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Nom du blog :
jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
24.11.2009

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Les saints du jour (mercredi 30 septembre)

Publié le 29/09/2009 à 18:08 par jubilatedeo
Saint Jérôme Père et docteur de l'Eglise (+ 420)

Docteur de l'Eglise. Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment ? A la recherche de sa vocation, il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie : un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Ecritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action. Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs : un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui. A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses "dames" le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère. Il a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin "la Vulgate" sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. On le plaint d'avoir été irascible et vindicatif. On l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu. Saint-Jérôme est le patron des archéologues, des archivistes, des libraires, des écoliers, des étudiants et des traducteurs.

A lire: lors de la catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du 7 novembre 2007 l'évocation de saint Jérôme (né vers 347), qui "mit la Bible au coeur de son existence et en réalisa une traduction latine. Il la commenta dans ses écrits mais surtout s'appliqua à la vivre quotidiennement".
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20071107_fr.html
Autre biographie:
En 420, Jérôme, père de l’Église et moine, meurt à Béthléem.
Jérôme est né en Dalmatie dans les années ’40 du IVe siècle. Il se rendit à Rome pour y étudier les classiques latins. Dans la capitale de l’Empire, il connut la vie ascétique de l’Occident, puis il retourna en Orient pour y découvrir la tradition monastique du désert syriaque. Arrivé à Antioche, il fut ordonné prêtre, malgré lui, par l’évêque Paulin.
De retour à Rome, Jérôme fonda sur l’Aventin un lieu de prière que fréquentaient les « dames » de l’aristocratie romaine, parmi lesquelles Marcelle, Paule et Eustochium le suivirent en Palestine en 385. C’est à Rome que Jérôme acquit un profond amour des Écritures, qui ne le quittera plus jusqu’à la mort.
Caractère passionné, il sut nouer des amitiés fortes, avec Rufin d’Aquilée entre autres, mais elles ne tardèrent pas à se muer en oppositions tout aussi profondes quand des questions de principe s’interposèrent entre ses interlocuteurs et lui.
A la mort du pape Damase, déçu par bon nombre de ceux qu’il avait aimés jusqu’alors, Jérôme laissa tout et repartit pour l’Orient, à Bethléem, où il fonda un monastère d’hommes et un autre de femmes ; il s’adonna là à la traduction et au commentaire des livres de l’Écriture. C’est à lui qu’on doit la Vulgate, texte latin de la Bible qui fut adopté dans tout l’Occident.
Mais il ne trouva pas la paix, pas même dans la vie monastique, puisqu’en raison de sa connaissance des Écritures alors inégalable, il fut impliqué dans les grandes controverses théologiques de son temps.
Dans ses écrits, et en particulier dans sa vaste correspondance, Jérôme a laissé à l’Église un monumental trésor d’enseignements et d’intuitions sur la vie chrétienne et sur l’ascèse monastique ; c’est à juste titre qu’on le considère comme l’un des plus grands docteurs de l’Église indivise.

Lecture

Alors, dis-moi, frère très cher : vivre au milieu de ces Livres sacrés, les méditer sans cesse, ne rien connaître ni chercher en dehors d’eux, n’est-ce pas déjà, dès ici-bas, habiter le royaume des cieux ? Et ne sois pas heurté, dans les Saintes Écritures, par la simplicité, voire la rudesse du langage, que ce soit par la faute des traducteurs ou même à dessein. Toujours elles se présentent de telle façon que le premier auditoire venu peut trouver à s’y instruire et que, dans une seule et même phrase, le savant et l’ignorant découvrent des sens insoupçonnés.
Quant à moi, je ne suis pas si superficiel et stupide pour me faire passer pour quelqu’un qui connaît tous ces sens cachés, ou qui veut cueillir dès cette terre les fruits de ces textes qui ont leurs racines dans les cieux. J’avoue pourtant que j’en nourris le désir et que je souhaite même m’engager de toutes mes forces à couvrir le chemin qui me conduira vers un tel but.
(Jérôme, Lettre 53)

Prière

Dieu qui as donné à saint Jérôme de goûter la Sainte Écriture et d’en vivre intensément, fais que ton peuple soit davantage nourri de ta Parole et trouve en elle une source de vie.

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/30/index.html
http://www.magnificat.ca/cal/fran/09-30.htm#jerome
http://missel.free.fr/Sanctoral/09/30.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_J%C3%A9r%C3%B4me
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/jerome/index.htm
http://jesusmarie.free.fr/jerome.html



Saint Ambert (Ansbert) (VIe siècle)
Co-fondateur (avec Saint-Léotade) du monastère de Moissac, dans le Quercy, sous le règne et avec l’aide du roi Dagobert. Selon certains auteurs, il aurait été abbé du monastère, mais cette information est sujette à caution (VIe siècle) Saint-Ansbert de Moissac est souvent confondu avec Saint-Ansbert de Rouen (dont la fête est fixée au 9 février)



Saint Aristakes (4ème s.)
et ses successeurs. Pendant près d'un siècle, les successeurs de saint Grégoire à la tête de l'Eglise apostolique arménienne (catholicos) furent aussi ses descendants, le célibat n'étant pas imposé alors à aucun degré de la hiérarchie. Le fils cadet de saint Grégoire l'illuminateur, Aristakès, participa à l'oeuvre missionnaire de son père et nous le trouvons parmi les Pères du concile de Nicée en 325. Il fut assassiné par Archelaos, gouverneur de Sophrène, à qui il reprochait sa vie dissolue. Saint Varthanès, également fils de saint Grégoire lui succéda et échappa de peu à une tentative d'assassinat. Saint Houssik, fils de saint Varthanès, après avoir mené la vie monastique, devint à son tour catholicos en 342. Reprochant au roi Tiran les désordres de la cour, persistance tenace des moeurs païennes, il fut arrêté et bastonné jusqu'à la mort. Saint Nersès, petit-fils de saint Houssik, formé lui aussi à Césarée de Cappadoce, réunit le premier concile national arménien à Achtichat. Il organisa des établissement de bienfaisance, des léproseries, fonda des monastères et des centres de formation pour l'éducation ecclésiastique, et réglementa le mariage et la vie conjugale, encore très païenne. Mais ses relations avec le roi se dégradèrent au point qu'il fut empoisonné par lui au cours d'un festin. Saint Sahak, fils de saint Nersès, inspira à saint Mesrop la création d'un alphabet et d'une écriture arménienne, libérant ainsi l'Eglise arménienne de la culture étrangère et ouvrant la voie à une culture arménienne riche et originale.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aristac%C3%A8s_Ier



Saint Conrad d'Urach Abbé de Citeaux, cardinal-légat en Allemagne (+ 1227)
Abandonnant la riche prébende de chanoine qu'il avait en Allemagne, il se fit moine à Villers en Belgique et devint abbé de Clairvaux en 1214, supérieur de Cîteaux en 1217. Promu cardinal deux ans plus tard, il remplit d'importantes missions en divers pays et fut chargé de prêcher la sixième croisade en 1224 à travers l'Allemagne. Il ne lui manquait plus que d'être pape, mais il refusa à la mort d'Honorius III. Quelques mois plus tard, il mourut à Rome en disant :" Que ne suis-je resté moine à Villers, faisant chaque semaine la vaisselle à la cuisine !" Les historiens rapportent cet épisode significatif de sa spiritualité : alors qu'il qu'il était légat du Saint Siège en Languedoc, il entendit un curé qui se plaignait de ce que les Dominicains venaient confesser dans sa paroisse. Il lui demanda :"Combien avez-vous de paroissiens ? - neuf mille lui répondit le curé - Homme téméraire déclara Conrad, au jugement de Dieu vous aurez à rendre compte de toutes ces âmes. Ne vous plaignez pas que les Pères vous allègent le fardeau."



Bienheureuse Félicia Meda clarisse (+ 1446)
Elle naquit à Milan. Encouragée par l'exemple d'un de ses frères et de l'une de ses soeurs, elle se consacre au Seigneur, clarisse dans le monastère de Sainte-Ursule à Milan, dont elle viendra l'abbesse en 1425. En 1439, sur les conseils de saint Bernardin de Sienne, elle devient abbesse des Clarisses du Corpus Domini de Pesaro, dans les Marches. Elle y vécut une vie religieuse austère, dans le jeûne et la prière. Atteinte d'une grave maladie, elle meurt quatre ans plus tard, dans la sérénité de la foi et de l'espérance. Son culte fut approuvé en 1812.



Bienheureux Frédéric Albert
Fondateur de la congrégation des sœurs Vincentiennes de Marie Immaculée (+ 1876)
Il naît à Turin (Italie) en 1820 dans une famille de militaires au service de la maison de Savoie qui gouverne alors le Piémont. Il pense d'abord à devenir soldat, puis il s'oriente vers le sacerdoce, attiré par la figure emblématique du bienheureux Sébastien Valfré considéré comme le père du clergé de Turin au 18ème siècle. Ordonné en 1843, il est nommé à la cour de Savoie, estimé pour sa prédication et sa direction spirituelle, mais il s'occupe aussi des pauvres fort nombreux à l'époque. Il est l'ami de Saint Jean Bosco et reste fidèle au pape Pie IX et à son évêque exilé mais il n'hésite pas à suggérer des solutions pour aplanir les difficultés. Nommé curé à Lanzo, il restera jusqu'à sa mort. C'est alors que sa charité pastorale se manifeste pleinement. Il est en dialogue constant avec toutes les catégories de personnes, surtout celles en difficulté morale. Il refuse d'être nommé évêque de Pinerolo et obtient de ne pas l'être pour continuer à se consacrer à Lanzo. Il fonde un orphelinat et la Congrégation des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul de l’Immaculée Conception. En travaillant à repeindre la voûte d'une chapelle, il tombe du haut des échafaudages et meurt après deux jours d'agonie, à l'âge de 56 ans.
Béatifié le 30 septembre 1984 à Rome par Jean Paul II
Dans son homélie de béatification, Jean-Paul II déclare: "Son esprit de foi et son obéissance sans réserve au Pape et à l'évêque, sa charité sacerdotale firent de lui un élément d'équilibre parmi les membres du clergé et un pasteur zélé particulièrement attentif aux jeunes et aux pauvres. En le considérant, on se rend compte de manière évidente qu'il est possible de répondre aux exigences concrètes de l'homme, précisément parce qu'on est un fidèle serviteur du Christ et de l'Eglise."



Saint Grégoire l'Illuminateur Apôtre de l'Arménie (+ v. 325)

Confesseur et évêque.
Il est le véritable fondateur de l'Eglise arménienne, même si une tradition sérieuse fait remonter les premières communautés chrétiennes à l'époque apostolique. Ce qui s'appuie sur le fait que les soldats romains envahirent le pays et que les marchands furent aussi les "transporteurs de la foi", comme les lettres de saint Paul nous le disent pour ses amis, fabricants de tentes à Corinthe.
La tradition primitive et constante de cette église reconnaît pour premiers fondateurs les apôtres Saint Thaddée et saint Barthélémy, qu’elle nomme, par antonomase, les Premiers Illuminateurs de l’Arménie.
Saint Grégoire était de la famille royale de Tiridate III. Découvert comme chrétien, il connut d'abord près de quinze ans de cachot, mais à la suite d'une maladie du roi, il revint en grâce auprès du souverain, le convertit et c'est ainsi que l'Arménie fut la première nation à donner la paix à l'Eglise et même à reconnaître le christianisme comme religion d'Etat, 75 ans avant l'empire romain.
Sacré évêque par le métropolite de Cappadoce, il sut instruire les prêtres idolâtres pour les conduire au sacerdoce chrétien.
Afin d'assurer la vie de l'Eglise, il consacra évêque son fils Aristakès.
L’Eglise Apostolique Arménienne lui a consacré trois fêtes, celle de son supplice et de son entrée dans le cachot, celle de la sortie du cachot profond et celle de la découverte des Reliques de Saint Grégoire l'Illuminateur, le samedi avant le 4e dimanche après la Pentecôte.

«La conversion de l'Arménie, qui a eu lieu au début du IV siècle et qui est traditionnellement située en l'an 301, donna à vos ancêtres la conscience d'être le premier peuple officiellement chrétien, bien avant que le christianisme ne soit reconnu comme religion de l'empire romain»
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-ii_apl_20010217_battesimo-armenia_fr.html

Jean-Paul II : lettre apostolique du Saint Père à l'occasion du 1700e anniversaire du baptême du peuple arménien.

Lecture

Celui que nul ne peut connaître est venu dans la chair et c’est dans la chair qu’il fut touché et connu ; il a pris librement sur lui toutes les souffrances de la chair et il en a souffert quand il s’est humilié pour se placer au milieu d’étrangers. Et sans y être contraint, mais de sa propre volonté libre, il a tout supporté selon qu’il a été écrit : « J’ai le pouvoir de déposer ma vie selon mon bon plaisir, pour la reprendre de nouveau ».
Il est né d’une vierge et de son plein gré il a accompli la volonté de celui qui l’avait envoyé. Il dit en effet : « Je suis venu pour faire la volonté de mon Père », comme pour montrer l’unique, indissoluble et indivisible unité qui règne entre eux.
(Les enseignements de saint Grégoire)

Prière

Toi qui es sorti comme le soleil par la vocation que tu as reçue du Christ et qui as illuminé notre terre d’Arménie en lui faisant connaître le Seigneur Dieu, saint Grégoire, intercède inlassablement pour nos âmes

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_l%27Illuminateur
http://www.maison-russie.fr/invites/icone/saints_fetes/textes/gregoire.html
http://www.netarmenie.com/religion/eglise/eglise.php
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept30.html



Bienheureux Guillaume de Bruxelles (+ 1236)
Abbé de l'abbaye cistercienne de Villiers en Brabant au diocèse de Namur, puis abbé de Clairvaux. Il mourut en Allemagne après avoir été emprisonné par l'empereur Frédéric qui lui reprochait sa fidélité à l'Eglise romaine.



Saint Honorius Cinquième archevêque de Cantorbéry (+ 653)
Disciple de saint Augustin de Cantorbéry, missionnaire des Anglo-saxons, il était romain de naissance. Saint Grégoire le Grand l'associa au groupe de saint Augustin à qui il succéda dans la charge épiscopale.



Saint Ismeon évêque (+ 1120)
ou Ismidon.
Evêque de Die dans l'actuel diocèse de Valence. Il ne reste que quelques souvenirs de son long épiscopat, mais l'imagination des biographes remplaça facilement les documents perdus à travers les siècles.
Homme pacifique et généreux, qui, poussé par un ardent amour des lieux saints, fit deux fois le pèlerinage de Jérusalem. "Fidèle à ses devoirs, sage dans ses jugements, discret dans ses conseils, prompt à secourir, tel nous apparaît saint Ismidon", disent de lui les "actes" de sa vie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Die



Bienheureux Jean-Nicolas Cordier prêtre et martyr (+ 1794)
Ancien jésuite, à cause de la suppression de la Compagnie, il exerça le ministère sacerdotal dans le pays de Verdun et, sous la Révolution française, refusant la Constitution civile du clergé, il fut déporté sur l’île Madame, dans la baie devant le port de Rochefort. Il y connut des conditions inhumaines, privé de son bréviaire et du bâton qui lui était nécessaire, raillé et malmené par ses geôliers. Il mourut à l’âge de quatre-vingt-cinq ans.
Béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II.
Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort (diocèse de Sens-Auxerre)
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Les-bienheureux-martyrs-des.html
Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d'août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres déportés
(diocèse de La Rochelle)
http://www.catholique-larochelle.cef.fr/Ile-Madame,246

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pontons_de_Rochefort



Saints Léopard et Ours Martyrs à Soleure, en Suisse (4ème s.)
qui reçurent le même jour la couronne du martyre, le premier, officier de la maison de Julien l'Apostat, à Rome et le second à Soleure, en Suisse.



Saint Léry (+ vers le VIIe siècle)

l’église de Saint-Léry

Ancien disciple de Saint-Méen, il séjourne quelque temps à la cour du roi Judicaël. Ce dernier lui octroie ensuite des terres pour fonder un monastère près de Mauron (Morbihan), au légendaire Pays de Brocéliande, et dont il devient l’abbé.

Voir aussi:
http://www.cc-mauron-broceliande.com/page12.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-L%C3%A9ry



Saint Michel de Kiev (+ 992)
Premier métropolite de Kiev et de toute la Russie, il dirigea la jeune Eglise russe à l'époque du saint prince Vladimir qu'il avait baptisé avec toute sa famille. Il était grec et fut envoyé à Kiev par le patriarche de Constantinople. Son oeuvre fut immense et difficile. C'était un pasteur plein de zèle apostolique qui porta l'Evangile jusqu'à Novgorod et Rostov-Veliki. C'était aussi un sage conseiller du prince dans les affaires de l'Etat.



Saint Simon (+ 1082)
Originaire de Crépy-en-Valois, il fut élevé à la cour de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie. Il hérita de son père, Raoul de Péronne, les comtés du Valois, d'Amiens, de Montdidier et plusieurs autres possessions en Champagne ce qui portait ombrage au roi de France, Philippe Ier. Une guerre s'en suivit. Simon avait vingt ans et pendant trois années tint tête au roi de France. Les troupes de Philippe ravageaient le Valois, les troupes de Simon dévastaient les terres royales. Sur les conseils du pape Grégoire VII, il renonça à cette guerre, épousa la fille du comte d'Auvergne. Plus tard, en accord avec elle, il remit ses domaines à sa soeur, comtesse de Vermandois, et les deux époux entrèrent chacun dans la vie religieuse. Moine de Saint Oyend, dans le Jura, actuellement Saint Claude, il partit en pèlerinage en Terre Sainte, puis à Rome. Et c'est là, devant la Confession de Saint Pierre (*) qu'il fut atteint de la maladie qui le conduisit à la mort. Il reçut les sacrements de l'Eglise de la main même du pape Grégoire VII. Saint Simon de Crépy-en-Valois avait à peine 32 ans.

(*) Le célèbre autel monumental de la basilique se situe à l’aplomb de cette sépulture appelée "confession de saint Pierre". Le mot "confession" fait référence à la mort violente par laquelle l’apôtre a confessé - c’est-à-dire manifesté explicitement - son attachement au Christ. L’autel de la confession représente un lieu hautement significatif pour le ministère pontifical.
http://www.cef.fr/catho/actus/dossiers/2005/benoit_xvi/inauguration_pontificat.php



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Jérôme, traducteur des Écritures, pédagogue de la foi

Catholiques d’occident : Jérôme, prêtre et docteur de l’Église

Coptes et Éthiopiens (20 tut/maskaram) : Théopiste ( ?), recluse (Église copte-orthodoxe)

Luthériens : Jérôme, père de l’Église à Béthléem

Maronites : Grégoire, évêque d’Arménie, confesseur ; Fiançailles de Marie et Joseph

Orthodoxes et gréco-catholiques : Grégoire de la Grande Arménie, hiéro-martyr

Syro-orientaux : Jérôme, docteur de l’Église (Église malabar)



Les saints du jour (mardi 29 septembre)

Publié le 29/09/2009 à 10:24 par jubilatedeo
Les saints du jour (mardi 29 septembre)
BOTTICINI FRANCESCO / The Three Archangels With Tobias

Saint Michel, Saint Gabriel et saint Raphaël, Saints Archanges
Saint Michel, Saint Gabriel et saint Raphaël. Les anges, serviteurs et envoyés de Dieu, sont très présents dans la Bible, depuis celui qui réconforte Agar au désert (livre de la Genèse 16. 7) jusqu'à celui qui mesure la Jérusalem céleste (Apocalypse 21. 17). Parmi eux, trois sont particulièrement personnifiés. Ce sont des archanges, comme des chefs des anges, selon les termes de saint Paul (1ère Thessaloniciens 4. 16) et de Jude (Jude ch. 9). Michel, ("qui est comme Dieu?") est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12. 7 à 9). Gabriel ("Force de Dieu") est le messager par excellence (Luc 1. 19 et suivants). Raphaël ("Dieu a guéri") accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu. La littérature apocryphe a abondamment brodé sur ces trois personnages.
"Trois ou sept?"
"La tradition catholique ne connaît que trois archanges par leur nom. La Bible en évoque sept. Au livre de Tobie, Raphaël dit de lui-même: "Je suis l'un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur". La vision de Zacharie complète le livre de Tobie en parlant de "sept-là qui sont les yeux de Yahvé et qui vont par toute la terre". ( Les yeux sont alors symboles de l'omniscience et de la vigilance divines.)
Si les livres de la Bible ne parlent pas des quatre compagnons anonymes de Michel, Gabriel et Raphaël, les écrits apocryphes n'épousent pas leur silence. Avec fantaisie, ils nomment ceux qui étaient appelés à rester dans l'ombre de leur Créateur, si on peut parler d'ombre dans le monde de la Gloire céleste.
Par sa discrétion à la suite des livres bibliques, l'Eglise a préféré suggérer que le mystère de l'Invisible n'est pas épuisé et que le Paradis nous réserve de nouvelles connaissances."
(source: diocèse de Coutances)
http://catholique-coutances.cef.fr/communication/stmichel/stmichel4.php

Saint-Gabriel est le patron des ambassadeurs argentins, des professionnels du secteur de la télédiffusion (radio, télévision), des professionnels du secteur des communications (téléphonistes, messagers, etc.), des diplomates, des philatélistes, des services postaux et des professionnels de ce secteur.
Archange, dont le nom signifie « Dieu est force ». Il est le messager de Dieu. Il serait apparu à trois reprises : au prophète Daniel, à Zacharie pour lui annoncer la naissance d’un fils (Saint-Jean le Baptiste), et à Marie pour lui annoncer qu’elle deviendrait la mère du Sauveur.


Les patronages de l’archange Saint-Michel sont très nombreux. Il est notamment le patron des ambulanciers, des artistes, des banquiers, des navigateurs, des urgentistes, des radiologistes et des techniciens en radiologie, des épiciers, des chapeliers, des parachutistes, des officiers de police, des gardiens de sécurité, des personnes malades et de nombreuses villes et/ou régions en Asie, en Europe et aux Amériques. Il est invoqué pour lutter contre la tentation et pour faire cesser les tempêtes en mer.
Archange, dont le nom signifie « qui est comme Dieu ». Chef de l'armée de Dieu pendant la révolte de Lucifer, il est celui qui a terrassé le dragon personnifiant le diable. Considéré comme l’intermédiaire entre Dieu et les hommes, il est depuis très longtemps vénéré dans toute la chrétienté puisque c’est lui qui est en charge de conduire au Paradis les âmes qui sont aptes à y être admises. En occident, son culte repose principalement sur trois apparitions : la première au berger Gargan, qui est à l’origine de la légende du Mont Gargano, la seconde à Saint-Aubert, l’évêque d’Avranches, et qui a donné lieu à la fondation de la célèbre abbaye du Mont-Saint-Michel, et la troisième à Sainte-Jeanne-d’Arc, à qui il aurait confié la mission de chasser les Anglais hors de France.

Saint-Raphael est le patron des personnes aveugles et/ou malades, des médecins, des pharmaciens, des amoureux, des bergers, des voyageurs et des jeunes. Il est invoqué pour ne pas faire de cauchemars et pour la guérison des maladies des yeux.
Archange, dont le nom signifie « Dieu qui guérit ». Il aurait rendu la vue au père de Tobie et aurait favorisé son mariage avec Sara.

