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Nom du blog :
jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
24.11.2009

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Les saints du jour (jeudi 30 Avril)

Publié le 28/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Robert de Molesme Abbé, fondateur de Citeaux (+ 1110)
Ce jeune bourguignon entra très jeune chez les bénédictins de Moutier-la-Celle dans l'Aube. A peine son noviciat terminé, il fut nommé prieur. Les bénédictins de Tonnerre ayant voulu l'avoir comme Père Abbé, il accepta, mais les ayant trouvés très relâchés et surtout peu réformables, il prit congé d'eux et revint à Moutier. Quelques ermites l'invitèrent à se mettre à leur tête et il partit avec eux dans la forêt de Molesme en Côte d'Or dans des petites huttes de branchages autour d'une petite chapelle. Les recrues et les dons affluèrent, les huttes disparurent, un monastrère se construisit et les ermites devinrent plus soucieux de leur confort que de l'ascèse. Saint Robert les quitta, mais les dons cessèrent en même temps. Ils le supplièrent de revenir et il revint. La ferveur, elle ne revint pas. Alors avec une vingtaine de moines plus décidés, dont saint Albéric et saint Etienne Harding, il se fixa à Citeaux pour y établir la vie monastique qu'il rêvait. Ainsi naquit l'Ordre cistercien en 1098, mais le pape lui intima l'ordre de reprendre la tête de son monastère. Il obéit, et eut la consolation de voir ses moines revenus à de meilleures dispositions. Il mourut ainsi en paix.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_504.html
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_994.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_de_Molesme



Saint Adjutor (+ 1131)

Statue de Saint-Adjutor, patron de Vernon et des mariniers, à la collégiale de Vernon.

Saint Adjutor, Seigneur de Vernon dans l'Eure, fils du seigneur Jean, Comte de Vernon, et de Rosamonde de Blaru. Né à Vernon en 1069 ou 1070, donc contemporain de Guillaume le Conquérant. Il partit à la Croisade. Quand il en revint, il éleva une chapelle à sainte Marie-Madeleine pour la remercier de l'avoir ramené sain et sauf au pays. Il se fit bénédictin à l'abbaye de Tiron dans le Perche, mais bientôt préféra la solitude de sa petite chapelle où il passa les dernières années de sa vie en ermite, recevant les malades pour leur apporter quelque guérison et les âmes en peine pour les conduire à la joie de Dieu. Il devint un saint très populaire chez les Normands.
Décédé à Pressagny-l’Orgueilleux le 30 avril 1131.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1549/Sainte+Marie-Madeleine.html

Autre biographie:
St-Adjuteur de Vernon Chevalier normand et seigneur de Vernon-sur-Seine (maintenant renommée Vernon, dans l’Eure), Adjuteur participe à la première croisade de 1095, au cours de laquelle il est capturé par les islamistes. Refusant de renier sa foi, il est soumis à la torture. Libéré, il rentre en France et devient moine à l’abbaye de Tiron (Eure-et-Loir) puis termine sa vie comme ermite (+ 1131) Saint-Adjuteur est le patron des nageurs, qui lui adressent des prières pour écarter les risques de noyade.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vernon_(Eure)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Adjutor
http://giverny.org/vernon/stadj.htm
http://pagesperso-orange.fr/gerard.pressagny/saint_adjutor.htm



Saints Amateur, Pierre et Louis Martyrs à Cordoue (+ 855)
Lors de la persécution des Maures, Amateur, prêtre, Pierre, moine, et Louis furent cruellement mis à mort, pour n’avoir pas cessé de prêcher l’Évangile du Christ.



Saint Aphrodise et ses compagnons martyrs (?)
Prêtre égyptien mis à mort avec une trentaine de ses fidèles.



Sainte Argyrie (+ 1725)
Martyre. Grecque, elle venait de contracter mariage quand un Turc qui était follement amoureux d'elle, l'accusa d'avoir manqué à sa parole à son égard, affirmant qu'elle devait l'épouser et se convertir à l'Islam. Transférée à Constantinople, elle fut emprisonnée pendant dix-sept ans, partageant sa cellule avec des femmes qui ne partageaient ni sa piété, ni sa vertu. Elle eut beaucoup à en souffrir et elle mourut dans son cachot.



Saint Aymon (+ 1175)
ou Hamon. Originaire du diocèse de Rennes, il aurait voulu devenir moine, mais il en fut d'abord éloigné parce qu'on craignait qu'il ne fut lépreux. Il put y revenir en proposant de soigner deux moines qui, eux, étaient effectivement lépreux. Il put enfin accéder au sacerdoce et se rendit utile à tous. Il eut grande joie de se voir confier les frères convers, ou frères "lais", laïcs qui étaient tout autant serviteurs que moines, de peu de culture religieuse et spirituelle. Il les aima et beaucoup entrèrent dans une vraie vie de sainteté.



Saint Clément l'Hymnographe Moine du Studion à Constantinople (9ème s.)
L'hymnographe, moine du Studion à Constantinople qui composa un grand nombre de canons poétiques en l'honneur de la Mère de Dieu. Quelques-uns nous sont parvenus au travers des livres liturgiques.



Saint Donat (4ème s.)
Evêque d'Euria, dans l'ancienne Epire, région de Joannina. La tradition lui attribue beaucoup d'étonnants miracles. Il était très vénéré même à Venise où l'on disait que ses reliques auraient été déposées dans l'île de Murano.



Saint Erconwald évêque de Londres (+ v. 693)
Issu d'une famille princière d'Angle de l'Est, il utilisa une grande partie de sa fortune pour fonder deux monastères, l’un pour les hommes, à Barking, qu’il gouverna lui-même, l’autre pour les femmes, à qui il donna pour abbesse sa soeur Éthelburge. A la mort de l'évêque de Londres en 675, il fut appelé à ce siège par saint Théodore, archevêque de Canterbury. Il est réputé pour la grande sainteté de sa vie.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1883/Saint-Theodore-de-Cantorbery.html



Saint Eutrope Evêque de Saintes et martyr (3ème s)

Quelques localités en Saintonge rappellent qu'il fut membre d'une mission apostolique d'origine orientale qui implanta le christianisme dans cette région de la Gaule. (Saint Eutrope-16190).
Son tombeau fut retrouvé 4 siècles après sa mort et devint une des étapes des chemins vers le pèlerinage de Compostelle, ce qui diffusa sa popularité.

Autre biographie:
Honoré comme premier évêque de Saintes, il est envoyé par le Pape Saint-Clément pour évangéliser les populations de l’Aquitaine. Il aurait également été un ami de Saint-Denis de Paris (dates incertaines : Ier ou IIIe siècle) Les personnes qui sont sur le point de subir une chirurgie au cerveau peuvent solliciter l’aide de Saint-Eutrope pour être réconfortées.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrope_de_Saintes
http://www.catholique-larochelle.cef.fr/SAINTS%20EN%20AUNIS/saint%20eutrope.htm
http://www.saintsdeprovence.com/eutrope.html



Saint Gualfard (+ 1127)
Un sellier d'Augsbourg qui donnait ses revenus aux pauvres et, devenu pauvre lui-même, se fit ermite.



Sainte Hildegarde Epouse de Charlemagne (+ 783)
Reine et femme de Charlemagne, mère de l'empereur Charles le Chauve et fondatrice du monastère de Kempten quand l'âge l'éloigna du pouvoir.

Autre biographie:
(Bienheureuse) Fille de Childebrand, duc de Souabe, impératrice. À l’âge de 17 ans elle devient la seconde épouse de l’empereur Charlemagne (qui vient de répudier Hermengarde). Durant leur union qui dure 12 ans, elle donne naissance à 9 enfants. Reconnue pour sa grande piété, elle apporte un grand soutien aux maisons religieuses et profite de son influence pour soulager la misère. Elle est considérée comme la fondatrice de l’abbaye de Kempten (754-783)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hildegarde_de_Vintzgau



Sainte Houe (5ème s.)
ou Hoïlde. Une âme excellente qui prit le voile des vierges sous la conduite de l'évêque de Châlon, saint Alpin.
Ce ne fut que plusieurs siècles plus tard qu'elle fut vénérée quand on découvrit dans l'ancienne "Collégiale" Saint-Etienne de Troyes, détruite, les reliques de plusieurs saints qui y étaient conservées, entres autres celles de sainte Hoïlde.



Saint Ignace Briantchaninov (+ 1867)

qui fut évêque de Stavropol, diocèse du Caucase et des bords de la Mer Noire. Originaire de Vologda, il reçut une excellente éducation dans sa famille puis à l'Ecole du Génie militaire de Saint Petersbourg. Le futur empereur Nicolas I fut l'un de ses amis. La vie mondaine laissait un vide dans l'âme et le coeur de saint Ignace. Après une grave maladie, il prit conscience du peu qu'est la vie. Il entra au monastère de Saint-Alexandre de Svir où il servit avec beaucoup d'humilité. Malgré des maladies successives et une santé débile qui faisait de lui un homme toujours épuisé, il mena une vie très active, donnant aux diverses communautés qu'il traversa un grand élan spirituel avec beaucoup de tolérance pour la faiblesse humaine. Devenu inspecteur de tous les monastères de la région de Saint Petersbourg, il connut bien des inimitiés tant près des moines que de la haute société à qui il reprochait ses moeurs relâchées. Il écrivit alors de très beaux commentaires sur la "prière à Jésus". Dans ses écrits, il sut énoncer l'enseignement ascétique des Pères de l'Eglise en conformité avec la vie contemporaine. Nommé évêque de Stavropol, il dépensa ses dernières forces à le parcourir pour lui redonner vitalité. Il se retira enfin dans un monastère pour se préparer à la Divine Rencontre.

Autre biographie:
De famille noble, Dimitri Aleksandrovic Briantchaninov était né dans la région de Vologda, et, par tradition familiale, il avait été dirigé vers la carrière militaire. Ce fut justement à l’académie, tandis que Dimitri accomplisait ses études d’ingénieur, qu’il entra en contact avec les ferments religieux de l’époque, disséminés par les disciples du grand starets Paisy Velickovski. Sans doute influencé par le starets Léonide, qui sera la premier vénérable père spirituel du monastère d’Optina, Dimitri devint moine et reçut le nom d’Ignace lors de son ordination presbytérale.
Le moine Ignace unit en peu d’années à la compréhension perspicace du monde contemporain, qu’il avait étudiée à l’académie, un solide enracinement dans la tradition ascétique orthodoxe. A 27 ans seulement, il fut ainsi en mesure d’assumer la direction de son monastère de la Trinité Saint Serge, proche de Saint-Pétersbourg, où pendant 23 ans, il rompit quotidiennement pour ses frères le pain de la Parole, les initiant avec discernement à la prière du cœur et au combat spirituel selon la tradition des pères de l’Église.
Elu évêque du Caucase et de la Mer Noire en 1857, Ignace se retira deux ans plus tard dans le monastère de Kostroma, pour des raisons de santé. Il s’adonnera, les dernières années de sa vie, à la rédaction de textes spirituels qui lui permettront de continuer à instruire surtout les moines. Sa popularité, cependant, est due au retentissement de ses ouvrages, qui sonnèrent comme un appel adressé à tous les hommes pour qu’ils découvrent la beauté d’une vie radicalement fidèle à l’Évangile, et la grandeur de la vocation universelle à la divinisation.
Ignace est mort le 30 avril 1867.

Lecture

Les grands ascètes et maîtres dans la prière disent : « Efforce-toi d’acquérir la ferveur et la prière quand ton cœur est dans la peine, et Dieu te les donnera en permanence ; l’oubli, en effet, les fait fuir, car c’est le fruit de la négligence ».
« Si tu veux être libéré de l’oubli et de l’esclavage, tu ne saurais le faire si tu n’es pas en possession du feu spirituel, puisque c’est sa chaleur qui détruit toutes les passions ; et l’on se procure ce feu par le désir selon Dieu. Mon frère, si ton cœur ne s’essouffle pas à chercher le Seigneur en toutes choses, tu ne peux pas progresser ; mais si tu es totalement libre pour lui, tu arriveras au reste ; puisqu’il est dit : ‘ Soyez libres et ayez la connaissance ‘ »
(Ignace Briantchaninov, Expériences ascétiques 7)

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril30.html



Saint Jacques (1er s.)
Les Eglises d'Orient font aujourd'hui mémoire de l'apôtre saint Jacques, frère de saint Jean, qui fut martyrisé à la naissance de l'Eglise, à Jérusalem, autour des années 44. Avec leur mère Salomé, ils rêvaient d'une première place dans le Royaume. Ils la reçurent, mais pas par le chemin qu'ils voulaient emprunter.



Saint Joseph-Benoît Cottolengo Prêtre à Turin (1786-1842)

Prêtre italien qui fonda à Turin "la petite maison de la Providence" au service des nécessiteux et des malades. La fondation est devenue aujourd'hui une oeuvre imposante.
Chemin de croix en compagnie des saints (pour le Jubilé des Prêtres) Texte du P. André Marie Sicari o.c.d.
http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cclergy/documents/jub_preti_20000516_checroix_fr.html

Autre biographie:
Joseph Cottolengo est le saint Vincent de Paul italien. Il est né en Piémont d'une famille pauvre de Turin. Aîné de 12 enfants, ce petit garçon vif qui a souvent du mal à ne pas s'emporter, se montre cependant très pieux et plein de coeur. Il partage son maigre déjeuner avec de plus pauvres et déjà, les mendiants prennent l'habitude d'accourir sur son passage. A dix-huit ans, Joseph-Benoît entre au Séminaire où une éloquence naturelle le fait surnommer Cicéron; il s'efforce cependant de dissimuler humblement ses connaissances. En tête de ses cahiers, il écrit: "Je veux être saint." Reçu docteur en théologie à Turin, il ne s'occupe que des indigents, leur donne tout ce qu'il possède et se constitue leur confesseur. Désintéressé, il se consacre entièrement à eux. Déjà, au faubourg de Val-d'Occo, il ouvre la Piccola Casa. Cette "Petite maison de la Providence", comme il l'appelait, fut l'origine d'une ville entière de plus de 7,000 pauvres, malades, orphelins, estropiés, simples d'esprit, pénitentes. Pour cette oeuvre extraordinaire, saint Joseph-Benoît Cottolengo prenait à coeur d'enseigner ses auxiliaires à toute occasion. Il leur disait: "Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux." Lui-même était un modèle de charité; son zèle ne connaissait point de bornes. Pour cette oeuvre, toujours plus exigeante, le Saint fonda 14 sociétés qui sont aujourd'hui très répandues, surtout en Italie. Parmi ces fondations, il y en a quelques-unes qui sont purement contemplatives. Leur vie de prière doit attirer sur les autres la bénédiction du ciel, et compléter l'oeuvre de miséricorde corporelle par une oeuvre de miséricorde spirituelle, en priant pour ceux qui ont particulièrement besoin de secours, les mourants et les défunts. Le Saint se confiait totalement à l'infinie bonté de Dieu, et comme le disait un de ses amis, il avait plus de confiance en Dieu que dans toute la ville de Turin. Quand on lui demandait quelle était la source de ses revenus, il répondait: "La Providence m'envoie tout." La confiance en Dieu ne faisait pas que le Saint se croisât les bras, pourtant. Il dormait quelques heures, souvent sur une chaise ou sur un banc, et retournait à son oeuvre quotidienne: prière et travail. Le labeur, les veilles et les jeûnes hâtèrent la fin du saint fondateur. Que lui importe la mort, il a confié son oeuvre à la Providence. Pour rassurer ses auxiliaires alarmés: "Soyez tranquilles, dit-il, quand je serai au ciel, où l'on peut tout, je vous aiderai encore plus que maintenant. Je me pendrai au manteau de la Mère de Dieu et garderai les yeux fixés sur vous."
D'après W. Schamoni, Le Vrai Visage des Saints, p. 266.

Lecture

Exercez la charité, mais exercez-la avec enthousiasme ! Pour faire du bien aux pauvres, vous devez, s’il le faut, vous salir jusqu’au cou : c’est çà la charité que vous devez exercer. Ne vous faites pas appeler deux fois : soyez prompts ! Interrompez vos occupations quelles qu’elles soient, même très saintes et volez à l’aide des pauvres.
C’est beau de sacrifier sa santé et sa vie aussi pour le bien de nos frères abandonnés ou handicapés. Ils sont nos maîtres et nos frères ; ils sont les perles de la Petite Maison. Et ne faisons pas d’économie avec les pauvres, car tout ce que nous avons est tout à eux, et nous –mêmes nous leur appartenons et pas à d’autres
(Joseph-Benoît Cottenlengo).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Benedetto_Cottolengo
http://www.biblisem.net/etudes/ganayile.htm



Saint Laurent de Novare Prêtre (+ vers 397)
(d’origine française ou espagnole), il devient l’assistant de Saint-Gaudence dans le Piémont et meurt en martyr, assassiné par un groupe d’enfants qu’il tentait de convertir.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Novare



Bienheureuse Marie de l'Incarnation Ursuline au Canada (+ 1672)

Des quais de la Loire, aux rives du Saint-Laurent
l'histoire de Marie Guyard par Hermann Giguère, professeur à l'Université Laval avec son aimable autorisation.
http://nominis.cef.fr/contenus/MariedelIncarnation.pdf
Voir aussi sur le site internet du diocèse de Québec.
http://www.diocesequebec.qc.ca/histoire/marie_incarnation/index.htm

Autre biographie:
Contemporaine et compatriote de Descartes, Marie Guyart, en religion Marie de l’Incarnation est née à Tours en 1599. A sept ans, elle bénéficie déjà d’une vision de Jésus qui lui demande : « Voulez-vous être à moi ? » La jeune Tourangelle aurait bien voulu, mais ses parents préfèrent la marier, à 17 ans, à un ouvrier en soie, Claude Martin. Un garçon, prénommé comme son père, naît en avril 1619, mais le père meurt quelques mois plus tard, laissant sa fabrique au bord de la faillite. Marie prend les affaires en main et connaît sa première expérience mystique en 1620, où elle voit ses péchés « en gros et en détails », responsables de la mort du Christ.
Faisant le vœu de chasteté puis d’obéissance, elle se met au service de sa sœur et de son beau-frère. Elle ne lésine pas sur les mortifications. En 1625, elle est gratifiée d’une première manifestation de la Trinité, où elle se trouve « perdue dans cet océan d’amour ». Elle décide finalement, en 1631, d’entrer chez les Ursulines, au grand désespoir de son fils de 12 ans, qui deviendra plus tard bénédictin.
En 1633, elle voit en songe un pays mystérieux plongé dans la brume, vers lequel la Vierge et son Fils portent leurs regards : c’est le Québec, où elle part en 1639 et où elle allie la contemplation la plus intense à l’action la plus missionnaire. La situation locale n’est pourtant guère brillante, avec à peine 250 colons, des guerres entre tribus indiennes et un incendie qui détruit le monastère à peine construit. Marie de l’Incarnation s’offre en « victime » pour l’enracinement du christianisme au Canada. Elle meurt en 1672.
Son vocabulaire sacrificiel peut dérouter. Retenons surtout sa capacité à vivre unie à Dieu en toute circonstance. Elle utilise alors un vocabulaire amoureux où le Christ est l’Epoux. Car le Christ de l’Évangile est au cœur de sa mystique de tendresse. « Je me plais plus à l’aimer qu’à me tant arrêter à considérer mes bassesses et mes indignités ».

