Saint Maxime Martyr à Rome (+ 260)
Voir
Saint Valérien.
http://nominis.cef.fr/contenus/saint_9951.html
Saint Ardelion (4ème s.)
Martyr. Il était comédien, et, comme ce fut le cas pour plusieurs autres bateleurs, il fut touché par la grâce, alors qu'il parodiait en public les mystères chrétiens. Devant tous les spectateurs, il se proclama réellement chrétien. Ceux-ci, furieux, demandèrent et obtinrent sa mort sur un bûcher.
Saint Aristarque (1er s.)
Il appartenait au groupe des soixante-douze disciples du Christ, avec saint Pudens et saint Trophime que l'on fête également aujourd'hui dans les Eglises d'Orient. Saint Aristarque fut disciple de saint Paul
(Lettre aux Colossiens. 4. 10)
http://www.aelf.org/bible-liturgie/Col/Lettre+de+saint+Paul+Ap%C3%B4tre+aux+Colossiens/chapitre/4
comme saint Pudens et saint Trophime
(2ème lettre à Timothée. 4. 20 et 21)
http://www.aelf.org/bible-liturgie/2Tm/Deuxi%C3%A8me+lettre+de+saint+Paul+Ap%C3%B4tre+%C3%A0+Timoth%C3%A9e/chapitre/4
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril14.html
Saint Bénezet Confesseur - Constructeur du Pont d'Avignon (+ 1184)
tombe de Saint Bénézet - Eglise Saint Didier - Avignon
ou Benoît.
Ses parents étaient pauvres, très pauvres, et leur seule richesse était en Dieu. Le petit Benoît, d'où le surnom de Bénezet, perdit son père très jeune et dut garder les troupeaux pour permettre à sa famille de survivre.
Les légendes lui font traverser le Rhône d'une manière originale et racontent son intervention près des échevins pour qu'existe un pont. De là vient l'histoire de la construction du pont d'Avignon. La corporation des "frères pontifes" commença les travaux. Ils avancèrent lentement à cause des crues et du débit du fleuve et saint Bénezet n'en vit pas la fin.
Mais tout le temps qu'il vécut, il secourut les pauvres tout en y travaillant et, ses miracles, selon la tradition, multiplièrent les pierres.
Vie de saint Benezet sur le site Internet du diocèse d'Avignon.
http://diocese-avignon.fr/spip/Saint-Benezet
Autre biographie:
Fils d’un couple modeste de la Savoie (ou de l’Ardèche selon d’autres sources), Bénézet est employé comme berger sur les bords du Rhône. Un jour, alors qu’il est âgé de 15 ans seulement, se produit une éclipse du soleil qui l’effraie autant que ses moutons ; puis soudain une voix douce jaillit des ténèbres et lui demande de bâtir un pont sur le fleuve, au niveau de la ville d’Avignon. Bénézet déclare qu’il ne peut pas laisser son troupeau sans surveillance ; la voix lui répond alors qu’elle enverra un ange pour en prendre soin pendant qu’il s’acquittera de sa mission. Il part alors demander l’aide de l’évêque ; ce dernier, sceptique, lui impose une épreuve : transporter (en présence de nombreux témoins) une énorme pierre (qui pèse plusieurs tonnes) à l’endroit où doit être bâti le pont. Bénézet soulève alors miraculeusement le rocher et le dépose dans le lit du fleuve en déclarant qu’il constituera la pierre de fondation du pont. Plusieurs miracles se produisent à la suite de ces événements et Bénézet reçoit l’aide nécessaire pour bâtir son pont. Il n’a cependant pas la chance de voir l’accomplissement de son œuvre puisqu’il décède deux ans avant que le pont soit achevé (1163-1184). Pour en savoir un peu plus sur le pont… et sur sa célèbre chanson : Personnages célèbres de la Provence
On demande à Saint-Bénézet d’intervenir pour trouver le moyen de traverser un cours d’eau.
Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-14.htm#benezet
http://www.horizon-provence.com/pont-avignon/saint-benezet.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_B%C3%A9nezet
http://www.avignon-et-provence.com/personnages-provence/saint-benezet/
http://www.mairie-avignon.fr/fr/culture/musees/pont.php
Sainte Bérénice Vierge et martyre (4ème s.)
Ste Berénice était d'une noble famille d'Antioche. Pendant la persécution de Dioclétien contre les chrétiens, elle s'enfuit avec sa mère et sa soeur à Edesse. Dénoncées par leur père elles sont arrêtées et emmenées par des soldats vers Hiéraple. Pendant le trajet, pour échapper aux violences des soldats elles se jettent dans un fleuve et se noient.
L'Eglise orthodoxe les fête le 4 octobre et l'Eglise latine le 14 avril.
Saint Bernard de Thiron (+ 1117)
ou Bernard d'Abbeville.
