Publié le 08/11/2010 à 13:20 par jubilatedeo
Dédicace de la basilique du Latran Fête
La basilique du Latran témoigne de la période inaugurée par la conversion de l’empereur Constantin (vers 312). Après avoir connu de rudes persécutions, l’Église peut « exister » au grand jour. Eusèbe de Césarée, dans son Histoire Ecclésiastique, donne une description enthousiaste de l’atmosphère qui régnait alors chez les chrétiens de Rome et d’ailleurs : foi, allégresse, conscience d’appartenir à un même corps, charité mutuelle. C’est dans ce contexte que la basilique du Latran fut érigée en 320 par Constantin. Elle fut la première église romaine à être consacrée publiquement. C’est là que le Jeudi saint les Saintes Huiles étaient consacrées, là que les catéchumènes recevaient le baptême et la confirmation au cours de la nuit pascale. Le poète Prudence nous rapporte qu’« à flots pressés le peuple romain courait à la demeure de Latran d’où l’on revient marqué du signe sacré, du chrême royal », concluant ainsi : « et il faudrait douter encore, ô Christ, que Rome te fut consacrée ! » La dédicace de la basilique du Latran concerne l’Église toute entière, car elle est la cathédrale du pape en tant qu’évêque de Rome et successeur de Pierre, c’est-à-dire en tant que chef de l’Église catholique. Aujourd’hui, le pape y concélèbre la messe du Jeudi saint au soir, au cours de laquelle il reproduit le geste du Christ, lavant les pieds de ses disciples. La liturgie propose des lectures particulièrement denses pour célébrer la consécration de cette maison choisie par Dieu pour y faire habiter son Nom. La lecture d’Ézékiel évoque entre autres le baptistère du Latran dont jaillit la source d’eau vive qui féconde, guérit, renouvelle. Quant à l’Évangile, il nous rappelle que la maison de Dieu est d’abord une maison de prière dans laquelle les « trafics » humains n’ont pas leur place. Il nous invite également à prendre conscience de notre qualité de pierre vivante dans un édifice qui n’est pas fait de mains d’hommes : le Corps du Christ ressuscité.
Prière du matin
Ô Dieu, tu as voulu nous révéler sous le voile de nos églises d’ici-bas, les joies éternelles de la Jérusalem d’en-haut. Donne-nous d’aimer tellement la beauté de ta maison, que nous méritions d’être sur terre le temple de ta grâce, pour devenir au ciel le lieu où habitera ta gloire.
Bréviaire de Cluny (1773)
Livre d'Ézéchiel 47,1-2.8-9.12.
Au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme qui me guidait me fit revenir à l’entrée du Temple, et voici : sous le seuil du Temple, de l’eau jaillissait en direction de l’orient, puisque la façade du Temple était du côté de l’orient. L’eau descendait du côté droit de la façade du Temple, et passait au sud de l’autel.
L'homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l'extérieur, jusqu'à la porte qui regarde vers l'orient, et là encore l'eau coulait du côté droit.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l'orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu'elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d'arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Remarquer cette vision de la source qui rend le pays fertile et qui émane du lieu où Dieu est présent. Le Dieu invisible se manifeste par la vie qu’il communique à son peuple. L’Esprit Saint, figuré par le fleuve d’eau vive (voir Jean 7.38), fait fleurir dans le monde tout ce qui veut vivre.
Le fleuve se jette dans la mer Morte dont les eaux sont si salées qu’il n’y a pas de poissons, et qu’aucune plante ne peut pousser sur son rivage. C’est une image de la guérison que Dieu accorde à un monde rendu stérile par ses péchés : on se nourrira de leurs fruits, et leurs feuilles seront un remède.
Psaume 45 (46), 2-3, 5-6, 8-9a.10a
Voici la demeure de Dieu parmi les hommes.
Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s'effondrent au creux de la mer.
Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s'y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.
Il est avec nous, le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
il détruit la guerre jusqu'au bout du monde.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce Psaume est un de ceux qui rappellent la délivrance miraculeuse de Jérusalem au temps d’Isaïe (Isaïe 36 et 37).
Les montagnes peuvent s’enfoncer, nous n’avons pas de crainte. Toujours la poésie hébraïque associe la nature aux événements politiques. L’histoire d’Israël a été tourmentée : crises internes et invasions ennemies. Ce n’est pourtant pas une histoire chaotique : cette histoire est guidée par une main invisible, puissante et tendre, celle de Dieu.
Un fleuve sanctifie les demeures du Très-Haut. La piscine de Siloé, où l’eau arrivait par un tunnel à l’intérieur même des remparts, assurait la vie de la cité en temps de siège : symbole de la protection secrète de Dieu. Ézékiel évoquera la source qui sort du Temple, symbole de vie et de fécondité.