Lecture

Avec les années, le zèle de Marie de l’Incarnation pour le salut des âmes ne faiblit pas. Elle cherche les raisons qui ont poussé les Hurons à reprendre la guerre. Elle y voit la sanction de ses propres infidélités, mais constate aussi la difficulté de se faire comprendre par les Indiens et de communiquer la foi chrétienne. Car les Hurons ne voient pas dans les missionnaires les porteurs de la bonne nouvelle du salut, mais des sorciers malfaisants qui répandent le malheur, des ennemis qui menacent leur survie. Cette situation insolite fournit à Marie de l’Incarnation l’occasion de méditer sur le sens du martyre chrétien. Elle reprend l’interprétation traditionnelle du sang versé, semence de l’Église…Aussi la mort violente n’est plus le trait du martyre chrétien. Il est un don que Dieu seul peut décider d’accorder…
(G.-M. Oury, Introduction à la correspondance de Marie de l’Incarnation).

Prière

Seigneur Dieu, tu as conduit la Bienheureuse Marie de l’Incarnation jusqu’à la contemplation du mystère de la Trinité, et tu as fait d’elle un apôtre au cœur de feu. Accorde-nous, par son intercession et suivant son exemple, de vivre en témoins de ton amour, pour que soient toujours plus nombreux ceux qui parviennent à te connaître, t’aimer et te servir. Par Jésus le Christ Notre Seigneur.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_de_l%27Incarnation
http://www.geocities.com/hgig.geo/cmi.html
http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?BioId=34392
http://www.diocesedetours.catholique.fr/index.php?rub=152#297



Saint Marien Martyr en Afrique (+ 260)
Martyr en Afrique avec saint Jacques. Selon les Actes de leur martyre "la vie de la grâce était si intense chez ces témoins de Dieu qu'il leur semblait trop peu de verser leur sang précieux."



Saint Maxime Martyr (+ 250)
On sait peu de choses de lui. Il vivait en Asie Mineure, était un riche marchand et serviteur de Jésus. Il fut condamné à périr lapidé, durant la persécution de Dèce.



Saint Pie V Pape (223 ème) de 1566 à 1572, dominicain et grand inquisiteur (+ 1572)

Antonio Ghislieri était un petit berger gardant les moutons dans la campagne lombarde. La générosité d'un voisin l'enverra à l'école chez les dominicains. A 14 ans, il entre dans l'Ordre des Prêcheurs sous le nom de Michele. Toute sa vie, il sera fidèle à ses voeux religieux et gardera la pauvreté jusque dans les fastes pontificaux. En 1550, il est nommé Grand Inquisiteur dans un diocèse très exposé à la prédication protestante. Six ans plus tard, il sera pape, grâce à l'opiniatreté de saint Charles Borromée, archevêque de Milan qui sera d'ailleurs l'un de ses plus fidèles collaborateurs. Pie V consacrera son pontificat à l'application de la Réforme Catholique définie au Concile de Trente, dans toute l'Eglise, avec une attention particulière pour les diocèses du Nouveau Monde. Les prêtres doivent donner l'exemple de la pureté des moeurs et du dévouement. Les laïcs doivent fréquenter les sacrements et s'instruire dans la foi. Pour favoriser cette restauration de la piété, le pape fait refondre le missel, achever et traduire en plusieurs langues nationales le catéchisme officiel. Il lui faut aussi contrer la diffusion des thèses protestantes. Il encourage les théologiens, crée la Congrégation de l'Index pour protéger les fidèles contre les thèses hérétiques. Il n'hésite pas à excommunier la reine d'Angleterre Elisabeth 1ère. Il appelle les princes chrétiens à une croisade contre les Ottomans musulmans qui, un siècle plus tôt, avaient anéanti l'Empire chrétien d'Orient. La flotte turque, réputée invincible, sera écrasée à Lépante le 7 octobre 1571. Il est le pape dynamique de la réforme romaine qui marquera l'Eglise durant plusieurs siècles.

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/04/30.php
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/05/05/index.html
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090430&id=3711&fd=0
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pie_V
http://fssp.retraites.free.fr/PieV.htm



Saint Pomponne Évêque de Naples (+ vers 536)
Il s’oppose vivement aux ariens conduits par Theodoric, le roi des Goths. Lorsqu’on voyage en pays étranger, des prières adressées à Sainte-Pomponne écartent les risques de se faire agresser.



Saint Pulchrone (+ 470)
Il fut évêque de Verdun et c'est à lui que revient l'honneur d'y avoir fondé la cathédrale Notre-Dame en l'honneur de la Vierge Marie, la Théotokos, au lendemain du concile d'Ephèse.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_Verdun



Saint Raymond (+ 1163)
Il naquit à Saint-Gaudens dans le sud de la France.
Abbé du monastère de Fitero en Espagne, il fonda en 1158 un Ordre militaire pour libérer l'Espagne des Maures au moment où les Templiers s'en retiraient. Il le plaça sous la Règle cistercienne. Cet Ordre, l'Ordre militaire de Calatrava, existe actuellement encore comme Ordre honorifique en reconnaissance des services rendus à l'Eglise catholique.
Son culte fut approuvé en 1719.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_(abb%C3%A9_de_Fitero)




Les Églises font mémoire…

Anglicans : Pandita Mary Ramabaï (+1922), traductrice des Écrituress

Catholiques d’occident : Pie V (+ 1572), pape (calendrier romain et ambrosien) ; Joseph-Benoît Cottolengo, prêtre (calendrier ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (22 barmüdah/miyazya) : Alexandre 1er (+env. 344), 19E patriarche d’Alexandrie (Église copte)

Luthériens : David Livingstone (+ 1873), évangélisateur en Afrique

Maronites : Jacques, apôtre

Orthodoxes et gréco-catholiques : Jacques, frère de Jean, apôtre ; Ephrem Mazqvereli le Grand (IXe s.), évêque (Église géorgienne) ; Païssios de la Laure des Grottes de Kiev (+ 1893), fol en Christ (Église ukrainienne).



Les saints du jour (mercredi 29 Avril )

Publié le 27/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Les saints du jour (mercredi 29 Avril )
BATONI POMPEO GIROLAMO / The Ecstasy Of St Catherine Of Siena

Sainte Catherine de Sienne Dominicaine, Docteur de l'Eglise (+ 1380)
Catherine, benjamine d'une famille très nombreuse (24 frères et soeurs) entend très jeune l'appel à se consacrer à Dieu. A seize ans, elle devient tertiaire dominicaine, tout en vivant sa vie d'austérité et de prière au milieu de sa famille. Elle fait voeu de virginité, mais le petit groupe des amis qui l'écoutent et la soutiennent (les Caterini) l'appelle "maman". Ascèse et oraison la font vivre en étroite union avec la Christ, tout en se préoccupant des réalités de la vie. Elle vient en aide aux pauvres et aux malades de Sienne, elle écrit aux grands de son temps.
Son principal souci est l'unité de l'Eglise. Sans complexe, elle écrit au Pape, alors en Avignon, une lettre brûlante où elle le presse de revenir à Rome. Elle ira même le chercher. Lorsque la chrétienté occidentale sera divisée entre plusieurs papes, elle soutiendra Urbain VI et déploiera des trésors d'activité et de diplomatie pour rassembler l'Eglise autour de lui.
Elle prend aussi partie dans les luttes où s'affrontent les villes italiennes. Elle, la recluse de Sienne, voyage inlassablement comme médiatrice dans le nord de l'Italie et le sud de la France. Pourtant cette activité débordante n'est pas le tout de sainte Catherine. Ce n'est que la face apparente d'une intense vie mystique, avec des extases durant lesquelles ses disciples, émerveillés, copient les prières qui s'échappent de ses lèvres.
Son "Dialogue", qui est aussi un des classiques de la langue italienne, retrace ces entretiens enflammés avec le Christ, qu'elle rejoignit à 33 ans, dans la vision béatifique.
Elle a été proclamée docteur de l'Eglise en 1970.
Elle est copatronne de l'Europe: "Elle entra avec un regard sûr et des paroles de feu dans le vif des problèmes sociaux et politiques qui ont déchiré l'Europe de son époque." (Jean Paul II 1999)
Sainte-Catherine de Sienne est la patronne des infirmières. Elle est invoquée par les personnes qui craignent de subir un échec.

Autre biographie:
Les calendriers romain et anglican font aujourd’hui mémoire de Catherine de Sienne, tertiaire dominicaine et pédagogue de la foi.
Catherine Benincasa naquit à Sienne en 1347, vingt-quatrième de vingt-cinq enfants. Toute petite, elle nourrissait un attrait particulier pour la vie intérieure ; à quinze ans, elle se fit tertiaire dominicaine, attirée par l’activité caritative à l’égard des pauvres et des malades.
Son amour pour le Christ, alimenté par un constant dialogue intérieur, et la radicalité de la vie évangélique qu’elle menait, lui attirèrent un petit cénacle de disciples, qui la suivirent partout pour prendre part à ses dons et à son ministère.
Catherine voua toute sa vie à la cause de la paix et de l’unité, oeuvrant – fait tout à fait inhabituel pour une jeune femme de son temps – pour la réconciliation des cités en lutte et pour la réforme de l’Église, affligée par la corruption et le schisme.
Catherine visita les pauvres pour leur apporter du réconfort et les puissants pour leur montrer la voie de la réconciliation qu’exige l’Évangile. Elle entretint une vaste correspondance, grâce à laquelle elle étendait ses conseils spirituels à tous ceux qui lui demandaient une parole ; elle laissa un cantique d’amour d’une rare beauté dans son Dialogue sur la divine Providence.
Catherine fut proclamée docteur de l’Église par Paul VI en 1968, titre que l’Église d’Angleterre lui reconnaît aussi. Elle mourut le 29 avril 1380, et même si elle n’a vécu que ce bref laps de temps, elle nous a laissé, par sa vie, une des pages les plus belles de la spiritualité chrétienne.

Lecture

Ô Dieu éternel, ô Père compatissant et miséricordieux, ayez pitié de nous, faites-nous miséricorde : nous sommes aveugles, nous sommes sans lumière, moi surtout, pauvre misérable ! C’est pourquoi je fus toujours si cruelle à moi-même. Considérez les nécessités du monde et pourvoyez à ses besoins de ce même regard de compassion avec lequel vous nous avez créés, et avez fait toutes choses de rien. Nous n’étions que néant, vous nous avez donné l’être. Illuminez donc cet être qui vous appartient. Vous nous avez accordé, quand il était nécessaire, la lumière de vos Apôtres ; maintenant, aujourd’hui, n’avons-nous pas plus que jamais besoin de la lumière ? Ressuscitez un Paul, et qu’il illumine tout l’univers. Que votre miséricorde nous couvre comme un voile qui nous dérobe aux regards de votre Justice ; n’ayez ouvert sur nous que l’œil de votre Pitié ; enchaînez-nous vous- même dans les liens de la Charité, apaisez ainsi votre colère ! (Catherine de Sienne, Oraisons).

Prière

Seigneur, tu as enflammé de ton amour sainte Catherine de Sienne en lui faisant contempler la passion de Jésus et en l’appelant à servir l’Église ; par son intercession, accorde à ton peuple d’être uni au mystère du Christ, pour exulter dans la découverte de sa gloire. Lui qui règne.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-30.htm#sienne
http://missel.free.fr/Sanctoral/04/29.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_de_Sienne
http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Textes/index.html
télécharger d'un seul clic tous ses écrits :
http://jesusmarie.free.fr/catherine_de_sienne.html
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/index.html



Saint Agapios Martyr (3ème s.)
et saint Secundinus, martyrs. Ils étaient tous deux évêques africains. Et tous deux donnèrent leur vie pour l'Eglise.



Sainte Ava Prit le voile au monastère de Denain après avoir été guérie de sa cécité (4ème s.)
Vierge vénérée à Denain dans le nord de la France. Jeune personne favorisée par la fortune, mais aveugle, elle souhaitait guérir. Quand elle obtint cette faveur de Dieu, elle légua toute sa fortune à l'Eglise et se fit moniale.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Denain



Saint Basile d'Ostrog (+ 1671)

Il naquit de parents pauvres dans un village d'Herzégovine. Ses parents lui apprirent la charité envers les plus pauvres que lui et une vie spirituelle profondément ancrée dans la sainte liturgie. Devenu moine, il eut à défendre la foi orthodoxe contre les pressions des Turcs et contre la propagande latine des Pères jésuites. Il eut surtout à affronter la haine des chrétiens devenus musulmans plus que celles des chrétiens attachés à Rome. Il s'éloigna d'abord en Russie puis au Mont-Athos, pour apaiser ceux qui cherchaient à le tuer. A la mort du métropolite d'Herzégovine, il fut désigné pour le remplacer. L'oppression turque redoublait de vigueur contre les Serbes qui voyaient leurs églises, leurs monastères et même leurs maisons dévastés. Il se retira pendant quinze années à Ostrog pour continuer à fortifier son peuple. Il s'endormit en paix, ayant tenu à temps et à contre-temps, avec la patience des saints.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril29.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_d%27Ostrog
http://fr.wikipedia.org/wiki/Be%C5%BEanija#Be.C5.BEanijska_Kosa



Saint Cher Évêque d'Atino, Martyr (+ 249)



Saint Hugues de Cluny Cinquième abbé de Cluny (+ 1109)

Hugues de Cluny, Henri IV d'Allemagne et Mathilde de Toscane.

Le fils du comte de Semur en Brionnais obtint de faire ses études chez son oncle évêque d'Auxerre, ce qui le conduisit, à l'âge 15 ans, aux portes de l'abbaye de Cluny alors que son père voulait en faire un chevalier. Dix ans après il en était le Père Abbé et il fut l'un des artisans les plus dynamiques de la réforme monastique. Malgré sa grande influence auprès de l'empereur, ce fut en vain qu'il tenta de le réconcilier avec le Pape Grégoire VII après l'affaire de Canossa. Il participa à de nombreux conciles régionaux et à de nombreux synodes diocésains, en particulier dans le midi de la France. Il appuya la reconquête de l'Espagne par le roi Alphonse VI de Castille. Il porta à son apogée le rayonnement spirituel de Cluny et c'est lui qui entreprit la construction de la troisième basilique.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1215.html

Autre biographie:
(Dit ‘Le Grand’) Fils aîné Dalmace Ier, comte de Semur (Bourgogne) et d’Aremberge de Vergy. Son père souhaite qu’il devienne chevalier ; cependant, un prêtre des lieux vient informer sa mère d’une vision qu’il a reçue et qui prédit que Hugues est destiné à la vie religieuse. Son père l’envoie alors chez son grand-oncle Hugues, l’évêque d’Auxerre, pour qu’il y soit éduqué. À l’âge de 14 ans, il entre chez les moines de Cluny et devient moine un an plus tard, sous la direction de Saint-Odilon. Il est nommé diacre à 18 ans et ordonné prêtre à 20. Il devient ensuite prieur puis est nommé abbé en 1049. Au cours de sa vie, il fonde plus de 2000 nouvelles maisons en France, en France, en France et en France. Il participe à plusieurs conciles (Reims, Rome) et au synode de Toulouse. Il arbitre le différend entre le Vatican et le roi Henry IV et conseille pas moins de neuf papes (1024-1109) Les personnes qui souffrent d’une forte fièvre adressent des prières à Saint-Hugues de Cluny.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-29.htm#hughes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hugues_de_Cluny
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Cluny



Saint Jean de Kaloktène (2ème s.)
surnommé le nouveau Miséricordieux. Tiré de son monastère de Thèbes en Grèce pour être élu métropolite de cette ville, il eut à reconstruire son diocèse pillé et détruit par les Normands. Sa charité était sans limite. Mais il ne s'occupa pas seulement d'aumônes et de prédications, il organisa de grands travaux d'irrigation, fonda des maisons de retraite pour les vieillards et des hôpitaux pour les pauvres. Il fonda également une maison d'éducation pour les jeunes filles afin qu'elles deviennent des mères de famille capables de transmettre la foi à leurs enfants.



Saint Paulin de Brescia Évêque de Brescia (+ vers 545)



Saint Pierre de Vérone, frère prêcheur, martyr (+ 1252)

Saint Pierre de Vérone (Pedro Berruguete - 1493)

Martyr. Issu d'une famille cathare de Lombardie, il entra chez les dominicains de Bologne où il avait suivi les cours de la célèbre Université. Il voulut combattre les erreurs au milieu desquelles il avait vécu sa jeunesse. Il fut l'un des plus redoutables inquisiteurs et envoya au bûcher nombre de cathares. Il s'appuyait sur les confréries mariales pour mieux encadrer la masse des fidèles. Son oeuvre à Milan comme à Florence fut immense et il s'attira nombre d'inimitiés. Un jour qu'il se rendait de Côme à Milan, il fut attaqué par un certain Carino qui le tua d'un coup de faucille dans le crâne et l'acheva en lui enfonçant son épée dans le cou. Plus tard, Carino qui avait réussi à s'enfuir de la prison, entra chez les dominicains, saisi de repentir et demanda à y expier sa faute. Il devait d'ailleurs mourir lui-même en odeur de sainteté. Deux ans après sa mort, Pierre de Vérone était canonisé pour exalter ce héros de la lutte contre l'hérésie.

Autre biographie:
St-Pierre de Vérone Fils d’un hérétique Cathare de Vérone, il est éduqué dans une école catholique puis à l’Université de Bologne. Après avoir entendu un sermon de Saint-Dominique, il embrasse la religion et reçoit son habit dominicain des mains de Saint-Dominique lui-même, à l’âge de 16 ans. Ordonné prêtre, il œuvre à combattre l’hérésie Cathare et en 1234, le Pape Grégoire IX le nomme Inquisiteur de la Lombardie et effectue des missions d’évangélisation dans diverses régions de l’Italie avant d’être assassiné par des Cathares sur une route de la région de Milan (1205-1252)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_de_V%C3%A9rone
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/2002/april/documents/hf_jp-ii_spe_20020411_message-card-martini_fr.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Inquisition



Saint Robert de Bruges (+ 1157)
Disciple de Saint-Bernard de Clairvaux, qui l’envoie en France comme abbé de Dunes, avant de rentrer à Clairvaux où il succède à Saint-Bernard comme abbé.
Saint-Robert de Bruges soulage une crise d’indigestion.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_de_Bruges



Saint Secondin Prêtre exilé, martyr sous le règne de Valérien (+ vers 259)



Sept Brigands (2ème s.)
Saint Jason était disciple de saint Paul, à Tarse et il le suivit avec Sosipater (Epitre aux Romains 16. 21). Jetés tous deux en prison, ils eurent pour compagnons sept brigands qui se convertirent à Jésus-Christ grâce à eux. Leur gardien, Antoine, fit de même. Ils furent tous condamnés, non plus comme prisonniers de droit commun, mais comme chrétiens. Ce que voyant, la fille du juge, Cercyre, qui n'avait que quinze ans, devint chrétienne à son tour. Ils furent jetés dans des chaudrons pleins de poix brûlante. Elle fut aussi jetée en prison, puis traînée chargée d'entraves, pour être livrée aux plaisirs d'un soldat brutal et violent. Elle résista et fut suspendue la tête en bas comme à l'abattoir pour servir de cible dénudée aux archers.



Saint Stanko (+ 1712)
Martyr. Il n'était qu'un enfant qui gardait ses moutons dans la région de Nikchitch au Montenegro. Il fut tué en haine de la foi par des Turcs.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Montenegro



Sainte Tertulle (+ 260)
et sainte Antonie, vierges et martyres en même temps que saint Agapios et saint Secundinus. Elles témoignèrent de leur foi dans la région de Constantine, en Afrique du Nord. Le diocèse d'Alger les célèbre.