Autre biographie:
LES ANGES, MESSAGERS DU SEIGNEUR
Aujourd’hui, les Églises d’Occident célèbrent les anges et messagers du Seigneur.
Dans toute la tradition biblique, que résume la Lettre aux Hébreux, les anges « sont des esprits envoyés par Dieu en service pour le bien de ceux qui doivent recevoir le salut en héritage » (He 1,14). C’est à eux, dans la première Alliance comme dans le nouvelle, que Dieu confie la charge de transmettre sa volonté au peuple d’Israël et aux hommes qu’il a choisis d’avance pour une mission particulière.
Sans doute, Paul le rappelle, « il n’y a qu’un seul Dieu, qu’un seul médiateur aussi entre Dieu et les hommes, un homme : Jésus Christ » (1Tm 2,5) ; mais les Églises chrétiennes ont dès le début reconnu aux messagers de Dieu un rôle dans l’économie du Verbe : dans le Nouveau Testament, c’est aux anges qu’est confiée la charge d’annoncer l’incarnation du Fils de Dieu, d’ en être les gardiens sur son chemin terrestre, de proclamer la résurrection, d’en expliquer l’ascension, d’être les choriphées de son retour en gloire.
Si l’on se rapporte aux anciens textes eucharistiques d’Orient et d’Occident, les messagers de Dieu célèbrent en présence du Seigneur une liturgie céleste ininterrompue, à laquelle la liturgie de l’Église sur la terre ne fait qu’unir sa voix pour proclamer Dieu trois fois Saint.
Les interrogations que le monde actuel pose à la foi ont fait surgir des divergences de compréhension entre les diverses confessions chrétiennes ; un approfondissement reste encore en attente concernant le rôle que les esprits angéliques revêtent dans le temps de l’Église, pour veiller sur elle et sur chacun des croyants.

Lecture

La médiation n’est plus substantiellement nécessaire, là où le Fils a le Père auprès de lui et qu’il demeure dans le sein du Père et agit selon sa façon de voir le Père, de l’écouter, de le toucher, en raison du pouvoir qu’il a reçu de son Père, sans intermédiaire. Et pourtant les anges ne peuvent pas être absents, en premier lieu parce qu’il font partie de la gloire céleste du Fils de l’homme, mais en second lieu et surtout parce qu’ils doivent rendre visible le caractère social du royaume des cieux, où le cosmos doit être transfiguré. Il ne faut pas que naisse l’impression que le royaume que le Fils est venu instaurer et qu’il incarne sans aucun doute dans sa totalité (comme autobasileia), est un lieu solitaire dans l’absolu. Bien plutôt, ce lieu en Dieu, où doivent être conduits les rachetés de la terre, est dès l’origine « la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste », avec ses innombrables légions d’anges, la communauté en fête des premiers-nés.
(Hans Urs von Balthasar, La Gloire)

Prière

Dans ta sagesse admirable, Seigneur, tu assignes leurs fonctions aux anges et aux hommes ; fais que nous soyons protégés sur cette terre par ceux qui dans le ciel servent toujours devant ta face.

L’archange saint Michel

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/29/index.html
http://missel.free.fr/Sanctoral/09/29.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_(archange)
http://lesbonsanges.free.fr/
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/10/24/index.html



Saint Alaric (+ 973)
Moine à Einsiedeln dans le canton de Schwitz, où il était un portier accueillant et charitable, il se retira solitaire sur une île du lac de Zürich. Malgré son désir, cette solitude connut beaucoup de visiteurs qui venaient entendre ses enseignements.



Saint Bouin (+ 570)
Originaire de la région de Troyes en Champagne, nous savons seulement qu'il passa la majeure partie de sa vie dans une solitude du pays d'Othe. Grandes furent ses austérités que nous connaissons par les visiteurs qui venaient lui demander conseil et par les villageois de qui il recevait sa subsistance, la redonnant souvent à plus pauvre que lui.



Bienheureux Charles de Blois Duc de Bretagne (+ 1364)

Duc de Bretagne et comte de Limoges, il fut célèbre par sa piété dont il n'interrompit jamais les exercices, même sur les champs de bataille. Fait prisonnier, il endura neuf années d'emprisonnement dans la Tour de Londres. Il périt à Auray lors de la guerre de succession de la Bretagne.

Charles de Blois fait prisonnier au cours de la bataille de la Roche-Derrien

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Blois



Saint Cyprien d'Oustioug (+ 1276)
Il n'était pas sans richesse, mais il les donna toutes quand il entra au monastère de l'Entrée au Temple de la Mère de Dieu à Oustioug en Russie. Devenu higoumène (supérieur), il ne sortait jamais de la clôture du monastère, vivant comme si c'était son dernier jour sur terre. Il veillait avec un amour paternel au progrès spirituel de ses frères, sacrifiant pour eux son temps et ses forces.



Saint Cyriaque Anachorète en Palestine (+ 556)

Il naquit à Corinthe dans une famille chrétienne. A dix-huit, il partit en pèlerinage à Jérusalem et demanda à entrer dans la laure de saint Euthyme. Mais comme on le trouva trop jeune, il dut vivre en dehors dans la solitude, tout en faisant fonction de cuisinier. Il y fut reçu enfin, mais conserva sa vie de solitaire. Des querelles s'étant élevées entre plusieurs monastères voisins, il préféra se retirer à Soukas où il fut ordonné prêtre et sacristain (responsable de l'église et des liturgies). Il resta là trente années, servant la communauté en de multiples tâches, la préservant contre l'hérésie des Origénistes qui égarait alors beaucoup de moines palestiniens. Il se retira dans la solitude pour y vivre ses dernières années et s'endormir dans la paix du Seigneur.

Autre biographie:
St-Quiriace (Cyriaque) de Corinthe Originaire de Corinthe (Grèce), il devient lecteur de l’évêque, son oncle. À 18 ans, il s’embarque pour la Palestine où il est reçu par Saint-Euthyme, qui lui remet l’habit monastique. Il part ensuite s’installer sur les bords du Jourdain en compagnie de Saint-Gérasime. Neuf ans plus tard, Saint-Gérasime étant décédé, il retourne auprès de Saint-Euthyme et y demeure près de 10 ans avant de s’installer dans une laure (sorte de village constitué d’une communauté d’ermites) où il séjourne durant plus de 40 ans. Déjà fort avancé en âge (il a presque 80 ans), il part se retirer dans la solitude du désert, mais il change de lieu à plusieurs reprises pour fuir les nombreuses sollicitations dont il fait l’objet de la part de malades qui viennent pour obtenir une guérison. Plus de dix ans plus tard, il revient à la laure, mais s’installe un peu en retrait, dans une grotte (Saint-Chariton) dénuée de tout confort et à laquelle on accède avec grande difficulté. Il décède à l’âge de 108 ans (449-557)

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept29.html



Saint Fraterne évêque d'Auxerre (+ v. 450)
Huitième évêque d'Auxerre, il est traditionnellement considéré comme martyr.
"On croit que cet évêque est le même que saint Saturne à qui saint Germain confiait le soin de son diocèse pendant son ab­sence et qui était prêtre à l’oratoire Saint-Maurice. Il fut ordonné le 26 septembre 448. En 451, les Huns, conduits par Attila, traversèrent la ville d’Auxerre et mirent à mort saint Fraterne, vers la fin du mois de septembre de cette année. On l’inhuma dans l’oratoire de Saint-Maurice, où les cryptes de l’ancienne abbaye de Saint-Germain conservent encore le tombeau du martyr."
(source: les personnages célèbres d'Auxerre)
http://auxerre.historique.free.fr/Personnages/eveques/saint_fraterne.htm
Voir aussi la liste des évêques du diocèse d’Auxerre.
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/auxerre/article.php3?id_article=19



Saintes Gaïané et Rhipsimé martyres (4ème s.)

Sourp Gayane (« Sainte-Gayané »), Etchmiadzin.

Rhipsimé, martyre à Vagharshapat en Arménie, non loin du siège patriarcal de l'Église apostolique arménienne, avec sainte Gaïané.
Elles sont très populaires dans l'Arménie contemporaine et la légende ne supprime pas leur existence historique, même si bien des épisodes se sont ajoutés à la vie, en raison du culte dont elles sont l'objet depuis des siècles. L'empereur romain Dioclétien aura voulu prendre sainte Rhipsime comme épouse, en raison de sa grande beauté. Elle refusa et s'enfuit en Arménie dans des grottes de l'Ararat. Elle y trouva sainte Gaïané et d'autres vierges qui y menaient la vie monastique. Tiridate, roi d'Arménie, tomba à son tour amoureux de sainte Rhipsimé. Econduit, il lui fit couper la langue, lui fit arracher les yeux et on la brûla avec des torches. Enfin son corps fut découpé. Sainte Gaïané voulut récuperer son corps. Reconnue comme chrétienne avec quelques compagnes, elle eut la tête tranchée. Quand il devint chrétien, le roi Tiridate fit construire trois églises en leur honneur.
Tout n'est pas de l'invention dans cette merveilleuse légende qui fait de sainte Rhipsimé et de ses compagnes une des saintes nationales de l'Arménie chrétienne. Elle était arménienne et l'empereur Dioclétien la trouva fort belle ainsi que ses compagnes qui s'étaient consacrées au Christ. L'empereur voulut aussitôt l'épouser, pour employer un euphémisme. Elles réussirent à s'échapper et à retourner dans leur pays. Le roi Tiridate, qui était encore païen, les remarqua aussi et refusa la demande impériale de faire revenir ces vierges à la cour impériale romaine. A son tour, Tiridate voulut aussi "épouser " Rhipsimé qui refusa comme elle l'avait fait pour Dioclétien. Tiridate la fit brûler vive avec toutes ses compagnes. Leurs reliques sont vénérées près de Vacharchabad, Etchmiadzin, où se trouve le patriarcat de l'Eglise apostolique arménienne.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gayan%C3%A9



Saint Gobdela (4ème s.)
Il était le fils du roi des Perses Sapor II, connu pour ses persécutions contre les chrétiens. Gabdela se convertit à la foi en Jésus-Christ mais n'était pas encore baptisé quand son père découvrit cela. Le roi, furieux, ordonna de le soumettre à la torture. Il fit découper deux lanières de peau de la tête jusqu'aux pieds dans son corps. Sa soeur Kasdoa fut à son tour attirée à la foi. Elle rendit l'âme dès les premières tortures que lui infligea également son père. Gobdela la suivit quelques jours après.



Sainte Gudélia (+ vers 340)
Chrétienne Persane, elle réussit à convertir de nombreux païens. Arrêtée, elle refuse de sacrifier aux idoles et subit le martyre sous le règne de Sapor II.



Saint Jan de Dukla Prêtre franciscain conventuel (+ 1484)
Né à Dukla en Galicie polonaise, ou Ruthénie, il fit ses éudes de théologie à Cracovie et entra au couvent de Lemberg (Lviv) de l’Ordre des Mineurs, où il mena une vie cachée et ascétique selon les coutumes des Observantins. Il se donna avec un zèle fervent à l’action pastorale et eut à cœur l’unité des chrétiens. Son culte fut approuvé en 1739.
"Jean de Dukla, dont les reliques accompagnent aujourd'hui notre rencontre. Ce fils spirituel de saint François exerçait ici, à Lviv, le rôle de custode de la custodie de la Rus', et gagna ici la renommée de grand prédicateur et de confesseur, avant de conclure toujours ici sa vie. Aujourd'hui, il revient dans cette ville pour jouir, après plus de cinq siècles, des fruits de sa sainteté dans les coeurs de ce peuple fidèle."
Homélie du pape Jean-Paul II, le 26 juin 2001.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010626_ucraina-beat_fr.html
Canonisé le 10 juin 1997 à Krosno (Pologne)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Dukla



Bienheureux Jean de Gand (+ 1419)
Plus connu sous le nom de l'ermite de Saint Claude, il entra dans l'abbaye de Condat (aujourd'hui Saint Claude). Il fut de ceux qui voulurent réconcilier le roi de France et le roi d'Angleterre, mais en vain. Charles VII aimait à l'écouter, sans plus. C'est au retour d'un de ses voyages à la cour qu'il tomba malade et mourut.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Claude_(Jura)



Bienheureux Jean de Montmirail (+ 1217)

Fils du seigneur de Montmirail et de la Ferté-Gaucher en Brie champenoise, il reçut une éducation très soignée et son père le fit entrer à la cour du roi Louis VII. Jean était un esprit gai, vif, ardent au jeu comme au travail. Ce qui n'empêchait pas l'allure martiale du jeune seigneur. Le roi de France Philippe-Auguste appréciait "Jean la Bonté" et se l'attacha comme conseiller. Il épousa une femme de la noblesse. Il n'eut plus alors qu'une passion, la gloire. Son immense fortune, son éducation, ses libéralités, ses hauts-faits guerriers, son esprit faisaient de lui le type par excellence de grand seigneur du Moyen Age. Tout lui souriait. Il rencontra un religieux qui devint son père spirituel et il passa tout d'un coup du comble de l'orgueil au comble de l'humilité. Il renonça bientôt à la cour, se retira d'abord dans ses terres, quitta les conseils du roi et passa son temps aux Offices des chanoines du prieuré de Montmirail. Il se bâtit une solitude, sans pour autant négliger ses devoirs, donnant une bonne éducation à ses six enfants, administrant la justice sur ses terres, et parcourant son domaine pour redresser les torts de ses officiers. Puis, il abandonna ses biens à sa femme et prit l'habit cistercien à l'abbaye de Longpont dans le Soissonnais, renié par sa famille qui le traite comme un fou, rejeté par la cour et moqué par les paysans eux-mêmes. Son dévouement ne reculait jamais même devant les services les plus rebutants. Il avait crucifié sa vie avec celle du Christ.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Montmirail



Bienheureux Lazare de Kyoto (+ 1637)
Chrétien laïc japonais qui fut martyrisé à Nagasaki et que le pape Jean-Paul II a béatifié en 1981, lors de son voyage pastoral à Manille.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Seize_martyrs_de_Nagasaki



Saint Litwin évêque (+ v. 717)
Fondateur du monastère de Mettlach en Rhénanie, sur les bords de la Sarre où il fut inhumé. Il mourut à Reims.



Saint Maurice de Carnoët Abbé en Bretagne (+ 1191)
ou Maurice de Loudéac.
C'est surtout en Bretagne où il naquit à Croixanvec dans le Morbihan qu'on le vénère. Après des études sérieuses à l'Université de Paris, il reçut la charge d'écolâtre. Mais le désir de la solitude l'emporta et il vint frapper à la porte de la jeune abbaye de Langonnet fondée par saint Bernard. Il en fut le premier abbé et le resta durant trente ans. Il repart dans la solitude, mais bientôt on lui demanda de fonder un autre monastère dans la forêt de Carnoët. Il en sera l'abbé pendant 14 ans et en fera un foyer de grand rayonnement spirituel.
Il fut ami et conseiller des ducs de Bretagne. Son culte fut confirmé par Clément XI.
"En 1177 il prit la tête d'un groupe de douze compagnons pour fonder l'abbaye de Clohars-Carnoët. Il y mourut le 29 septembre 1191 et l'abbaye prit ensuite le nom de son fondateur."
(source: diocèse de Quimper et Léon)
http://catholique-quimper.cef.fr/decouvrez_notre_patrimoine/bol-d-air-breton/saint-maurice

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Notre-Dame_de_Carno%C3%ABt
http://www.infobretagne.com/abbaye_de_clohars-carnoet.htm



Bienheureux Nicolas de Forca Prêtre dans l'Ordre des Ermites de Saint Jérôme à Rome (+ 1449)
Prêtre, il exerça son ministère durant plusieurs années dans les Abruzzes puis entra dans l'Ordre des Ermites de Saint Jérôme à Rome sur le mont Janicule. Il y fit construire une chapelle dédiée à Saint Onuphre, qui est maintenant un titre cardinalice. Il gouverna longtemps ses frères, attentif à maintenir une vraie solitude.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_Saint-J%C3%A9r%C3%B4me



Saint René Goupil Martyr au Canada (+ 1642)

Médecin, frère lai (laïc) jésuite et coopérateur de saint Isaac Jogues, il était missionnaire chez les Indiens. Il fut tué par un païen d’un coup de hache, à Ossernenon au Canada, le 29 septembre. Sa mémoire est célébrée le 19 octobre.
Il fut canonisé par Pie XI le 29 juin 1930 avec les sept autres martyrs canadiens:
René Goupil (né en Anjou), Isaac Jogues (né à Orléans), Jean de Brébeuf (né à Condé sur Vire) et cinq autres missionnaires jésuites : Antoine Daniel (né à Dieppe), Gabriel Lallement (né à Paris), Charles Garnier (né à Paris), Noël Chabanel (né à Saugues) et Jean Lalande (né à Dieppe). Tous, ils furent cruellement mis à mort par les Iroquois et les Hurons alors qu'ils leur apportaient la paix et la liberté de l'Evangile. Ils ont été canonisés ensemble en 1930 et déclarés patrons secondaires du Canada.
http://www.jesuites.com/histoire/saints/jeandebrebeuf.htm



Bienheureux Richard Rolle Mystique anglais (+ 1349)
Ermite mystique anglais, né à Thornton, vers 1300, il fit ses études à Oxford et à Paris de 1320 à 1326, puis devint ermite à Pickering. Après plusieurs années d'intense méditation, il se mit à parcourir le pays puis s'installa à Hampole où il animait la reflexion spirituelle d'une abbaye cistercienne. Il était connu pour ses écrits lus aux XIV et XVe siècles. Ses oeuvres comprennent des lettres, des commentaires et des traités sur la perfection spirituelle. Son oeuvre la plus connue est sans doute le "chant d'amour".(*)
(*) Le "Chant d’amour" du fameux ermite de Hampole, l’anglais Richard Rolle, est sans doute l’un des écrits les plus originaux du XIVe siècle. Poème en prose traitant du progrès spirituel et témoignage autobiographique d’un moine à la vocation charismatique, ce texte développe une véritable théologie de la prière contemplative.
(Editions du Cerf)
http://www.editionsducerf.fr/html/fiche/fichelivre.asp?n_liv_cerf=631



Sainte Ripsime (+ vers 312)
Jeune romaine chrétienne réfugiée en Arménie pour échapper à la persécution de Dicolétien. Convoitée par le roi Tiridade, elle refuse ses avances et pour cela est condamnée à subir le martyre.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Michel et tous les anges

Catholiques d’occident : Michel, Gabriel et Raphaël, archanges (calendrier romain et ambrosien) ; Michel, archange (calendrier mozarabe)

Coptes et Éthiopiens (19 tut/maskaram) : Troisième jour de la Croix glorieuse

Luthériens : Michel, archange, et tous les anges

Maronites : Ruhana (Cyriaque) le Chantre (+553), confesseur

Orthodoxes et gréco-catholiques : Cyriaque l’Anachorète, moine ; Cyprien de Kiev (+1406), évêque (Église russe) ; Kuksa d’Odessa (+1961), moine (Église ukrainienne)

Syro-occidentaux : Arrivée en Egypte de Sévère d’Antioche

Vieux Catholiques : Michel et tous les anges

Les saints du jour (lundi 28 septembre)

Publié le 27/09/2009 à 20:13 par jubilatedeo
Saints Martyrs de Nagasaki martyrs (+ v. 1635)

A Nagasaki, 15 martyrs, les uns brûlés vifs, d'autres décapités quelques années auparavant et plusieurs autres qui moururent témoins de la foi au Christ.
saint Laurent Ruiz de Manille et quinze compagnons Dominique Ibanez de Erquicia, Jacques Kyushei Gorobioye Tomonaga, Antoine Gonzalez, Michel de Aozaraza, Guillaume Courtet, Vincent Shiwozuka, Luc Alphonse Gorda, Jourdain (Hyacinthe Ansalone) et Thomas Hioji Rokuzayemon Nishi, prêtres dominicains , François Shoyemon, Michel Kurobioye et Matthieu Kohioye, religieux dominicains - Madeleine de Nagasaki, vierge du Tiers-Ordre de Saint-Augustin, Marine de Omura, vierge du Tiers-Ordre dominicain, Lazare de Kyoto, laïc.
Après avoir semé la foi chrétienne dans les Îles Philippines, Formose et les îles du Japon, ils consommèrent leur martyre pour l’amour du Christ à Nagasaki, en vertu d’un décret du chef suprême Togugawa Yemitsu, à des jours différents, de 1633 à 1637, mais sont commémorés dans une même vénération. (source: martyrologe romain)

Voir sur le site du Vatican, Lawrence Ruiz, Dominic Ibáñez de Erquicia, James Kyushei Tomonaga, and 13 companions, Philippines, martyrs in Japan - biography (en anglais)
Piazza San Pietro, 18 ottobre 1987
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19871018_ruiz-compagni_photo.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Seize_martyrs_de_Nagasaki



Saint Venceslas Duc de Bohême et martyr (+ 929)

Vratislas, duc de Bohème, laissait deux fils en mourant: Venceslas, l'héritier âgé de treize ans, et Boleslas, de deux années plus jeune. Drahomira leur mère exerça la régence, mais restait attachée à l'ancien culte comme Boleslas, alors que Venceslas était devenu chrétien. Durant les cinq années de sa régence, elle persécuta les chrétiens et Venceslas lui-même devait se cacher pour entendre la messe. A 18 ans, quand il monta sur le trône, il construisit des églises, ouvrit des monastères, rappela les prêtres exilés. Il gouvernait sagement et ses moeurs étaient pures. Il fut assassiné par son frère qui convoitait le trône et avait pris la tête du parti païen. Boleslas l'attaqua par surprise devant l'église où il se rendait à la messe. Venceslas ne tira pas son épée: "Je ne serai pas fratricide. Je te pardonne." Il avait vingt-trois ans.
Saint Venceslas est le patron de la République tchèque et le 28 septembre y est fête nationale.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/09-28.htm#wenceslas
http://missel.free.fr/Sanctoral/09/28.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Venceslas
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/28/index.html



Saint Alkison (+ 561)
Evêque de Nicopolis, il résista à l'empereur Anastase Ier qui soutenait les monophysites. Comme il était resté inflexible, il fut emprisonné à Constantinople où il mourut prisonnier des mauvais traitements qu'on lui avait fait subir.



Saint Alode évêque d'Auxerre (+ v. 465)
Aleu, Alodius, Elodius, Eladius, Hellodius
évêque d'Auxerre quelques années après saint Germain... Les documents varient et les dates y sont approximatives.
Voir le site du diocèse de Sens-Auxerre.
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_d%27Auxerre



Saints Alphée, Alexandre et Zosime martyrs (4ème s.)
martyrs à Calydon de Pisidie.
Voir aussi Dictionnaire hagiographique de Pétin, J-P Migne
http://books.google.fr/books?id=_2YAAAAAMAAJ&pg=PA103&lpg=PA103&dq=Alph%C3%A9e,+Alexandre+et+Zosime&source=web&ots=xlQTV-nITt&sig=SIfxSQrzgIT8XESklj5KPSbHnqw&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=5&ct=result



Saint Aunemond Évêque de Lyon (+ vers 658)
Pas d'information complémentaire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Lyon



Saint Auxence (12ème s.)
Il était chef d'une troupe de mercenaires grecs au service des barons francs durant la deuxième Croisade (1147-1149). Arrivés à Jérusalem, ils décidèrent de mener une vie ascétique dans la vallée du Jourdain, mais ils durent quitter les lieux à cause des troubles que leur causaient les Arabes et des vexations que leur infligeaient les Latins. Ils s'embarquèrent pour l'île de Chypre, se dispersant par petits groupes pour trouver Dieu dans le silence. Saint Auxence y mena la contemplation dans une petite grotte et s'y endormit en paix.



