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Nom du blog :
jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
17.12.2010

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Saints d'Avril

Les saints du jour (21 Avril)

Publié le 20/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Anselme de Cantorbéry Archevêque, docteur de l'Eglise (+ 1109)

Recontre de saint Anselme et de la comtesse Mathilde devant saint Grégoire VII.
Romanelli. XVIIe.

Originaire du Val d'Aoste, il veut se faire moine alors qu'il a 15 ans. Mais son adolescence le fait changer d'avis : la vie mondaine lui semble plus amusante et attirante, plaisant à tous et à toutes. A la mort de sa mère, il quitte son père dont le caractère était invivable et gagne la France "à la recherche du plaisir". Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre en même temps ses études. Et c'est ainsi qu'à 27 ans, sa vocation de jeunesse se réveillera à l'abbaye du Bec en Normandie où il était venu simplement pour étudier, attiré par la renommée de cette école dirigée par Lanfranc. A peine moine profès, le voilà choisi comme prieur, n'en déplaise aux jaloux. Mais sa douceur gagnera vite les coeurs. Il est élu abbé et mènera de front cette charge et une intense réflexion théologique : selon lui, puisque Dieu est le créateur de la raison, celle-ci, loin de contredire les vérités de la foi, doit pouvoir en rendre compte. A cette époque, des relations étroites existaient entre l'abbaye du Bec et les monastères anglais proches de Cantorbery. En 1093, lors d'une visite de ces monastères, saint Anselme se retrouve élu évêque de Cantorbery. Son attachement à l'indépendance de l'Eglise contre les prétentions des rois d'Angleterre lui vaudra plusieurs exils. Il aspire à retrouver la paix du cloître, mais le pape ne l'autorise pas à quitter sa charge. C'est donc au milieu des tracas occasionnés par sa réforme de l'Eglise d'Angleterre qu'il mène à bien l'oeuvre théologique qui lui vaudra le titre de "Docteur magnifique".
Un internaute nous signale:
En 1O58 Anselme arrive à Avranches comme enseignant à l'école épiscopale mais surtout comme précepteur du jeune Hugues, fils du vicomte avec lequel il se lie d'une grande amitié qui durera toute sa vie; Hugues devenu comte de Chester et homme politique ils seront ensemble influents près du roi notamment pour le mariage écossais d'Henri Ier dont ils sont les auteurs '(grd mère d'Henri II)

Autre biographie:
ANSELME D’AOSTE (vers 1033-1109),moine et pasteur
A Canterbury, en 1109, meurt Anselme d’Aoste, moine et pasteur. Anselme était né à Aoste vers 1033. Peu après ses vingt ans, il quitta sa ville natale et voyagea pour connaître les monastères et les centres spirituels de son temps. Arrivé à l’Abbaye du Bec, en Normandie, il fut profondément frappé par sa rencontre avec l’abbé Lanfranc, grand érudit, qui le convainquit de rester au Bec pour s’y faire moine.
Anselme, depuis longtemps déjà passionné des disciplines philosophique et théologique, trouva dans l’austère quiétude de la Normandie l’humus idéal pour approfondir ses études.
En quête d’une meilleure intelligence de la foi, Anselme affronta les questions théologiques selon une méthode nouvelle, qui trouvera son plein épanouissement dans la scolastique médiévale.
Devenu prieur et abbé du Bec, il fut appelé en 1093 à succéder, là encore, à Lanfranc comme archevêque de Canterbury. En qualité de primat de l’Église d’Angleterre, malgré son amitié personnelle avec le roi, Anselme se battit pour la liberté de l’Église contre les ingérences du pouvoir politique et par deux fois il fut contraint à l’exil.
Malgré les contradictions qu’il a subies, la vie et l’enseignement d’Anselme sont imprégnés d’une paix et d’une joie profondes, fruit de sa contemplation de Dieu et de son mystère ; Anselme est animé de cette douce compassion pour les souffrances du Christ qui, diffusée plus tard par les cisterciens, sera à l’origine d’un jaillissement nouveau et plein de richesse dans l’histoire de la spiritualité en Occident.

Lecture

En vérité, Seigneur, ceci est la lumière inaccessible où tu habites, et il n’en est pas d’autre qui pénètre cette lumière pour t’y voir tout entier. C’est donc pour cela que je ne la vois pas, car elle est trop forte pour moi, et cependant tout ce que je vois, je le vois par elle, comme l’œil infirme voit tout ce qu’il voit dans cette lumière du soleil qu’il ne peut contempler dans le soleil lui-même. Mon intelligence ne peut l’atteindre, ne peut la soutenir, car elle brille trop, et l’œil de mon âme ne peut pas supporter de s’y appliquer longuement. Il est ébloui par la splendeur, vaincu par l’amplitude, confondu par la grandeur. Ô lumière suprême et inaccessible, ô vérité entière et heureuse, que tu es loin de moi qui suis si près de toi ! Que tu es loin de mon regard, tandis que je suis si présent au tien ! Tu es partout présente tout entière et je ne te vois pas. Je me meus en toi et suis en toi, et je ne puis m’approcher de toi. Tu es en moi et autour de moi, et je ne te sens pas.
(Anselme, Proslogion).

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-21.htm#anselm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anselme_de_Cantorb%C3%A9ry
http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20000630_anselmo_fr.html
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/21/index.html



Saint Anastase Higoumène au Mont-Sinaï (7ème s.)

Vue du sommet du Mont Sinaï

Il était né à Chypre avant l'arrivée des Arabes. Il fit peut-être des études de médecine comme semble en témoigner sa culture médicale. Il se fit moine au Mont-Sinaï. Mais à cette époque, la profession monastique en Orient, même en cette époque troublée, n'est pas un obstacle aux voyages comme nous le constatons par bien d'autres saints pèlerins. On le trouve à Damas et en Egypte. De passage à Alexandrie, il s'intéresse aux controverses théologiques et défend la foi du concile de Chalcédoine : le Christ est vrai Dieu et vrai homme. Arrive le tourbillon de la conquête arabe qui bouleverse la société chrétienne. Anastase encourage les chrétiens des régions conquises à rester fidèles à leur foi. Beaucoup de chrétiens sont déportés par les conquérants vers des régions insalubres. Saint Anastase et d'autres moines se dévouent auprès d'eux, partageant leurs épreuves et les réconfortant. Nous avons de lui un traité de christologie et une catéchèse populaire où s'expriment son ouverture d'esprit et sa profondeur théologique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Sina%C3%AF



Saint Anastase d'Antioche (+ 599)
En fait nous commémorons aujourd'hui deux patriarches d'Antioche. Tout d'abord, saint Anastase Ier, originaire de Palestine qui fut un des ardents défenseurs de l'orthodoxie en face de l'hérésie monophysite. Il se lia d'amitié avec le Pape saint Grégoire le Grand qu'il connut lorsque ce dernier était légat du Pape à Constantinople auprès du Patriarche et ils échangèrent plusieurs lettres où saint Grégoire soutenait saint Anastase qui connaissait quelque dépit de voir que le Patriarche de Constantinople voulait prendre le titre de "patriarche oecuménique."
Souvent confondu avec Anastase le Sinaïte.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_primats_de_l%27%C3%89glise_orthodoxe_d%27Antioche



Saint Apollonius Martyr (+ v. 186)

Martyre de saint Appollonius. Juan de Carrion. XVe.

Patricien romain, il fut sommé de rendre raison de la foi qui était la sienne. Comme c'était un personnage considérable et des plus cultivés, les philosophes vinrent écouter le rapport qu'il lut devant le Sénat. Il fut traité avec beaucoup d'égards, mais ce rapport lui valut un procès où il affirma "prier Dieu tous les jours pour l'empereur qui règne sur la terre par la seule volonté divine."

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/18/index.html



Saint Conrad de Parzham Frère capucin (+ 1894)

Confesseur. Jusqu'à l'âge de trente ans, il travailla avec ses parents dans leur ferme de Parzham en Basse-Bavière. Puis il alla se présenter au couvent des Capucins qui desservaient le célèbre sanctuaire marial de Notre-Dame d'Altötting. Ils le reçurent comme frère convers ou laïc vivant au monastère. Ils firent de lui le portier du couvent pendant 44 ans, accueillant avec sourire et patience fournisseurs, visiteurs et pèlerins. Beaucoup de religieux et de religieuses reconnurent qu'ils devaient leur vocation grâce à quelques-unes des paroles tombées de ses lèvres quand ils venaient en pèlerins ou en commerçants. Un bénédictin curieux a calculé qu'en raison de quarante coups de sonnettes par jour, saint Conrad dut accomplir près de 500.000 actes de vertu dans sa vie d'accueil.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Conrad_de_Parzham
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_mineurs_capucins



Bienheureux Jean Saziari Tiers-Ordre de saint François (+ 1371)
Né vers 1327, Giovanni Saziari, agriculteur laïc, prit l'habit religieux du Tiers-Ordre de saint François à Callium dans les Marches et fut un exemple par la simplicité de la sainteté de sa vie quotidienne. Béatifié le 9 décembre 1980 par Jean-Paul II.



Saint Maëlrub (+ 722)

La péninsule d'Applecross vue depuis le loch Carron.

Descendant des princes de Niall, il est ordonné prêtre à l’abbaye de Bangor. Il se rend ensuite en Écosse pour évangéliser les Pictes. Il fonde une église à Applecross, sur l’île de Skye. Selon la légende, à l’âge de 80 ans, il aurait été massacré par des pirates norvégiens qu’il tentait de convertir.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bangor_%28Irlande_du_Nord%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/Applecross



Saint Maximien (+ 434)
Il était originaire de Rome et fut ordonné prêtre à Constantinople par le patriarche Sisinius lui-même. Sinisius eut pour successeur Nestorius dont la doctrine hérétique sur la personne du Christ fut ardemment combattue par saint Maximien. Le concile d'Ephèse condamna Nestorius et, deux ans plus tard furent proclamées la totale divinité et la totale humanité du Christ Jésus. Saint Maximien fut alors élu pour le remplacer comme patriarche de Constantinople, à la grande joie du pape de Rome,saint Célestin. Saint Cyrille, patriarche d'Alexandrie, attribua la restauration de l'unité de l'Eglise aux prières et à l'activité de ce sage pasteur.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1570/Saint-Celestin-Ier.html
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1398/Saint-Cyrille-d-Alexandrie.html



Saint Román Adame Rosales, prêtre et martyr mexicain (+ 1927)
Il est né en Teocaltiche, Jalisco (diocèse de Aguascalientes) 27 Février 1859.
Durant la persécution contre l’Église dans ce pays, il exerça son ministère en cachette dans des maisons et des fermes, aidant les malades, tentant d'éduquer les enfants. Dénoncé, il fut arrêté et fusillé à Nochistlan, sur le territoire de Guadalajara au Mexique.
Canonisé le 21 Mai 2000.
Voir aussi Saints Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10187/Saints-Crist%25F3bal-Magallanes-et-ses-24-compagnons.html
"Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons, martyrs au cours des trente premières années du XXème siècle. La majeure partie appartenait au clergé séculier et trois d'entre eux étaient des laïcs profondément engagés dans l'assistance aux prêtres. Ils n'abandonnèrent pas le courageux exercice de leur ministère lorsque la persécution religieuse s'accrut sur la terre mexicaine bien-aimée, déchaînant la haine contre la religion catholique. Tous acceptèrent librement et sereinement le martyre comme témoignage de leur propre foi, pardonnant de façon explicite à leurs persécuteurs. Fidèles à Dieu et à la foi catholique enracinée dans les communautés ecclésiales qu'ils servaient, promouvant également leur bien-être matériel, ils sont aujourd'hui un exemple pour toute l'Eglise et pour la société mexicaine en particulier."
Homélie du pape Jean-Paul II.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/documents/hf_jp-ii_hom_20000521_canonizations_fr.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Guadalajara_%28Mexique%29#Personnalit.C3.A9s_n.C3.A9es_.C3.A0_Guadalajara



Saint Siméon Catholicos perse (+ 345)
Le nombre des chrétiens était grand en Perse au IVème siècle, mais l'empereur Sapor pendant son long règne de 310 à 380, confondit l'empire romain et la foi chrétienne. Il y eut ainsi trois grandes persécutions, dont l'une condamnait les chrétiens à devenir esclaves. Saint Siméon écrivit à l'empereur. Ce pourquoi il fut arrêté, chargé de chaînes et traîné de Séleucie jusqu'à Suse. Le vieil évêque fut mené devant l'empereur lui-même qui le condamna à être décapité. Il fut tiré de la prison en même temps qu'une centaine d'autres chrétiens, prêtres et évêques et furent tués, les uns après les autres, saint Siméon le dernier pour avoir refusé d'adorer le soleil.



Saint Wolbodon (+ 1021)

L'abbaye bénédictine de Saint-Laurent au XVIIIe siècle, gravure de Saumery.

Confesseur. Il était chanoine d'Utrecht quand il fut élu évêque de Liège en Belgique. Il sut résister aux prétentions de l'empereur germanique.

Autre biographie:
Wolbodon fut prince-évêque de Liège de 1018 au 21 avril 1021. Désigné par l'empereur Henri II, il serait originaire de Lotharingie ou de Flandre et il était ancien prévôt de l'église Saint-Martin d'Utrecht, puis chapelain à la cour de l'empereur. Dès son accession au trône épiscopal, Wolbodon, considéré comme le véritable fondateur de l'abbaye de Saint Laurent, ordonne la reprise des travaux que Notger avait interrompus. Il fera appel aux moines bénédictins pour occuper l'abbaye, et laissera une fortune destinée à la poursuite du chantier. Il sera enterré dans sa chère abbaye.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Laurent_de_Li%C3%A8ge
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%AAque_de_Li%C3%A8ge



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Anselme, abbé du Bec, archevêque de Canterbury, maître de la foi

Catholiques d’occident : Anselme, évêque et docteur de l’Église (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (13 barmüdah/miyazya) : Josué et Joseph, moines et martyrs (Église copte)

Luthériens : Anselme de Canterbury, docteur de l’Église en Angleterre

Orthodoxes et gréco-catholiques : Janvier, évêque de Bénévent, et ses compagnons, (+ env.305), martyrs ; Théodore de Pergé (IIe s.), martyr (Église melchite).
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril21.html

Les saints du jour (20 Avril)

Publié le 19/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Bienheureuse Odette Moniale au Brabant (+ 1158)

Abbaye de Bonne-Esperance

ou Ode.
Née dans une illustre famille du Brabant, en Belgique, ses parents voulurent la marier malgré elle. Traînée devant l'autel, elle répondit au prêtre "Non, pas du tout" au moment de déclarer si elle consentait à prendre pour époux le chevalier Simon que ses parents lui destinaient.
(Une internaute nous signale qu'à la question habituelle : "Voulez-vous prendre pour époux ..." elle ne se contenta pas de dire seulement :"non, pas du tout", mais ceci : "Puisque vous cherchez avec tant de sollicitude à savoir si je suis disposée à accepter ce jeune seigneur pour époux, apprenez que ne ne veux accepter ni lui, ni un autre; mon amour et ma foi sont engagés à Jésus Christ".)
Pour éviter tous les autres prétendants attirés par sa beauté, elle se coupa le nez, entra chez les religieuses de Prémontré, au couvent de Bonne-Espérance, à Rivroelles ou Rivreuilles en Belgique, dont elle devint la prieure. C'est là qu'elle meurt, à moins de vingt-cinq ans.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Brabant
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Bonne-Esp%C3%A9rance



Sainte Agnès de Montepulciano Moniale italienne (+ 1317)

Dominicaine de Montepulciano en Italie dont sainte Catherine de Sienne louait les vertus lorsqu'elle s'entretenait avec le Seigneur (Dialogue 149 de Sainte Catherine.) et qu'elle vénérait après la mort de l'humble dominicaine.

Autre biographie:
Sainte Agnès naquit à Graciano-Vecchio, en Italie, en 1268, de parents suffisamment fortunés et très bons chrétiens. Dès l'âge de 9 ans elle entre chez les Religieuses du Sac à Montepulciano, où on lui confiera bientôt la charge d'économe; à 17 ans elle dirige la construction du couvent à Procéna, où par le bref pontifical elle devient abbesse; à 32 ans elle revient à Montepulciano pour y fonder un couvent de Soeurs Dominicaines, où elle sera prieure. Elle meurt le 20 avril 1317, à l'âge de 49 ans. Son corps, miraculeusement préservé de la corruption du tombeau, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano. Elle fut béatifiée par Clément VIII en 1608 et canonisée par Benoît XIII en 1726.
Sainte Agnès est avant tout une âme contemplative. Pour elle, Dieu c'est le Bien-Aimé: elle Lui manifeste une amitié sans réserve, une tendresse sans limite, une confiance sans borne; Il la comble de faveurs extraordinaires, répond empressément à ses désirs et satisfait même ses moindres caprices. Aussi la représente-t-on caressant l'Agneau de Dieu qu'elle tient dans ses bras et dont elle porte le nom.
À 4 ans, à l'âge où les enfants ne savent que jouer, sainte Agnès cherchait la solitude pour mieux prier; à 9 ans, à l'âge où déjà les parents fiançaient leur fille, elle obtient de ses parents d'entrer en religion pour être, elle aussi, à son Bien-Aimé. Désormais, sa vie ne sera plus qu'une continuelle oraison.
Un jour qu'elle fut longtemps ravie en extase, l'heure de la Messe passa sans qu'elle ne s'en aperçut. Revenue à elle-même, elle se mit à pleurer de ne pouvoir ce matin-là recevoir son Bien-Aimé. Jésus lui envoie alors porter la Sainte Communion par l'Ange qui L'avait assisté dans Son agonie. C'est encore cet Ange qui viendra lui annoncer les souffrances et la mort qu'elle aura à endurer: "Prends ce calice, ô bien-aimée du Christ, lui dira-t-il, bois comme Lui jusqu'à la lie". Elle prendra la coupe, et la videra, lui semble-t-il, toute entière.
La vie s'en allait, et les religieuses, la voyant mourir, la suppliaient de demander sa guérison. "Si vous m'aimiez vraiment, leur répondit-elle, vous vous réjouiriez de ma mort, puisque je m'en vais à mon Bien-Aimé. Je vous serai plus utile au Paradis qu'ici; ayez confiance, je serai toujours avec vous". Quelques instants après, levant les yeux et les mains vers le Ciel, elle dit avec un sourire ravissant cette dernière parole: "Mon Bien-Aimé est à moi, je ne Le quitterai plus".
René-M. Groleau, O.P., Saints Dominicains, p. 17-18.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agn%C3%A8s_de_Montepulciano



Saint Alexandre Confesseur (+ 1479)

Le monastère vu du lac

Ce paysan refusa de se marier pour entrer au monastère de Saint-Cyrille du Lac Blanc en Russie. Il fonda même le monastère d'Ochevensk dans le diocèse d'Olonetz. Son humilité envers tous, sa douceur vis-à-vis des pauvres qui souvent l'importunaient, son accueil des visiteurs et la visite des prisonniers qu'il soutenait, firent de lui un modèle pour les moines et les laïcs qui le rencontraient.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_de_Kirillo-Belozersky



Saint Athanase d'Antioche (7ème s.)