Saint Tychique (1er s.)
Disciple de l'apôtre saint Paul qui l'appelle son frère bien-aimé, il fut porteur des lettres aux Colossiens et aux Ephésiens. (Col. 4. 7 et Eph. 6. 21)



Saint Ursion (+ 375)
Les détails de sa vie ne nous sont pas connus, mais, dès sa mort, il fut l'objet d'un culte et d'un pèlerinage dans le diocèse de Troyes.



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Catherine de Sienne, pédagogue en matière de foi

Catholiques d’occident : Catherine de Sienne, vierge et docteur de l’Église (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (21 barmüdah/miyazya) : Hiérothée d’Athènes (1er s.), disciple de l’apôtre Paul (Église copte)

Luthériens : Catherine de Sienne, prédicatrice de la pénitence en Italie

Maronites : Catherine de Sienne, religieuse

Orthodoxes et gréco-catholiques : Jason et Sosipater (1er s.), apôtres ; Les 9 martyrs de Cyzique (IIIe s.) ; Memnon le Thaumaturge (Église melchite).

Les saints du jour (mardi 28 Avril)

Publié le 26/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Pierre-Marie Chanel Prêtre mariste (+ 1841)

Martyr.
Pierre-Marie Chanel était originaire du diocèse de Belley et fut le premier missionnaire en Polynésie (Océanie). Les récits des exploits des missionnaires qu'il a lus avec passion dans son enfance l'ont conduit au séminaire puis chez les Pères Maristes pour être envoyé dans les pays lointains.
C'est ainsi qu'il débarque le 7 novembre 1837 dans la petite ile de Futuna en Océanie. Là, il ne rencontre pas beaucoup de succès dans son annonce de l'Evangile. Il éveille cependant l'intérêt des jeunes. La conversion du fils du chef de l'île le fera condamner et lui vaudra de mourir martyr, battu à coups de bâton, dans sa case, jusqu'à ce que mort s'en suive.
Son action et sa mort ne seront pas vaines puisque, quelques mois plus tard, toute l'île se convertit.
Canonisé en 1954.
Lire aussi sur le site du diocèse de Wallis et Futuna, le 200e anniversaire de sa naissance (2003)
http://www.ddec.nc/diocese/W-F/sanele_200.htm

"Pierre Chanel naquit à Cuet près de Bourg en Bresse (France) le 12 juillet 1803, il fut baptisé le lendemain. Il mourut martyr le 28 avril 1841 sur l'île de Futuna et fut proclamé Patron de l'Océanie. Le 200ème anniversaire de sa naissance fut l'occasion d'une célébration mémorable à Poï en présence de la population de l'île, de délégations des îles voisines et même d'une représentation pontificale mandatée par le Pape Jean-Paul II (en fait Mgr Patrick Coveney, Délégué Apostolique pour les îles du Pacifique, avait pu arriver seulement en fin de journée et il fut remplacé par Mgr Michel Calvet, Archevêque de Nouméa)."

Autre biographie:
Pierre-Louis-Marie Chanel naquit le 12 juillet 1803, à Cuet dans l'Ain, village du diocèse de Lyon. Il était le cinquième d'une famille de huit enfants. De sept à douze ans, il travaillait comme berger. Un jour, un prêtre le remarqua et se chargea de le faire instruire. Après ses humanités au séminaire de Meximieux et ses études théologiques au grand séminaire de Brou, il reçut l'onction sacerdotale, le 15 juillet 1827. Il exerça d'abord le ministère pastoral à Ambérieu, comme vicaire, puis à Crozet, en qualité de curé. Mû par un désir de plus grande perfection, il entra dans la Société de Marie en 1831 et enseigna pendant cinq ans au petit séminaire de Belley. En 1836, il sollicita la faveur d'être appliqué à l'apostolat des missions d'Océanie. Le 24 décembre, il s'embarquait au Havre avec Mgr Pompallier et au bout de dix mois de navigation, ils abordaient à l'île de Futuna. Pendant que l'évêque continuait sa route vers la Nouvelle-Zélande, le Père Chanel s'établissait à Futuna avec deux compagnons. Pendant les deux premières années de leur installation, ce fut le chef de la peuplade, le roitelet Niuliki, qui les hébergea et leur fournit des vivres. Les missionnaires employèrent ce temps à apprendre la langue du pays et se bornèrent à baptiser les enfants moribonds. Dès qu'il se sentit capable de prêcher, le Père Chanel commença le travail d'évangélisation. Après de très durs débuts, l'apôtre réussit à répandre l'Évangile chez les indigènes où régnait encore l'anthropophagie. Il rendait tous les services possibles, soignait les blessés, empêchait souvent la guerre entre les idolâtres; on l'appelait: l'homme à l'excellent coeur. Lorsque Niuliki, roi et pontife à la fois, vit le mouvement des conversions au christianisme prendre de l'ampleur, il cessa d'envoyer des vivres aux missionnaires et alla s'établir dans un autre village. Pour subsister, les missionnaires furent réduits à défricher un champ de manioc. Pour les forcer à fuir le pays, on mangeait leurs fruits et leur récolte. Réduits à la plus extrême pauvreté, les Pères durent manger leur chien pour ne pas mourir de faim. Menacé de mort, le Père Chanel répond: «La religion est implantée dans l'île, elle ne s'y perdra point par ma mort, car elle n'est pas l'ouvrage des hommes, mais elle vient de Dieu.»
Les zélés missionnaires continuèrent à réunir leurs catéchumènes tous les dimanches et malgré tout, le petit groupe ne cessa de s'accroître. Le propre fils du roi, touché par la grâce et par les enseignements des missionnaires se déclara publiquement chrétien. Cette conversion acheva d'exaspérer Niuliki et le décida à en finir avec la religion chrétienne à Futuna.
Le 28 avril 1841, à la pointe du jour, une horde sauvage, conduite par le gendre de Niuliki et armée de lances, de massues, de haches, envahit la maison des missionnaires en un moment où le Père Chanel était seul. Les indigènes pénétrèrent dans le jardin où se trouvait le missionnaire, l'assommèrent à coups de bâton et de massue, puis se livrèrent au pillage. Leur carnage terminé, voyant que le Père respirait encore, Musumusu, le gendre du roi, l'acheva d'un coup de hachette sur la nuque. C'est ainsi que, sans une plainte, sans un soupir, le Père Chanel rendit son âme à Dieu.
Peu d'années après ce drame, toute l'île de Futuna était chrétienne, y compris les assassins du saint martyr. Sa Sainteté Pie XII a canonisé solennellement Pierre Chanel, le 13 juin 1954.
J.M. Planchet, Vie des Saints, édition 1946, p. 438-439; Résumé

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Chanel
http://www.ddec.nc/diocese/maristes/chanel.html
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-23.htm
http://stpierrechanel.free.fr/



Sainte Valérie de Milan Martyre (+ 171)
et son mari saint Vital de Ravenne (culte supprimé en 1969), martyrs à Ravenne, parents supposés des saints Gervais et Protais.
Dénoncé comme chrétien, Vital fut jeté au fond d'un puits et étouffé sous un tas de pierres et de sable.
A quelque temps de là, Valérie fut battue et torturée au point qu'elle succomba à ses blessures deux jours plus tard.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1349/Saints-Gervais-et-Protais.html



Saint Vital de Milan (Ancien) Époux de Sainte-Valérie (Ier siècle) (culte supprimé en 1969)

Mosaïque de San Vitale.

Époux de Sainte Valérie, il était le père de Saint Gervais et Saint Protais. Il fut enterré vivant pour avoir refusé d'abjurer la foi chrétienne, à Ravenne du temps de Néron. Une mosaïque le représente dans la basilique San Vitale à Ravenne, recevant la palme du martyr des mains du Christ.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vital_de_Ravenne
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/063.htm



Saint Affrique (6ème s.)
Ses biographes sont discrets. Ils précisent :"On croit que ..." Il serait originaire de la Bourgogne, mit tout son zèle à combattre l'arianisme des Goths, fut un excellent évêque de Comminges et la tradition se perpétue dans les localités qui se sont mises sous son patronage. Il y eut sans aucun doute plus d'un saint évêque de Comminges. Saint Affrique doit être l'un d'eux même si l'on n'en connaît pas les faits et gestes. Saint Affrique-12400
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Affrique

Autre biographie:
Fils d’une illustre famille de la Bourgogne. Nommé évêque de Comminges, il consacre la majeure partie de sa vie à combattre l’hérésie arienne imposée par les Goths dans le Rouergue (VIe siècle).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arianisme



Saint Aphrodise Martyr et premier évêque de Béziers (+ 65)
Une belle légende présente les premières années de sa vie chrétienne. Il aurait eu le bonheur de loger chez lui, en Egypte, la Sainte Famille fuyant les massacres d'Hérode. Apprenant les merveilles réalisées par son ancien hôte, il vint l'entendre en Judée, suivit Pierre jusqu'à Rome. Il y rencontra Paul qui désirait partir en Espagne et c'est à ce moment qu'il devint évêque de Béziers. Il fut très vénéré jadis. Nous ne pouvions pas en cacher la légende.

Autre biographie:
Selon certaines sources, Aphrosise aurait été un citoyen égyptien qui aurait hébergé la Famille Sainte lors de sa fuite en Égypte. Selon d’autres, il aurait été le premier évêque de Béziers puis aurait été martyrisé en compagnie de Caralippe, d’Agape et d’Eusèbe (+ 65).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_st_aphrodise
http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9ziers



Saint Arthème (+ 609)
Il fut évêque de Sens. Tout d'abord père de famille avant son épiscopat, il donna l'exemple d'un père de famille qui sut entraîner ses enfants dans la piété comme il le fit plus tard pour ses diocésains.

Autre biographie:
Fils d’une noble famille de la région de Sens, il est d’abord marié avant d’être nommé évêque de cette ville. Dans le cadre de ses fonctions, il reçoit un criminel espagnol nommé Baldus, qu’il soumet à d’extrêmes austérité en guise de pénitence et qu’il réussit à transformer en saint (Saint-Bond) (+ 609).



Bienheureux Augustin Novello Ermite de Saint-Augustin (+ 1309)
Né Matthieu Termini.
Supérieur général de l'ordre des augustins.
Béatifié par Clément XIII



Bienheureux Joseph Cebula prêtre et martyr (+ 1941)
Prêtre polonais de la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée et martyr. Déporté de son pays en haine de la foi, il subit de cruelles tortures et mourut fusillé au camp de concentration de Mauthausen en Autriche.
Béatifié le 13 juin 1999 par Jean-Paul II.
A lire: Lettre du Supérieur général pour la béatification du Père Joseph Cebula, o.m.i.
http://www.omiworld.org/GSText.asp?L=&T=149&Linguaggio=2

"Le père Cebula a été un homme de paix au milieu du camp d'extermination. Il y a partagé la douleur des autres et le peu de nourriture qu'il avait; il y a fait entendre sa voix prophétique, il y a vaincu la méchanceté des hommes avec les mêmes moyens que le Christ durant sa passion."



Saint Cyrille de Tourov Confesseur de la région de Minsk (+ 1183)
Devenu moine, il étudia les Livres Saints, les philosophes et les maîtres à penser russes et grecs. Ses homélies le rendirent célèbre car elles étaient illustrées par sa sainteté. Il était vénéré comme un "second saint Jean Chrysostome". Peu de temps avant sa mort, il démissionna de sa charge d'higoumène pour retrouver son "hésychia" monastique.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril28.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Minsk



Saint Didyme (+ 304)
Moine à Alexandrie, il tente de sauver une jeune chrétienne du nom de Théodora qui a été emprisonnée pour sa foi, mais doit subir le martyr avec elle, sous le règne de Dioclétien.



Saint Louis-Marie Grignion de Montfort Fondateur des Montfortains et des Filles de la Sagesse (+ 1716)

Aîné des dix-huit enfants d'un avocat breton, Louis naît à Montfort près de Rennes. A 19 ans, il entre au séminaire Saint-Sulpice de Paris.
Prêtre en 1700, il devient aumônier de l'hôpital de Poitiers. Il partage la table des pauvres malades et regroupe les jeunes filles désireuses de servir les pauvres. Parmi elles, Marie-Louise Trichet,
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1044.html
fille d'un haut magistrat qui, lui, ne l'entend pas de cette oreille. Les réformes de Louis-Marie indisposent la bourgeoisie de la ville qui le congédie de l'hôpital. Mais les missions attirent Louis-Marie. Il se rend à Rome pour demander d'être envoyé au loin. Le Pape l'envoie ... en France comme prédicateur des missions paroissiales. Là encore il déchaîne l'enthousiasme des uns et la colère des autres :"Monsieur de Montfort est fou." Entièrement voué à la Mère de Dieu, il écrit "l'Amour de la Sagesse éternelle" et surtout "le Traité de la vraie dévotion à Marie." Il mène les foules à Jésus par Marie.
Vient le temps des fondations. Les jeunes filles de l'hôpital de Poitiers deviennent l'oeuvre des "Filles de la Sagesse". Il rêva aussi d'une petite compagnie de prêtres pour les missions populaires : les Missionnaires de la "Compagnie de Marie" qui ne verront le jour qu'après sa mort.http://www.montfort.org/French/fdlsfr.htm Saint Montfort est reconnu aujourd'hui comme Fondateur de trois congrégations religieuses : les Pères Missionnaires Montfortains,http://www.montfort.org/French/ appelés à l'origine "Compagnie de Marie", les Filles de la Sagesse et les Frères de saint Gabriel.http://freresdestgabriel.cef.fr/
Disciples du Christ, dans l'esprit de Montfort, les Frères de Saint Gabriel.
Chronologie de la vie de saint Louis-Marie
http://freresdestgabriel.cef.fr/montfort/chronolo.htm#Chronologie

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-28.htm#montfort
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Marie_Grignion_de_Montfort
http://jesusmarie.free.fr/grignion_de_montfort.html
http://www.montfort.org/
http://www.infobretagne.com/grignion-de-montfort.htm



Bienheureux Lucchese Tertiaire franciscain (+ 1260)
Après une vie d'homme riche et avare, il fut touché par la grâce et devint un homme simple, joyeux, ami des pauvres, Lucchese a été le premier disciple de saint François dans la vie de laïc marié.
A lire: Lucchese, premier tertiaire franciscain, Geneviève Duhamelet aux Editions Franciscaines.
http://pagesperso-orange.fr/editions-franciscaines/editions_franciscaines/htm/nouvelle_page_19.htm



Saint Néon (Premier siècle)
Chrétien de l’île de Corfu converti par Jason, apôtre de ce lieu, martyr en compagnie de Zénon, Eusèbe et Vitalius.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Corfou



Saint Paul Pham Khac Khoan et ses compagnons, martyrs au Tonkin (+ 1840)
Paul Pham Khac Khoan, prêtre, Jean-Baptiste Dinh Van Thanh et Pierre Nguyen Van Hieu, catéchistes, qui furent mis aux fers, torturés pour leur faire renier la foi chrétienne et enfin décapités, sous l’empereur Minh Mang à Ninh Binh au Tonkin. (martyrologe romain).



Saint Pamphile Évêque de Valva, dans les Abruzzes italiennes (+ vers 700)
Il est particulièrement généreux envers les pauvres et œuvre à éduquer les populations. Accusé de pratiquer le culte arien par une partie de son clergé, et il est convoqué devant le Pape Serge I qui le blanchit et lui fait cadeau d’un substantiel montant d’argent pour les nécessiteux de son diocèse.
Saint-Pamphile est invoqué par les personnes qui sont aux prises avec un problème d’argent.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Valva



Saint Pollion (+ 304)
Il fut martyrisé dans la région du Danube. A son juge qui l'interrogeait sur sa religion, il parla des devoirs "d'humanité envers les hôtes, de miséricorde envers les pauvres et de charité pour tous."



Saintes Probe et Germaine Vierges et martyres (4ème s.)
Elles naquirent toutes deux dans une famille encore païenne et s'en furent près de Laon en Gaule afin de pouvoir suivre la foi qui était la leur. Leurs parents les retrouvèrent et, devant leur constance, leur tranchèrent la tête.
Un internaute nous écrit:
"Preuve (Proba en latin) est une vierge originaire de Calédonie (ancienne Ecosse) vers le Ve siècle. Elle a évangélisé la région de Laon. Elle est d'ailleurs représentée sur le gâble du portail nord de la cathédrale de cette ville. Un village situé à 12km de là porte son nom."
"Sainte Probe et sainte Germaine, aussi nommées Preuve et Grimonie, naquirent en Irlande, au IVe siècle. Pour se soustraire aux sollicitations de parents idolâtres qui voulaient les engager dans les liens du mariage, elles quittèrent leur pays et virent se fixer dans les Gaules. Grimonie se retira en un lieu dit plus tard la Capelle, à cause d'une chapelle élevée sur son tombeau, et Probe à Tonson, près de Laon, dans le Val-des-Chenixelles. Les émissaires de leurs parents les y découvrirent quelques temps après et les sommèrent de retourner avec eux. Mais ils trouvèrent ces vierges chrétiennes inébranlables dans leur résolution et leur tranchèrent la tête."
(source: Saints et fêtes orthodoxes)
http://www.maison-russie.fr/invites/icone/saints_fetes/textes/mai01.html



Saint Prudence Ermite en Catalogne (9ème s.)
D'abord ermite, il évangélisa la Catalogne avant d'être ordonné évêque de Tarazone



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Pierre Chanel (+ 1841), missionnaire dans le Pacifique Sud, martyr

Catholiques d’occident : Pierre Chanel, prêtre et martyr (calendrier romain et ambrosien) ; Prudence (IV-Ve s.), évêque et martyr (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (20 barmüdah/miyazya) : Paphnuce de Denderah (III-IVe s.), ermite et martyr (Église copte)

Luthériens : Johann Gramann (+ 1541), poète en Prusse

Maronites : Jason et Sosipater, apôtres (Église melchite)

Orthodoxes et gréco-catholiques : 19 martyrs de Cyzique (IIIe s.), Jason et Sosipater, apôtres (Église melchite)

Syro-occidentaux : Daniel d’Edesse (VIIe s.), évêque

Les saints du jour (Lundi 27 Avril)

Publié le 26/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Bienheureux Amédée IX Duc en Savoie (+ 1472)
Duc de Savoie, il est né à Thonon-les-Bains. A dix-sept ans, il épousa la soeur du roi Louis XII. Ils eurent sept enfants et formèrent un ménage heureux. Atteint d'épilepsie, il accepta cette maladie comme une participation à la souffrance du Christ. Il fut grandement assisté par sa femme dans l'exercice du pouvoir. Il fut obligé d'abdiquer en sa faveur.
Fréquent pèlerin du Saint Suaire qui se trouvait alors à Chambéry, il laissa surtout le souvenir d'une grande charité envers les pauvres. "Amédée de Savoie met les pauvres à l'honneur et les riches au rencart", disait le duc de Milan, François Sforza. Il fut béatifié en 1677.
Il est fêté en Savoie le 27 avril.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Am%C3%A9d%C3%A9e_IX_de_Savoie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Savoie_de_1416_%C3%A0_1792



Sainte Zita Servante à Lucques (+ 1278)

Une petite vendeuse de légumes qui s'en allait au marché de Lucques pour ses parents. A douze ans, elle fut placée dans une famille comme servante, et ne la quitta plus. Pour ne pas déranger son service, elle se levait plus tôt afin d'aller entendre la sainte messe, jeûnait pour donner aux pauvres une part de sa nourriture, supportait avec patience et sourire les jalousies des autres domestiques qui parfois même la dénonçaient avec calomnie. Sa sainteté fut reconnue après sa mort tant étaient grandes les faveurs que le petit peuple obtenait en lui demandant son intercession.

