Saint Chély (Hilaire de Mende) (+ 540)
Le village de Saint-Chély-du-Tarn, vu depuis le belvédère de la D986
ou Illier, évêque de Mende.
Il eut à lutter contre des fanatiques païens et contre les soldats francs qui s'avançaient dans le Gévaudan. De tous, il sut défendre ses fidèles et nous savons, par sa présence au concile de Bourges, qu'il fut un artisan de paix et de réconciliation. Des villes de la Lozère et de l'Aveyron portent ce nom.
Autre biographie:
SAINT HILAIRE, EVEQUE DE MENDE (+ 540)
(Chelirs, Illier) évêque de Rome : Vigile. - Roi des Francs : Childebert 1er.
Saint Hilaire naquit à Mende. L'aménité de son caractère lui fit donner dans son enfance le nom d'Hilarius, qui signifie gai, joyeux. Il ne reçut le Baptême que dans un âge assez avancé. Dès lors, s'adonnant tout entier au service de Dieu, il se livra aux plus rudes austérités de la pénitence et du jeûne.
Bientôt après, suivi de 3 compagnons animés du même esprit que lui, il se choisit un lieu de retraite à environ 2 milles de la petite ville de Mende. De là, il venait souvent, pendant la nuit, la passer en prières auprès du tombeau de saint Privat. Le démon, mécontent d'une si sainte vie, ne manqua pas de le persécuter. Pour cela, il profitait surtout du temps des ténèbres, lorsque le saint jeune homme venait prier pendant la nuit dans l'église du saint patron du diocèse. Une fois il fit paraître devant lui comme un vaste étang de feu; mais saint Hilaire fit le Signe de la Croix et continua son chemin sans recevoir aucun mal. Une autre fois, comme il revenait de satisfaire sa dévotion, les démons, s'emparant de sa personne, le transportèrent au loin au milieu d'une forêt épaisse, où ses compagnons désolés et courant partout à sà recherche, le découvrirent, au bout de trois jonrs, célébrant par des psaumes les louanges de Dieu.
Son genre de vie et l'éclat de ses vertus ne tardèrent pas à lui attirer d'autres disciples ce qui lui fit concevoir le dessein de fonder un vrai monastère. Il alla l'établir sur les bords de la rivière du Tarn, à quelque distance en dessous du bourg actuel de Sainte-Enimie. L'auteur de sa légende nous apprend qu'il fit bâtir en cet endroit une maison bien construite, qui demanda beaucoup de frais et de travaux, et qu'ensuite il y réunit un très-grand nombre de moines.
Un jour qu'il passait sur le bord du Tarn, par un très-mauvais sentier, le pied vint à lui manquer et il tomba dans un gouffre, au fond duquel il demeura pendant 2 heures. Lorsqu'on eut connaissance de ce fâcheux accident, on s'empressa d'aller à son secours ou à sa recherche au moyen d'une barque, et tout à coup on l'aperçut debout sur la surface de l'eau, plein de vie et célébrant la bonté et la puissance de Dieu.
Afin de donner à ses nombreux disciples le véritable esprit de la vie monastique, saint Hilaire, prenant avec lui quelques-uns de ses frères, alla s'établir pendant un certain temps dans un lieu solitaire, non loin de Marseille; et de là il faisait de fréquentes visites aux moines de l'île de Lérins, pour s'instruire à leur école dans les voies de la perfection.
Une fois, en revenant de ce célèbre monastère, il passa quelques jours à Marseille pour des raisons de charité. Il y eut une vision dans laquelle Dieu lui fit connaître qu'il allait châtier cette ville. En effet, un peu après son départ, il y survint une épidémie si terrible, qu'elle résistait à tous les remèdes et ne donnait même pas le temps de les employer. Un domestique de l'hôte qui l'avait logé, se trouva atteint du fléau. Son maître, se rappelant la sainteté d'Hilaire, alla vite chercher son manteau qu'il avait oublié dans la chambre des moines et le mit sur le malade, qui fut guéri sur-le-champ. Ensuite le même remède produisit le même prodige sur toutes les autres personnes de la maison ainsi que dans la famille du frère de l'hôte.
