Saint Michel (+ 826)
Michel était un humble moine qui recherchait la perfection chrétienne dans un monastère phrygien. Le patriarche de Constantinople, Taraise, le tire de son monastère pour le nommer évêque de Synade en Phrygie. Michel s'y distingue par ses qualités de conciliateur. Ce pourquoi l'empereur byzantin l'envoie en 806 comme ambassadeur à Bagdad pour y négocier la paix avec Haroun-al-Rachid qui lui remit alors un document, encore d'actualité où Haroun expose qu'on a tort de reconnaître Jésus comme un Dieu. Saint Michel, en 811, est envoyé comme conciliateur auprès de Charlemagne. Il signe avec ce dernier le traité de paix d'Aix-la-Chapelle, auquel s'associe le pape Léon III. Mais, voici qu'en 814, l'empereur byzantin Léon V ouvre à nouveau la querelle iconoclaste : les images saintes n'ont plus droit de cité dans l'empire. Leur fabrication, leur détention et leur culte sont interdits par la loi. L'esprit de conciliation ayant des limites, Michel s'associe à la protestation du patriarche Nicéphore, successeur de Taraise. L'empereur réunit au palais les principaux représentants de l'Eglise, une sorte de négociation paritaire. Au cours de cette réunion, Michel accuse l'empereur d'esprit partisan :"Ce n'est pas de l'arbitrage, c'est de la tyrannie !" s'écrie-t-il. Pour cela, il subira durant douze ans un dur exil. De sa prison, il correspond avec les principaux acteurs de la résistance en faveur des saintes images. Il meurt en exil.
Saint Paissos de Galitch (+ 1460)
Higoumène de Saint Nicolas, il s'endormit en paix après une vie paisible toute donnée à l'hésychia.
Saint Quintien (+ vers 430)
L’un des membres d’un groupe de 19 personnes martyrisées en Afrique par Huneric, le roi des Vandales ariens.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Quintien
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Pétrock (VIe s.), abbé de Patstow
Catholiques d’occident : Bède le Vénérable (+ 735/6), prêtre et docteur de l’Église ; Marie Madeleine de Pazzi (+ 1607), vierge (calendrier ambrosien) ; Désiré (VIIIe s.), évêque et martyr (calendrier mozarabe)
Coptes et Ethiopiens (15 basans/genbot) : Simon le Zélote, apôtre (Église copte)
Luthériens : Jérôme Savonarole, prédicateur de la pénitence à Florence ; Ludwig Nommensen (+ 1918), évangélisateur à Sumatra
Maronites : Michel de Synnada le Confesseur (+826), évêque
Orthodoxes et gréco-catholiques : Michel le Confesseur, métropolite de Synada
JERÔME SAVONAROLE (1452-1498) prêtre
Le 23 mai 1498, à Florence, frère Jérôme Savonarole, prêcheur dominicain, monte sur la potence ; sa dépouille sera ensuite brûlée et les cendres jetées dans l’Arno. C’est l’inéluctable épilogue d’une vie consumée par le feu dévorant de l’amour pour Dieu et pour son Règne.
Jérôme était né à Ferrare en 1452, et tout jeune homme il s’était senti appelé à dénoncer, de manière prophétique, les péchés de l’Église. Entré au couvent dominicain de Bologne, Jérôme devint un prédicateur réputé. Son constant dialogue intérieur avec son Seigneur lui laissa croire qu’il pourrait transformer, par la force de sa prédication apocalyptique, la ville de Florence, où il était devenu prieur du couvent Saint Marc.
Frère Jérôme employait des méthodes non violentes et centrées sur la persuasion, même si elles étaient d’une conformité à l’Évangile parfois douteuse ; il prêcha ainsi la conversion d’une société qui se disait chrétienne alors qu’elle était corrompue et loin de la logique du Règne.
Jérôme entra directement dans les politiques internationales de la Seigneurie de Florence, et ses opinions se révélèrent en opposition avec celles du Saint Siège. Cela le mena à être excommunié en 1497. En même temps qu’il perdait les faveurs du pape, Jérôme perdait aussi celles de sa ville, qui commença à mettre en doute ses prophéties.