Autre biographie:
Fille d’un couple pauvre mais très pieux, elle voit le jour dans village de montagne des environs de la ville de Lucques, en France. Sa sœur aînée est entrée chez les cisterciennes et son frère est ermite. À l’âge de 12 ans, elle commence à vendre des fruits dans son village, et à 18 elle entre comme domestique au service de la famille Fatinelli, un riche marchand de soie et de laine (emploi qu’elle conserve jusqu’à sa mort). Très respectée par tous les membres de cette famille, elle se distingue par sa grande générosité, n’hésitant pas à se priver de sa propre ration de nourriture pour l’offrir aux pauvres. Cependant, elle provoque aussi la jalousie de ses compagnes, qui n’hésitent pas à chercher à lui nuire, mais heureusement sans y parvenir tant est grande l’affection que lui porte la dame Fatinelli. Dans sa soixantième année, usée par les privations et les mortifications qu’elle s’est toujours imposées, elle tombe malade et décède cinq jours plus tard (1218-1278) Selon une légende, les anges se chargeaient de faire cuire son pain pendant qu’elle était en extase. Sainte-Zita est la patronne des garçons de café, des serveurs, des maîtres d’hôtels et des hôtesses. On lui demande d’intervenir pour retrouver des clés perdues.

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/04/27.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Zita
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilica_di_San_Frediano_(Lucques)



Bienheureux Alleaume (+ 1152)
D'origine flamande, il se retira dans le diocèse du Mans. C'est de là que son amour de la solitude le conduisit dans l'île de Chausey. Ce qui ne l'empêcha pas bientôt de revenir fonder le monastère de Notre-Dame d'Estival dans le Maine. La tradition veut que ce retour ait été dicté par l'amitié qu'il portait à un vieil ermite qui pleurait son départ à Chausey.



Saint Anastase (+ 401)

Pape. Il fut un homme de conciliation en particulier au moment de la querelle avec Origène. Il était très attentif au retour paisible des chrétiens qui, devant la persécution, avaient cédé par faiblesse. Nous avons de lui quelques lettres qui témoignent de cette miséricorde très fraternelle.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Anastase



Saint Anthime Evêque et martyr à Nicomédie (+ 303)
Martyr. Eusèbe de Césarée, l'historien de cette époque, nous apprend qu'un incendie avait ravagé le palais impérial de Nicomédie. La cause n'en était sans doute qu'une chandelle mal éteinte ou l'étincelle d'une cuisine. Mais ce fut l'occasion d'accuser les chrétiens et l'empereur décida une persécution violente. Ils furent très nombreux à être arrêtés dans un massacre épouvantable. Tous ceux qui n'avaient eu le temps de s'enfuir, furent brûlés vifs. Quelques-uns jetés à la mer. Saint Anthyme n'était pas connu des soldats qui poursuivaient les chrétiens. Comme ils arrivaient à la ferme où il se cachait, il les reçut, les invita en leur disant :"Vous ne connaissez pas l'évêque Anthyme ? moi je le connais, je vous le livrerai tout à l'heure." Il leur offrit un repas comme pour fêter un heureux événement, puis il dévoila son identité. Il eût la tête tranchée.



Saint Etienne de Kiev (+ 1094)
Il vivait dans la plus grande humilité au milieu de ses frères du monastère des Grottes de Kiev. Mais des querelles intestines minèrent la communauté, et saint Etienne dut partir en fondant un autre monastère. Son renom parvint jusqu'en Volhynie, ce pourquoi, à la mort de l'évêque de Vladimir, il fut appelé à lui succéder. Ses fidèles l'aimaient et le respectaient.



Saint Euloge l'Hospitalier (6ème s.)
Confesseur. Il était tailleur de pierres dans la Thébaïde, en Egypte. Il était d'une extrême charité avec tous ceux qui passaient et il les recevait chaleureusement. Mais un jour, il découvrit une grande quantité d'or dans une cavité souterraine où il travaillait. Il s'embarqua pour Constantinople et ces richesses lui tournèrent la têle. Il oublia les pauvres et mena grand train de vie, refusant d'entendre les remarques de son ancien père spirituel. Il prit part à un complot contre l'empereur Justinien et dut s'enfuir, laissant là toute sa fortune. Il prit conscience de son erreur, retrouva sa piété et sa charité, se souvenant qu'il est plus facile à un chameau d'entrer dans une aiguille qu'à un riche dans le royaume des cieux. Il s'endormit en paix avec lui-même et avec l'Evangile.



Bienheureux Humbert III de Savoie Comte de Savoie (+ 1189)
Comte de Savoie, il se sentait attiré par la vie monastique et souvent se rendait au monastère d'Aulps. Mais il sacrifia son attrait pour la solitude aux devoirs de sa charge. Resté veuf et sans enfant, après la mort de sa première épouse, et à la demande de ses sujets qui voulaient garder cette famille à la tête de leur pays, il contracta successivement deux mariages, son devoir l'emportant une fois de plus sur ses goûts personnels.
Valeureux dans les combats, juste et modéré dans les victoires, il avait conquis l'estime de ses contemporains au point que le roi d'Angleterre le choisit comme médiateur dans son royaume.
Dès que son fils fut en âge de gouverner, il se retira au monastère de Hautecombe où son assiduité aux offices, son humilité dans les tâches les plus simples et sa charité firent l'admiration de tous.
Il est fêté en Savoie le 27 avril en même temps que son descendant Amédée.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Humbert_III_de_Savoie



Saint Jean le Confesseur (+ 837)
Jeune encore, il accompagna son maître spirituel au second concile de Nicée en 787 et il connut surtout la persécution iconoclaste sous l'empereur Léon V l'Arménien. Arrêté, il fut conduit, enchaîné, devant l'empereur lui-même en raison de la vigueur de sa résistance. Pour le désarmer, l'empereur le fit comparaître deshabillé devant lui, mais cette humiliation suprême ne l'empêcha pas de reprocher avec force la conduite impériale. Il fut alors fustigé puis enfermé durant trois mois, avant d'être exilé dans le centre de l'Asie mineure, enchaîné durant dix-huit mois dans l'obscurité. Ramené à Constantinople, il conserva la même attitude de fidélité à la foi orthodoxe et fut de nouveau exilé. Il connut ainsi d'autres tourments car la persécution dura jusqu'à la mort de l'empereur Théophile en 842. Saint Jean contemplait Dieu depuis plusieurs années.



Saint Laurent Nguyen Van Huong (+ 1856)
Prêtre vietnamien au temps de la grande persécution décidée par le roi Tu Duc en 1855, il fut arrêté alors qu'il allait visiter un mourant. Il refusa de fouler la croix en signe d'apostasie et il fut flagellé avant que d'être décapité, près de Ninh Binh.



Sainte Marianne de Jésus (1565-1624)
Jeune pieuse native de Madrid, surnommée « Le lys de Madrid ». À l’âge de 23 ans, elle refuse de se marier et choisit d’entrer chez les Mercédaires déchaussées de sa ville natale. Elle consacre sa vie à la prière et à la pénitence.



Bienheureux Nicolas Roland (+ 1678)

"A Reims, il s'installe dans une maison, rue du Barbâtre, et partage son toit avec un groupe de jeunes clercs afin de les former au sacerdoce. Il remplit ses fonctions de théologal : prédication et enseignement, mais il veut élargir son champ d'action : aller vers les gens pour toucher les coeurs plutôt que de contenter les esprits. Il se fait prédicateur du peuple et répond aux demandes de ses confrères en parcourant une bonne partie du diocèse... Il se découvre ainsi une éloquence apostolique ; parler simple pour parler à tous."
Source: diocèse de Reims.
http://catholique-reims.cef.fr/nicolas-roland.htm
A lire: P. Bernard Pitaud, Nicolas Roland et les soeurs de l'Enfant-Jésus - L'école française à Reims au 17ème siècle, Paris, Éd. du Cerf, coll. « Épiphanie », 2001.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Roland



Sainte Ossana de Kotor (+ 1565)
Fille d’une famille orthodoxe de Grèce, elle travaille comme bergère. Pendant qu’elle garde son troupeau, elle passe de nombreuses heures en prière et commence à avoir des visions du Christ. À l’âge de 12 ans, elle émet le désir de se rendre à Cattaro (aujourd’hui Kotor, dans le Monténégro) qu’elle pense être en endroit plus propice à la prière. Sa mère la confie donc à une femme catholique qui l’accompagne et lui fait visiter des églises. Elle se sent très vite attirée par la vie d’anachorète et malgré son jeune âge se fait enfermer dans une cellule près de l’église Saint-Barthélémy. Quelque temps plus tard, elle change de cellule pour une autre près de l’église Saint-Paul, puis elle rejoint les Tertiaires dominicaines. Elle attire plusieurs disciples et un couvent est fondé à leur attention (1493-1565) Selon la légende, ses prières auraient permis de libérer la ville qui avait été envahie par les Turcs et l’auraient aussi prémunie contre une épidémie de peste.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kotor



Saint Pierre Armengol (+ 1304)
Ce fut d'abord un bandit de grand chemin dont les comparses furent bien étonnés quand il décida de se faire moine dans un des couvents de l'Ordre de la Merci dont le but était de racheter les captifs. Il sut, par sa prudence et son zèle, obtenir la libération de nombreux esclaves chrétiens dans le royaume de Grenade et de Murcie, alors sous la domination des Maures. Il fut envoyé à Alger où, pour délivrer de jeunes chrétiens dont il ne pouvait obtenir le rachat faute d'argent, il s'offrit lui-même rançon. Comme l'argent ne venait pas, le bienheureux Pierre fut attaché à une potence et resta ainsi suspendu six jours. Libéré par un de ses compagnons qui venait d'arriver, il retourna en Espagne. Il aimait dire à ses frères "Je pense n'avoir vécu que peu de jours heureux. Ce sont ceux que j'ai passés au gibet parce qu'alors je me voyais mort au monde."
"Martyr de l'Ordre de Notre-Dame de la Merci. Fier et arrogant, il s'était mis à la tête d'une bande de brigands. Un jour, il voulut assassiner un passant quand il reconnut que c'était son père. Ce fut le point de départ de sa conversion. Il entra dans l'Ordre de N.D. de la Merci et s'en fut en Afrique. C'est là qu'il fut arrêté et pendu en haine de la foi chrétienne."

Autre biographie:
Fils d’une famille de la noblesse espagnole, il a de mauvaises fréquentations et passe une partie de sa jeunesse à commettre des vols et du brigandage. Mais lorsque ses complices planifient d’attaquer sa propre famille; il réalise alors qu’il est sur une mauvaise voie et décide de changer de vie. Il se convertit, et en 1258 il entre chez les Mercédaires, consacrant toutes ses énergies et sa fortune à payer les rançons pour faire libérer des otages. Un jour, il prend la place de 18 jeunes enfants chrétiens qui ont été capturés et endure les tortures à leur place. Il survit à l’expérience, mais en ressent des douleurs pour le reste de sa vie, et à ce titre est considéré comme martyr (1238-1304)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Armengol



Saint Syméon (+ 111)

Selon une tradition, il serait l'un des quatre fils que saint Joseph aurait eu d'un premier mariage, ce pourquoi il serait "parent du Seigneur". L'histoire nous dit seulement qu'il fut évêque de Jérusalem après la mort de saint Jacques en 62 et qu'il gouverna avec sagesse l'Eglise-Mère, jusqu'à la persécution qui le fit crucifier.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril27.html



Saint Théodore de Tabenne Abbé (+ v. 368)
Il était originaire de la Haute Egypte. Ayant entendu vanter la vertu de saint Pacôme, il le rejoignit au monastère de Tabennèse et c'est là qu'il se donna pleinement à Dieu.
Solitaire dans la Thébaïde de l'Egypte, il avait été le disciple de saint Pacôme qui le chargea de veiller sur les diverses communautés de solitaires en les instruisant et en les aidant de ses conseils, aussi bien pour les affaires temporelles que spirituelles. Il se montrait habile à réconcilier les frères divisés, tant était grand le rayonnement de sa charité. On raconte de lui cet épisode : pendant qu'il leur parlait, deux vipères entourèrent ses jambes. Il s'en aperçut, mais pour ne pas distraire son auditoire, il continua de parler comme si rien ne se passait. Le discours terminé, il put s'en dégager.
Il succéda à saint Pacôme et à saint Pétronios dans le gouvernement du monastère de Tabennèse.
Il rencontra saint Athanase quand le saint évêque vint au monastère lors de son exil.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1127.html
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/8701/Saint-Petronios.html
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1076/Saint-Athanase-d-Alexandrie.html



Les Églises font mémoire…

Anglicans : Christina Rossetti (+ 1894), poétesse
http://fr.wikipedia.org/wiki/Christina_Rossetti

Catholiques d’occident : Catherine (+1478) et Julienne (+ 1501) du Saint Mont de Varèse, vierges (calendrier ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (19 barmüdah/miyazya) : Siméon l’Arménien (IVe s.), évêque de Perse, martyr Église copte)

Luthériens : Origène (+ env. 254), docteur de l’Église à Césarée

Maronites : Siméon, frère du Seigneur, martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Siméon, parent du Seigneur, évêque de Jérusalem et hiéro-martyr
Le 27 avril commémoration de la destruction par les Turcs des Reliques de Saint SABAS, premier Archevêque de SERBIE. [url]http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril27bis.html[/url]


AVVAKUM et tous les martyrs Vieux Croyants (1682)
Le 14 Avril 1682 monte sur le bûcher l'archiprêtre Avvakum, leader historique des ces croyants russes qui sont passés à l'histoire sous le nom de Vieux Croyants.
Dans l'Eglise russe du XVIIe siècle, secouée par la grave décadence morale du clergé, alors que le peuple était animé d'un profond désir religieux, diverses tentatives de réforme spirituelle se succédèrent, provoquant des heurts parfois violents tant dans la population que dans la hiérarchie.
Avec l'élection du patriarche Nikon, qui plus tard sera condamné par le concile de Moscou de 1666, des réformes liturgiques et disciplinaires, inspirées de la tradition grecque, furent introduites en Russie ; mais elle bouleversèrent la vie quotidienne des chrétiens.
Avvakum et ses compagnons organisèrent, contre la réforme, une opposition trés tenace, opposition qui prit la forme d'un véritable fanatisme religieux. A cause de leur obstination, ils furent condamnés par le même concile de 1666. Dés ce moment, un schisme important se créa au sein de l'Eglise orthodoxe russe. Aujourd'hui encore les adeptes de la "vieille foi" sont trés nombreux dans toute la russie.
De 1667 à 1971, quand le saint-synode de Moscou supprimera les condamnations contre les usages des Vieux Croyants, ces derniers subirent à plusieurs reprises de cruelles persécutions de la part des autorités publiques, parfois appuyées dans leurs répressions par la hiérarchie moscovite.
Avvakum nous a laissé dans son autobiographie un document exceptionnel qui permet de comprendre les grandeurs et les miséres d'hommes qui, de toute façon, ont donné au cours de l'histoire un témoignage éloquent, disposés qu'ils étaient à mourir pour ce qu'ils croyaient la pure foi chrétienne.

Lecture

Désormais je demande pardon à tous les vrais croyants. Il y a eu des événements qui concernaient ma vie dont je ne devrais pas parler en effet. Non pas à nous mais à notre Dieu soit la gloire ! Mais moi, je ne suis rien. Je l’ai dit et je le répète : je suis un fornicateur et un brigand, voleur et assassin, ami des publicains et des pécheurs. Au jour du jugement, tous reconnaîtront mes actes, les bons comme les mauvais.
Mais si je suis aussi ignorant dans mes paroles, je ne le suis pas dans mon entendement ; je n’ai étudié ni la dialectique ni la rhétorique ni la philosophie, mais j’ai en moi la compréhension du Christ, comme dit l ‘Apôtre : « Je suis un ignorant dans l’art du discours, mais pas dans la doctrine ».
(Avvakum, Vie écrite par lui-même)



MECHITAR DE SEBASTE (1676-1749) moine
Le matin du 27 avril 1749, au terme d’une vie entièrement consacrée au service de Dieu et pour la formation religieuse de ses frères, s’éteint à Venise Mechitar de Sébaste, moine et fondateur de la congrégation arménienne de Saint Lazare.
Mechitar, Manuk par son nom de baptême, était né à Sébaste en 1676. Il entra tout jeune au monastère local de la Sainte Croix, désirant unir une intense vie intérieure à une insatiable recherche intellectuelle.
À cette époque, l’Arménie était secouée par des divisions internes à l’Église, causées par les séquelles des controverses christologiques du premier millénaire. Méchitar décida alors de mener à fond l’étude de ces controverses, pour chercher des chemins de paix à l’intérieur de l’Église arménienne et avec le siège apostolique de Rome. S’étant transféré à Sébaste, il entra en relation avec des hommes d’Église d’Orient et d’Occident, et mûrit l’idée de fonder un centre monastique où l’étude de la tradition puisse former une nouvelle génération d’hommes ouverts au dialogue et initiés à la douceur évangélique.
Quand l’évêque de Erzurum, hostile au dialogue avec Rome, devint patriarche, Méchitar dut fuir avec ses compagnons et se réfugia dans le Péloponnèse ; contraint à un nouvel exil à cause de l’avancée des Ottomans, il finit par s’établir à Venise, sur l’île de Saint Lazare. Il fut fort bien accueilli dans la lagune vénitienne, et sa congrégation monastique, qu’il avait fondée en 1711, s’accrut rapidement.
A Saint Lazare, Méchitar mena à bien son projet d’un monachisme promoteur du dialogue et de la paix par l’étude et la prière, dans la conviction qu’une vérité qui ne tient pas compte des frères ne saurait jamais se dire vraiment chrétienne.

Lecture

O toi, saint père Antoine, je désire te louer d’un cœur ferme, car tu resplendis même de la terre comme le soleil qui brille du ciel.
Tu fus le guide d’ermites et le père de saints hommes, toi qui as fondé bien des ordres, fleuve de l’Eden, source des rivières.
Une voix te parvient, de la bouche du Seigneur cette parole, que tu serais si éminent que toutes les nations te connaîtraient.
Même si tu fus instruit dans les lettres, tu t’abreuvais, cependant, aux courants de l’Esprit, tu fus chancélier du royaume et des dons les plus élevés.
La divine parole de vie tu l’as enseignée à tant d’âmes, comme une source aux multiples ramifications tu t’es reversé dans les cœurs de ceux qui t ‘écoutaient.
Nous aussi donc, tes disciples, nous t’implorons, sois notre maître et fais de nous tes disciples dociles et obéissants à tes paroles.
(Mechitar de Sébaste, Hymnes)

Les saints du jour (Dimanche 26 Avril)

Publié le 24/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Bienheureuse Alde Tertiaire des Humiliés (+ 1309)
ou Alda ou Alida. Sienne en Toscane fut la ville de toute sa vie. Elle y épousa le jeune Bindo Bellanti, comme elle, de la noblesse siennoise. Elle aima cet époux dont la bonté était aussi grande que la piété. Lorsqu'il mourut, elle n'avait que trente ans et se consacra dans le "tiers Ordre des humiliés", des humbles. Puis elle soigna les malades à l'hôpital de sa ville, jusqu'à sa mort.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Alida



Saint Anaclet Pape (3 ème) de 76? à 88 (+ 88)

Saint Saintin, disciple de saint Denis, et saint Anaclet.Vie de saint Denis. XVe siècle.

ou Clet. Son nom se trouve sur la liste des Papes, mais on ne sait rien de lui. Il est considéré comme le successeur de saint Lin. En raison de l'ignorance des actes de sa vie historique, son culte a été supprimé lors de la réforme de 1969, mais il est toujours cité dans la première prière eucharistique.
Il figure au martyrologe romain à la date du 26 avril.