Il a fait taire les armes jusqu’au bout du monde. Et nous savons que l’Église sera là encore pour proclamer les merveilles de Dieu, quand les armées et les impérialismes seront tombés.
Il donne de la voix et le monde se défait. Et c’est vrai encore lorsque Dieu chez nous se trouve à peu près chez lui : nous n’avions plus que des raisons de craindre, et d’un seul coup l’écran est remplacé, il ne reste que la certitude et la paix.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,13-22.
Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem.
Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? »
Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Jésus n’a pas encore commencé à prêcher. Il va au Temple de Jérusalem qui est comme le cœur de la nation juive (Marc 11.12). Le peuple a besoin des prêtres pour offrir ses sacrifices, et le Temple est le lieu où affluent les offrandes et les dons de la communauté. C’est pourquoi, en tout temps et en tous lieux “le Temple” a été l’enjeu de bien des ambitions (voir Esdras 4.1 ; 2Maccabées 1.13 ; 2Maccabées 4.7). Déjà les prophètes avaient stigmatisé ces abus, et Zacharie avait annoncé cette purification que Jésus accomplit à sa manière (Zacharie 14.21).
Un amour jaloux pour ta maison me dévore, les insultes de ceux qui t’insultent tombent sur moi : ainsi parle le Psaume 69. En fait, c’est bien la haine des grands prêtres qui mènera Jésus à sa mort.
Les apôtres ne pouvaient pas comprendre ces paroles : pour eux, à ce moment-là, il n’y avait rien de plus sacré que le Temple et les Écritures. Plus tard ils sauront que la moindre parole de Jésus pèse autant que toute la Bible. Ils comprendront aussi que Jésus est le vrai Sanctuaire. Jusqu’alors on construisait des temples et l’on cherchait des endroits où rencontrer Dieu et obtenir sa faveur. Maintenant Dieu se fait présent en Jésus : c’est lui qui nous livre toutes les richesses de Dieu.
v 2.13
On pourra s’étonner que Jean situe ici l’épisode des vendeurs chassés du Temple. Voir à ce sujet le commentaire de Matthieu*21.1. Il semble bien que Jean ait articulé la dernière rédaction de son évangile autour de trois Pâques, ce qui n’est pas sans présenter une petite difficulté car, si l’on suit les synoptiques, il semblerait que le ministère public de Jésus n’a duré que dix-huit mois et par conséquent il n’y a eu que deux Pâques dans ce laps de temps, la seconde étant celle de la Passion. On sait aussi que ces trois évangélistes n’ont voulu mentionner qu’une montée de Jésus à Jérusalem et donc ne parlent que d’une Pâque, la dernière.
v 2.19
Détruisez ce sanctuaire. Les autres évangélistes s’en tiennent à la parole de Jésus condamnant les abus des vendeurs sur les parvis du Temple, fidèle en cela à la prophétie de Zacharie 14.21. Jean les suit mais il va plus loin. C’est bien vrai qu’il y avait des abus, comme il y en aura toujours dans ce domaine, car la religion a nécessairement recours à des espaces coûteux, à des signes matériels, à des fournisseurs de ces mêmes signes. Ces vendeurs étaient nécessaires au culte et ils étaient là de façon légitime. Ici Jésus montre qu’il ne suffit pas de déplacer les vendeurs : c’est le temple lui-même qui doit être remplacé, et avec lui la religion qui en reste à des manifestations extérieures sans être communion avec Dieu dans l’Esprit. Détruisez, dit-il prophétiquement, dépêchez-vous de détruire ce temple, que je puisse rebâtir en trois jours le vrai Temple de l’adoration en esprit et en vérité (Jean 4.23).
v 2.20
Ces 46 ans sont un repère chronologique : on n’avait pas fini de construire le nouveau temple d’Hérode commencé en 19 avant notre ère et ce devait être l’an 28. La construction de ce temple magnifique avait été l’un des grands projets d’Hérode, lequel voyait la promotion des pèlerinages à Jérusalem et des célébrations sans rivales dans le monde romain comme le moyen d’unir son peuple si divisé. Les vastes patios étaient entourés de portiques où les rabbis enseignaient mais aussi, sur le côté sud, par des édifices commerciaux dont l’activité allait bien au-delà de la vente des animaux sacrifiés. Cette “agora”, plus étendue que celle d’Athènes, était devenue un centre banquier international.
