Peinture de Fra Angelico
La Toussaint, fête de tous les saints
"Toi seul es saint" car c'est en Lui que se trouve réalisée la plénitude de la sanctification de l'homme par Lui, avec Lui et en Lui, toute Gloire de Dieu. "Toi qui es la source de toute sainteté" disons-nous en chaque prière eucharistique 2.
La multitude des baptisés de toutes races, de toutes langues, de toutes nations, qui sont fils adoptifs par la grâce divine et participant de la vie trinitaire, cette multitude est anonyme aux yeux des hommes; Dieu seul la connaît lui qui les a appelés. Elle déborde les calendriers de toutes Eglises. Dès le 4ème s. l'Eglise syrienne consacrait un jour à fêter tous les martyrs dont le nombre était devenu si grand qu'il rendait impossible toute commémoration individuelle. Trois siècles plus tard, dans son effort pour christianiser les traditions païennes, le pape Boniface IV transformait un temple romain dédié à tous les dieux, le Panthéon, en une église consacrée à tous les saints. Cette coutume se répandit en Occident, mais chaque Eglise locale les fêtait à des dates différentes, jusqu'en 835, où elle fut fixée au 1er novembre. Dans l'Eglise byzantine, c'est le dimanche après la Pentecôte qui est consacré à la fête de tous les saints.
Voir aussi le dossier Toussaint sur le site de l'Eglise catholique en France.
http://www.eglise.catholique.fr/foi-et-vie-chretienne/la-celebration-de-la-foi/les-grandes-fetes-chretiennes/toussaint/toussaint2.html
Sur le site du Cybercuré:
sens de la fête de la Toussaint,
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_toussaint_sens.htm#SENS
histoire de la fête,
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_toussaint_sens.htm#HISTOIRE
liturgie de la fête,
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_toussaint_sens.htm#LITURGIE
tradition de la fête,
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_toussaint_sens.htm#TRADITIONS
documentation sur la Toussaint.
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_toussaint_sens.htm#DOCUMENTS
Sur le site du diocèse de Nanterre: prier avec les saints.
http://catholique-nanterre.cef.fr/Prier-par-l-intercession-des
Lecture
La fête de tous les saints que nous célébrons aujourd’hui est vraiment un mémorial de l’automne glorieux de l’Église. C’est la fête contre la solitude et tout isolement qu’éprouve le cœur de l’homme.
Aujourd’hui, nous devrions chanter : « Nous ne sommes pas seuls, nous sommes une communion !». Aujourd’hui il nous faudrait prendre à nouveau le chant pascal, car, si à Pâques nous contemplions le Christ vivant pour toujours à la droite du Père, aujourd’hui, grâce aux énergies de résurrection délivrées par la Pâque, nous contemplons ceux qui sont en Christ à la droite du Père : les saints. A Pâques, nous chantions que vivante était la vigne, qu’elle s’était relevée ; aujourd’hui, l’Église nous fait chanter que les sarments ont donné leur fruit, que les sarments, émondés et entés par le Père sur la vigne qu’est le Christ, ont produit une abondante vendange et que ces grappes, ces fruits de la vigne ne font qu’un seul vin : celui du royaume de Dieu.
S’il n’y avait pas les saints, si nous ne croyions pas à la communion des saints du ciel et de la terre, nous serions enfermés dans une solitude désespérée et désespérante.
Un moine de l’Église d’Occident
Prière pour la Toussaint :
Seigneur, donne-nous des saints :
pas seulement des hommes dévoués et généreux
mais des hommes de Dieu,
des hommes pour qui Dieu est tout.
Pas seulement des hommes fraternels,
attentifs à toutes les misères
mais des hommes qui ne vivent que pour toi,
des hommes qu'on ne pourrait regarder sans te voir,
qu'on ne pourrait écouter sans t'entendre.
Aie pitié de nous, Seigneur.
Nous avons besoin de saints.
Seigneur, donne-nous des saints.
Fresque, Protathon - Mont Athos
Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/11/01.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Toussaint
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/01/index.html
L'ORIGINE DE LA TOUSSAINT:
Dès le 4ième siècle les Eglises d'Orient célébraient en une fête commune tous les martyrs de la terre. Saint Éphrem composa pour cette circonstance une hymne où l'on voit qu'à Edesse cette fête était fixée au 13 mai. En Syrie, elle était placée au vendredi après Pâques. Dans une homélie sur les martyrs, saint Jean Chrysostome précise qu'il parle le premier dimanche après la Pentecôte; cet usage a été conservé jusqu'à nos jours par l'Église byzantine, qui a par une évolution normale transformé la fête des "Martyrs de toute la terre" en celle de "Tous les saints".
Le choix de ces différentes dates est significatif : on a voulu associer les saints au triomphe du Christ ou à l'effusion de l'Esprit; suivant la poétique formule de l'empereur Léon le Sage (886-911), l'Église célèbre les fleurs produites par la terre arrosées des fleuves du Saint-Esprit.
Comme souvent, l'Orient a montré la voie à l'Occident. C'est probablement le 13 mai 609 que le pape de Rome Boniface 4
(608-615), muni de l'autorisation de l'empereur Phocas (602-610), transforma le Panthéon en "une église de la Bienheureuse Marie toujours Vierge et de tous les martyrs".
Dans l'antiquité, la fête de la dédicace d'une église était considérée comme une fête du saint titulaire; c'est ainsi que la Messe de saint Michel au 29 septembre est celle qui fut composée pour la dédicace de sa basilique romaine. La dédicace de la nouvelle, église Sainte-Marie-aux-Martyrs devait donc entraîner la composition d'une Messe en l'honneur des martyrs; les oraisons en effet sollicitaient leur intercession et l'épître tirée de l'Apocalypse de saint Jean (7, 2-12) décrivait la gloire des élus de toutes les nations, réunis dans le Ciel; l'évangile racontant la visite de Jésus à Zachée (Luc., 19, 1-10) rappelait l'universalité du Salut, mais il atteignait en même temps un autre but : quand le Christ disait "Le salut est entré aujourd'hui.dans cette maison", les assistants appliquaient cette parole à la maison où ils étaient assemblés, au Panthéon qui, de temple païen, était devenu église. On n'avait encore jamais vu à Rome une telle transformation, il fallait affirmer solennellement la prise de possession par le culte Chrétien. Dès l'entrée on chantait : "Terribilis est..". "Ce lieu est terrible, c'est la maison de Dieu et la porte du Ciel, on l'appellera la demeure de Dieu". Plus audacieusement encore on osait ajouter au graduel "Ce lieu a été fait par Dieu, inestimable mystère, il est sans nul reproche". Et ces louanges n'avaient rien de déplacé : le Panthéon offre une réussite miraculeuse en sa voûte surbaissée éclairée seulement par son centre où pénètrent la lumière et le ciel; cette architecture dépouillée est d'une valeur religieuse si profonde que sa désaffectation n'a pu la lui retirer. Son aspect extérieur est peu satisfaisant depuis que, par suite de l'exhaussement du sol, il est entouré d'un fossé où les chats viennent en troupe se chauffer au soleil; mais ce défaut ne fait que renforcer l'impression produite en entrant dans ce chef-d'oeuvre parfait qui a enchanté autant l'Antiquité, le Moyen Age ou la Renaissance que les temps modernes.