Incarcéré, Savonarole tomba victime de ses propres faiblesses et, sous la torture, désavoua en grande partie son œuvre. Il fut condamné à mort comme hérétique et schismatique, même s’il n’avait jamais rien prêché, sur le plan doctrinal, de contraire à la tradition de l’Église. Désormais tout près de mourir, Jérôme composa pourtant dans sa prison d’admirables prières, où il reconnaissait sa misère, s’abandonnait à la miséricorde de Dieu et de ses frères, et demandait pardon pour ses défaillances.
Savonarole mourut avec deux de ses compagnons qui lui étaient restés fidèles, en bénissant la foule accourue pour voir le spectacle de son humiliation.
Lecture
Ô Dieu, tu es tout ce qui est en toi, toi qui es ta sagesse, ta bonté, ta puissance, le sommet de ta félicité ; parce que tu es miséricordieux, qu’es-tu d’autre si ce n’est ta miséricorde ? Et voici que la misère se tient devant toi, ô Dieu qui es miséricorde. Et toi, ma miséricorde, que vas-tu faire ? Ton œuvre certes, si tu ne le peux pas tu t ‘écartes de ta nature ? Et quelle est ton œuvre ? Supprimer la misère, relever ceux qui sont malheureux. Aie donc de moi miséricorde : Miserere mei, Deus ; supprime, ô Dieu de miséricorde, ma misère ; enlève tous mes péchés qui sont le sommet de ma misère : relève ce misérable, manifeste en moi ton œuvre, exerce ta force en moi.
« L’abîme appelle l’abîme » : l’abîme de ma misère, l’abîme de mes péchés invoque l’abîme de tes grâces. Mais l’abîme de la miséricorde est plus grand que l’abîme de la misère. C’est pourquoi l’abîme comble l’abîme, l’abîme de la miséricorde comble l’abîme de la misère : «Pitié pour moi, ô Dieu, selon ta grande miséricorde »
(
Jérôme Savonarole, Commentaire du Miserere).
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%A9r%C3%B4me_Savonarole
Publié le 21/05/2009 à 16:25 par jubilatedeo
Saint Emile Martyr à Carthage (+ v. 250)
Saint Caste et saint Emile qui après avoir faibli devant la torture ont repris courage pour affirmer leur foi devant les juges et furent brûlés.
Sainte Rita (Marguerite) da Cascia Veuve, moniale (+ 1456)

Le culte de sainte Rita est mieux attesté que sa vie. On peut cependant en reconstituer les grandes lignes. Née dans un petit village italien, elle fut l'enfant inespérée de la vieillesse. Toute jeune, elle veut se consacrer à Dieu contrairement au projet de ses parents. Elle se laisse marier à Fernandino, un homme violent dont elle a deux fils. Elle est une épouse et une mère sans reproche. Mais les querelles de clans sont féroces dans l'Italie du XVème s. Fernandino est assassiné après 18 ans de vie conjugale pendant lesquelles la douceur de Rita a peu à peu converti à la paix et à la charité le mari brutal. C'est un déchirement pour Rita, mais plus encore lorsqu'elle voit que ses deux fils, pour venger leur père, sont prêts à assassiner à leur tour. Rita supplie Dieu de les rappeler à lui plutôt que de les laisser devenir assassins. Dieu exauça sa prière. Demeurée seule, Rita s'emploie à réconcilier les clans ennemis, pardonnant aux assassins, avant d'entrer chez les Augustines de Cascia. Elle y vivra une vie mystique intense et recevra les stigmates de la Passion du Christ. A sa mort, les miracles se multiplient sur son tombeau, faisant naître un culte populaire qui se répand rapidement. Sainte Rita a reçu le titre de "sainte des causes désespérées."
Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/05/22.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rita_de_Cascia
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/22/index.html
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090522&id=4259&fd=0
http://spiritualite-chretienne.com/prieres/neuvaines/Sainte-Rita.html
http://users.skynet.be/prier/textes/PR0345.HTM
http://www.latriniteparis.com/Prier-avec-ste-Rita.html
http://maria-83.over-blog.org/article-4424740.html
http://www.santaritadacascia.org/home.asp
Saint Aigulphe (+ 835)
ou saint Ay, Août, Ayoul, Ayeul ou même Au.
Evêque de Bourges, nous ne connaissons de lui que ce qu'en écrit Théodule, évêque d'Orléans. Tout d'abord ermite, "il s'appliqua comme évêque, à remplir tous les devoirs de ce sublime ministère avec la même ardeur et la même fidélité qu'il apportait au service de Dieu dans les exercices de la solitude".
Une localité proche d'Orléans s'est placée sous sa protection : Saint Ay-45130 - en Provence Saint-Aygulf-83600.
Voir aussi l'église Saint Ayoul à Provins (77) où, vers l'an 1000, l'on découvrit miraculeusement ses reliques cachées par les moines fuyant les normands.
Saint Atton Evêque de Pistoia (+ 1143)
Abbé bénédictin de l'abbaye de Vallombreuse. Il fut nommé évêque de Pistoia en Toscane où il se donna pleinement à son ministère pastoral pour la plus grande édification de ses fidèles diocésains.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pistoia
Saint Ausone évêque d'Angoulême
Au IVe ou Ve siècle, saint Ausone, considéré comme le premier évêque de la cité. (martyrologe romain)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Ausone
Saint Basilisque (3ème s.)
Martyr qui fut arrêté avec saint Europe et saint Cléonique pour leur foi chrétienne. Leur juge les fit transférer d'Amasée à Comane, chargés de lourdes chaînes et des sandales de fer clouées dans les pieds, comme des fers de chevaux. Devant leur courage à refuser d'offrir l'encens aux idôles, ils furent décapités.
Saints Boetien et Albeu (7ème s.)
Tous deux ermites irlandais, venus dans la région de Laon en France, avec saint Algis et saint Gobain. Saint Béotien, disciple de Saint-Fursy, puis fondateur du monastère de Pierrepont, assassiné par des barbares à qui il reprochait leur vices.
Bienheureuse Humilité de Faenza (+ 1310)
Elle était originaire de Faenza en Italie. Par obéissance envers ses parents et contre son gré, elle épousa Ugolotto. Au bout de quelques années, elle obtint de lui de se séparer pour vivre d'abord comme recluse près de Faenza puis s'en alla fonder à Florence un couvent affilié à Vallombreuse. C'est là qu'elle participa à la Passion du Christ en lui offrant ses souffrances et sa vie.
Autre biographie:
Native de Daenza, en Romagne italienne, elle fut obligée d'épouser à quinze ans un jeune homme frivole du nom d'Ugoletto. Aprés neuf ans de mariage, son mari devint gravement malade. Guéri, il consentit à devenir religieux et permit à humilité de prendre le voile.
Elle vécut d'abord comme recluse prés du couvent Saint Apollinaire des bénédictins de Vallombreuse, où son mari était moine. Ensuite, à la demande du général de Vallombreuse, elle fonda et gouverna deux monastéres de bénédictines de cette congrégation.
Saint Jovan Vladimir (+ 1015)
Le prince et Saint serbe Jovan Vladimir régna sur la Dioclée de 990 à 1016; il fut reconnu comme le premier Saint serbe peu après sa mort en 1016.