Monastère Sainte-Catherine

Nous le fêtons le même jour que son prédécesseur, saint Athanase Ier; il était originaire du monastère Sainte-Catherine au Sinaï. Il connut les émeutes d'Antioche, en 609, lorsque l'empereur Phocas tenta d'imposer le baptême aux juifs nombreux dans cette ville. Les révoltés s'emparèrent du saint Patriarche, le mutilèrent puis le traînèrent attaché par une corde jusqu'au bûcher où ils firent brûler son corps.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_Sainte-Catherine_du_Sina%C3%AF



Saint Athanase des Météores Confesseur (+ 1380)

Jamais il ne parla de ses origines. Son histoire commence lorsque les "latins" de la compagnie catalane qui envahit la région, s'emparèrent d'Athènes. Il partit à Thessalonique pour fuir les envahisseurs occidentaux. Il était trop pauvre pour se payer des études, mais bien des professeurs l'acceptèrent gratuitement en raison de son intelligence. Puis il partit pour la Crète et se mit à l'école de saint Grégoire le Sinaïte. Là encore, il dut partir, craignant les incessantes invasions turques. Il se fixa à Kalambaka en Thessalie, dans la solitude du lieu célèbre des "Météores" où sa sainteté attirait les fidèles qui venaient prendre conseil de lui.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril20.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kalambaka
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thessalie



Saint Caedwalla de Galles (+ 689)
Fils du roi Ceawlin de Wessex, il doit s’exiler pour un moment mais revient pour réclamer son droit au trône. Devenu à son tour Roi du Wessex il agrandit son territoire par les conquêtes. À la suite d’une défaite qu’il subit à l’île de Wight, il se convertit, abdique et se rend à Rome pour y être baptisé par le pape Saint-Serge, mais il décède dix jours plus tard.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ceawlin



Saint Gabriel (+ 1690)
Martyr. Ses parents étaient d'humbles paysans de la région de Bialystock en Russie. Il avait six ans lorsqu'il fut enlevé pour un rituel païen de sacrifice d'enfants vivants. Ce qui le fit vénérer comme martyr par les fidèles orthodoxes en raison de sa mort innocente.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bialystock



Saint Gaucher (+ 1130)
Il coopéra à la fondation de l'Ordre bénédictin de Grandmont. Ses vertus le firent vénérer dans le diocèse de Versailles.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grandmont



Bienheureux Géraud de Salles confesseur (+ 1120)

La fontaine de Saint-Giraud, Chantecorps

ou Giraud.
Seigneur de Salles, près de Bergerac en Dordogne, il n'avait ni la vocation religieuse ni celle du mariage. Il consacra sa fortune, qui était immense, à fonder des abbayes. Il finit sa vie terrestre dans l'une d'elles, à Aurillac, comme simple servant de messe.
"Giraud de Salles, originaire du Périgord où il naquit vers 1055, fonda dans l’Ouest de la France tout un ensemble d’établissements érémitiques puis monastiques, au début du XIIème siècle."
Pour en savoir plus, site internet de l’abbaye cistercienne Notre-Dame des Châtelliers
http://www.ph-michaud.com/AbbayedesChatelliersGirauddeSalles.htm

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9raud_de_Salles
http://www.ph-michaud.com/Chatelliers.htm



Sainte Grimonie (4ème s.)
Au IVème siècle, une jeune princesse irlandaise fuyant le paganisme de son pays fut martyrisée en ce lieu où on éleva une chapelle ... Capella ... La Capelle, fêtée début septembre.
Voir L'église Ste Grimonie de La Capelle (02260).
http://diocesedesoissons.cef.fr/_dioceseparois/_paroisses/_vervins/leonjeandehon.html
"Trois Fêtes solennelles sont célébrées chaque année à Lesquielles, le 20 avril, anniversaire du Martyre ; le mardi de la Pentecôte, jour de la translation de ses Reliques de la Capelle à Lesquielles ; la troisième, le 7 septembre, en mémoire de l'élévation de son corps par l'Evêque romain Anselme."
(source: Maison-Russie)
http://www.maison-russie.fr/invites/icone/saints_fetes/textes/grimonie.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grimonie



Sainte Hildegonde (+ 1188)
ou Frère Joseph, vierge.
Originaire des environs de Cologne, elle s'était travestie pour suivre son père en Terre Sainte et avait pris le nom de "Frère Joseph". Son père mourut à Tyr au moment de se réembarquer. Elle rentra seule au pays natal, tout en restant "frère Joseph". L'évêque de Cologne lui confia des papiers secrets pour le pape. Elle les emporta à Rome dans son bâton de pèlerin. De retour en Allemagne, elle se fit moine à l'abbaye de Schonau près de Heidelberg, donnant pendant trois ans tous les signes de la sainteté. Elle mourut le mercredi de Pâques. On découvrit que frère Joseph était une femme quand on lava son corps pour la dernière demeure terrestre. Le Père abbé en fut quitte pour parler devant les moines de "frère Joseph, servante de Dieu" et, sans broncher, il mit au féminin tout ce qui était au masculin dans les prières des obsèques monastiques.



Saint Hugues (+ 928)

Abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe

Confesseur. Il était remarquable par sa connaissance des lettres et des sciences humaines. Mais il préféra la connaissance de Dieu. Il se retira d'abord au monastère de Saint-Savin de Gartempe en Poitou, puis établit la règle monastique à Saint-Martin d'Autun. Promoteur infatigable de l'observance bénédictine, il fut le conseiller de Bernon pour jeter les fondements de l'abbaye de Cluny. Mais c'est à Anzy-le-Duc qu'il donna les dernières années de sa vie. Liébaud, riche seigneur de cette région du Charolais, lui ayant donné un vaste domaine, il y construisit un hôpital en même temps que le prieuré, car les pauvres ne pouvaient, à ses yeux, être négligés : ils étaient une présence du Christ.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Savin-sur-Gartempe



Saint Marcellin d'Embrun Evêque (+ 374)

Evêque d'Embrun. Avec saint Dominus et saint Vincent, il était venu d'Afrique pour évangéliser les Alpes françaises. Il construisit à Embrun une église qu'il fit consacrer par saint Eusèbe de Verceil qui lui conféra le sacre épiscopal. On raconte beaucoup de miracles opérés durant son vivant. Il fut surtout soucieux de combattre l'arianisme et dut souvent s'enfuir pour échapper aux fonctionnaires impériaux chargés de l'arrêter.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/528/Saints-Vincent-et-Domnin.html
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/267/Saint-Eusebe-de-Verceil.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcellin_d%27Embrun
http://fr.wikipedia.org/wiki/Embrun_(Hautes-Alpes)
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/20/index.html



Saints Martyrs Anglais (+ 1602)
Saint Francis, saint Thomas, saint Robert, tous prêtres catholiques qui furent mis à mort sur l'échafaud de la place Tyburn, à Londres, pour avoir défendu l'Eglise romaine au temps de la reine Elisabeth.



Saints Sulpice et Servitien martyrs à Rome (+ v. 117)
ou Servilien. Ils auraient été convertis par Sainte Flavia Domitilla et, comme ils refusaient d'adorer les dieux, ils furent décapités pendant la persécution de Trajan, empereur de Rome, entre 98 et 117. Ils furent déposés au second milliaire sur la voie Latine.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1110/Sainte-Flavia-Domitilla.html



Saint Théodore Trichinas Confesseur (4ème s.)
Moine à Constantinople, le surnom accollé à son nom rappelle ses austérités. Quel que soit le temps, il n'avait pour habit qu'une rugueuse tunique de crin qui lui valut d'être appelé "Trichinas" "au cilice de crin". Sa sainteté émerveillait ceux qui l'approchaient.



Saint Théotime Philosophe devenu prêtre, puis évêque de Thomes, en Scythie (Asie Mineure) (5ème s.)
Confesseur. Païen d'origine, il se rendit particulièrement célèbre par sa connaissance de la philosophie grecque, réhaussant cette science d'une pratique rigoureuse du christianisme, à partir du moment où il découvrit la vérité dans les Evangiles. Devenu évêque de Thomes en Scythie, il fut de ceux qui empêchèrent qu'on ne condamnât toute l'oeuvre d'Origène pour les quelques erreurs qu'elle contenait..

Autre biographie:
St-Théotime le Philosophe Philosophe converti au christianisme, il est nommé évêque de Tomes, en Scythie. Désireux d’étendre la foi chrétienne, il traverse le Danube, débute son travail d’évangélisation des tribus de la région du Danube, et réussit à gagner le respect de ces peuples barbares grâce à sa grande sainteté. Ami de Saint-Jean Chrysostome, il défend également Origène lorsque Saint-Épiphane, l’évêque de Salamine, demande la proscription de tous ses écrits (+ 407)



Les Églises font mémoire...

Coptes et Ethiopiens (12 barmüdah/miyazya) : Alexandre (+ env. 250), évêque de Jérusalem (Église copte)

Luthériens : Johannes Bugenhagen (+ 1558), Réformateur en Allemagne du Nord

Maronites : Nathanaël le Juste, apôtre

Orthodoxes et gréco-catholiques : Théodore Trichinas (Ve s.), moine ; Athanase des Météores (+ 1383), moine (Église grecque) ; Théotime de Tomi (IV-Ve s.), évêque (Église roumaine)

Syro-occidentaux : Awgen d’Egypte, importateur du monachisme dans la région de Nisibe.



AWGEN (Eugène) moine IVe s.,
Les Églises de tradition syriaque font aujourd’hui mémoire de Awgen (Eugène), père de tous les moines d’Orient.
Selon la tradition, Awgen était un pécheur de perles égyptien qui avait pris la décision de devenir moine dans le monastère de Pacôme. Puis Awgen quitta l’Égypte, avec 28 disciples (ou 70 selon une autre source) pour l’Orient. Arrivé à Nisibe, il s’établit sur le mont Izla, transmettant la tradition monastique égyptienne au christianisme de langue syriaque.
Au-delà des récits traditionnels, il semble que la présence près de Nisibe de colonies monastiques égyptiennes se vérifie historiquement dès le IVe siècle, et certains des compagnons de Awgen, mentionnés dans les récits hagiographiques, sont des fondateurs de monastères ayant réellement vécus dans l’Église d’Orient.
Awgen est rappelé dans les calendriers assyriens et chaldéens le premier vendredi de la Dédicace, tout comme le 12 octobre et le 21 novembre. La date d’aujourd’hui est la plus répandue chez les syro-occidentaux.

Les saints du jour (19 Avril)

Publié le 18/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Sainte Emma de Sangau Veuve à Gürk (+ 1045)

Sainte Emma faisait l'aumône.

Sa mère était, parait-il, une femme insupportable. Son père ne vint jamais à bout de cette mégère et il reporta toute son affection sur sa fille qui avait toutes les vertus. Il lui fit épouser un mari charmant, le comte Ludger, dont elle eut deux fils. L'un d'entre eux, saint Meinwerk, devint évêque de Paderborn. Veuve, elle consacra les quarante dernières années de sa vie à secourir les malheureux, à construire des monastères et des églises dont celle de Saint Ludger en Westphalie, lui donnant le nom de son inoubliable époux. Emma, une authentique laïque qui découvrit la sainteté dans la vie conjugale et familiale.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Emma_de_Gurk



Saint Mappalique martyr à Carthage (+ 250)
Durant la persécution de Dèce, ému par la piété familiale, Mappalique demanda d’accorder la paix à sa mère et sa soeur, qui avaient failli, mais lui-même, soumis à l’interrogatoire et à la torture, fut couronné du martyre dans l’épreuve; avec lui sont associés beaucoup d’autres saints martyrs qui ont confessé le Christ: Bassus dans une carrière, Fortunion en prison, Paul après l’interrogatoire, Fortunée, Victorin, Victor, Heremius, Credula, Hereda, Donat, Firmus, Vénustus, Fructus, Julie, Martial et Ariston, qui tous moururent de faim en prison.
Saint Cyprien a fait leur éloge.
Ils figurent au martyrologe romain à la date du 19 avril.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1859/Saint-Cyprien-de-Carthage.html



Saint Agathange Martyr (+ 1819)
Martyr. Ses parents étaient fort pauvres. Encore adolescent, il quitta la Thrace natale pour devenir matelot sur un navire de commerce turc. Le capitaine le prit en affection et voulut le convertir à l'Islam, ce qu'il obtint sous la menace. Mais dès qu'il le put, Agathange rejoignit la Sainte Montagne de l'Athos où il fut accueilli comme réfectorier et prit l'habit monastique. Cependant le remords le poursuivait d'affirmer la foi qu'il avait apostasiée. Il s'embarqua pour Smyrne le lundi de Pâques, se présenta devant le tribunal administratif habillé selon le mode des Turcs. Devant le juge, il sortit de son manteau une croix et l'icône de la Résurrection. On le prit pour un fou, mais, comme il persistait, il fut mis en prison, condamné à mort et il fut exécuté. Il avait à peine 19 ans.



Saint Caius (4ème s.)
et ses compagnons martyrs en Arménie pour avoir rendu témoignage au Christ jusqu'à l'effusion de leur sang.



Bienheureux Conrad d'Ascoli (+ 1289)
Avec son ami Jérôme qui deviendra le pape Nicolas IV, il entre chez les franciscains où ils enseignent et prêchent. Jérome qui est devenu Maître Général de l'Ordre, autorise son ami Conrad à aller en Afrique où il opère miracles et conversions. A son retour, il exerce son ministère à Rome puis à Paris où il enseigne la théologie jusqu'au moment où Jérôme devient pape, sous le nom de Nicolas IV et l'appelle à Rome pour en faire un cardinal, mais Conrad meurt en cours de route.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_IV



Saint Elphège Evêque martyr (+ 1012)

Confesseur. Evêque de Winchester, puis archevêque de Cantorbéry succédant à saint Dunstan.
Au moment des invasions des Vikings, il secourut les populations et tenta d'apaiser les envahisseurs.
Selon la tradition, il fut martyrisé à Greenwich.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/6992/Saint-Dunstan.html

Autre biographie:
Fils d’une illustre famille anglaise, il reçoit une excellente éducation puis décide de se retirer du monde et entre au monastère de Derherst. Il passe là plusieurs années puis part s’installer comme ermite près de Bath, dans le Sommerset, et est bientôt rejoint par de nombreux disciples qui souhaitent se placer sous sa direction. Sa renommée s’étant répandue jusqu’à Saint-Dunstan, l’archevêque de Cantorbéry, ce dernier le choisit comme évêque de Winchester. Un peu plus de quatre ans plus tard, les Danois envahissent la contrée et mettent le siège devant Cantorbéry. Notre Saint résiste courageusement, tentant même d’évangéliser ces guerriers barbares, mais sans succès. Capturé, il subit de mauvais traitements puis est emprisonné. Refusant de payer la rançon fixée pour sa libération, il est traîné devant le commandant de la flotte danoise, qui le menace de mort s’il persiste à refuser. L’évêque refuse encore de céder et est finalement exécuté, frappé mortellement d’un coup de hache (+ 1012)

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-19.htm#elphege
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Elph%C3%A8ge



Saint Expedit (4ème s.)

Il figure dans les plus anciens martyrologes avec saint Caïus dont nous venons de parler. Son nom lui valut d'être préposé à l'expédition rapide des affaires, et il en devint très populaire en Allemagne, en France et même ailleurs.

Autre biographie:
Saint probablement légendaire dont le culte se serait développé tardivement sur la base d’un jeu de mot relié à son prénom, ce saint étant invoqué dans les situations d’urgence. Selon certaine sources, il aurait été martyr à Mélitène, en Arménie. D’autres auteurs prétendent que son nom serait le résultat d’une erreur de copie qui se serait produite au XIXe siècle lors de l’envoi de reliques à un monastère parisien, mais cette thèse est peu crédible puisque postérieure à son culte qui était déjà en vigueur au XVIIIe. L’imagerie populaire représente Expédit en soldat romain, tenant d’une main la palme du martyr et de l’autre la Croix, et posant le pied droit sur un corbeau (IVe siècle) Ce saint est particulièrement populaire sur l’île de la Réunion, Saint-Expédit est le patron des candidats au permis de conduire. Il est invoqué dans toutes les situations qui requièrent un inervention urgente.

Statue de saint Expédit dans l’église de Brain-sur-Longuenée. À ses pieds, le corbeau et l'inscription Cras.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Expedit
http://amis.univ-reunion.fr/Conference/Complement/141_expedit/stexpedit1995.html
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/19/index.html



Saint Jacques Duckett (Bienheureux) (+ 1602)
Éditeur et libraire installé à Londres. Converti au christianisme, il est arrêté puis incarcéré à plusieurs reprises (il passera au total plus de 9 ans en prison) pour avoir imprimé puis vendu des livres religieux, il est finalement exécuté par pendaison à Tyburn.
Saint-Jacques Duckett est le patron des libraires.

Autre biographie:
Protestant devenu catholique, marié et libraire, il fut dénoncé pour avoir vendu des livres catholiques. Après neuf ans passés en prison, il fut condamné à mort, sous la reine Élisabeth Ière, et soumis au supplice de la pendaison à Tyburn, avec son accusateur, qu’en mourant il invita à une mort catholique.
(martyrologe romain)



Saint Jean le Paléolaurite Moine (9ème s.)
St Jean de l'Ancienne Laure, ascète en Palestine (IXe siècle).
nom syriaque Souka («monastère») ou encore «l'Ancienne Laure»
Dans l'ancien monachisme de Palestine, la Laure était un lieu primitivement occupé par un ou plusieurs ermites, que le rayonnement et l'abondance des disciples avaient transformé en monastère.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8res_du_d%C3%A9sert_de_Juda



Saint Léon IX Pape (150 ème) de 1049 à 1054 (+ 1054)

Le premier pape de la réforme grégorienne est né à Eguisheim dans le Haut-Rhin. Elève de l'école épiscopale de Toul, puis chanoine de sa cathédrale et enfin évêque, il se préoccupera de la vie régulière des monastères de son diocèse. Nommé pape par l'empereur, il n'accepta de ne l'être qu'après son élection par le peuple de Rome. Il parcourut l'Occident pour éviter les pratiques de la simonie qui achetait les charges épiscopales et monastiques.
Vis-à-vis de l'Orient chrétien, il tente la conciliation par une ambassade de cardinaux, mais elle échoua devant l'intransigeance du patriarche Michel Cérulaire. La rupture qui s'en suivit ne peut lui être imputée.
La fin de son pontificat fut assombrie par l'expansion normande dans le sud de l'Italie. Il fut d'ailleurs fait prisonnier après que les armées pontificales aient été battues en juin 1053. Il peut rentrer à Rome 8 mois plus tard, en mars. Mais, épuisé par les épreuves, il meurt quelques semaines après.
Les historiens retiennent de lui qu'il sut choisir de grands collaborateurs dont l'un deviendra le pape Grégoire VII. Ils retiennent aussi son abnégation, sa patience et son souci de la vie spirituelle du peuple chrétien.
Les anathèmes réciproques lancés entre le patriarche de Constantinople et le Pape de Rome ont été levés le 7 décembre 1965 par le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras pour en effacer la mémoire et ouvrir la voie vers l'unité.