Les chants et l'évangile de la Messe composée pour la dédicace de Sainte-Marie-aux-Martyrs, la première addition faite à l'antiphonaire de saint Grégoire (+ 604) appartiennent aujourd'hui au commun de la dédicace des églises, emploi qui leur fait perdre le relief particulier que leur donnait leur application à l'ancien Panthéon. Cette utilisation moderne ne doit pas faire oublier que dans la pensée de Boniface 4, le 13 mai était une véritable Toussaint; le choix de la date est révélateur: nous avons vu que dès le temps de saint Ephrem, Édesse célébrait sa Toussaint en ce jour. La fête romaine eut dès l'origine une particularité : on devait la célébrer un dimanche.
Les influences orientales se firent sentir de multiples façons au 7ième siècle : la station du vendredi dans l'octave de Pâques fut fixée à l'ancien Panthéon, ce que ne justifiait pas le propre de cette Messe plus ancienne, mais le désir de se conformer à l'usage syrien où la Toussaint était célébrée en ce jour. Enfin, au moins dans certaines Eglises de Gaule, hospitalières aux usages byzantins, le fameux passage de l'Apocalypse fut lu le premier dimanche après la Pentecôte.
Les Irlandais célébraient le 17 avril tous les martyrs du monde, le 20 tous les saints et les vierges d'Irlande, de Bretagne et d'Europe. Bien qu'on ait cru le contraire, ils n'adoptèrent la fête du 1er novembre que bien après sa parution sur le continent. Leur ancien usage concordait avec ceux d'Orient en ce sens qu'ils avaient placé leur Toussaint aux environs de Pâques.
L'idée d'une commémoraison de tous les saints devenait populaire en Occident. Par un énorme anachronisme, la légende raconta que Boniface 4 avait transporté au Panthéon 28 chariots pleins d'ossements de martyrs; en réalité les grandes translations ont commencé plus d'un siècle après, au moment où le pape de Rome Grégoire 3 (731-741) érigea dans Saint-Pierre une chapelle en l'honneur du Sauveur et de sa Sainte Mère, et y déposa "des reliques des saints apôtres, de tous les saints, martyrs et confesseurs, ainsi que des justes reposant par toute la terre". Des martyrs seuls vénérés d'abord, l'idée de la Toussaint s'étendait aux confesseurs et même à tous les justes. La fondation et l'organisation de Grégoire 3 visaient à régler les suffrages à adresser quotidiennement aux saints et non à créer une nouvelle fête en leur honneur, ce qui fut au contraire la préoccupation d'un certain Kathvulf, Anglo-Saxon qui écrivit en 775 à Charlemagne pour lui demander la réalisation de son désir. On ignore la réponse, mais peu après on enregistre une nouveauté.
Le premier archevêque de Salzbourg, Arno (785-821), dans un concile réuni en 798 à Riesbach, dressa la liste des fêtes chômées au nombre desquelles il plaça "aux kalendes de novembre la fête de Tous les saints". De ce qu'il a précisé le jour, alors qu'il a négligé de le faire pour la fête de saint Laurent, doit-on en conclure que cette précaution, superflue dans le second cas, était nécessaire pour une fête nouvelle? Arno était disciple et ami d'Alcuin avec lequel il entretenait une correspondance suivie et Alcuin lui donnait volontiers des conseils; au début de l'année 800, il le félicita d'avoir fixé la fête de Tous les saints aux kalendes de novembre "comme nous l'avions dit" et il lui recommanda de ne pas omettre de la célébrer chaque année : car si Elie avait pu ouvrir et fermer le ciel, que ne pourraient tous les saints du Nouveau Testament? Cette solennité, ajouta-t-il, doit être préparée par 3 jours de jeûne, la prière et l'aumône.
Il est curieux de constater que les sacramentaires de l'abbaye de Saint-Martin de Tours, dont Alcuin fut abbé de 796 jusqu'à sa mort en 804, sont les seuls qui encore à la fin du 9ième siècle contenaient plusieurs formulaires pour la fète de la Toussaint. Faut-il y voir une autre preuve de l'intérêt que portait Alcuin à cette fête?
Elle a de bien anciennes attestations en Angleterre, pays natal d'Alcuin, et plus spécialement à York où il fit ses études. Le calendrier de Ripon (appelé autrefois martyrologe poétique de D'Achery), qui fait place au 1er novembre à la Toussaint, date au plus tard du début du 9ième siècle, peut-être de la fin du 8ième. Serait-ce dans cette direction que nous devrions chercher l'origine de la fête du 1er novembre? Peut-être. En tout cas c'est en Angleterre et en Gaule que nous la trouvons d'abord mentionnée, en commençant par les martyrologes qui sur ce point ont une certaine avance sur les autres livres liturgiques dès la fin du 8ième siècle, elle était dans ceux de la seconde famille de Bède, puis dans Florus et dans Adon: Ce dernier, qui écrivit entre 850 et 859-860, expliqua que la Toussant célébrée à Rome le 1er novembre dès le temps de Boniface 4 (608-615) n'avait été prescrite en Gaule que par l'empereur Louis le Pieux (814-840), à la demande du pape de Rome Grégoire 4 (827-844). Une fois de plus le "vénérable et très ancien martyrologe romain" vient confirmer ce qù'Adon présente comme un vieil usage romain. Malheureusement on sait maintenant que ce "vénérable martyrologe" est un faux fabriqué par Adon lui-même et on ne trouve trace nulle part du décret de Louis le Pieux. Faut-il supposer qu'Adon n'a pu inventer ou déformer un fait presque contemporain? Ce serait mal le connaître : assistant à la diffusion de la fête de la Toussaint au 1er novembre, il a raconté pour l'expliquer une petite histoire qui ne doit pas nous inquiéter.
Sigebert de Gembloux (+ 1112) reprenant les assertions d'Adon précisa encore en plaçant l'ordonnance de Grégoire 4 et de Louis le Pieux en 835, date passée ensuite dans tous les manuels, bien qu'elle ne soit qu'une conjecture arbitraire.
Le Père Pasquale Brugnani, dans la révision du martyrologe romain de 1922, a corrigé l'annonce du 13 mai pour y introduire Grégoire 4, curieux hommage rendu à l'invention d'Adon. En fait la Toussaint s'est répandue progressivement dans l'Empire franc au milieu du 9ième siècle; Alcuin au début est une exception; à l'inverse Rodolphe de Bourges (845-866) et Walter d'Orléans (vers 871) qui l'ignorent dans leurs capitulaires sont retardataires. Rome n'a connu longtemps que sa fête du 13 mai et n'a reçu celle du 1er novembre qu'au moment où elle s'est ouverte aux influences gallicanes. La vigile est apparue en même temps que la fête. L'octave a été instituée par le pape de Rome Sixte 4 (1471-1484).
Pourquoi a-t-on choisi le 1er novembre?
L'expression "temps de Toussaint" évoque le brouillard et le froid, le début de l'hiver; les religions ont toujours aimé à marquer par des fêtes le rythme des saisons, le Christianisme n'y a pas manqué. Chez les Celtes le 1er novembre était un jour de grande solennité; faut-il en conclure que la Toussaint a été instituée pour christianiser des cérémonies chères aux Anglo-Saxons ou aux Francs? Bien que cette idée ne répugne pas, il faudrait un commencement de preuve pour l'étayer. Il est curieux de remarquer qu'en Gaule on avait, du 6ième au 8ième siècle, essayé de mettre une fête de saint au 1er novembre en lui assignant des personnages dont l'anniversaire était inconnu : saint Bénigne de Dijon, saint Ludre de Déols, saint Mathurin de Larchant, saint Austremoine d'Auvergne, saint Vigor de Bayeux, etc. Le martyrologe romain en a gardé la trace et au martyrologe hiéronymien les additions gauloises sont plus nombreuses qu'en tout autre jour.