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/07/13/index.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anaclet



Saint Basile de Nicomédie (+ 322)
Alors que l'Occident commençait à connaître la paix religieuse avec l'avénement de l'empereur Constantin, l'Orient trouvait en Licinius un persécuteur plus farouche encore. Saint Basile était évêque d'Amasée. Il fut arrêté avec deux de ses diacres, lié par les poignets et les jambes, comme une brebis d'abattoir et mené ainsi jusqu'à la prison de Nicomédie. Il refusa d'apostasier et fut décapité.



Saint Dominique de Besiano (décédé accidentellement en 1300)
Dominicain espagnol, prêcheur en Aragon.
Saint-Dominique de Besiano est invoqué pour écerter les risques d’être victime d’un accident alors qu’on chemine en région montagneuse.



Saint Etienne de Perm Confesseur et évêque (+ 1396)
Il était le fils d'un clerc d'Oustioug en Russie. Très jeune, il entra au monastère de Rostov-le-Vieux où il apprit le grec et se perfectionna dans la connaissance des Saintes Ecritures. Nous connaissons sa vie par l'historien de saint Serge de Radonège. Devenu prêtre, il partit évangéliser les tribus païennes qui vivaient sur les pentes occidentales de l'Oural, apprenant leur langue, la transcrivant avec un alphabet adapté et traduisant les Livres Saints à leur intention. Il connut bien des difficultés pour illuminer ces populations de la Grâce de l'Evangile, mais il les supporta avec patience. Devant le succès de cet effort missionnaire, le métropolite de Moscou lui conféra l'épiscopat. Il fut un évêque attentif à son peuple et, lors d'une famine, ce fut lui qui fit venir le blé de Vologda pour organiser des distributions gratuites à la population.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1447/Saint-Serge-de-Radonege.html



Sainte Exuperance Vierge (+ 380)
Née à Troyes, elle se distingua très vite par son désir d'une vie austère toute donnée à Dieu. Elle appuyait sa vie spirituelle sur les religieux du monastère Saint Ursion à Isle et, sous la direction des pères, elle fut conduite sur le chemin de la Vie éternelle.



Sainte Franche (1170-1218)
Jeune italienne, elle placée au monastère bénédictin de Plaisance à l’âge de 7 ans. À 14 ans, elle prononce ses vœux puis devient rapidement abbesse. Cependant, en raison de son extrême sévérité, elle est démise de cette charge et isolée de ses sœurs. Elle réussit cependant à convaincre ses parents de fonder un couvent cistercien à Montelana. Quelques années plus tard, cette maison est déménagée à Pittolli et Franca en devient l’abbesse.



Saint Guillaume d'Antioche (XIIe siècle)
Ermite près de Foggia.
Les prières adressées à Saint-Guillaume permettent de ne pas succomber à l’attrait de l’argent.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Foggia



Saint Jean de Valence Moine à Citeaux puis évêque de Valence (+ 1145)
Confesseur. Chanoine de la cathédrale de Lyon, il voulut devenir cistercien et c'est ainsi qu'il entra dans l'abbaye de Bonnevaux, près de Vienne en Dauphiné. Il y accueillit saint Pierre de Tarentaise, fonda les abbayes de Tamié et de Léoncel. Il fut appelé à devenir évêque de Valence, pour remplacer un évêque dont les folles dépenses et la dureté de coeur envers les pauvres, obligèrent saint Bernard à obtenir du Pape sa destitution. Saint Jean sut alors redonner vie et paix à son Eglise durement touchée et bouleversée par les errements de son prédécesseur.



Saint Joannice (+ 1430)
Il passa la plus grande partie de sa vie dans les solitudes du Kosovo, où de nombreux disciples, attirés par sa sainteté, vinrent chercher près de lui les conseils dont leur vie spirituelle avait besoin.



Saint Lucide Évêque de Vérone (IVe siècle)



Notre Dame du Bon Conseil. 1467

L'apparition de Notre-Dame du Bon Conseil est si célèbre, Son image si répandue et si honorée dans l'Église, qu'il convient de donner place à cette forme de dévotion.
La petite ville de Gennazano, à dix lieues environ de Rome, sur les montagnes de la Sabine, honora, dès le Ve siècle, la Sainte Vierge sous le vocable de Notre-Dame du Bon Conseil.
Au XVe siècle, l'église menaçait ruine. Une pieuse femme, nommée Petruccia, entreprit de la reconstruire, malgré ses quatre-vingts ans ; elle y employa sa fortune, qui ne suffit pas à l'achever. Petruccia prédit que la Sainte Vierge achèverait l'oeuvre.
Or, le 25 avril 1467, à l'heure des vêpres, une céleste harmonie se fit entendre dans les airs, la foule vit descendre une nuée brillante qui alla se reposer sur l'autel de la chapelle de Saint-Blaise, par où avait commencé la restauration de l'église. Au même moment, toutes les cloches du pays sonnèrent leurs plus joyeuses volées. La nuée disparue, la foule émerveillée aperçut une image de Marie portant l'Enfant Jésus, peinte sur enduit et se tenant au fond de l'autel, près du mur, sans appui naturel.
Il fut dûment constaté que cette peinture avait été transportée miraculeusement d'une église de Scutari, ville d'Albanie. La Providence avait voulu la soustraire aux profanations des Turcs, maîtres de ce pays, et l'envoyer comme récompense de la foi de Pétruccia et des habitants de Gennazano.
L'histoire des merveilles de tous genres accomplies, depuis ce temps, autour de l'image miraculeuse, demanderait des volumes entiers. Souvent on a vu l'image changer d'aspect, et les yeux de la Sainte Vierge prendre un air de vie exprimant la joie ou la douleur. Que de maladies et d'infirmités guéries ! Que de grâces spirituelles obtenues !
Gennazano est toujours un lieu de pèlerinage vénéré et très fréquenté, et beaucoup de pieux pèlerins même étrangers à l'Italie, si le temps le leur permet, tiennent à visiter ce sanctuaire béni. Les souverains Pontifes ont comblé d'indulgences la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil, et Léon XIII a inséré dans les Litanies de la Sainte Vierge le titre de Mère du Bon Conseil.
Notre Dame du Bon Conseil est particulièrement fêtée à Ajaccio en Corse, à Châteauroux en Berry et à Cuébris dans le comté de Nice.
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/26/index.html



Saint Paschase Radbert Abbé à Corbie, bénédictin (+ 865)
Confesseur. Enfant abandonné sous le porche de la cathédrale de Soissons et recueilli par des religieuses, dont la mère abbesse n'était autre qu'une cousine de l'empereur Charlemagne, il fugua pour mener une vie dissolue, puis il revint pour entrer dans la célèbre abbaye de Corbie où "il se nourrit de la philosophie, de la Sagesse chrétienne et de l'Ecriture Sainte" selon ses propres paroles. Il fut en effet un personnage important pour son époque, cherchant à "éclaircir " le mystère de la présence eucharistique de Jésus, ce qui le range parmi les grands témoins de la foi de l'Eglise sur ce mystère. Professeur aux écoles théologiques de Corbie, il leur donna un grand rayonnement et ses moines le choisirent comme Abbé. Mais quelque temps après, ses collègues théologiens l'obligèrent à partir et il se réfugia à l'abbaye de Saint-Riquier dans la Somme. Ce qui ne le fâcha pas, car il put ainsi davantage se consacrer à ses études. Les moines de Corbie finirent enfin par le rappeler. Il retourna dans son monastère et y vécut le reste de ses jours dans la plus grande humilité.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paschase_Radbert



Saint Riquier Prêtre dans le Ponthieu (+ 645)
Confesseur. Converti par des moines irlandais qui passaient dans son pays, il soigna tout d'abord des lépreux puis partit missionnaire itinérant. Il fonda le monastère de Centule en Ponthieu qui, par la suite, pris son nom de Saint-Riquier. Mais il se fit ermite durant les dernières années de sa vie dans la forêt de Crécy.

Autre biographie:
Jeune païen originaire de la région d’Amiens, il prend un jour la défense de deux missionnaires irlandais qui sont dangereusement pris à partie par les habitants de la contrée. Ces deux moines (Cadoc et Frichor) lui enseignent la foi chrétienne et le convertissent. Ordonné prêtre, il part pour l’Angleterre où il séjourne plusieurs années. De retour en France, il fonde l’abbaye de Celles, dont il devient l’abbé, et acquiert rapidement une grande renommée de prédicateur. Il utilise les dons qui lui sont accordés par les gens riches pour soulager les pauvres et le rachat des captifs. Après quelques années, il abandonne sa charge et se retire comme ermite (+ vers 645)

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril26.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Riquier



Saint Stanislas Kubista (+ 1940)

Religieux polonais de la congrégation du Verbe Divin, il fut un grand rédacteur de publications missionnaires. Arrêté par les nazis à cause de ces activités, il fut déporté à Sachsenhausen en février 1940 et assassiné par un gardien le 26 avril suivant.

Autre biographie:
Stanislas Kubista naquit dans une famille pieuse de neuf enfants à Kostrechna. La famille récitait tous les soirs devant l'autel marial de la maison le rosaire. Il était évident qu'il deviendrait prêtre. Une de ses soeurs Anna entra au couvent près de Vienne. Il étudiait à l' école allemande et était donc bilingue. Enfant il fut impressionné par les prédications des Pères missionnaires de la Sainte Croix de Steyl - ou missionnaires du Verbe Divin. Il fit ses études dans leur école à Neisse. Il fut enrôlé en 1917 dans l' armée où il fut téléphoniste sur le front occidental. Démobilisé en mai 1919 à Stettin, il poursuivit ses études à Neisse au noviciat des Pères missionnaires verbistes rêvant de devenir lui-aussi missionnaire en Chine. Les Pères publiaient de nombreuses publications et brochures en polonais. Il fut envoyé au noviciat Saint-Gabriel de Mödling près de Vienne. Il fut ordonné en 1927 à 29 ans. Econome de l'école et du couvent de Gorna Grupa, il avait la responsabilité de 300 personnes ( élèves et professeurs. ) Il devint par la suite procurateur. Il publiait des ouvrages et des brochures en particulier pour la jeunesse et se passionnait pour les missions. Il avait une grande dévotion pour saint Joseph. Ses écrits étaient célèbres en Pologne. Lorsque les Allemands envahirent la Pologne, il fut arrêté avec d'autres missionnaires et prêtres de sa congrégation auxquels vinrent s'ajouter de nombreux prêtres diocésains. Dans la congrégation du Verbe Divin furent arrêtés 14 pères, 14 religieux, 4 frères et 12 novices. La province de Pologne créée en 1919 comprenait vingt ans après 29 pères et 61 frères. En février 1940 il fut déporté à Nowy Port près de Dantzig puis à Stutthof et en avril 1940 au camp de Sachsenhausen. Affaibli et malade il fut destiné à la mort après trois jours d'agonie. C'était le 26 avril 1940.
Il fut béatifié par Jean-Paul II en 1999 avec trois autres membres de sa congrégation les Pères Frackowiak, Liguda et Mzyk. La congrégation a été rétablie en Pologne en 1946 et rayonne aujourd' hui autour de ses quatorze établissements.




Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Timothée, disciple de l’apôtre Paul (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (18 barmūdah/miyazyā) : Arsène (III-IVe siècle) martyr (Église copte)

Luthériens : Tertullien, docteur de l’Église en Afrique du Nord (Voir ci-dessous)

Maronites : Clet (+ env.90), pape ; Basile d’Amasée (+ env. 332) martyr.

Orthodoxes et gréco-catholiques : Basile d’Amacée, hiéromartyr et Glaphire sa compagne, martyre.




TERTULLIEN (IIe-IIIe siècle) témoin
Il est des hommes dont la vie annonce l’Évangile, même s’ils ne sont pas en mesure de dire avec éloquence la profonde expérience de communion qu’ils ont vécue avec le Seigneur. D’autres, au contraire, sont doués d’un esprit prophétique et capables de faire une lecture profonde et originale du mystère de Dieu, mais leur vie nous apparaît sous le signe de la contradiction. C’est sans doute le cas de Tertullien, théologien et auteur spirituel parmi les plus pénétrants et les plus importants entre le II è et le III è siècle, qui se ferma cependant toujours davantage aux autres, au point de mourir entouré seulement d’un petit nombre d’adeptes, hors de la communion avec la grande Église et loin d’être en accord avec les prophètes montanistes qu’il avait pourtant soutenus avec vigueur.
Membre d’une famille païenne aisée de Carthage, Tertullien était né vers 160 et avait reçu une solide culture classique. Sa passion pour la recherche s’accompagna toujours d’une précision de langage caractéristique du milieu romain. C’est ce qui fit de lui le fondateur du langage théologique qui prévaudra dans la théologie latine. Ses travaux sur le baptême, la prière et le martyre seront abondamment repris par les auteurs ultérieurs.
Mais sa rigueur intellectuelle, unie à une verve de grand polémiste et à la rencontre avec les mouvements prophétiques de forte inspiration ascétique des milieux montanistes, amena Tertullien à manifester une intolérance de plus en plus grande. Sa rupture avec la grande Église fut consommée en 213, mais les données historiques sur l’issue de l’événement nous restent en grande partie inconnues.
Tertullien a laissé un corpus d’enseignements de grande valeur. Peut- être n’a-t-il pas pleinement saisi la condescendance de Dieu pour les faiblesses des hommes, mais il est certain que le Seigneur aura purifié cette lacune, en lui montrant finalement sa miséricorde infinie qu’il n’avait pas comprise.

Lecture

« Ainsi donc la chair ressuscitera, et assurément, toute chair, en son intégrité. Où qu’elle soit, elle est en dépôt auprès de Dieu, grâce à ce médiateur très sûr entre Dieu et les hommes, Jésus Christ, qui rendra Dieu à l’homme et l’homme à Dieu, l’esprit à la chair et la chair à l’esprit, lui qui a déjà réuni ces deux éléments en sa personne, qui a donné une épouse à l’époux, un époux à l’épouse. En effet, si l’on considère que l’âme est l’épouse, sans doute la chair suivra-t-elle l’âme à titre de dot (…)Pourquoi donc, ô âme, en vouloir à la chair ? Il n’est personne de plus proche de toi, et tu dois l’aimer tout de suite après Dieu ; personne n’est pour toi plus fraternel, elle qui naît en Dieu même en même temps que toi. C’est pour elle surtout que tu aurais dû demander la résurrection : car s’il lui est arrivé de pécher, c’est par ta faute »
(Tertullien, La résurrection des morts)




ORIGÈNE (env. 185-254)prêtre et martyr
Vers 254, Origène, prêtre de l’Église universelle, meurt martyr à la suite des mauvais traitements subis durant les persécutions de Dèce.
Natif d’Alexandrie, en Egypte, il avait été profondément marqué par le martyre qu’avait subi son père Léonide : il avait alors à peine huit ans. Désireux de témoigner à son tour de sa fidélité au Christ, Origène abandonna, aussitôt qu’il le put, sa profession de grammairien pour s’adonner totalement à la catéchèse. Il vécut une vie monastique avant la lettre, dans la retraite et l’assiduité à la prière dans les Écritures, qui seront sa nourriture spirituelle fondamentale ; il fut sans doute le commentateur de la Bible le plus profond et le plus original de l’Antiquité chrétienne. Presque tous les pères, aussi bien grecs que latins, puiseront chez lui.
Il fut un catéchète apprécié et maints évêques lui demandèrent de prêcher, bien qu’il ne fût que laïc. Cela ne fut pas sans lui poser bien des problèmes avec l’évêque d’Alexandrie, qui le mit au ban et refusa de lui reconnaître l’ordination presbytérale qui lui fut conférée en Palestine. Origène, qui vouait une grande obéissance à l’Église et non seulement à l’Évangile, accepta de bon gré et se retira jusqu’à ce que son ordination soit reconnue et qu’on lui permît de prêcher et d’enseigner.
Son ministère de pédagogue itinérant de la foi prit fin quand se déchaîna la persécution de l’empereur Dèce. Arrêté, torturé, il fut sauvé du martyre proprement dit par la mort inattendue de l’empereur, même si, en raison de son âge avancé, il survécut bien peu de temps aux souffrances qu’il avait subies. Certaines de ses déclarations, faites sous l’influence de la philosophie néo-platonicienne en vogue à Alexandrie, seront condamnées par la suite, mais davantage à cause des excès de ceux qui se référèrent à ses enseignements que pour la réelle portée de ce qui, pour Origène, n’était autre qu’un ensemble d’hypothèses de travail.

Lecture

Je voudrais être un fils de l’Église. Non pas être connu comme l’initiateur d’une quelconque hérésie, mais porter le Nom du Christ. Je voudrais porter ce Nom, qui perdure, comme une bénédiction, sur la terre. Je désire que mon esprit comme mes œuvres me donnent le droit d’être appelé chrétien.
Si moi, qui aux yeux d’autrui, suis ta main droite, moi qui porte le nom de prêtre et qui ai comme mission d’annoncer Ta parole, s’il m’arrivait de commettre quelque erreur contre l’enseignement de l’Église ou contre la règle de l’Évangile au point de devenir une pierre de scandale pour l’Église, que l’Église tout entière alors, par une décision unanime, me retranche, oui moi, loin de sa main droite et me rejette dans l’oubli
(Origène, d’une de ses prières).

Le Sauveur est descendu sur terre, ému de pitié pour le genre humain ; il a souffert nos douleurs encore avant de pâtir sur la croix et de vouloir assumer notre chair ; s’il n’avait pas souffert, il ne serait pas venu prendre la condition de notre vie d’hommes. D’abord il a souffert, puis il est descendu et s’est manifesté. Quelle est cette passion qu’il a souffert pour nous ? C’est la passion de l’amour. Même le Père, Dieu de l’univers, plein de pitié, de clémence et de grande bonté, n’a-t-il pas souffert lui aussi d’une certaine manière ?Le Père non plus n’est pas impassible. Si nous le prions, il éprouve pitié et miséricorde, souffre d’aimer et s’identifie aux sentiments que de lui-même il ne pourrait avoir, étant donné sa grandeur par nature »
(Origène, Homélie sur Ezéchiel 6,6).

Les saints du jour (samedi 25 Avril)

Publié le 24/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Marc Un des quatre évangélistes (1er s.)

Second dans l'ordre des évangiles synoptiques, serait-il l'inventeur du genre évangélique ? C'est possible puisque son livre, en mauvais grec, semé de sémitimes, fut composé très tôt à Rome, selon les données orales de Saint Pierre. Sans doute au plus tard en 70. L'auteur en serait le jeune Jean, surnommé Marc, fils de Marie chez qui la première communauté chrétienne de Jérusalem se réunissait pour prier (Actes 12. 12). Il accompagne Paul et Barnabé dans leur mission à Chypre. Peu après, il refuse de suivre Paul, en partance pour l'Asie Mineure. Il préfère rentrer à Jérusalem. Saint Paul lui en voudra, un moment, de ce lâchage : il préféra se séparer de Barnabé plutôt que de reprendre Marc (Acte 15. 39) Mais Marc se racheta et deviendra le visiteur du vieux prisonnier à Rome. Dans le même temps, saint Pierre le traite comme un fils (1ère lettre de Pierre 5. 13). Certains considèrent que saint Marc aurait été l'évangélisateur de l'Egypte. Ce n'est pas invraisemblable. D'autres affirment que son corps serait désormais à Venise. Après tout, pourquoi pas ? En tous cas, il fut un fidèle secrétaire pour saint Pierre dont il rédigea les "Mémoires", qui sont l'évangile selon saint Marc, à l'intention des Romains.
Saint-Marc est le patron des avocats, des notaires, des vitriers et des fabricants de vitraux. Il est invoqué pour éviter les conflits entre les membres d’une famille lors du partage d’un héritage.

