Saint Benoît-Joseph Labre Pèlerin, mendiant (+ 1783)
Confesseur. Il est l'aîné d'une famille de quinze enfants d'un laboureur d'Amettes dans le nord de la France. Il passe sa jeunesse dans les champs avec son père et ses frères. Mais il rêve d'être moine pour ne vivre que de Dieu. A 19 ans, il se présente dans plusieurs monastères de chartreux. L'un ne prend pas de novices à cause d'un incendie récent. Dans l'autre, on le trouve trop jeune. Admis à la chartreuse de Montreuil-sur-Mer, il n'est pas gardé à cause de sa santé trop fragile. A pied, il se rend à la Grande-Trappe de Soligny : il est toujours trop jeune. Il revient à Montreuil, c'est un nouvel échec. La Grande Trappe de Sept-Fons ne l'accepte pas non plus et le Père Abbé lui dit :"Dieu vous veut ailleurs."
Désormais c'est "ailleurs" qu'il vivra dans l'errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer. Son monastère sera la route, son seul compagnon de prière sera Dieu seul. En sept ans, il parcourut près de 30.000 kilomètres d'un sanctuaire à l'autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Pologne(
*), vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres les soupes populaires et les humiliations, toujours en oraison et toujours patient. Les prêtres qui le confessent sont émerveillés par sa vie mystique et son humilité. Mais son lieu de prédilection, c'est Rome où il passe ses journées en prière dans les églises, logeant avec tant d'autres pauvres dans les ruines du Colisée, distribuant à de plus pauvres ce qu'on lui donne. Dans les rues, les gamins se moquent de lui. Il les entend et rend grâces à Dieu. Le mercredi saint 1783, on le ramasse mourant sur les marches d'une église.
Dès sa mort connue, les gamins et le peuple de Rome s'en vont par les rues de Rome en criant :"Le saint est mort!" Les miracles se multiplient sur son tombeau. Bénéficiant ainsi d'un culte précoce et populaire, il est un défi au matérialisme d'une société vouée à l'argent.
Il est le saint des sans-domicile fixe, des pauvres et des exclus.
Béatifié par Pie IX en 1860, il est canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1883
Voir aussi sur le site internet du diocèse d'Arras.
http://catholique-arras.cef.fr/page-10300-saint-benoit-labre.html
(
*) l'association Saint Benoît Labre nous signale qu'il "n'est jamais allé en Pologne. Le plays le plus au nord qu'il aurait visité est la Hollande, mais nous n'avons pas de preuve fiable."
http://catho04.cef.fr/vivre/coeur/mvmt/benoitlabre/benoitlabre2.html
Autre biographie:
Le Mercredi saint 1783 s’éteint à Rome Benoît Joseph Labre, vagabond de Dieu.
Natif d’Amettes (aujourd’hui dans le diocèse d’Arras), dans le nord de la France, il reçut une instruction suffisante pour lire en latin les grands textes spirituels de son temps.
Benoît, dès son plus jeune âge, comprit qu’il était appelé à la vie monastique, mais la recherche sa vocation ne se fit pas sans difficultés. De fait, il fut refusé par diverses chartreuses à cause de son âge précoce et d’une santé délicate. Les trappistes, de leur côté, ne le jugèrent pas apte à mener une vie religieuse traditionnelle.
Le jeune Labre ne se le tint pas pour dit et, partant de ses propres limites et du refus qu’il avait essuyé, il parvint à discerner l’appel à une forme de témoignage différent et en même temps profondément évangélique. Devenu pèlerin sans demeure fixe, en quête de la cité future, Benoît s’immergea dans la prière, qui ne l’abandonnera plus jusqu’à la mort, et visita les grands centres de l’Europe chrétienne, avec pour tout bagage le Nouveau Testament, le bréviaire et l’Imitation de Jésus Christ.
Arrivé à Rome à vingt-huit ans, il y vécut comme un vagabond pendant sept ans, allant d’une église à l’autre et dormant dans les ruines du Colisée, à l’écoute des pauvres et des pèlerins, ami des hérétiques et des non croyants, totalement abandonné à l’amour miséricordieux de Dieu, son rêve de petit garçon.