La Toussaint complétée par la commémoraison des fidèles défunts est devenue rapidement très populaire. Les coutumes et usages qui s'y rattachent tiennent d'ailleurs autant à la dévotion aux saints qu'à la commodité de la date du 1er novembre.
Relativement tardive, la Messe de la Toussaint fut en partie composée d'emprunts, ce qui ne l'empêche pas d'être parfaitement belle : l'introït de sainte Agathe, le graduel de saint Cyriaque, l'offertoire adapté sur celui de saint Michel s'allient heureusement à l'Alleluia et à la communion tirés de textes évangéliques. L'évangile est celui des Béatitudes, choix assez clair par lui-même. De la vieille fête du 13 mai le 1er novembre n'a conservé que l'épître qui, reprise dans les antiennes de l'office, donne une magnifique vision de la gloire des élus.
Saint Amable (+ 475)
Il est fêté en Auvergne puisqu'il aurait été chantre à la cathédrale de Clermont, puis prêtre de paroisse. L'histoire qui peut être plus sûre de son existence, est moins certaine de tout ce qu'on lui a fait vivre par la suite.
L'église Saint-Amable à Riom
voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Amable
http://www.annuaire-mairie.fr/ville-riom.html
Saint Austremoine (1er s.)
Statue en bois peint dans l'église de Mozac (XVIIe - XVIIIe siècle)
Selon l'historiographe saint Grégoire de Tours, il serait l'un des sept évêques envoyés par l'Eglise de Rome, à l'époque apostolique, pour évangéliser les Gaules. L'Eglise franque avait besoin de cette origine apostolique. Quoiqu'il en soit, l'Auvergne peut célébrer son premier évangélisateur, qu'il ait vécu au 1er siècle, ou qu'il soit venu au 3ème siècle de la métropole lyonnaise, qu'il s'appelle ou non Austremoine, car il y eut bien un premier pionnier de l'Evangile.
Statue en bois peint de saint Austremoine (XVIIe siècle), église de Saint-Austremoine d'Issoire
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Austremoine_de_Clermont
Saint Bénigne Honoré comme martyr à Dijon (+ 178)
Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon
Saint Grégoire de Tours dont l'arrière-grand-père était évêque de Dijon nous évoque saint Bénigne, le "bon saint" (bénignus en latin) à partir d'une "passion" forgée autour du culte de ses reliques. Il aurait été originaire de Smyrne et connaissait saint Polycarpe, lui-même disciple de l'apôtre et évangéliste saint Jean qui l'envoya évangéliser la Gaule. Il aurait ainsi évangélisé Marseille, Autun et Langres et c'est à Dijon qu'il aurait consommé son martyre. Une célèbre abbaye bénédictine, construite en son nom, propagea son culte au Moyen Age.
"St Bénigne a été le patron de l'Eglise d'Autun avant la création du diocèse de Dijon. Les textes liturgiques se rapportant à sa fête dans la liturgie éduenne sont très différents de ceux utilisés dans le diocèse de Dijon.
Par ailleurs, en Saône et Loire, Bénigne est souvent appelé "Bérain". De nombreuses localités portent son nom." (message d'un acolyte institué)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9nigne_de_Dijon
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1860_num_21_1_445704
http://dijoon.free.fr/pagespeciale.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-B%C3%A9nigne
http://cathedrale.dijon.free.fr/
Saint Cadfan (6ème s.)
Originaire de Bretagne, il émigra au pays de Galles où il fonda plusieurs monastères. Il est aussi nommé Cadoc, Kadvaël ou Kadvoz. Un "pardon" le célèbre le 21 septembre à Gouesnach dans le Finistère. De nombreuses églises et chapelles lui sont dédiées, aussi bien dans le Finistère, dans le Morbihan que dans les Côtes d'Armor.
St Cadfan's Church
Autre biographie:
Probablement décédé à Bardsey au début du 6ème siècle. Originaire de Letavia (probablement en Bretagne, mais possiblement dans le sud-est du Pays de Galles), venu comme missionnaire au Pays de Galles, Cadfan fonda des monastères à Towyn en Merionethshire et Llangadfan en Montgomeryshire, et par la suite un centre monastique sur l'île de Bardsey (Ynys Enlli), où il fut d'abord abbé. Bardsey se développa en un grand centre de monachisme. On rapporte que pendant qu'il allait de Towyn à Llangadfan, il passa par Pistyll Gadfan, Eisteddfa Gadfa, et Llwbyr
Gadfan.
L'île Bardsey Island est encore de nos jours un endroit sauvage et isolé - exactement le genre d'endroit que les moines Celtiques aimaient pour leur retraite. Le premier monastère y fut fondé par saint Cadfan en 429. Les ruines actuelles sont du 13ème siècle et sont celles de l'abbaye Augustinienne de Sainte-Marie, bâtie sur l'emplacement du monastère originel. Avec le temps, Bardsey devint un des lieux de pèlerinage les plus populaires de Grande-Bretagne, et un grand nombre y vinrent pour y être enterrés afin d'être aussi près que possible que les innombrables saints ascètes qui y sont morts. Avec le temps, elle devint connue sous le nom de "l'Ile des 20.000 Saints." Les ossements humains y étaient si communs qu'ils étaient utilisés pour réparer les barrières!
La source sainte de Cadfan se trouve dans le cimetière à Towyn, près de sa chapelle (détruite depuis lors) où nombre de gens furent guéris des rhumatismes, scrofule et autres maladies de la peau. Elle continua d'attirer des pèlerins longtemps après la Déforme. Les bains et les cabines pour se changer furent ajoutés jusqu'à ce que cela cesse d'être utilisé vers 1894.
A l'église à Towyn, il y a un pillier appelé la "Cadfan Stone", avec une antique inscription qui marque l'emplacement de sa sépulture :
"En dessous d'un monticule similaire git Cadfan,
c'est triste que ça doive contenir les louanges de la terre.
Puisse-t'il reposer sans blâme."
Cadfan a aussi un culte actif dans le Finistère et dans les Côtes d'Armor, en Bretagne. Bien qu'en général on considère qu'il s'agit du même Cadfan (la raison pour laquelle on pense qu'il était Breton), il y a toujours quelques difficultés à établir un lien entre les 2. La question n'a jamais été tranchée. Le Cadfan Breton est le saint patron d'une église à Poullan, près de Douarnenez.
(Bénédictins, Delaney, Farmer)
L'île Bardsey Island
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ynys_Enlli
http://fr.wikipedia.org/wiki/Caudan#Onomastique
http://freespace.virgin.net/well.springs/Wellspring_of_Pilgrimage/bardsey.htm
http://www.walesdirectory.co.uk/Ancient_Churches/St_Cadfans.htm
Saint Ceitho (6ème s.)
Un des cinq frères, tous saints, de la grande famille galloise des Cunedda, auxquels une église à Pumpsant est dédiée. Lui-même fonda une église à Llangeith, dans le
Dyfed.
(10 000 saints éd:Brépols)
voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dyfed
Saint Césaire Martyr à Terracina (+ 300)
La ville de Terracina, la plage et le mont Circé, vus du temple de Jupiter Anxur
Une fête païenne voulait que chaque année un jeune homme fasse le sacrifice de sa vie en l'honneur d' Apollon. Après une cérémonie rituelle et dans " cette nudité qui est la plus grande magnificence de la beauté d'Apollon ", il devait se précipiter dans la mer pour s'y noyer. Le diacre Césaire fut témoin de cette horrible scène qu'il condamna publiquement. Arrêté, il fut lui aussi jeté immédiatement à la mer. Au moment de la conversion de l'empereur, il devint le titulaire d'une des chapelles impériales.