Enfin, quand saint Hilaire crut avoir fait assez de provisions spirituelles auprès des habiles maîtres de Lérins, il revint vers son monastère des rives du Tarn. Il paraît que ce fut à cette époque que le siège épiscopal de Mende étant venu à vaquer, il fut appelé à le remplir. On ne pouvait faire un meilleur choix : les fidèles ne furent pas trompés dans leurs espérances, s'il faut en juger par les autres merveilles que nous allons raconter de lui, d'après l'auteur de sa légende.
Une pieuse personne, du nom de "Marcianilla", qui avait consacré à Dieu sa virginité, avait au milieu de ses propriétés une fontaine qui en était la vie et la ressource. Or, il y avait 7 ans qu'elle ne donnait plus d'eau. C'est pourquoi, sachant que saint Hilaire était facilement exaucé de Dieu, cette femme vint lui demander un prodige. Le charitable évêque l'accueillit avec bonté et lui dit : "Nous allons tous les 2 prier auprès de cette fontaine, et il faut espérer que Dieu nous écoutera". Ils y allèrent donc et, après avoir prié quelque temps, la source se remit à couler avec son ancienne abondance.
Dans une de ses visites à son monastère des bords du Tarn, saint Hilaire apprit que dans le voisinage on célébrait une fête populaire d'origine païenne et pleine de rites diaboliques. Aussitôt, prenant avec lui 2 moines, il se dirigea vers l'endroit désigné. Comme il était sur le point d'y arriver, ces fanatiques crurent voir une armée nombreuse s'avançant contre eux et s'enfuirent de frayeur dans toutes les directions. Puis, quand ils apprirent la réalité du fait, ils reconnurent le doigt de Dieu dans ce qui venait de se passer et demandèrent à se réconcilier avec le Christ par le ministère de Sa sainte Eglise.
Pendant l'épiscopat de saint Hilaire, les soldats Francs de Thierry 1er, roi d'Austrasie et fils aîné de Clovis 1er, s'avancèrent jusqu'en Gévaudan pour en faire la conquête et allèrent assiéger le château de "Méléna" , où saint Hilaire s'était réfugié sans doute avec toutes les forces et les ressources du pays, dont il était en même temps l'évêque et le dirigeant temporel. Ce siège durait déjà depuis longtemps, lorsque Dieu lui fit connaître que les assiégeants étaient disposés à traiter honorablement. Il sortit donc de la forteresse, et toutes choses se passèrent ainsi que le Ciel le lui avait révélé.
Un des chefs de l'armée assiégeante lui témoigna toute sorte d'égards et l'invita même à sa table : ce à quoi saint Hilaire acquiesça avec bonté et confiance. Or, ce guerrier avait à son service un homme qui, quoique baptisé Chrétien, s'était fait une réputation de grande méchanceté, même envers les innocents. Pendant le repas, cet homme osa s'asseoir à table et demander à l'évêque sa bénédiction. Saint Hilaire la lui refusa en disant:
"Je n'ai rien de commun avec les hommes qui se permettent les choses les plus exécrables". Ce refus excita sa colère : il jura la mort du saint homme, se vantant qu'il ne le laisserait pas rentrer chez lui sain et sauf. Puis, continuant à remplir son office culinaire, il lui arriva, en attisant le feu, de renverser sur lui une chaudière pleine d'eau bouillante. L'excès de la douleur le mit tellement hors de lui-même, que, s'agitant comme un furieux, il se roula jusqu'au milieu des flammes du foyer et succomba bientôt après à des souffrances atroces.
Quelque temps après, le roi d'Austrasie étant mort, son fils Théodebert 1er, qui lui succéda, vint visiter ses provinces méridionales. Saint Hilaire, ayant appris son arrivée en Auvergne, s'empressa de s'y rendre pour traiter avec lui de certaines affaires du petit Etat de Gévaudan où il était évêque. Chemin faisant, il s'arrêta, pour se reposer durant la nuit, en un lieu appelé "Arisencus", aujourd'hui Arzenc d'Apcher. Vu l'exéguité du lieu et sans doute aussi la douceur de la saison, la caravane campa sous des tentes en rase campagne. Or, pendant la nuit, le tribun Léon, qui, avec les hommes composant l'escorte, montait la garde auprès de la tente de l'évêque, y aperçut une grande lumière et entendit des personnages mystérieux qui s'entretenaient avec lui. Le lendemain, le saint pasteur, à qui sans doute ce militaire avait adressé quelque question relative à cet incident, lui dit : "Ne faites rien connaître de ce que vous avez vu; je vous dirai seulement que Dieu m'a révélé que mon voyage sera heureux et que nous pourrons bientôt revenir dans nos foyers". En effet, saint Hilaire fut accueilli avec les plus grands égards par le roi Théodebert, qui satisfit de grand coeur à ses propositions et à ses demandes. Ceci se passait en 534.