Autre biographie:
Fils du comte Hugues d’Alsace et d’Heilvige, fille du comte de Daschsbourg, il reçoit en baptême le prénom de Brunon. Soldat dans l’armée impériale, il est aussi chanoine et diacre au chapitre Saint-Étienne de Toul. En 1021, il est choisi comme évêque de Toul, tout en conservant son poste dans l’armée. Il œuvre à rétablir la discipline et l’ordre dans les monastères de son diocèse et réforme l’Ordre de Cluny dans plusieurs de ses maisons. Il est finalement élu pape et demande à son directeur spirituel Hildebrand (le futur pape Saint-Grégoire VII) de l’accompagner. Il tente de prévenir le schisme qui se prépare entre les églises d’Orient et d’Occident. En raison de ses nombreux voyages à travers l’Europe, il est surnommé le « Pape Pèlerin ». Son épiscopat est marqué par plusieurs expéditions militaires, au cours desquelles il conquiert plusieurs régions du sud de l’Italie qu’il annexe aux états pontificaux; lorsque les Normands tentent d’envahir ces territoires, il prend lui-même la tête d'une armée chargée de les repousser (s’attirant ainsi la réprobation de Saint-Pierre Damien) mais il subit une défaite et est fait prisonnier à Benevento. Il profite de sa captivité pour étudier le grec, mais sa santé se dégrade rapidement et il décède peu de temps après avoir été libéré (1002-1054)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_IX
http://www.bixfilms.fr/catalogue/leon-ix-un-homme-une-legende-de-serge-steyer.html



Saint Syméon (+ 1594)

Carte du Mont Athos avec ses 20 monastères

Confesseur. Fils d'un prêtre de la région de Volos en Grèce, il quitta ses parents à l'âge de 15 ans pour la Grande Laure du Mont Athos, puis pour le monastère de Philothéou. Devenu higoumène, il fut en butte à l'hostilité de plusieurs de ses moines et il dut s'enfuir pour leur échapper. Malgré l'interdiction de prêcher l'Evangile, il parcourut la Thessalie et la Béotie et jusqu'à Athènes. Il fut arrêté et risquait d'être brûlé vif quand le magistrat lui rendit la liberté ne trouvant en sa conduite aucun motif de condamnation. Il s'en fut à Constantinople où il fut rappelé par Dieu pour la joie éternelle.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_monastique_du_Mont_Athos



Saint Théodore de Perge Martyr et sa mère sainte Philippa (2ème s.)
Martyr en même temps que sa mère sainte Philippa et de deux ses compagnons soldats comme lui. Les agents recruteurs de l'empereur, de passage à Pergé en Pamphylie, voulurent l'enrôler dans les armées impériales, mais au moment d'être marqué du sceau des conscrits, il s'écria :"J'ai été marqué du sceau du baptême et refuse d'adorer les idoles." Il fut alors étendu à terre et cruellement flagellé à coups de nerfs de boeufs. Puis on l'attacha derrière des ânes sauvages qui le traînèrent à terre. Sa mère Philippa, qui était en prison, fut amenée avec lui et avec deux autres soldats chrétiens pour être cloués au bois de la croix. Théodore y resta trois jours avant de rejoindre le Divin Crucifié.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril19.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pamphylie



Saint Timon Un des sept premiers diacres (1er s.)
Un des sept premiers diacres (Actes des apôtres 6. 5).
http://www.aelf.org/bible-liturgie/Ac/Livre+des+Actes+des+Ap%C3%B4tres/chapitre/6

Il ne put rester en silence et la tradition veut qu'il évangélisa la région de Corinthe où il fut condamné à être crucifié.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Timon_(diacre)



Saint Vernier martyr (+ 1287)
Il vivait dans son pays natal, la Rhénanie quand, revenant de la Sainte Table, trois misérables se saisirent de lui à Oberwesel, l'attachèrent à un pilier la tête en bas, pour lui faire vomir l'hostie consacrée. Mais ils ne le purent, alors ils lui ouvrirent les veines. Son culte passa les frontières, se répandit en Franche-Comté puis en Auvergne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Franche-Comt%C3%A9

"Saint Vernier, Verny, Werner, Garnier, martyr, patron des vignerons en Auvergne, en Bourgogne et en Franche-Comté, sa vie, son martyre et son culte" d'après le R. P. Henri de Grèzes, Editeur L. Brustel (1889).

Saint Werner devint en français saint Garnier ou Vernier.
Il y a plusieurs statues de lui dont une de saint Vernier jeune homme, vigneron: habit, chapeau, vigne. Saint Vernier, dit saint Verny en Auvergne, patron des vignerons est représenté avec l'habit traditionnel: jaquette, haut-de-chausses, jarretières, guêtres, souliers de cuir et chapeau de feutre; ses attributs: une serpette, un tonnelet de vin dit bousset, un chien couché à ses pieds, un bouquet de fruits à la main gauche, il s'appuie sur un tronc écoté. Statue de saint Verny, datable du 18e siècle, provenant de l'église paroissiale Saint-Loup de Billom (63), transportée à Saint-Cerneuf en 1986; une restauration ancienne de la dorure a presque entièrement fait disparaître les détails réalisés à la reparure: guêtres et jarretières; le bouquet de fruits, atypique de l'iconographie de saint Verny, n'est probablement pas d'origine et remplacerait une ou plusieurs grappes de raisin.
(source: patrimoine de France)
http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-11-3286-29234-P108053-68880.html

Autre biographie:
St-Vernier (Wernher) le souffleur de verre Fils orphelin d’un vigneron allemand, il quitte la maison familiale et se fait engager comme ouvrier vigneron dans une famille juive. Les circonstances de sa mort sont quelque peu nébuleuses (elles reposent essentiellement sur le témoignage d’une jeune chrétienne), mais il semble qu’il aurait été assassiné juste après avoir reçu la communion, alors qu’il n’était âgé que de 14 ans (+ 1275, ou 1287 selon d’autres sources) Saint-Vernier est le patron des vignerons de la région de la Franche-Comté, qui ont d’ailleurs fondé une confrérie en son honneur : la confrérie Saint-Vernier de Château-Chalon.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau-Chalon_(vin)



Saint Vincent de Collioure (+ 291)

Anse de Collioure

Il était honoré à Perpignan et son corps était religieusement vénéré dans l'église de Collioure jusqu'au 17ème siècle. Une grande fête sur la mer conduisait sa statue avec celles de saint Maxime et de sainte Libérate. Tout le reste est légende. Mais si on a vénéré sa mémoire, c'est peut-être aussi parce qu'elle venait d'une existence, obscure peut-être pour les historiens, mais réelle. La fête l'a conservée même si elle a oublié qui était celui qui en fut à l'origine.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Collioure



Les Églises font mémoire..

Anglicans : Elphège (+ 1012), archevêque de Canterbury, martyr

Coptes et Ethiopiens (11 barmüdah/miyazya) : Théodore d’Alexandrie (IVe s.), pénitent (Église copte)

Luthériens : Philippe Mélanton (+ 1560), docteur de l’Église à Wittenberg

Portrait de Philippe Melanchthon par Lucas Cranach l'Ancien (1543).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Melanchthon

Maronites : Timon le Diacre (1er s.), martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Paphnuce de Jérusalem et ses compagnons (+ env. 303), martyrs ; Jean le Paléolaurite (VIII-IXe sec.), moine (Église melchite)

Les saints du jour (18 Avril)

Publié le 17/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Parfait de Cordoue Prêtre et martyr à Cordoue (+ 850)
Il desservait une paroisse et, comme tous ses confrères, il savait qu'il risquait sa tête à vouloir convertir les musulmans. Il se méfia donc quand deux musulmans l'abordant dans la rue lui demandèrent ce qu'il pensait de Mahomet et de Jésus car, disaient-ils, "nous ne désirons que nous instruire". Il se mit à leur prouver que Mahomet était un faux prophète et que seul Jésus était le sauveur. Ils souhaitèrent le bonjour à saint Parfait, le laissèrent rentrer tranquillement chez lui, puis quelques jours après, ils le dénoncèrent à des amis. Traduit devant le tribunal arabe, il fut condamné à mort. Une fois encore et publiquement, il dit ce qu'il pensait de Mahomet et du Coran. Son culte passa en France puisque les chanoines de la cathédrale de Paris chantèrent longtemps une messe solennelle en son honneur chaque 18 avril.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parfait_de_Cordoue



Bienheureux André Hibernon (+ 1602)

Confesseur. Ses frères franciscains disaient de lui :" Il était doué de toutes les vertus." Né en Espagne à Murcie, il est pauvre. Il se place chez l'un de ses oncles et, à force de privations sur son maigre salaire, il met assez d'argent pour donner une petite dot à sa soeur qui, sans cela, ne pouvait se marier. Puis il quitte le monde pour la vie conventuelle, ne voulant connaître qu'un seul enseignement : celui de la croix. Beaucoup de Maures lui durent leur conversion en cette époque de la "Reconquista". Il ne leur parlait que de Jésus et Jésus les entraînait à sa suite. Ce fut cela le miracle de sa vie.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Hibernon
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F92674



Sainte Athanasie (+ 860)

Elle naquit dans l'île d'Egine en Grèce. Une destinée étonnante pour celle que ses parents contraignirent au mariage. Seize jours après les noces, des barbares firent une incursion dans l'île et massacrèrent son jeune époux qui travaillait aux champs. Un édit impérial ordonnait à l'époque aux veuves de se marier avec un païen. Ce qu'elle fit, et elle le convertit si bien qu'il voulut entrer dans un monastère. Elle fit de même et quatre ans plus tard elle fut élue higoumène. Elle dut se rendre à Constantinople, mais elle garda la nostalgie de la solitude d'Egine. Dieu lui donna la grâce de l'appeler à la joie du ciel sept ans plus tard.

Selon une autre source:
Originaire de la petite île d'Egine en Grèce, elle aspirait à la vie religieuse et elle fut contrainte de se marier deux fois. Son premier époux était riche et de bonne conduite. Elle fit bon ménage avec lui jusqu'au jour où il fut tué en défendant le port d'Egine dont les Maures d'Espagne tentaient de s'emparer. La loi obligeait les jeunes veuves à se remarier car la guerre dépeuplait le pays. Son nouvel époux était aussi bon que le premier. Comme elle, il aimait les pauvres. Lui restait à la maison, distribuant nourriture, vêtements et médicaments. Elle chevauchait un âne, parcourant le pays à la recherche des impotents et des pauvres honteux(*). Devenus vieux, lui, quitta l'île pour entrer dans un monastère où il mourut quelques mois plus tard. Elle ouvrit leur grande maison pour y installer une communauté de religieuses.

(*) pauvres honteux = les pauvres qui n'osent faire connaître publiquement leur misère.



Sainte Aye (8ème s.)
Collégiale Sainte-Waudru

Elle épousa saint Hidulphe et tous deux se regardaient comme consacrés à Dieu. Leur martyrologe n'en dit pas plus. Il dit l'essentiel :"On ne connaît point le détail des oeuvres saintes opérées par ces deux vertueux époux, faute de documents." (P. Guérin). Qu'importe puisque l'essentiel a été dit.

Autre biographie:
Ste-Agia de Mons
Fille de Brunulphe, comte des Ardennes et épouse de Saint-Hidulphe de Hainault. D’un commun accord, ils décident de se séparer pour entrer en religion. Elle se joint donc à l’abbaye bénédictine de Mons et est plus particulièrement vénérée par les béguines de France (+ vers 714) Sainte-Agia de Mons est invoquée par les personnes qui sont victimes de fausses accusations et qui souhaitent faire éclater la vérité.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Aye
http://fr.wikipedia.org/wiki/Waudru_de_Mons
http://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Sainte-Waudru_de_Mons



Saint Cosmas (9ème s.)
Evêque de Chalcédoine. Il sut résister à l'empereur iconoclaste et, pour sa foi dans le culte des Saintes Images, qui sont le témoignage de l'Incarnation du Fils de Dieu, il connut les tourments et l'exil.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chalc%C3%A9doine



Saint Euthyme de Carelie (+ 1435)
Confesseur. Vers 1410, il s'en vint en Carélie finlandaise pour évangéliser les chrétiens néophytes. Il fonda à leur intention un monastère orthodoxe dont le rayonnement était un soutien pour leur foi nouvelle. Il dut affronter les Suédois qui, eux aussi, évangélisaient mais en missionnaires de l'Eglise latine. Six années après sa mort, l'Eglise russe le compta officiellement au nombre des saints.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Car%C3%A9lie_du_Nord
http://fr.wikipedia.org/wiki/Car%C3%A9lie_du_Sud



Saint Gaudin (+ 1176)
Cathédrale de Milan (XVe au XIXe siècle)

ou Galdin. Archevêque de Milan. Dès qu'il fut ordonné prêtre, il reçut la charge de chancelier de l'évêque. Il connut, en 1262, le sac de Milan par l'empereur Frédéric Barberousse qui en voulait à la liberté que prenaient les magistrats de la ville. Il aida les habitants de telle manière que ceux-ci le demandèrent comme évêque en 1266. Il fut un pasteur efficace, humble et tout donné à son peuple qui remarquait qu'au sortir de la prière, il était comme un homme divin, rempli de force et de douceur.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Archev%C3%AAque_de_Milan#XIIe_si.C3.A8cle

Autre biographie:
St-Galdin de Milan Noble milanais de la maison de la Scala. Après avoir été ordonné prêtre, il devient successivement archidiacre et chancelier. Il apporte son soutien au Pape Alexandre III durant le schisme de 1159. L’empereur Frédéric Barberousse, pour sa part, soutient le parti schismatique, qui défend ses intérêts à Rome. En guise de ressentiment contre la ville de Milan, il la soumet à un siège qui dure plus de dix mois et provoque sa destruction. L’archevêque de Milan, Hubert, étant décédé en 1166, Galdin est choisi pour lui succéder, est sacré cardinal puis nommé comme légat du Saint-Siège. Il consacre toutes ses énergies à résoudre le schisme et aide à la reconstruction de la ville (1100-1176)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_de_Milan



Bienheureux Idesbald Van der Gracht abbé (+ 1167)

ou Idesbaud.
Idesbald Van der Gracht fut le troisième abbé de l’Abbaye des Dunes de 1155 à 1167. Le 13 novembre 1623, des moines découvrirent sous les ruines de la salle capitulaire de l’abbaye détruite une caisse en plomb abritant le corps intact d’ Idesbald. Cette découverte marqua le début d’une profonde dévotion à l’abbé Idesbaldus sur toute cette partie de la côte. [...] En 1894, Saint Idesbald fut béatifié par le pape Léon XIII et, depuis le 6 avril 1831, son corps repose définitivement dans l’église OLV ter Potterie à Bruges.
(source St-Idelsbald)
http://www.st-idesbald.be/FR/fiche.asp?Custnr=209&Itemnr=13249
Abbaye des Dunes: abbaye cistercienne, fondée en 1120, au bord de la Mer du Nord, rattachée à Clairvaux en 1137.
La béatification canonique d’Idesbald van der Gracht (1894), troisième abbé de l’abbaye, stimule la recherche archéologique et historique.
(source Ten Duinen)
http://www.tenduinen.be/tdfr/fr_a_home.htm
A lire aussi:
Idesbald est le patron des pêcheurs, des cultivateurs des polders et de la noblesse flamande.
Idesbald dérive du germanique "Idis Baltha", intrépide.
Un internaute nous signale qu'en Belgique, à 6 km à l'est de la frontière avec la France, il y a un village Saint-Idesbald qui est devenu une station balnéaire bien équipée et bien fréquentée.

Autre biographie:
Issu d’une famille de la noblesse flamande, Idesbaud fréquente ensuite la cour des comtes de Flandres. En 1135, il devient chanoine de Sainte-Walburge à Furnes. En 1150, il quitte sa charge pour prendre l’habit cistercien à l’abbaye Notre-Dame des Dunes, dont il devient l’abbé en 1155 (1100-1167)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_des_Dunes

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Idesbald_des_Dunes



Saint Jean de Joannina (+ 1526)
Martyr. Avec ses parents, originaires de Joannina en Epire grecque, il tenait à Constantinople une petit échoppe de tailleur. Les pressions des Turcs étaient incessantes pour qu'il quitte la foi en Jésus-Christ. Il désirait témoigner jusqu'au martyre. Mais son confesseur l'en dissuada jusqu'au jour du Vendredi Saint 1526 où, devant les attaques des voisins musulmans, il confessa le Christ, rejetant publiquement Mahomet. Ce pourquoi il fut immédiatement arrêté et condamné, au jour du "Vendredi du Renouveau", le vendredi après Pâques, à être brûlé vif quand des chrétiens intervinrent pour éteindre le feu. Il fut alors traîné hors des murailles pour y être décapité.
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pire



Saint Jean L'Isaurien, disciple de Saint Grégoire le Décapolite (820)
Notre vénérable Père Jean était originaire d'Isaurie. Epris depuis sa jeunesse d'un ardent amour pour le Christ, il renonça à toutes les vanités de ce monde pour devenir disciple de Saint Grégoire le Décapolite (cf. 20 nov.). Il servit son père spirituel, comme une vivante image du Seigneur, pendMoine exemplaire. Jean prit part aux glorieux combats de son maître pour la défense des Saintes Icônes pendant la persécution de Léon l'Isaurien . Il trouva le repos éternel en 820 et fut inhumé auprès de Saint Joseph l'Hymnographe, son ami (cf. 3 avril).

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril18.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Isaurien



Saint Jubin (+ 1082)
ou Gébuin, archevêque de Lyon.
Il était l'archidiacre de Langres, dans l'Est de la France, quand son évêque vint à Lyon, en 1077, pour l'élection d'un nouvel évêque. Le précédent, Hugues, avait dû se retirer, accusé de simonie. Placé à la tête de cette antique métropole, Gébuin demanda au pape saint Grégoire VII de lui accorder le droit de primatie sur les provinces de Sens, de Tours et de Rouen, ce qu'il obtint en 1079. Il rendit son âme à Dieu trois ans plus tard, vénéré par tous les lyonnais.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Lyon



Sainte Marie de l'Incarnation (+ 1618)

ou Madame Acarie. Barbe Avrillot était fille d'un conseiller du Roi et, pour obéir à ses parents, elle épouse Pierre Acarie, maître des comptes, certainement très pieux mais d'humeur contrariante. Elle lui donnera six enfants. Elle sera une épouse parfaite, paisible et joyeuse. Elle a un charme extrême qui fait d'elle une exquise dame de la haute société qui l'appelle "la belle Acarie". Elle a une vie intérieure intense :" Trop est avare à qui Dieu ne suffit." Ajoutant :"Quand on donne du temps à Dieu, on en trouve pour tout le reste." Son rayonnement spirituel est grand et son salon devient le rendez-vous des universitaires de l'époque et des grands hommes d'Eglise comme saint Vincent de Paul et le cardinal de Bérulle. Elle contribue à l'installation des Ursulines et à celle des Prêtres de l'Oratoire. Surtout, séduite par la lecture de sainte Thérèse d'Avila, elle introduit en France le Carmel réformé, projet approuvé par saint François de Sales et par Bérulle. Les carmélites arrivent à Paris en 1604. Avec l'aide de "Madame Acarie", les fondations vont se succéder : Pontoise, Dijon, Amiens, Tours, Rouen. A la mort de son mari bien-aimé, ayant établi ses enfants, elle entre au Carmel d'Amiens où elle est Marie de l'Incarnation, simple soeur converse dont l'obéissance et la charité sont admirables. Transférée au Carmel de Pontoise, elle rentre dans la paix de ce Dieu qui tant lui suffisait.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-18.htm#incarn
http://missel.free.fr/Sanctoral/04/18.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Barbe_Acarie
http://www.madame-acarie.org/



Saint Naucrace (+ 848)

Ruines du monastère du Stoudion

Confesseur. Il était moine au célèbre monastère de Studion à Constantinople au temps de la persécution iconoclaste. Il fut d'abord emprisonné en 811, puis à nouveau en 815, et ce pendant 5 années. Libéré à la mort de l'empereur Léon V l'Arménien, il eut la joie d'assister au "Triomphe de l'Orthodoxie" le 11 mars 843 quand fut définitivement reconnu le culte des Saintes Icônes.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Naucrace_le_Studite
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_du_Stoudion



Saint Ursmar Evêque, confesseur à Lobbes, bénédictin (+ 713)

Porte d'enceinte de l'ancienne abbaye de Lobbes (route de Binche)

Originaire du nord de la France aux environs d'Avesnes, il devint moine au monastère de Lobbes où il vécut jusqu'à l'extrême vieillesse dans la prière et l'ascèse. Il y fut vénéré de son vivant et, durant des siècles, on se rendait à la "Fontaine de Saint Ursmar" pour y guérir de toutes sortes de maladies.

Au monastère de Lobbes dans le Hainaut, en 713, saint Ursmer, évêque et abbé, qui propagea la Règle de saint Benoît et amena à la foi chrétienne les habitants de la Thiérache.
Martyrologe romain

Abbaye de Lobbes au XVIIIe siècle

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Lobbes



Les Églises font mémoire...