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Pour bien saisir le sens de l’évangile de la purification du Temple, il est nécessaire de se référer aux autres textes liturgiques de la fête. La première lecture, tirée du prophète Ézékiel nous montre que toute bénédiction jaillit du Temple de Dieu. Les fleuves d’eau, jaillis du sanctuaire, sont source de fécondité. L’eau de ce fleuve assainit toute eau. Ainsi les arbres fruitiers peuvent porter des fruits abondants qui jamais ne s’épuisent, et des feuilles servant de remède. La vie saine et féconde est un don de Dieu qui nous vient du temple, où Dieu habite avec son peuple élu. Autrement dit, la réussite d’une vie est due à la présence divine. Vivre en paix avec Dieu donne croissance et bénédiction venant de son Temple Saint.
Le texte paulinien fait avancer le raisonnement d’un grand pas : ce Temple de Dieu d’où vient toute bénédiction, ce sont en réalité les chrétiens eux mêmes. Nous sommes les collaborateurs de Dieu, le champ de Dieu, l’édifice de Dieu (1Corinthiens 3.9). Selon la Nouvelle Alliance, l’Esprit de Dieu habite en nous (Romains 8.9), et c’est pourquoi non seulement nous recevons la bénédiction venant du Temple de Dieu, mais nous sommes véritablement le Temple de Dieu, qui est construit des « pierres vivantes » que nous sommes. Selon les paroles mêmes du Christ, le temps est maintenant arrivé où Dieu n’est plus adoré sur telle ou telle montagne sainte, c’était une manière de se rapprocher de celui qui réside au ciel, mais il est adoré en esprit et en vérité (Jean 4.23) parce que l’esprit de Dieu a été répandu dans nos cœurs.
Cette audacieuse identification entre le Temple de Dieu et les chrétiens a pour conséquence que celui qui détruit le Temple de Dieu, Dieu le détruira (1Corinthiens 3.17). Celui qui détruit la foi ou qui scandalise l’un de ces petits qui sont à Dieu, est l’ennemi de Dieu. Mieux vaudrait pour lui de se voir attacher au cou une meule et être précipité dans la mer. Cette menace est illustrée par la lecture évangélique de la purification du Temple. Jésus se fâche rarement, sauf quand le sanctuaire de Dieu est déshonoré. Alors, il se met à purifier le Temple et chasse les vendeurs à coups de fouet : Celui qui détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira.
La suite de l’évangile élargit encore une fois le thème de la fête. Le Temple saint d’où vient toute bénédiction, et à laquelle nous sommes identifiés comme les pierres d’une maison, est aussi, au plus profond, identique au corps même du Christ ; Le Temple dont il parlait, c’était son corps (Jean 2.21). Et l’Église, le Corps mystique du Christ est un édifice vivant. Toute vie est caractérisée par sa croissance. Sans croissance, il n’y a pas de vie. Ainsi en est-il de l’Église, vue comme Corps du Christ. Elle n’est pas un bâtiment statique, mais un organisme vivant qui se développe et croît. Cette croissance de l’Église contient une promesse, ainsi que l’exprime très bien la préface du jour. La croissance continuera sans interruption, jusqu’au jour où l’édifice se trouvera, accompli, dans la Jérusalem céleste. Là, il cessera de croître parce que tout sera accompli et que le temps aura cessé d’exister. Dans la Jérusalem nouvelle on n’aura pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune, car la gloire même de Dieu l’illuminera (Apocalypse 21).
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Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
PPS, vol 6, n° 19
Fête de la dédicace d'une cathédrale, fête de l'Eglise
Une cathédrale est-elle le fruit d'un désir passager ou quelque chose qu'on puisse réaliser à volonté ? ... A coup sûr, les églises dont nous héritons ne sont pas une simple affaire de capitaux, ni une pure création du génie ; elles sont le fruit du martyre, de hauts faits et de souffrances. Leurs fondations sont très profondes ; elles reposent sur la prédication des apôtres, sur la confession de la foi par les saints, et sur les premières conquêtes de l'Evangile dans notre pays. Tout ce qui est si noble dans leur architecture, qui captive l'œil et va au cœur, n'est pas le pur effet de l'imagination des hommes, c'est un don de Dieu, c'est une œuvre spirituelle.
La croix est toujours plantée dans le risque et dans la souffrance, arrosée de larmes et de sang. Nulle part elle ne prend racine et ne porte de fruit si sa prédication n'est accompagnée de renoncement. Les détenteurs du pouvoir peuvent porter un décret, favoriser une religion, mais ils ne peuvent pas la planter, ils ne peuvent que l'imposer. Seule l'Eglise peut planter l'Eglise. Personne d'autre que les saints, des hommes mortifiés, prédicateurs de la droiture, confesseurs de la vérité, ne peut créer une vraie maison pour la vérité.