L'année suivante, avec l'agrément de ce même prince, il se tint à Clermont un Concile assez important de toute la province ecclésiastique de Bourges. Saint Hilaire fut un des Pères de cette auguste assemblée, qui fut présidée par saint Honoré, évêque de Bourges. L'évêque de Mende y occupait le 4ème rang.
Saint Hilaire mourut le 25 octobre (vers 540).
CULTE ET RELIQUES.
Les reliques de saint Hilaire ont reposé d'abord à Mende. Ensuite, du temps de Dagobert 1er ou peu après, les Toulousins, les ayant acquises on ne sait comment, les envoyèrent avec celles de saint Patrocle, évêque de Grenoble et martyr, et celles de saint Romain, prêtre et moine de Blaye, aux moines du monastère de Saint-Denis, près Paris, à l'effet d'en obtenir la restitution du corps de saint Saturnin. - Les mêmes moines, ayant fondé un monastère à "Salone", dans le diocèse de Metz, y transportèrent les reliques de saint Hilaire et celles de saint Privat, enlevées aussi par Dagobert. Un peu plus d'un siècle après, les moines de Salone durent regagner Saint- Denis et y rapportèrent leurs reliques. C'était vers la fin du 9ème siècle. Le corps de saint Privat fut alors demandé et obtenu par les fidèles de Mende; mais celui de saint Hilaire resta à Saint-Denis, où il a péri en 1793.
Nous devons cette notice à l'obligeance de m. l'abbé Charbonnet, ancien professeur. (lettre du 26 mai 1873)
cfr. Acta. Sanctorum octobre, tome 11, page 619.
Saint-Chély-d'Apcher possède un clocher sans église et une église sans clocher. Le clocher de la paroisse est en effet situé dans la tour du donjon, l'un des rares vestiges du château de Saint-Chély-d'Apcher.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Ch%C3%A9ly
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_de_Sainte-Enimie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Ch%C3%A9ly-d%27Apcher
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Enimie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique-cath%C3%A9drale_Notre-Dame-et-Saint-Privat_de_Mende
Saints Crépin et Crépinien Martyrs à Soissons (+ 285)
Le martyr de Saint Crépin et Saint Crépinien
Venus de Rome, ils se firent cordonniers pour mieux annoncer l'Evangile, ils chaussaient gratis les pauvres et les riches ne connaissaient pas de meilleures chaussures. Tous ils s'attardaient avec plaisir pour entendre parler du Christ. Les français les disent avoir vécu dans la région de Soissons. Les anglais les font vivre dans le Kent. Shakespeare en fait la louange dans «Henri V» et dans «Jules César». Mais tous s'accordent à dire qu'ils donnèrent le témoignage du martyre. Leur «Passion» précise même que leurs bourreaux coupèrent leur peau en lanières. Avec eux, nous fêtons saint Rufin et saint Valère, qui, eux, choisirent d'être gardiens de grenier à blé afin de parler plus facilement avec les paysans des alentours. Ils donnèrent aussi le témoignage suprême de la foi.
Un internaute nous signale: "Ces deux saints ont été adoptés par les Anglais sur ordre de Henri V car leur fête correspond au jour de la victoire anglaise d'Azincourt"
Autre biographie:
Frère de Saint-Crépinien (également fêté à ce jour). Chrétiens issus de la noblesse romaine, ils décident de s’engager comme missionnaires pour évangéliser les Gaules et s’installent à Soissons. Là, ils choisissent d’exercer le métier de cordonniers (savetiers), qui leur permet de gagner leur vie tout en prêchant la bonne parole aux clients qui se présentent à leur atelier. Comme ils effectuent un travail de qualité et que leur compagnie est agréable, ils acquièrent bientôt une grande renommée, ce qui leur assure une clientèle de plus en plus nombreuse et leur permet, durant les quarante ans de leur apostolat, de convertir un nombre important de personnes. Cependant, ils sont bientôt victimes de Maximien Hercule, le César de Dioclétien dans les Gaules, et dont la haine des Chrétiens ne connaît pas de limites. Arrêtés, ils sont remis au préfet des Gaules Rictiovare, qui leur fait subir de nombreux supplices avant d’être exécutés par décapitation (286) Saint-Crépin et Saint-Crépinien sont les patrons des artisans qui travaillent le cuir (tanneurs, cordonniers, selliers, gantiers, etc.).