Catholiques d’occident : Galdin (+ 1176), évêque (calendrier ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (10 barmüdah/miyazya) : Isaac de Scété (IVe s.), moine (Église copte)

Luthériens : Apollonius (+ env.180), martyr en Egypte

Maronites : Côme (VIIIe s.), évêque de Chalcédoine ; Taïsia la Pénitente (IVe s.)

Orthodoxes et gréco-catholiques : Jean disciple de Grégoire le Décapolite (IXe s.), moine ; Translation des reliques de Job (1625), patriarche de Moscou (Église russe)



MASSACRE DES JUIFS DE PRAGUE (1389)
Ce jour, en 1389, commence le massacre des juifs de Prague. Contraints à l’alternative entre le baptême et la mort, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont condamnés à mort. Leurs cadavres, comme dernier signe de mépris, sont mêlés à des cadavres d’animaux et brûlés hors des murs de la ville.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prague

Les saints du jour (17 Avril)

Publié le 16/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Anicet Pape (11 ème) de 155 à 166 (+ 166)

Quand le vieil évêque de Smyrne, saint Polycarpe, vint le voir pour tenter d'obtenir que Rome célèbrât la fête de Pâques à la même date que les Orientaux, ils ne purent s'entendre. Mais, dans cette querelle, saint Anicet donna priorité à la sauvegarde de la paix et de l'unité de l'Eglise.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints_690.html

Autre biographie:
Saint Anicet était originaire de la Syrie. Son père se nommait Jean et était habitant du bourg d'Omise; il gouverna l'Église sous Marc-Aurèle, et succéda, sur le trône pontifical, à Pie Ier. Il était le dixième pape depuis saint Pierre.
Il arrivait à la tête de l'Église en des temps difficiles. C'était le moment du Gnosticisme dont le siège était à Rome, avec ses chefs, Valentin et Marcion. Cette hérésie avait été apportée dans la ville par une femme nommée Marcelline, qui fut cause de la perte d'un grand nombre d'âmes. Outre les pernicieuses doctrines qu'ils enseignaient, en se donnant pour chrétiens, ils rendirent la religion odieuse par leur vie désordonnée et leurs actions infâmes. Saint Anicet s'opposa aux progrès de l'hérésie de toute la force de son autorité et de sa doctrine et Dieu, en même temps, le consolait par l'arrivée de plusieurs saints personnages.
C'est sous son pontificat que saint Justin vint passer quelque temps à Rome et y composa cette seconde apologie de la religion chrétienne qui lui valut le martyre. La cinquième année du règne de Marc-Aurèle, Anicet reçut la visite de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, en Asie, et ancien disciple de saint Jean l'Évangéliste, qui venait le consulter sur la question de la célébration de la fête de Pâques, question qui ne fut décidée que sous le pape Victor. Saint Anicet et saint Polycarpe ne purent s'entendre, mais cela ne troubla en rien leur bonne harmonie, et ils se séparèrent après s'être donné le baiser de paix; ils ne devaient plus se revoir qu'au ciel où le martyre les conduisit tous deux. Avant le départ de saint Polycarpe, Anicet lui ayant fait célébrer les saints Mystères, il avait parlé au peuple assemblé: sa parole avait converti grand nombre d'hérétiques, et l'insolence de Marcion avait été confondue par cette parole si connue du Saint : «Je te connais pour le fils aîné de Satan.»
C'est aussi vers l'an 157 qu'Hégésippe, juif converti, vint à Rome, et sur les ordres d'Anicet, composa une histoire de l'Église, dont il ne reste aujourd'hui que des fragments conservés dans Eusèbe. Cette histoire avait pour titre: Commentaire sur les Actes des Apôtres, et s'étendait depuis la Passion jusqu'au pontificat d'Anicet.
On attribue à ce pape un décret adressé aux évêques de France qui défendait aux clercs de porter les cheveux longs. Il ordonna aussi qu'un prêtre ne pourrait être sacré évêque que par trois autres prélats, comme le Concile de Nicée l'a aussi défini plus tard, et que pour le Métropolitain, tous les évêques de sa province assisteraient au sacre. Saint Anicet fit cinq fois les ordres au mois de décembre, et ordonna dix-sept prêtres, quatre diacres et neuf évêques pour divers lieux. Il vécut dans le pontificat huit ans, huit mois et vingt-quatre jours. Il reçut la couronne du martyre pour la foi du Christ, et fut enseveli sur la voie Appienne, dans le cimetière qui fut depuis appelé de Calliste.
Comme on le voit, on sait peu de chose des actions de saint Anicet. Nous vénérons en lui, aujourd'hui, une des glorieuses assises de la maison de Dieu. Il a gouverné l'Église de Jésus-Christ au milieu des tempêtes : nous devons le prier pour qu'il demande à Dieu de Se lever et de commander à l'orage qui gronde toujours.

Père Giry, Vie des Saints, Paris, Victor Palmé, 1875.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anicet_(pape)
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/17/index.html



Sainte Claire Gambacorti Moniale à Pise (+ 1420)

Une sainte du pardon donné à tous ses ennemis. Lorsque son père fut élu à la tête de la République de Pise, il annonça qu'il fiançait sa fille Thora, nommée aussi Clara, avec un jeune noble de la ville, Simon de Massa, âgé de 14 ans. Elle l'épousa, mais ne changea rien de ses habitudes de vivre pour les pauvres. Simon tomba bientôt malade et mourut quelques mois plus tard. Claire voulut entrer chez les clarisses. Son père et son frère s'y opposèrent et l'enfermèrent dans une chambre de la maison. Sa constance les ébranla. Ils acceptèrent enfin qu'elle puisse suivre sa vocation, ce qu'elle fit dans l'humilité et l'obéissance entrant au monastère Saint-Dominique de la ville de Pise. Vingt-quatre ans plus tard, les Visconti envahirent Pise et Pietro Gambacorti fut tué. Claire ne pouvant offrir l'asile à ses deux frères, eut également la douleur de les voir assassinés. La fortune tourna et Appiano Visconti fut à son tour assassiné. Pardonnant à sa famille, Claire recueillit dans son monastère sa femme et ses deux filles, les sauvant de la vengeance populaire. A quelque temps de là, Claire rendit son âme à Dieu.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-17.htm#claire
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pise



Saints Elie, Paul et Isidore Martyrs à Cordoue (+ 856)

Vue générale de Cordoue : le Guadalquivir, le Pont romain et l'ancienne Grande mosquée

Ils connurent le martyre en même temps. saint Elie était prêtre, Paul et Isidore étaient ses disciples. Ils furent mis à mort pour avoir confessé la foi chrétienne face à l'Islam qui s'implantait à Cordoue. C'est saint Euloge témoin de ce martyre qui en a laissé le récit.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/783/Saint-Euloge-de-Cordoue.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cordoue



Saint Etienne Harding Abbé de Citeaux (+ 1134)

Les trois fondateurs de Citeaux: Saints Robert, Albéric, et Etienne Harding. Cette peinture commémore et décrit la fondation en 1111, montrant les trois saints vénérant la Vierge marie.

Confesseur. Il était né en Angleterre et regagnait son pays après un voyage en Italie et en France. Passant par la Bourgogne, il rencontra sur sa route l'abbaye de Molesme. Il y entra et s'y fit moine. En 1098, il quitta Molesme, avec une vingtaine de moines, dont le futur saint Robert de Molesme, pour essaimer et fonder à 100 kilomètres de là un monastère plus austère. Ainsi naquit Citeaux dont il devint le Père abbé. Il venait d'entrer dans cette charge quand saint Bernard et ses trente compagnons arrivèrent (1112). L'abbaye reprit vie et la réforme cistercienne ne tarda pas à se répandre dans toute l'Europe. Un de ses moines écrit de lui :"C'était un bel homme, toujours abordable et toujours de bonne humeur."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Etienne_Harding
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_C%C3%AEteaux



Bienheureuse Kateri Tekakwitha (+ 1680)

Kateri est la première sainte indienne du continent nord-américain. Iroquoise, elle est née à Ossernenon, où les saints Isaac Jogues, René Goupil et Jean de la Lande avaient versé leur sang pour la foi. Fille de chef, elle refusa d'être mariée et convertit celui qu'elle devait épouser.
Après bien des péripéties, elle trouve refuge à la mission jésuite Saint-François-Xavier sur le Saint-Laurent. Là elle mènera une vie de prière et de travail exemplaire. Elle y mourra en 1680.
Béatifiée par Jean-Paul II le 22 juin 1980.
En savoir plus sur le site des jésuites
http://www.jesuites.com/histoire/tekakwitha.htm

Un internaute canadien nous signale:
"Elle est décédée le 17 avril 1680, et sa fête dans le calendrier des saints et bienheureux du Canada est fixée au 17 avril."
Qui est-ce qui m'apprendra ce qu'il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse?"

Portait par le Père Chauchetière

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kateri_Tekakwitha
http://www.diocese-edmundston.ca/fr/docs/saint_kateri_tekakwitha.pdf
http://www.kateritekakwitha.org/kateri/macousine.htm



Saint Landry (+ 675)

Abbaye d'Haumont

Evêque de Meaux. Il connut le cheminement de beaucoup de saints de cette époque. Une noble et sainte famille, le désir d'embrasser la vie monastique, l'élection à l'épiscopat. Il renonça à cette charge pour entre au monastère d'Hautmont qu'il gouverna en même temps que celui de Soignies. De nombreux miracles donnèrent au peuple le témoignage de sa sainteté.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_d%27Haumont
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Meaux



Saint Macaire de Corinthe Moine grec (+ 1805)
Confesseur. Les débuts de sa carrière avaient été catastrophiques. Jeune intendant chargé de faire rentrer les impôts, il en dispensait les pauvres. Il payait à leur place. Il fut rappelé à la maison et s'enfuit au couvent. Son père, influent personnage, força les moines à lui rendre son fils. A la mort de ses parents, il abandonna à ses frères et soeurs sa part d'héritage et retourna au couvent. En 1764, il fut mis à la tête de l'évêché de la ville de Corinthe qui allait à vau-l'eau. Il voulut le réformer, mais ce n'était pas ce qu'on attendait de lui. Au bout de trois ans, il démissionna de sa charge, laissant à un autre le soin de le remplacer. Il voulut revenir dans un monastère, mais les moines et l'higoumène, peut-être trop ignorants, l'empêchèrent de se livrer à tout travail intellectuel. Ce fut enfin dans l'île de Chios qu'il trouva une solitude propice pour écrire et prier autant qu'il le voulait. Il y construisit un ermitage où il passa les vingt dernières années de sa vie, servi par un bon frère convers, recevant ceux qui s'étaient mis à son école. Les meilleurs écrivains de sa génération furent de ses disciples. Il ne signait pas les ouvrages qu'il écrivait, mais on a pu en identifier beaucoup sur les grands mystiques, la théologie et les martyrs des temps modernes.



Bienheureuse Marie-Anne de Jésus Vierge (+ 1624)
Marianne Navarra de Guevara.
Elle appartenait à une famille noble de Madrid et ne put réaliser sa vocation monastique qu'à l'âge de 42 ans.
Elle entra alors dans l'Ordre de Notre-Dame de la Merci pour le rachat des chrétiens captifs.
Béatifiée par Pie VI en 1784.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_Notre-Dame-de-la-Merci



Saint Pantaghate (+ 540)
Confesseur. Il avait été consul, mais l'humilité chrétienne le distingua plus que l'éclat de sa dignité consulaire. Il occupa cinq ans le siège épiscopal de Vienne en Gaule qu'il gouverna très sagement. Les actes du concile d'Orléans attestent sa présence.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Concile_d%27Orl%C3%A9ans



Saints Pierre et Hermogène martyrs (4ème s.)
Pierre, diacre, et Hermogène, son serviteur, furent livrés au martyre à Mélitène en Arménie.



Sainte Potentienne Vierge près de Villanueva (7ème s.)
ou Potentiana. Elle aurait vécu au VIIe siècle près de Villanueva de los Infantes, province: Ciudad Real, et serait vénérée en Espagne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Villanueva_de_los_Infantes



Saint Syméon (4ème s.)
et les martyrs perses anonymes au temps du roi Sapor. Le roi des rois avait besoin d'argent pour mener ses guerres contre les Romains. Il doubla les impôts sur les chrétiens qui furent réduits souvent à l'indigence devant la cruauté des percepteurs. Beaucoup renièrent leur foi pour survivre. D'autres, comme l'évêque de Séleucie, saint Syméon Bar Sabbée, refusèrent de se soumettre. Les mages, de leur côté, engagèrent le roi à faire disparaître ces chrétiens qui, par centaines, étaient entassés dans les prisons. Le Vendredi Saint, le catholicos fut décapité et ce martyre marqua le début d'une persécution générale pendant près de quarante ans.

Autre biographie:
SIMÉON BAR SABBA’E (+ 341) pasteur et martyr
Le 14 nisan de l’an 341, un Vendredi saint pour les chrétiens de la Syrie, meurent martyrs le catholicos de Séleucie-Ctesifonte, Siméon bar Sabba’è, et 100 de ses compagnons, tous évêques, prêtres ou diacres de l’Église syro-orientale. Le roi persan Sapor II espéra, par leur mort, donner un coup de grâce, dans ces territoires, à l’attitude des chrétiens, hostiles aux guerres et donc considérés comme un danger pour le royaume de la Perse.
Les connaissances historiques sur la vie de Siméon sont plutôt rares. Elu catholicos suite à la déposition de son prédécesseur, il dut, de fait, attendre la mort de ce dernier pour prendre réellement possession du siège de Séleucie-Ctésifonte. Mais ce qui est surtout connu avec une abondance de détails est l’ultime phase de la vie de Siméon, qui culmina dans le martyre.
Le roi de Perse avait redoublé les impôts pour faire face aux folles dépenses de guerre. Syméon, conscient de l’extrême pauvreté où étaient tombée une grande partie de ses fidèles soumis à sa charge pastorale, refusa de donner suite au décret de Sapore. Alors se déchaîna une persécution contre les chrétiens : leurs églises furent détruites pour les convaincre de payer la nouvelle taxe, et devant leur résistance, Siméon fut arrêté avec tous les membres du clergé responsables de l’opposition des chrétiens.
Sapore tenta par tous les moyens de faire changer Siméon d’idée; mais ce dernier résista jusqu’à verser son sang, après avoir vu mourir un à un tous ses compagnons.
Le souvenir de Siméon Bar Sabba’è, célébré par les Assyriens et les Chaldéens le sixième vendredi de l’été, passa vite aussi à l’Orient byzantin, alors qu’il n’apparaît presque jamais dans les calendriers syro-occidentaux.

Lecture

Alors qu’ils étaient tous conduits à la mort, survint l’archimage qui leur demanda s’ils voulaient vivre, partager la religion du roi et adorer le soleil. Aucun d’eux ne choisit de vivre à ces conditions : quand on les eut conduits au lieu où ils devaient être tués, cependant que les bourreaux s’appliquaient à leur ouvrage et s’occupaient d’égorger les martyrs, Siméon, debout près des victimes, les exhortait à avoir du courage, il leur parlait de la mort, de la résurrection et de la piété ; tirant son assurance des Saintes Écrituress, il leur montrait que mourir ainsi était la vraie vie, mais que trahir Dieu par lâcheté était, de l’aveu général, la mort.

( Sozomène, Histoire de l’Église)

Prière

Avec sagesse tu as acquis les choses du ciel contre celles de la terre, les réalités immuables contre celles qui périssent ; dans la joie tu as changé la gloire corruptible avec celle qui ne se corrompt pas, les tourments avec les couronnes, les tortures de toutes sortes pour le royaume des cieux qui est au-delà de tout ce que la raison peut en savoir : maintenant que tu connais avec tes compagnons l’exultation de ce royaume, prie pour tous ceux qui avec foi te célèbrent.



Saint Vandon (+ 756)
Moine bénédictin, abbé de Fontenelle. À la suite d’une fausse accusation, il doit s’exiler à Troye; mais son innocence prouvée, il retrouve sa charge.



Saint Zosime de Solovki (+ 1478)
Natif de Novgorod, il refusa le mariage que ses parents lui proposaient et se dirigea vers le Grand Nord pour y trouver l'hésycha favorable à la prière. Ayant rencontré saint Germain qui lui parle des îles Solovki, il s'y rendit, affrontant avec vaillance les rigueurs de la nature sauvage dans ce climat polaire. Il y vécut en paix. Ce monastère fut un des plus durs camps de concentration où, durant le régime soviétique, des milliers de chrétiens, de prêtres et d'évêques y donnèrent le témoignage de leur fidélité au Christ.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril17.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Novgorod



Les Églises font mémoire...

Coptes et Ethiopiens (9 barmüdah/miyazya) : Zosime de Palestine (VIe s.), moine (Église copte-orthodoxe)

Luthériens : Louis de Berquin (+ 1529), témoin jusqu’au sang en France ; Max Joseph Metzger (+ 1944), témoin jusqu’au sang en Bavière

Maronites : Agapet Ier (+536), pape ; Anthuse (VIII s.), moniale

Orthodoxes et gréco-catholiques: Siméon Bar Sabba’è, évêque de Perse, et ses compagnons, martyrs ; Acace (Ve s.), évêque de Mélitène ; Nicet d’Albanie et Serres (+ 1808), néo-martyrs (Église serbe)

Les saints du jour (vendredi 16 Avril)

Publié le 15/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Benoît-Joseph Labre Pèlerin, mendiant (+ 1783)

Confesseur. Il est l'aîné d'une famille de quinze enfants d'un laboureur d'Amettes dans le nord de la France. Il passe sa jeunesse dans les champs avec son père et ses frères. Mais il rêve d'être moine pour ne vivre que de Dieu. A 19 ans, il se présente dans plusieurs monastères de chartreux. L'un ne prend pas de novices à cause d'un incendie récent. Dans l'autre, on le trouve trop jeune. Admis à la chartreuse de Montreuil-sur-Mer, il n'est pas gardé à cause de sa santé trop fragile. A pied, il se rend à la Grande-Trappe de Soligny : il est toujours trop jeune. Il revient à Montreuil, c'est un nouvel échec. La Grande Trappe de Sept-Fons ne l'accepte pas non plus et le Père Abbé lui dit :"Dieu vous veut ailleurs."
Désormais c'est "ailleurs" qu'il vivra dans l'errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer. Son monastère sera la route, son seul compagnon de prière sera Dieu seul. En sept ans, il parcourut près de 30.000 kilomètres d'un sanctuaire à l'autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Pologne(*), vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres les soupes populaires et les humiliations, toujours en oraison et toujours patient. Les prêtres qui le confessent sont émerveillés par sa vie mystique et son humilité. Mais son lieu de prédilection, c'est Rome où il passe ses journées en prière dans les églises, logeant avec tant d'autres pauvres dans les ruines du Colisée, distribuant à de plus pauvres ce qu'on lui donne. Dans les rues, les gamins se moquent de lui. Il les entend et rend grâces à Dieu. Le mercredi saint 1783, on le ramasse mourant sur les marches d'une église.
Dès sa mort connue, les gamins et le peuple de Rome s'en vont par les rues de Rome en criant :"Le saint est mort!" Les miracles se multiplient sur son tombeau. Bénéficiant ainsi d'un culte précoce et populaire, il est un défi au matérialisme d'une société vouée à l'argent.
Il est le saint des sans-domicile fixe, des pauvres et des exclus.
Béatifié par Pie IX en 1860, il est canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1883

Voir aussi sur le site internet du diocèse d'Arras.
http://catholique-arras.cef.fr/page-10300-saint-benoit-labre.html

(*) l'association Saint Benoît Labre nous signale qu'il "n'est jamais allé en Pologne. Le plays le plus au nord qu'il aurait visité est la Hollande, mais nous n'avons pas de preuve fiable."
http://catho04.cef.fr/vivre/coeur/mvmt/benoitlabre/benoitlabre2.html


Autre biographie:
Le Mercredi saint 1783 s’éteint à Rome Benoît Joseph Labre, vagabond de Dieu.
Natif d’Amettes (aujourd’hui dans le diocèse d’Arras), dans le nord de la France, il reçut une instruction suffisante pour lire en latin les grands textes spirituels de son temps.
Benoît, dès son plus jeune âge, comprit qu’il était appelé à la vie monastique, mais la recherche sa vocation ne se fit pas sans difficultés. De fait, il fut refusé par diverses chartreuses à cause de son âge précoce et d’une santé délicate. Les trappistes, de leur côté, ne le jugèrent pas apte à mener une vie religieuse traditionnelle.
Le jeune Labre ne se le tint pas pour dit et, partant de ses propres limites et du refus qu’il avait essuyé, il parvint à discerner l’appel à une forme de témoignage différent et en même temps profondément évangélique. Devenu pèlerin sans demeure fixe, en quête de la cité future, Benoît s’immergea dans la prière, qui ne l’abandonnera plus jusqu’à la mort, et visita les grands centres de l’Europe chrétienne, avec pour tout bagage le Nouveau Testament, le bréviaire et l’Imitation de Jésus Christ.
Arrivé à Rome à vingt-huit ans, il y vécut comme un vagabond pendant sept ans, allant d’une église à l’autre et dormant dans les ruines du Colisée, à l’écoute des pauvres et des pèlerins, ami des hérétiques et des non croyants, totalement abandonné à l’amour miséricordieux de Dieu, son rêve de petit garçon.
A sa mort, la rumeur se répandit dans les rues de Rome : « Le saint est mort », et des milliers de pauvres et de vagabonds voulurent assister à ses funérailles à Sainte Marie des Monts.
Benoît Labre, vagabond de Dieu et pauvre à la suite du Christ, témoigne au cœur de l’Église d’Occident que la sainteté est un paradoxe possible, qui le rapproche des grandes figures des « fols en Christ » des Églises d’Orient.