Avec Robert d'Arbrissel dans le Maine-Anjou, Pierre de l'Etoile en Berry, Vital en Normandie et Raoul de la Fustaie en Bretagne, il fut l'un des animateurs du mouvement monastique au 11ème siècle, en fondant dans une forêt du diocèse de Chartres un monastère qui devint, plus tard, le centre d'une congrégation bénédictine. Originaire d'Abbeville dans le Nord de la France, il se fit moine à Saint Cyprien près de Poitiers, se préoccupa de l'abbaye de Saint Savin dont les moines se conduisaient d'une manière peu monastique. Il y rétablit l'austérité, mais il lui fallait en même temps éviter de se laisser absorber par la tentaculaire abbaye de Cluny afin de respecter l'originalité de sa Congrégation bénédictine dans l'Ouest de la France. Au 17ème siècle, elle s'agrégea à la Congrégation de Saint Maur.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_de_Tiron
http://pagesperso-orange.fr/grandmont/
http://www.mairie-thiron-gardais.fr/
Saint Christophe Martyr (+ 797)
Monastère Mar Saba ou laure de Saint-Sabas
Il était d'origine perse et se convertit. Après avoir reçu le baptême, il entra au
monastère de Saint-Sabas. Dénoncé par un chrétien apostat auprès du tribunal des Sarrasins, comme ayant abandonné l'Islam, il fut condamné à être décapité.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_Mar_Saba
Saint Dimitrios (+ 1803)
Martyr. Originaire du Péloponnèse, il quitta très jeune la maison familiale pour devenir maçon itinérant puis apprenti chez un coiffeur turc de Tripolis en Grèce. Petit à petit, il renia sa foi et, sous les pressions constantes de ses compagnons de travail, il se convertit à l'Islam sous le nom de Mehmed. Il entraîna son frère dans la même apostasie. Peu à peu, il retrouva la foi en Jésus-Christ tout en restant au service de ses maîtres. Quand il le put, il s'enfuit à Smyrne, entra dans le monastère de Kydonia. Mais il avait le remords de son reniement public et il voulut laver son péché dans le sang de son martyre. Il retourna à Tripolis et là, devant son ancienne échoppe, se fit connaître comme chrétien. Malgré les instances de ses anciens maîtres, il persista, fut arrêté, condamné à mort et eut la tête tranchée par trois coups de sabre. Après les deux premiers coups, il dit :"Souviens-Toi de moi, Seigneur !"
Saint Jean Martyr à Vilnius en Lituanie (+ 1342)
Entrée du monastère et de l'église orthodoxe du Saint-Esprit de Vilnius
et ses compagnons martyrs à Vilnius en Lituanie, saint Antoine et saint Eusthate. Le pays était encore païen et ils reçurent en secret le saint Baptême. Après avoir hésité dans le témoignage de leur foi, ils témoignèrent publiquement de Jésus-Christ et furent pendus l'un après l'autre au même chêne. Ils sont vénérés au
monastère orthodoxe du Saint Esprit tout autant par l'Eglise catholique romaine que par l'Eglise orthodoxe.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_orthodoxe_du_Saint-Esprit_de_Vilnius
Saint Lambert de Lyon Evêque (+ 688)
Confesseur et évêque.
Il occupa longtemps un poste important à la cour du roi Clotaire III. Puis, il décida de prendre l'habit monastique à Fontenelle. Il succéda en 666, comme abbé, au fondateur saint Wandrille, puis, il fut élu
évêque de Lyon à la mort de saint Genès.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Lyon
Bienheureuse Lidwine de Schiedam vierge (+ 1433)
Lydwine ou Ludwine, mystique hollandaise.
Originaire de Schiedam en Hollande, elle naquit dans une famille modeste. Jusqu'à quinze ans, elle fut bien portante. En patinant sur la glace, elle se blessa et dut s'aliter. A partir de ce jour, elle dut rester couchée et les abcès, les névralgies, la gangrène furent désormais son lot.
Elle connut cette vie de souffrance durant 30 ans. En contrepartie, Dieu lui accordait ses faveurs célestes, extases et ravissements. Tant était grand le bonheur qui en découlait pour elle, qu'elle se tenait pour être une femme vraiment heureuse.
Les reliques de Sainte Ludwine sont conservées au Carmel Saints Joseph et Anne, rue de Lausanne 22 - 1060 Bruxelles.
Le relevé des reliques à la Cathédrale n'est pas terminé mais le principal des reliques de Sainte Ludwine se trouve au carmel.
(source: Secrétariat de la Cathédrale des Saints Michel et Gudule, Bruxelles).
Des internautes nous signalent:
Ste Lydwine est née en Hollande en 1380; Elle vécut 37 ans de souffrances."