Autre biographie:
Diacre en Afrique, il arrive en Italie au moment où l’on prépare au sacrifice un jeune cavalier prénommé Lucien. Lorsqu’il demande au jeune homme de lui expliquer le sens de ces préparatifs, Lucien lui répond qu’il s’apprête à mourir en l’honneur d’Apollon. Jusqu’au 1er janvier, le jour prévu pour les célébrations, il demeure chez un Chrétien et passe son temps en prière, puis il assiste au sacrifice du jeune cavalier qui, selon le rituel, se jette à la mer avec son cheval. Césaire ne peut alors s’empêcher de crier son indignation et il est immédiatement arrêté puis emprisonné. Après plus d’une année d’une captivité particulièrement pénible, il est finalement enfermé dans un sac puis jeté à la mer à son tour.
voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Terracina
Saint Césaire de Clermont Evêque de Clermont (7ème s.)
Basilique Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand construite au XIIe siècle, à l'emplacement (selon la légende) d'une église du VIe siècle.
Vingt-deuxième évêque de ce diocèse, son nom figure parmi les Pères du concile de Reims en 625.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Clermont
http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Notre-Dame-du-Port
Saints Cosme et Damien
Saints Côme et Damien avec les attributs de leur profession par Hans Süss
On les fête le 26 septembre en Occident, le 1er novembre en Orient (14 novembre ortodoxe en Serbie).Saints Cosme et Damien étaient frères selon la chair et originaires de la province d'Asie (région d'Ephèse). Leur père, un noble païen, embrassa la foi chrétienne quelque temps après leur naissance. Mais sa mort prématurée laissa les deux enfants aux seuls soins de leur pieuse mère, Théodote, qui était chrétienne depuis son enfance et s'appliqua à élever ses deux fils dans la piété et l'imitation de ses vertus. Cosme et Damien furent instruits dans les diverses sciences du temps, mais ils abandonnèrent bientôt ces vaines connaissances pour se livrer à l'art médical et délivrer leurs prochains de toutes maladies et infirmités. De même que les Apôtres envoyés en mission par le Christ (cf. Mat. 10), ils reçurent le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toutes sortes de maladies sans autre remède que leur prière. Ayant reçu gratuitement la grâce du Saint-Esprit, ces nouveaux Apôtres donnaient gratuitement, soignaient sans aucune distinction les riches, comme les pauvres, les étrangers comme leurs proches, sans jamais demander quoi que ce fût en contre-partie. Leur charité était telle, qu'ils prodiguaient aussi leurs bienfaits aux animaux sans raison. Bien que versés dans la science médicale, ils n'utilisaient en guise de remède, de bistouri ou d'emplâtre que le nom vivifiant du Christ, et joignaient la prédication de l'Evangile du Salut à la guérison, si bien qu'en eux c'était le Christ-Médecin lui-même qui poursuivait son oeuvre et guérissait les âmes et les corps. On accourait de tous les horizons vers leur demeure, et chacun y trouvait guérison et réconfort dans la mesure de sa foi.
Saint Damien, le plus jeune des deux frères, s'endormit le premier dans la paix, suivi quelque temps plus tard par son frère Cosme. Par la suite, des multitudes de Chrétiens ne cessèrent d'affluer vers l'église qui avait été construite à l'emplacement de leur tombeau, au lieu-dit Féréman. Leurs précieuses Reliques et leur Icône étaient une source abondante de guérisons pour les malades qu'on y amenait et qu'on laissait séjourner plusieurs jours dans l'église au milieu des prières et des supplications. Personne ne s'en retirait sans avoir obtenu soit la guérison soit la force d'endurer avec patience et espérance la maladie permise par Dieu pour le salut de son âme.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov01.html
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4me_et_Damien
Bienheureux Conradin de Brescia (+ 1429)
Province de Brescia
Originaire de cette région du nord de l'Italie, il devint frère prêcheur à Padoue en 1413. Il fut emprisonné deux fois en raison de sa fidélité au pape, alors que l'Eglise était divisée par le schisme.
Vue sur le canal du Prato della Valle de Padoue
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Padoue
Saintes Cyrienne et Julienne (4ème s.)
Ste Cyrienne de Cilicie
toutes deux originaires de la Cilicie.
Comme Cyrienne refusait d'adorer les idoles et restait fidèle à sa virginité donnée au Christ, elle fut montée, deshabillée, sur un âne et promenée ainsi dans Tarse quatre fois. Des enfants la frappaient de coups de bâtons en mimant sur elle des scènes méprisantes, poussés par d'obscènes et grossiers soldats. La honte ne la fit pas fléchir et elle fut conduite à Rossos, non loin de là et fut brûlée vive avec sainte Julienne.
La Cilicie en tant que province de l'empire romain
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cilicie
Saint David d'Eubée (16ème s.)
Vue aérienne d'Eubée
Son père était un prêtre pieux et vertueux de Gardinitsa, sur le bord de la mer, en face l'île d'Eubée. David en suivit l'exemple et, guidé par l'évêque Acace, il se rendit d'abord à Constantinople, moine de la Grande-Laure, puis se retira sur l'île d'Euripios. Avec quelques disciples, il distribuait sans compter les biens du monastère qu'il avait fondé, que ces pauvres soient chrétiens ou musulmans. Et c'est ainsi qu'il répandit autour de lui un reflet de la présence de Dieu.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Eub%C3%A9e
Sainte Eponine * (1er s.)
La révolte batave conduite par Iulius Civilis (Gaius Julius Civilis, improprement appelé Claudius Civilis au XVIIe siècle), qui défait les légions romaines sur le Rhin en 69 (métaphore probable de la révolte des Néerlandais contre le roi d'Espagne), peint en 1613 par Otto van Veen (huile sur bois, 38 x 52 cm)
Epouse d'un officier romain,
Julius Sabinus, d'origine gauloise, elle serait devenue chrétienne et fut arrêtée avec lui et condamnée à mort parce qu'il s'était soulevé contre Rome au moment de
la révolte de Civilis en 69.
*Éponine est un prénom féminin désuet. Il provient de la même racine gauloise que le nom de la déesse gauloise Épona (figuration de la déesse-mère et déesse des chevaux) : Epos signifiant « cheval ».
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ponine#Sainte_chr.C3.A9tienne
http://fr.wikipedia.org/wiki/Julius_Sabinus
Bienheureux Ezéquiel (+ 1906)
Fotografía publicada en su biografía por Toribio Minguella y Arnedo, 1909.
Ezequiel Moreno Diaz, religieux espagnol de l'Ordre des Augustins Récollets, missionnaire aux Philippines puis en Colombie où il fut évêque de Pasto. Sa pauvreté et son souci des pauvres l'ont fait vénérer comme un saint, dès son vivant. Il fut béatifié par le pape Paul VI en 1975.
Ezequiel Moreno y Díaz, obispo de Pasto (1896-1905). Fotografía de 1898.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89z%C3%A9chiel_Moreno_y_D%C3%ADaz
http://www.banrepcultural.org/blaavirtual/revistas/credencial/octubre1993/octubre2.htm
Saints Facond et Primitif (+ v. 300)
Martyrs en Espagne. Nés dans la province de Léon, ils furent décapités à l'endroit de l'actuelle ville de
Sahagun. Une grande abbaye bénédictine y fut placée sous leur vocable et pendant des siècles les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle s'y arrêtaient pour prier sur leur tombe. Ils sont également fêtés le 27 novembre.