Lecture

Comme l’Église est bonne en ce siècle de haine,
D’orgueil et d’avarice et de tous les péchés,
D’exalter aujourd’hui le caché des cachés,
Le doux d’entre les doux à l’ignorance humaine

Et le mortifié sans pair que la Foi mène,
Saignant de pénitence et blanc d’extase, chez
Les peuples et les saints, qui, tous sens détachés,
Fit de la pauvreté son épouse et sa reine,

Comme un autre Alexis, comme un autre François,
Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois
Pratiquant la douceur, l’horreur de l’Évangile !

Et pour ainsi montrer au monde qu’il a tort
Et que les pieds crus d’or et d’argent sont d’argile,
Comme l’Église est tendre et que Jésus est fort !

(Paul Verlaine, "Saint Benoît-Joseph Labre", jour de la canonisation).

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-16.htm#labre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beno%C3%AEt_Joseph_Labre
http://amis-benoit-labre.site.voila.fr/labre_rayonnement.html




Sainte Bernadette Soubirous Vierge (+ 1879)

Fille aînée d’une famille de meunier que l’arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l’Hospice de Lourdes, dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion. En février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. Dix huit Apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains. En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879. Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933. Son corps, retrouvé intact, repose depuis 1925 dans une châsse en verre dans la Chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.
Site officiel du 150ème anniversaire des Apparitions Lourdes 1858-2008.
http://www.lourdes2008.com/

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/02-18.htm#bernadette
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernadette_Soubirous
http://www.sainte-bernadette-nevers.com/



Saintes Agape, Irene, Chionie et leurs compagnons ( + 304)
Agapé, Chionie et Irène étaient trois soeurs, originaires d"une famille riche et influente de Thessalonique. Lors de la proclamation de l'édit de Dioclétien (304), qui défendait à toute personne de garder chez elle les livres des Saintes Ecritures, elles s'enfuirent de la ville pour sauvegarder leur foi et se rendirent sur une haute montagne, près d'un lac, où elles menèrent une vie de prière en compagnie d'un Saint ascète nommé Zoïle. De corps elles se tenaient au sommet de la montagne, mais leurs âmes demeuraient en permanence au ciel.
Les soldats de l'empereur découvrirent la cachette des Saintes, et elles furent conduites sans ménagement auprès du gouvemeur de Macédoine, Dulcétios, en compagnie de trois autres jeunes chrétiennes : Cassia, Philippa et Eutychia, et d'un jeune homme : Agathon

Voir la suite:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril16.html



Saint Contard pèlerin (+ 1249)
Né en 1216 dans la famille seigneuriale d'Este de Ferrare en Italie, il devient pèlerin abandonnant ses richesses pour vivre dans la pauvreté. Il mourut en route pour un pèlerinage à Compostelle avec deux compagnons. Des miracles auraient eu lieu sur sa tombe.

À Broni en Lombardie, l’an 1249, saint Contard, pèlerin, qui choisit de vivre dans la plus grande pauvreté et, faisant route vers Compostelle, fut arrêté en ce lieu par la maladie et y mourut.
Martyrologe romain



Saint Druon Ermite à Sebourg, près de Valenciennes (+ 1189)
ou Drogon. Confesseur. Il s'était loué comme berger, dans l'Artois, chez une riche paysanne pour trouver la solitude propice à la prière. De berger, il se fit pèlerin neuf années durant puis reclus pour l'amour du Christ qu'il rejoignit à Sebourg, près de Valenciennes.

Autre biographie:
St-Drogon d'Epinoy. Noble flamand. Lorsqu’on lui apprend, à l’âge de 10 ans, que sa mère a perdu la vie en le mettant au monde, il ressent immédiatement un terrible sentiment de culpabilité. Son père décède alors qu’il a 18 ans. Devenu orphelin, il distribue tous ses biens et devient pèlerin pénitent, effectuant pas moins de 9 voyages à Rome. Il travaille pendant 6 années comme berger, près de Valencienne avant de s’installer comme ermite à Sebourg, dans le Hainaut, où il passe les 40 dernières années de sa vie, se nourrissant uniquement d’orge et d’eau (1105-1186 ou 1189) Selon la légende, Drogon aurait eu le don d’ubiquité, certains témoins dignes de foi l’ayant vu simultanément en train de travailler aux champs et en train d’assister à une messe. Saint-Drogon d’Epinoy est le parton des personnes autistes. Il est invoqué pour leur procurer un réconfort.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Druon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sebourg



Sainte Encratide Martyre à Saragosse (4ème s.)
et ses dix-huit compagnons, martyrs à Saragosse.
Leur culte fut longtemps très populaire et le lieu de leur sépulture un pèlerinage où l'on venait du Portugal, d'Espagne et du Pays Basque. Peu à peu, ils furent oubliés. Il ne nous reste que les "actes" de leur martyre dont les détails ont été ajoutés par la dévotion qui les entourait.

Autre biographie:
Jeune portugaise. Pour échapper au mariage, elle s’enfuit de la maison familiale et se rend jusqu’à Saragosse, où elle est arrêtée et martyrisée (+ vers 305)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saragosse



Saint Fructueux de Braga Evêque (+ 665)
Confesseur. Il transforma la Galice espagnole en une véritable Thébaïde, à l'image des Pères du Désert. Son ascendant personnel était si grand que les disciples vinrent à lui très nombreux. Il fut ensuite appelé à devenir évêque de Braga au nord du Portugal.

Autre biographie:
Fils d’un général de l’armée royale des Visigoths. À la mort de ses parents, il étudie la théologie au séminaire de Palence, puis distribue la majeure partie de son héritage aux pauvres, rachète la liberté de plusieurs esclaves et fonde plusieurs monastères. Il devient d’abord moine, puis ermite Galicie. Sa réputation attire de nombreux disciples, pour qui il fonde plusieurs autres monastères, qu’il place sous la règle de Saint-Benoît et dont il devient l’abbé. Il attire tellement de vocations que le roi est obligé d’intervenir pour imposer des limites, craignant de manquer d’hommes pour son armée. Quelque temps après, Fructueux émet le souhait de partir se retirer en Égypte ; le roi intervient à nouveau pour l’en empêcher, considérant que son départ aurait un impact trop important sur les populations. Fructueux est alors obligé d’accepter la charge d’évêque de Dumium, en 654, puis celle d’archevêque de Braga, au France, en 656 (+ 665) On demande à Saint-Fructueux de faire cesser la pluie.

Façade de ce qui fut le monastère San Pedro de Montes dans la région du Bierzo (Espagne), monastère fondé par Fructueux de Braga.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fructueux_de_Braga



Sainte Galina (3ème s.)
et ses compagnons, martyrs à Corinthe. Ils furent condamnés à être noyés. On les fit monter sur un bateau, une pierre au cou et les mains attachées dans le dos. Puis, les uns après les autres, ils furent jetés à la mer. On rapporte que l'un d'eux déclara :"C'est mon second baptême pour la purification de l'homme intérieur."



Saint Hervé Confesseur (+ 1021)

Basilique Saint-Martin de Tours

Confesseur. Il naquit dans une famille noble et riche de Touraine. Quand il voulut devenir moine à Saint-Martin de Tours, les moines hésitèrent craignant des représailles de la part de sa famille. Mais devant son insistance, ils l'acceptèrent et en firent le trésorier du chapitre de Saint-Martin. Hervé y dépensa la fortune paternelle pour restaurer la basilique, puis la reconstruire après un incendie. Quand il voulut devenir ermite, les moines le firent revenir après quatre années d'absence. Il accepta humblement ce qui était pour lui une charge. Il prenait cependant tout le temps nécessaire à la prière et à la louange de Dieu, ce qu'il jugeait être sa véritable vocation.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Martin_de_Tours



Bienheureux Joachim de Sienne (+ 1303)

Dès l'enfance, il manifestera un grand amour de la Vierge qui lui apparaît alors qu'il a treize ans à peine. Il décide de rentrer chez les Servites de Marie où il montre une grande compassion pour les malades et les affligés. Un jour qu'il rencontre un épileptique, il demande à Dieu de le guérir et lui-même prendra sa maladie. Joachim reçoit cette grâce. L'homme est guéri et lui, il tombe définitivement malade. Il meurt le Vendredi-Saint comme il en avait exprimé le désir.

Autre biographie:
St-Joachim Piccolomini Jeune noble de la ville de Sienne, en Italie. À l’âge de 14 ans, il entre chez les frères lais de l'Ordre des Serviteurs de Marie. Ses compagnons l’encouragent à étudier pour devenir prêtre, mais Joachim préfère l’humilité des tâches subalternes. Sa réputation de sainteté est si grande qu’il demande à être transféré à Arezzo pour échapper aux nombreux disciples qui affluent pour le rencontrer. Mais son départ cause un tel déluge de plaintes qu’il est contraint de rentrer (1258-1305)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joachim_de_Sienne
http://www.servidimaria.org/fr/spirit/beati.htm



Saints Léonide et 7 compagnes martyrs à Corinthe (3ème s.)
Avec sept de leurs compagnons, ils furent jetés à la mer pour avoir été surpris dans une église le jour de Pâques.
À Corinthe, au IIIe ou au IVe siècle, les saints martyrs Léonide et sept compagnes: les saintes Carissa, Galina, Théodora, Nica, Nunecia, Callis et Basilisse, qui, après avoir enduré divers supplices, furent noyés dans la mer.



Les 18 martyrs de Saragosse (+ 304)
Espagnols martyrs sous Dioclétien.
Optat, Luperque, Successus, Martial, Urbain, Julie, Quintilien, Publius, Fronto, Félix, Cécilien, Evence, Primitif, Apodème et quatre du nom de Saturnin.
Leur suplice a été décrit par Prudence, le grand poète chrétien espagnol du IVe siècle, auteur du Livre des Couronnes à la gloire des martyrs, évoquant les martyrs espagnols de Saragosse et de Calahorra.



Saint Magnus d'Orkney Prince viking, martyr (+ 1115)
Fils d’un viking, prince des Orcades, il fut d’abord pirate, mais embrassa bientôt la foi chrétienne. Échappant à l’emprise du roi de Norvège et à ses raids sur les côtes, il vécut comme un pénitent, puis, devenu à son tour prince des Orcades, il partagea le pouvoir avec son cousin Hakon, mais, celui-ci se saisit de lui, désarmé, dans une église et le fit traîtreusement assassiner.
Ses reliques sont dans la cathédrale de Kirkwall.
Saint patron des îles des Orcades et des Shetland.
Pour en savoir plus sur le site du monastère Golgotha - Papa Stronsay - Orcades (en anglais).
http://papastronsay.blogspot.com/index.html

Autre biographie:
St-Magne des Orcades Membre de la famille royale de Norvège, comte des Orcades (îles écossaises). En 1098 il participe aux campagnes du roi Viking Magnus Barelegs dans les îles d’Écosse. Mais lorsque ce dernier veut pousser plus loin ses incursions (jusqu’au Pays de Galles), Magne refuse de suivre, s’attirant ainsi l’hostilité du souverain et de son armée. Il profite d’une nuit où le navire est à quai pour s’enfuir, et réussit à se rendre jusqu’au palais royal où il est accueilli par le roi Malcolm et par son épouse la reine Marguerite, puis il se lie rapidement d’amitié avec le prince Edgar. On lui attribue alors le titre de comte de Caithness et épouse une femme écossaise. Lorsqu’il apprend que Magnus Barelegs a été tué à Ulster, en Irlande, il décide de rentrer en Norvège, où il découvre que son cousin Haakon s’est emparé de ses terres et qu’il maltraite son peuple. Les deux hommes s’engagent alors dans un conflit qu’ils tentent à plusieurs reprises de régler, mais sans jamais y parvenir. Au cours d’une ultime tentative de réconciliation, Magne est traitreusement assassiné par les hommes de Haakon (1076-1116)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Comte_des_Orcades



Saint Michel de Bourla (+ 1772)
Martyr à Smyrne. Il était chaudronnier chez un turc. Comme bien d'autres en ce temps, il céda à la pression de ses employeurs. Il renia le Christ au début du Grand Carême. Mais quand il entendit les chrétiens restés fidèles chanter au jour de la joie pascale :"Christ est ressuscité !" il revint à sa foi chrétienne et, pour cette apostasie aux yeux des Turcs, il fut décapité.



Bienheureux Pierre Delépine, Jean Ménard et leurs compagnes martyrs (+ 1794)
Ils font partie des martyrs qui ont été béatifiés par Jean-Paul II le 19 février 1984.
À Avrillé près d’Angers, en 1794, les bienheureux martyrs Pierre Delépine, Jean Ménard et vingt-quatre compagnes: les bienheureuses Renée Bourgeois, Jeanne Gourdon, Marie Gingueneau, Françoise Michoneau, Jeanne Onillon, Renée Séchet, Marie Roger, Françoise Suhard, Jeanne Thomas, veuves ; Madeleine Cady, Marie Piou, Perrine-Renée Pottier, Renée Rigault, Jeanne-Marie Leduc, Madeleine Sallé, épouses ; Marie-Geneviève et Marthe Poulain de la Forestrie, Perrine Bourigault, Marie Forestier, Marie Lardeux, Perrine Laurent, Anne Maugrain, Marguerite Robin, Marie Rochard. Presque tous de la campagne, ils furent fusillés, sous la Révolution française, pour leur attachement à la foi catholique.



Saint Thuribe (+ 460)

Palais Épiscopal d'Astorga

ou Turibio. Confesseur et évêque d'Astorga. Nous savons de lui qu'il correspondit avec le Pape saint Léon le Grand pour maintenir la vraie foi devant les hérésies de son temps. L'adjonction du "Filioque procedit - il procède du Père et du Fils" concernant le Saint-Esprit ne se fit pas sans difficulté à cette époque et saint Thuribe défendit ardemment la foi authentique de l'Eglise.

Autre biographie:
Il serait originaire d'une famille noble Turin. Jeune, il fit un pèlerinage en Terre Sainte et y rencontra saint Jacques. Lors de son voyage de retour, une tempête le fit accoster en Espagne. Il décida d'y rester comme ermite, puis devint évêque d'Astorga. Austère, il lutta contre l'hérésie avec le support de Léon le Grand. Il créa deux conseils, l'un à Tolède, l'autre à Lugo et réforma l'Eglise qui lui était confiée, des miracles ayant été obtenus par son intercession.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Astorga



Saint Usthazadès martyr en Perse (+ 341)
Abbé en Perse, torturé et décapité avec douze moines à Ishtar durant la persécution de Sapor; il est peut être le même que saint Barsabas...

En Perse, l’an 341, la passion de saint Usthazadès, eunuque de la cour royale. Il avait été le père nourricier du roi Sapor II et, quand se leva le premier orage de la persécution, il renia la foi, mais, grâce à l’évêque saint Siméon, il fit pénitence de sa faute et, le Vendredi saint, il subit le martyre dans le palais d’Artaxercès, frère du roi Sapor, dans la province d’Adiabène.
Martyrologe romain



Saint Vaize Evêque de Saintes (+ 490)
Evêque de Saintes et martyr. Une localité, Saint-Vaize-17100, rappelle l'héroïsme de ce saint évêque.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Vaize
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Saintes



Les Églises font mémoire...

Anglicans : Isabelle Gilmore (+ 1923), diaconesse

Catholiques d’occident : Engrazia et 18 compagnons de Saragosse (III-IVe s.), martyrs (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (8 barmüdah/ miyazya) : Agapé, Irène et Chiona de Thessalonique (+ 304), martyres (Église copte)

Luthériens : Sundar Singh (+ 1929), témoin de la foi en Inde

Maronites : Benoît Labre ; Bernadette Soubirous (+1879)

Orthodoxes et gréco-catholiques : Agapé, Irène et Chiona de Thessalonique et leurs compagnons, martyres.



DIETRICH BONHOEFFER (1906-1945),pasteur luthérien et martyr

Dietrich Bonhoeffer en 1932 avec des écoliers.

Le 9 avril 1945, Dietrich Bonhoeffer, pasteur protestant allemand, meurt pendu nu à une potence dans le camp de concentration de Flossenbürg.
Né à Breslau le 4 février 1906, Bonhoeffer avait hérité de sa mère le besoin spontané de venir en aide à autrui ainsi qu’une calme énergie ; de son père il avait plutôt appris une extraordinaire prévoyance, la capacité de se concentrer sur n’importe quel sujet, l’aversion pour les lieux communs et un ferme consentement à la réalité, à tout ce qui est humain.
Le jeune Dietrich, ayant obtenu son habilitation en théologie en 1930, exerça quelques années durant le ministère de pasteur, jusqu’à ce qu’en 1935, l’Église confessante, autrement dit cette partie des protestants allemands qui refusaient de compromettre leur foi avec les dictats du régime nazi, l’invita à prendre la direction d’un de ses séminaires pour jeunes pasteurs. Il partit alors à Finkelwalde, où durant plusieurs années, il partagea tout avec ses élèves. Là, Bonhoeffer se convainquit de la profonde nécessité pour le chrétien de rester fidèle à la terre, à cette réalité dans laquelle il est appelé à investir , en tant qu’être responsable, le don de la foi.
Quand le séminaire fut contraint de fermer, Bonhoeffer s’embarqua pour l’Amérique, où il vécut un temps d’inquiétude, au bout duquel il se décida de rentrer à Berlin pour unir à sa fidélité à la terre sa mémoire personnelle et vécue de la croix, sans laquelle il n’y a pas de vie chrétienne véritable.
Le 8 avril 1945, premier dimanche après Pâques, après deux ans de prison, s’accomplissait son destin. Accusé de conspiration contre Hitler, Bonhoeffer était condamné par ordre du Führer en personne. « C’est la fin, pour moi le commencement de la vie », répondit-il à qui lui disait adieu, désormais conscient du chemin pascal auquel l’avait mené la grâce offerte à prix fort à tout disciple du Christ.