- "La fête locale de cette sainte hollandaise Lidwina de Schiedam aux Pays-Bas est le 14 juin, et j'ai cru comprendre que la majeure partie de ses reliques sont rendues à son lieu natal Schiedam!"
Autre biographie:
Sainte Lidwine (1380-1433)
Issus d'ancêtres nobles, mais tombés dans la pauvreté, les parents de Lydwine n'avaient pas pour cela hésité à élever neuf enfants, huit garçons et une fille. Celle-ci, venue au monde la cinquième, le 18 mars 1380, était une enfant gracieuse et forte, d'une avenante beauté. Quand, à quinze ans, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage, elle dit à ses parents: "Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes." Dieu la prit au mot. À la suite d'une chute où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit; elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles. Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le "mal des ardents" qui dévora ses chairs jusqu'aux os. À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre. Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années. À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation.
Ce fut le mardi de Pâques 1433 que Lydwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté; il exhalait un parfum plus suave que jamais.
J.M. Planchet, Vies des Saints, édition 1946, p. 152-153
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lydwine_de_Schiedam
Saint Pierre Gonzalès Surnommé saint Elme, frère prêcheur (+ 1246)
Pierre Gonzalès est né en 1190 à Astorga. Chanoine, il entre ensuite chez les Dominicains.
Il remporte un grand succès comme prédicateur et de nombreuses conversions s'en suivent.
Il réforme la Cour de Ferdinand III.
Il évangélise les pauvres et les matelots, va jusque sur leurs bateaux.
Il meurt le 15 avril 1246.
Béatifié par Innocent IV
Invoqué par les mariniers sous le nom de Saint Elme ou Saint Telme.
Elme serait une déformation d'Erasme.
Autre biographie:
Pierre Gonzalez naquit, l'an 1190, dans la ville d'Astorga, en Espagne, d'une famille distinguée. Son oncle, évêque de Palencia, charmé de ses talents, le pourvut d'un canonicat et le fit ensuite nommer doyen du Chapitre de sa cathédrale. Le jour de sa prise de possession, Gonzalez, naturellement vaniteux, voulut traverser la ville sur un cheval superbement paré. C'est là que la Providence l'attendait : sa vanité se repaissait des applaudissements de la foule, quand le cheval se cabra, renversant dans la boue l'orgueilleux cavalier, au milieu des huées de la populace. Cette humiliation fut un coup de la grâce. Pierre se releva tout confus, et dit à haute voix : "Puisque le monde se moque de moi, je me moquerai de lui à mon tour." Il tint parole. Dans la solitude, le jeûne et la prière, il dompta son orgueil et devint un modèle de pénitence et d'humilité.
Décidé à rompre entièrement avec le siècle, il se démit de sa dignité pour se faire humble enfant de Saint-Dominique et employer ses talents à gagner des âmes au Ciel. Il passait la plus grande partie des nuits à méditer, à prier, à étudier, et consacrait le jour à instruire les fidèles. Les libertins fondaient en larmes à ses sermons, et venaient à ses pieds avouer leurs désordres : il fut l'instrument d'une multitude de conversions.
Le roi d'Espagne Ferdinand III voulut attacher Gonzalez à sa personne et l'emmener partout avec lui, même à la guerre. Le saint religieux profita de la confiance du prince pour procurer la gloire de Dieu et il vint à bout de réformer bien des désordres, vivant toujours à la cour ou dans les camps, avec la même austérité et la même régularité que dans le cloître. Quelques seigneurs licencieux résolurent de le perdre et gagnèrent à prix d'argent une courtisane pour le séduire. Gonzalez, comprenant les intentions de la malheureuse, allume un grand feu et se place au milieu, enveloppé de son manteau. À la vue de ce prodige, la misérable tombe à genoux et se convertit sincèrement ; les seigneurs qui l'avaient gagnée en firent autant. Cependant, malgré toutes les sollicitations du roi, Gonzalez quitta la cour : ayant assez fait pour les grands, il aspirait à instruire et à consoler les pauvres habitants des campagnes. Il passa le reste de sa vie à les évangéliser, avec un incroyable succès : les montagnes les plus escarpées, les lieux les plus inaccessibles, la grossièreté ou l'ignorance des populations enflammaient sa charité ; des miracles accompagnaient ses paroles et leur faisaient porter de merveilleux fruits, surtout parmi les marins espagnols. Un jour qu'il prêchait, le démon souleva un orage épouvantable, et la foule s'enfuyait déjà cherchant un abri, quand Gonzalez, par un grand signe de Croix, divisa les nuages, de sorte qu'il ne tomba pas une goutte d'eau. Il délivra très souvent par miracle des matelots qui avaient imploré son secours dans le danger. Pierre Gonzalez connaissant, par révélation, sa fin prochaine, voulut se retirer à Compostelle, pour y mourir entre les bras de ses frères en religion ; mais il tomba gravement malade à Tuy où il prêchait le carême, et y mourut le jour de Pâques, l'an 1246, à l'âge de cinquante-six ans. Ses reliques reposent dans la cathédrale de cette localité. Saint Pierre Gonzalez, connu en Espagne sous le nom de saint Elme, est représenté marchant sur les eaux et tenant une flamme. Cette flamme désigne le feu de saint Elme. Il est quelquefois représenté avec cette flamme sur le front. Il est le patron des marins.