Devenu roi de Dalmatie par la mort de son père, le jeune Jean-Vladimir se vit déclarer la guerre par le tsar de Bulgarie, Samuel, qui désirait s'emparer de ce petit royaume pour agrandir le sien. Saint Jean perdit la guerre et fut emmené prisonnier en pays bulgare. Chaque semaine, il recevait dans sa prison la fille de Samuel qui, pour suivre l'Evangile, venait laver les pieds des captifs. La princesse ne tarda pas à s'éprendre du vertueux et charmant roi déchu. Elle voulut l'épouser et son père consentit au mariage, rendit la Dalmatie à son gendre et les deux jeunes époux y coulèrent quelques années de bonheur. Lorsque le tsar Samuel mourut, un aventurier bogomile assassina son successeur, prit le trône et voulut s'emparer de la Dalmatie. Sous couleur d'entente à nouer, il invita saint Jean à sa cour et comme celui-ci sortait de la chapelle où il avait longuement prié, il le fit massacrer par des sicaires. Saint Jean devint très populaire dans les Balkans. Des chansons de geste célébrèrent ses mérites et ses malheurs. L'Eglise bulgare le mit au nombre des martyrs.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jovan_Vladimir
Sainte Julie Vierge et martyre en Corse (5ème s.)
ou Ghjulia. Patronne de la Corse, elle est l'une de ces jeunes carthaginoises qu'un marchand d'esclaves allait vendre en Gaule. Elle fut volée dans un port de Corse, comme une vulgaire marchandise, où le bateau relâchait. Elle demeura dans l'île, mais fidèle à sa foi, elle refusa de sacrifier aux divinités païennes. Pour cela, elle fut crucifiée. Mais d'autres récits l'accompagnent de belles légendes.
Autre biographie:
Ste-Julie Jeune fille de la noblesse carthaginoise. Lorsque la ville est prise par Genséric, le roi des Vandales, elle est capturée et vendue comme esclave à un marchand païen nommé Eusèbe. Lors d’une escale en Corse, le Gouverneur de l’île découvre qu’elle est chrétienne et lui demande de sacrifier aux idoles. Ayant refusé, elle est soumise au martyr par crucifixion (selon d’autres auteurs, Ste-Julie aurait vécu deux siècles plus tard et aurait été assassinée par des brigands sarrasins) (Ve siècle) Elle est la patronne de la Corse.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Julie
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090522&id=4254&fd=0
Saint Laurent Ngon (+ 1862)
Martyr à An-Xa au
Tonkin. Ce bon père de famille était paysan et refusa d'apostasier, voulant rester fidèle à Jésus-Christ.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tonkin
Voir aussi saint Domenico Ngon, sur le martyrologe du Vatican.
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_academies/cult-martyrum/martiri/009.html#maggio
Saint Loup évêque de Limoges (+ 632)
Ses reliques sont conservées dans l'Eglise Saint Michel des lions à Limoges.
Voir les débuts du christianisme en Limousin
http://www.limoges-catholique.fr/index.php?page=accueil
et les ostensions sur le site Internet du diocèse de Limoges.
http://www.limoges-catholique.fr/index.php?page=article_liste&id=5&type=article
Autre biographie:
St-Loup Prêtre et gardien du tombeau de Saint-Martial, sa renommée de sainteté étant parvenue aux oreilles du roi Clotaire, ce dernier lui demande d'intercéder pour obtenir la guérison du prince gravement malade. Les prières de Saint-Loup ayant été entendues, le prince recouvre la santé. Il est ensuite nommé évêque de Limoges et il fait partie des évêques qui accordent leur signature à Saint-Éloi pour la fondation de l’abbaye de Solignac (+ 640)
Bienheureux Matthieu d'Arima Martyr à Nagasaki (+ 1620)
Catéchiste martyr à Nagasaki au Japon lors de la grande persécution qui plongea l'Eglise catholique dans le silence des catacombes.
Saint Paul du Péloponèse (+ 1818)
Il était savetier à Patras en Grèce. Afin de pouvoir se divertir librement avec deux de ses amis de Tripolis, il quitta la foi chrétienne et fit semblant de devenir turc. Mais sa conscience blessée lui fit réaliser son péché et il partit pour le Mont-Athos au monastère de Saint Pantéleimon. Malgré les conseils de son père spirituel, il voulut offrir sa vie dans un martyre réparateur de ses fautes. Alors, il se rendit à Tripolis, confessa sa foi retrouvée et fut condamné à être décapité par trois coups de sabre.