A sa mort, la rumeur se répandit dans les rues de Rome : « Le saint est mort », et des milliers de pauvres et de vagabonds voulurent assister à ses funérailles à Sainte Marie des Monts.
Benoît Labre, vagabond de Dieu et pauvre à la suite du Christ, témoigne au cœur de l’Église d’Occident que la sainteté est un paradoxe possible, qui le rapproche des grandes figures des « fols en Christ » des Églises d’Orient.
Lecture
Comme l’Église est bonne en ce siècle de haine,
D’orgueil et d’avarice et de tous les péchés,
D’exalter aujourd’hui le caché des cachés,
Le doux d’entre les doux à l’ignorance humaine
Et le mortifié sans pair que la Foi mène,
Saignant de pénitence et blanc d’extase, chez
Les peuples et les saints, qui, tous sens détachés,
Fit de la pauvreté son épouse et sa reine,
Comme un autre Alexis, comme un autre François,
Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois
Pratiquant la douceur, l’horreur de l’Évangile !
Et pour ainsi montrer au monde qu’il a tort
Et que les pieds crus d’or et d’argent sont d’argile,
Comme l’Église est tendre et que Jésus est fort !
(Paul Verlaine, "Saint Benoît-Joseph Labre", jour de la canonisation).
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-16.htm#labre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Joseph_Labre
http://amis-benoit-labre.site.voila.fr/labre_rayonnement.html
Sainte Bernadette Soubirous Vierge (+ 1879)

Fille aînée d’une famille de meunier que l’arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l’Hospice de Lourdes, dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion. En février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879. Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933. Son corps, retrouvé intact, repose depuis 1925 dans une châsse en verre dans la Chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.
Site officiel du 150ème anniversaire des Apparitions Lourdes 1858-2008.
http://www.lourdes2008.com/
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/02-18.htm#bernadette
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernadette_Soubirous
http://www.sainte-bernadette-nevers.com/
Saintes Agape, Irene, Chionie et leurs compagnons ( + 304)
Agapé, Chionie et Irène étaient trois soeurs, originaires d"une famille riche et influente de Thessalonique. Lors de la proclamation de l'édit de Dioclétien (304), qui défendait à toute personne de garder chez elle les livres des Saintes Ecritures, elles s'enfuirent de la ville pour sauvegarder leur foi et se rendirent sur une haute montagne, près d'un lac, où elles menèrent une vie de prière en compagnie d'un Saint ascète nommé Zoïle. De corps elles se tenaient au sommet de la montagne, mais leurs âmes demeuraient en permanence au ciel.
Les soldats de l'empereur découvrirent la cachette des Saintes, et elles furent conduites sans ménagement auprès du gouvemeur de Macédoine, Dulcétios, en compagnie de trois autres jeunes chrétiennes : Cassia, Philippa et Eutychia, et d'un jeune homme : Agathon
Voir la suite:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril16.html
Saint Contard pèlerin (+ 1249)
Né en 1216 dans la famille seigneuriale d'Este de Ferrare en Italie, il devient pèlerin abandonnant ses richesses pour vivre dans la pauvreté. Il mourut en route pour un pèlerinage à Compostelle avec deux compagnons. Des miracles auraient eu lieu sur sa tombe.
À Broni en Lombardie, l’an 1249, saint Contard, pèlerin, qui choisit de vivre dans la plus grande pauvreté et, faisant route vers Compostelle, fut arrêté en ce lieu par la maladie et y mourut.
Martyrologe romain
Saint Druon Ermite à Sebourg, près de Valenciennes (+ 1189)
ou Drogon. Confesseur. Il s'était loué comme berger, dans l'Artois, chez une riche paysanne pour trouver la solitude propice à la prière. De berger, il se fit pèlerin neuf années durant puis reclus pour l'amour du Christ qu'il rejoignit à Sebourg, près de Valenciennes.