Saint Bernardin de Feltre (+ 1494)

Franciscain, protecteur des pauvres pour lesquels il fonda des "monts de piété" destinés à soutenir ceux qui tombaient dans la misère et ne pouvaient supporter l'usure des banques. Il fut un grand prédicateur et sa prière lui en donnait la richesse et la profondeur.

Autre biographie:
St-Bernardin de Feltre Aîné d’une fratrie de neuf enfants d’un couple de la noblesse italienne, il est baptisé sous le nom de Martin Tomitani. Un jour qu’il se trouve à Padoue durant le Carême, il est fort impressionné par un prêche de Saint-Jacques de la Marche et il décide de rejoindre l’Ordre des Frères Mineurs Franciscains. Après avoir complété des études à Mantoue, il devient enseignant puis prédicateur. Excellent orateur, ses discours le plus virulents sont dirigés contre les usuriers, qu’il accuse de réduire les gens à la ruine. Afin de proposer une alternative à ce type de commerce, il fonde les Monts de piété, qu’il établit en plus de trente endroits différents de toute l’Italie (1439-1494) Saint-Bernardin de Feltre est le patron des banquiers et des prêteurs sur gages.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernardin_de_Feltre



Saint Chamond martyr (+ 657)

ou Ennemond.
Conseiller du roi Clovis II, il fut élevé au siège archiépiscopal de Lyon. Mais Ebroïn, maire du palais, dont les méthodes cruelles causèrent tant de meurtres, résolut de le faire disparaître. Alors qu'il se rendait à la cour pour se justifier, saint Chamond tomba dans une embuscade et fut massacré par des soldats à la solde d'Ebroïn. La ville proche de ce meurtre prit le nom du saint archevêque : 42400 Saint-Chamond.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Chamond

Voir aussi:
- Histoire de St-Ennemond, le regroupement de St-Chamond, L'Horme et la Valla en Gier pour fonder la nouvelle paroisse, Saint Ennemond en Gier.
http://st-ennemond42.cef.fr/histoire/St-Ennemond.htm

Il naquit à Lyon d'une famille gallo-romaine de haut rang ; son père était préfet des Gaules. Vers le milieu du VIIème siècle, Saint-Ennemond, alors évêque de Lyon fait élever une chapelle sur la colline au-dessus du Gier.
Il exerça sa charge au cours d'une période troublée et cruelle où se décomposait le royaume mérovingien et mourut assassiné, victime d'un complot fromenté par des gens de l'entourage de la régente Bathilde en 658.
- Saint-Ennemond (ou Saint Chamond) est fêté le 28 septembre. Il est représenté ici tenant la crosse épiscopale et le livre des Ecritures. Né à Lyon vers 620 au sein d'une famille noble sous le règne du roi mérovingien Clotaire II, il fut sans doute remarqué par Saint Eloi et devint l'ami du futur roi Clovis II. Evêque de Lyon vers 645, il vint sans doute évangéliser la région de Saint Chamond, peut-être accompagné de son disciple Saint Wilfrid. Dans la ville une église contenant une relique lui est dédiée depuis treize siècles. Il fut assassiné en 663 près de Châlon-sur-Saône sur les ordres du maire du palais Ebroin. Son corps fut ramené à Lyon et repose dans l'église Saint Nizier. Le Saint est aussi vénéré à Bellegarde-en-Forez, Verrières et Champdieu. L'église stéphanoise garde aussi une relique. (Forez-info)
http://www.forez-info.com/encyclopedie/memoire_et_patrimoine/petite_notice_sur_l_eglise_saint-ennemond_201.html



Saint Chariton abbé (+ v. 350)

Assidu à la prière et aux jeûnes et fondateur de plusieurs laures dans le désert, dont celle de la Vieille Laure, près de Bethléem.
"Chariton est né à Iconium, en Asie-Mineure, sous le règne de l'empereur romain Aurélien (270-276). Dioclétien, tolérant jusque vers 304 envers les chrétiens, entama alors une féroce répression. Chariton, connu pour sa piété, fut capturé par les soldats de l'empereur et mené devant le consul. Fidèle à sa foi, Chariton fut torturé, puis jeté en prison. Délivré de prison à la mort de Dioclétien, il se réfugia en Egypte jusqu'au fameux édit de Constantin de 313, qui accordait la liberté de culte aux chrétiens... Chariton, qui ne désirait en ce monde que la suavité de l'union à Dieu dans la solitude, se retira au-dessus de la Laure, dans une grotte si difficile d'accès qu'on ne pouvait y monter qu'avec des échelles... Il adressa un testament spirituel à ses disciples, dans lequel il indiquait la voie sûre pour parvenir à l'union avec Dieu: c'est-à-dire l'ascèse liée à l'humilité et à la charité envers tous."
(source: Encyclopédie de la langue française)
http://www.encyclopedie-universelle.com/abbaye-origines-saint-chariton.html

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept28.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Chariton



Saints Chuniald et Gisilaire prêtres (8ème s.)
Prêtres de Salzbourg en Autriche, missionnaires probablement d'origine irlandaise, qui apportèrent leur aide à l’évêque de Salzbourg saint Rupert.



Sainte Dode d'Astarac Dans le Gers (?)
Nous ne connaissons d'elle ni la vie, ni l'époque. Il reste, pour seule mémoire, un village dans le Gers : 32170 Sainte-Dode.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Dode



Sainte Eustochium Fille de sainte Paule (+ 418)

Sainte Paule, sa fille sainte Eustochium et saint Jérôme, peinture de Francisco de Zurbarán

Comme sa mère, elle se fit religieuse sous la direction de saint Jérôme et toutes deux le suivirent en Orient. Elles se succédèrent à la tête du monastère de Bethléem où l'étude et la méditation de la Bible étaient particulièrement à l'honneur.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eustochium



Saint Exupère (+ 415)

Châsse (reliquaire) du xiiie siècle refermant les reliques de Saint Exupère

Evêque de Toulouse qui entreprit la construction de la célèbre basilique Saint Sernin. Saint Jérôme, qui lui dédia son commentaire sur le prophète Zacharie, soulignait ainsi sa charité lors de l'invasion des Vandales dans le midi de la France : "Le saint évêque a faim tandis qu'il nourrit les autres. Son visage est marqué par les jeûnes, mais il est surtout torturé par la faim des autres. Il a tout donné aux pauvres qui sont les entrailles du Christ."

Autre biographie:
St-Exupère (Spire) Fils d’une famille modeste des environ d’Arreau (Hautes-Pyrénées). Éduqué par Saint-Sylvius, l’évêque de Toulouse, il demeure à ses côtés jusqu’après son ordination. Lorsque l’évêque décède, Exupère est choisi pour lui succéder. Au cours de son épiscopat, il fait bâtir une basilique destinée à recevoir les reliques de Saint-Saturnin. Très dévoué au service des pauvres, il est également très apprécié de Saint-Jérôme. Mais son épiscopat est aussi marqué par les troubles causés par les invasions successives des peuples barbares (Suèves, Vandales et Alains). La ville de Toulouse est heureusement épargnée de ces ravages grâce à l’intervention du saint évêque. Il décède de mort naturelle alors qu’il était en visite à Blagnac (+ 411)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Exup%C3%A8re



Saint Fauste de Riez Abbé de Lérins (+ 485)
On pense qu'il serait né en Angleterre vers 405. Il devint abbé de Lérins en 433, puis évêque de Riez en 462. Il était très instruit et saint Sidoine Apollinaire le félicitait dans une de ses lettres "d'avoir épousé la Philosophie en ayant eu bien soin de se convertir auparavant." Saint Fauste écrivit beaucoup contre les hérétiques, même s'il n'était pas toujours très orthodoxe. A l'en croire, on n'aurait pas dû recevoir à la pénitence les pécheurs qui attendent d'être à toute extrémité pour se convertir. Le bon larron, à ce titre, n'eût point trouvé grâce à ses yeux.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fauste_de_Riez



Saint Guillaume Courtet (+ 1637)

Martyre de Guillaume Courtet, gravure de 1650

Dominicain martyr au Japon, avec saint Laurent Ruiz. Il naquit à Sérignan au diocèse de Béziers en 1590 et entra chez les frères prêcheurs à Albi. Il n'était pas encore prêtre qu'il fut chargé d'une chaire de théologie à l'Université de Toulouse tant était grand son savoir. En 1624, il est est prieur du couvent d'Avignon et est envoyé à Madrid pour y établir la réforme de l'Ordre qu'avait entreprise le P. Michaelis. Mais son rêve était d'être missionnaire. En 1634, il est envoyé aux Philippines comme enseignant au collège saint Thomas et, deux ans après nous le trouvons au Japon, où sévissait la persécution. A peine débarqué avec son compagnon Lorenzo Ruiz, ils sont tous deux arrêtés, jugés et condamnés à mort. Ils furent décapités et leurs corps furent incinérés avant d'être jetés au large de Nagasaki. Ils furent canonisés par Jean Paul II le 18 octobre 1987 à Rome.

Voir aussi le site de l'Association des Parents et Amis du Père Courtet.
http://assoc.orange.fr/apapec/

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Courtet
http://assoc.pagespro-orange.fr/apapec/souvenir.htm



Saint Laurent de Ripafretta (+ 1457)
Originaire de Toscane dans la région de Pise, il entra dans l'Ordre de Saint Dominique. Il fut de ceux qui réformèrent à cette époque l'Ordre qui en avait grand besoin. Il conduisit le jeune Fra Angelico dans le rude sentier de la perfection religieuse. Si grande fut sa discrétion dans la conduite de sa charge de vicaire général de l'Ordre que nous n'en savons que le style :"un ministère d'amour et de paix." Une telle charge se vit en effet dans le silence des relations fraternelles et discrètes avec chacun des frères. Les faits sont là : beaucoup de jeunes frères, de nombreuses fondations et d'anciennes renouvelées. Il s'ouvrit à la Vérité qu'il servait en Jésus-Christ, entouré de ses frères.



Sainte Lioba Abbesse bénédictine à Schornsheim (+ 782)

fontaine à Schornsheim

Parente de saint Boniface, elle quitta l'Angleterre, son pays natal, pour fonder des monastères en Germanie. Il l'installa d'abord dans le monastère de Bischofheim, la maison de l'évêque, non loin de Mayence, puis, à sa mort, elle se retira dans un des monastères voisins qu'elle avait fondé à Schonersheim. Charlemagne avait beaucoup d'estime pour elle et Hildegarde, l'épouse impériale, aimait la consulter.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lioba_de_Tauberbischofsheim
http://gallica.bnf.fr/scripts/ConsultationTout.exe?O=N093443



Saint Lucas Alonso del Espiritu Santo (+ 1633)
Né en 1594 à Carracedo (Astorga)
Prêtre, Dominicain, Martyr du Groupe des 16 martyrs de Nagasaki (Japon – 1633-37)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/fg002.htm

Il a vécu à Manille et y a enseigné au Collège Saint Thomas. Ministère à Cagayan.
Au Japon en 1623, 10 ans de ministère dans les risques et les épreuves. Arrêté en 1633 à Osaka et tué à Nagasaki après être torturé.
Béatifié le 18.02.1981 à Manille (Philippines) par Jean Paul II
Canonisé le 18.10.1987 à Rome par Jean Paul II
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19871018_ruiz-compagni_en.html

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1981 n.8-1987 n.43
Réf. dans la Documentation Catholique: 1981 p.266-268 ; 333-334-1987 p.1066



Bienheureux Nicétas Budka evêque et martyr (+ 1949)
Mykyta (Nicétas), né en 1877 à Dobromirka dans la région de Zbarazh. Il exerça son ministère d’abord au Canada puis en Ukraine parmi les fidèles catholiques de rite byzantin, gréco-catholique. En 1905, après avoir obtenu ses diplômes de théologie à Vienne et Innsbruck, il est ordonné prêtre par le métropolite Andrej Sheptytsky. Le 14 octobre 1912, il est consacré évêque à Lviv. La même année il est nommé par le Saint-Siège premier Exarque apostolique (évêque) des Ukrainiens catholiques du Canada. En 1928, il devient évêque auxiliaire de l'archevêque greco-catholique à Lviv. Le 11 avril 1945, le gouvernement communiste l'arrête et le condamne à 8 ans de prison. Il meurt martyr le 1er octobre 1949 dans un camp de concentration à Karaganda, au Kazakhstan.
Béatifié le 27 juin 2001 à Lviv (Ukraine) par Jean Paul II.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nic%C3%A9tas_Budka



Saint Salonius Évêque de Gênes (+ v. 459)
Fils de saint Eucher de Lyon, il mena d’abord la vie monastique à Lérins, puis, devenu évêque, s’attacha à la doctrine du pape saint Léon le Grand et écrivit une exposition mystique de deux livres des Écritures.



Saint Siméon évêque (+ v. 1120)
Évêque de Die dans l’actuel diocèse de Valence. Il ne reste que quelques souvenirs de son long épiscopat, mais l’imagination des biographes remplaça facilement les documents perdus à travers les siècles.



Saint Simon de Roxas (+ 1624)
Né à Valladolid, il entra jeune dans l'Ordre de la Trinité pour la Rédemption des captifs où il reçut progressivement toutes les charges de son Ordre. Il ne se rendit jamais en pays infidèle, mais visitait les hôpitaux et les prisons de l'Espagne tout en étant chargé par le roi Philippe II de l'éducation des infants royaux. "J'aime mieux le service des pauvres que celui de la cour", disait-il souvent.

Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090928&id=6888&fd=0



Saint Theodmarus Peintre renommé, graveur, sculpteur, Archevêque, Martyr (+ 1102)
Pas d'information complémentaire.



Saint Thiémont (+ 1101)
Evêque de Salzbourg, il partit à la croisade avec Godefroy de Bouillon parce qu'il avait été chassé de son siège par ses fidèles. Fait prisonnier par les Turcs, il refusa de renier sa foi et fut massacré par eux.



Saint Willigod Compagnon de Martin (+ 690)
Ils entrent ensemble au monastère de Moyenmoutier, dans les Vosges, avant d’un fonder un nouveau à Romont, dont ils exercent chacun successivement la direction.



Saint Zama évêque (4ème s.)
Vénéré comme le premier archevêque de Bologne en Émilie.



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Venceslas (IX-Xe s.), martyr (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Éthiopiens (18 tut/maskaram) : Second jour de la Croix glorieuse ; Eustache de Sarabi (+1352), moine (Église d’Éthiopie)

Luthériens : Lioba (+782), évangélisatrice de la Rhénanie ; Adolf Clarenbach (+1529), témoin jusqu’au sang à Cologne

Maronites : Chariton de Palestine (+350), confesseur

Orthodoxes et gréco-catholiques : Chariton de Palestine, moine et confesseur ; Joseph (XVI-XVIIe s.), métropolite de Timisoara (Église serbe)

Les saints du jour (Dimanche 27 Septembre)

Publié le 25/09/2009 à 22:53 par jubilatedeo
Saint Vincent de Paul Fondateur de la congrégation de la Mission et des Filles de la Charité (+ 1660)

Monsieur Vincent n'oubliera jamais que, quand il était petit, il gardait les porcs dans la campagne landaise. Il en rougissait à l'époque et s'il voulut devenir prêtre, ce fut surtout pour échapper à sa condition paysanne. Plus tard, non seulement il l'assumera, mais il en fera l'un des éléments de sa convivialité avec les pauvres et les humiliés. A 19 ans, c'est chose faite, il monte à Paris parce qu'il ne trouve pas d'établissement qui lui convienne. Le petit pâtre devient curé de Clichy un village des environs de Paris, aumônier de la reine Margot, précepteur dans la grande famille des Gondi. Entre temps, il rencontre Bérulle qui lui fait découvrir ce qu'est la grâce sacerdotale et les devoirs qui s'y rattachent. Il appellera cette rencontre "ma conversion". Il renonce à ses bénéfices, couche sur la paille et ne pense plus qu'à Dieu. Dès lors son poste de précepteur des Gondi lui pèse. Il postule pour une paroisse rurale à Châtillon-les-Dombes et c'est là qu'il retrouve la grande misère spirituelle et physique des campagnes françaises. Sa vocation de champion de la charité s'affermit. Rappelé auprès des Gondi, il accepte et enrichit son expérience comme aumônier des galères dont Monsieur de Gondi est le général. Ami et confident de saint François de Sales, il trouve en lui l'homme de douceur dont Monsieur Vincent a besoin, car son tempérament est celui d'un homme de feu. Pour les oubliés de la société (malades, galériens, réfugiés, illettrés, enfants trouvés) il fonde successivement les Confréries de Charité, la Congrégation de la Mission (Lazaristes) et avec sainte Louise de Marillac, la Compagnie des Filles de la Charité. Plus que l'importance de ses fondations, c'est son humilité, sa douceur qui frappe désormais ses contemporains. Auprès de lui chacun se sent des envies de devenir saint. Il meurt, assis près du feu, en murmurant le secret de sa vie :"Confiance ! Jésus !".
Saint-Vincent de Paul est le patron des organisations charitables et de toutes les personnes qui y travaillent, des professionnels du secteur de la santé et des prisonniers. Il est aussi le protecteur des chevaux.

Lecture

Notre vocation est donc d’aller, non en une paroisse, ni seulement en un évêché, mais par toute la terre ; et pour quoi faire ? Embraser les cœurs des hommes, faire ce que le Fils de Dieu a fait, lui qui est venu mettre le feu au monde afin de l’enflammer de son amour. Qu’avons-nous à vouloir, sinon qu’il brûle et qu’il consume tout ?
Il est donc bien vrai que je suis envoyé non seulement pour aimer Dieu, mais pour le faire aimer. Il ne me suffit pas d’aimer Dieu si mon prochain ne l’aime.
(Vincent de Paul, Aux Prêtres de la Mission)

Prière

Seigneur, tu as donné à saint Vincent de Paul toutes les qualités d’un apôtre pour secourir les pauvres et former les prêtres ; accorde-nous une pareille ardeur pour aimer ce qu’il a aimé et pratiquer ce qu’il a enseigné.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/07-19.htm#vincent
http://missel.free.fr/Sanctoral/09/27.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_de_Paul
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_de_Paul#Liens_externes



Saint Adérit (3ème s)
Deuxième évêque de Ravenne, il favorisa la croissance de l'Evangile semé par son prédécesseur. Il était grec d'origine et il succéda à saint Apollinaire.



Saints Adolphe et Jean Martyrs à Cordoue (+ 825)
Deux frères, nés d'un père maure et d'une mère chrétienne. Ils reçurent la couronne du martyre à Cordoue dans la persécution des Maures, au temps de l’émir Abd ar-Rahman II.



Saint Anthime l'Ibère (+ 1716)
Originaire de Géorgie, il fut esclave des Turcs de longues années à Constantinople. Il y apprit le grec, l'arabe, le turc et le slavon. Une fois affranchi, il s'installa à proximité du Patriarcat pour enseigner l'art des icônes brodées et des sculptures sur bois. En 1690, il fut appelé en Valachie, apprit l'art de la typographie et de l'imprimerie à Bucarest et dans son monastère de Snagov, grâce à quoi il eut une intense activité d'éditeur et d'écrivain. Il fut mis à la tête de la typographie princière. Nommé métropolite d'Hongrie-Valachie, il fut un pasteur doux et paisible. Il organisa dans tout le pays des écoles où l'enseignement était dispensé gratuitement aux enfants des familles démunies. Il fonda le monastère de Tous-les-Saints à Bucarest, appelé actuellement, monastère de Saint Anthime. Accusé par les Turcs en 1716 d'avoir intrigué pour rattacher la Valachie à l'empire autrichien, il fut aveuglé et envoyé en exil au monastère du Sinaï. Sur le chemin, il subit maints supplices de la part des soldats de l'escorte qui, finalement, le noyèrent dans un des affluents du Danube.



Sainte Aquiline (+ 1764)

Martyre originaire de Thessalonique, elle naquit dans une famille dont le père chrétien s'était converti à l'Islam et la mère était restée chrétienne. Lorsqu'elle eut dix-huit ans, son père lui demanda de se convertir à l'Islam. Elle refusa. Pris de peur pour lui-même, il la livra aux autorités turques en leur disant d'en faire ce qu'elles voulaient. Aucune menace n'ébranla sainte Aquiline, qui fut soumise trois fois à la bastonnade. Quand elle fut réduite à la dernière extrémité, elle fut reconduite à sa mère qui s'inquiéta de savoir si elle n'avait pas abandonné le Christ. "J'ai gardé la confession de notre foi." Et c'est dans ses bras qu'elle rendit son âme à Dieu.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept27.html



Saint Bonfils évêque (+ v. 1115)
ou Bonfilius.
Né à Osimo en Italie, il devint moine et abbé du monastère Notre-Dame à Storace. Devenu évêque de Foligno, il s'en fut en pèlerinage où il passa dix ans en Terre sainte, revint en Italie. A son retour, il trouva un autre évêque à Foligno, se retira comme simple moine au monastère de Storaco, dont il avait été abbé, et mourut enfin dans la solitude à Fara, près de Cingoli dans les Marches.



Saint Callistrate et ses compagnons martyrs (3ème s.)
Il était soldat et fut dénoncé comme chrétien. Le chef de sa légion le fit étendre à terre, et lui enfonçant un entonnoir dans la bouche, le força à boire toute une bassine d'eau. D'autres soldats se déclarèrent également chrétiens et subirent tous divers tourments. Aucun n'était encore baptisé. Jetés dans une piscine profonde, pieds et mains liés, ils prièrent pour que cette eau deviennent pour eux celle du saint Baptême. Ils furent ensuite coupés en morceaux dans leur prison.



