Saint Jules Ier Pape (35 ème) de 337 à 352 (+ 352)
Il travailla à affermir la foi en combattant l'arianisme qui professait que, si le Christ était parfait, en revanche il n'était pas divin. Son mérite fut d'avoir maintenu le mystère de la Sainte Trinité contre ceux qui tentaient de faire de la doctrine chrétienne un monothéisme à moitié rationaliste, acceptable par tous sans doute, mais éloigné des paroles du Christ lui-même dans leur interprétation fondamentale. Il fallut six conciles pour que la doctrine trinitaire et christologique puisse exprimer et respecter le mystère essentiel de la foi. Le plus célèbre d'entre eux fut celui que le Pape Jules Ier réunit à Sardique (actuellement Sofia en Bulgarie) Au moment où le patriarche d'Alexandrie, saint Athanase, était exilé, le Pape saint Jules le soutint et le rencontra à Rome.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ier
Saint Alfier (+ 1050)
Abbaye de la Sainte-Trinité de la Cava.
Confesseur. D'abord moine à Cluny sous l'abbatiat de saint Odilon, il fut rappelé par les princes de Salerne pour ranimer la vie religieuse dans sa principauté d'origine. Ce pourquoi il fonda le monastère de la Sainte-Trinité de la Cava.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Cava
http://www.badiadicava.it/
Sainte Anthouse (+ 811)
Vierge. Fille de l'empereur byzantin
Constantin Copronyme, elle vivait au palais, mais plus souvent avec les pauvres et les malades, quittant alors ses habits somptueux pour être plus proche de leurs misères. Finalement elle renonça au monde et fut tonsurée moniale par
saint Taraise, le patriarche de Constantinople, au monastère de la Concorde où elle fut désormais un modèle d'humilité pour toutes ses compagnes.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_V
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taraise_de_Constantinople
Saint Artémon Martyr (4ème s.)
Il était très avancé en âge quand le préfet romain voulut le contraindre à sacrifier aux dieux. Il feignit d'accepter et fut conduit au temple d'Asclepios dont il brisa les statues. Il fut soumis à de cruelles tortures et fut exécuté à Césarée d'Asie mineure.
Saint Basile de Riazan (+ 1295)
Troitsky sobor à Mourom
Confesseur. Il était évêque de
Mourom en Russie, quand il fut accusé par les boïards et le peuple de la cité de conduite immorale avec une jeune fille, alors qu'il n'en était rien. Il quitta Mourom, avec l'icône de la Mère de Dieu, amenée jadis de Kiev. A ce moment, un miracle se produisit qui éloigna tout soupçon, mais le saint évêque partit quand même jusqu'à Riazan qui devint son nouveau siège épiscopal. Quelques années plus tard, il dut quitter Riazan pour Pereyaslavl à cause de l'invasion tatare.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril12.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mourom
Saint Constantin (+ 450)
Evêque de Gap et confesseur. Il vivait à l'époque de saint Césaire. Il donna une grande impulsion à la création de paroisses rurales et nous trouvons sa souscription au concile de Riez. Le Pape saint Léon, dans une de ses lettres, parle de lui comme ayant été l'évêque consécrateur du successeur de Saint Hilaire d'Arles.
A Gap, en Provence, en 450, saint Constantin, évêque.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1100/Saint-Hilaire-d-Arles.html
source: archiviste diocésain de Gap.
http://www.diocesedegap.com/
Saint Damien de Pavie (+ 710)
Cathédrale de Pavie.
Nommé évêque de Pavie en 680, il s’oppose vivement aux monothélites et joue un rôle diplomatique entre l’empereur Byzantin et les lombards.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pavie
Saint Erkembode (+ 742)
Confesseur et évêque de Thérouanne. Nous connaissons son existence, mais non pas exactement ce qu'il fit dans sa jeunesse et dans son épiscopat. Ceux qui parlent de lui sont plus des hagiographes que des biographes.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Erkembode
http://www.cathedrale-saint-omer.org/?/architecture/description2
Saint Florentin (+ 553)
Confesseur. Il fut le premier abbé du monastère des Saints-Apôtres à Arles. Son éloge est gravé dans la pierre d'un tombeau de l'église Saint Pierre.
Bienheureux Joseph Moscati (+ 1927)
Confesseur. Professeur à l'Université de médecine de Naples, il mit ses compétences au service de la recherche scientifique en même temps qu'il soignait les malades les plus nécessiteux.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Moscati
http://www.gesuiti.it/moscati/Fra.html
http://www.moscati.com/Francais/Fr_Graces4.html
Sainte Mechtilde (Bienheureuse) ermite à Lappion en Picardie (+ v. 1200)
Née en Ecosse, elle arrive en France avec son frère qui entre dans un
couvent cistercien à Foigny. Pour se consacrer entièrement à la prière sans déranger les autres, elle se retire dans une cabine à
Lappion, travaillant de ses mains pour gagner de quoi manger et aider les pauvres, passant le reste de son temps à prier.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Foigny
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lappion
Saint Sabas le Goth Martyr (+ 372)
Martyr, dans l'actuelle Roumanie. Les historiens ne sont pas d'accord, les uns en font un soldat, d'autres un officier, d'autres enfin un simple barbare. Mais tous s'accordent à ce qu'il ait été goth et qu'il paya de sa vie d'être l'un des rares chrétiens dans un peuple majoritairement païen à cette époque. Son existence est prouvée par une lettre de saint Basile.