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/10-25.htm#crepin
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9pin_et_Cr%C3%A9pinien
http://cantalpatrimoine.free.fr/Arttrois.pdf
Saints Chrysante et Darie Martyrs à Rome (+ 284)
Martyr de st Chrysanthe et de ste Darie.
Speculum historiale. V. de Beauvais. XVe.
ou Chrysanthe et Daria.
Deux martyrs romains dont les «Acta» ont disparu. Etaient-ils mari et femme? Etait-ce la première fois qu'ils se rencontraient lorsqu'ils furent martyrisés? En tout cas, ils furent enterrés côte à côte sur la «via salaria» à Rome ce qui leur valut par la suite de recevoir quelques anecdotes légendaires.
"Chrysanthe, époux vierge de la vierge Daria, s'unit dans la confession du Seigneur à celle qu'il a conquise au christianisme et à l'amour de l'angélique vertu. Nos pères entouraient d'une vénération fervente les saints époux qui ne connurent d'autre lit nuptial que la carrière de sable où Rome païenne les ensevelit vivants pour venger ses faux dieux."
Source: L'Année liturgique, Dom Guéranger, numérisation: Abbaye Saint Benoît de Port-Valais.
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/pentecote/pentecote05/057.htm
Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/10/25/index.htmlBas de page
Saint Doulchard ermite (+ 584)
Eglise de Saint Doulchard
Cette église de style roman à été construite au XIè siècle et restaurée au XXè siècle ; elle possède un reliquaire de forme élégante de style Louis XV. C'est dans ce reliquaire que se trouvent les reliques des Saints Fructueux, Reparat et Illuminat.
On suppose qu'il contient également des reliques de Saint Doulchard. Ces reliques faisaient autrefois l'objet d'un pieux pélerinage.
ou Dulcard ou Ouchard.
Il vécut longtemps au monastère de Micy-Saint Mesmin, près d'Orléans. Il le quitta pour vivre la solitude dans les environs de Bourges et la localité où il naquit s'est mise sous son patronage : 18230 Saint-Doulchard.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Doulchard
voir aussi:
http://www.mairie-saintdoulchard.fr/page.php?rubrique=1&ID=2
Sainte Engracia (8ème s.)
La chapelle de Ste Engracia
et ses compagnons saint Frutos et saint Valentin. Deux frères et une soeur qui vivent chacun en ermite sur un rocher abrupt non loin de Sepulvada en Vieille Castille. Frutos meurt en 715 peu après l'invasion arabe. Valentin et Engracia sont martyrisés par les envahisseurs. Le sanctuaire qui s'édifie sur le lieu de leur martyre devient très vite un lieu de pèlerinage très fréquenté.
Autre biographie:
St-Frutos Ermite en Espagne (Vieille Castille) en compagnie de son frère saint-Valentin et de sa sœur Sainte-Engracia. Selon une légende, il se serait réfugié dans une grotte qui se serait ouverte miraculeusement pour lui permettre d’échapper aux Maures qui le poursuivaient. Il passe toute sa vie en ce lieu, non loin de Valentin et Engracia qui se sont installés un peu plus loin. Malheureusement, ces deux derniers sont assassinés par les envahisseurs (+ vers 715)
voir aussi:
http://lesdanjean.blogspot.com/2009/10/vallespir-samedi-26-septembre-2009.html
Saint Enguerrand Evêque de Metz (+ 791)
ou Saint Angilramne. Pépin de Bref le tira de son abbaye pour en faire un évêque de Metz. Charlemagne en fit son grand chapelain, son grand chancelier et son « apocrisiaire ». L'empereur écrivit un jour au pape Hadrien : « J'ai besoin de l'avoir sans cesse à mes côtés. » C'est ainsi qu'il ne s'occupa de sa charge épiscopale que par chanoines délégués. Il meurt en Hongrie au cours d'une campagne de Charlemagne contre les Avars. Son corps sera ramené à Saint-Avold son monastère d'origine.