Saint Elzéar de Sabran et la bienheureuse Delphine, son épouse (+ 1323)

Tableau d'Elzéar et Delphine de Sabran à Puymichel

On ne peut pas le séparer de sa femme, sainte Delphine, même si on la fête quelques semaines plus tard, le 26 novembre. Mais rien ne vous empêche de les fêter tous deux ensemble, comme Dieu les a voulus dans la vie. Elle avait quinze ans et lui treize lorsqu'ils furent mariés et ces deux prédestinés menèrent ensemble une vie de pénitence et de prière, sans que personne ne s'en aperçut et sans négliger aucune des obligations mondaines de leur état, car il était comte de Sabran dans le Gard Provencal et homme de confiance du roi de Naples, Robert le Sage. C'est d'ailleurs au cours d'une de ces missions de confiance qu'il mourut à Paris en allant demander pour le roi de Naples, la main d'une princesse française.
http://www.gard-provencal.com/vv/sabran.htm
Il fut canonisé par le pape Urbain V qui était son neveu.
Delphine passa d'abord les vingt premières années de veuvage à la cour de Naples, puis regagna sa Provence natale. Elle fut enterrée à Apt, auprès de son époux.
On les y honore encore de nos jours.
http://catholique-avignon.cef.fr/saint-bien/st-elz-del.htm

Les reliquaires des deux époux virginaux à Ansouis

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Elz%C3%A9ar_de_Sabran



Saints Florentin et Hilaire (3ème s.)
Martyrs en Bourgogne. Ils étaient soldats et servaient le Christ. Comme ils refusaient d'offrir l'encens à l'empereur en signe d'obéissance, ils eurent la langue coupée et connurent d'autres supplices avant d'être décapités. Certains historiens veulent que leur martyre ait été consommé lors des invasions des Vandales. Une localité commémore leur mémoire, quelle que soit l'époque de leur existence : 89600 Saint Florentin

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Florentin_de_Bonneval



Sainte Hiltrude Vierge à Liessies, dans le Hainaut (9ème s.)

Moniale. Ses parents voulaient la marier à un seigneur bourguignon, mais sainte Hiltrude s'arrangea pour que sa soeur l'épouse (ce qu'elle fit d'ailleurs de bon coeur). Quant à Hiltrude, elle put suivre l‘appel de Dieu, passant dix-sept ans dans la retraite, près du monastère de Liessies que son père avait fondé et dont son frère Gontrand fut le premier abbé.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Hiltrude
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Liessies



Bienheureux Jean-Baptiste Laborier du Vivier diacre et martyr (+ 1794)
Jean-Baptiste Laborier du Vivier, diacre et chanoine de Mâcon, martyr sous la Révolution française. Parce qu’il avait refusé de signer la Constitution civile du clergé, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, dans la baie devant le port de Rochefort. Il y mourut d’une grave maladie.
Béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II.
Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort (diocèse de Sens-Auxerre)
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Les-bienheureux-martyrs-des.html
Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d'août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres déportés
(diocèse de La Rochelle)
http://www.catholique-larochelle.cef.fr/Ile-Madame,246



Bienheureux Laurent de Ripafratta dominicain (+ v. 1456)
Originaire de Toscane dans la région de Pise, il entra dans l’Ordre de Saint Dominique. Maître et ami de Saint Antonin de Florence, avec le bienheureux Jean Dominici, il fut de ceux qui réformèrent à cette époque l’Ordre qui en avait grand besoin. Il conduisit le jeune Fra Angelico dans le rude sentier de la perfection religieuse. Si grande fut sa discrétion dans la conduite de sa charge de vicaire général de l’Ordre que nous n’en savons que le style: "un ministère d’amour et de paix." Une telle charge se vit en effet dans le silence des relations fraternelles et discrètes avec chacun des frères. Les faits sont là: beaucoup de jeunes frères, de nombreuses fondations et d’anciennes renouvelées. Il s’ouvrit à la Vérité qu’il servait en Jésus-Christ, entouré de ses frères. Il était particulièrement assidu à entendre en confession les pécheurs qui venaient le rencontrer dans son couvent de Pistoie en Toscane.



Saint Marc (1er s.)
appelé également Jean dans les Actes des Apôtres (Actes 12. 12), il est distinct de saint Marc l'Evangéliste. Les Eglises d'Orient en font un évêque de Byblos. Elles célèbrent en même temps que lui, saint Aristarque disciple de saint Paul (Colossiens 4. 10) et le juriste saint Zénon (Tite 3. 13).



Saint Sabbatios (+ 1435)
Moine pendant de longues années au monastère de Saint Cyrille du Lac Blanc en Russie, il se retira plus au nord au monastère de Valaam où il devint un modèle de zèle spirituel. Mais cette renommée devint, à ses yeux, un obstacle dans sa quête de Dieu. Une nuit il s'échappa pour rejoindre l'île déserte de Solovki, située à deux jours de navigation dans la Mer Blanche, plus au nord. Au moment de s'embarquer, les habitants cherchèrent à l'en dissuader, l'île était trop inhospitalière à leurs yeux. Il y eut d'abord un compagnon, saint Germain qui le quitta dix ans après et saint Sabbatios resta seul, dans ce froid boréal, menant une vie ascétique que Dieu seul connut. Très âgé, il revint sur le continent afin de pouvoir communier aux Saints Mystères et à la Sainte Communion dont il était privé depuis son départ de Valaam. Ayant communié, il remit son âme à Dieu.
L'année suivante, saint Germain revint à Solovki et fonda un monastère dans lequel vécurent de nombreux saints et d'innombrables martyrs.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Vincent de Paul, fondateur de la Congrégation des missions (Lazaristes)

Catholiques d’occident : Vincent de Paul, prêtre (calendrier romain et ambrosien) ; Adolphe et Jean de Cordoue (+env. 824), martyrs (calendrier mozarabe)

Coptes et Éthiopiens (17 tut/maskaram) : La Croix glorieuse

Luthériens : Vincent de Paul, bienfaiteur dans le Sud de la France

Maronites : Lin I (Ier s.), pape; Cléophas (Ier s.), apôtre

Orthodoxes et gréco-catholiques: Callistrate et ses 49 compagnons (+304), martyrs; Anthime Ivireanul
(+1716), évêque et martyr (Église roumaine)
Les Églises appartenant aux patriarcats de Jérusalem, de Moscou, de Serbie et de Géorgie, ainsi que les monastères du Mont Athos, qui suivent le calendrier julien même pour les fêtes à date fixe, célèbrent aujourd’hui l’Exaltation universelle de la Croix précieuse et vivifiante.

Les saints du jour (samedi 26 septembre)

Publié le 25/09/2009 à 10:06 par jubilatedeo
Saint Charles Garnier martyr jésuite (+ 1649)

Canonisé le 29 juin 1930 il est liturgiquement célébré le 26 septembre au Canada et le 7 décembre en France.
Né à Paris, le missionnaire jésuite Charles Garnier (1606-1649) arrive au Canada à l'âge de 30 ans. De Québec, il gagne le pays des Hurons et fonde une mission sur les rives de la baie Georgienne. C'est là qu'il est massacré par les Iroquois le 7 décembre 1649, au cours d'un des nombreux assauts qui aboutissent à la destruction de la Huronie.
Charles Garnier fait partie des « saints martyrs canadiens » (voir Saints-Martyrs) canonisés par le pape Pie XI le 29 juin 1930.
http://www4.ville.quebec.qc.ca/toponymie_repertoire/rues/saints_martyrs.shtml
Informations sur le site Internet des jésuites
http://www.jesuites.com/histoire/saints/jeandebrebeuf.htm

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Garnier_(saint)



Saints Côme et Damien Martyrs à Cyr (3ème s.)

Dès le 5ème siècle, on trouve, en Orient et à Rome, des basiliques, des oratoires, de hôpitaux qui portent leurs noms. Il est très vraisemblable qu'ils soient morts ensemble pour la foi dans la ville de Tyr en Syrie. Peut-être même étaient-ils frères, selon ce que dit la légende. Venus d'Arabie pour exercer la médecine, ils soignaient les pauvres, délivraient les énergumènes, rendaient l'espoir aux pessimistes et la joie aux mélancoliques. Le gouverneur Lysias qu'ils avaient soigné, les condamna cependant à d'horribles torures puis à être décapités. Ils étaient chrétiens. Saint-Côme et Saint-Damien sont les patrons des personnes non voyantes, des pharmaciens, des barbiers, des médecins, des apothicaires, des coiffeurs et barbiers, des chirurgiens, des chimistes et de l'industrie chimique. Ils sont invoqués pour le soulagement des hernies.
Fêtés le 1er juillet ou le 1er novembre en Orient.

Autre biographie:
Au début du IV è siècle, meurent martyrs en Palestine deux médecins, Côme et Damien, connus en Orient comme les saints « anargyres » (sans argent).
Selon la tradition, ils étaient arabes d’origine et exercèrent leur art avec grande charité, près d’Egée, en Cilicie. Côme et Damien se dévouèrent, leur vie durant, au soin des malades, sans demander d’honoraires pour leurs interventions, car ils étaient fermement persuadés qu’il n’était pas permis, pour un disciple du Seigneur, de posséder en propre quelque bien que ce fût.
Chrétiens convaincus, ils s’employèrent dans le même temps à confesser publiquement leur foi, véritable appui et aliment pour leur activité de thaumaturges. C’est pourquoi ils finirent victimes, toujours selon la tradition, des persécutions de Dioclétien et furent décapités en 303.
Grâce à l’empereur Justinien, leur culte devint très populaire dans toute la chrétienté, et dans le monde entier les médecins en ont fait leurs patrons.
Côme et Damien ont été les derniers saints dont les noms furent insérés dans le canon Romain ; la date de ce jour fait mémoire de la dédicace, au VI è siècle, de la basilique qui leur est consacrée dans le Forum Romain.

Lecture

Quand le proconsul Lysias eut connaissance de la réputation des deux saints, il se les fit amener, leur demanda comment ils se nommaient, quelle était leur patrie et aussi leur condition.
Les saints martyrs répondirent : « Nous nous appelons Côme et Damien et nous avons trois autres frères, Anthyme, Léonce et Euprépos ; l’Arabie est notre patrie et comme chrétiens nous ne possédons pas de richesses » (Jacques de Voragine, La légende dorée).

Prière

Nous faisons mémoire des saints Côme et Damien pour te glorifier, Seigneur, puisque ton admirable Providence leur a donné la gloire sans fin et nous donne maintenant ton secours.

Saints Côme et Damien avec les attributs de leur profession par Hans Süss

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4me_et_Damien
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/144.htm
http://apotres.amour.free.fr/page4/cosmeetdamien.htm
http://miscellaneesdiverses.blogspot.com/2007/11/saint-cme.html
http://missel.free.fr/Sanctoral/09/26.php
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/27/index.html



Saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues et leurs compagnons Martyrs du Canada (17ème s.)

Jean DE BREBEUF


Isaac Jogues


Noël Chabanel


René Goupil


Jean de La Lande

Le 19 octobre, mémoire des saints martyrs Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, prêtres et leurs compagnons de la Compagnie de Jésus, au jour où saint Jean de la Lande, religieux, fut tué, en 1646, par des païens, à Ossernenon, alors en territoire canadien, là où, quelques années auparavant, saint René Goupil avait obtenu la palme du martyre. On célèbre en ce jour dans une seule et même vénération, leurs autres confrères, les saints Gabriel Lalemant, Antoine Daniel, Charles Garnier et Noël Chabanel, qui, sur le territoire du Canada, après beaucoup de travaux menés dans la mission après des Hurons pour annoncer aux peuples de cette région l’Évangile du Christ, sont tombés, martyrs, à des jours divers entre 1642 et 1649. (martyrologe romain)
Saints Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, et leurs compagnons prêtres martyrs Antoine Daniel, Gabriel Lallemant, Charles Garnier, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, tous jésuites.
http://www.jesuites.com/histoire/saints/jeandebrebeuf.htm
Voir aussi saint Noël Chabanel, diocèse du Puy en Velay, fêté le 9 décembre
http://catholique-lepuy.cef.fr/
Fête en France le 19 octobre
Au Canada, solennité le 26 septembre. (4 février ailleurs)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Br%C3%A9beuf
http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?BioId=34214



Saint Amance (+ v. 600)
saint patron de Città di Castello.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Citt%C3%A0_di_Castello



Saint Céran (7ème s.)
Nous savons qu'il était évêque de Paris en 614 puisqu'il est l'un des soixante-dix-huit évêques francs qui prirent part au concile de Paris qui se tint dans la basilique des Saints-Apôtres. Un de ses contemporains fit l'éloge du soin avec lequel il recueillait les récits relatifs aux martyrs. A sa mort, on l'inhuma dans la crypte de la basilique des apôtres où reposait sainte Geneviève. En 1253, ses reliques furent déplacées pour être mises sur les autels dans l'église Sainte Geneviève.



Saint Etienne de Rossano moine (+ 1001)
Moine à Gaëte dans le Latium et compagnon de saint Nil le Jeune.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1922/Saint-Nil-de-Rossano.html



Saint Eusèbe évêque (+ v. 400)
Evêque de Bologne, ami de saint Ambroise de Milan, lutta contre l'arianisme.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_230.html



Bienheureux Kaspar Stanggassinger (+ 1899)
Prêtre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur, les Rédemptoristes. Né dans une famille de 16 enfants, il voulait partir au Brésil comme missionnaire, mais il fut chargé de la formation des jeunes séminaristes et devient directeur du nouveau séminaire de Gars près de Münich. Il leur donna un exemple de joyeuse charité et de prière assidue. Mais, un an plus tard, il meurt d'une péritonite . Il a à peine 29 ans.
Ce qui le rend si sympathique est que son abandon rafraîchissant contraste avec le style forcé de son temps.
(source: les Rédemptoristes hollandais)
http://www.redemptoristen.nl/lay-out/mensen/heiligenzaligendetail.php?ID=26

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kaspar_Stanggassinger



Bienheureux Louis Tezza (+ 1923)
Prêtre religieux Camillien et fondateur de la Congrégation des Filles de Saint-Camille pour le service des malades ce qui l’impliqua dans de multiples œuvres de charité. Il naquit à Conegliano de Venetie (Trévise). A l’âge de huit ans, il perdit son père. Ce fut un coup dur pour Louis, qui reste, fils unique, seul avec sa mère. Quand il lui annonce qu'il souhaite entrer chez les religieux Camilliens, à Vérone, elle accepte cette décision. Plus tard, elle vendra tous ses biens et en distribuera le produit aux pauvres pour se consacrer, elle aussi définitivement au Seigneur en devenant religieuse de la Visitation, à Padoue. Louis ordonné prêtre est envoyé à Cuisery en France, comme maître des novices, mais il rêve toujours de devenir missionnaire. Nommé à Rome, il fonde la congrégation féminine des Filles de Saint-Camille pour le service des malades. Envoyé au Pérou, comme visiteur, pour soutenir cette jeune congrégation, il y restera jusqu'à sa mort, à Las Reyes, près de Lima.
Il répète à chacun d’entre nous ses convictions pour qu’elles deviennent aussi les nôtres.

"Ce n’est pas seulement à quelques uns mais à tous que Dieu dit: soyez saints.
La sainteté doit donc être accessible à tous.
En quoi consiste-t-elle ? A faire beaucoup ? Non.
A faire de grandes choses extraordinaires ? Pas même. Ce ne serait pas l’affaire de tous ni de tous les instants.
Donc: c’est faire le bien, et celui-ci bien fait, dans l’état, dans la situation où Dieu nous a mis.
Rien de plus, rien à faire d’autre que cela."

Louis Tezza (1841-1923) béatifié le 4 novembre 2001 - biographie sur le site du Vatican.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20011104_beat-tezza_fr.html



Bienheureuse Lucie de Caltagirone (+ v. 1400)
Religieuse clarisse du Tiers-Ordre régulier de Saint-François, à Salerne en Campanie.
Son culte fut approuvé en 1514.



Saint Meginhard (+ 1059)
Abbé du monastère de Hersfeld en Allemagne, ses vertus plus que ses connaissances étendues l'élevèrent à cette dignité. Il releva l'abbaye qui avait été détruite par un incendie. Il connut également quelques contestations avec l'évêque du lieu à propos des revenus de l'abbaye, mais notre saint Père abbé sut les résoudre au mieux, dans la justice et dans la paix



Saint Nil de Rossano Fondateur de l'abbaye de Grottaferrata (+ 1005)

Portrait de Nil, dans le sanctuaire de Saint Nicodème à Mammola.

Ce Calabrais était un haut fonctionnaire d'origine grecque, comme beaucoup dans cette région. Il s'était converti à la mort de sa femme et fonda un monastère à Grottaferrata dans le Latium. Ce monastère basiléen (qui suit la Règle monastique de Saint Basile) existe encore.
Voir aussi sur Myriobiblos (Eglise de Grèce):
http://www.myriobiblos.gr/texts/french/synaxaire/nil.html

"Saint Nil n'est pas mentionné dans les synaxaires byzantins. Nous l'ajoutons ici non seulement pour son intérêt propre, mais aussi pour signaler l'importance de la présence monastique byzantine en Italie du Sud, région qui, avec la Sicïle, resta attachée à l'Eglise Orthodoxe jusqu'au 15-16e siècle."

Autre biographie:
St-Nil de Rossano Fils d'une famille grecque aisée émigrée en Calabre (Italie), il voit le jour à Rossano. Devenu rapidement orphelin de ses deux parents, il est élevé par sa soeur aînée, mais il se laisse rapidement entraîner par une vie dissipée et devient le père d'une enfant hors des liens du mariage, ce qui ne l'empêche pas d'obtenir un poste important dans l'Administration locale. Vers l'âge de 30 ans, il tombe gravement malade à la suite du double décès de sa compagne et de sa fille. Cet événement tragique l'incite à se convertir et il décide alors de tout abandonner pour se joindre aux moines du monastère de Saint-Nazaire, où il reçoit l'habit. Sa vie est ensuite marquée par une succession d'épisodes de vie érémitique et de séjours au sein de différents monastères. Elle est aussi rythmée par les vagues successives d'invasions des barbares Sarrasins, qui obligent finalement Nil à se déplacer en compagnie des disciples qui se sont graduellement placés sous sa direction. Ils s'installent alors dans un oratoire dédié à Saint-Adrien, rapidement transformé en monastère et dont Nil devient l'abbé. Quelques années plus tard, il fonde également le monastère de Serperi, qu'il quitte au bout de dix ans pour s'installer sur les collines du Tusculum, dans les environs de Rome, et fonder le monastère de Grottaferrata sur les base d'un ancien monastère dédié à Sainte-Agathe, et où il termine sa vie (910-1005). Saint-Nil est principalement vénéré dans l'Église Byzantine.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nil_de_Rossano
http://www.abbaziagreca.it/



Saints Sébastien Nam I-gwan et neuf compagnons martyrs (+ 1839)
Martyr à Séoul en Corée et neuf compagnons, qui furent décapités pour la foi chrétienne après d’atroces supplices et qui succombèrent un jour non précisé de ce mois à la suite de toutes souffrances qu'il avaient endurées. Les saints Ignace Kim Che-jun, Charles Cho Shin-ch’ol, Colombe Kim Hyo-im, vierge ; Madeleine Pak Pong-son et Perpétue Hong Kum-ju, veuves ; Julitte Kim, Agathe Chon Kyong-hyob et Madeleine Ho Kye-im. ; avec eux sont commémorés les saintes martyres Lucie Kim, Catherine Yi, veuve, et sa fille Madeleine Cho, vierge, détenues en prison pour le Christ.
Voir les Saints Martyrs de Corée canonisés le 6 mai 1984 à Séoul (Corée) par Jean Paul II.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/773/Saints-Martyrs-de-Coree.html



Sainte Thérèse Couderc Fondatrice de la congrégation de Notre-Dame du Cénacle (+ 1885)

Marie-Victoire Couderc, qui prendra en religion le nom de Marie-Thérèse, naquit dans le hameau de Sablières, un coin isolé de la Haute-Ardèche, le 2 février 1805. La « petite paysanne » y connut les jours de sa famille très unie mais sans fortune. Elle reçut une instruction élémentaire grâce à une institutrice itinérante qui donnait des cours aux enfants du hameau. Et c'est au retour du collège, pendant une mission que prêchent les missionnaires diocésains, qu'elle rencontre l'abbé Etienne Terme, qui l'appelle à Aps puis à La Louvesc (07520), en 1826 pour devenir, en 1828, la supérieure de la petite communauté hôtelière qui accueille les pèlerins venus vénérer saint Jean-François Régis. Avec les années, elle deviendra la supérieure des communautés qui se fondent ailleurs et elle les marque par la clarté de son jugement, les orientant vers les retraites spirituelles plus que vers la seule hospitalité. Elle sera si discrète et si attentive à se faire oublier, que personne ne pensera à la reconnaître comme la véritable fondatrice du « Cénacle ». La disparition du P. Terme en décembre 1834 et les difficultés financières causées par une économe qui laisse un grand vide dans les caisses vont lui ouvrir une longue période d'obscurité et d'humiliation. Pour diriger la « congrégation des soeurs de la Retraite Saint Régis », les pères jésuites substituent, avec l'accord de l'évêque, une personne riche et de meilleure éducation que celle de la petite paysanne d'origine modeste. Chacun se croit fondateur et fondatrice. Mais ce fut un échec. Mère Thérèse assume cette incompréhension et ce dépouillement sans dépression ni tristesse, ce qui la conduit au plus près du Christ qui s'est dépouillé aux yeux des hommes de sa condition divine. A partir de 1852, une nouvelle supérieure, Mère de Larochenégly, entoure d'une estime croissante « l'ancienne de l'Ordre ». Et c'est ainsi que Mère Thérèse est envoyée à Paris en mars 1855, avec l'accord de l'évêque de Viviers, le supérieur canonique de la congrégation. Pendant ce même séjour, Mère Thérèse ne reste pas inactive et ne se met pas à l'écart de la vie de la communauté. Elle est même responsable d'un véritable catéchuménat, des catéchismes pour les adultes et les adolescents qui ont manqué de formation religieuse dans leur enfance. Ce qu'elle vit, « livrée à Dieu » lui confère un rayonnement persuasif. Désormais, elle exerce une réelle influence spirituelle même si elle n'a aucune autorité dans les structures de gouvernement de la congrégation. « Oh, si l'on pouvait comprendre d'avance quelles sont les douceurs et la paix qu'on goûte quand on ne met pas de réserve avec le Bon Dieu ! Comme il se communique à l'âme qui le cherche sincèrement et qui a su se livrer. Que l'on en fasse l'expérience et l'on verra que c'est là le bonheur que l'on cherche en vain sans cela. L'âme livrée a trouvé le paradis sur la terre puisqu'elle y jouit de cette douce paix qui fait partie du bonheur des élus. » (Juin 1864) A la mort de son fondateur, la petite communauté se scinda en deux branches, l'une s'adonnant à l'enseignement tandis que l'autre, sous la conduite de sainte Thérèse Couderc, se consacra à l'Oeuvre des Retraites spirituelles, donnant ainsi naissance à la Congrégation de Notre-Dame du Cénacle.
Canonisée par Paul VI en 1970.
A lire: "Se livrer", expression d'une attitude spirituelle qui est un des fondements de la spiritualité du Cénacle, écrit de Sainte Thérèse Couderc.
(site des soeurs de Notre-Dame du Cénacle)
http://www.ndcenacle.org/soeurs/pages/selivrer.htm

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9r%C3%A8se_Couderc
http://www.jesuites.com/spiritualite/couderc/index.html
http://www.ardeche.catholique.fr/le-diocese-de-viviers/historique-et-grandes-figures/grandes-figures/sainte-therese-couderc/



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Wilson Carlile (+1942), fondateur de la « Church Army »

Catholique d’occident : Côme et Damien, martyrs (calendrier romain et ambrosien) ; Eusèbe de Verceil (+371), évêque (calendrier mozarabe)

Coptes et Éthiopiens (16 tut/maskaram) : Dédicace de l’Anastasis à Jérusalem (335)

Luthériens : Antoine Herrezuelo (+1559) et Léonor de Cisnere (+1568), martyrs en Espagne

Maronites : Jean le Bien-Aimé, apôtre

Orthodoxes et gréco-catholiques : Mort du saint et glorieux apôtre et théologien Jean l’évangéliste
http://www.myriobiblos.gr/texts/french/synaxaire/synaxaire.html
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept26.html

Vieux Catholiques : Côme et Damien, martyrs

Les saints du jour (vendredi 25 Septembre)

Publié le 24/09/2009 à 10:40 par jubilatedeo
Bienheureux Hermann Contract Ecolâtre à Reichenau (+ 1054)

Il était perclus et on lui donna le surnom de "Contractus". Fils du comte von Alshausen dans le pays de Bade en Allemagne, il vécut toute sa vie à l'abbaye de Reichenau. Il ne pouvait marcher seul, sa langue remuait peu et ses mains avaient peine à tenir quoi que ce soit. Mais il fut sans aucun doute l'un des plus grands savants de son temps. On l'appelait aussi "la Merveille du siècle". Mathématiques et astronomie, histoire et poésie, rien ne lui était étranger. Il inventa un astrolabe, une machine à calculer, plusieurs instruments de musique. "Chantre de la Vierge Marie, il composa le chant "Ave Maris stella" et on lui attribue non sans raison "l'Alma Redemptoris Mater" et le "Salve Regina". Il disait de lui: "Je suis le rebut des pauvres du Christ qui marche à la traîne des philosophes, plus lent d'esprit qu'un ânon."
Il a toujours porté le titre de bienheureux, reconnu ainsi par les Bollandistes et non par le martyrologe romain.