Autre biographie:
Les Églises d’Orient et d’Occident célèbrent aujourd’hui la fête de l’évangéliste Marc.
Jean, dit aussi Marc, était cousin de Barnabé, et les premiers chrétiens se réunissaient dans la maison de sa mère pour prier, selon le témoignage de Luc (Ac 12,12). Vers l’an 44 Marc accompagna Paul et Barnabé à Chypre et en Pamphilie, leur premier voyage missionnaire. Il abandonna Paul, qui lui reprocha ouvertement son refus de le suivre, mais se rachètera en restant aux côtés de l’Apôtre durant sa détention à Rome. Marc fut aussi disciple de Pierre qui, dans sa première Lettre, l’appelle « mon fils » ; il en fut l’interprète. Pour consentir à la requête des chrétiens de Rome, il mit par écrit la prédication de Pierre, recueillant soigneusement tous ses souvenirs des paroles et des faits du Seigneur ; il inaugurait ainsi le genre littéraire des Évangiles. Pour certains, on peut l’identifier avec le jeune homme qui s’enfuit nu après l’arrestation de Jésus.
La liturgie copte appelle Marc « le témoin des souffrances du Fils unique ». Dans son Évangile, en effet, il fixe son regard sur le mystère du Serviteur souffrant, en qui est cachée la gloire du Fils de l’homme, sans jamais cacher la grande incompréhension que Jésus rencontra, durant sa vie, de la part de ses propres disciples.
Les dernières années de la vie de Marc sont partiellement voilées de mystère. Eusèbe rapporte qu’il se retira en Egypte et posa les fondements de l’Église d’Alexandrie. À Alexandrie, Marc aurait subi le martyre à une date inconnue. Selon la tradition, son corps fut transporté à Venise en 828. En 1968, une de ses reliques fut remise par le cardinal Urbani au pape d’Alexandrie Cyrille VI, pour marquer ainsi le commencement du dialogue entre Église copte et Église catholique après des siècles d’hostilités et d’incompréhension.

Lecture

Comme il parlait encore, survint Judas, l’un des Douze, avec une troupe armée d’épées et de bâtons, qui venait de la part des grands prêtres, des scribes et des anciens. Celui qui le livrait avait convenu avec eux d’un signal : « Celui à qui je donnerai un baiser, avait-il dit, c’est lui ! Arrêtez-le et emmenez-le sous bonne garde. » Sitôt arrivé, il s’avance vers lui et lui dit : « Rabbi !» Et il lui donna un baiser. Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. L’un de ceux qui était là tira l’épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui emporta l’oreille. Prenant la parole, Jésus leur dit : « Comme pour un bandit, vous êtes partis avec des épées et des bâtons pour vous saisir de moi ! Chaque jour j’étais parmi vous dans le Temple à enseigner et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écrituress soient accomplies. » Et tous l’abandonnèrent et prirent la fuite. Un jeune homme le suivait, n’ayant qu’un drap sur le corps. On l’arrête, mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu.
(Mc 14,43-52)

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-25.htm#marc
http://missel.free.fr/Sanctoral/04/25.php
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril25.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_(%C3%A9vang%C3%A9liste)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/061.htm
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/25/index.html



Saint Anien (2ème s.)
Premier successeur de saint Marc, sur le Siège Apostolique d'Alexandrie, illustré, dans la suite, par plusieurs grands saints évêques et Docteurs de l'Eglise. La tradition conte de lui un épisode qui mérite d'être rapporté en raison de sa fraîcheur. Saint Anien était savetier à Alexandrie, mais ce chrétien, qui jurait souvent, étonna saint Marc qui venait faire réparer son soulier. Anien ne jurait pas par "Jupiter, Hercule ou les dieux", mais "Par le grand Dieu du ciel." Saint Marc mit alors la conversation sur ce grand Dieu du ciel que Jésus était était venu révéler récemment. Saint Anien se convertit. Il devint le premier chrétien et ensuite le premier évêque d'Alexandrie en succédant à saint Marc.



Saint Ermin Evêque de Lobbes, bénédictin (+ 737)
Après ses brillantes études à l'école épiscopale de Laon, il entra à l'abbaye de Lobbes. Sa sagesse émerveilla saint Ursmar qui engagea ses moines à le désigner comme son successeur à la tête de ce monastère, destiné à devenir l'un des foyers intellectuels les plus intenses de Belgique.

Autre biographie:
Fils d’une famille de la noblesse, il est placé à Laon pour y être éduqué. L’évêque Magelgaire le choisit ensuite pour chapelain puis le nomme chanoine de la cathédrale de Laon. Il entre ensuite à l’abbaye de Lobbes, où il succède à Ursmer comme abbé. Plusieurs témoignages dignes de foi semblent confirmer le fait qu’il avait le don de prophétie (+ 737)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ermin_de_Lobbes



Saint Héribald Evêque d'Auxerre (+ 857)
"L’évêque Héribald (828-857) attira dans sa ville des maîtres de grande renommée pour son école épiscopale. En fait, il existait deux écoles très célèbres qui rayonnaient sur l’Europe : l’une à la cathédrale et l’autre à l’abbaye St Germain."
Diocése de Sens-Auxerre
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/spip1.9/Heric-et-l-Ecole-d-Auxerre.html
Liste des évêques de Sens
http://catholique-sens-auxerre.cef.fr/auxerre/article.php3?id_article=19
Voir aussi: Héribald ou Héribaud, évêque d'Auxerre.
http://auxerre.historique.free.fr/Personnages/eveques/saint_heribald_ou_heribaud.htm



Saint Macédonios (+ 516)
Patriarche de Constantinople dont la droiture de sa foi et la pureté de sa vie le firent vénérer par ses fidèles. Il combattit le monophysisme et confirma les décisions des Conciles oecuméniques, malgré les pressions de l'empereur Anastase qui le destitua et le fit exiler. Il mourut à Gangres, sans doute de mort violente.



Saint Machald (+ 498)
Disciple de Saint-Patrick et évêque de Croghan; Sainte-Brigitte aurait reçu le voile de ses mains.



Sainte Mella veuve (8ème s.)
Mère de Saint Cannech et de Saint Tigernach, elle vécut à Connaught, Irlande.
A la mort de son mari, elle devient abbesse bénédictine de Doire­melle, Leitrim.



Saint Phébade Evêque d'Agen (+ 393)
Confesseur. Premier évêque indiscuté d'Agen. Il écrivit plusieurs ouvrages contre les hérésies, dont un sur la pureté de la foi et l'unité de l'Eglise, le "De Fide". Ami de saint Hilaire de Poitiers et très lié à saint Ambroise de Milan, il est cité par saint Jérôme dans son livre "Des hommes illustres".

Autre biographie:
St-Phébade d'Agen Évêque d’Agen, il s’associe à Saint-Hilaire de Poitiers pour combattre l’hérésie arienne dans les Gaules. L’un des prélats les mieux connus de son époque, il assiste à plusieurs conciles (Rimini, Paris, Saragosse, etc.) et est l’auteur de plusieurs écrits de grande valeur (+ 393)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Ph%C3%A9bade



Saint Rustique Evêque de Lyon (+ 501)
Il succède à saint Lupicin en 493 et devient le 22éme évêque de Lyon. Saint Etienne de Lyon lui succéda.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/5709/Saint-Etienne-de-Lyon.html
Voir la liste des évêques et des archevêques de Lyon (diocèse de Lyon).
http://annuaire-eglise.net/annuaire-lyon/pages/liste_eve_arche.htm



Saint Sylvestre (+ 1379)
Moine solitaire dans la forêt d'Obnora en Russie, il s'en vint à Moscou pour obtenir la bénédiction du patriarche saint Alexis afin de construire une église et le monastère de la Résurrection. Sa communauté et les fidèles se ressourçaient auprès de lui pour y boire l'eau vive de la Grâce.



Les Églises font mémoire…

Anglicans: Marc, évangéliste

Catholiques d’occident : Marc, évangéliste

Coptes et Ethiopiens (17 barmudah/miyazya) : Jacques de Zébédée, apôtre

Luthériens : Marc, évangéliste ; Philipp Friedrich Hiller (+1769), poète dans le Württemberg

Maronites : Marc l’Evangéliste, apôtre

Syro-orientaux : Marc, apôtre et évangéliste (Église malabar)

Vieux-Catholiques : Marc,évangéliste


Les saints du jour (vendredi 24 Avril)

Publié le 23/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Fidèle de Sigmaringen Capucin (+ 1622)

Confesseur. Marc Roy est né à Sigmaringen en Souabe (Allemagne). Il étudia d'abord la philosophie et le droit et commença à Colmar une brillante carrière d'avocat. Il l'abandonne à 34 ans pour entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, se dépouillant de tous ses biens et prenant le nom de Fidèle. En ce temps-là, la réforme protestante s'étendait dans les pays germaniques. Fidèle se lança dans la controverse, par le ministère de la prédication. Sa parole et son exemple gagnèrent de nombreuses conversions. Même les protestants convaincus étaient séduits par ses paroles et l'appelaient "l'ange de la paix". Pendant dix ans, il parcourut ainsi l'Allemagne du Sud, l'Autriche et la Suisse. Soucieux de la vie spirituelle des fidèles, il rédigea des "Exercices spirituels" selon l'esprit franciscain. Il fut finalement victime de son zèle apostolique. Au cours d'une mission dans le canton des Grisons en Suisse, il fut mis à mort par un petit groupe de protestants fanatiques.
Saint-Fidèle donne la force d’échapper à des agresseurs.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-24.htm#fidele
http://missel.free.fr/Sanctoral/04/24.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fid%C3%A8le_de_Sigmaringen
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/24/index.html



Saint Benoît Menni Fondateur des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus (+ 1914)

Le Père Benoît Menni naît le 11 mars 1841 à Milan. En 1858, lors de la bataille de Magenta, il aide au transport de grands blessés dirigés sur l'hôpital des Frères de Saint Jean de Dieu. C'est là que se dessine sa vocation hospitalière. Sa forte personnalité est bien vite reconnue par ses supérieurs qui le désignent pour l'Espagne où, avec les encouragements de Pie IX, il restaure l'Ordre auquel il appartient.
Séduit par l'amour miséricordieux de Dieu, il consacre sa vie aux plus pauvres et, en 1881, il donne à l'Eglise une nouvelle famille religieuse : la Congrégation des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus.
Dieu n'épargne pas son fidèle serviteur : les épreuves de toutes sortes l'accompagnent jusqu'à sa mort survenue à Dinan (France), le 24 avril 1914.
Sa béatification a été célébrée à Rome par le pape Jean-Paul II le 23 juin 1985, et sa canonisation le 21 novembre 1999.
Sur le site du Vatican:
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fnews_services%2Fliturgy%2Fsaints%2Fns_lit_doc_19991121_menni_it.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Menni
http://www.hospitalieres-scj.org/ewb_pages/f/fondateur-benoit-menni.php



Sainte Beuve (+ 673)
Vierge. Elle fut abbesse de Saint Pierre de Reims, et c'est là qu'elle traça "glorieusement son chemin vers l'éternité". Son incomparable vertu la fit vénérer de son vivant.



Saint Duc (+ 1564)
Martyr. Jeune chrétien de Mytilène, il était tailleur à Constantinople et travaillait surtout pour des Turcs fortunés. La femme de l'un d'entre eux s'éprit du jeune Duc, le poursuivant jusque dans son atelier. Devant ses refus, elle l'accusa au tribunal et comme Duc refusait d'apostasier, il fut condamné à un cruel supplice. Il fut dépecé vivant, en même temps qu'on lui retirait sa peau. On le laissa expirer ainsi dans les fers.



Saint Dye (+ 531)
Premier ermite dans la région de Blois, sur les bords de la Loire. Ascète studieux et missionnaire, il reçut la visite des pauvres et des puissants. Clovis vint lui demander conseil et son fils Childebert s'agenouilla devant le saint ermite dont la mémoire est conservée dans la localité de Saint Dyé sur Loire-41500.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Dy%C3%A9-sur-Loire
http://www.saint-dye-sur-loire.com/



Saint Egbert Moine à Iona (+ 729)
Confesseur.
Il était moine et s'efforça de mettre les Celtes en accord avec l'Eglise romaine sur la question de la date de Pâques : faut-il célébrer le jour anniversaire ? ou au dimanche qui correspond au rythme lunaire ? Une question qui fut discutée en Orient comme en Occident et dont la réponse n'est pas encore donnée entre beaucoup d'Eglises en Orient.
Saint Egbert eut surtout le souci de l'évangélisation et envoya du monastère d'Iona en Ecosse saint Willibrord qui évangélisa la Frise et qui est l'un des fondateurs de l'Eglise qui le vénère à Luxembourg.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/63/Saint+Willibrord.html



Sainte Elisabeth (5ème s.)

Orpheline à douze ans, elle hérita de la fortune et des possessions de ses parents. Elle libéra ses esclaves, distribua sa fortune aux pauvres et entra au couvent de "la Petit-Cilline" à Constantinople qui était dirigé par sa tante paternelle. Elle mena une vie ascétique très zélée et fut choisie comme supérieure par sa communauté. Elle connut des extases mystiques qui la firent vénérer dès son vivant.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril24.html



Saint Grégoire (4ème s.)
Confesseur et évêque d'Elvire en Espagne, dont les écrits révèlent un prédicateur plein d'originalité et de vie, fidèlement attaché à la foi du Concile de Nicée.



Saint Iorest (+ 1657)
et saint Sava Brancovici, archevêque d'Alba-Julia en Transylvanie et chefs de l'Eglise roumaine qui eurent tous deux à souffrir pour la défense de l'Eglise romaine. Saint Elie Orest n'occupa son siège épiscopal que trois années. Arrêtés par des calvinistes, il fut tiré de sa prison pour être exposé, nu, devant sa cathedrale aux yeux de la foule. Puis il fut flagellé jusqu'au sang. Des fidèles payèrent une lourde rançon pour le libérer et il finit ses jours au monastère de Putna en Moldavie où il avait été moine dans sa jeunesse. Saint Sava, son successeur, fut aussi arrêté, mis en prison, et, chaque vendredi, il fut lui aussi flagellé et torturé dans l'espérance de le faire apostasier. Libéré sur les instances d'un voïvode, il mourut peu après.



Saint Joseph (+ 1711)
Evêque de Maramouresh en Roumanie, il fut un pasteur infatigable pour la défense de l'orthodoxie devant les calvinistes. En cette époque de division, il fut accusé d'une manière diffamatoire, jeté en prison et interdit d'exercer sa charge épiscopale après avoir été relâché.



Bienheureuse Marie-Elisabeth Hesselblad (+ 1957)
Religieuse suédoise, elle fut une des pionnières de l'oecuménisme et fonda l'ordre du Très Saint Sauveur appelé aussi de Sainte Brigitte. Elle s'était dévouée pour les malades et c'est auprès d'eux qu'elle découvrit le sens de la croix au coeur de toute vie humaine, révélation ultime de l'amour du Père. Elle s'engagea pour la cause de l'Unité des chrétiens par la prière et le témoignage. Le pape Jean Paul II le souligna lors de sa béatification durant le jubilé 2000.



Sainte Marie-Euphrasie Pelletier Fondatrice de l'Institut du Bon-Pasteur (+ 1868)

Née à Noirmoutiers, elle entra, à dix-neuf ans, dans l'Ordre de Notre-Dame de Charité, fondé par saint Jean Eudes deux siècles plus tôt, congrégation dans laquelle les filles repenties peuvent mener la vie religieuse contemplative. Plus tard et dans le même esprit, elle fonda à Angers la Congrégation du Bon Pasteur.
Elle meurt à Angers le 24 avril 1868. Béatifiée en 1933, canonisée en 1940.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1696/Saint+Jean+Eudes.html
Voir le site du diocèse d'Angers qui mentionne Sainte Marie Euphrasie Pelletier.
http://catholique-angers.cef.fr/site/440.html

Autre biographie:
Sainte Marie-Euphrasie Pelletier était la fille d'un médecin bienfaisant; elle naquit le 31 juillet 1796 dans la petite île de Noir-moutiers, sur la côte de Vendée.
Pendant qu'elle était au pensionnat à Tours, elle connut le "Couvent du Refuge" où de jeunes femmes, qui n'avaient pas su diriger leur vie et étaient sorties du droit chemin, étaient reconquises pour Jésus-Christ, le Bon Pasteur, par des religieuses vêtues de blanc. Elle entra dans cette maison et en fut la supérieure à 29 ans.
Elle était si accoutumée à voir toutes choses dans la lumière de Dieu, et elle avait aussi une telle intuition de l'oeuvre de Dieu dans les âmes, qu'elle eut le courage, surmontant la résistance bien compréhensible de sa maison, de réunir en communauté religieuse à l'intérieur du couvent ces filles et ces femmes du Refuge, auxquelles beaucoup avait été pardonné et qui ne cherchaient plus maintenant qu'à aimer Dieu.
Ces pénitentes ou Madeleines vivent selon la règle des Carmélites sous la direction d'une des religieuses. En 1829, l'évêque d'Angers demanda au couvent de Tours des religieuses pour une maison d'éducation destinée à des jeunes filles moralement égarées. La jeune supérieure accepta la fondation et y fut bientôt envoyée elle-même pour surmonter les difficultés qui n'étaient pas petites au début.
Elle avait dit un jour: "Dieu m'a donné une double tâche: développer l'oeuvre des repenties et éveiller des vocations religieuses". Vers elle accoururent des troupes de jeunes filles. Mère Marie-Euphrasie débutait alors la réalisation de ce que le Seigneur lui avait montré un jour dans la prière au moyen de l'image d'une ruche d'où s'envolent de nombreux essaims.
L'oeuvre appelée à prendre une si extraordinaire expansion ne devait pas se faire sans la souffrance mais la force de la supporter lui fut donnée par la grâce de Celui qui, au commencement de ces épreuves, lui avait dit: "Attends, tais-toi, prie, souffre et espère." Ces mots devinrent sa devise.
"Notre institut, disait-elle, ne doit connaître que la voie de l'amour." Cet amour lui gagna les coeurs des "enfants" et des "mères", qu'elle réunit en si grandes troupes pour le bien des âmes qu'il dut être fondé des Provinces avec leurs propres maisons-mères et leurs propres noviciats.
A sa mort, l'association comptait 2,760 membres, 962 Madeleines, 14,755 élèves et enfants, réparties en 110 maisons et en 16 provinces religieuses. L'intrépide fondatrice mourut du cancer le 24 avril 1868. Mère Marie-Euphrasie Pelletier a été canonisée le jour de l'Ascension 1940 par sa Sainteté Pie XII.
W. Schamoni, Le Vrai Visage des Saints, Desclée de Brouwer, p. 281-282

Voir aussi:
http://www.buonpastoreint.org/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Euphrasie_Pelletier



Saint Mellitus Evêque de Cantorbéry (+ 624)
Moine de Rome que le pape saint Grégoire le Grand envoya en Angleterre. Il fut sans doute le premier évêque de Londres et fonda le monastère de Westminster. Dans cette époque encore troublée par la lutte entre le christianisme naissant chez les Anglo-saxons et le paganisme, saint Mellit dut se réfugier durant quelque temps en France. Il revint en Angleterre et fut alors évêque de Cantorbery.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mellitus

Autre biographie:
Abbé du monastère Saint-André, il est envoyé en Angleterre par Saint-Grégoire le Grand. Au bout de trois ans, il est nommé évêque des Saxons de l’est. Il réussit à convertir le roi Sabert (Sigebert) mais lorsqu’il décède, ses trois fils païens chassent Mellitus qui revient en Gaule. Quelque temps après, il peut de nouveau se rendre en Angleterre, où il succède à Saint-Laurent comme archevêque de Cantorbery (+ 624)



Saint Néon Martyr à Nicomédie (+ vers 303), Compagnon d'Eusèbe



Saint Nicolas de Magnèsie Martyr (+ 1795)
Il avait vingt-deux ans et s'apprêtait au mariage quand il partit en ville, à Magnésie, pour les autorisations nécessaires. Il portait des chaussures turques et le fez. Comme il lui fut demandé s'il était musulman, il le nia mais, parce qu'il était vêtu comme un musulman, il fut accusé d'apostasie et fut condamné à mort. Flagellé sur tout le corps, il fut jeté à demi-mort dans la prison où il mourut en action de grâces pour aller jouir des noces éternelles.