Voir aussi:
http://es.wikipedia.org/wiki/Facundo_y_Primitivo_m%C3%A1rtires
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sahag%C3%BAn_(Espagne)
Saint Floribert de Gand (+ 661)
ou Florbert, à Gand. Disciple de saint Amand, il en suivit le cheminement spirituel et évangélique comme Père abbé du monastère de Saint-Pierre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gand
Autre biographie:
La rivalité séculaire des 2 abbayes de Gand se traduisit par une quantité de légendes et de faux qui contribuèrent à obscurcir singulièrement leurs origines. A des translations des reliques de saint Florbert qui auraient eu lieu en 975, 1049 et 1075 à Saint-Pierre du Mont-Blandin, les moines de Saint-Bavon répondirent par une invention de reliques en 1258. Chacun des 2 monastères revendiquant l'abbé Florbert pour lui seul prétendait célébrer sa fête à son anniversaire, mais elle était placée le 1er novembre au Mont-Blandin, le 8 octobre à Saint-Bavon. Les Gueux devaient les mettre d'accord en détruisant toutes les reliques, en 1578 celles du Mont-Blandin, en 1598 celles de Saint-Bavon, sans rendre l'histoire du saint plus claire. On admet généralement aujourd'hui que saint Amand, apôtre de la Belgique au 7ième siècle, fonda à Gand 2 monastères de part et d'autre de la Lys, le plus important étant Saint-Pierre du Mont-Blandin, celui qui allait devenir Saint-Bavon n'étant qu'une dépendance du premier, les 2 gouvernés par un seul abbé Florbert ou Floribert. De son administration on ignore à peu près tout, les chartes qui le mentionnent sont fausses ou suspectes. C'est lui qui accorda une cellule à saint Bavon, qu'il assista sans doute lors de son trépas. Florbert mourut sans doute peu après, entre 650 et 660, probablement un 1er novembre, car les traditions du Mont-Blandin sont plus anciennes que celles de Saint-Bavon.
Saint Genès évêque de Lyon (+ 678)
Abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle
Genest ou Génis ou Genêt
Evêque de Lyon, il avait été prieur de
l'abbaye de Fontenelle et aumônier de sainte Bathilde, épouse du roi franc Clovis II. Devenu ministre royal lors de la régence de sainte Bathilde, il revint dans son diocèse qu'il gouverna "avec toute la vigilance et la charité d'un bon pasteur".
Plusieurs localités se sont placées sous son patronage :
Saint Genis l'Argentière-69610,
Saint Genis-Laval-69230, et plusieurs autres dans les départements du Rhône et de l'Ain.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Genis-l%27Argenti%C3%A8re
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Genis-Laval
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gen%C3%A8s_de_Lyon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Wandrille_de_Fontenelle
http://www.st-wandrille.com/
http://www.la-normandie.info/articles.php?pg=130&lng=fr
Saint Germain de Montfort (906 - 1000)
Né à Montfort en Belgique, non loin de Malines, il fit ses études de théologie à l'Université de Paris, et c'est là qu'il fut appelé par le seigneur de Menthon pour devenir le précepteur de celui qui deviendra saint Bernard de Menthon en Savoie. Entré au monastère bénédictin de Savigny, près de Talloires, il en devint prieur et termina sa vie comme reclus.
Chapelle Saint-Germain. Saint François de Sales la fit rebâtir au XVIIe non loin de la grotte où saint Germain se retira.
Talloires, Savoie.
Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/10/29/29-octobre-saint-germain-de-montfort-benedictin-au-diocese-d.html
Saint Harald Roi du Danemark (+ 986)
Le baptême d'Harald, vers 970
Roi de Danemark, il se convertit en 948 et se consacre à l'évangélisation de son royaume. Des rebelles païens le font périr d'une manière fort cruelle.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Harald_Ier_de_Danemark
Sainte Hélène de Sinope (8ème s.)
Elle était jeune fille, à peine quinze ans, quand le pacha de Sinope, une ville du Pont, la remarqua dans la rue. Sa beauté avait pour ornement sa pureté. Il la fit enlever et voulut lui porter atteinte. Devant son refus obstiné, il la garda prisonnière sous un futile prétexte. Mais elle réussit à s'échapper et à rejoindre ses parents. Le pacha, furieux, convoqua la communauté grecque qui dut s'incliner et lui livra la jeune fille. Voyant que rien ne pouvait la soumettre, il l'enferma dans un cachot humide, puis envoya deux bourreaux lui enfoncer deux clous dans le crâne. Il fit jeter son corps à la mer où il fut repêché par des navigateurs russes et désormais elle est vénérée à Thessalonique.
Crane de Sainte Hélène de Sinope
Voir aussi:
http://www.johnsanidopoulos.com/2010/04/skull-of-st-helen-of-sinope-in-slovakia.html
Saint Jacques de l'Athos Martyr (+ 1520)
L'Eglise grecque fait mémoire des néo-martyrs, Jacques, moine de l'Athos et de ses disciples, Jacques le diacre et le moine Denys. Jacques était berger puis s'en vint à Constantinople, pourvoyeur en viande de la cour ottomane. A la suite de longues discussions avec un Turc, il voulut approfondir sa foi chrétienne et c'est ainsi qu'il partit en pèlerinage pour la sainte Montagne de l'Athos où il fut un conseiller spirituel très écouté. Il quitta l'Athos pour l'un des monastères des Météores en Grèce. Quelque temps plus tard, l'évêque de Trikkala, qui ne s'entendait pas avec saint Jacques, le dénonça au gouverneur turc pour "menées subversives". Après la Sainte Liturgie, des soldats vinrent pour l'arrêter. Il les invita à prendre un repas avec lui et deux autres de ses disciples. Puis ils furent emprisonnés. Bien qu'aucune charge ne fut retenue contre eux, ils furent transférés à Andrinople où des bourreaux s'amusèrent à leur faire subir d'effroyables tortures, sans jamais ternir leur joie et leur foi en Jésus-Christ. Ils consommèrent leur martyre par pendaison.
Saint Jérôme, Valentin et Pierre Evêques et prêtre, dominicains, martyrs au Tonkin oriental (+ 1861)
Ils ont été canonisés en 1988, avec l
es martyrs du Vietnam.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/9338/Saints-Martyrs-du-Vietnam.html
À Hai Duong au Tonkin, en 1861, les saints martyrs Jérôme Hermosilla et Valentin Berrio Ochoa, évêques, ainsi que Pierre Almato Ribeira, prêtre, tous trois dominicains, décapités sur l’ordre de l’empereur Tu Duc.
Martyrologe romain
Voir aussi:
http://nouvl.evangelisation.free.fr/martyrs_du_vietnam.htm
Saint Lautein (+ 518)
L’église de Saint-Lothain est une église du Xe siècle dédiée à saint Lothain dans le village de Saint-Lothain en Franche-Comté.
ou Lothain. D'une famille sénatoriale, il préféra quitter le monde et, à vingt-sept ans, il entra au monastère de Saint Symphorien dans le diocèse d'Autun. Comme il aspirait à un plus grand détachement, il traversa la Saône au pied des Monts Jura où il se construisit un ermitage dans cette région alors désertique. Une localité rappelle cette présence, Saint-Lothain-39230. Sa vie est émaillée de merveilles que la piété des fidèles n'avait de cesse d'embellir tant était grande leur admiration pour les faits et gestes d'un tel serviteur de Dieu.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_de_Saint-Lothain
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Lothain#Histoire
Saint Lézin Evêque d'Angers (6ème s.)