Lecture

Quand on a complètement renoncé à devenir quelqu’un – un saint ou un pécheur converti, ou un homme d’Église, un juste ou un injuste, un malade ou un bien-portant –, alors on se met pleinement entre les mains de Dieu, on prend au sérieux non ses propres souffrances, mais celles de Dieu dans le monde, on veille avec le Christ à Gethsémané ; telle est, je pense, la foi, c’est cela la metanoia ; c’est ainsi qu’on devient un homme, un chrétien (Dietrich Bonhoeffer, Résistance et soumission).

Prière

Dieu tout-puissant et éternel, nous faisons aujourd’hui mémoire de Dietrich Bonhoeffer, témoin du Christ parmi ses frères ; il a recherché la liberté dans la discipline, la présence divine dans l’action, le témoignage évangélique dans le sacrifice jusqu’à la mort : accorde-nous aussi de savoir lutter avec courage à cause de la justice, et de reconnaître toujours le primat de ta volonté. Par le Christ notre Seigneur.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dietrich_Bonhoeffer

Les saints du jour (jeudi 15 Avril)

Publié le 14/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Patern de Vannes Evêque de Vannes (5ème s.)

surnommé aussi Patern l'Ancien, pour le distinguer de celui de Coutances en Normandie.
On connaît peu de choses de lui, mais l'auteur imaginatif de l'aimable roman hagiographique connu sous le nom de "Vita Paterni" supplée largement à ces lacunes. Ce Breton d'Armorique émigre en Bretagne insulaire (actuellement Pays de Galles) au rebours du mouvement habituel des Bretons à cette époque. Il va fonder, au comté de Cardigan, un monastère qui prendra le nom de "Lhan-Paderne-Vaur" - église du grand Paterne. On dit qu'il bâtit d'autres monastères au Pays de Galles et convertit des rois en Irlande. Au cours d'un pèlerinage en Terre Sainte, il reçoit la consécration épiscopale à Jérusalem. De retour en Armorique, le roi Caradoc lui confie l'évéché de Vannes. Le nouveau venu se lie d'amitié avec son voisin, saint Samson, évêque de Dol. Vilipendé par de faux-frères, il prend une retraite anticipée.
Voir aussi sur le site internet du diocèse de Vannes: "Le ministère épiscopal de Patern fut rude en raison des conflits latents qui opposaient les partisans d'un christianisme local de tradition celte et les partisans d'un christianisme plus gallo-romain. A ces tensions s'est ajoutée une vague d'immigration de Bretons venant de Grande Bretagne qui ne fit qu'aggraver la situation.
Mais dans ce contexte historique tendu, Patern fut un artisan d'unité, quoique mal compris des populations dont il avait la charge. Victime de dissensions très vives il fut contraint à démissionner et à s'exiler.
Il retira dans un ermitage en dehors de sa paroisse où il mourut un 15 avril, vraisemblablement en 475, dans l'oubli total.
Saint Patern est invoqué pour obtenir de la pluie."

"C'est en 1964 que le Pape Paul VI a déclaré saint Patern patron du diocèse de Vannes (Lettre apostolique Armoricae regionis). Depuis la fête liturgique de Saint Patern est fixée chaque année au 15 avril. L'ancienne date du 21 mai qui faisait mémoire de la translation des reliques a été abandonnée."
http://stpatern-vannes.catholique.fr/patrimoine/stpatern/saint_patern_eveque/saint_patern_eveque.html

Autre biographie:
Fils de Petranus et de Guéana, un couple appartenant à la noblesse gallo-romaine de Bretagne Armorique. Son père étant parti pour l’Irlande, Paterne est élevé par sa mère. Devenu adulte, il souhaite embrasser la vie religieuse et se rend avec plusieurs compagnons dans le comté de Cardigan, une ancienne région du Pays de Galles. Là, il est désigné comme abbé de la communauté et fonde plusieurs monastères et églises (Lhan-Padern-Vaur, entre autres). Il effectue ensuite plusieurs voyages : en Hybernie (ancien nom de l’Irlande), où il rend visite à son père tout en s’acquittant d’une mission diplomatique, puis en Palestine où il rencontre le patriarche de Jérusalem qui le nomme évêque. Vingt ans plus tard, il rentre en Bretagne Armorique à la demande du roi Conan-Méréadoc, qui est en train de fonder l’Église de Vannes et qui le choisit pour devenir son premier évêque (vers 420 – vers 500) (Une certaine confusion semble régner entre les sources au sujet des différents saints prénommés Paterne.)

Photo du buste de Saint Patern de Vannes en la Cathédrale de Vannes

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paterne_de_Vannes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Pierre_de_Vannes



Saint Abbon de Metz Évêque de Metz, successeur de Saint-Clodulphe (+ 707)
33éme évêque de Metz en Lorraine, Saint Abbon II (707?) successeur de Saint Clou (656-694?) - source: Les évêques de Metz - site internet du diocèse
http://catholique-metz.cef.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=27&Itemid=130

Son nom figure au bas de plusieurs documents datant entre 667 et 674.
Ne pas confondre avec un de ses prédecesseurs Goëry ou Abbon, fêté le 19 septembre.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10176/Saint-Go%25EBry.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%AAque_de_Metz#VIIe_si.C3.A8cle



Sainte Anastasie et Sainte Basilisse Martyrisées à Rome, au Ier siècle (+ v. 64)
et son amie sainte Basilisse, martyres romaines qui furent condamnées à mort pour avoir enseveli, selon la tradition, les saints Apôtres Pierre et Paul. Elles connurent les supplices habituels et cruels de la part de l'empereur Néron.



Saint César de Bus Prêtre en Avignon (+ 1607)

Confesseur. Originaire de Cavaillon, sur les bords de la Durance, il vécut un temps à la cour frivole de la reine Catherine de Médicis. Il fut l'un de ceux qui participèrent au massacre des protestants, le jour de la Saint-Barthélémy. L'arrivée d'Henri IV lui fit quitter Paris, et, à Avignon, il fit pénitence grâce aux conseils du sacristain de l'église où, chaque matin, il entendait la Sainte Messe. Il renonça à sa vie de gentihomme mondain pour se faire prêtre. Il fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne en 1592 pour l'enseignement catéchétique et scolaire des jeunes.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_de_Bus
http://www.vatican.va/holy_father/paul_vi/homilies/1975/documents/hf_p-vi_hom_19750427_fr.html
http://diocese-avignon.fr/spip/Bienheureux-Cesar-de-Bus



Saint Crescent Martyr en Lycie (4ème s.)
Citoyen distingué de Myre en Lycie, il fut arrêté comme chrétien. Refusant de sacrifier aux dieux, il eut le corps déchiré, puis brûlé, d'abord avec des torches et enfin dans un brasier.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lycie



Saint Damien de Molokai (Joseph de Veuster) Prêtre - Religieux Picpus (+ 1889)

Né à Tremelo (Belgique) le 03.01.1840 Retourné à Dieu le 15.04.1889 à Molokaï (Hawaï) Béatifié le 04.06.1995 par Jean-Paul II à Bruxelles Joseph de Veuster naît dans une famille belge de langue flamande au village de Tremelo en 1840. Il est le septième de huit enfants dont quatre entreront en religion. Il suit l’un de ses frères dans la Congrégation des Sacrés Cœur de Jésus et Marie (ou Pères de Picpus), prenant le nom de Damien. Il y développe son amour de l’adoration eucharistique qui sera son seul soutien dans les heures de solitude, et son amour de la Sainte Vierge. Dans son ardeur missionnaire, le jeune religieux s’adresse directement au supérieur général et obtient la permission de partir, à la place de son frère tombé malade, dans la mission nouvellement fondée aux îles Hawaï. Il s’embarque avant même son ordination sacerdotale qui lui sera conférée à Honolulu. Le gouvernement avait regroupé d’autorité tous les lépreux de l’archipel dans l’île Molokaï, le Père Damien est choisi parmi d’autres volontaires pour assurer une présence sacerdotale dans cet enfer de désespoir et de misère morale. Il organise alors la vie religieuse, sociale et fraternelle dans cette île mise au ban de la société. Seul au milieu des Canaques, il souffre de ne pouvoir se confesser. Il se solidarise avec les lépreux (il aimait dire: "nous les lépreux") et même, malgré ses précautions, il est atteint à son tour par la maladie. “Qu’il est doux de mourir comme un enfant du Sacré-Coeur”, disait-il à son dernier jour. Il avait souhaité que ce fut le jour de Pâques; ce fut le Lundi Saint, 15 avril 1889. canonisation Damien de Veuster
(source Abbaye Saint Benoît de Port-Valais)
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0359.htm

"Construire un monde plus juste en solidarité avec les plus pauvres"
Damien : une source inépuisable d’inspiration
(la Fondation Damien)
http://www.fondationdamien.be/damien/biographie_complete-intro.cfm

Béatifié par le Pape Jean-Paul II le 4 juin 1995
Biographie sur le site site officiel de la Province de France des Frères et du Secteur France des Sœurs de la Congrégation des Sacrés-Cœurs (dite de Picpus).
http://www.ssccpicpus.fr/article.asp?contenu_ssrub=Biographie+de+Damien+de+molokai+%28Joseph+de+Veuster%29+ss%2Ecc++&contenu_rub=Bx+DAMIEN+DE+MOLOKA%CF

Il est canonisé le 11 octobre 2009
http://www.ssccpicpus.com/pag.aspx?id=447&&ln=fr
et une 'année Damien' s'ouvre à Louvain le 10 mai. (Cathobel)
http://www.catho.be/index.php?id=155&id_news=2514&L=0

Canonisation de Jeanne Jugan et de Damien de Veuster - dossier sur le site internet de l'Eglise catholique en France.
http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/canonisation-de-jeanne-jugan-et-de-damien-de-veuster/canonisation-de-jeanne-jugan-et-de-damien-de-veuster.html

"Le Père Damien, dans le siècle Jozef De Veuster, membre de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, a quitté sa terre natale, les Flandres, pour annoncer l’évangile aux îles Hawaii et a consacré la dernière partie de sa vie aux lépreux sur l’île de Molokaï, devenant lui-même lépreux.
En ce 20e anniversaire de la canonisation d’un autre saint belge, le Frère Mutien-Marie, l’Eglise en Belgique - a relevé Benoît XVI dans son homélie - est unie une nouvelle fois pour rendre grâce à Dieu pour l’un de ses fils reconnu comme un authentique serviteur de Dieu. Nous nous souvenons devant cette noble figure que c’est la charité qui fait l’unité: elle l’enfante et la rend désirable. À la suite de saint Paul, saint Damien nous entraîne à choisir les bons combats (cf. 1 Tim 1, 18), non pas ceux qui portent la division, mais ceux qui rassemblent. Il nous invite à ouvrir les yeux sur les lèpres qui défigurent l’humanité de nos frères et appellent encore aujourd’hui, plus que notre générosité, la charité de notre présence servante."
(source: Radio Vaticana - Cinq nouveaux saints pour l'Eglise universelle - 11 octobre 2009)
http://www.radiovaticana.org/

À Kalawao, dans l’île de Molokai en Océanie, l’an 1889, le bienheureux Damien de Veuster, prêtre de la Congrégation des Missionnaires des Saints Coeurs de Jésus et de Marie, qui se dévoua tellement de tout son coeur au service des lépreux qu’il contracta lui-même la lèpre et en mourut.
Martyrologe romain

le Bienheureux P. Damien de Veuster descendit dans la léproserie de Molokai – considérée alors "le cimetière et l’enfer des vivants" – et, dès sa première prédication, il embrassa tous ces malheureux en disant simplement: "Nous lépreux. " Et au premier malade qui lui dit : " Attention, Père, vous pourriez attraper mon mal", il répondit: "Mon fils, si la maladie m’emporte le corps, Dieu m’en donnera un autre."
site du Vatican
http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cclergy/documents/jub_preti_20000516_checroix_fr.html

Père Damien en 1888
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_de_Veuster



Sainte Hune Religieuse (+ v. 600)
Née au VIème siècle de notre ère, décédée presque centenaire vers l'an 600. Nous avons à notre disposition peu d'éléments vérifiés de la vie de sainte Hune. Nous savons qu'apparentée à un roi de Bourgogne de l'époque mérovingienne, elle fut sans doute l'épouse contrainte et malheureuse d'un seigneur franc.
La Légende dorée, par contre, fourmille de récits fabuleux à son sujet.
Enfant mal aimée d'une famille désunie, Hune fut reléguée aux cuisines avec les domestiques du château de la Hunière, tandis que son père guerroyait au loin aux côtés de son roi et que sa mère se livrait aux caresses de ses nombreux amants. L'amour sincère et l'affection que lui portaient les servantes, l'amitié des lavandières qu'elle accompagnait dans leur travail, permirent à la fillette de vivre une enfance simple mais heureuse.
Cette vie au contact de gens pauvres, sans culture, illettrés aux manières frustes restés païens, n'empêcha pas la jeune Hune d'acquérir un caractère fort, une vive foi chrétienne que ses dons innés mirent très tôt en valeur. Elle jouissait, en plus de ses autres qualités, d'une très grande beauté, qu'un mémorialiste du temps qualifiait de "surnaturelle".
Mariée de force à un vieux noble brutal, Hune refusa farouchement de partager la couche du soudard et, ayant résolument préservé sa virginité, trouva refuge dans un couvent où elle consacra sa vie au service de Dieu, secondant humblement les sœurs dans leurs travaux ménagers les plus pénibles.
(Source archidiocèse d'Alsace).

Sainte-Hunne d’Alsace est la patronne des lavandières et de toutes les personnes qui travaillent en buanderie. Elle est invoquée pour obtenir de l’aide lorsqu’on fait sa lessive.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_d%27Ebersmunster#Pill.C3.A9e_lors_de_la_guerre_des_paysans
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hunawihr



Saint Luchesio (+ 1250)
Confesseur. En prêchant au pays de Florence, saint François retrouva cet ancien compagnon de plaisir d'Assise, établi à Poggibonsi et y faisant des affaires d'or. Il avait épousé Buona Donna, une belle et intelligente épouse. Saint François les retourna, si bien que Luchesio et son épouse vendirent leurs biens pour les donner aux pauvres, ne gardant que quelques arpents de terre pour les recevoir et partager les légumes de leur jardin. Fréquemment leurs voisins les voyaient repasser avec un infirme sur l'âne et un autre sur leur dos. Ils étaient si unis que Dieu leur fit la grâce de mourir à quelques instants l'un de l'autre. Ils reçurent tous deux les derniers sacrements, Buona Donna expira, Luchesio fit le signe de la croix et rendit immédiatement son âme à Dieu.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Couvent_San_Lucchese
http://fr.wikipedia.org/wiki/Poggibonsi
http://www.poggibonsi.com/architecture_of_poggibonsi_ital.htm



Saint Maron (+ vers 99)
L’un des membres de la suite de Sainte-Flavie Domitille, martyr à Rome sous le règne de Trajan (+ vers 99) http://fr.wikipedia.org/wiki/Flavie_Domitille



Saint Mstislav (+ 1132)

Intrépidité de Mstislav. Boris Chorikov (1802 — 1866)

Confesseur.
Fils du Grand Prince russe Vladimir Monomaque, il se distingua pas sa bonté, son amour de la paix et son zèle pour ériger des églises à la gloire de Dieu.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mstislav_Ier



Saint Munde (+ 962)
ou Mond. Abbé d'un grand monastère écossais, il fonda de nombreux couvents en particulier dans l'île d'Iona, et la région de l'Argyle, sur la côte occidentale de l'Ecosse.



Saint Ortaire Abbé de l'abbaye de Landelle (6ème s.)

Vitrail de St Ortaire à Coutances

Abbé de l'abbaye de Landelle, dans le diocèse de Bayeux et Lisieux, il évangélisa la région et chanta la gloire de Dieu au point qu'on le célèbre encore dans les litanies locales.
http://catholique-bayeux-lisieux.cef.fr/paroisse.php?action=display&paroisse=9

"Saint Ortaire, qui vécut au VIe siècle, fut, de son vivant, l’objet d’une véritable ferveur populaire grâce, en particulier, au retentissement que connurent ses miracles. Les malades affluèrent et les guérisons furent nombreuses. Vers l’an mille, une chapelle fut édifiée dans le hameau."
(source: prieuré Saint Ortaire - diocèse de Séez)
http://diocesedeseez.cef.fr/-Prieure-Saint-Ortaire-.html



Saint Sevestre abbé (+ 625)
Sevêtre ou Silvestre.
Il fut le second abbé du Moutier-Saint Jean de Réomé, près de Montbard en Bourgogne.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moutiers-Saint-Jean
http://fr.wikipedia.org/wiki/Moutiers-Saint-Jean#L.27abbaye_Saint-Jean-de-R.C3.A9ome



Saint Soukias (2ème s.)
et ses compagnons martyrs. Ils étaient princes arméniens quand, selon la tradition, l'apôtre saint Thaddée évangélisa l'Arménie. Ils devinrent chrétiens. Les partisans du roi Artasès les poursuivirent dans leur retraite de la montagne. Ils furent décapités après qu'on eut essayé de les faire abjurer par des supplices variés et cruels.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril15.html



Saints Théodore et Pausilype Martyrs (2ème s.)
Martyrs après une indéfectible résolution dans leur foi en Jésus-Christ. Le martyrologe de Basile donne peu de renseignements.




Les Églises font mémoire...

Coptes et Ethiopiens (7 barmüdah/miyazya) : Joachim, père de la Vierge Marie (Église copte)

Luthériens : Karoline Fliedner (+1892), mère des Diaconesses de Rhénanie

Maronites : Maron, Euthychès et Victorin (III-IVe s.), martyrs ; Sabas le persan (IVe s.), martyr

Orthodoxes et gréco-catholiques : Crescent de Myre (IIIe s.), martyr ; Georges Mazquereli (IX-Xe s.), évêque (Église géorgienne)

Les saints du jour (mercredi 14 Avril)

Publié le 13/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Maxime Martyr à Rome (+ 260)
Voir Saint Valérien.
http://nominis.cef.fr/contenus/saint_9951.html



Saint Ardelion (4ème s.)
Martyr. Il était comédien, et, comme ce fut le cas pour plusieurs autres bateleurs, il fut touché par la grâce, alors qu'il parodiait en public les mystères chrétiens. Devant tous les spectateurs, il se proclama réellement chrétien. Ceux-ci, furieux, demandèrent et obtinrent sa mort sur un bûcher.