Autre biographie:
Metz s'appela d'abord Divodurum, nom gaulois composé de divo, "divin", et durum, "forteresse" : allusion probable à la hauteur entre Seille et Moselle. Puis la ville prit le nom du peuple dont elle était capitale, les Médiomatrices, et devint Mettis, Mess Mez, Mesz, Mets.
Elle eut pour 38ième évêque Angilramnus (Angelramnus, Angerannus). Ce nom germanique est formé de Engil, "ange", ou de "Ing", nom ethnique d'une peuplade, et de hramn, "corbeau" (allemand Raben, anglais Raven). Il a donné les noms français Engerand, Enguerrand, Engrand. Notons que Duchesne et Halphen écrivent Angilram.
Angilramne fut consacré évêque de Metz le dimanche 25 septembre 768. Pépin le Bref, élu roi des Francs en 751 et sacré à Saint-Denis le 28 juillet 754, était mort la veille, le 24 septembre, âgé seulement de 54 ans. Angilramne succédait à saint Chrodegand, qui était fort bien vu du roi. Le nouvel évêque, qui s'intéressait à l'abbaye de Gorze (diocèse de Metz), rencontra Charlemagne en 774 pour la dédicace de l'église de Lauresheim : le prince honorait la cérémonie de sa présence. Mais Charles perdait son chapelain, Fulrad, abbé de Saint-Denis, en 784. Angilrarnne avait su plaire au roi. Celui-ci lui obtint du pape de Rome une dispense de résidence et la dignité archiépiscopale : il était obligé de l'avoir "constamment" à ses côtés "pour les besoins de l'Église". Angilramne devenait l'un des tout premiers personnages de l'empire.
Cependant l'éloignement de Metz ne l'empêchait pas d'intervenir pour les moines de Saint-Nabor (d'abord S.-Hilaire, plus tard S.-Avold), contre le comte Volmar, avoué de l'Église messine, en 787. En 788, Charles octroyait à son chapelain l'abbaye bavaroise de Chiemsee, au sud-est de Munich. Il lui avait déjà concédé celle de Senones (Vosges). L'évêque se rendit (d'après Alcuin) en Italie, peut-être pour y recevoir du Siège Romain le pallium. En 791, il accompagna la grande armée de Charles dans son expédition contre les Avars. Au début de septembre, Charles envoyait "à sa chère et très aimée épouse la reine Fastrade" une lettre joyeuse : la campagne marchait rondement. Angilramne adressa-t-il à la ville de Metz un communiqué analogue? La grande armée remporta une victoire complète, mais l'évêque revint parmi les morts : on le transporta pour être enseveli à Saint-Nabor. Déjà, en 753, l'évêque de Cologne Hildegarius, accompagnant Pépin chez les Saxons, avait été tué.
Angilramne n'aurait pas conquis Charlemagne, s'il n'avait pas eu de culture littéraire. Il fut en relation avec tout ce qu'il y avait de lettré à la cour, et paraît dans les vers d'Alcuin. Il demanda à Paul Diacre, moine du Mont-Cassin, un Libellus sur les évêques de Metz, qui fut composé peu après 783. Une Vie de saint Trond lui fut dédiée. Sans doute ne fut-il pas étranger à la formation d'une école de chant qui rendait Metz illustre vers 800.
Il n'est pas l'auteur des "Capitula Angilramni", collection canonique compilée, probablement vers 850, dans l'officine des fausses décrétales de l'évêque Aldric du Mans.
Angilramne est mentionné par 3 fois dans le manuscrit "Bernensis", d'abord "Mettensis", du martyrologe hiéronymien
le 25 septembre, anniversaire de sa consécration épiscopale; le 23 octobre, jour où il prit possession; le 26 octobre, date de sa mort, bloquée avec celle de Sigobaldus, son prédécesseur.
Abbatiale Saint-Nabor de Saint-Avold
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Enguerrand
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Avold
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbatiale_Saint-Nabor_de_Saint-Avold
Saint Front Evêque de Périgueux (+ 74)
Vitrail représentant saint Front de Périgueux
Aurait été évêque de Périgueux, envoyé par saint Pierre lui-même dès la période apostolique. Ce fut de mode à un moment de l'histoire de la nation française que de se donner des racines très anciennes. Il y eut bien un premier évêque de Périgueux et, comme tant d'autres, cela demandait bien un courage héroïque que la sainteté a couronné. On ignore les faits réels de son existence, mais une cathédrale magnifique en rappelle la mémoire.