Église Saint-Lézin
Cette église est la seule du département à être placée sous le vocable de saint Lézin, évêque d'Angers au VIe siècle. Au XIIe siècle, ses reliques sont ramenées à Angers en présence des évêques de Rennes et du Léon. L'église primitive remonte probablement à cette période riche, dans les environs, en constructions religieuses, comme à l'abbaye de Boquen et de Saint-Aubin, au prieuré de Jugon et du Saint-Esprit. L'édifice est reconstruit à la fin du XIXe siècle. Il ne conserve du bâtiment antérieur que le bénitier du XVe siècle, à mascaron et motifs trilobés, situé dans la nef.
http://fr.topic-topos.com/eglise-saint-lezin-dolo
Il fut d'abord le connétable du roi Clotaire, puis gouverneur des provinces armoricaines. Il vint habiter à Angers qui en était alors la capitale. Il remplit toutes ces fonctions avec conscience, habileté et honnêteté. Puis, un beau jour, il changea d'orientation et se retira pour devenir moine dans l'abbaye de Châlonne. C'est là qu'à la mort de l'évêque d'Angers, les angevins se souvenant de lui, le tirent du monastère et l'élisent pour être leur évêque. Il mit au service de l'Eglise les qualités dont il avait fait la preuve durant son gouvernement civil.
Une localité perpétue sa mémoire : Saint Lézin-49120.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-L%C3%A9zin
Un internaute nous écrit:
"D'après l'abbé Louis Tardif, auteur de "Saint Lézin, évêque d'Angers", ce saint a vécu au 6° siècle et non au 7°.
Il serait né entre 530 et 540.
J'habite St-Lézin et je connais l'histoire du Saint patron de mon village, dont les habitants sont les Liciniens (du latin Licinius)"
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Saint-L%C3%A9zin_d%27Angers
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Croix_d%27Angers
Saint Ludre (IVe siècle)
Le tombeau de Saint Ludre
Fils du sénateur païen Léocadius, il voit le jour à Déols (environs de Bourges) dans le Berry mais décède alors qu’il est encore enfant, peu de temps après avoir été baptisé (il porte encore les blancs vêtements du néophyte). Les détails de sa vie sont inconnus, mais il a fait l’objet d’un culte important au diocèse de Bourges au Moyen-Âge. Une église lui est dédiée à
Déols.
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ols
Voir aussi:
http://www.cosmovisions.com/monuDeols.htm
Saint Marcel de Paris Evêque de Paris (4ème s.)
Saint Venance Fortunat en écrivant sa vie précisait: "La plupart de ses actions ont été dérobées par la jalousie du temps." Ce qui ne l'empêche pas de citer quelques faits merveilleux de sa douceur et de sa miséricorde à l'égard des pécheurs. Il dit également de lui: "Il s'appliquait avec une ferveur admirable à toutes les fonctions de sa charge, à la conversion des pécheurs, à l'instruction des ignorants, à la visite des malades, au secours des prisonniers. Il travaillait à entretenir l'amitié entre tous ses fidèles." Celui qui fut un des grands évêques de Paris naquit dans une humble famille, près du Petit-Pont, non loin de Notre-Dame. L'histoire retient de saint Marcel qu'il présida le concile qui se réunit à Paris en 360-361. Les évêques des Gaules y proclamèrent solennellement leur foi en la divinité du Christ telle que l'avait définie le premier concile de Nicée en 325. Saint Hilaire de Poitiers, revenu d'exil, participait à ce concile, lui qui avait été un des plus ardents défenseurs de la foi de Nicée face à l'arianisme. Cependant au travers des épisodes "légendaires" comme celui du dragon qu'il combat, nous entrevoyons sa personnalité: "Il rassemble le peuple de la Cité et marche à sa tête." L'administration romaine n'existe pratiquement plus, ébranlée par les invasions barbares. Saint Marcel prend le relais des institutions défaillantes. Il s'oppose aux bandes armées, il assainit les marais des bords de la Bièvre, il est proche des petites gens qui sont encore païens pour la plupart. "La vitalité de Paris et de son Eglise, dans les siècles qui suivent, repose en grande partie sur son oeuvre."
"Neuvième évêque de Paris. Notre église, comme notre quartier, porte le nom de cet évêque de Paris, mort en 436, qui avait lui-même choisi, pour lieu de sépulture, un emplacement situé à l'angle sud que forment aujourd'hui le boulevard Saint-Marcel et l'avenue des Gobelins, en bordure de l'ancienne voie romaine.
... Son tombeau devint rapidement un lieu de pèlerinage et les chrétiens de Lutèce prirent l'habitude de dire "On va à Saint-Marcel"... Saint Marcel demeure, avec Saint Denis et Sainte Geneviève, l'un des trois protecteurs de Lutèce. Ses reliques sont contenues dans un reliquaire placé sous la tribune de notre église."
(source: paroisse Saint Marcel - Paris)
http://paroisse.saintmarcel.free.fr/histoire06.htm
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_de_Paris
Sainte Marie l'Esclave (+ v. 300)
Une tradition veut qu'une jeune esclave d'un patricien romain fut martyrisée par son maître parce qu'elle resta fidèle au Christ lors de la persécution de Dioclétien. On ne sait rien d'autre d'elle.
Saint Mathurin de Larchant Martyr, vénéré en Gatinais (4ème s.)
Statue de Saint Mathurin dans l'église de Tessy-sur-Vire
Un moine parisien découvrit son existence en 875 et l'introduisit dans le martyrologe. Cent ans après, on lui composa une biographie qui le fit originaire de Larchant près de Fontainebleau, disciple de saint Polycarpe de Smyrne, ami de la famille impériale lors d'un séjour à Rome. Il retourna se faire enterrer dans son village. Lorsque les chanoines de Notre-Dame de Paris prirent possession de Larchant en 1004, ils découvrirent des reliques que nul n'avait trouvées depuis plusieurs siècles. Les pèlerinages devinrent alors célèbres. Ils lui dédièrent une église dans Paris.
Autre biographie:
Le père de Mathurin se nommait Marin, et sa mère Euphémie; ils demeuraient dans le Gâtinais, au diocèse de Sens, dans une terre appelée Liricant et maintenant Larchant (Seine-et-Marne, arrondissement de Fontainebleau, canton de La Chapelle-la-Reine), au diocèse de Meaux.
Marin était un idolâtre si zélé, qu'il ne fit point difficulté de recevoir des empereurs la charge de poursuivre et d'exterminer les Chrétiens. Il eut ce fils pour le bonheur de sa famille et pour la gloire de son pays; il ne manqua pas de lui inspirer de bonne heure les principes sacrilèges de sa religion. Mais Dieu préserva Mathurin de cette impiété. Son histoire porte qu'un saint évêque de Sens, nommé Polycarpe, ayant trouvé son coeur disposé à recevoir la semence de l'Evangile, lui en donna la première intelligence et l'instruisit si parfaitement de tout ce qu'il devait savoir des mystères de notre Foi, qu'il le mit, à 12 ans, en état de recevoir le Baptême. On ne trouve point ce nom dans les catalogues que l'on nous a donnés des évêques de cette église; mais il faut avouer qu'il en manque aussi beaucoup, puisque, depuis saint Savinien et saint Potentien, qui on ont fondé le siège, on n'en marque qu'un (Léonce) jusqu'à Séverin, qui a souscrit au concile de Cologne en 346.