Sainte Quitterie (5ème s.)
Statue de Sainte Quitterie de l'église de Châlus (Haute-Vienne, France)
Sainte Quitterie est honorée tout spécialement à Aire sur Adour. Saint Grégoire de Tours parle d'elle. Un monastère lui lui est dédié en 1093 à Aire sur Adour. Princesse wisigothe catholique, fille d'un prince de Galice en Espagne, elle avait été baptisée à l'insu de ses parents. En secret aussi, elle avait fait vœu de virginité. À 13 ans, ne voulant pas épouser un prince non chrétien, elle s'enfuit de chez elle. Un roi arien la fit jeter en prison. Elle préféra perdre la vie que de renoncer à sa foi. Elle aurait été décapitée le 22 mai 478. Elle est connue du Portugal, à la Belgique et à l'Allemagne. Les Chemins de Saint Jacques propagent son renom et son prénom de l'Angleterre à l'Espagne. Comme Quitterie, nombre de jeunes filles ont préféré sacrifier leur vie plutôt que perdre leur foi et leur virginité consacrée à Dieu, Amour suprême.
Son culte est resté populaire en Espagne et dans le midi de la France où de nombreuses églises lui sont dédiées mais seule la légende nous dit sa personnalité.
A lire aussi: "Jeune sainte gothe de puissant lignage, plongée dans l’époque troublée de la fin de l’empire romain, elle connaît les derniers empereurs. 'Princesse sage' du monde victorieux des Goths installés en Gaule et en Espagne, elle ne partage pas la splendeur de ses pairs hérétiques. Elle reçoit, le 22 mai 478, le martyre que réserve aux Catholiques le puissant roi goth, Euric, à Aire-sur-l’Adour. Inhumée dans un magnifique tombeau, elle est la sainte de tous les opprimés, prisonniers de chaînes physiques ou morales. Elle incarne le courage et l’espérance de l’Église persécutée. Et pour chacun, et pour tous, elle ouvre la voie lumineuse de tous les renouveaux."
Quitterie, sainte et gothe, Renée Mussot-Goulard, éditions de Paris.
http://www.editions-de-paris.com/article.php3?id_article=217
"Chaque fois que j'accepte au lieu de les subir, les petits renoncements quotidiens; chaque fois que je m'efforce de transformer ma mauvaise humeur en sourire, c'est la Résurrection qui entre dans ma vie".
Voir aussi:
http://marestaing.free.fr/quitterie/acces_rubriques/legende_quitterie.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Quitterie
Saint Romain (6ème s.)
Abbé, qui anima une communauté monastique dans l'Auxerrois et dont la réputation dépassa les murs du monastère : Saint Romain le Preux-89116.
Saint Romain de Subiaco (+ 560)
Saint Benoît avait décidé de gagner le désert; un certain moine, du nom de Romain, le découvrit.
Romain accorda son aide à Benoît, lui donnant l’habit de sainte vie et lui rendit tous les services qu’il était en droit de lui rendre.
Ce Romain vivait non loin de là dans un monastère sous la règle du Père Adéodat...
d'après "de la vie et des miracles du saint abbé Benoît"
(abbaye Saint-Benoît-du-Lac, Québec, Canada)
http://www.st-benoit-du-lac.com/benoit/viedestbenoit/viestbenoit01.html
Les Églises font mémoire…
Coptes et Ethiopiens (14 basans/genbot) : Pacôme, père de la vie cénobitique (Église copte)
Luthériens : Marion von Klot (+ 1919) , témoin jusqu’au sang en Lettonie
Maronites : Rita de Cascia (+ 1457)
Orthodoxes et gréco-catholiques : Basiliscus de Comanes (+ env. 308), martyr ; Translation des reliques de Nicolas à Bari (1089 ; Église russe). Mémoire du Saint SECOND CONCILE OECUMENIQUE, réuni à CONSTANTINOPLE en 381:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsmai/mai22.html