Dans la région, bien des localités se sont mises sous sa protection : 24460 Saint-Front d'Alemps, , 24300 Saint Front-la-Rivière 24400 Saint Front de Pradoux, où une église fut construite là où séjournait souvent notre saint.
Des internautes nous indiquent:
- "sa célébrité reste encore inscrite dans la toponymie en Italie où, tout au long de son chemin du retour il a laissé des marques de son ministère à Bolsène (il est présent dans la légende de Sainte Christine), à Frontone (il est représenté dans un vitrail de l'église) et aussi à Sanfron"
- "Saint Front a également évangélisé le nord de la France. Il est venu dans mon village qui s'appelle depuis Neuilly Saint Front. Il y a terrassé le 'dragon' qui menaçait le village, puis il a célébré la messe sur un grés. Un colombe lui a porté le vin pour la célébration. Une chapelle a été construite à coté de ce grés. Il y a des vitraux à l'église à la chapelle ainsi qu'une peinture (bien cachée) dans la cathédrale de Périgueux qui relatent cette histoire."
Cathédrale Saint-Front de Périgueux
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Front_de_P%C3%A9rigueux
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Front
Saint Gaudence Evêque de Brescia (+ 410)
Saint Gaudenzio traversant le lac Orta flottant sur son manteau (fresque de Luca Rossetti - 1738)
ou Ence.
Disciple de saint Philastre, il lui succéda et fut ordonné évêque par saint Ambroise vers 387. Envoyé défendre saint Jean Chrisostome en Orient, il fut prisonnier à Thrace et mourut peu après.
Illustre par son érudition et, bien sûr aussi, par sa sainteté. Les textes qui nous restent de lui dans la «Patrologie Latine» de Migne en témoignent.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaudence_de_Brescia
Saint Goueznou (+ 675)
ou Guinou. A la mort de son père, il se bâtit un petit oratoire près de Brest et sa sainteté rayonnante lui attira de nombreux disciples. Ce monastère fut à l'origine de la localité qui porte son nom : 29239 Gouesnou.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouesnou
http://www.mairie-gouesnou.fr/
Autre biographie:
Après la mort de son père, riche gentilhomme breton, il se bâtit un oratoire dans un lieu appelé Land, à 4 milles de Brest; plus tard il changea cet oratoire en véritable monastère et y forma de nombreux disciples. Ce fut l'origine du bourg actuel de Gouesnou (Finistère, arrondissement et canton de Brest). Choisi, à cause de ses vertus, pour remplir le siège de Léon, il en devint un des plus brillants ornements. 675. On rapporte qu'il mourut à Quimperlé où il fut inhumé. Plus tard, ses reliques furent transférées partie à Léon, partie à Gouesnou. Cette dernière localité en fut privée en 1793 : le chef et le bras en argent qui les renfermaient ayant tenté la cupidité des Révolutionnaires, ils s'en emparèrent, et, depuis cette funeste époque, les reliques ont été perdues il n'en reste plus qu'un doigt qui est encore l'objet de la vénération des fidèles. Le culte de saint Goneznon était établi dans les diocèses de Léon, de Dol et de Saint-Brieuc. Ce dernier a une paroisse qui porte le nom du Saint (Saint-Goueno, Côtes d'Armor, arrondissement de Loudoac, canton de Cillnée) et l'honore comme son patron. Il donne aussi son nom à une rue et à une fontaine de la ville épiscopale.
"Saints de Bretagne", par Dom Lobineau et Tresvaux
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Goueznou
http://kergranit.free.fr/Textes/Tremaouezan.htm
Sainte Hildemarque (+ 635)
Cette bordelaise s'en fut rejoindre le monastère bénédictin dont elle devint l'abbesse avant de rejoindre le ciel.
voir aussi:
http://vieux-fecamp.org/Conf_Lagarde_mars_2010/Conf_Lagarde.html
Saint Marnoch (?)