Autre biographie:
St-Drogon d'Epinoy. Noble flamand. Lorsqu’on lui apprend, à l’âge de 10 ans, que sa mère a perdu la vie en le mettant au monde, il ressent immédiatement un terrible sentiment de culpabilité. Son père décède alors qu’il a 18 ans. Devenu orphelin, il distribue tous ses biens et devient pèlerin pénitent, effectuant pas moins de 9 voyages à Rome. Il travaille pendant 6 années comme berger, près de Valencienne avant de s’installer comme ermite à Sebourg, dans le Hainaut, où il passe les 40 dernières années de sa vie, se nourrissant uniquement d’orge et d’eau (1105-1186 ou 1189) Selon la légende, Drogon aurait eu le don d’ubiquité, certains témoins dignes de foi l’ayant vu simultanément en train de travailler aux champs et en train d’assister à une messe. Saint-Drogon d’Epinoy est le parton des personnes autistes. Il est invoqué pour leur procurer un réconfort.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Druon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sebourg
Sainte Encratide Martyre à Saragosse (4ème s.)
et ses dix-huit compagnons, martyrs à Saragosse.
Leur culte fut longtemps très populaire et le lieu de leur sépulture un pèlerinage où l'on venait du Portugal, d'Espagne et du Pays Basque. Peu à peu, ils furent oubliés. Il ne nous reste que les "actes" de leur martyre dont les détails ont été ajoutés par la dévotion qui les entourait.
Autre biographie:
Jeune portugaise. Pour échapper au mariage, elle s’enfuit de la maison familiale et se rend jusqu’à Saragosse, où elle est arrêtée et martyrisée (+ vers 305)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saragosse
Saint Fructueux de Braga Evêque (+ 665)
Confesseur. Il transforma la Galice espagnole en une véritable Thébaïde, à l'image des Pères du Désert. Son ascendant personnel était si grand que les disciples vinrent à lui très nombreux. Il fut ensuite appelé à devenir évêque de Braga au nord du Portugal.
Autre biographie:
Fils d’un général de l’armée royale des Visigoths. À la mort de ses parents, il étudie la théologie au séminaire de Palence, puis distribue la majeure partie de son héritage aux pauvres, rachète la liberté de plusieurs esclaves et fonde plusieurs monastères. Il devient d’abord moine, puis ermite Galicie. Sa réputation attire de nombreux disciples, pour qui il fonde plusieurs autres monastères, qu’il place sous la règle de Saint-Benoît et dont il devient l’abbé. Il attire tellement de vocations que le roi est obligé d’intervenir pour imposer des limites, craignant de manquer d’hommes pour son armée. Quelque temps après, Fructueux émet le souhait de partir se retirer en Égypte ; le roi intervient à nouveau pour l’en empêcher, considérant que son départ aurait un impact trop important sur les populations. Fructueux est alors obligé d’accepter la charge d’évêque de Dumium, en 654, puis celle d’archevêque de Braga, au France, en 656 (+ 665) On demande à Saint-Fructueux de faire cesser la pluie.

Façade de ce qui fut le monastère San Pedro de Montes dans la région du Bierzo (Espagne), monastère fondé par Fructueux de Braga.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fructueux_de_Braga
Sainte Galina (3ème s.)
et ses compagnons, martyrs à Corinthe. Ils furent condamnés à être noyés. On les fit monter sur un bateau, une pierre au cou et les mains attachées dans le dos. Puis, les uns après les autres, ils furent jetés à la mer. On rapporte que l'un d'eux déclara :"C'est mon second baptême pour la purification de l'homme intérieur."