Saint Aristarque (1er s.)
Il appartenait au groupe des soixante-douze disciples du Christ, avec saint Pudens et saint Trophime que l'on fête également aujourd'hui dans les Eglises d'Orient. Saint Aristarque fut disciple de saint Paul
(Lettre aux Colossiens. 4. 10)
http://www.aelf.org/bible-liturgie/Col/Lettre+de+saint+Paul+Ap%C3%B4tre+aux+Colossiens/chapitre/4
comme saint Pudens et saint Trophime
(2ème lettre à Timothée. 4. 20 et 21)
http://www.aelf.org/bible-liturgie/2Tm/Deuxi%C3%A8me+lettre+de+saint+Paul+Ap%C3%B4tre+%C3%A0+Timoth%C3%A9e/chapitre/4
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril14.html



Saint Bénezet Confesseur - Constructeur du Pont d'Avignon (+ 1184)

tombe de Saint Bénézet - Eglise Saint Didier - Avignon

ou Benoît.
Ses parents étaient pauvres, très pauvres, et leur seule richesse était en Dieu. Le petit Benoît, d'où le surnom de Bénezet, perdit son père très jeune et dut garder les troupeaux pour permettre à sa famille de survivre.
Les légendes lui font traverser le Rhône d'une manière originale et racontent son intervention près des échevins pour qu'existe un pont. De là vient l'histoire de la construction du pont d'Avignon. La corporation des "frères pontifes" commença les travaux. Ils avancèrent lentement à cause des crues et du débit du fleuve et saint Bénezet n'en vit pas la fin.
Mais tout le temps qu'il vécut, il secourut les pauvres tout en y travaillant et, ses miracles, selon la tradition, multiplièrent les pierres.
Vie de saint Benezet sur le site Internet du diocèse d'Avignon.
http://diocese-avignon.fr/spip/Saint-Benezet

Autre biographie:
Fils d’un couple modeste de la Savoie (ou de l’Ardèche selon d’autres sources), Bénézet est employé comme berger sur les bords du Rhône. Un jour, alors qu’il est âgé de 15 ans seulement, se produit une éclipse du soleil qui l’effraie autant que ses moutons ; puis soudain une voix douce jaillit des ténèbres et lui demande de bâtir un pont sur le fleuve, au niveau de la ville d’Avignon. Bénézet déclare qu’il ne peut pas laisser son troupeau sans surveillance ; la voix lui répond alors qu’elle enverra un ange pour en prendre soin pendant qu’il s’acquittera de sa mission. Il part alors demander l’aide de l’évêque ; ce dernier, sceptique, lui impose une épreuve : transporter (en présence de nombreux témoins) une énorme pierre (qui pèse plusieurs tonnes) à l’endroit où doit être bâti le pont. Bénézet soulève alors miraculeusement le rocher et le dépose dans le lit du fleuve en déclarant qu’il constituera la pierre de fondation du pont. Plusieurs miracles se produisent à la suite de ces événements et Bénézet reçoit l’aide nécessaire pour bâtir son pont. Il n’a cependant pas la chance de voir l’accomplissement de son œuvre puisqu’il décède deux ans avant que le pont soit achevé (1163-1184). Pour en savoir un peu plus sur le pont… et sur sa célèbre chanson : Personnages célèbres de la Provence
On demande à Saint-Bénézet d’intervenir pour trouver le moyen de traverser un cours d’eau.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-14.htm#benezet
http://www.horizon-provence.com/pont-avignon/saint-benezet.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_B%C3%A9nezet
http://www.avignon-et-provence.com/personnages-provence/saint-benezet/
http://www.mairie-avignon.fr/fr/culture/musees/pont.php



Sainte Bérénice Vierge et martyre (4ème s.)
Ste Berénice était d'une noble famille d'Antioche. Pendant la persécution de Dioclétien contre les chrétiens, elle s'enfuit avec sa mère et sa soeur à Edesse. Dénoncées par leur père elles sont arrêtées et emmenées par des soldats vers Hiéraple. Pendant le trajet, pour échapper aux violences des soldats elles se jettent dans un fleuve et se noient.
L'Eglise orthodoxe les fête le 4 octobre et l'Eglise latine le 14 avril.



Saint Bernard de Thiron (+ 1117)
ou Bernard d'Abbeville.
Avec Robert d'Arbrissel dans le Maine-Anjou, Pierre de l'Etoile en Berry, Vital en Normandie et Raoul de la Fustaie en Bretagne, il fut l'un des animateurs du mouvement monastique au 11ème siècle, en fondant dans une forêt du diocèse de Chartres un monastère qui devint, plus tard, le centre d'une congrégation bénédictine. Originaire d'Abbeville dans le Nord de la France, il se fit moine à Saint Cyprien près de Poitiers, se préoccupa de l'abbaye de Saint Savin dont les moines se conduisaient d'une manière peu monastique. Il y rétablit l'austérité, mais il lui fallait en même temps éviter de se laisser absorber par la tentaculaire abbaye de Cluny afin de respecter l'originalité de sa Congrégation bénédictine dans l'Ouest de la France. Au 17ème siècle, elle s'agrégea à la Congrégation de Saint Maur.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_de_Tiron
http://pagesperso-orange.fr/grandmont/
http://www.mairie-thiron-gardais.fr/



Saint Christophe Martyr (+ 797)

Monastère Mar Saba ou laure de Saint-Sabas

Il était d'origine perse et se convertit. Après avoir reçu le baptême, il entra au monastère de Saint-Sabas. Dénoncé par un chrétien apostat auprès du tribunal des Sarrasins, comme ayant abandonné l'Islam, il fut condamné à être décapité.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_Mar_Saba



Saint Dimitrios (+ 1803)
Martyr. Originaire du Péloponnèse, il quitta très jeune la maison familiale pour devenir maçon itinérant puis apprenti chez un coiffeur turc de Tripolis en Grèce. Petit à petit, il renia sa foi et, sous les pressions constantes de ses compagnons de travail, il se convertit à l'Islam sous le nom de Mehmed. Il entraîna son frère dans la même apostasie. Peu à peu, il retrouva la foi en Jésus-Christ tout en restant au service de ses maîtres. Quand il le put, il s'enfuit à Smyrne, entra dans le monastère de Kydonia. Mais il avait le remords de son reniement public et il voulut laver son péché dans le sang de son martyre. Il retourna à Tripolis et là, devant son ancienne échoppe, se fit connaître comme chrétien. Malgré les instances de ses anciens maîtres, il persista, fut arrêté, condamné à mort et eut la tête tranchée par trois coups de sabre. Après les deux premiers coups, il dit :"Souviens-Toi de moi, Seigneur !"



Saint Jean Martyr à Vilnius en Lituanie (+ 1342)

Entrée du monastère et de l'église orthodoxe du Saint-Esprit de Vilnius

et ses compagnons martyrs à Vilnius en Lituanie, saint Antoine et saint Eusthate. Le pays était encore païen et ils reçurent en secret le saint Baptême. Après avoir hésité dans le témoignage de leur foi, ils témoignèrent publiquement de Jésus-Christ et furent pendus l'un après l'autre au même chêne. Ils sont vénérés au monastère orthodoxe du Saint Esprit tout autant par l'Eglise catholique romaine que par l'Eglise orthodoxe.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_orthodoxe_du_Saint-Esprit_de_Vilnius



Saint Lambert de Lyon Evêque (+ 688)
Confesseur et évêque.
Il occupa longtemps un poste important à la cour du roi Clotaire III. Puis, il décida de prendre l'habit monastique à Fontenelle. Il succéda en 666, comme abbé, au fondateur saint Wandrille, puis, il fut élu évêque de Lyon à la mort de saint Genès.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Lyon


Bienheureuse Lidwine de Schiedam vierge (+ 1433)

Lydwine ou Ludwine, mystique hollandaise.
Originaire de Schiedam en Hollande, elle naquit dans une famille modeste. Jusqu'à quinze ans, elle fut bien portante. En patinant sur la glace, elle se blessa et dut s'aliter. A partir de ce jour, elle dut rester couchée et les abcès, les névralgies, la gangrène furent désormais son lot.
Elle connut cette vie de souffrance durant 30 ans. En contrepartie, Dieu lui accordait ses faveurs célestes, extases et ravissements. Tant était grand le bonheur qui en découlait pour elle, qu'elle se tenait pour être une femme vraiment heureuse.
Les reliques de Sainte Ludwine sont conservées au Carmel Saints Joseph et Anne, rue de Lausanne 22 - 1060 Bruxelles.
Le relevé des reliques à la Cathédrale n'est pas terminé mais le principal des reliques de Sainte Ludwine se trouve au carmel.
(source: Secrétariat de la Cathédrale des Saints Michel et Gudule, Bruxelles).

Des internautes nous signalent:
Ste Lydwine est née en Hollande en 1380; Elle vécut 37 ans de souffrances."
- "La fête locale de cette sainte hollandaise Lidwina de Schiedam aux Pays-Bas est le 14 juin, et j'ai cru comprendre que la majeure partie de ses reliques sont rendues à son lieu natal Schiedam!"

Autre biographie:
Sainte Lidwine (1380-1433)
Issus d'ancêtres nobles, mais tombés dans la pauvreté, les parents de Lydwine n'avaient pas pour cela hésité à élever neuf enfants, huit garçons et une fille. Celle-ci, venue au monde la cinquième, le 18 mars 1380, était une enfant gracieuse et forte, d'une avenante beauté. Quand, à quinze ans, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage, elle dit à ses parents: "Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes." Dieu la prit au mot. À la suite d'une chute où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit; elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort. Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer. Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles. Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec amour. Peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures. Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le "mal des ardents" qui dévora ses chairs jusqu'aux os. À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre. Ainsi Lydwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir. Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années. À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est à dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie. Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées. Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations. Rien de plus ardent que sa charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation.
Ce fut le mardi de Pâques 1433 que Lydwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans. Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté; il exhalait un parfum plus suave que jamais.
J.M. Planchet, Vies des Saints, édition 1946, p. 152-153

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lydwine_de_Schiedam



Saint Pierre Gonzalès Surnommé saint Elme, frère prêcheur (+ 1246)

Pierre Gonzalès est né en 1190 à Astorga. Chanoine, il entre ensuite chez les Dominicains.
Il remporte un grand succès comme prédicateur et de nombreuses conversions s'en suivent.
Il réforme la Cour de Ferdinand III.
Il évangélise les pauvres et les matelots, va jusque sur leurs bateaux.
Il meurt le 15 avril 1246.
Béatifié par Innocent IV
Invoqué par les mariniers sous le nom de Saint Elme ou Saint Telme.
Elme serait une déformation d'Erasme.

Autre biographie:
Pierre Gonzalez naquit, l'an 1190, dans la ville d'Astorga, en Espagne, d'une famille distinguée. Son oncle, évêque de Palencia, charmé de ses talents, le pourvut d'un canonicat et le fit ensuite nommer doyen du Chapitre de sa cathédrale. Le jour de sa prise de possession, Gonzalez, naturellement vaniteux, voulut traverser la ville sur un cheval superbement paré. C'est là que la Providence l'attendait : sa vanité se repaissait des applaudissements de la foule, quand le cheval se cabra, renversant dans la boue l'orgueilleux cavalier, au milieu des huées de la populace. Cette humiliation fut un coup de la grâce. Pierre se releva tout confus, et dit à haute voix : "Puisque le monde se moque de moi, je me moquerai de lui à mon tour." Il tint parole. Dans la solitude, le jeûne et la prière, il dompta son orgueil et devint un modèle de pénitence et d'humilité.
Décidé à rompre entièrement avec le siècle, il se démit de sa dignité pour se faire humble enfant de Saint-Dominique et employer ses talents à gagner des âmes au Ciel. Il passait la plus grande partie des nuits à méditer, à prier, à étudier, et consacrait le jour à instruire les fidèles. Les libertins fondaient en larmes à ses sermons, et venaient à ses pieds avouer leurs désordres : il fut l'instrument d'une multitude de conversions.
Le roi d'Espagne Ferdinand III voulut attacher Gonzalez à sa personne et l'emmener partout avec lui, même à la guerre. Le saint religieux profita de la confiance du prince pour procurer la gloire de Dieu et il vint à bout de réformer bien des désordres, vivant toujours à la cour ou dans les camps, avec la même austérité et la même régularité que dans le cloître. Quelques seigneurs licencieux résolurent de le perdre et gagnèrent à prix d'argent une courtisane pour le séduire. Gonzalez, comprenant les intentions de la malheureuse, allume un grand feu et se place au milieu, enveloppé de son manteau. À la vue de ce prodige, la misérable tombe à genoux et se convertit sincèrement ; les seigneurs qui l'avaient gagnée en firent autant. Cependant, malgré toutes les sollicitations du roi, Gonzalez quitta la cour : ayant assez fait pour les grands, il aspirait à instruire et à consoler les pauvres habitants des campagnes. Il passa le reste de sa vie à les évangéliser, avec un incroyable succès : les montagnes les plus escarpées, les lieux les plus inaccessibles, la grossièreté ou l'ignorance des populations enflammaient sa charité ; des miracles accompagnaient ses paroles et leur faisaient porter de merveilleux fruits, surtout parmi les marins espagnols. Un jour qu'il prêchait, le démon souleva un orage épouvantable, et la foule s'enfuyait déjà cherchant un abri, quand Gonzalez, par un grand signe de Croix, divisa les nuages, de sorte qu'il ne tomba pas une goutte d'eau. Il délivra très souvent par miracle des matelots qui avaient imploré son secours dans le danger. Pierre Gonzalez connaissant, par révélation, sa fin prochaine, voulut se retirer à Compostelle, pour y mourir entre les bras de ses frères en religion ; mais il tomba gravement malade à Tuy où il prêchait le carême, et y mourut le jour de Pâques, l'an 1246, à l'âge de cinquante-six ans. Ses reliques reposent dans la cathédrale de cette localité. Saint Pierre Gonzalez, connu en Espagne sous le nom de saint Elme, est représenté marchant sur les eaux et tenant une flamme. Cette flamme désigne le feu de saint Elme. Il est quelquefois représenté avec cette flamme sur le front. Il est le patron des marins.

Réf.: Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, 1932, p. 164-165

Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/04/15/index.html



Sainte Tomaide (5ème s.)
Martyre pour avoir refusé les désirs impudiques de son beau-père.



Saints Valérien et Tiburce, Martyrs à Rome (+ 260)
Fiancé à Sainte Cécile, converti par elle le jour de leur mariage, Saint Valérien fut baptisé par le pape Urbain à qui il avait professé sa foi : "Un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout et en nous tous " (Eph 4).
Il fut condamné à mort avec Tiburce, parce qu'ils donnaient une sépulture aux chrétiens massacrés; avant leur supplice, ils convertirent Maxime, chargé de les exécuter. Tous trois (Valérien, Tiburce et Maxime) sont fétés le même jour.



Les Églises font mémoire...

Coptes et Ethiopiens (6 barmüdah/miyazya) : Marie l’Egyptienne (Église copte) ; Adam et Eve (Église éthiopienne) (Voir ci-dessous)http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_l%27%C3%89gyptienne

Luthériens : Simon Dach (+ 1659), poète en Prusse orientale
http://fr.wikipedia.org/wiki/Simon_Dach

Maronites : Aristarque , Pudens et Trophime, apôtres ; Pacôme de Glédin (+1724), évêque (Église roumaine) ; Jean Sciavteli (XII-XIIIe s.) ; Euloge Salos (XIIIe s.), moine (Église géorgienne)

Syro-occidentaux : Baselios mar Yaldho (+1685), catholicos (Église malankar)

Syro-orientaux : Justin (+ env. 165), martyr (Église malabar)



MARIE L’ÉGYPTIENNE (+522) moniale
Le 6 du mois de barmüdah, l’Église copte fait mémoire de Marie l’Egyptienne, pénitente dans le désert de Palestine.
Les faits historiques sur cette ascète d’origine égyptienne se réduisent à l’existence de la tombe d’une sainte solitaire en terre palestinienne ; mais les Vies légendaires qui furent écrites à son sujet eurent, en Orient aussi bien qu’en Occident, un impact extraordinaire.
La plus célèbre et la plus ancienne à la fois, traduite dans toutes les langues de la chrétienté, est attribuée à Sophrone de Jérusalem : Zosime, moine dans une laure du Jourdain, va vivre le carême au désert et y rencontre une femme hâlée par le soleil, revêtue de sa seule chevelure. Zosime lui remet un manteau pour se couvrir ; alors Marie lui raconte son histoire. D’origine égyptienne, elle a fui sa maison pour vivre de façon dissolue à Alexandrie. En quête de nouvelles aventures, elle s’était jointe à quelques pèlerins qui se rendaient à Jérusalem. Arrivés dans la Cité Sainte, selon Sophrone, une force mystérieuse l’empêcha de pénétrer dans le Saint Sépulcre. Devant une icône de la Vierge, il fut révéla à Marie le chemin de pénitence qu’elle aurait à accomplir. Elle s’en alla avec trois pains dans le désert, et y vécut pendant quarante sept ans.
Zosime fut l’unique être humain que Marie eût rencontré dans le désert, et c’est lui qui l’ensevelira, aidé par un lion, l’année suivante, quand il reviendra le Jeudi saint pour lui porter l’eucharistie.
Dans les Églises byzantines, Marie l’Egyptienne est le modèle de la pénitente, l’image du penthos (« douleur ») qui devrait être partie intégrante de la conversion de tout croyant : on fait mémoire d’elle à la fin de chaque Ode et elle est célébrée avec solennité le cinquième dimanche de carême.

Lecture

Le jour pointait à peine, je passai de l’autre côté du Jourdain et demandai à la Sainte Vierge qu’elle m’emmenât où bon lui semblait. C’est alors que je parvins dans ce désert et depuis lors jusqu’à ce jour je me suis toujours éloignée dans ma fuite et la seule attente de mon Dieu ; lui qui sauve petits et grands qui à Lui se convertissent.

(Pseudo-Sophrone de Jérusalem, Vie de sainte Marie l’Egyptienne, 18)

Prière

En toi, ô mère, l’image de Dieu s’est réalisée sans défaut. Prenant la croix, tu as suivi le Christ. Par tes oeuvres tu as enseigné à mépriser la chair qui passe et à n’être occupé que de son âme, créée immortelle. Aussi ton âme, bienheureuse Marie, goûte désormais la joie des anges.

Les saints du jour (13 Avril)

Publié le 12/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Sainte Ida de Louvain Femme du Comte de Boulogne (+ 1113)

couverture d’un ouvrage qui lui est consacré, en vente sur Amazon.
http://www.amazon.fr/Sainte-Ide-Boulogne-Godefroy-Bouillon/dp/2851621424

ou Ide. Fille du duc de Basse Lotharingie, elle épousa à dix-sept ans Eustache II, comte de Boulogne en Flandres. Leurs possessions s'étendaient des Ardennes au Pas-de-Calais, du Luxembourg à l'Atlantique.
Très pieuse, elle recevait conseils et visites de saint Anselme, archevêque de Cantorbery. Elle échangea avec lui de nombreuses lettres spirituelles que l'on possède encore. Elle fut la mère de Godefroy de Bouillon et de Baudoin, les chefs de la première croisade.
Elle était très soucieuse de la beauté de la maison de Dieu et elle fonda de nombreuses abbayes.

Autre biographie:
Également appelée Ide de Boulogne, elle est la fille du duc Godefroy IV de Lorraine et une descendante de Charlemagne. À l’âge de 17 ans, elle épouse le comte Eustache II de Boulogne ; ensemble, ils auront trois enfants : Eustache III, Godefroy (dit « de Bouillon ») et Beaudouin Ier. Au décès de son mari, elle réside dans plusieurs monastères de la Picardie puis devient oblate bénédictine (1040-1113) Sainte-Ide de Lorraine est invoquée pour soulager les douleurs aux mains et aux bras.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ide_de_Boulogne
http://www.canalacademie.com/Sainte-Ide-de-Boulogne-mere-de.html



Bienheureux Albertin moine de la paix (+ 1294)

ou Albertino.
prieur général de Fontavellana.
Ermitage de la Sainte Croix de Fonte Avellana (assignée aux camaldules en 1569)
http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.fonteavellana.it%2Fmonastero_presentazione_francese.htm

A lire aussi: Sant'Albertino monaco di pace
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=3288861

"L'auteur tente de retracer le portrait et la biographie d'un moine italien du XIII[e] siècle, saint Albertino, en se fondant sur la collection des Cartes de Fontavellana comme sources. De lui on ne connaît ni sa date de naissance ni celle de sa mort : on sait seulement qu'il fut le prieur de Fonte Avellana entre 1265 et 1294. Son procès de canonisation eut lieu sous Jean XXII vers 1325 et il pose le problème d'une spiritualité érémitique. L'auteur montre aussi comment ce saint a pu influencer Dante par le type particulier de spiritualité qu'il a développée"



Saint Baudouin de Boucle Abbé bénédictin (+ 1205)
Moine au Mont-Blandin, en Belgique, se retira en 1190 dans la solitude à Baudeloo, près d'Ertvelde, monastère détruit en 1579.