St Marnoch/St Marnan - Leochel Church
Un saint écossais qui a eu pour mérite devant l'histoire d'être le patron de Kilmarnock. On ne sait rien de plus de cet évêque.
voir aussi:
http://www.geograph.org.uk/photo/295326
Saints Martyrios et Marcianos (+ 355)
secrétaires du patriarche de Constantinople dont saint Jean Chrysostome a vanté les vertus et qui restèrent en grande vénération sous le nom populaire « les saints notaires ». Durant le règne de l'empereur arien Constance, ils défendirent la foi orthodoxe ce qui leur valut d'être décapités.
Autre biographie:
Ces saints appartenaient au clergé du patriarche Paul de Constantinople, au temps de l'empereur Constance. Après la mort du grand empereur Constantin, l'hérésie Arienne, qui avait jusqu'alors été contenue, reprit de plus belle et se répandit, et l'empereur Constance lui-même y fut favorable. Il y avait 2 influents nobles à la cour impériale, Eusèbius et Philippe, tous 2 fervents Ariens. Par leur influence, le patriarche Paul fut détrôné et exilé en Arménie, où les Ariens l'étranglèrent, et le mécréant Macedonius s'empara du trône patriarcal . A cette époque, alors que l'Orthodoxie avait 2 terribles combats à mener de front, en même temps contre les païens et les hérétiques, Marcian et Martyrius se rangèrent de manière résolue et de toutes leurs forces du côté de l'Orthodoxie. Marcian était Lecteur et Martyrius sous-Diacre à la cathédrale, et avaient été secrétaires du patriarche Paul. Les Ariens tentèrent d'abord de les corrompre, mais lorsque les 2 saints refusèrent avec mépris, les hérétiques les condamnèrent à mort. Lorsqu'ils furent emmenés à l'échaffaud, ils levèrent leurs mains et prièrent Dieu, Le remerciant de pouvoir achever leurs vies en martyrs : 'Seigneur, nous nous réjouissons que nous puissions quitter ce monde par une telle mort. Rends-nous digne de partager la Vie éternelle, O Toi notre Vie!' Ensuite ils posèrent leur tête sous l'épée, et furent décapités, en 355. Saint Jean Chrysostome fit bâtir par la suite une église sur leurs reliques.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsoctobre/oct25bis.html
Saint Maur (+ 1070)
Abbaye de Pannonhalma
Moine, il fut l'un des
fondateurs du monastère Saint-Martin de Pannonhalma et remarqué pour son observance scrupuleuse par le roi saint Étienne, qui le jugea digne de l’épiscopat. Evêque des "Cinq Eglises" (Pecs) en Hongrie, en 1036, il continua l'œuvre d'évangélisation qu'avait commencée la conversion du roi saint Etienne. Il rencontra saint Emeric. Il écrivit plusieurs vies des saints. Son culte, populaire dès les premières années après sa mort, fut confirmé par le Pape Pie IX en 1848.
Autre biographie:
Au diocèse de Saint-Claude, saint Maur, confesseur, qu'on a bien longtemps confondu à tort avec saint Maur, disciple de saint Benoît, fondateur et abbé de Glanfeuil (15 janvier). Il a donné son nom au village de Saint-Maur (Jura, arrondissement de Lons-le-Saulnier, canton de Conliége) où l'on conserve ses reliques. Epoque incertaine. Ces reliques ne sont pas un vain trésor pour le village de Saint-Maur. Le curé de cette paroisse écrivait aux nouveaux Bollandistes : "Le 19 mars 1832, un horrible incendie menaçait de détruire le village entier. J'eux recours aux reliques du Saint et les fis apporter en face des flammes : elles s'éteignirent aussitôt. J'ai connu une femme qui, dans une maladie désespérée, entra en convalescence aussitôt que son mari et sa famille eurent imploré l'assistance de saint Maur. Depuis cet incendie dont je viens de vous parler, aucun fléau ne s'est abattu sur ma paroisse, et tout le monde attribue cette faveur à l'intercession de saint Maur".
Cfr "Acta Sanctorum", tome 11, octobre, page 679.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Pannonhalma
Saint Miniato (+ 251)
Anonymous 14th century Florentine Master, Saint Minias the Martyr
ou Miniat, un soldat qui combattit vaillamment pour la foi en refusant d'adorer les idoles. Florence en a conservé la mémoire et une grande abbaye hors les murs lui est dédiée.