Saint Hervé Confesseur (+ 1021)
Basilique Saint-Martin de Tours
Confesseur. Il naquit dans une famille noble et riche de Touraine. Quand il voulut devenir moine à Saint-Martin de Tours, les moines hésitèrent craignant des représailles de la part de sa famille. Mais devant son insistance, ils l'acceptèrent et en firent le trésorier du chapitre de Saint-Martin. Hervé y dépensa la fortune paternelle pour restaurer la basilique, puis la reconstruire après un incendie. Quand il voulut devenir ermite, les moines le firent revenir après quatre années d'absence. Il accepta humblement ce qui était pour lui une charge. Il prenait cependant tout le temps nécessaire à la prière et à la louange de Dieu, ce qu'il jugeait être sa véritable vocation.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Martin_de_Tours
Bienheureux Joachim de Sienne (+ 1303)
Dès l'enfance, il manifestera un grand amour de la Vierge qui lui apparaît alors qu'il a treize ans à peine. Il décide de rentrer chez les Servites de Marie où il montre une grande compassion pour les malades et les affligés. Un jour qu'il rencontre un épileptique, il demande à Dieu de le guérir et lui-même prendra sa maladie. Joachim reçoit cette grâce. L'homme est guéri et lui, il tombe définitivement malade. Il meurt le Vendredi-Saint comme il en avait exprimé le désir.
Autre biographie:
St-Joachim Piccolomini Jeune noble de la ville de Sienne, en Italie. À l’âge de 14 ans, il entre chez les frères lais de l'Ordre des Serviteurs de Marie. Ses compagnons l’encouragent à étudier pour devenir prêtre, mais Joachim préfère l’humilité des tâches subalternes. Sa réputation de sainteté est si grande qu’il demande à être transféré à Arezzo pour échapper aux nombreux disciples qui affluent pour le rencontrer. Mais son départ cause un tel déluge de plaintes qu’il est contraint de rentrer (1258-1305)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joachim_de_Sienne
http://www.servidimaria.org/fr/spirit/beati.htm
Saints Léonide et 7 compagnes martyrs à Corinthe (3ème s.)
Avec sept de leurs compagnons, ils furent jetés à la mer pour avoir été surpris dans une église le jour de Pâques.
À Corinthe, au IIIe ou au IVe siècle, les saints martyrs Léonide et sept compagnes: les saintes Carissa, Galina, Théodora, Nica, Nunecia, Callis et Basilisse, qui, après avoir enduré divers supplices, furent noyés dans la mer.
Les 18 martyrs de Saragosse (+ 304)
Espagnols martyrs sous Dioclétien.
Optat, Luperque, Successus, Martial, Urbain, Julie, Quintilien, Publius, Fronto, Félix, Cécilien, Evence, Primitif, Apodème et quatre du nom de Saturnin.
Leur suplice a été décrit par Prudence, le grand poète chrétien espagnol du IVe siècle, auteur du Livre des Couronnes à la gloire des martyrs, évoquant les martyrs espagnols de Saragosse et de Calahorra.
Saint Magnus d'Orkney Prince viking, martyr (+ 1115)
Fils d’un viking, prince des Orcades, il fut d’abord pirate, mais embrassa bientôt la foi chrétienne. Échappant à l’emprise du roi de Norvège et à ses raids sur les côtes, il vécut comme un pénitent, puis, devenu à son tour prince des Orcades, il partagea le pouvoir avec son cousin Hakon, mais, celui-ci se saisit de lui, désarmé, dans une église et le fit traîtreusement assassiner.
Ses reliques sont dans la cathédrale de Kirkwall.
Saint patron des îles des Orcades et des Shetland.
Pour en savoir plus sur le site du monastère Golgotha - Papa Stronsay - Orcades (en anglais).