Autre biographie:
St-Hermann le Boîteux (Bienheureux) Surnommé « Le contract » en raison de ses importants défauts physiques. Fils du comte d’Alshausen, il voit le jour en Souabe (Allemagne). Ses défauts physiques étant largement compensés par de grandes aptitudes intellectuelles, il possède un goût très prononcé pour l’étude. Confié dès l’âge de 7 ans à l’abbaye de Reichenau, il choisit ensuite d’embrasser la vie monastique afin de pouvoir satisfaire son désir d’apprendre. Certains auteurs mentionnent qu’il aurait séjourné à Saint-Gall, mais il semble plutôt qu’il ait passé la grande majorité de sa vie à Reichenau, dont il devient finalement l’abbé. Hermann consacre une grande partie de son temps à étudier l’astronomie, la théologie, les mathématiques, l’histoire et la poésie, ainsi que les langues classiques (grec et latin). Très brillant, il fabrique même des instruments de musique et conçoit des instruments destinés à l’étude de l’astronomie, en plus de se consacrer à l’écriture sur divers sujets. Il est notamment l’auteur d’une importante chronique historique, d’un poème inachevé (1700 vers écrits) ainsi que de plusieurs textes liturgiques (Alma, Salve) et d’une célèbre antienne Alma Redemptoris mater (Sainte Mère du rédempteur) (1013-1054)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hermann_Contract



Saint Aunachaire Evêque d'Auxerre (+ 605)
ou Aunaire. Evêque d'Auxerre, il participa à plusieurs conciles provinciaux et s'appliqua en particulier à rénover la discipline liturgique et morale de son diocèse.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aunaire_d%27Auxerre



Saintes Aurélie et Néomésie vierges
Selon la légende, nées en Asie mineure, ces soeurs se rendirent en pélerinage en Palestine puis à Rome.
Un violent orage leur permit d'échapper à l'attaque des Sarrazins à Capoue.
Elles sont représentées sur des peintures dans la cathédrale d'Anagni où se trouvent leurs reliques.



Saint Céolfrid Abbé à Langres (+ 716)

Né en 642. Moine bénédictin à Gilling puis à Ripon, invité par saint Benoit Biscop au monastère de Wearmouth et Jarrow dont il devint abbé.
Il aida saint Bede qui devint son biographe.
Il est aussi à l'origine du Codex Amiatinus (Bible - Vulgate latine) oeuvre qu'il offrit au pape Grégoire II, qui appartint au monastère Saint Sauveur d'Amiata et qui est conservé à Florence.
Codex of Amiatinus
http://www.unc.edu/celtic/catalogue/manuscripts/CoAm.html
Il mourut à Langres en Champagne.



Saint Cléophas Disciple du Christ au bourg d'Emmaüs (1er s.)
L'un des soixante-douze disciples du Seigneur. Il fut l'un des deux qui rencontrèrent le Christ sur le chemin d'Emmaus où le Seigneur lui-même leur expliqua le pourquoi de la Passion et de la Résurrection. Au soir de la route, il célébra avec eux la sainte Eucharistie, quelques jours seulement après la Cène du Seigneur au soir du Jeudi-Saint avec les apôtres.
...L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : «Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci.» Lc 24, 13-53
...près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jn 19, 25

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Cl%C3%A9ophas



Saint Défendant (+ 290)
Il appartenait à la Légion thébéenne et avait échappé au massacre avec quelques compagnons. Ils furent rattrapés et décapités sur les bords du Rhône. Leur culte se répandit dans les diocèses de Turin et de Novare, en Sardaigne et en Corse.



Saint Ermenfroi (+ 670)
Chancelier du roi Clotaire II, il s'éloignait des intrigues de la cour. Peu à peu son coeur se rapprochait de l'idéal monastique. Il quitta le roi pour se retirer d'abord dans ses terres avec son frère Waldelène. Il y mena une vie calme et tranquille. Il lui fallut quelque temps pour se décider à rejoindre l'abbaye de Cusance au diocèse de Besançon dont il devint l'abbé, rattachant alors le monastère à celui de Luxeuil et y introduisant la Règle de Saint Colomban



Sainte Euphrosyne de Souzdal (+ 1205)

Fille du prince Michel de Tchenigov, elle revêtit l'Habit monastique au monastère de la Très Sainte Mère de Dieu des Blachernes à Souzdal où elle vécut en parfaite obéissance et union à Dieu cette vie religieuse, illuminant son âme par la prière ardente et l'écoute de la Parole de Dieu.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept25.html



Bienheureux Finbarr évêque (+ 610)
Évêque de Cork en Irlande et abbé, fondateur du monastère d’Etargehael près de Cork, célèbre par son enseignement et sa sainteté. Il fut le premier évêque de Cork et mourut à Cloyne.
A lire (en anglais) St Finbarr (560-610) patron of the diocese of Cork.
http://www.catholicireland.net/pages/index.php?nd=380&art=1382



Saint Firmin Premier évêque d'Amiens (4ème s.)

Saint Firmin sur une peinture du XVIIIe siècle

Les historiens voient en lui le premier évêque d'Amiens où il aurait subi le martyre au 4ème siècle. La légende du portail nord de la cathédrale d'Amiens se base sur un écrit du 9ème siècle. Le sénateur Firmus conduisait son fils, le futur saint Firmin, au temple de Jupiter à Pampelune en Espagne quand il rencontra le prêtre chrétien Honestus qui lui parla de Jésus et lui fit rencontrer une semaine plus tard son maître, saint Saturnin, l'un des soixante-dix disciples de Jésus. Saturnin, à Pampelune, convertit quarante mille personnes en quelques jours dont le jeune Firmin qui, avec l'âge, devint un fidèle prédicateur du Christ. Firmin à vingt-sept ans reçut le sacre épiscopal, évangélisa l'Aquitaine, l'Auvergne, le Beauvaisis et s'en fut à Amiens. C'est là qu'il fut arrêté et discrètement assassiné par le gouverneur païen qui craignait les trop nombreux chrétiens de la région. L'histoire est belle, mais les détails sont peu historiques.

La vie d’un saint ne nous est pas contée pour satisfaire notre curiosité, mais pour nous entraîner à la suite de sa sainteté. Alors ? construisons nous-mêmes notre sainteté avec la grâce de l’Esprit-Saint.
Lectionnaire Emmaüs

Martyre de saint Firmin. Vies de saints. XVe.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/09-25.htm#firmin
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Firmin
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/25/index.html



Saint Gédéon Ancien Testament : "Yerubbaal", fils de Yoash, Juge dans la tribu de Manassé (14ème s. av JC.)Juge en Israël, il en fut également le général à la tête des armées qui permirent aux tribus de ne pas être envahies par les Madianites.
Quand il eut reçu du Seigneur le signe de la rosée sur la toison, il détruisit l’autel de Baal avec la force de Dieu et délivra le peuple d’Israël de la main de ses ennemis.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9d%C3%A9on



Sainte Ketevan de Georgie martyre (+ 1624)
L’Église géorgienne fait mémoire de la martyre Ketevan. Épouse du roi David de Kakesia, elle fut persécutée en raison de sa foi orthodoxe par le roi de Perse.
Après une longue captivité, elle refusa ainsi que ses compagnons de se convertir à l’islam et se livra à ses bourreaux sans hésitation. Sa renommée fut telle qu’une partie de sa dépouille fut emportée dans les Indes occidentales par des missionnaires catholiques. Ketevan représente de façon emblématique, l’unité de l’Église, qui existe dès que des hommes et des femmes témoignent de leur fidélité à l’Évangile jusqu’à la mort.
(source: diocèse de Marseille)
http://marseille.catholique.fr/Septembre

"Elle fut persécutée, en raison de sa foi orthodoxe, par le roi de Perse, le shah musulman Abbas I, et passa près de dix ans en prison dans la ville de Shiraz. Ketevan y rencontra des missionnaires augustiniens originaires du Portugal qui furent tellement impressionnés par son témoignage de fidélité au christianisme qu’ils proposèrent au pape de Rome de la canoniser dès après sa mort."

"De nombreux martyrs ont versé leur sang pour l'Evangile, lorsque professer la foi chrétienne était un délit passible de la peine de mort: des neuf enfants martyrs de Kola à saint Shushanik, à saint Eustache de Mtskheta, à Abo de Tbilissi, jusqu'à la reine Ketevan. En raison de son histoire et de sa culture chrétienne, la Géorgie mérite la reconnaissance de l'Eglise universelle."
(source: discours du Saint-Père au palais patriarcal de Tbilissi, 8 novembre 1999)
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/travels/1999/documents/hf_jp-ii_spe_19991108_tbilisi-patriarch_fr.html

Autre biographie:
L’Église géorgienne, en ce jour qui correspond au 12 septembre du calendrier julien, fait mémoire de la martyre Ketevan, l’une des saintes les plus populaires de Géorgie.
Ketevan était l’épouse du roi David de Kakesia et mère du roi Teimuraz qui devait succéder à son père. Elle fut persécutée, en raison de sa foi orthodoxe, par le roi de Perse, le shah musulman Abbas I, et passa près de dix ans en prison dans la ville de Shiraz. Ketevan y rencontra des missionnaires augustiniens originaires du Portugal qui furent tellement impressionnés par son témoignage de fidélité au christianisme qu’ils proposèrent au pape de Rome de la canoniser dès après sa mort.
Après une longue captivité où jamais sa foi ne faillit, pas plus que celle de ses compagnons, le shah prit la décision de la mettre devant l’alternative du choix entre la conversion à l’islam ou la mort. Ketevan n’eut pas la moindre hésitation et, pleine de sérénité, elle se livra à ses bourreaux qui ne lui épargnèrent pas une longue série de tortures avant de lui porter le coup fatal.
Ketevan mourut le 12 septembre 1624 ; sa renommée se répandit bien au-delà de l’Église de Géorgie. Une partie de sa dépouille mortelle fut, en effet, emportée dans les Indes occidentales par des missionnaires catholiques ; on raconte que ses reliques sont parvenues jusqu’à la ville de Namur, en Belgique.
Ketevan, par son histoire singulière et son martyre, représente alors, de façon emblématique, l’unité de l’Église, qui existe dès que des hommes et des femmes témoignent de leur fidélité à l’Évangile jusqu’à la mort.



Bienheureux Marc Criado martyr (+ 1569)

Né à Andujar en Andalousie, il entra dans l’Ordre de la sainte Trinité pour la rédemption des captifs. Il fut arrêté sur les monts d’Alpujarras, près de Grenade en Andalousie par les Maures qui le tuèrent parce qu'il refusait de renier Jésus-Christ fils de Dieu.
Voir aussi: Les Témoins du charisme trinitaire.
http://trinitairesdefrance.free.fr/ordre/temoins/index.htm



Saint Nicolas de Flue Ermite en Suisse (+ 1487)

Statue à Flüeli-Ranft

Cet herbager du centre de la Suisse, du canton d'Unterwald, eut une grande influence dans les cantons de langue germanique qui ont été à la naissance de la Confédération hélvétique. Malgré son penchant pour la méditation solitaire, il ne suivit pas immédiatement ce qui était sa vocation première. Il épousa une femme courageuse, Dorothée Wiss, qui lui donna cinq filles et cinq fils. Il tenait sa place dans la vie politique du canton comme conseiller, mais aussi comme officier dans l'armée. Mais ce bon père de famille, cet homme d'un grand civisme, se retire dans un lieu solitaire pour prier chaque fois qu'il le peut. A cinquante ans, n'y tenant plus, il se laisse happer par la contemplation. Il demande à sa femme et à ses grands enfants l'autorisation de se consacrer entièrement à Dieu. Permission accordée qui devrait mériter à Dorothée aussi la reconnaissance de l'Eglise pour l'héroïcité de ses vertus. Nicolas s'enfonce dans la prière. Les visions mystiques deviennent de plus en plus nombreuses. Son jeûne est absolu, scrupuleusement vérifié par des espions de l'évêque du lieu. Curieusement, plus il s'isole, plus il influence la politique de son pays. On vient lui demander conseil, il dicte ses recommandations, toujours en faveur de la paix et de la concorde. Et c'est ainsi qu'il sauva sa patrie en 1471, lors de l'invasion de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne qui voulait l'annexer et, en 1481, quand il rédigea en une nuit une constitution qui empêcha Unterwald de quitter les autres cantons, au risque de la désagrégation de la confédération.
Canonisé le 15 mai 1947, il est patron principal de la Confédération helvétique.
En Suisse, le 25 septembre, Solennité de saint Nicolas de Flue, célébrée le 21 mars dans l'Église universelle.

"Seigneur Dieu, enlevez-moi tout ce qui m’éloigne de vous. Seigneur Dieu, donnez-moi tout ce qui me rapproche de vous. Prenez-moi à moi et donnez-moi tout à vous"
Prière de saint Nicolas de Flue

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_de_Flue
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/nicolas/nicolas.htm



Saint Ostent (+ 1068)
ou Austinde. Archevêque d'Auch, il connut un ministère épiscopal tourmenté. Il rétablit la vie des évéchés de Bazas, Dax, Bayonne, Lectoure, après l'invasion des Sarrasins d'Espagne. Mais les luttes entre les princes francs et les princes d'Armagnac et de Gascogne se répercutèrent sur les droits de l'Eglise que saint Ostent dut défendre contre les empiètements des seigneurs. Nous avons sa souscription lors d'un concile à Jacca en Espagne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_d%27Auch



Saint Paphnuce le Grand Anachorète en Egypte (+ 303)
Anachorète en Egypte, il fut capturé, lors des persécutions de l'empereur Dioclétien, et condamné à être crucifié à un palmier après avoir subi le supplice de la roue qui lui brisa tous les os. Beaucoup de ceux qui virent ses souffrances se convertirent et, à leur tour, donnèrent le témoignage suprême du martyre.



Saints Paul,Tatte et leurs enfants martyrs (4ème s.)
Paul et Tatte, son épouse, Sabinien, Maxime, Ruf et Eugène, leurs enfants.
Accusés de professer la religion chrétienne, ils furent arrêtés à Damas. Battus de verges, ils rendirent leur âme à Dieu après avoir enduré d’autres supplices.



Saint Principius évêque (5ème s.)
ou Prince.
Douzième évêque de Soissons et abbé, frère de saint Remi de Reims. Il correspondait avec saint Sidoine Apolllinaire et nous avons plusieurs lettres de celui-ci adressées à l'évêque de Soissons, dont l'une quelques temps avant sa mort. Conseiller de sainte Clotilde, il l'encouragea dans les démarches de la reine auprès de Clovis.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prince_de_Soissons



Saint Serge de Radonège Ermite, fondateur du monastère de la Trinité-Saint-Serge (+ 1392)

Icone de St Serge

Né à Rostov au nord de Moscou, le jeune Barthélémy (le futur moine Serge) émigre à Radonège avec les siens, fuyant l'avance des Tatares. Le garçon, peu doué pour les études, ne rêve que de vie monastique. A la mort de ses parents, il se retire avec son frère aîné dans la forêt pour y vivre en ermite au milieu des loups et des ours. Les deux frères bâtissent une chapelle dédiée à la Sainte Trinité. Avec le temps, l'ermitage devient un monastère (le monastère de la Sainte Trinité), peuplé de moines vivant une pauvreté radicale dans une grande liberté. Le patriarche de Constantinople dont dépend alors la Russie, impose à Serge l'adoption de la Règle cénobitique du Studion, qui instaure entre les moines une vie commune plus stricte. Serge se soumet à regret. Il ne reste pas confiné dans son monastère. Il se sent responsable de son pays en pleine ébullition politique. Les princes sollicitent ses conseils et ses prières. En 1380, il bénit le grand-prince Dimitri de Moscou avant la bataille de Koulikovo qui inaugure la fin du joug mongol en Russie. On pourrait la comparer en France à la bataille de Poitiers sur les Musulmans. Il mène encore des missions de conciliation entre les princes russes et fonde de nombreux autres monastères. Le monastère de la Trinité Saint Serge, à 70 kms de Moscou resta même aux jours les plus sombres du soviétisme un grand pèlerinage et l'un des centres théologiques et spirituels de l'Eglise Russe.
Il fut canonisé en 1452.

Lecture

Priez pour moi, frères, parce que je suis rustre et sans sagesse. J’ai reçu un talent du roi du ciel et je devrai en rendre compte, parce que m’a été confiée la charge d’un troupeau de brebis douées de parole. Les paroles du Seigneur me remplissent de crainte : « Celui qui scandalise un seul de ces petits, il aurait mieux valu pour lui de lui mettre au cou une meule pour le jeter dans la mer ». Combien ce sera pire pour celui qui aura fait que beaucoup d’âmes se perdent à cause de sa sottise ! Pourrai-je dire avec audace : « Me voici, Seigneur, avec les enfants que tu m’as donnés ? Pourrai-je un jour entendre la voix divine du berger des grands et des petits, du Seigneur, qui dans la bonté de son cœur dit : « Serviteur bon et fidèle ! Entre dans la joie de ton maître. » ?
(Vie de saint Serge)

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept25bis.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_de_Radon%C3%A8ge
http://www.myriobiblos.gr/texts/french/synaxaire/serge.html



Saint Solenne (+ v. 533)
Evêque de Chartres, conseiller très écouté de Clovis, il assista à son baptême avec saint Rémi et saint Vaast.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Lancelot Andrewes, évêque de Winchester, auteur spirituel ; Voir ci-dessous
Serge de Radonège (+1392), réformateur du monachisme en Russie

Catholiques d’occident : Anatole (II-IIIe s.) et tous les saints évêques de Milan (calendrier ambrosien)

Coptes et Éthiopiens (15 tut/maskaram) : Translation des reliques d’Etienne à Jérusalem (Église copte)

Luthériens : Paul Rabaut (+1794), témoin de la foi en France

Maronites : Paphnuce (IVe s.), moine

Orthodoxes et gréco-catholiques : Euphrosyne d’Alexandrie (Ve s.), moniale ; Ketevan, martyr ; Dosithée de Tbilissi (XVIIIe s.), martyr (Église géorgienne)

Syro-orientaux : Tahmazgerd (+445), martyr (Église assyrienne)



LANCELOT ANDREWES (1555-1626) pasteur et hymnographe
En 1626, Lancelot Andrewes, évêque anglican de Winchester, meurt à 71 ans, dans la paix et la prière.
Né à Londres en 1555, Andrewes était l’aîné d’une famille aisée de marchands. Il manifesta vite un tel penchant pour l’étude et la vie intérieure que ses parents lui permirent de poursuivre sa formation jusqu’à devenir professeur à Cambridge et à Oxford.
D’une très grande érudition, Andrewes fut ordonné diacre, puis prêtre ; et les années passant, il sut être aussi, de façon remarquable, un homme d’action, capable de se tenir à la hauteur des multiples charges que lui confièrent l’Église puis le roi d’Angleterre qui le prit pour son confesseur personnel.
Andrewes prit part à la nouvelle traduction anglaise de la Bible et, bien malgré lui, aux controverses théologiques du temps entre Rome et Canterbury ; mais il fut un opposant acharné à toute interprétation des canons ecclésiastiques qui ne respectait pas les personnes mises en jugement par l’Église.
Elu évêque de Chichester en 1605, et transféré plus tard au siège épiscopal de Winchester, il fut à ce titre membre de droit du parlement anglais. En sa qualité de parlementaire, Andrewes apporta sa coopération au gouvernement chaque fois qu’à l’ordre du jour s’inscrivaient des questions qui concernaient l’Église ; il se refusa toujours, cependant, la moindre ingérence dans les domaines qui n’étaient pas strictement liés à la foi chrétienne.
A sa mort, en 1626, on découvrit, grâce à la publication de ses sermons et de ses Preces privatae, l’incroyable richesse de sa vie spirituelle ; il fut, en effet, malgré son extrême discrétion, l’un des plus grands hommes de prière de l’Église de tous les temps.

Lecture

Que ma prière jaillisse,
monte jusqu’à toi,
entre,
apparaisse en Ta présence,
trouve grâce,
s’approche de Toi ;
et ne la laisse pas revenir vers moi stérile,
mais, puisque Tu as la science, la puissance
et le vouloir,
écoute,
incline l’oreille,
sois attentif et regarde ;
comprends,
écoute,
exauce et agis.
(Lancelot Andrewes, Preces privatae)

Les saints du jour (jeudi 24 septembre)

Publié le 23/09/2009 à 10:34 par jubilatedeo
Saint Silouane l'athonite (+ 1938)

Syméon Ivanovitch Antonov était un robuste charpentier d'un village de Russie centrale. D'une vigueur peu commune, il était affligé d'un caractère violent et querelleur. A 26 ans, tout change. Le paysan rustique et sensuel entend la voix de la Mère de Dieu qui l'appelle à revenir à lui-même. Il se met en route pour l'Athos. Celui qui est devenu frère Silouane connaît tout d'abord une grande joie : celle de qui a trouvé sa place sur terre. Mais cette euphorie des premiers jours ne dure pas. Silouane va connaître, au monastère, des tentations alternées d'orgueil et de désespoir : désespoir de constater que l'orgueil lui colle à la peau et qu'il ne peut s'en défaire. L'épreuve est si longue et si dure qu'il en arrive à se croire condamné, damné même. C'est alors que le Christ lui apparaît et lui dit :" Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas. " Silouane a compris que si bas qu'il puisse descendre, Jésus est là. Il vivra désormais dans la douceur et la prière continuelle, priant pour le monde entier et semant la paix autour de lui, jusqu'à sa mort.