San Miniato al Monte, situé dans le quartier de l'Oltrarno, à Florence, en Toscane (Italie), est un monument religieux élevé en hommage au premier martyr de la ville, saint Minias, enseveli à cet emplacement au IIIe siècle, lieux que Charlemagne visita lors d'un pèlerinage.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/San_Miniato_al_Monte
Saint Prote (+ 303)
Martyr en Sardaigne avec son diacre, saint Janvier, qui avaient été envoyés par le pape saint Caïus, pour y annoncer l'Evangile.
Quarante martyrs d'Angleterre et du Pays de Galles
Groupe de quarante martyrs canonisés le 25 octobre 1970 par le pape Paul VI pour représenter les catholiques martyrisés en Angleterre et au Pays de Galles entre 1535 et 1679.
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.vatican.va%2Fholy_father%2Fpaul_vi%2Fhomilies%2F1970%2Fdocuments%2Fhf_p-vi_hom_19701025_it.html
Anglais et gallois, qui entre 1535 et 1679, ont été martyrs de leur fidélité à l'Eglise catholique romaine. Ils sont fêtés le jour de leur canonisation commune, parce que l'unité de leur foi les a réunis malgré des dates éloignées... Durant ces années de persécutions, parce qu'ils refusaient l'adhésion au schisme du roi d'Angleterre, chacun à sa manière a souscrit à cette parole de saint John Plessington : "Que Dieu bénisse le roi et sa famille et daigne accorder à sa Majesté un règne prospère en cette vie et une couronne de gloire en l'autre. Que Dieu accorde la paix à ses sujets en leur donnant de vivre dans la vraie foi, dans l'espérance et dans la charité."
Alban Roe, Alexandre Bryant, Ambroise Barlow, Anne Line, Augustin Webster, Cuthbert Mayne, David Lewis, Edmond Arrowsmith, Edmond Campion, Edmond Jennings, Eustache White, Henry Morse, Henry Walpole, Jean Almond, Jean Boste, Jean Houghton, Jean Jones, Jean Kemble, Jean Lloyd, Jean Paine, Jean Plessington, Jean Rigby, Jean Roberts, Jean Southworth, Jean Stone, Jean Wall, Luc Kirby, Margaret Clitherow, Margaret Ward, Nicholas Owen, Philippe Evans, Philippe Howard, Polydore Plasden, Ralph Sherwin, Richard Gwyn, Richard Reynolds, Robert Lawrence, Robert Southwell, Swithun Wells, Thomas Garnet.
Extraits de l'homélie de Paul VI:
Les martyrs ont offert à Dieu le sacrifice de leur vie, poussés par le plus haut et le plus grand amour.
L'Eglise continue à croître et à grandir par l'amour héroïque qui anime les martyrs... Notre siècle a besoin de saints ! Il a surtout besoin de l'exemple de ceux qui ont donné le témoignage suprême de leur amour pour le Christ et pour son Eglise : «Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime.»
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/10122/Quarante-martyrs-d-Angleterre-et-du-Pays-de-Galles.html
voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_d%27Angleterre_et_du_Pays_de_Galles
Sainte Tabitha Ressuscitée par l'apôtre Pierre (1er s.)
Sainte Tabitha était une femme bonne et pieuse, appartenant à la communauté Chrétienne de Joppa. Etant tombée grièvement malade, elle mourrut soudainement. A cette époque, l'Apôtre Pierre prêchait à Lydda, non loin de Joppa. Des messagers lui furent envoyés, avec une demande d'aide urgente. Lorsque l'Apôtre arriva à Joppa, Tabitha était déjà morte. Pliant les genoux, saint Pierre fit une fervente prière au Seigneur. Puis il alla vers le lit et s'écria : "Tabitha, lèves-toi!" Elle se releva aussitôt, complètement guérie (Actes 9,36).
ou Dorcas, ressuscitée à Joppé par saint Pierre. (Actes des apôtres 9. 37)
Anniversaire de la dédicace des églises
http://missel.free.fr/Sanctoral/10/25.php
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Crépin et Crépinien (+287), martyrs à Rome
Coptes et Ethiopiens (15 babah/teqemt) : Pantéleimon de Nicomédie (+305), martyr (Église copte) ; Eunanios (IV s.), martyr (Église copte-catholique)
Luthériens : Philipp Nicolaï (+1608), poète en Westphalie et à Hambourg
Orthodoxes et gréco-catholiques : Marcien et Martyrius de Constantinople (+env. 355), martyrs
Syro-orientaux : Phétion de Perse (Ve s.), martyr.