http://papastronsay.blogspot.com/index.html
Autre biographie:
St-Magne des Orcades Membre de la famille royale de Norvège, comte des Orcades (îles écossaises). En 1098 il participe aux campagnes du roi Viking Magnus Barelegs dans les îles d’Écosse. Mais lorsque ce dernier veut pousser plus loin ses incursions (jusqu’au Pays de Galles), Magne refuse de suivre, s’attirant ainsi l’hostilité du souverain et de son armée. Il profite d’une nuit où le navire est à quai pour s’enfuir, et réussit à se rendre jusqu’au palais royal où il est accueilli par le roi Malcolm et par son épouse la reine Marguerite, puis il se lie rapidement d’amitié avec le prince Edgar. On lui attribue alors le titre de comte de Caithness et épouse une femme écossaise. Lorsqu’il apprend que Magnus Barelegs a été tué à Ulster, en Irlande, il décide de rentrer en Norvège, où il découvre que son cousin Haakon s’est emparé de ses terres et qu’il maltraite son peuple. Les deux hommes s’engagent alors dans un conflit qu’ils tentent à plusieurs reprises de régler, mais sans jamais y parvenir. Au cours d’une ultime tentative de réconciliation, Magne est traitreusement assassiné par les hommes de Haakon (1076-1116)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Comte_des_Orcades
Saint Michel de Bourla (+ 1772)
Martyr à Smyrne. Il était chaudronnier chez un turc. Comme bien d'autres en ce temps, il céda à la pression de ses employeurs. Il renia le Christ au début du Grand Carême. Mais quand il entendit les chrétiens restés fidèles chanter au jour de la joie pascale :"Christ est ressuscité !" il revint à sa foi chrétienne et, pour cette apostasie aux yeux des Turcs, il fut décapité.
Bienheureux Pierre Delépine, Jean Ménard et leurs compagnes martyrs (+ 1794)
Ils font partie des martyrs qui ont été béatifiés par Jean-Paul II le 19 février 1984.
À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Delépine, Jean Ménard et vingt-quatre compagnes: les bienheureuses Renée Bourgeois, Jeanne Gourdon, Marie Gingueneau, Françoise Michoneau, Jeanne Onillon, Renée Séchet, Marie Roger, Françoise Suhard, Jeanne Thomas, veuves ; Madeleine Cady, Marie Piou, Perrine-Renée Pottier, Renée Rigault, Jeanne-Marie Leduc, Madeleine Sallé, épouses ; Marie-Geneviève et Marthe Poulain de la Forestrie, Perrine Bourigault, Marie Forestier, Marie Lardeux, Perrine Laurent, Anne Maugrain, Marguerite Robin, Marie Rochard. Presque tous de la campagne, ils furent fusillés, sous la Révolution française, pour leur attachement à la foi catholique.
Saint Thuribe (+ 460)
Palais Épiscopal d'Astorga
ou Turibio. Confesseur et évêque d'Astorga. Nous savons de lui qu'il correspondit avec le Pape saint Léon le Grand pour maintenir la vraie foi devant les hérésies de son temps. L'adjonction du "Filioque procedit - il procède du Père et du Fils" concernant le Saint-Esprit ne se fit pas sans difficulté à cette époque et saint Thuribe défendit ardemment la foi authentique de l'Eglise.
Autre biographie:
Il serait originaire d'une famille noble Turin. Jeune, il fit un pèlerinage en Terre Sainte et y rencontra saint Jacques. Lors de son voyage de retour, une tempête le fit accoster en Espagne. Il décida d'y rester comme ermite, puis devint évêque d'Astorga. Austère, il lutta contre l'hérésie avec le support de Léon le Grand. Il créa deux conseils, l'un à Tolède, l'autre à Lugo et réforma l'Eglise qui lui était confiée, des miracles ayant été obtenus par son intercession.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Astorga
Saint Usthazadès martyr en Perse (+ 341)
Abbé en Perse, torturé et décapité avec douze moines à Ishtar durant la persécution de Sapor; il est peut être le même que saint Barsabas...
En Perse, l’an 341, la passion de saint Usthazadès, eunuque de la cour royale. Il avait été le père nourricier du roi Sapor II et, quand se leva le premier orage de la persécution, il renia la foi, mais, grâce à l’évêque saint Siméon, il fit pénitence de sa faute et, le Vendredi saint, il subit le martyre dans le palais d’Artaxercès, frère du roi Sapor, dans la province d’Adiabène.