Saint Carpus, Papyle, Agathonica et Agathodore Martyrs à Pergame (+ 251)

Maquette de la ville antique de Pergame

Carpus était évêque de Thyatire Papylus, diacre, sa sœur Agathonica et Agathodore leur serviteur qui reçurent la couronne du martyre pour avoir généreusement confessé le Christ . Nous avons cette parole de lui, selon les actes de son martyre, en réponse aux questions du juge :"Mon premier nom est le plus beau, je suis chrétien." Ils furent livrès au martyre avec beaucoup d'autres à Pergame, sous Marc Aurèle ou sous Déce.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Thyatire
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pergame



Saint Eleuthère le Perse Martyr en Perse avec ses compagnons (4ème s.)
et ses compagnons, saint Théodose et saint Zoïle, martyrs en Perse au temps de la persécution de Sapor II. Eleuthère et Théodose furent décapités, Zoïle, suspendu à une potence, servit de cible aux archers du roi.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sapor_II



Saint Guinoc (+ 838)
L’évêque Quinoc est principalement vénéré à Aberdeen. Selon certaines sources, il aurait été conseiller du roi Kenneth qui, grâce aux prières de l’évêque aurait réussi à remporter, en une seule journée, plusieurs batailles contre les Pictes.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aberdeen



Saint Hermenegild Prince wisigoth, martyr (+ 586)

Martyr à Séville en Espagne. Wisigoth revenu à l'Eglise catholique romaine, il fut condamné à mort par son père le roi Léovigild qui était arien. Trois ans après sa décapitation, la nation wisigothique revenait elle aussi à la foi de l'Eglise romaine.

Autre biographie:
Fils de Leovigild,( http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9ovigild )roi Visigoth d’Espagne, et de sa première épouse Theodosia. Il reçoit d’abord une éducation arienne à la cour de Séville, puis épouse la princesse chrétienne Ingunde, fille du roi d’Austrasie Sigebert Ier et de Brunehaut. Sous l’influence de sa femme, il se convertit, s’attirant ainsi la colère de son père qui le déshérite et lève même une armée contre lui. Le père et le fils réussissent tout de même à se réconcilier, mais la seconde épouse de Leovigild (Goïswinthe) sème de nouveau la discorde. Hermenegild est finalement arrêté et exécuté, ce qui lui confère le titre de martyr (+ 585)

Francisco de Herrera le Jeune
Le Triomphe d' Hermenegild (1654)
Musée du Prado, Madrid

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-13.htm#herm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Herm%C3%A9n%C3%A9gild



Bienheureux Jacques de Certaldo Religieux camaldule (+ 1292)

http://translate.google.com/translate?hl=fr&u=http%3A%2F%2Fwww.santiebeati.it%2Fdettaglio%2F92623
http://fr.wikipedia.org/wiki/Camaldule



Bienheureuse Marguerite de Metola vierge (+ 1320)

Marguerite de Metola ou de Città di Castello est née à Metola (Italie).
Sœur de la Pénitence de Saint-Dominique. Née aveugle, naine et difforme, abandonnée par ses parents, elle fut recueillie par la charité publique où plusieurs familles s'occupèrent d'elle. Elle garda toute sa vie un cœur confiant dans le nom de Jésus. Elle vécut ainsi 33 ans à Città del Castello. Culte approuvé en 1609.

Autre biographie:
Bienheureuse) (Ou « De Castello ») Jeune italienne qui naît avec d’importants défauts physiques (elle est difforme, bossue et aveugle). Maltraitée, puis finalement abandonnée par ses parents, elle est recueillie par une généreuse mère de famille qui l’élève comme s’il s’agissait de sa propre enfant. Elle exerce une telle influence sur les enfants de cette famille qu’elle est bientôt remarquée et devient l’objet de sollicitations de la part de communautés religieuses, mais qui ne semblent pas lui convenir. Elle décide finalement de prendre l’habit des tertiaires dominicaines. Là, elle fait la connaissance de la bienheureuse Sybilline, avec qui elle est très liée (1287-1320).

à lire
Une petite sainte de rien du tout
par William R. Bonniwell, o.p. traduit de l'américain par E. Aimont, Paris, Imprimerie Maison de la Bonne Presse (5, rue Bayard, Paris - 8ième), 1953.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_de_Metola
http://avemaria.org/blmarpix.html



Saint Mars Confesseur (+ 530)
Saint Grégoire de Tours nous dit de lui qu'il vécut dans une grotte, puis fonda un monastère près de Clermont-Ferrand et qu'il avait des dons de thaumaturge: "Il guérit mon père d'une mauvais fièvre en lui donnant une simple bénédiction", nous dit saint Grégoire.



Saint Martin Ier Pape (74 ème) de 649 à 656 et martyr (+ 656)

Né en Toscane, ordonné diacre à Rome, il est nommé bientôt apocrisiaire, c'est-à-dire légat du pape, à Constantinople. En 649, il est élu pape alors qu'on est en pleine querelle monothéliste. Il s'agit d'une hérésie inventée par un empereur byzantin pour rallier les populations monophysites de son empire : on dira que le Christ possède bien les deux natures divine et humaine, mais qu'une seule volonté, la divine, le guide. Le moine Maxime le Confesseur était allé jusqu'à Rome alerter le Pape sur cette nouvelle hérésie. Saint Maxime et saint Martin font condamner l'hérésie impériale par un concile au Latran. Mais l'empereur byzantin n'apprécie guère d'être ainsi désavoué : il fait accuser Martin d'élection illégale et d'hérésie. Le Pape est arrêté, emmené de force en 653 à Constantinople alors qu'il est malade. Il fut maltraité durant la longue traversée :" J'y suis depuis quarante jours et l'on ne m'a pas donné de l'eau pour me laver. Je grelotte de froid, je suis épuisé par la dysentrie, je vomis la nourriture que je dois manger." Arrivé à Constantinople, il fut gardé au secret durant 93 jours et finalement condamné à mort. On le dépouilla publiquement ses vêtements sacerdotaux en les déchirant. Puis, le vieillard reçut une lourde chaîne autour du cou et traîné ainsi dans toute la ville, alors qu'il pouvait à peine marcher. Devant un tel châtiment, le patriarche de Constantinople, bien que partisan de l'empereur, obtint que cette peine soit commuée en exil à Cherson en Crimée. Saint Martin y meurt en 655, brisé par une détention cruelle. Le moine byzantin, saint Maxime, le suivra quelques années plus tard dans la même confession de la foi.
Saint Martin est le dernier pape martyr.

Autre biographie:
SAINT MARTIN natif de la Toscane, vers la fin du VIe siècle, se rendit célèbre dans le clergé de Rome par son savoir et sa sainteté. A son élection au souverain pontificat, Rome retentit d'allégresse; le clergé, le sénat et le peuple en témoignèrent une satisfaction extraordinaire, et l'empereur approuva cet heureux choix.
Martin ne trompa point l'espoir de l'Église; la piété envers Dieu et la charité envers les pauvres furent ses deux règles de conduite. On était sûr de le trouver en prière, ou occupé des malheureux, ou absorbé par les soins multiples de sa charge. Son plus grand soin fut de maintenir dans l'Église l'héritage précieux de la vraie foi. Le grand pape se vit un moment dans la situation la plus critique, et accablé sous le nombre des ennemis spirituels et temporels du Saint-Siège.
Contre l'hérésie du monothélisme, qui relevait la tête, fière d'avoir pour elle le pauvre empereur Constantin II, il assembla, dans l'église de Latran, un concile de cinq cents évêques, où les principaux chefs des hérétiques furent condamnés. Poussé par les sectaires, l'empereur, sous prétexte d'une trahison à laquelle Martin aurait pris part, fait saisir le pape et le met en jugement.
Mais le pontife ne trouve au tribunal que des bourreaux qui ont juré sa mort. On le traite comme un misérable, et on amène devant lui vingt accusateurs pour l'accabler de faits imaginaires, Martin, voyant qu'on va les faire jurer sur le livre des Évangiles : "Au nom de Dieu, s'écrie-t-il, dispensez-les d'un serment sacrilège; qu'ils disent ce qu'ils voudront. Et vous, magistrats, faites votre œuvre. »
Et sans se donner la peine de répondre à toutes les accusations formulées contre lui, il se contente de dire : « Je suis accusé pour avoir défendu la foi; mais, au jour du jugement, je rendrai témoignage contre vous, au sujet de cette foi. Achevez votre mission; Dieu sait que vous me procurez une belle récompense".
Bientôt un soldat vient dépouiller Martin de ses ornements pontificaux; réduit à un dénuement complet, chargé de fers, le pape est traîné, dans cet état, à travers les rues de la ville de Constantinople, où il avait été amené. Après plusieurs jours de prison, ayant dit adieu aux membres du clergé qui l'avaient suivi, le martyr part pour l'exil.
La Chersonèse, où il fut relégué, était désolée par la famine ; il eut à y endurer pendant deux ans des souffrances et des privations pires que la mort; mais il supporta tout avec une résignation parfaite et une sublime confiance en Dieu.
Il mourut l'an 655. L'Église l'honore avec justice comme un martyr, puisqu'il est mort des misères que lui ont causées sa prison et son exil.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-12.htm#martin
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril13.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Ier_(pape)



Saint Ours de Ravenne (+ 398)
Noble sicilien converti au christianisme. Pour fuir son père qui s’oppose vivement à sa conversion, il se réfugie à Ravenne, dont il devient l’évêque.



Saint Romain (+ 489)

Cathédrale Saint-Étienne de Metz (XIII è.s)

Confesseur et évêque de Metz. Il répara par ses soins les dégâts et les ruines que la fureur d'Attila y avait causés.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Metz

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-%C3%89tienne_de_Metz



Les Églises font mémoire...

Catholiques d’occident : Martin 1er (+env. 655), pape et martyr (calendrier romain et ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (5 barmüdah/miyazya) : Ezéchiel (IVe av. J.-C.), prophète (Église copte)

Luthériens : Konrad Hubert (+1577), poète à Strasbourg

Orthodoxes et gréco-catholiques : Martin, pape de Rome et confesseur.

Les saints du jour (lundi 12 Avril)

Publié le 11/04/2009 à 12:00 par jubilatedeo
Saint Jules Ier Pape (35 ème) de 337 à 352 (+ 352)

Il travailla à affermir la foi en combattant l'arianisme qui professait que, si le Christ était parfait, en revanche il n'était pas divin. Son mérite fut d'avoir maintenu le mystère de la Sainte Trinité contre ceux qui tentaient de faire de la doctrine chrétienne un monothéisme à moitié rationaliste, acceptable par tous sans doute, mais éloigné des paroles du Christ lui-même dans leur interprétation fondamentale. Il fallut six conciles pour que la doctrine trinitaire et christologique puisse exprimer et respecter le mystère essentiel de la foi. Le plus célèbre d'entre eux fut celui que le Pape Jules Ier réunit à Sardique (actuellement Sofia en Bulgarie) Au moment où le patriarche d'Alexandrie, saint Athanase, était exilé, le Pape saint Jules le soutint et le rencontra à Rome.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Ier



Saint Alfier (+ 1050)

Abbaye de la Sainte-Trinité de la Cava.

Confesseur. D'abord moine à Cluny sous l'abbatiat de saint Odilon, il fut rappelé par les princes de Salerne pour ranimer la vie religieuse dans sa principauté d'origine. Ce pourquoi il fonda le monastère de la Sainte-Trinité de la Cava.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Cava
http://www.badiadicava.it/



Sainte Anthouse (+ 811)
Vierge. Fille de l'empereur byzantin Constantin Copronyme, elle vivait au palais, mais plus souvent avec les pauvres et les malades, quittant alors ses habits somptueux pour être plus proche de leurs misères. Finalement elle renonça au monde et fut tonsurée moniale par saint Taraise, le patriarche de Constantinople, au monastère de la Concorde où elle fut désormais un modèle d'humilité pour toutes ses compagnes.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_V
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taraise_de_Constantinople



Saint Artémon Martyr (4ème s.)
Il était très avancé en âge quand le préfet romain voulut le contraindre à sacrifier aux dieux. Il feignit d'accepter et fut conduit au temple d'Asclepios dont il brisa les statues. Il fut soumis à de cruelles tortures et fut exécuté à Césarée d'Asie mineure.



Saint Basile de Riazan (+ 1295)

Troitsky sobor à Mourom

Confesseur. Il était évêque de Mourom en Russie, quand il fut accusé par les boïards et le peuple de la cité de conduite immorale avec une jeune fille, alors qu'il n'en était rien. Il quitta Mourom, avec l'icône de la Mère de Dieu, amenée jadis de Kiev. A ce moment, un miracle se produisit qui éloigna tout soupçon, mais le saint évêque partit quand même jusqu'à Riazan qui devint son nouveau siège épiscopal. Quelques années plus tard, il dut quitter Riazan pour Pereyaslavl à cause de l'invasion tatare.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsavril/avril12.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mourom


Saint Constantin (+ 450)
Evêque de Gap et confesseur. Il vivait à l'époque de saint Césaire. Il donna une grande impulsion à la création de paroisses rurales et nous trouvons sa souscription au concile de Riez. Le Pape saint Léon, dans une de ses lettres, parle de lui comme ayant été l'évêque consécrateur du successeur de Saint Hilaire d'Arles.
A Gap, en Provence, en 450, saint Constantin, évêque.
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1100/Saint-Hilaire-d-Arles.html
source: archiviste diocésain de Gap.
http://www.diocesedegap.com/



Saint Damien de Pavie (+ 710)

Cathédrale de Pavie.

Nommé évêque de Pavie en 680, il s’oppose vivement aux monothélites et joue un rôle diplomatique entre l’empereur Byzantin et les lombards.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pavie



Saint Erkembode (+ 742)

Confesseur et évêque de Thérouanne. Nous connaissons son existence, mais non pas exactement ce qu'il fit dans sa jeunesse et dans son épiscopat. Ceux qui parlent de lui sont plus des hagiographes que des biographes.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Erkembode
http://www.cathedrale-saint-omer.org/?/architecture/description2



Saint Florentin (+ 553)
Confesseur. Il fut le premier abbé du monastère des Saints-Apôtres à Arles. Son éloge est gravé dans la pierre d'un tombeau de l'église Saint Pierre.



Bienheureux Joseph Moscati (+ 1927)

Confesseur. Professeur à l'Université de médecine de Naples, il mit ses compétences au service de la recherche scientifique en même temps qu'il soignait les malades les plus nécessiteux.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Moscati
http://www.gesuiti.it/moscati/Fra.html
http://www.moscati.com/Francais/Fr_Graces4.html



Sainte Mechtilde (Bienheureuse) ermite à Lappion en Picardie (+ v. 1200)
Née en Ecosse, elle arrive en France avec son frère qui entre dans un couvent cistercien à Foigny. Pour se consacrer entièrement à la prière sans déranger les autres, elle se retire dans une cabine à Lappion, travaillant de ses mains pour gagner de quoi manger et aider les pauvres, passant le reste de son temps à prier.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Foigny
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lappion



Saint Sabas le Goth Martyr (+ 372)

Martyr, dans l'actuelle Roumanie. Les historiens ne sont pas d'accord, les uns en font un soldat, d'autres un officier, d'autres enfin un simple barbare. Mais tous s'accordent à ce qu'il ait été goth et qu'il paya de sa vie d'être l'un des rares chrétiens dans un peuple majoritairement païen à cette époque. Son existence est prouvée par une lettre de saint Basile.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/04-12.htm#sabas



Saint Victor de Braga Martyr (4ème s.)
Martyr. Encore catéchumène, il refusa d'adorer des idoles inanimées et confessa le Christ, Fils du Dieu vivant. Après de nombreux tourments, il eut la tête tranchée et mérita ainsi d'être baptisé dans son sang, à Braga au Portugal.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Braga



Saint Zénon de Vérone Evêque de Vérone, martyr (+ 380)

statue de Saint Zénon dans la Basilique de San Zeno à Vérone.

Evêque et confesseur. Il naquit en Afrique du Nord. Sous le règne de Julien l'Apostat, il vint à Vérone en Italie où il baptisa de nombreux idolâtres et incita ses fidèles à quitter l'arianisme. Il montrait un grand exemple de pauvreté évangélique. Pour n'être à la charge de personne, il allait lui-même pêcher pour assurer sa subsistance.

Autre biographie:
Natif d’Afrique du Nord (probablement de Mauritanie). En 362, sous le règne de Julien l’Apostat, il est nommé évêque de Vérone. Il s'oppose vivement à l’idolâtrie qui se répand dans la ville et combat les hérétiques ariens. Il doit une grande partie de son succès à la qualité de ses sermons, qui attirent des foules considérables (300-371) Selon la légende, il aurait exercé la profession de pêcheur avant d’entrer dans la vie religieuse, ce qui expliquerait pourquoi il est souvent représenté avec un poisson.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9non_de_V%C3%A9rone



Les Églises font mémoire...

Catholiques d’occident : Zénon de Vérone (+ env.372), évêque (calendrier ambrosien)

Coptes et Ethiopiens (4 marmüdah/miyazya) : Victor, Dèce et Irène (IVe s.), martyrs (Église copte)

Luthériens : Pierre Valdo, témoin de la foi en Italie (Voir ci-dessous)

Maronites : Mennas et Hermogène d’Alexandrie (III-IVe s.), martyrs

Orthodoxes et gréco-catholiques : Basile le Confesseur (VIII-IXe s.), évêque de Paros ; Sabas le Goth (+372), martyr (Église roumaine)



PIERRE VALDO (env.1140- env.1217) témoin

Les données concernant la vie de Pierre Valdo sont rares ou légendaires ; elles suffisent toutefois à dessiner la physionomie des Églises qui tirent leur origine de Valdo et de ses premiers compagnons, qui furent parmi les témoins les plus convaincus du radicalisme évangélique au Moyen Age en Occident.
On situe la naissance de Valdo aux environs de 1140 ; commerçant prospère de Lyon, il avait une famille nombreuse. Tout changea pour lui quand il fit sien l’appel évangélique à vendre tous ses biens pour les donner aux pauvres et suivre uniquement le Seigneur. Il laissa donc tout, y compris sa famille, et devint un prédicateur de l’Évangile, pauvre et itinérant.
Sa prédication de la pauvreté, à l’exemple de la vie des premières communautés chrétiennes, lui attira de nombreux compagnons, les « pauvres de Lyon » ou « pauvres du Christ », et lui valut le surnom de Pierre, en souvenir du premier des apôtres. Attaqués par plusieurs évêques, les vaudois, à la différence de leurs contemporains franciscains, se refusèrent de dépendre, en matière de prédication, d’un mandat précis de l’autorité ecclésiastique. Car Valdo était convaincu que c’était la Parole qui jugeait l’Église et faisait de tous les chrétiens ses ministres, et non le contraire. Devant ce refus, les vaudois furent condamnés par le Concile de Vérone de 1184.
Désormais considérés comme excommuniés, ils subirent une longue série de persécutions de la part des autres chrétiens, qui les conduira, au XVI è siècle, à adhérer à la Réforme protestante, entrant en communion avec les Églises réformées de Suisse et de France.
Il est probable que Pierre Valdo soit mort en 1217 en Bohême, où était née, entre temps, une nombreuse fraternité de « pauvres du Christ ». Actuellement, les communautés vaudoises sont présentes surtout en Italie, dans les vallées du Piémont qui mènent en France ; elles comptent plusieurs dizaines de milliers de membres.

Lecture

Puisque, selon l’apôtre Jacques, la foi « sans les oeuvres est morte », nous avons renoncé au monde, et ce que nous avions, sur le conseil du Seigneur, nous l’avons donné aux pauvres pour devenir pauvres nous mêmes, pour ne plus nous préoccuper du lendemain. Nous n’accepterons ni or, ni argent ni autre chose, excepté la nourriture et le vêtement quotidien. Nous nous sommes engagés à observer aussi bien les conseils que les préceptes contenus dans l’Évangile (Pierre Valdo, Profession de foi).

Selon la grâce qui nous a été faite et pour suivre l’ordre du Seigneur d’envoyer des ouvriers dans sa moisson, nous avons pris la décision de prier et de prêcher. Ce faisant, nous entreprenons de revenir à l’Église primitive.

(Durand de Osca, Liber antiheresis)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaud%C3%A8s