La grâce du Baptême fit en même temps de si grands effets dans l'âme de Mathurin, qu'il parut tout embrasé de l'amour de Jésus-Christ. Il passait les jours et les nuits en jeûnes, en veilles et en prières, et il frappait continuellement à la porte de la divine Miséricorde pour en obtenir la conversion de ses parents. Son oraison fut bientôt exaucée. Euphémie, étonnée de la vertu de son fils, n'eut pas de peine à accepter la doctrine du Salut qu'il lui proposa; et Marin, qui eut un songe mystérieux, dans lequel il vit son fils qui conduisait beaucoup de peuple, comme un pasteur conduit des troupeaux, reconnut l'abondance des faveurs célestes dont il était prévenu, et consentit à avoir part à la grâce du Baptême qu'il avait reçue. Polycarpe vint à leur maison, et ayant achevé de les instruire, il leur conféra, à l'un et à l'autre, le sacrement de la régénération spirituelle. Ainsi Mathurin fut spirituellement le père de ceux qui lui avaient donné la vie; et Marin, de persécuteur des Chrétiens, en devint l'asile, le soutien et le protecteur.
Cependant notre saint jeune homme, croissant toujours de vertu en vertu, fut jugé digne par les fidèles d'être leur prêtre, et dès lors son évêque le mena au sacerdoce ministériel. Et à l'âge de 20 ans, il fut ordonné prêtre et il commença à célébrer la sainte Messe. Il reçut en même temps le don des miracles et un si grand pouvoir sur les démons, qu'il n'y avait point d'énergumènes qu'il ne délivrât facilement. D'ailleurs, Dieu lui donna une facilité merveilleuse d'expliquer les vérités de notre Foi et de les persuader à ses auditeurs : ce qui fit que Polycarpe lui ordonna de prêcher l'Evangile et d'annoncer aux peuples le grand mystère d'un Dieu crucifié. On ajoute que, dans un voyage que cet évêque fit en Italie, d'où il ne revint point, il lui laissa la charge de tout son diocèse, et que Mathurin s'en acquitta avec un zèle et une piété admirables.
Après plusieurs années on l'appela à Rome pour y délivrer la fille d'un prince, laquelle était violemment tourmentée par un démon. Il y alla, et son voyage eut tout le succès que l'on prétendait. Il y délivra encore plusieurs autres possédés; et, dans les 2 ans qu'il y demeura, il acquit, par ses prédications et par ses miracles, un grand nombre de serviteurs à Jésus-Christ. Enfin, l'heure de sa récompense étant venue, il mourut en paix et avec le seul désir du martyre, quoique ce fût dans le plus grand feu des persécutions. Sa mort arriva à Rome le 1er novembre, mais on ne fait sa fête à Paris que le 9 de ce mois. ? Dans les images de saint Mathurin, on voit souvent près de lui des chaines ou des menottes suspendues en manière d'ex-voto, parce qu'on l'invoquait pour la délivrance des démoniaques, fous furieux, etc... Par allusion à son voyage à Rome dont nous avons parlé, on le représente habituellement bénissant une femme , taudis que le démon s'échappe par la bouche ou par le crâne de la patiente. ? Dans plusieurs images populaires , les pots et les plats d'étain accompagnent souvent saint Mathurin et saint Fiacre, qui étaient à Paris les patrons des fabricants potiers.
On invoque saint Mathurin pour la guérison de la folie, de l'épilepsie, de la possession, et des personnes qui sont affligées de frayeurs et de terreurs paniques. C'est encore par analogie que saint Mathurin est le patron des bouffons, dont le métier et de faire les fous ou les niais.
CULTE ET RELIQUES.
Mathurin avait témoigné dans sa maladie qu'il souhaitait que son corps fut transféré à Larchant, en Gaule française. Quelques personnes pieuses, qui avaient reçu des grâces particulières par son intercession, entreprirent de l'y transporter. On dit que ce dépôt sacré reposa quelques temps à Paris, dans une maison qui était autrefois hors de la ville, et qu'il s'y fit tant de miracles, que l'on y bâtit une chapelle en son honneur.
Ces saintes reliques furent ensuite portées à Sens et de là à Larchant; les miracles continuant tojours, on y bâtit une église si magnifique, qu'elle ne cédait pas aux plus beaux édifices de son temps. Les Calvinistes l'ont ruinés dans leur rébellion contre les abus de l'Eglise de Rome, s'en prennant aussi à l'Etat; il n'en reste plus que des débris, objet de l'admiration universelle. La tour, autrefois élevée de 90 m., demeure encore presque tout entière debout. La chapelle de la Vierge et le choeur sont assez bien conservés; le reste, exposé aux ravages des temps, s'écroule tous les jours. La Révolution détruisit le culte de saint Mathurin comme les Calvinisme avaient détruit son église. Ses reliques furent jetées au vent; il n'en reste plus qu'on petit ossement dont l'authenticité n'est pas très-certaine. Le temps n'est plus où toutes les paroisses, de 10 lieues à la ronde, venaient en procession au sancturaire du Saint; ce pèlerinage est presque entièrement tombé. L'église paroissiale de la ville de Moncontour, en Bretagne, possède un ossement de saint Mathurin, renfermé dans un buste d'argent. Il se fait chaque année, à son occasion, un grand concours de pèlerins aux fêtes de la Pentecôte.
Nous avons enrichit le récit du père Giry de renseignements dûs à l'obligeance de m. le curé de Larchant, et de détails puisés dans les "Caractéristiques des Saints", du père Cahier.
Voir aussi pélerinage à Larchant.
http://saintmathurin77.cef.fr/
et prières à saint Mathurin
http://saintmathurin77.cef.fr/pages/prier.htm
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mathurin_de_Larchant
http://pagesperso-orange.fr/damien.jullemier/sts/st-mathurin-i.htm
Saint Niño Alvarez Pereira frère de l'Ordre des Carmes (+ 1431)
Nunez Alvarez de Pereira naquit à Bomjardin au Portugal. Élevé à la cour du Portugal, connétable à vingt-trois ans, il défendit son pays contre les armées du roi de Castille. Soldat dans l'armée royale il combattit durant les guerres de l'indépendance. Père de famille devenu veuf de bonne heure, il prit, à soixante-deux ans, l’habit de frère chez les carmes à Lisbonne et mena une vie pauvre et cachée dans le Christ.
A voir: "Le connétable don Nuño Alvarès Pereira fut à la fois un grand chef militaire et un saint."
Béatifié par Benoît XV en 1818.
(site Notre Dame de Fatima)
http://www.fatima.be/fr/fatima/portugal/nuno.php
Nuno de Sainte-Marie Alvares Pereira (1360-1431), est un religieux portugais de l'Ordre des Carmes.
Canonisé par Benoît XVI le 26 avril 2009.
Saint Omer Evêque de Thérouanne, en Flandre (+ 667)
Saint Omer dans l'église d'Orval
Né sans doute en Normandie il était moine à Luxeuil avec saint Bertin que nous avons fêté récemment, quand, en 637, le roi Dagobert l'envoya comme évêque à Thérouanne dont les habitants étaient redevenus païens. Saint Omer rechristianisa l'Artois et la Flandre. Avec saint Bertin, il fonda l'abbaye de Sithiu devenue abbaye Saint Bertin et berceau de la ville de Saint Omer. Il y recrutait ses missionnaires. Devenu aveugle vers la fin de sa vie, il répondait à ceux qui l'en plaignaient :"Ne prenez point souci de mes yeux. Dieu s'en occupe et il sait mieux que moi ce qui me convient."