Autre biographie:
En 1938, meurt le starets Silouane, au Mont Athos.
Siméon Ivanovitch Antonov, né en 1866 à Sovsk, en Russie, dans une humble famille de paysans, entra en 1892 au monastère athonite de saint Pantéleimon. Sa trajectoire monastique fut une extraordinaire recherche de la docilité à l’action de l’Esprit saint. Silouane, en effet, tout jeune encore, avait commencé à percevoir la présence de l’Esprit dans son cœur et avait pris la décision de se donner entièrement, par le moyen de la prière, à la garde du don qu’il avait reçu. Nommé économe du monastère, il continua, chaque jour, à réserver un temps considérable pour la prière, tout en ayant désormais plus de 200 moines à pourvoir.
Instruit par l’Esprit à reconnaître Jésus et en Jésus la miséricorde du Père, Silouane entreprit la rude tâche de s’assimiler à son Seigneur. Il comprit que seule l’humilité, le fait de se reconnaître « terre désolée », « chair de péché », lui permettrait d’atteindre la pleine communion avec le Christ descendu aux enfers par amour de tous les hommes.
Après avoir éprouvé dans son être la désolation, arraché lui-même au désespoir par la voix du Seigneur qui lui répétait : « Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas ! », Silouane devint apte à porter les souffrances de ses frères, pour avoir été lui-même intimement consolé par le Seigneur. Il passa les dernières années de sa vie à recevoir des milliers de personnes venues, des lieux les plus lointains, lui demander une parole ou une prière, car il était désormais connu de tous comme le « starets Silouane ».

Lecture

Esprit saint, ne nous abandonne pas ! Quand tu es en nous, l’âme ressent ta présence, elle trouve en Dieu sa béatitude : tu nous donnes pour Dieu un amour ardent.
Esprit saint, ne m’abandonne pas ! Quand tu t’éloignes de moi, les pensées mauvaises assaillent mon cœur : mon âme pleure des larmes amères.
(Silouane de l’Athos, Ne désespère pas !)

Abba Païssius priait pour un de ses disciples qui avait renié le Christ. Pendant sa prière, le Christ lui apparut et lui dit : « Païssius, pour qui es-tu en train de prier ? Ne m’aurait-il pas renié ? ». Mais le saint continua à ressentir de la compassion pour son disciple. Alors le Seigneur lui dit : « Païssius, tu m’es devenu semblable par l’amour. » (Paroles des pères que Silouane aimait répéter)

"Le Saint Esprit unit tous les hommes, et c’est pourquoi les Saints nous sont proches. Lorsque nous les prions, alors, par le Saint Esprit, ils entendent nos prières et nos âmes sentent qu’ils prient pour nous."
Saint Silouane

A découvrir: la BD "Silouane, un moine du Mont-Athos", éditions Coccinelle.
http://www.coccinellebd.be/catalogue/produit.php?ref=silouane&id_rubrique=1#


Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Silouane_de_l%27Athos
http://www.pagesorthodoxes.net/saints/silouane/silouane-introduction.htm
http://silouan.narod.ru/indexe.html
http://www.pagesorthodoxes.net/saints/silouane/silouane-association.htm



Saint Anathlon évêque (1er s.)

Vitrail représentant Saint Anatole de Milan, dans l'église d'Ablis

Quoique l'Eglise de Milan soit connue comme Eglise de saint Ambroise, les plus anciens catalogues citent Anatalone di Milano comme premier évêque de Milan, envoyé par saint Barnabé, (le compagnon de Saint Paul) dont il était le disciple. Il aurait évangélisé toute la région milanaise, y compris Brescia, où il mourut.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anatole_de_Milan



Saints Andoche, Thyrse et Félix Martyrs à Saulieu, en Bourgogne (2ème s.)
Andoche, prêtre, et Thyrse, diacre de Smyrne, furent envoyés par saint Polycarpe pour prêcher l'Evangile dans la région d'Autun. Et ce fut là qu'il moururent martyrs pour la foi dont ils témoignaient avec Félix, un riche commerçant qui les hébergeait.
Leur culte reste vivant dans cette région de Saulieu, voir l'abbatiale Saint-Andoche.
http://www.art-roman.net/saulieu/saulieu.htm



Saint Antoine Gonzalez prêtre et martyr (+ 1637)

Prêtre de l’Ordre des frères Prêcheurs et martyr.
Envoyé au Japon avec cinq compagnons et mis dans les fers peu de temps après, il subit deux fois le supplice de l’eau et, pris de fièvre, précéda les autres dans la mort, sur ordre de Tokugawa Yemitsu.
Canonisé par Jean-Paul II en 1987.

Voir sur le site du Vatican :
Lawrence Ruiz, Dominic Ibáñez de Erquicia, James Kyushei Tomonaga, and 13 companions, Philippines, martyrs in Japan - biography (en anglais)
Piazza San Pietro, 18 ottobre 1987
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_19871018_ruiz-compagni_en.html



Bienheureux Anton Martin Slomýek évêque (+ 1862)
Évêque de Lavant-Maribor en Slovénie. Il prit le plus grand soin de la vie chrétiene des domestiques et de la formation du clergé et appliqua toutes ses forces en faveur de l’unité de l’Église. Né dans une famille de paysans, la Slovénie fait alors partie de l'Empire austro-hongrois. Ordonné prêtre, il prêche des missions populaires, devient directeur de séminaire. Soucieux également de culture, il enseigne le Slovène et écrit beaucoup pour les enfants et les adultes. Nommé évêque de Lavant, dont le siège se trouvait en Autriche à St Andrav, il a un souci particulier pour la formation permanente des prêtres. Pionnier de l'œcuménisme dans sa région, il crée la Confrérie des saints Cyrille et Méthode dont le but est de prier pour l'unité des chrétiens. Il récuse les procédés violents d'accession à l'indépendance nationale, et prépare son pays à la liberté par un travail de formation culturelle, travaillant à la diffusion de la langue slovène et suscitant d'indispensables réformes sociales. Il est un véritable père spirituel de la nation. Dans cette démarche, il veut associer l'amour de la patrie et la convivialité avec des hommes d'autres cultures, nationalités et religions. Il est le premier béatifié de Slovénie.

"Fidèle et docile à l'Eglise, Anton Martin Slomýek se révéla profondément ouvert à l'œcuménisme et fut l'un des premiers en Europe centrale à s'engager pour l'unité des chrétiens...
Il était parfaitement conscient de l'importance que possédait la formation intellectuelle des personnes, en particulier des jeunes, pour l'avenir de la nation...
Il eut soin de la langue slovène, il sollicita des réformes sociales opportunes, il promut l'élévation culturelle de la nation, il se prodigua de toutes les façons possibles afin que son peuple puisse occuper une place honorable dans le concert des autres nations européennes."

(Voyage du pape en Slovénie - cérémonie de béatification du serviteur de Dieu Anton Martin Slomsek - homélie du pape Jean-Paul II, le 19 septembre 1999)
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_19091999_slovenia-beatification_fr.html

«On dit: "le monde a vieilli, le genre humain va à la dérive, l'Europe s'approche de sa fin". Et bien: oui, si nous abandonnons l'humanité à son chemin naturel, à son orientation fatale; non, si la force qui provient d'en haut, qui est conservée dans la religion de Jésus, dans son Eglise, se répand à nouveau dans tous les milieux du genre humain et leur redonne la vie».



Bienheureuse Colombe Gabriel Fondatrice des Sœurs Bénédictines de la Charité (+ 1926)
Joanna Matylda, en religion soeur Colombe, était née à Stanislawow en Pologne en 1858. Moniale et abbesse, à la tête d'un monastère de Lviv, elle fut calomniée injustement, gagna Rome, où, vivant avec joie dans la pauvreté, elle fonda la Congrégation des Sœurs bénédictines de la Charité, ainsi que l’œuvre sociale appelée “la Maison de famille” pour les jeunes ouvrières pauvres ou éloignées de leur famille.
Béatifiée le 16 mai 1993 à Rome par Jean-Paul II.



Saint Coprios (6ème s.)
Il fut découvert, nouveau-né, sur un tas de fumier à la porte du monastère de Saint Théodose en Palestine, auprès de sa mère morte dans son accouchement. Recueilli par les moines, il passa toute sa vie dans ce monastère, perpétuellement adonné à la prière et opérant d'étonnants miracles.



Bienheureux Dalmace Moner (+ 1341)
Né près de Girone en Catalogne, il entra dans l’Ordre des Prêcheurs ou dominicains, Il aimait la solitude et le silence. Son culte fut confirmé en 1721.
«Le frère qui parle avec son ange»
(Un saint (de) chez nous… le bienheureux Dalmace Moner, o.p.)
http://saintebaume.dominicains.com/spip.php?article143



Saint Etienne de Serbie (+ 1224)

Couronné premier roi de Serbie par son frère saint Sabas, lui-même premier archevêque de Serbie, il éleva l'Orthodoxie à un haut niveau dans son peuple et inspira l'idéal évangélique de son royaume. L'Eglise fait également mémoire de son fils saint Vladislas, roi de Serbie, et de David son neveu qui fonda le monastère de Brodarevo en Serbie.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stefan_Ier_Nemanji%C4%87



Saint Galaction (+ 1612)
Fils d'un boïard pieux et cultivé, il dut être soustrait au tsar Ivan IV le Terrible qui le recherchait. Il s'installa ensuite à Vologda où il apprit le métier de cordonnier, se maria et mena une vie heureuse. Lorsque son frère Dimitri devint l'un des familiers du tsar, Galaction refusa de le rejoindre et continua à vivre de l'ouvrage de ses mains. A la mort de son épouse, il prit l'Habit monastique et mena une vie ascétique. En 1612, lors de l'invasion polono-lituanienne, il fut frappé à coups de glaive, eut la tête fracassée par une poutre et mourut deux jours plus tard humblement et discrètement.



Saint Gérard de Csanad Evêque de Csanad et martyr (+ 1047)

Moine bénédictin vénitien, il devint évêque de Csanad en Hongrie, à la demande du roi saint Etienne. Après la mort du roi, les guerres de succession amenèrent au pouvoir le prince André qui voulut rétablir l'idolâtrie. Au cours d'une des missions d'évangélisation que saint Gérard menait avec deux autres évêques, ils furent tous trois agressés par des païens opposés à leur ministère. Gérard fut précipité du haut d'une falaise au bord du Danube et il y sacrifia sa vie. Les autres deux évêques furent martyrisés avec lui.

Vie de Gérard

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_de_Csanad



Saint Germer (+ v. 658)

Seigneur franc, il fit de solides études à l'école épiscopale de Beauvais et devint l'un des conseillers écoutés du roi Dagobert, en même temps que saint Eloi. Marié par le roi, il resta ainsi longtemps dans la vie civile, devenant ensuite conseiller du roi Clovis II. Il multiplia les monastères dans le Beauvaisis. Il obtint du roi de pouvoir quitter la cour et d'entrer au monastère de Flay qu'il avait fondé avec sa fortune personnelle de seigneur de la cour. Il y vécut lui-même dans la pauvreté et y mourut. L'abbaye devint le centre d'une gros bourg :
60850 Saint Germer de Fly.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Germer-de-Fly

Autre biographie:
St-Germer de Beauvais Fils d’une famille de la noblesse Franque de la région de Beauvais. Marié à Domane et père de famille, il réside à la cour de Dagobert puis à celle de Clovis II, où il agit comme conseiller. Après le décès de ses parents, il distribue une partie de son héritage aux pauvres et consacre le reste à la restauration de plusieurs églises. Enfin, ayant obtenu l’accord de son épouse, il entre au monastère de Pental, à Saint-Samson-de-la Roque (Eure), dont il est rapidement élu abbé. Cependant, son extrême sévérité suscite un profond mécontentement chez ses moines, qui vont même jusqu'à organiser un complot dans le but de le faire assassiner. Prévenu à temps, il quitte alors le monastère et se retire comme ermite dans les environs. Lorsque son fils décède, il récupère sa fortune et l’utilise pour fonder une nouvelle abbaye bénédictine dans la région de Beauvais, qui deviendra plus tard Saint-Germer-de-Fly (Oise) et dont il devient l’abbé (+ vers 658)

"Saint Germer naît à Wardes près de saint Germer de Fly au VII° siècle sous le règne de Dagobert. Bien que marié et père de famille il se sépare de sa femme et devient moine. En 655 il fonde le monastère cistercien de Flay (aujourd’hui Fly). Il meurt vers 658. Il est fêté le 24 septembre."
(source: diocèse de Beauvais)
http://catho60.cef.fr/histoire/temoins/St_Germer/Saint_Germer.htm

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Germer-de-Fly



Saint Loup de Lyon (+ 542)
qui d'anachorète devint évêque de cette ville. Il eut beaucoup à souffrir des troubles qui suivirent la mort de Sigismond, roi de Bourgogne et ne put remplir paisiblement ses fonctions épiscopales que lorsque la ville de Lyon passa sous la domination franque. Il présida le 3ème concile d'Orléans en 538.



Saint Nicandre de Pskov (+ 1581)
Né dans une famille chrétienne de la région de Pskov en Russie, il entra dans la vie monastique à l'âge de dix-sept ans. Puis il se retira dans un endroit désert pour vivre en tête-à-tête avec Dieu. Il y resta quinze ans, mais comme sa renommée grandissait, il préféra rejoindre le monastère de Krypetsk pour y vivre la paix. Ce qui, une fois encore, lui fut impossible. Il retourna donc dans son désert. Le même cycle de visiteurs recommença. Saint Nicandre retourna dans son monastère, puis le quitta une fois de plus pour le désert. Il y passa les quinze dernières années de sa vie et s'endormit dans la paix du Seigneur.



Notre-Dame des Grâces Notre-Dame de la Merci

Nuestra Senora de las Mercedes
En République dominicaine, le culte de la Vierge a deux manifestations primordiales: celle de la Vierge de La Altagracia (fêtée le 21 janvier) qui est la patronne du pays et celle de la Vierge de Las Mercedes (24 septembre).

Voir aussi:

le bienheureux Juan Nepomuceno Zegri y Moreno, fondateur de la Congrégation religieuse des Soeurs mercédaires de la Charité.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20031109_zegri_fr.html

"Ce nom Notre-Dame-de-la-Merci mérite un moment d'attention. Il remonte au XIIIe siècle. À cette époque, en Espagne, parmi les soldats chrétiens, qui tentaient de chasser les Maures de leur pays, plusieurs avaient été faits prisonniers et conduits en Afrique du Nord. Une rançon était exigée pour leur libération. Un grand nombre de ces prisonniers étaient très pauvres. Ils ne pouvaient donc espérer être un jour libérés. C'est alors, dit-on, que la Vierge Marie poussa saint Pierre Nolasque à leur venir en aide. Elle lui inspira de fonder l'Ordre de la Merci ou de la Rédemption ou du Rachat des captifs.
Dans le nom Notre-Dame-de-la-Merci, le mot 'merci' traduit le mot espagnol 'merced' qui signifie 'grâce' ou le mot latin 'merces' qui signifie 'rançon'. Quant à la fête de Notre-Dame-de-la-Merci, on affirme qu'elle fut 'primitivement instituée pour remercier la Vierge d'avoir rendu la liberté aux prisonniers qui lui criaient merci'."

(source: site du diocèse de Montréal - homélie du cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque du diocèse de Montréal, pour le 70e anniversaire du centre hospitalier Notre-Dame-de-la-Merci...)
http://www.diocesemontreal.org/archeveque/homelies_arc/homelies/2002/2002_09_24anniversaires.htm

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/09-24.htm#merci
http://missel.free.fr/Sanctoral/09/24.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/24/index.html



Saint Pacifique Capucin à San Severino (+ 1720)

Prêtre franciscain dans la Marche d'Ancône en Italie. Professeur de philosophie, il fut aussi un brillant prédicateur. A trente cinq ans, il devint infirme, impotent, sourd et aveugle. Il dut cesser toute activité extérieure. Il grandit alors dans une intense vie intérieure offrant à Dieu ces souffrances qui l'attachaient à la croix du Christ, comme les stigmates de son Père saint François.

Autre biographie:
St-Pacifique de San Severino Orphelin de ses deux parents dès l’âge de trois ans, il est élevé par un de ses oncles. À 17 ans, il rejoint les Franciscains et sept ans plus tard il est ordonné. Il enseigne ensuite la philosophie aux novices avant de devenir missionnaire, mais bientôt, sa santé se dégrade à tel point qu’il devient rapidement sourd, aveugle et boiteux. Il passe les 30 dernières années de sa vie dans cet état de souffrance, occupé exclusivement à la prière et témoin de nombreux épisodes d’extases (1653-1721)

Voir aussi:
http://www.santiebeati.it/dettaglio/71900



Bienheureux Robert de Knaresborough Ermite près d'York (+ 1180)
Issu d'une famille aisée, ordonné sous-diacre, il passait son temps dans les églises et les monastères puis intégra l'abbaye cistercienne de Newminster. Sa sainteté et sa discipline étaient données en exemple. Il devint ensuite ermite près de Saint Giles et mena une vie austère... Sa réputation s'étendit et attirait beaucoup de pélerins.

A lire "l'ermitage de Robert de Knaresborough, une brève histoire et un tour virtuel" par le Dr Deborah Vess (en anglais).
http://www.faculty.de.gcsu.edu/~dvess/ids/medieval/knares/knares.shtml



Saint Rustique évêque (+ v. 446)
ou Rusticus.
Évêque de Clermont en Auvergne.
Déjà prêtre dans cette cité, il reçut l’honneur de l’épiscopat, à la joie du peuple.
L'élection de saint Rustique (vers 424), huitième évêque de Clermont, fut accompagnée d'une circonstance assez singulière, qui nous est transmise par Grégoire de Tours et qui donnera une idée de la manière dont s'accomplissait quelquefois cet acte important.

«Après la mort de Vénérand, septième évêque d'Auvergne, il y eut de grands débats entre les citoyens pour l'élection de son successeur. Un dimanche on était assemblé pour cet objet, lorsqu'une femme vouée à Dieu et voilée se présente hardiment: Écoutez-moi, prêtres du Seigneur, dit-elle, sachez qu'aucun de ceux qu'a choisis le peuple ici présent n'est agréable à Dieu; mais le Seigneur désignera lui-même celui qu'il appelle. Ne troublez, ne froissez point le peuple; attendez patiemment; à cette heure le Seigneur dirige ici les pas de celui par lequel il veut que votre église soit gouvernée. Au même instant, arrive un prêtre du diocèse, nommé Rustique; à sa vue, la même femme s'écrie: Voilà celui que le Seigneur a destiné pour être pontife; qu'il soit ordonné évêque. Elle parlait encore, que tout le peuple se mit à crier: Il en est digne, il est juste qu'il le soit. On le fit asseoir dans la chaire épiscopale, et il gouverna saintement son diocèse.»
(source: Bulletins de la Société des antiquaires de l'Ouest, Poitiers)
http://books.google.fr/books?id=mycFAAAAQAAJ&pg=RA1-PA65&lpg=RA1-PA65&dq=eveque+de+clermont+Rusticus&source=web&ots=gd48hOGWnX&sig=Tafm3MqbeS_wz2Mq0cf19DxWnmY&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=3&ct=result#PRA1-PA66,M1



Bienheureux William Spencer et Robert Hardesty martyrs (+ 1589)
Guillaume Spencer, prêtre et Robert Hardesty, condamnés à mort, sous la reine Élisabeth Ière, Guillaume parce qu’il était prêtre catholique romain et Robert Hardesty parce qu’il l’avait reçu chez lui. Ils subirent ensemble le supplice de la pendaison à York.



Saint Wulgis Ermite à Troesnes, près de Soissons
Pas d'information complémentaire.



Saint Ysarn Abbé de Saint-Victor de Marseille (+ 1048)
ou Isarn.
Originaire de Toulouse, il entra au monastère de Saint Victor de Marseille sous la Règle de Saint Cassien. Devenu abbé, il construisit une nouvelle église qui fut consacrée par le pape Benoît IX. Il s'en fut aussi en Espagne pour racheter aux Sarrasins les moines de Lérins qui avaient été emmenés en captivité après la dévastation de leur monastère. Austère pour lui-même, bienveillant et pacifique pour les autres, il restaura la vie régulière dans le monastère de Saint Victor.



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Thècle (Ier s.), vierge et martyre (calendrier ambrosien) ; Décollation de Jean le Baptiste (calendrier mozarabe)

Coptes et Éthiopiens (14 tut/maskaram) : Agathon le Stylite (VIIe-VIIIe s.), moine (Église copte-orthodoxe)

Luthériens : Herman le Boiteux (+1054), moine et docteur à Saint Gall

Maronites : Thècle d’Iconium, première martyre

Orthodoxes et gréco-catholiques : Thècle, mégalo-martyre, égale aux apôtres ; Silouane de l’Athos, moine
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept24.html

Syro-occidentaux : Domèce le Médecin (IVe-Ve s.), moine

Les saints du jour (mercredi 23 septembre)

Publié le 22/09/2009 à 11:43 par jubilatedeo
Saint Constant Sacristain à Ancône, en Italie (5ème s.)
Il était sacristain de l'église Saint Etienne d'Ancône en Italie et avait une foi "à déplacer les montagnes" selon la parole de l'Evangile. Un jour qu'il n'avait plus d'huile pour ses lampes d'autel, il y mit de l'eau et, à sa prière, les mèches brûlèrent toute la journée comme si c'était de l'huile. C'est le pape saint Grégoire le Grand qui, dans ses "Dialogues" nous révèle l'existence et le comportement de ce serviteur de Dieu qu'il considérait comme un saint.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Constant



Saint Adamnanb abbé d'Iona (+ 704)
L'un des plus grands successeurs de saint Columba à la tête de l'abbaye d'Iona en Ecosse. Son influence fut grande sur la société et l'Eglise de son temps.



Saint André de Syracuse martyr (+ v. 881)
et ses compagnons martyrs les saints Jean, Pierre et Antoine.
Originaires de Syracuse, ils furent emmenés prisonniers lors d'une incursion des Arabes d'Afrique du Nord. Pierre et Antoine étaient encore jeunes. Ils feignirent de se soumettre aux usages musulmans. Mais ils ne purent rester ainsi cachés longtemps. Abrachim, qui était fort cruel, l'apprit. Il les fit mettre au pilori et ils reçurent d'abord quatre cents coups de verges sur les pieds. Puis ils furent attachés sur un âne et, dépouillés de tous leurs vêtements, promenés dans toute la ville pour être la risée de la foule. Revenus en prison, ils subirent à intervalles réguliers ce genre de tortures. Enfin l'ignoble tyran leur fit arracher les parties les plus intimes de leur corps et leur fit mettre dans la bouche. Jean et Antoine succombèrent à ces douleurs. Jean leur père eût la gorge tranchée. André, lui, resta plus longtemps en prison jusqu'à ce que son corps fût tout desséché par la soif et la faim. On le fit enfin sortir et Abrachim, monté sur un cheval, un javelot à la main, se précipita au galop sur le saint et le transperça de part en part.



Bienheureuse Bernardine Marie Jablonska (+ 1940)
Fondatrice de la Congrégation des Sœurs Servantes des pauvres, à Cracovie en Pologne, qui eut toujours le souci des pauvres et des malades.
Bernardina Maria Jablonska a été béatifiée par Jean-Paul II le 6 juin 1997.



Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin (+ 1851)
Mère Émilie Gamelin, sculpture de Raoul Hunter

Par le Pape Jean-Paul II, sa vertu héroïque fut promulguée le 23 décembre 1993 et, après la reconnaissance officielle d'un miracle attribué à son intercession, le 18 décembre 2000, le Souverain Pontife proclame sa béatification le 7 octobre 2001, la proposant au peuple de Dieu comme un modèle de sainteté, par une vie toute vouée au service de ses frères et sœurs les plus démunis de la société. Sa fête liturgique est fixée au 23 septembre, jour anniversaire de son décès en 1851."
Source site du Vatican.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20011007_beat-tavernier_fr.html
Fêtée le 24 septembre au Canada.
Voir aussi sur le site internet du diocèse d'Edmundston (Canada).
http://www.diocese-edmundston.ca/fr/docs/saint_emilie_tavernier-gamelin.pdf

«Plus vous ferez mémoire de Mère Gamelin, plus vous vivrez de son esprit.
Vous trouverez toujours dans ce souvenir la source de charité qui unit les coeurs, la force qui produit le dévouement et le désir de pratiquer les vertus qui ont brillé en elle, surtout dans l'exercice de la charité.»
(Mgr Ignace Bourget, 4 septembre 1876)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89milie_Tavernier-Gamelin
http://www.providenceintl.org/fr/histoire_historique.php



Bienheureux Guy de Durnes Disciple de saint Bernard de Clairvaux (+ 1157)
Disciple de saint Bernard de Clairvaux, il fut chargé par lui de fonder le monastère de Notre-Dame de Cherlieu au diocèse de Besançon. Les moines y devinrent si nombreux qu'il fonda plusieurs monastères dont certains existent encore, comme celui d'Acey (diocèse de Besançon) et celui de Hauterive (diocèse de Genève-Lausanne).
A la demande de saint Bernard, il révisa le chant liturgique cistercien qui fut approuvé par le chapitre général de 1150.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_de_Durnes
http://pagesperso-orange.fr/jean-rene/cherlieu.html



Bienheureuse Hélène Duglioli (+ v. 1523)
Originaire de Bologne, elle fut une épouse exemplaire pendant trente ans. Devenue veuve, elle supporta avec courage toutes les contradictions qui lui vinrent de sa famille et de sa belle-famille. Le pape Léon XII approuva le culte qu'on lui rendait de temps immémorial.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9l%C3%A8ne_Duglioli



Saint Jean de Konitsa (+ 1814)
Il naquit dans une famille musulmane dont le père était membre de l'ordre des Derviches et sheikh réputé. Il devint lui-même derviche de Yssouf l'Araba, maître de l'Etolie en Grèce. Il le suivit durant les guerres turques contre les Russes. Mais, il vivait dans la droiture de sa conscience et c'est ainsi que peu à peu il se rapprocha de l'Evangile et demanda le baptême, ce que les chrétiens lui refusèrent longtemps par peur. A la mort de son maître, il se retira dans l'île d'Ithaque, se maria et, restant caché, travailla comme garde-champêtre. Découvert comme chrétien, il fut arrêté, subit maints mauvais traitements et vexations et fut enfin décapité.



Bienheureux Joseph Stanek prêtre et martyr (+ 1944)
Joseph Stanek, polonais, était prêtre polonais dans la Société de l'apostolat catholique, dite encore des Pallottins. Il continua son apostolat avec zèle, à Varsovie, même après l'invasion de la Pologne par les troupes nazies en septembre 1939. Lors de l'insurrection de Varsovie, il devint aumônier des insurgés à Czerniakow. Lorsque le danger fut plus pressant, on lui proposa de se sauver en passant le fleuve sur un ponton. Mais il ne voulut pas saisir l'occasion, estimant de son devoir de prêtre de se rendre utile aux combattants, aux insurgés, aux blessés et aux mourants. Arrêté, alors qu’il venait négocier la capitulation des insurgés, il fut pris par les militants nazis et pendu en soutane, devant deux cents personnes, à Varsovie.
Béatifié à Varsovie par Jean-Paul II le 13 juin 1999 en même temps que 107 autres martyrs polonais.



Libère Pape (36 ème) de 352 à 366 (+ 366)

Saint Libère. Détail.
Giovanni Battista Cima da Conegliano. XVIe.

Son pontificat fut marqué par la défense de saint Athanase d'Alexandrie, ce qui lui valut d'être exilé en Thrace par l'empereur Constance qui avait soudoyé plusieurs centaines d'évêques orientaux et occidentaux au concile de Milan pour faire déposer saint Athanase. Mais, après deux années d'exil, il le désavoua, abandonnant, de concession en concession, l'attitude courageuse qu'il avait eue jusque là. Revenu à Rome, il travailla à la réconciliation et à l'apaisement. Saint Hilaire de Poitiers le soutint et ils travaillèrent tous deux au rétablissement de l'union entre l'Orient et l'Occident. L'Annuaire pontifical ne le reconnaît plus comme saint.
Un historien "aborde la question complexe et controversée de l'attitude du pape Libère vis-à-vis de saint Athanase dans les oppositions doctrinales et ecclésiales, conséquence de l'arianisme.
Je ne puis aborder en quelques lignes la réalité des faits tels qu'ils sont présentés au travers du Liber Pontificalis ou du Gesta Liberii publié au VIème siècle. Les défenseurs de l'innocence de Libère et les partisans de sa culpabilité ont opposé leurs thèses jusqu'au début du XXème siècle ... et en particulier dans les actes du colloque de Poitiers en 1968.
Actuellement Libère n'est pas enregistré comme saint au Martyrologe romain. Mais il est enregistré comme pape dans l'annuaire pontifical officiel édité chaque année par le Saint-Siège avec les dates suivantes: 17 mai 352 au 24 septembre 366.
Par contre la mention de Felix II son contemporain (355-365) est accompagnée d'un commentaire qui précise que c'est une erreur que de placer Félix dans la liste pontificale.
Je ne puis vous donner toutes les références qui corroborent la présence de Libère dans les listes de l'annuaire pontifical.
L'historienne Elisabeth Paoli, qui fait autorité, les a référencées dans le dictionnaire historique de la Papauté, publié sous la direction de Philippe Levillain aux éditions Fayard.
A travers les nombreuses études qui lui ont été consacrées, on apprécie avec plus de rigueur le pontificat de Libère, sans minimiser ses erreurs, dans le contexte historique d'une période troublée."

Saint Libère. Giuseppe Franchi. Milan. XVIe.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A8re
http://www.liberius.net/livre.php?id_livre=8
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/23/index.html



Saint Lin Pape (2 ème) de 67? à 76? (1er s.)

Saint Lin était le fils d'un homme fort considérable de la ville de Volterra, en Toscane. Il se convertit à Rome où saint Pierre prêchait l'Evangile. Aussitôt après sa conversion, saint Lin renonça à tous ses biens et quitta son père. Il donna de si grandes preuves de son zèle, de son érudition et de sa prudence, que le chef des apôtres l'employa à la prédication de la parole de Dieu et à l'administration des sacrements. Saint Paul parle de saint Lin au chapitre IVe de sa seconde Epître à Timothée et le place entre les principaux chrétiens de la ville de Rome.
Envoyé dans les Gaules pour y porter le flambeau de la foi, le bonheur de l'avoir pour premier évêque échut à la ville de Besançon dont le nombre des fidèles s'accrut de jour en jour. Un jour, les païens célébrèrent une fête solennelle en l'honneur de leurs faux dieux auxquels ils offraient beaucoup de sacrifices. Brûlant de zèle pour la gloire de Dieu et le salut de ces pauvres âmes, saint Lin entreprit de les détourner de ce culte abominable. Fendant la foule des idolâtres, il leur dit courageusement: «Que faites-vous, mes chers enfants? Quelle marque de divinité voyez-vous dans ces simulacres que vous adorez? Ce ne sont que des statues qui n'ont ni esprit, ni sentiment, et qui ne représentent que des hommes dont l'incontinence et l'impiété ont été toutes publiques. Ces idoles de pierre et de cuivre ne méritent nullement vos respects. C'est à Dieu seul, créateur du ciel et de la terre que vous devez immoler des victimes. Quittez donc ce culte sacrilège et acquiescez aux vérités que je vous prêche.» Ces paroles prononçées avec une ferveur inspirée retentirent comme un violent coup de tonnerre qui renversa par terre l'une des colonnes du temple avec l'idole qu'elle soutenait, la réduisant en poussière. Un prodige si éclatant aurait dû ouvrir les yeux aux idolâtres et leur faire reconnaître la vérité de la religion que saint Lin leur annonçait. Hélas, au lieu de profiter de la grâce qui leur était offerte, les incroyants fermèrent leurs coeurs à la parole de Dieu et se jetèrent tumultueusement sur saint Lin qu'ils chassèrent à l'heure même de la ville de Besançon.
L'apôtre retourna à Rome où saint Pierre s'en servit utilement pour le gouvernement de l'Eglise. Il s'acquitta avec tant de soin de toutes les fonctions qui lui furent assignées qu'après la mort du prince des apôtres, on le choisit pour lui succéder dans la charge de pasteur suprême. Dans cette sublime fonction, saint Lin donna d'excellents témoignages de son zèle et de sa vigilance pastorale. Il écrivit deux relations du martyre de saint Pierre et de saint Paul. Nous tenons aussi de lui l'histoire de la dispute du prince des apôtres avec Simon le Magicien. Pour l'affermissement de l'Eglise naissante et l'avancement de la chrétienté, saint Lin créa quinze évêques et dix-huit prêtres. Le Bréviaire romain dit que la foi et la sainteté de ce souverain pontife furent si grandes qu'il ressuscita des morts et chassa les démons des corps de plusieurs énergumènes. Après avoir gouverné l'Eglise pendant un an, trois mois et douze jours, saint Lin versa son sang qui servit de semence à de nouveaux chrétiens. On enterra sa précieuse dépouille au Vatican, auprès des restes de saint Pierre.

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/09/23.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Lin
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/23/index.html (Bas de page)



Saint Nicolas l'Epicier (+ 1672)
Fils d'un commerçant épicier de Constantinople, il devint lui-même épicier avec son père. Il recevait son instruction d'un maître musulman qui voulut l'entraîner dans la foi islamique. Ce qu'il refusa, malgré les menaces. Enfin, dans un de ses exercices de lecture, il lut des textes du Coran, sans se douter ce qu'ils étaient. Considéré comme ayant accepté l'Islam, il dut s'en défendre et fut accusé de parjure. Ce pourquoi, après 65 jours de prison, sans eau ni nourriture, il fut exécuté par décapitation.



Saint Paxent Martyr vénéré à Paris
Pas d'information complémentaire.



Bienheureux Pierre Acotanto (+ v. 1187)
Né à Venise, il voua sa vie au service des malades. Quelques anées avant sa mort, il se retira à l'abbaye de Saint-Grégoire-Majeur de Venise. Il refusa par humilité la charge d’abbé et préféra vivre reclus dans le cloître. Son culte fut approuvé par Clément VIII.



Saint Pio de Pietrelcina prêtre capucin (+ 1968)

Padre Pio de Pietrelcina, comme l'Apôtre Paul, plaça la Croix de son Seigneur au sommet de sa vie et de son apostolat, comme sa force, sa sagesse et sa gloire... les trésors de grâce que Dieu lui avait accordés avec une largesse singulière, il les distribua sans répit par son ministère, servant les hommes et les femmes qui accouraient à lui toujours plus nombreux, et engendrant une multitude de fils et de filles spirituels...
Béatifié le 2 mai 1999 - Canonisé le 16 juin 2002.
vie de Padre Pio de Pietrelcina (site du Vatican)
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20020616_padre-pio_fr.html

Le 21 juin 2009, évoquant Padre Pio, Benoît XVI a dit qu'il "avait prolongé l'œuvre du Christ, celle d'annoncer l'Evangile, de pardonner les péchés et de soigner les malades dans leur corps et leur esprit... Les tempêtes les plus fortes qui le menaçaient étaient les assauts du Diable contre lesquels il se défendait avec l'armure de Dieu, avec l'écu de la foi et l'épée de l'esprit qu'est la Parole de Dieu. Uni en permanence à Jésus, il tenait toujours compte de la profondeur du drame humain pour lesquels il s'offrait et offrait ses nombreuses souffrances, et sut se dépenser pour soigner et soulager les malades, signe privilégié de la miséricorde de Dieu... Guider les âmes et soulager les souffrances, voilà comment on peut résumer la mission de saint Pio de Pietralcina".
Ayant ajouté que l'héritage que le saint a laissé à ses fils spirituels est la sainteté, le Saint-Père a souligné que "sa première préoccupation, son inquiétude sacerdotale et paternelle était toujours que les personnes reviennent à Dieu, qu'elles fassent l'expérience de sa miséricorde et, intérieurement renouvelées, qu'elles redécouvrent la joie et la beauté d'être chrétiens, de vivre en communion avec Jésus, d'appartenir à son Eglise et de pratiquer l'Evangile. Avant tout, la prière... Ses journées étaient un Rosaire vécu, c'est-à-dire une méditation incessante et une assimilation des mystères du Christ en union spirituelle avec la Vierge Marie ce qui explique ses dons surnaturels et son sens pratique humain. Et tout cela culminait lors de la célébration de la messe... De sa prière, comme d'une source toujours vive, surgissait la charité. L'amour qu'il avait dans son cœur et qu'il transmettait aux autres était plein de tendresse, toujours attentif aux situations réelles des personnes et des familles. Il privilégiait le cœur du Christ spécialement envers les malades et les personnes souffrantes et, de là, est né le projet d'une grande œuvre consacrée au soulagement de la souffrance. On ne peut comprendre ni interpréter correctement cette institution si on la sépare de sa source inspiratrice qu'est la charité évangélique, animée elle-même par la prière". Benoît XVI a ensuite souligné "les risques de l'activisme et de la sécularisation qui sont toujours présents... Nombre d'entre-vous, religieux, religieuses et laïcs est tellement submergé par mille demandes au service des pèlerins, ou des malades de l'hôpital, qu'il court le risque de passer à côté de l'indispensable: écouter le Christ pour accomplir la volonté de Dieu. Quand vous vous rendrez compte que vous êtes près de courir ce risque, regardez Padre Pio, son exemple, ses souffrances, et invoquez son intercession pour qu'il vous obtienne du Seigneur la lumière et la force dont vous avez besoin pour poursuivre sa mission imprégnée de l'amour de Dieu et de charité fraternelle".
(Source: VIS 090622)

«Mais pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil» (Ga 6, 14).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pio_de_Pietrelcina
http://saint.padre.pio.free.fr/histoire.htm
http://voiemystique.free.fr/eucharistie_3_09.htm
http://www.teleradiopadrepio.it/



Saint Projet Évêque d'Imola (Ve siècle)
Pas d'information complémentaire.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Projet



Saint Sossus Diacre et martyr en Campanie (+ 305)
Selon ce que rapporte le pape saint Symmaque, Sossus voulut soustraire son évêque à la mort, mais fut massacré avec lui, et obtint, au même prix, la même gloire.



Sainte Thècle Vierge et martyre (1er s.)

Saint Jérôme, saint Epiphane, saint Grégoire de Nysse, saint Ambroise et saint Jean Chrysostome ont parlé d'elle en termes enthousiastes. C'est un apocryphe "les Actes de Paul et de Thècle" qui lui ont donné cette extraordinaire célébrité. On y lit qu'elle était jeune et jolie. Elle vivait à Iconium quand saint Paul la convertit et elle suivit Paul durant ses voyages. Ce qui la conduisit au martyre.
Elle échappa à trois tourments cruels : le lion de l'amphithéatre qui, au lieu de la dévorer, alla chercher les prêtres de idoles pour les conduire par la peau du cou, devant saint Paul afin qu'il les baptise. Puis elle échappa au bûcher grâce à une pluie diluvienne. Enfin le monstre marin qui devait la dévorer fut foudroyé.
Elle vécut encore longtemps et se fit ouvrir miraculeusement un rocher pour qu'il soit son cercueil.
Merveilleuses légendes écrites par des admirateurs !
Culte supprimé en 1969.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/09-23.htm#thecle
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Th%C3%A8cle
http://villagederocles.free.fr/stethecle.html
http://assr.revues.org/index3908.html



Saints Zacharie et Elisabeth parents de saint Jean-Baptiste (1er s.)
L'archange Gabriel apparaît à Zacharie

Quand Élisabeth reçut chez elle Marie, sa cousine, elle fut remplie de l’Esprit Saint et salua la mère du Seigneur, bénie entre toutes les femmes. Le prêtre Zacharie, rempli de l’Esprit des prophètes à la naissance de son fils, proclama la louange du Dieu rédempteur et annonça la venue prochaine du Christ, Soleil levant.
Fêtés par les Eglises d'Orient le 5 novembre.
http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/5/11/2008/5-Novembre-2008.html
[imghttp://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/09/Domenico_Ghirlandaio_005.jpg/582px-Domenico_Ghirlandaio_005.jpg][/img]
Élisabeth et Marie peintes par Domenico Ghirlandaio en 1491

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zacharie_(p%C3%A8re_de_Jean_le_Baptiste)
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lisabeth_(m%C3%A8re_de_Jean_le_Baptiste)



Sainte Xanthippe (Ier siècle)
et sainte Polyxène, auraient été deux femmes converties par les apôtres en Espagne avant de périr en martyres



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Thècle (Ier s.), vierge et martyre (calendrier mozarabe

Coptes et Éthiopiens (13 tut/maskaram) : Miracle de Basile de Césarée (Église copte)

Luthériens : Marie de Bohorques (+1559), témoin de la foi jusqu’au sang en Espagne

Maronites : Annonce (de l’Ange) à Zacharie

Orthodoxes et gréco-catholiques : Conception du vénérable et glorieux prophète et précurseur Jean le Baptiste
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept23.html

Les saints du jour (mardi 22 Septembre)

Publié le 21/09/2009 à 09:45 par jubilatedeo
Saint Maurice et ses compagnons de la légion thébéenne, militaires romains martyrisés à Auganuum (+ v. 287)

SAN MAURIZIO CANDIDO ESSUPERIO VITTORE E COMPAGNI MARTIRI DELLA LEGIONE TEBEA

et ses compagnons, martyrs à Agaune, devenu depuis Saint Maurice du Valais. Dès que Maximien devint empereur d'Occident (286), il décida d'y exterminer les chrétiens. Pour cela il fit venir de Thèbes en Egypte la légion qui s'y trouvait cantonnée. Il n'aurait pu tomber plus mal. Les six mille soldats qui la composaient étaient chrétiens. Ils refusèrent d'exécuter les ordres impériaux. Sur quoi ils furent massacrés jusqu'au dernier. Telle est du moins la légende de la Légion thébaine. Ce qui est vrai sans doute, c'est que le décurion Maurice et plusieurs légionnaires refusèrent de prendre part à une cérémonie païenne. Ce pourquoi ils furent exécutés. Au siècle suivant, une basilique s'élevait à cet endroit. Saint-Maurice est le patron des soldats, des fabricants d’épées, des patrouilleurs alpins et desGardes Suisses du Vatican. Il est invoqué pour soulager les crampes.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/09-22.htm#maurice
http://missel.free.fr/Sanctoral/09/22.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_d%E2%80%99Agaune
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/22/index.html



Saint Silvain ermite du Ve siècle (5ème s.)
Un internaute nous dit
'St Silvain est fêté le 22 septembre. La légende l'a souvent assimilé au personnage de Zachée (St Pierre l'aurait envoyé en France, il aurait connu une très longue route). St Silvain est surtout connu pour être un ermite du Vème siècle (dates imprécises) et qui a évangélisé le Berry. Il a fait beaucoup de miracles dans sa vie, et aujourd'hui encore on le prie spécialement pour le "feu de st Silvain" (sorte d'érysipèle) et on lui confie particulièrement les enfants malades. La tête de St Silvain est une relique conservée à Levroux. Le 5ème dimanche après Pâques, il y a la "fête du Chef", pèlerinage en l'honneur de St Silvain à Levroux. On peut trouver le tombeau de St Silvain (les restes des ossements) à Celle près de St Amand dans le diocèse de Bourges. Un pèlerinage a lieu à la chapelle de St Silvain le 3ème dimanche de septembre.'



Saint Cosmas Moine bulgare (+ 1323)
D'origine bulgare, il se fit moine au monastère bulgare de Zographou. Il reçut plusieurs fois l'illumination de la Sainte Mère de Dieu et dès lors se rangea dans le silence. Il connut aussi de graves tentations, mais mourut en paix dans le Seigneur.



Saint Emmeran Evêque en Bavière (+ 652)
Evêque, il évangélisa la Bavière. Son nom reste attaché à l'abbaye bénédictine de Kleinelfdorf qui s'éleva plus tard sur son tombeau et devint le but d'un pèlerinage. Il mourut martyr de la foi.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Emmeran_de_Ratisbonne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Emmeran



Sainte Émerita Vierge et martyre à Rome en compagnie de Digna (+ vers 260)
Pas d'information complémentaire.



Saint Félix IV Pape (54 ème) de 526 à 530 (+ 530)

Félix IV, pape de 526 à 530. (Felix III, Felix II ayant été déclaré antipape)
Il termina la controverse sur la grâce au second concile d'Orange en 529 en condamnant le semi-pelagianisme.
Il fit construire à Rome, l'église St-Côme-St-Damien.
Fête le 22 septembre, le 12 juillet ou le 31 janvier.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_IV



Saint Florent Frère de saint Florian (+ 440)
Moine et prêtre qui chassa les serpents du paganisme en apportant l'Evangile dans la région de Saumur. Il serait le frère de saint Florian, apôtre de la Bavière. Il passa sa vie dans la solitude, allant quelquefois dans les villages pour travailler au salut de son prochain. Il est honoré dans plusieurs localités. 49410 Saint Florent le Vieil.

Autre biographie:
St-Florent de Saumur Originaire de la Bavière, il émigre en France et devient disciple de Saint-Martin de Tours. Après avoir été ordonné prêtre, il est envoyé en mission pour évangéliser les populations du Poitou. Il se retire ensuite comme ermite en Anjou (ou sur l’île d’Yeu, selon certains auteurs). Les suites de sa vie deviennent quelque peu confuses, certaines sources mentionnant qu’il est rejoint par de nombreux disciples pour qui il fonde un monastère (qui deviendra plus tard Saint-Florent-le-Vieux), alors que d’autres auteurs situent l’édification du monastère environ deux ou trois siècles après sa mort, sur les lieux de sa sépulture au sommet d’une colline appelée Mont-Glonne (Ve siècle)

Voir aussi:
http://www.mythofrancaise.asso.fr/mythes/cadres/FLOmythC.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Florent_d%27Anjou
http://www.jacobins.mairie-toulouse.fr/expos/tapisseries/textes/flore.htm



Saint Ignace de Santhia prêtre capucin (+ 1770)

Né à Santhia, près de Verceil dans le Piémont, il entra chez les religieux capucins dans l'intention de devenir missionnaire. Mais une grave maladie l'en empêche et il rejoint le couvent du Mont des Capucins à Turin pour la dernière partie de sa vie. Et là, malgré ses souffrances et son grand âge, il continue son ministère de "père spirituel, confesseur, conseiller et maître de nombreuses personnes - prêtres, religieux et laïcs - qui dans le Piémont de son époque ont recours à sa direction sage et éclairée." (Jean Paul II)
On l'a appelé "le religieux à tout faire".
Canonisé le 19 mai 2002 à Rome par Jean-Paul II.
Biographie - site du Vatican
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/2002/documents/ns_lit_doc_20020519_ignazio_fr.html

“Le Paradis — avait-il coutume de dire — n'est pas fait pour les fainéants. Mettons-nous donc au travail!”.