Saint Robert de la Chaise-Dieu Fondateur de l'abbaye de la Chaise-Dieu (+ 1067)

voir sur le site du diocèse du Puy
http://catholique-lepuy.cef.fr/viechret/saints/robert1.htm
Sur Robert de Turlande, le site "abbaye-chaise-dieu.com" donne les informations sur saint Robert, sa biographie, son testament.
[url] http://www.abbaye-chaise-dieu.com/[/url]
Vous savez mes frères, comment la Charité du Christ nous a réunis ici, comment le Seigneur nous a appris à donner tout ce qui est en nous et à le donner à tous, connus et inconnus, riches et indigents, qu'on l'accepte de bon coeur ou qu'on n'en veuille pas
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_la_Chaise-Dieu



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Mellit (+ 624), premier évêque de la cathédrale saint Paul, archevêque de Canterbury

Arméniens : Les martyrs arméniens de 1915 à 1918

Catholiques d’occident : Fidèle de Sigmaringen (+ 1622), prêtre et martyr (calendrier romain et ambrosien) ; Grégoire (IVe s.), évêque d’Elvire ; Georges (+ env. 304), martyr (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (16 barmüdah/miyazya) : Antipas (1er s.), évêque de Pergame (Église copte)

Luthériens : Johann Walter (+1570), maître de chapelle en Saxe ; Toyohlko Kagawa (+ 1960), témoin de la foi au Japon

Maronites : Sabas le Goth (IVe s.), martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Elisabeth la Thaumaturge (VI-VIIe s.), moniale ; Joseph du Maramures le Confesseur (+ 1711), évêque ; Ilie Lorest (+ 1678), évêque et confesseur ; Pasicrate et Valention de Durostore (IIIe s.), martyrs (Église roumaine) ; Sabas le Goth, martyr (Église melchite)

Syro-orientaux : Georges, martyr.


LES TREIZE MARTYRS JUIFS DE TROYES (1288)
En 1288, les juifs de Troyes, en Champagne, sont accusés d’homicide rituel. Durant la pâque juive, en effet, un cadavre avait été introduit dans la maison d’Isaac Châtelain, de la noblesse juive, pour faire retomber sur lui la faute d’un homicide commis par d’autres.
Les franciscains et les dominicains, chargés de l’enquête, en viennent à mettre sous ce chef d’accusation la communauté juive de la ville ; un massacre s’annonce. Pour sauver la communauté tout entière de la catastrophe qui menace, treize juifs, presque tous de la famille de Châtelain, se sacrifient en s’accusant d’un délit qu’ils n’ont jamais commis. Ils seront brûlés sur le bûcher le jour même.
L’accusation d’homicide rituel (on accusait les juifs de célébrer de la Pâque par un sacrifice humain), une des révoltes les plus absurdes et infamantes contre les fils d’Israël, avait commencé à provoquer des massacres en France à partir de 1771. C’est à cette date qu’à Blois fut mise à exécution la première condamnation au bûcher, qui a frappé toute la communauté juive de la ville.

Lecture

Sur la place est amené rabbi Isaac Châtelain
Qui pour Dieu laissa toute rente et maison.
Il va vers son Seigneur, il était riche de biens,
Bon auteur de grands et petits commentaires du Talmud.
Deux frères sont brûlés, l’aîné et le benjamin ;
Le plus petit est atterré par le feu qui le dévore :
« Aaron, je suis tout en flammes ! »et l’aîné de l’apaiser en lui expliquant :
« Tu vas au paradis : je t’en garantis »
(Lamentation juive en français médiéval).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Troyes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_France



MARTYRS DU GENOCIDE ARMENIEN (1915-1918)
La nuit du 23 au 24 avril 1915 sont arrêtés en masse à Constantinople des hommes politiques, des ecclésiastiques, des journalistes, des avocats et des gens de lettres arméniens, sous le prétexte qu’une rébellion, préméditée par tous les Arméniens résidant en Turquie, va se produire. C’est le début de ce qui sera le second génocide de l’histoire, quant aux nombres, après celui perpétré par le régime nazi contre les juifs.
Déportations massives et traitements inhumains porteront 1'500’000 Arméniens, entre 1915 et 1918, à la disparition sur le chemin de l’exil et dans les sables de la Syrie. Tous ceux qui réussissent à fuir se rassembleront dans les camps de réfugiés du Moyen-Orient ou au-delà des première montagnes du Caucase.
Même s’il n’est pas facile de défaire le nœud complexe de la foi, de l’identité nationale et de l’action politique tournée vers l’indépendance, qui conduisit au génocide de leur peuple, les Arméniens révèrent comme des martyrs leurs frères qui sont morts, durant la première guerre mondiale, persécutés par haine de leur foi et de leur différence.
Il est par ailleurs historiquement reconnu que seuls très peu d’entre eux, pour échapper à la furie destructrice des Turcs, se convertirent à l’islam en reniant la foi de leurs pères.

Lecture

Ils nous apportèrent à manger, mais personne n’en avait plus envie. Nous étions bouleversés. Chacun racontait ce qu’il avait vécu et partageait ses peurs devant l’avenir. Nous avions cherché tout de même à nous restaurer, quand la pauvre arménienne, déchirée par les remords pour s’être convertie à l’islam, me supplia de bénir la table, de la considérer comme celle d’un chrétien. Alors tous éclatèrent en sanglots ; tous pleurèrent : hommes, femmes, enfants. Nous terminons le Notre Père en gémissant. Depuis longtemps désormais nous avions oublié le rire : c’étaient les années de la lutte et des larmes.
(Grigoris Balakian, Le Golgotha arménien).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Genocide_armenien

Les saints du jour (jeudi 23 Avril)

Publié le 21/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Georges Saint martyr (+ 303)

Au 4ème siècle, tous les sujets de l'empereur Dioclétien sont instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l'empire. Cet ordre est tout spécialement appliqué aux militaires, car il est le signe de leur fidélité aux ordres impériaux.
A Lydda, en Palestine, un officier, originaire de Cappadoce, refuse. Il est exécuté pour refus d'obéissance. La popularité de son culte sera telle que la piété populaire ne pourra se contenter des maigres données de l'histoire.
On le fait couper en morceaux, jeter dans un puits, avaler du plomb fondu, brûler dans un taureau de bronze chauffé à blanc, donner en nourriture à des oiseaux de proie.
Chaque fois, saint Georges ressuscite et en profite pour multiplier les miracles.
A ces fiorutures morbides, s'ajoute au 11ème siècle, la légende de la lutte victorieuse de saint Georges contre un dragon malveillant qui symbolise le démon. Ce dont on est sûr, c'est qu'au 4ème siècle, l'empereur Constantin lui fait édifier une église à Constantinople. Cent ans après, on en compte une quarantaine en Egypte. On les voit s'élever en Gaule, à Ravenne, en Germanie.
En France, 81 localités se sont placées sous sa protection et portent son nom. On ne compte pas avec précision le millier d'églises dont il est le titulaire. Il est le patron céleste de l'Angleterre et de l'Ethiopie.
On a voulu nier son existence. L'absence de précisions ne font pas disparaître la mémoire de ce martyr de Palestine.
Saint-Georges est le patron des archers, des armuriers, des bouchers, des cavaliers, des soldats, des scouts, des travailleurs agricoles, et de plusieurs villes, régions et pays (l’Angleterre, notamment). Il est invoqué pour avoir le courage de supporter stoïquement des insultes et pour écarter les risques d’être atteint d’une maladie de peau. Enfin, il soulage les personnes victimes d’une chute.
Voir aussi:
"La vie et la passion du Saint et glorieux Grand-Martyr Georges le Tropeophore et ses compagnons : Anatole, Protoleon, Athanase et Glykerios"
http://www.icones-grecques.com/textes/synaxaires-vies-de-saints/vie-passion-georges.htm

Autre biographie:
Saint Georges naquit à Lydda, en Palestine; son éducation fut toute chrétienne. Il suivit la carrière des armes comme son père, et bientôt sa beauté, sa distinction, son courage, l'élevèrent à la dignité de tribun militaire dans la garde impériale.
Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, l'indignation de Georges éclata en face même du tyran, devant lequel il exalta la grandeur du Dieu véritable et confondit l'impuissance des fausses divinités. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort.
Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.
"Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir!
-- "Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde; rien ne saurait ébranler ma foi." Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures.
Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu. Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent.
Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans en ressentir aucun mal; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles. Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui:
"Georges, lui dit-Il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que Je te réserve au Ciel; ne crains rien, Je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive."
Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries: "Conduisez-moi devant vos dieux," dit Georges. On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit: "Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu?" La voix du démon répond: "Je ne suis pas Dieu; il n'y a de Dieu que Celui que tu prêches." Et en même temps la statue tombe en poussière. Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Lecture

Saint Georges dont nous faisons mémoire aujourd’hui passa d’une forme de milice à une autre, changeant sa charge terrestre de tribun contre son entrée dans l’armée du Christ. Comme un soldat bien discipliné, il se débarrassa en tout premier du poids de ses biens de la terre, en donnant tout aux pauvres. Une fois libre et sans encombres, il endossa la cuirasse de la foi, et put ainsi se jeter au cœur de la bataille comme un vaillant soldat du Christ. Nous pouvons tous en tirer une grande leçon :il n’est pas possible de bien combattre et avec courage le bon combat de la foi si on vit dans la panique de perdre les biens de ce monde
(Pierre Damien, Sermon 13 ).

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/04/23.php
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril23.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_de_Lydda
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/23/index.html



Saint Adalbert de Prague Evêque de Prague, martyr (+ 997)

Evêque de Prague. Après des études à Magdebourg, ce fils d'un magnat de Bohème revint dans son pays où il fut choisi pour devenir évêque de Prague. Il vécut cette charge pastorale avec beaucoup d'abnégation d'autant que le clergé lui-même, par sa conduite, neutralisait les efforts de réforme du saint évêque. Il se retira quelque temps pour devenir moine au Mont-Cassin, et quand il revint à Prague, il fut très mal reçu par ses fidèles. Il se dirigea alors vers Gdansk puis vers le nord de la Pologne pour évangéliser ces régions encore païennes. Et c'est au cours de cette mission qu'il fut arrêté par des païens, avec ses deux compagnons. Chargés de fer, ils moururent percés d'un coup de lance. Leurs reliques sont désormais à Gniezno.

Autre biographie:
Fils d’un couple princier de la Bohème, il reçoit à la naissance le prénom de Vojtech, qu’il changera quelques années plus tard pour choisir celui de son mentor, le saint archevêque Adalbert de Magdebourg. Après avoir été nommé évêque de Prague en 983, il tente d’évangéliser les peuples de la Hongrie et de la Bohème, mais sans succès. Il décide alors d’abandonner sa charge et se rend à Rome, où il devient moine bénédictin (en 990). Renvoyé dans son diocèse par le Pape Jean XV, il fonde le monastère de Brevnov, mais se retrouve à nouveau aux prises avec des problèmes politiques. Il retourne donc brièvement à Rome (en 995), puis rentre à nouveau dans son pays pour tenter cette fois d’évangéliser les peuples de la Poméranie. Mais là encore, le succès n’est pas au rendez-vous et la mission se termine tragiquement : arrêté avec ses compagnons par les Prussiens, il sont assassinés non loin de Gdansk. Malgré les difficultés qu’il rencontre tout au long de sa vie, Saint-Adalbert acquiert tout de même une grande renommée et devient l’ami de l’empereur Otton III (956-997) Saint-Adalbert est invoqué par les mamans qui éprouvent de la difficulté à endormir leur enfant nouveau-né.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adalbert_de_Prague
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chapitre_Saint-Adalbert



Saints Félix, Fortunat et Achillée martyrs (+ 212)
Saint Felix, saint Fortunat et saint Achillée, martyrs et fondateurs de l'Eglise de Valence en Gaule. Ils y avaient été envoyés par saint Irénée de Lyon et leurs exploits apostoliques entraînèrent leur arrestation, puis leur martyre.
Les actes qui nous les décrivent sont surtout le fruit de la ferveur populaire.
Saint-Félix écarte les risques de mourir d’asphyxie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Valence_(Dr%C3%B4me)



Saint Georges de Ptolémaïs Martyr (+ 1752)
Les Eglises d'Orient unissent à la fête de saint Georges, le Grand Martyr, la mémoire de saint Georges de Ptolémaïs, martyr originaire de Chypre. Il était au service d'un ambassadeur occidental à Saint Jean d'Acre (Ptolémaïs). Il avait coutume de faire les courses chez une paysanne turque qui avait une fille avec qui il aimait converser. Les voisines, furieuses d'avoir perdu cette clientèle, accusèrent saint Georges, devant le juge, d'avoir promis d'embrasser l'Islam et d'épouser la fille. Ce que notre saint nia devant le tribunal. Rien ne le fit fléchir et il reçut la sentence de mort avec sérénité. Les Turcs qui l'entouraient le criblèrent de balles, puis s'amusèrent à percer son corps inanimé à coups de glaives.



Saint Gérard de Toul Evêque (+ 994)
Confesseur et évêque de Toul. Il se dévoua tout spécialement aux oeuvres de bienfaisance en établissant écoles et hôpitaux dans son diocèse.

Autre biographie:
St-Gérard (Gérald) de Toul Fils d’une noble famille de Cologne, en Allemagne, il est placé à l’école de la cathédrale pour y être instruit. Lorsque sa mère décède, victime de la foudre, il décide d’entrer en religion. Quelques années plus tard, sa réputation de piété se rend jusqu’à l’archevêque Bruno de Cologne, qui le consacre évêque de Toul. Il encourage le développement intellectuel et spirituel de son diocèse en y attirant des moines irlandais, écossais et grecs. Il s’occupe fait rebâtir la cathédrale et fonde de nombreux monastères dans son diocèse. Il se dévoue aussi pour soulager les populations accablées par la famine de 982 et par l’épidémie de peste qui s’en est suivie (935-994)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_de_Toul



Bienheureux Gilles Un des six premiers compagnons de saint François d'Assise (+ 1262)
Confesseur.
A l'âge de vingt ans, frère Egide ou Gilles d'Assise, quitte ses boeufs pour suivre le Poverello dont il est la quatrième recrue. Il voyagea d'abord beaucoup. Il se rendit à Tunis où les Maures le renvoyèrent en Italie au lieu de lui donner la couronne du martyre qu'il désirait. Nous le trouvons sur les routes de la Terre Sainte, pèlerin gagnant son pain comme journalier dans les fermes ou comme fossoyeur dans les cimetières. Les trente dernières années de sa vie se passèrent dans les ermitages franciscains des environs de Pérouse où le pape Grégoire IX et des cardinaux venaient prendre conseil de lui. Les "fioretti" de saint François ont recueilli de lui une centaine de propos toujours pleins de profondeur et souvent pleins d'humour, raillant les dissertations cérébrales des théologiens comme des "secrétions sans importance." Saint Bonaventure, le grand théologien, qui l'avait connu disait de lui :"Cet illétré pratiqua la vertu à un degré sublime et mérita d'être élevé aux sommets de la contemplation. Je l'ai vu ravi en extase. Il semblait mener ici-bas une vie angélique plutôt qu'humaine."
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1513/Saint-Bonaventure.html



Bienheureuse Hélène Valentini (+ 1458)

Hélène Valentini d'Udine, elle devint tertiaire augustine (OESA, ordre des ermites de saint Augustin) à la mort de son mari après avoir été une épouse modèle pendant 25 ans. Elle était réputée pour sa charité et ses austérités personnelles. Culte confirmé en 1848 par Pie IX.

Voir aussi:
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F90153



Saint Lazare le Bulgare (+ 1802)
Martyr. Il était un pauvre berger dans la région de Pergame en Asie Mineure. Une femme turque l'accusa d'avoir tenté de l'outrager. Il fut mis en prison et soumis à la torture pour le contraindre à adhérer à la religion musulmane. Ses gardes s'enivrèrent et s'amusèrent de lui : ils lui brûlèrent les membres et la langue avec des fers rougis, lui serrèrent les tempes avec des osselets et lui posèrent une couronne incandescente sur la tête. Ainsi brisé, il fut pendu recevant la couronne du martyr.



Bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu (+ 1939)
Originaire de la Sardaigne, elle entra comme religieuse au monastère de Grottaferrata, près de Rome, à l'âge de 21 ans. Influencée par les écrits du P. Couturier, l'apôtre de l'Unité, elle offrit sa vie pour l'oecuménisme. Atteinte de douloureuses maladies, elle offrit sa vie à cette intention à l'âge de 25 ans. Jean Paul II a célébrée sa béatification le 25 janvier 1983, au terme de la Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens.



Saint Marole Évêque de Milan d’origine syrienne (+ 423)


Sainte Pusinne Vierge à Bansion (Ve-VIe siècle)



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Georges, martyr, patron de l’Angleterre

Catholiques d’occident : Georges, martyr (calendrier romain et ambrosien) ; Adalbert (+ 997), évêque et martyr (calendrier monastique)

Coptes et Ethiopiens (15 barmüdah/miyazya) : Consécration de l’Église de Saint Agapé (Église copte)

Luthériens : Georges, martyr en Dalmatie ; Adalbert de Prague, évêque et témoin jusqu’au sang en Prusse

Maronites : Georges, martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Georges le Trophéophore, martyr ; martyrs du monastère de Kvabtachevi (XIVe s. ; Église géorgienne)

Syriens d’occident : Georges, martyr

Vieux Catholiques : Georges, martyr

Les saints du jour (mercredi 22 Avril)

Publié le 20/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Alexandre Martyr à Lyon (+ 177)
Martyr à Lyon avec Epipode.
Deux jeunes chrétiens qui avaient échappé au carnage dont fut victime saint Pothin, leur évêque. Saint Epipode fut décapité et saint Alexandre crucifié.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_de_Lyon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_de_Lyon



Saint Acepsimas (+ 378)
et ses douze compagnons, dont saint Joseph, saint Aïthala, sainte Tarbula, martyrs durant la persécution perse du roi Sapor. L'Eglise latine les fête à d'autres dates et les Eglises d'Orient les réunissent au 22 avril. Les actes de martyrs perses forment une des plus belles pages de l'histoire de l'Eglise, de par le courage et la foi qu'ont montrés ces martyrs. Tarbula fut sciée en deux puis les restes de son corps furent pendus. Joseph et Aïthala eurent le corps écrasé, les genoux brisés et les bras coupés. Puis on les décapita et, pour l'exemple, leurs têtes furent suspendues devant le temple de Nabitis.