Il est noté au 1er novembre du martyrologe romain.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Audomar
Bienheureux Paul Navarro (+ 1622)
Carte de la préfecture de Nagasaki avec la région de Shimabara en foncé
et ses compagnons martyrs, Pierre Almato, Pierre Onizuko, postulant jésuite et un jeune serviteur japonais. Paul Navarro était italien. Devenu jésuite en 1587, il fut d'abord envoyé en Inde où il fut ordonné prêtre, puis au Japon. Avec eux, il fut condamné à être brûlé vif à
Ximabara, refusant de renier Jésus-Christ.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9bellion_de_Shimabara
Saint Profuturus (+ 402)
Evêque de
Pavie.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pavie
Bienheureux Rainier d’Arezzo Franciscain (+ 1304)
Né à Arezzo, en Italie, religieux de l’Ordre des Mineurs, il brilla par son humilité, sa pauvreté et sa patience. Il mourut à Borgo San Sepolcro en Ombrie.
Saint Romble prêtre au Château-Gordon (5ème s.)
Saint Romble fonde au Ve siècle un couvent à Gordon sur le lieu qui sera l'abbaye de Saint Satur.
http://catholique-bourges.cef.fr/monuments/cher/satur.htm
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Satur
Bienheureux Rupert Mayer (+ 1945)
Buste de Rupert Mayer
Allemand, ordonné prêtre, il rejoint les jésuites et fonde à Rothenburg la congrégation de Marie. Surveillé par la police, il fut arrêté en 1938 et enfermé dans le camp de Sachsenhausen près de Münich où il meurt en 1945.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Rupert_Mayer
Saint Séverin de Tivoli (+ v. 699)
Moine bénédictin puis ermite dans la région de
Tivoli en Italie, il fut très vite honoré comme un saint et ses reliques furent élevées sur les autels quelques années après sa mort.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tivoli
Saint Spinule (7ème siècle)
A
Moyenmoutier, au diocèse de Toul, aujourd'hui de Saint-Dié, saint Spinule.
C'est une bien jolie légende que celle de saint Spinule. Un seigneur nominé Bégon lui ayant donné un domaine, saint Hidulphe y construisit une celle qu'il dédia à la sainte Croix et où il plaça un de ses meilleurs disciples, Spinule. La celle de Bégon (Bégoncelle) prit par la suite le nom de Saint-Blaise. Spinule y mourut et saint Hidulphe fit rapporter son corps dans le cimetière de l'abbaye près de la chapelle Saint-Grégoire. Pendant l'enterrement éclata un orage épouvantable qui déracina des arbres sans éteindre les cierges des moines.
Les miracles se multiplièrent au tombeau de Spinule, les pèlerins accoururent en foule, on découvrit des sources très salées qui attirèrent les commerçants, il y eut bientôt un mouvement tel que saint Hidulphe s'inquiéta sérieusement. Il se rendit donc sur la tombe de Spinule et lui dit : "Nous rendons grâces à Dieu, frère Spinule, parce que nous croyons que tu reposes dans la région de la paix et que nous avons confiance que tu peux beaucoup auprès du Seigneur. Nous savons aussi que tu sais comment et pourquoi nous avons abandonné le tumulte des peuples pour venir dans cette solitude. Nous te prions donc, toi qui jouis de la tranquillité, d'avoir pitié de nous qui sommes encore ballottés sur la route de la mort. Si nous sommes harcelés par la foule, nous nous éloignons beaucoup de notre projet et, bien que ce soit par la grâce du Seigneur que ces bienfaits arrivent ici, nous craignons de grands périls pour nos âmes. Arrête donc les foules et implore pour nous le Seigneur afin que nous sentions sa grâce, que ces contraintes disparaissent et que nous puissions observer les voeux de notre profession". Et les miracles cessèrent, les moines vécurent en paix, tandis que de nouvelles donations affermissaient le temporel de l'abbaye.
Ce récit se trouve dans la Vie de saint Hidulphe Biblioth. hag. lat., n. 3495; dans H. Belhomme, Hist. Mediani in monte Vosago monasterii, Strasbourg, 1724, p. 58-61; Acta sanct., 11 juillet, t.3, p. 223-224), qui date au plus tôt du 10ième siècle, puis dans les compilations postérieures : il est bien difficile de délimiter histoire et légende.
Dans le courant du 11ième siècle, le corps de saint Spinule fut placé dans la nouvelle église de Moyenmoutier. En 1104, il fut transporté dans le nouveau prieuré de Belval à Portieux (Vosges). En 1647, la majeure partie de ces reliques furent emmenées à Nancy au prieuré Sainte-Croix qui devint en 1711 l'abbaye Saint-Léopold; en 1736, ce qui était resté à Belval fut rapporté à Moyenmoutier.
La fête était primitivement au 1er novembre, la translation au 11 juin. Le diocèse de Saint-Dié célèbre au 6 novembre saint Spinule dont le culte n'a pas eu beaucoup d'importance - seule l'église de Belval le reconnaissait pour patron.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Spinule
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moyenmoutier
Bienheureux Théodore Romzsa évêque et martyr (+ 1947)
Né en 1911 à Velykyj Bychkiv au Sud-Ouest de l'Ukraine.
Sous le régime soviétique, il resta sans relâche fidèle à l’Église catholique et, après une tentative d’assassinat au cours d’une visite pastorale, il fut empoisonné par la police d’État à Mukachiv en Ukraine.
Béatifié à Lviv par Jean-Paul II le 27 juin 2001.
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_academies/cult-martyrum/martiri/001.html#2001
Voir aussi:
http://en.wikipedia.org/wiki/Theodore_Romzha
Saint Valentin Berrio-Ochoa martyr (+ 1861)
Dominicain espagnol, il fut tout d'abord envoyé comme missionnaire aux Philippines, puis au Vietnam, où il fut nommé vicaire apostolique en 1858. Arrêté, il fut décapité en même temps que saint Jérôme Hermosilla. Il a été canonisé en 1988, avec les martyrs du Vietnam.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/9338/Saints-Martyrs-du-Vietnam.html
Voir aussi:
http://elchicodelostejados.blogspot.com/2010/05/vidas-ejemplares-042.html
Saint Vigor évêque de Bayeux (+ 537)
Statue de Saint Vigor à Saint-Vigor-des-Monts (Manche)
Un saint évêque qui se dévoua corps et âme au service de l'Eglise de Bayeux. Originaire de l'Artois, il fut élevé " dans la maison " de saint Vaast, évêque d'Arras, dont le rayonnement entraîna Clovis, le roi des Francs, vers le Christ. A sa manière et pour la gloire de Dieu, saint Vigor transmit dans son diocèse le dynamisme et la force évangélique de son père spirituel. Il fut longtemps vénéré au monastère fondé par Eudes le frère de Guillaume le conquérant au 11ème s. et qui lui donna son nom.
Plusieurs localités normandes perpétuent sa mémoire : Saint-Vigor-des Mézerets-14770, Saint Vigor le Grand-14440, de même que plusieurs autres dans les départements de l'Eure, de la Seine-Maritime et de la Manche.
Autre biographie:
Fils d’une famille de la noblesse de l’Artois, il est confié au monastère d’Arras pour y être éduqué sous la direction de Saint-Vaast. Devenu adulte, il quitte sa région pour mener une vie d’ermite mis