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-12.htm#sabas
Saint Victor de Braga Martyr (4ème s.)
Martyr. Encore catéchumène, il refusa d'adorer des idoles inanimées et confessa le Christ, Fils du Dieu vivant. Après de nombreux tourments, il eut la tête tranchée et mérita ainsi d'être baptisé dans son sang, à Braga au Portugal.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Braga
Saint Zénon de Vérone Evêque de Vérone, martyr (+ 380)
statue de Saint Zénon dans la Basilique de San Zeno à Vérone.
Evêque et confesseur. Il naquit en Afrique du Nord. Sous le règne de Julien l'Apostat, il vint à Vérone en Italie où il baptisa de nombreux idolâtres et incita ses fidèles à quitter l'arianisme. Il montrait un grand exemple de pauvreté évangélique. Pour n'être à la charge de personne, il allait lui-même pêcher pour assurer sa subsistance.
Autre biographie:
Natif d’Afrique du Nord (probablement de Mauritanie). En 362, sous le règne de Julien l’Apostat, il est nommé évêque de Vérone. Il s'oppose vivement à l’idolâtrie qui se répand dans la ville et combat les hérétiques ariens. Il doit une grande partie de son succès à la qualité de ses sermons, qui attirent des foules considérables (300-371) Selon la légende, il aurait exercé la profession de pêcheur avant d’entrer dans la vie religieuse, ce qui expliquerait pourquoi il est souvent représenté avec un poisson.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9non_de_V%C3%A9rone
Les Églises font mémoire...
Catholiques d’occident : Zénon de Vérone (+ env.372), évêque (calendrier ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (4 marmüdah/miyazya) : Victor, Dèce et Irène (IVe s.), martyrs (Église copte)
Luthériens : Pierre Valdo, témoin de la foi en Italie
(Voir ci-dessous)
Maronites : Mennas et Hermogène d’Alexandrie (III-IVe s.), martyrs
Orthodoxes et gréco-catholiques : Basile le Confesseur (VIII-IXe s.), évêque de Paros ; Sabas le Goth (+372), martyr (Église roumaine)
PIERRE VALDO (env.1140- env.1217) témoin
Les données concernant la vie de Pierre Valdo sont rares ou légendaires ; elles suffisent toutefois à dessiner la physionomie des Églises qui tirent leur origine de Valdo et de ses premiers compagnons, qui furent parmi les témoins les plus convaincus du radicalisme évangélique au Moyen Age en Occident.
On situe la naissance de Valdo aux environs de 1140 ; commerçant prospère de Lyon, il avait une famille nombreuse. Tout changea pour lui quand il fit sien l’appel évangélique à vendre tous ses biens pour les donner aux pauvres et suivre uniquement le Seigneur. Il laissa donc tout, y compris sa famille, et devint un prédicateur de l’Évangile, pauvre et itinérant.
Sa prédication de la pauvreté, à l’exemple de la vie des premières communautés chrétiennes, lui attira de nombreux compagnons, les « pauvres de Lyon » ou « pauvres du Christ », et lui valut le surnom de Pierre, en souvenir du premier des apôtres. Attaqués par plusieurs évêques, les vaudois, à la différence de leurs contemporains franciscains, se refusèrent de dépendre, en matière de prédication, d’un mandat précis de l’autorité ecclésiastique. Car Valdo était convaincu que c’était la Parole qui jugeait l’Église et faisait de tous les chrétiens ses ministres, et non le contraire. Devant ce refus, les vaudois furent condamnés par le Concile de Vérone de 1184.
Désormais considérés comme excommuniés, ils subirent une longue série de persécutions de la part des autres chrétiens, qui les conduira, au XVI è siècle, à adhérer à la Réforme protestante, entrant en communion avec les Églises réformées de Suisse et de France.
Il est probable que Pierre Valdo soit mort en 1217 en Bohême, où était née, entre temps, une nombreuse fraternité de « pauvres du Christ ». Actuellement, les communautés vaudoises sont présentes surtout en Italie, dans les vallées du Piémont qui mènent en France ; elles comptent plusieurs dizaines de milliers de membres.
Lecture
Puisque, selon l’apôtre Jacques, la foi « sans les oeuvres est morte », nous avons renoncé au monde, et ce que nous avions, sur le conseil du Seigneur, nous l’avons donné aux pauvres pour devenir pauvres nous mêmes, pour ne plus nous préoccuper du lendemain. Nous n’accepterons ni or, ni argent ni autre chose, excepté la nourriture et le vêtement quotidien. Nous nous sommes engagés à observer aussi bien les conseils que les préceptes contenus dans l’Évangile (Pierre Valdo, Profession de foi).
Selon la grâce qui nous a été faite et pour suivre l’ordre du Seigneur d’envoyer des ouvriers dans sa moisson, nous avons pris la décision de prier et de prêcher. Ce faisant, nous entreprenons de revenir à l’Église primitive.
(Durand de Osca, Liber antiheresis)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaud%C3%A8s