Réf.: Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, 1932, p. 164-165
Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/15/index.html
Sainte Tomaide (5ème s.)
Martyre pour avoir refusé les désirs impudiques de son beau-père.
Saints Valérien et Tiburce, Martyrs à Rome (+ 260)
Fiancé à Sainte Cécile, converti par elle le jour de leur mariage, Saint Valérien fut baptisé par le pape Urbain à qui il avait professé sa foi : "Un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout et en nous tous " (Eph 4).
Il fut condamné à mort avec Tiburce, parce qu'ils donnaient une sépulture aux chrétiens massacrés; avant leur supplice, ils convertirent Maxime, chargé de les exécuter. Tous trois (Valérien, Tiburce et Maxime) sont fétés le même jour.
Les Églises font mémoire...
Coptes et Ethiopiens (6 barmüdah/miyazya) : Marie l’Egyptienne (Église copte) ; Adam et Eve (Église éthiopienne)
(Voir ci-dessous)http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_l%27%C3%89gyptienne
Luthériens : Simon Dach (+ 1659), poète en Prusse orientale
http://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Dach
Maronites : Aristarque , Pudens et Trophime, apôtres ; Pacôme de Glédin (+1724), évêque (Église roumaine) ; Jean Sciavteli (XII-XIIIe s.) ; Euloge Salos (XIIIe s.), moine (Église géorgienne)
Syro-occidentaux : Baselios mar Yaldho (+1685), catholicos (Église malankar)
Syro-orientaux : Justin (+ env. 165), martyr (Église malabar)
MARIE L’ÉGYPTIENNE (+522) moniale
Le 6 du mois de barmüdah, l’Église copte fait mémoire de Marie l’Egyptienne, pénitente dans le désert de Palestine.
Les faits historiques sur cette ascète d’origine égyptienne se réduisent à l’existence de la tombe d’une sainte solitaire en terre palestinienne ; mais les Vies légendaires qui furent écrites à son sujet eurent, en Orient aussi bien qu’en Occident, un impact extraordinaire.
La plus célèbre et la plus ancienne à la fois, traduite dans toutes les langues de la chrétienté, est attribuée à Sophrone de Jérusalem : Zosime, moine dans une laure du Jourdain, va vivre le carême au désert et y rencontre une femme hâlée par le soleil, revêtue de sa seule chevelure. Zosime lui remet un manteau pour se couvrir ; alors Marie lui raconte son histoire. D’origine égyptienne, elle a fui sa maison pour vivre de façon dissolue à Alexandrie. En quête de nouvelles aventures, elle s’était jointe à quelques pèlerins qui se rendaient à Jérusalem. Arrivés dans la Cité Sainte, selon Sophrone, une force mystérieuse l’empêcha de pénétrer dans le Saint Sépulcre. Devant une icône de la Vierge, il fut révéla à Marie le chemin de pénitence qu’elle aurait à accomplir. Elle s’en alla avec trois pains dans le désert, et y vécut pendant quarante sept ans.
Zosime fut l’unique être humain que Marie eût rencontré dans le désert, et c’est lui qui l’ensevelira, aidé par un lion, l’année suivante, quand il reviendra le Jeudi saint pour lui porter l’eucharistie.
Dans les Églises byzantines, Marie l’Egyptienne est le modèle de la pénitente, l’image du penthos (« douleur ») qui devrait être partie intégrante de la conversion de tout croyant : on fait mémoire d’elle à la fin de chaque Ode et elle est célébrée avec solennité le cinquième dimanche de carême.
Lecture
Le jour pointait à peine, je passai de l’autre côté du Jourdain et demandai à la Sainte Vierge qu’elle m’emmenât où bon lui semblait. C’est alors que je parvins dans ce désert et depuis lors jusqu’à ce jour je me suis toujours éloignée dans ma fuite et la seule attente de mon Dieu ; lui qui sauve petits et grands qui à Lui se convertissent.
(Pseudo-Sophrone de Jérusalem, Vie de sainte Marie l’Egyptienne, 18)
Prière
En toi, ô mère, l’image de Dieu s’est réalisée sans défaut. Prenant la croix, tu as suivi le Christ. Par tes oeuvres tu as enseigné à mépriser la chair qui passe et à n’être occupé que de son âme, créée immortelle. Aussi ton âme, bienheureuse Marie, goûte désormais la joie des anges.