Martyrologe romain
Saint Vaize Evêque de Saintes (+ 490)
Evêque de Saintes et martyr. Une localité,
Saint-Vaize-17100, rappelle l'héroïsme de ce saint évêque.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Vaize
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Saintes
Les Églises font mémoire...
Anglicans : Isabelle Gilmore (+ 1923), diaconesse
Catholiques d’occident : Engrazia et 18 compagnons de Saragosse (III-IVe s.), martyrs (calendrier mozarabe)
Coptes et Ethiopiens (8 barmüdah/ miyazya) : Agapé, Irène et Chiona de Thessalonique (+ 304), martyres (Église copte)
Luthériens : Sundar Singh (+ 1929), témoin de la foi en Inde
Maronites : Benoît Labre ; Bernadette Soubirous (+1879)
Orthodoxes et gréco-catholiques : Agapé, Irène et Chiona de Thessalonique et leurs compagnons, martyres.
DIETRICH BONHOEFFER (1906-1945),pasteur luthérien et martyr
Dietrich Bonhoeffer en 1932 avec des écoliers.
Le 9 avril 1945, Dietrich Bonhoeffer, pasteur protestant allemand, meurt pendu nu à une potence dans le camp de concentration de Flossenbürg.
Né à Breslau le 4 février 1906, Bonhoeffer avait hérité de sa mère le besoin spontané de venir en aide à autrui ainsi qu’une calme énergie ; de son père il avait plutôt appris une extraordinaire prévoyance, la capacité de se concentrer sur n’importe quel sujet, l’aversion pour les lieux communs et un ferme consentement à la réalité, à tout ce qui est humain.
Le jeune Dietrich, ayant obtenu son habilitation en théologie en 1930, exerça quelques années durant le ministère de pasteur, jusqu’à ce qu’en 1935, l’Église confessante, autrement dit cette partie des protestants allemands qui refusaient de compromettre leur foi avec les dictats du régime nazi, l’invita à prendre la direction d’un de ses séminaires pour jeunes pasteurs. Il partit alors à Finkelwalde, où durant plusieurs années, il partagea tout avec ses élèves. Là, Bonhoeffer se convainquit de la profonde nécessité pour le chrétien de rester fidèle à la terre, à cette réalité dans laquelle il est appelé à investir , en tant qu’être responsable, le don de la foi.
Quand le séminaire fut contraint de fermer, Bonhoeffer s’embarqua pour l’Amérique, où il vécut un temps d’inquiétude, au bout duquel il se décida de rentrer à Berlin pour unir à sa fidélité à la terre sa mémoire personnelle et vécue de la croix, sans laquelle il n’y a pas de vie chrétienne véritable.
Le 8 avril 1945, premier dimanche après Pâques, après deux ans de prison, s’accomplissait son destin. Accusé de conspiration contre Hitler, Bonhoeffer était condamné par ordre du Führer en personne. « C’est la fin, pour moi le commencement de la vie », répondit-il à qui lui disait adieu, désormais conscient du chemin pascal auquel l’avait mené la grâce offerte à prix fort à tout disciple du Christ.
Lecture
Quand on a complètement renoncé à devenir quelqu’un – un saint ou un pécheur converti, ou un homme d’Église, un juste ou un injuste, un malade ou un bien-portant –, alors on se met pleinement entre les mains de Dieu, on prend au sérieux non ses propres souffrances, mais celles de Dieu dans le monde, on veille avec le Christ à Gethsémané ; telle est, je pense, la foi, c’est cela la metanoia ; c’est ainsi qu’on devient un homme, un chrétien (Dietrich Bonhoeffer, Résistance et soumission).
Prière
Dieu tout-puissant et éternel, nous faisons aujourd’hui mémoire de Dietrich Bonhoeffer, témoin du Christ parmi ses frères ; il a recherché la liberté dans la discipline, la présence divine dans l’action, le témoignage évangélique dans le sacrifice jusqu’à la mort : accorde-nous aussi de savoir lutter avec courage à cause de la justice, et de reconnaître toujours le primat de ta volonté. Par le Christ notre Seigneur.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dietrich_Bonhoeffer