Saint Adelbert d'Ostrevent Seigneur d'Ostrevent (+ 790)
et son épouse sainte Reine. Seigneur du palais de Pépin le Bref, cette situation ne leur inspira aucun orgueil et ils furent l'exemple même d'un ménage marqué par une grande affection mutuelle et qui acceptait de partager avec les pauvres les richesses qui étaient les leurs. Ils eurent dix enfants, nés de cet amour. Plusieurs de leurs filles se firent moniales à l'abbaye de Denain qu'ils avaient fondée sur leurs terres.
http://nominis.cef.fr/contenus/saint_1419.html



Saint Agapit Ier Pape (57 ème) de 535 à 536 (+ 536)

ou Agapet.
Pape, qui agit avec force pour la libre élection de l’évêque de Rome par le clergé de la Ville et pour qu’on observe partout des statuts de l’Église. Puis envoyé en mission à Constantinople, auprès de l’empereur, par Théodoric roi des Goths, il confirma la foi orthodoxe, ordonna Ménas évêque de cette ville, et là même reposa dans la paix.
Un internaute nous signale:
"pape de 535 à avril 536, d'origine romaine, mort à Constantinople. Adversaire de l'eutychianisme, hérésie propagée par Eutychès, proche du nestorianisme. Son corps fut ramené à Rome."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agapet_Ier



Saint Aproncule Évêque de Trèves (+ vers 532)



Saint Caïus Pape (28 ème) de 283 à 296 et martyr (+ 296)

Eusèbe de Césarée lui attribue quinze années de pontificat, durant une période de paix. A ce moment, avant le déclenchement de la grande persécution de Dioclétien, la tolérance à l'égard des chrétiens était grande et plusieurs d'entre eux ont pu même atteindre des rangs élevés dans l'administration régionale voire impériale.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ca%C3%AFus_(pape)



Saint Epipode Martyr à Lyon (+ 177)

Martyr à Lyon avec Alexandre. Deux jeunes chrétiens qui avaient échappé au carnage dont fut victime saint Pothin, leur évêque. Saint Epipode fut décapité et saint Alexandre crucifié.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1016.html

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril22.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_de_Lyon



Saint Frou (8ème s.)
ou Frodulphe qui assista saint Merry à Paris, jusqu'à sa mort, puis se retira à Grancey en Champagne pour y vivre en solitaire.



Saint Héliménas Martyr en Perse, compagnon de Parmène (+ 251)
St-Parmène Prêtre, martyr en Perse sous le règne de Dèce en compagnie de deux autres prêtres et de deux diacres.



Saint Léon (+ 541)
Evêque de Sens. On le connait par sa souscription au troisième concile d'Orléans. Sa sainteté fut sans doute très grande pour qu'on l'honore ainsi. Et, pourtant, nous avons de lui une lettre où sa franchise envers saint Rémi de Reims n'est pas marquée de la meilleure charité chrétienne. Les faiblesses permettent aux saints de se reprendre et de s'améliorer quand ils se décident un jour de mieux répondre à la grâce de Dieu.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Sens



Saint Léonide Père d'Origène et martyr (+ 204)
Martyr. Rhéteur, professeur et philosophe de renom à Alexandrie, il dirigea les premières études et la formation de son fils qui devint un des grands noms de l'Eglise : Origène. Quand il fut arrêté, Origène, qui n'avait que dix-sept ans, voulut le rejoindre devant le tribunal mais sa mère l'en empêcha en cachant tous ses vêtements. Léonide eut la tête tranchée.

Autre biographie:
Philosophe et rhétoricien laïc, il est père de sept enfants dont l’aîné n’est autre qu’Origène le philosophe. Emprisonné et martyrisé à Alexandrie sous le règne de Septime Sévère, toutes ses propriétés sont confisquées et sa famille, réduite à la plus extrême pauvreté, est recueillie par une riche femme chrétienne (+ 202)

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-22.htm#leonide
http://fr.wikipedia.org/wiki/Orig%C3%A8ne



Sainte Opportune Abbesse bénédictine (+ 770)

La plus ancienne représentation de la sainte en Normandie (abbaye de Lessay, XIIIe siècle)

Vierge.
Lorsqu'elle entra à l'abbaye d'Almenèches, ce fut son frère, Godegrand, évêque de Sées dans l'Orne, qui l'accueillit et lui remit le voile. On lui prête beaucoup de miracles. Ce dont on est sûr, c'est qu'elle ne se consola pas de l'assassinat de son frère par un cousin pressé de lui succéder. Elle le fit inhumer dans son couvent et, treize jours après, elle le rejoignait au ciel.
La diffusion de ses reliques propagea son culte en Ile de France et surtout à Paris, qui a même donné son nom à plusieurs de ses rues.
Sainte-Opportune aide les animaux de la forêt à échapper aux chasseurs.
http://diocesedeseez.cef.fr/article.php?id=16

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Opportune



Sainte Sénorine (+ 982)
Confiée aux soins de sa tante Godina, l’abbesse du couvent de Saint-Jean de Vieja, elle prend le voile et succède à sa tante comme abbesse. Elle décide de déplacer la communauté à Basto, au Portugal.



Saint Soter Pape (12 ème) de 166 à 175 et martyr (+ 175)

Sa vie et son oeuvre ne nous sont pratiquement pas connues. Eusèbe de Césarée cite une lettre de lui aux chrétiens de Corinthe qui montre la sollicitude de la communauté romaine envers tous les chrétiens malheureux. Elle fut lue publiquement. Il fixa la fête de Pâques au dimanche suivant le 14ème jour du mois de Nisan, ce qui provoqua de nombreuses querelles. Il n'est pas sûr qu'il soit mort martyr.

Voir aussi:
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090422&id=13926&fd=0
http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%B4ter_(pape)
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/22/index.html



Sainte Tarbula (IVe siècle)
Sœur de Saint-Siméon Barsabée. Après le décès de son frère, elle est arrêtée par les Juifs qui prétendent qu’elle a utilisé la sorcellerie pour provoquer la maladie de l’épouse de Sapor II. Elle subit le martyr en Perse en compagnie de sa sœur et d’une autre femme.



Saint Théodore Confesseur (+ 613)
Il vit le jour à la suite de l'union d'un courrier impérial avec une prostituée du village de Sykéon en Galatie. La présence de son enfant la transforma et elle mena une vie plus honorable. Lorsqu'il eut six ans, elle projeta de le faire entrer au service de l'empereur Justinien, mais, après avoir prié saint Georges le Grand martyr, elle le garda près de lui. A quinze ans, saint Théodore voulut vivre reclus proche de la chapelle de saint Georges. Il fit un pèlerinage à Jérusalem, reçut l'habit monastique au monastère de Choziba et revint au pays. Il commença alors une vie d'extrêmes austérités. Par exemple, durant le Grand Carême, il se faisait enfermer dans une étroite cage de fer, chargé d'une cuirasse et une lourde croix au cou. Il se fixa les mains et les pieds avec des anneaux qu'il garda jusqu'à sa mort. Les foules venaient au monastère et il fit construire une vaste église pour les recevoir. Nommé de force évêque d'Ancyre (actuelle Ankara), il voulut quitter cette charge, s'en jugeant indigne. Invité à Constantinople par deux fois auprès du patriarche, il mourut confiant dans le Seigneur après les offices du dimanche du Renouveau. On ne put lui enlever les fers et on les lui laissa quand il fut revêtu de ses habits épiscopaux pour être conduit à sa dernière demeure terrestre. Il fut l'un des grands propagateurs du culte de saint Georges dont il avait reçu les bienfaits durant toute sa vie monastique.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1024.html

Autre biographie:
St-Théodore le Sicéote Fils d’un artiste de cirque païen originaire de Sikion et d’une employée d’auberge. Le style de vie de son père ne lui permet pas de participer à son éducation, et c’est sa mère qui l’éduque seule, étant même obligée de se prostituer pour y parvenir. Lorsqu’il est âgé de 6 sans, elle le prépare pour le faire entrer au service de l’empereur, mais Saint-Georges lui étant apparu en rêve, elle abandonne cette idée et décide plutôt de le faire instruire par un maître des environs. Très pieux, l’enfant grandit avec le désir d’embrasser la vie religieuse. Dès qu’il le peut, il devient moine et à l’âge de 18 ans, il est ordonné prêtre, avant d’être nommé évêque d’Anastasiopolis, en Galatie. Il fonde plusieurs monastères et opère des miracles (il repousse une invasion d’insectes par ses prières) (+ 613) Saint-Théodore le Sicéote vient en aide aux personnes qui sont aux prises avec un mariage difficile.



Les Églises font mémoire...

Coptes et Ethiopiens (14 barmüdah/miyazya) : Maxime (+282), 15e patriarche d’Alexandrie (Église copte)

Luthériens : Friedrich Justus Perels (+ 1945), témoin de la foi jusqu’au sang en Prusse

Maronites : Théodore de Sicée, évêque

Orthodoxes et gréco-catholiques : Théodore de Sicée, évêque d’Anastasiopolis

Syro-occidentaux : Aha, moine fondateur


AHA DE SYRIE, moine (env.457-556)
Les Églises syro-occidentales font aujourd’hui mémoire du moine Aha, ermite et fondateur de divers monastères dans la région de Ninive en Syrie.
Né à Georgine, en Mésopotamie, à l’époque de l’empereur Marcien, Aha était un esclave persan ; il fut acquis secrètement à la foi chrétienne par son propriétaire, un officier de l’armée persane. Arrivé à dix-huit ans à Nisibe, il créa là un monastère pour y mener, avec quelques compagnons, une vie de recueillement et de prière.
Au cours de sa vie, Aha visita d’abord Jérusalem et Antioche, puis il alla jusqu’à se rendre à Constantinople et en Grèce, pour atteindre l’Italie.
Avant de mourir, il prêcha l’Évangile aux Arméniens, consolida les trois monastères de Banael, Ausa et Hesna qu’il avait lui-même fondés et enrichit, grâce aux fruits de son expérience mûrie au contact des autres Églises, les chrétiens de son terroir.
Tout ce que nous savons de lui provient de la Vie rédigée par un hagiographe jacobite. Aha mourut à Ausa le 25 janvier 556.

Evangile et homélie du mardi 21 avril

Publié le 20/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Prière du matin

Seigneur, toi seul est le Bon Berger et le vrai roi. Ta seule couronne fut une couronne d’épines, ton seul sceptre un symbole de sacrifice. Accorde-nous la grâce d’utiliser notre pouvoir pour servir, et, comme le Bon Berger, d’être la porte par laquelle d’autres entreront dans le Royaume.



Livre des Actes des Apôtres 4,32-37.

La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul coeur et une seule âme ; et personne ne se disait propriétaire de ce qu'il possédait, mais on mettait tout en commun.
C'est avec une grande force que les Apôtres portaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et la puissance de la grâce était sur eux tous.
Aucun d'entre eux n'était dans la misère, car tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient,
et ils en apportaient le prix pour le mettre à la disposition des Apôtres. On en redistribuait une part à chacun des frères au fur et à mesure de ses besoins.
Joseph, que les Apôtres avaient surnommé Barnabé (ce qui veut dire : l'homme du réconfort), était un lévite originaire de Chypre.
Il avait une terre, il la vendit et en apporta l'argent qu'il déposa aux pieds des Apôtres.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris




Psaume 92 (93), 1abc, 1d-2, 5

Jésus Christ est Seigneur, il règne dans la gloire

Le Seigneur est roi ;
il s'est vêtu de magnificence,
le Seigneur a revêtu sa force.

Et la terre tient bon, inébranlable ;
dès l'origine ton trône tient bon,
depuis toujours, tu es.

Tes volontés sont vraiment immuables :
la sainteté emplit ta maison,
Seigneur, pour la suite des temps.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,7-15.

Jésus disait à Nicodème: "Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître.
Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. »
Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Toi, tu es chargé d'instruire Israël, et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous n'acceptez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



L’Esprit souffle là où il veut ; il transforme, renouvelle, permet de respirer la vie nouvelle, l’air pur de la famille de Dieu... Il n’est pas possible de vivre en bonne santé sans respirer l’air pur. Il n’est pas possible de vivre la vie de Dieu de manière authentique — la vie spirituelle à laquelle nous avons tous été appelés — sans l’intervention puissante de l’Esprit dans notre itinéraire de foi. Notre vie spirituelle est mise en marche, dynamisée, portée à sa plénitude par l’Esprit. L’Esprit de Dieu fait que la vie nouvelle de ses enfants bien-aimés, réalité merveilleuse, grandisse, coure, palpite, se communique. L’Esprit court et se dilate aux quatre coins du cosmos, de l’Église et de nos vies (Ézékiel 37.9). Dans notre monde, où l’on trouve tant de signes de mort, de mauvais traitements, de divisions, de conflits, d’injustice, de pessimisme, la présence de l’Esprit est rendue plus vive encore. Il possède toute la force de l’amour du Père et peut nous transformer de l’intérieur (là où se réalisent et d’où viennent les réels changements) ; il peut changer nos cœurs, transformer la société et l’histoire. Le Ressuscité nous offre son Esprit (Jean 20.22) et nous transforme en des êtres nouveaux. À travers la foi, ce même Esprit nous permet de reconnaître dans le Crucifié, le Sauveur universel qui cloue, sur sa croix dressée à la verticale, le péché de toute l’humanité, pour nous conduire à la vie éternelle... Et nous, qu’avons-nous fait de notre baptême ?




Saint Basile (vers 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église
Traité sur le Saint Esprit, 14 (trad. Bible chrétienne, A. Sigier 1989, t. 1*, p. 227 rev.)

« Afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle »

La figure est une manière d'exposer, par imitation, les choses que nous attendons. Par exemple, Adam est la préfiguration de l'Adam qui devait venir (1Co 15,45) et la pierre [au désert pendant l'Exode] est le Christ figurativement ; l'eau qui coule de la pierre est la figure de la puissance vivifiante du Verbe (Ex 17,6;1Co 10,4), car il a dit : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37). La manne est la préfiguration du « pain vivant qui est descendu du ciel » (Jn 6,51) ; et le serpent placé sur une hampe est la figure de la Passion, de notre salut consommé sur la croix, puisque ceux qui le regardaient étaient sauvés (Nb 21,9). De même, ce que dit l'Écriture des Israélites sortant d'Égypte a été raconté comme une préfiguration de ceux qui sont sauvés par le baptême ; car les premiers-nés des Israélites ont été sauvés...par la grâce accordée à ceux qui avaient été marqués du sang de l'agneau pascal et ce sang préfigurait le sang du Christ...

Quant à la mer et à la nuée (Ex 14), en ce temps-là elles conduisaient à la foi par l'admiration ; mais pour le futur, elles figuraient la grâce qui devait venir. « Qui est sage ? Il comprendra ces choses ! » (Ps 106,43) Il comprendra que la mer, préfigurant le baptême, séparait de Pharaon comme le baptême nous fait échapper à la tyrannie du diable. Jadis la mer a étouffé en elle l'ennemi ; aujourd'hui meurt l'inimitié qui nous séparait de Dieu. De la mer, le peuple est sorti sain et sauf ; et nous, nous remontons des eaux comme revivant d'entre les morts, sauvés par la grâce de Celui qui nous a appelés. Quant à la nuée, elle était l'ombre du don de l'Esprit, qui rafraîchit nos membres en éteignant la flamme des passions.



Homélie Messe

« En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu ». L’eau et l’Esprit sont les deux principes de notre renaissance. Tous les deux sont nécessaires pour nous engendrer à la vie nouvelle. Plongés avec le Christ dans les grandes eaux purificatrices de sa mort, nous sommes appelés à ressusciter avec lui dans le souffle de l'Esprit. C’est précisément ce qui s’est accompli pour nous au moment de notre baptême, baptême d’eau et d’Esprit.

Désormais nous sommes « nés du souffle de l’Esprit » et « ce qui est né de l’Esprit est Esprit » (Cf. Jn 3, 6). Nous avons connu par notre baptême la nouvelle naissance spirituelle selon la filiation en Esprit à laquelle Adam était appelé mais dont son péché l’a détourné.
Cette filiation en Esprit est avant tout un don de Dieu mais pour opérer tout bien en nous, elle demande à ce que nous la laissions agir en nous ouvrant personnellement à elle. Saint Jean résume très bien ces deux points dans les versets suivants de son Prologue : « A ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu » (Cf. Jn 1, 12-13).

La vie nouvelle de fils de Dieu à laquelle le baptême nous ouvre les portes est don de Dieu. Comme le dit Jésus à Nicodème, elle consiste purement et simplement à naître de Dieu. Elle n’est en aucun cas le résultat d’efforts humains que nous aurions pu poser en ce sens. Ce n’est pas nous qui nous élevons vers Dieu mais c’est Lui qui descend jusqu’à nous pour nous élever à Lui. Le Fils de Dieu, le Verbe de Dieu, s’est fait chair, il n’a pas craint de prendre sur lui notre condition humaine jusque dans ce qu’elle porte de conséquences liées au péché, il a même consenti à s’abaisser jusqu’à étreindre notre mort, pour y déverser sa vie. Ressuscité, il est monté vers le Père. Par lui, avec lui et en lui, il nous a introduits au sein de la Trinité parce que tout en montant vers le Père il ne s’est pas éloigné de nous. Cela, il a pu le réaliser en raison de l’unité qui existe entre lui, qui est notre tête, et nous qui depuis le jour de notre baptême sommes devenus membres de son corps. Voilà comment il nous redonnait accès à « la maison du Père » et nous restaurait dans notre filiation divine.

Mais comme nous l’avons relevé, pour se montrer opérant, ce don demande à être accueilli : « A ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » Pour déployer en nous son efficacité, le don divin du salut demande à être reçu dans un acte de foi. Croire que cette grâce inouïe, Dieu nous l’a accordée en son Fils Jésus-Christ, qui nous rétablit dans l’Alliance et nous offre de participer à sa filiation divine : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle ».

Par le don de son Esprit, notre Seigneur Jésus-Christ se révèle Parole éternelle d’amour et de bénédiction que le Père prononce sur chacun d’entre nous. Cette Parole a retenti pour la première fois lors de notre baptême : « Voici mon fils, ma fille, bien aimé(e)e, en qui j’ai mis tout mon amour ». Depuis ce jour, elle ne cesse de résonner en nous et sur nous. Naître d’en haut, consiste à croire en cette Parole divine et à la laisser illuminer, purifier, transformer notre vie.

« Merci Seigneur pour le don de la filiation adoptive que tu nous as fait le jour de notre baptême. Fais-nous la grâce de l’accueillir chaque jour davantage dans la foi pour être conformés par ton Esprit toujours plus à ton image et à ta ressemblance, toi le Fils unique, Image parfaite, resplendissement éblouissant de la gloire du Père. »
Frère Elie
http://www.homelies.fr/homelie,ferie.du.temps.pascal,2394.html



Prière du soir

Mon Père, je m’en remets à toi. Fais de moi ce que tu veux. Quoi que tu fasses de moi, je t’en remercie : je suis prêt à tout, j’accepte tout. Mon seul désir est que ta volonté puisse s’accomplir, en moi et en toutes tes créatures. Je remets mon âme entre tes mains ; je te la donne, mon Dieu avec tout l’amour de mon cœur, parce que je t’aime et parce que cet amour me pousse à m’abandonner à toi, à tout remettre entre tes mains, sans mesure, avec une confiance sans bornes, car tu es mon Père.

Charles de Foucauld (1858-1916)