Saint Jonas de Iachera (7ème s.)
Il fut le fondateur du monastère de l'Annonciation de la Sainte Mère de Dieu dans un endroit désert, nommé Iachéra, en Russie, sous le règne du tsar Ivan le Terrible. Son rayonnement spirituel lui valut le profond respect de la famille impériale et l'estime des saints comme saint Irénarque de Solovki qui aidèrent le monastère.



Bienheureux Joseph Marchandon prêtre et martyr (+ 1794)
Prêtre sulpicien et martyr, sous la Révolution française, à cause de son refus de signer la Constitution civile du clergé. Il fut déporté sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, entassé avec de nombreux autres prêtres sur un bateau négrier. Il y mourut de privation et de maladie.
Béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II.
Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort (diocèse de Sens-Auxerre)
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Les-bienheureux-martyrs-des.html

Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d'août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres déportés
(diocèse de La Rochelle)
http://www.catholique-larochelle.cef.fr/Ile-Madame,246



Sainte Liutrude Recluse à Perthes (+ versle Ve siècle)
Pas d'information complémentaire.



Saint Lô Evêque de Coutances (+ v. 565)
ou Laud.
Evêque de Coutances, il en fut le premier pasteur. Il donna ses terres familiales pour y construire des monastères et des églises. Nous le trouvons parmi les signataires du 5ème concile d'Orléans. Le château familial devint une ville : 50000 Saint Lô.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_L%C3%B4

Voir aussi 'Qui était saint Laud' sur le site des paroisses catholiques de Saint Lô:
http://paroisse-stlaud50.cef.fr/histo_st_laud.php

"Laud aurait été choisi par le peuple chrétien comme évêque de Coutances avant d’avoir atteint l’âge de trente ans, nécessaire à l’époque pour accéder à cette charge. Certains pensent qu’il aurait été élu par l' archevêque de Rouen.
Dès son élection il organisa dans son diocèse de nombreuses paroisses et il obtint du roi Childebert que Briovère et sa région soient détachés du diocèse de Bayeux. Il installa à Briovère une villa où il se plaisait à résider.
Il est probable qu’il joua un rôle de premier plan dans l’organisation de l’Église Franque.
Il meurt vers 565.
Le premier lieu de sépulture aurait été l’église St Pierre St Paul de la Luzerne (canton de St Lô).
Les reliques de Saint-Lô se trouvaient à Angers à la suite des invasions normandes (IX ème siècle), d’abord au château puis dans la fameuse croix en or à deux croisillons dite «croix de Saint-Lô» dont la forme figure dans les armes de la province de Lorraine.
Grâce à Jacques de Matignon, l’église Notre-Dame recouvrait les reliques en 1679. Sauvées de la profanation en 1794 par les abbés Jéhan et Hébert, elles furent également sauvées de la destruction en 1944 par Mgr de Chivré.
Dans l’église Notre-Dame deux vitraux modernes, la porte nord du parvis et une statue de pierre évoquent sa figure.
Pour en savoir plus : Saint-Lô, évêque de Coutances et Briovère (VIème siècle), Revue de la Manche, tome 35,1993."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Laud_de_Coutances



Bienheureux Othon de Freising évêque (+ 1158)

Évêque de Freising - Münich.
Il est auteur de la Gesta Frederici Imperatoris. Il appartient à la dynastie germanique de haut rang des Babenberg. Grand observateur de son temps, il est à l'origine d'une des sources les plus consultées pour l'histoire du Moyen-Age. Ses écrits contribuaient à la gloire de l'empereur romain germanique. Il mourut sous l’habit monastique qu’il n’avait jamais quitté au cours de son épiscopat au monastère cistercien de Morimond qui était dans l'obédience de l'abbaye de Freising.
"Othon, fils du margrave d'Autriche saint Léopold. Il venait d'achever ses études à Paris et retournait dans son pays lorsqu'une halte à Morimond le détermina à s'y fixer. Il fut moine pendant dix ans quand il se vit obligé d'accepter l'évêché de Freising en Bavière; c'est ainsi qu'il prit part à la seconde croisade avec son frère l'empereur Conrad. Il resta fermement attaché à l'Ordre de Cîteaux dont il porta toujours l'habit et mourut à Morimond alors qu'il se rendait au Chapitre général."
(source: Abbaye Notre Dame de Saint Joseph d'Ubexy)
http://www.abbaye-ubexy.com.fr/index.htm

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Othon_de_Freising
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Sch%C3%A4ftlarn



Saint Phocas Martyr à Sinope (4ème s.)

Saint Phocas naquit dans la ville de Sinope, au bord de la mer Noire, d'un père nommé Pamphile, constructeur de bateaux, et d'une mère nommée Marie.
Dès qu'il sortit de l'erreur païenne, Dieu lui accorda la grâce d'accomplir des miracles. Il devint Evêque de Sinope et amena, tant par ses paroles que par ses miracles, de nombreux païens à la vraie foi.
Un jour, Dieu lui révéla que le moment du Martyre était venu : «Une coupe a été préparée pour toi, tu dois maintenant la boire». Il comparut devant le gouverneur Africanus et confessa avec audace sa Foi au Christ vrai Dieu et vrai homme. Comme Africanus avait blasphémé le Nom du Christ et fait torturer le Saint, il y eut un tremblement de terre. Le gouverneur mourut. Mais, à la demande de sa femme, le Saint, miséricordieux , le releva par sa prière. Il fut conduit à l'empereur Trajan (vers l'an 101), qui le fit écorcher puis jeter dans un bain surchauffé, où le Saint remit son âme à Dieu.
Après sa mort, Phocas fit encore de nombreux miracles.
Jardinier, il souffrit de multiples outrages pour le nom du Rédempteur à Sinope sur la Mer Noire, au IVe siècle. (martyrologe romain)

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept22.html



Sainte Salaberge Abbesse à Laon (+ 670)
Mère de famille chrétienne, elle devint veuve très jeune une première fois et fut contrainte par ses parents à un second mariage où elle connut le bonheur d'une parfaite union scellée dans la charité mutuelle et le service des pauvres. Elle devint successivement mère de cinq enfants, puis elle employa une grande partie de son patrimoine à fonder un couvent à Laon, sur les conseils de l'abbé de Luxeuil.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Comt%C3%A9_de_Bassigny#Sous_les_M.C3.A9rovingiens



Saint Sophrone (+ 1813)
Il reçut au baptême le nom de Stoïko et, après ses études, se maria et fut ordonné prêtre. Il enseignait la science divine aux enfants du séminaire et traduisit pour le peuple la Vie des Saints en bulgare. Elevé à la dignité épiscopale, il put s'exiler en Roumanie grâce au métropolite Dosithée de Hongro-Valachie. Enfin, il vint à Bucarest d'où il rejoignit Dieu dans la contemplation éternelle.
"Il prêchait en néo-bulgare, et son attitude nationale provoqua son exil en terre roumaine, à Bucarest (1803-1813), moins directement soumise à l'Empire ottoman, et sous le protectorat de la Russie. Son " Kyriakodromion ", collection de sermons pour toute l'année, parut à Rîmnicu Vîlcea en néo-bulgare : premier ouvrage imprimé dans cette langue."
(source: CNRS, une page de l'histoire des relations fraternelles des orthodoxes roumains et bulgares)
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=11803661



Saint Sylvain (1er s.)
Trop belle est la légende pour qu'on ne la mentionne pas. Il serait le Zachée de l'Evangile et s'en vint l'annoncer à Levroux dans le Berry, à la demande de saint Pierre.
Un internaute nous envoie le livret 'le pélerinage de Saint Silvain à Noyers' par l'abbé Naudet, curé de Noyers au XIXe siècle(?). (en format pdf - 4Mo) "Saint Silvain, apôtre de Levroux, de la Celle-Bruères et de Noyers".
http://www.nominis.cef.fr/contenus/SaintSilvainNoyers.pdf



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Maurice d’Agaune et ses compagnons (IIIe s.), martyrs (calendrier ambrosien et mozarabe)

Coptes et Éthiopiens (12 tut/maskaram) : Concile des 200 à Ephèse (431 ; Église copte)

Luthériens : Maurice (IIIe-IVe s.), martyr en Egypte ; Johann Peter Hebel (+1826), théologien à Baden

Maronites : Phocas le Thaumaturge (+117), martyr ; Maurice d’Agaune et ses compagnons, martyrs

Orthodoxes et gréco-catholiques : Phocas le Thaumaturge, hiéromartyr ; Joseph le Thaumaturge (+1515), higoumène de Volokolamsk ; Recouvrement et translation des reliques de Théodose (1896), archevêque de Tchernigov (Église russe)
mémoire des VINGT-SIX MOINES et MARTYRS de Zographou, brûlés vifs dans la tour de leur monastère par les latinophrones :
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept22bis.html

Vieux Catholiques : Maurice et ses compagnons, martyrs

Les saints du jour (lundi 21 septembre)

Publié le 20/09/2009 à 18:27 par jubilatedeo
Saint Matthieu Un des apôtres du Christ, martyr (1er s.)

Les Églises d’Orient et d’Occident font aujourd’hui mémoire de Matthieu, apôtre et évangéliste.
Lévi-Matthieu, fils d’Alphée, était un percepteur des taxes à Capharnaüm. Dès les premiers temps de sa prédication en Galilée, Jésus l’appela à le suivre et Matthieu fut du nombre de ceux qui quittèrent tout – maison, frères et sœurs, père et mère, amis, travail et biens – pour cheminer derrière le Seigneur.
D’après les évangiles, Matthieu le publicain donna un banquet d’adieu pour ses amis, publicains et pécheurs comme lui, et Jésus se rendit dans sa demeure et dîna avec eux, montrant ainsi qu’il était venu dans le monde non pour les justes mais pour les pécheurs.
Selon la tradition, Matthieu est l’auteur de l’Évangile qui porte son nom et qui est destiné à ceux qui, venus du judaïsme, croient en Jésus Messie ; il a probablement été écrit peu après la rédaction de l’Évangile de Marc.
En sa qualité de scribe devenu disciple du Royaume des cieux, Matthieu fut capable de tirer de son trésor du neuf et de l’ancien, pour répondre aux problèmes posés par ses interlocuteurs après la destruction du Temple de Jérusalem. Dans l’œuvre matthéenne, Jésus est présenté comme le nouveau Moïse qui, par autorité divine, fait retour à le volonté même du Législateur et porte ainsi à son achèvement la révélation faite par Dieu sur le Mont Sinaï.
Nous ne savons pas avec certitude en quelles régions Matthieu a prêché l’Évangile. Selon la tradition, ce serait en Syrie ou en Éthiopie.
Saint-Matthieu est le patron des comptables, des banquiers, des agents de douane, des agents des impôts, des gardiens de sécurité, des agents de change et de toutes les professions qui se rapportent au secteur financier de manière générale.

Lecture

Quand il appelait quelqu’un, Jésus lui disait que désormais il n’avait plus qu’une seule possibilité de croire en lui : tout abandonner pour se mettre à la suite du Fils de Dieu fait homme. Une fois franchi ce premier pas, celui qui se place dans la sequela est mis en situation de pouvoir croire. S’il ne se met pas en situation de suivre, s’il reste en arrière, il n’apprend pas à croire. Celui qui est appelé doit sortir de l’état où il ne lui est pas possible de croire, pour entrer dans celui-là seul où la foi lui devient possible. Ce pas n’a pas en soi valeur de programme ; seule le justifie la communion avec Jésus Christ à laquelle il parvient. Tant que Lévi reste à son bureau de douane ou que Pierre attend avec ses filets, tous deux peuvent exercer honnêtement leur profession, ils sont en mesure d’avoir sur Dieu des connaissances d’autrefois et de nouvelles ; mais s’ils veulent apprendre à croire en Dieu, il leur faut suivre le Fils de Dieu fait homme, il leur faut marcher avec lui.
(Dietrich Bonhoeffer, Le prix de la grâce)

Prière

Dieu d’amour, par ton Fils tu as appelé Matthieu à quitter ses sécurités et ses richesses pour devenir apôtre : accorde à tes fidèles la grâce de suivre le Christ dans la conversion du cœur, la pauvreté de l’esprit et la miséricorde envers tous. Il est notre Seigneur qui vit et règne dans les siècles des siècles.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/09-21.htm#matthieu
http://missel.free.fr/Sanctoral/09/21.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Matthieu
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/09/21/index.html



Saint Alexandre Martyr sur la voie Claudienne (2ème s.)
Martyr sur la voie Claudienne, aux environs de Rome. Il souffrit les chaînes, le chevalet et les ongles de fer avant d'être décapité. Le pape saint Damase fit transférer son corps dans la ville même de Rome et composa pour lui une épitaphe.



Saint Cadoc (6ème s.)

Sculpture représentant Saint-Cado (Belz)

Moine gallois, il fonda de nombreux monastères, en particulier celui de Llandcarvan dans la région de Cardiff, qui fut une pépinière de saints. Il vint en Bretagne et vécut avec saint Gildas dans une île du golfe du Morbihan. De retour dans son pays, il protégea ses compatriotes bretons contre les envahisseurs saxons, ce qui lui valut d'être assassiné par eux. Les Gallois vénèrent ce saint évêque comme un martyr.. Il est aussi très populaire en Bretagne où de nombreuses chapelles lui sont dédiées, neuf dans le Finistère, sept dans les Côtes d'Armor et cinq dans le Morbihan.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Cadoc



Saint Castor d'Apt Evêque d'Apt (+ 420)
Né à Nîmes, fondateur de l'abbaye de Mananque puis évêque de l'ancien siège épiscopal d'Apt, actuellement au diocèse d'Avignon. Il fut d'abord avocat et, marié avec une femme très religieuse, il mena, avec elle, une vie toute monastique. Puis il choisit la Règle monastique de saint Jean Cassien pour le monastère dont il était devenu abbé. Il accepta à contre-coeur l'épiscopat et il gouverna, en des temps difficile, son troupeau.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Castor_d%27Apt



Sainte Déborah Ancien Testament : Prophétesse et juge d'Israël
Voir le livre des Juges, chap 4 et chap 5.

"Pour le Seigneur, moi, je veux chanter, je veux célébrer le Seigneur, Dieu d'Israêl"
le cantique de Débora

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9borah
http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_des_Juges



Saints Eusèbe, Nestabe et Zenon (+ 362)
trois frères qui, durant la persécution déclenchée par Julien l'Apostat, furent massacrés par une troupe de païens parce qu'ils refusaient de revenir au culte des idoles.



Saints François Jaccard et Thomas Tran Van Thien Martyrs à Hué, en Annam (+ 1838)
Entré au Séminaire des Missions Etrangères en 1821, il fut ordonné prêtre en 1823, et demanda d’être envoyé dans les contrées à évangéliser. Après 5 mois de navigation, il séjourna à Chandernagor, puis Macao avant de rejoindre la Cochinchine. A Hué, il fut mis bientôt en résidence surveillée par l'empereur Minh Mang qui en fit son traducteur et son interprête avec d'autres missionnaires. Minh Mang, espérait, en les ayant sous la main, pouvoir s'en débarrasser aisément le temps voulu. Mis en demeure d'apostasier, François Jaccard fut emprisonné, et, après avoir été plusieurs fois soumis à la torture, il fut condamné à la peine capitale, étranglé avec un jeune chrétien Thomas Thien, en un lieu appelé Gian-bieu, non loin de Quang-tri, près de Hué.

"missionnaire qui n'a pas hésité à tout quitter pour se mettre au service de l'annonce de la Bonne Nouvelle envers et contre tout."
Source: Les hommes qui ont compté, Mon diocèse dans l'histoire... (diocèse d'Annecy)
http://catholique-annecy.cef.fr/pages/3_je_decouvre_la_haute_savoie/3_3_2_les-homes-qui-ont-compte.php
"François Jaccard naquit le 6 septembre 1799 à Onion, en Haute-Savoie.
Ses parents accueillirent ainsi leur premier enfant après vingt ans de mariage, et ils voyaient en cette naissance un 'signe du Seigneur'; cet enfant allait probablement devenir prêtre."
Source: Missions Etrangères de Paris, salle des martyrs, un mois, un martyr...
http://www.mepasie.org/
François Jaccard a été béatifié par Léon XIII le 7 mai 1900 et canonisé le 19 juin 1988.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Jaccard



Saint Gérulphe (+ v. 750)
Un adolescent que son oncle aurait tué d’un coup d’épée près de Tronchiennes en Flandre, pour récupérer son héritage. Il fut considéré comme un martyr. Au moment de sa mort, il pardonna à son assassin.



Saint Grégoire de Tallard (+ 404)
Grégoire de Tallard serait venu de Grande Arménie en Provence et serait mort à Tallard. Un pèlerinage annuel le célèbre en septembre. Grégoire d’Amnice (puis de Tallard), existe-t-il ? Est-il possible qu’un évêque arménien vienne en Gaule à cette époque là ?
Voir le compte-rendu de la conférence donnée le 20 octobre 2006 à Gap.
http://nominis.cef.fr/contenus/GregoiredeTallard.pdf
source: Luc-André Biarnais, archiviste diocésain de Gap.
http://diocese-gap.cef.fr/



Sainte Iphigénie Vierge éthiopienne convertie par Saint-Matthieu (Ier siècle)
Pas d'information complémentaire.



Bienheureux Jean Prandotha (+ 1266)
Evêque de Cracovie et vigilant pasteur. Il sut endiguer la secte des Flagellants. Il s'occupa surtout de l'accroissement du Royaume de Dieu sans autre mérite que de répondre pleinement et à tout moment aux appels de Dieu et de ses fidèles.



Saint Jonas Ancien Testament : Prophète

Un des 'douze petits prophètes' de l'Ancien Testament.
Le livre de Jonas décrit
chap 1: sa vaine fuite devant la parole de Dieu,
chap 2: sa chute au fond de l'abîme (à l'intérieur d'un gros poisson) et sa prière au Seigneur qui le sauve,
chap 3: la conversion des habitants de Ninive et le pardon de Dieu,
chap 4: la colère de Jonas et les explications du Seigneur (la plante qui l'abrite du soleil puis se dessèche)...
Lire par exemple aux éditions du Cerf, 1 - 2 - 3
http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/84/flash/p1609.swf
http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/84/flash/p1610.swf
http://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/84/flash/p1611.swf

Jonas avalé par la baleine.
Chapiteau du XIIe siècle de la nef de l'abbatiale de Mozac

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept21.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jonas



Saint Joseph de Zaonikiev (+ 1612)
Paysan de la région de Vologda en Russie, il menait une vie modeste quand il commença à perdre la vue. Il demande l'intercession de la Mère de Dieu et, devant son icône, il retrouva la pleine vision de ses yeux. Devant ce miracle, les villageois édifièrent une chapelle et quelques cellules pour un monastère dont notre saint refusa de devenir le premier higoumène en feignant la simplicité d'esprit. Il vécut ainsi trente ans dans la prière, les privations ascétiques et la joie.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept21bis.html



Saint Landelin moine irlandais (7ème s.)
Moine irlandais, il vint en Alsace puis il passa le Rhin et s'établit solitaire dans la région de Fribourg in Brisgau. Quelques années plus tard, un chasseur du seigneur des environs le prit pour un des malfaiteurs qui infestaient la région et le tua. Découvert mort par un paysan, il fut inhumé non loin de là au monastère d'Ettenheim (Ettenheimmunster) dans la région de Bade.



Saint Laurent Imbert et ses compagnons, Pierre Maubant et Jacques Chastan, martyrs en Corée (+ 1839)

Saint Laurent Imbert

et ses compagnons de martyre, Jacques Chastan et Pierre Maubant, tous trois missionnaire de la Société des Missions Etrangères de Paris. Pierre Maubant était né en Normandie à Vassy. Après deux années de ministère en France, il part pour le Setchoan en Chine occidentale puis gagne la Corée. Il y retrouve Laurent Imbert, né à Marignane, fonde un séminaire à la frontière du Tibet où il réside douze ans, puis gagne la Corée, comme évêque, vicaire apostolique. Jacques Chastan est originaire des Alpes de Haute-Provence et rejoint la chrétienté coréenne après dix années en Chine. Afin d'éviter l'arrestation de plusieurs chrétiens, ils se livrent aux autorités. Chargés de chaînes, brisés par les tortures habituelles, ils sont condamnés à la décapitation. Laurent Imbert est âgé de 43 ans, Jacques Chastan et Pierre Maubant 36 ans. D'autres responsables chrétiens de la mission les suivent dans le martyre le lendemain.
Voir aussi:
Fête des martyrs de Corée,
http://mission.mepasie.org/actualites/actualite.php?id=62
Missions étrangères de Paris.
http://www.mepasie.org/
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Imbert



Bienheureux Marc Scalabrini prêtre (+ 1498)
ou Marc de Modène.
Prêtre de l’Ordre des Prêcheurs, il sut ramener un grand nombre d’égarés sur le chemin de la justice et de la vérité dans le nord et le centre de l'Italie. Il mourut à Pesaro dans les Marches.
Son culte fut approuvé en 1857.



Sainte Maure (+ 850)
Une jeune chrétienne de vingt-trois ans qui consacra sa jeunesse à secourir toutes les misères. Les pauvres de la région et les fidèles témoignèrent de leur admiration en venant en pèlerinage pour demander son intercession auprès de Dieu : 10150 Sainte Maure
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Maure



Saint Pamphile Martyr à Rome sur la Voie Salaria ancienne
Pas d'information complémentaire.



Saint Quadratus (2ème s.)
L’historien Eusèbe rapporte que, durant la persécution, il réunit en Grèce, grâce à sa foi et à son zèle, l’Église dispersée par la terreur et présenta à l’empereur Hadrien un livre écrit pour la défense de la religion chrétienne et digne de l’enseignement des Apôtres. Il est ainsi l'auteur de la première apologie chrétienne.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quadrat_d%27Ath%C3%A8nes



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Matthieu, apôtre et évangéliste

Catholiques d’occident : Matthieu, apôtre et évangéliste

Coptes et Éthiopiens (11 tut/maskaram) : Basilide (IIIe-IVe s.), martyr

Luthériens : Matthieu, évangéliste

Maronites : Quadratus de Magnésie (Ier-IIe s.), martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Clôture de la fête de l’Exaltation de la Croix ; Quadratus de Magnésie, apôtre
Les Églises appartenant aux patriarcats de Jérusalem, de Moscou, de Serbie et de Géorgie, ainsi que les monastères du Mont Athos, qui suivent le calendrier julien même pour les fêtes à date fixe, célèbrent aujourd’hui la Naissance de la Mère de Dieu

Syro-orientaux : Matthieu, apôtre et évangéliste (Église malabar)

Vieux Catholiques : Matthieu, apôtre