C'est pourquoi les temples de Dieu sont aussi les monuments de ses saints... Leur simplicité, leur grandeur, leur solidité, leur grâce et leur beauté ne font que rappeler la patience et la pureté, le courage et la douceur, la charité et la foi de ceux qui, eux, n'ont adoré Dieu que dans les montagnes et les déserts ; ils ont peiné, mais non en vain, puisque d'autres ont hérité des fruits de leur peine (cf Jn 4,38). A la longue, en effet, leur parole a porté fruit ; elle s'est faite Eglise, cette cathédrale où la Parole vit depuis si longtemps... Heureux ceux qui entrent dans ce lien de communion avec les saints du passé et avec l'Eglise universelle... Heureux ceux qui, en entrant dans cette église, pénètrent de cœur dans le ciel.
Homélie Messe
Nous célébrons aujourd’hui la fête de la dédicace de l'église-mère de Rome, la basilique du Latran, à l'origine dédiée au Sauveur puis à saint Jean Baptiste. Que représente pour la liturgie et pour la spiritualité chrétienne la dédicace d'une église et l'existence même de l'église comme lieu de culte ? Jésus n’enseigne-t-il pas que le temple de Dieu est tout d'abord le cœur de l'homme qui a accueilli sa parole. En parlant de lui et du Père, il dit : « Nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui » (Jn 14, 23) et Paul écrit ceci aux chrétiens : « n'oubliez pas que vous êtes le temple de Dieu » (1 Co 3, 16 ; 2nd lect.). Le croyant est donc le nouveau temple de Dieu : « L'heure vient - et c'est maintenant nous confirme Jésus - où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père ».
Pourquoi les chrétiens donnent-ils alors tant d'importance à l'église, si chacun de nous peut adorer le Père en esprit et en vérité dans son cœur ou chez lui ? Pourquoi cette « obligation » d'aller à l'église tous les dimanches ? La réponse est que Jésus Christ ne nous sauve pas individuellement : il est venu pour se constituer un peuple, une famille, une communauté de personnes en communion avec lui et entre elles.
Lorsque Saint Paul nous rappelle que nous sommes « le Temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en nous » (2nd lect.), l’image est plus organique qu’individuelle : c’est en tant que membre du Corps ecclésial du Christ Total (1 Co 6, 15), en qui habite corporellement la plénitude de la divinité (Col 2, 9), que chaque croyant peut être appelé « Temple de Dieu ». C’est en effet l’Église qui est « la maison que Dieu construit » (2nd lect.), en assemblant les « pierres vivantes » (1 P 2, 5) que nous sommes sur la fondation unique : Jésus-Christ (2nd lect.).
Dans les Confessions (VIII, 2) saint Augustin raconte comment le rhéteur et philosophe romain Marius Victorinus, fraichement converti au christianisme, dit au prêtre Simplicien : « Sache que désormais, moi je suis chrétien ». Simplicien lui répondit : « Je ne te croirai pas tant que je ne te verrai pas dans la maison du Christ ». « Ce sont donc les murs qui font de nous des chrétiens ? » rétorqua le rhéteur, qui alla son chemin. Mais un jour Victorinus lut la parole suivante du Christ : « Celui qui aura rougi de moi et de mes paroles dans cette génération... le Fils de l'homme aussi rougira de lui ». Il comprit que c'était son amour propre, la peur des moqueries qu’il aurait à subir de la part de ses collègues philosophes, qui le retenaient d'aller à l'église. Il alla voir Simplicien et lui dit : « Allons à l'église, je veux devenir chrétien ».
Se pourrait-il que cette histoire ait encore quelque chose à nous dire aujourd’hui ?
Père Joseph-Marie
http://www.homelies.fr/homelie,dedicace.de.la.basilique.du.latran,2965.html
Méditation:
"La maison de mon Père" (Jn 2,13-22)
Qu'est-ce qu'un temple? - Un lieu de beauté où l'on rencontre Dieu; un lieu où Dieu se fait proche, et où l'homme accepte de s'approcher de Dieu. C'est bien cela que devait être le temple de Jérusalem dans la pensée de Salomon, son premier bâtisseur, et dans le désir de la communauté de pauvres, courageuse et enthousiaste, qui l'avait rebâti au retour d'un exil de quarante ans.
D'où vient, alors cette sévérité de Jésus? Elle semble motivée par plusieurs raisons à la fois. Tout d'abord le Temple, dont Dieu désirait faire une maison de prière pour tous les peuples (Is 56,7), un signe de ralliement et d'accueil universel, ne répondait encore que partiellement à sa vocation (Jn 4,21). De plus sa beauté et sa richesse, à l'époque de Jésus, flattaient un peu l'orgueil des hommes au lieu de servir uniquement la gloire de Dieu (Mt 24,1). Enfin et surtout, la désinvolture des hommes gênait, dans le Temple, la rencontre avec le Seigneur. Pour rejoindre Dieu, il fallait passer, trop souvent, à travers tout un réseau de marchands, de marchandises et de marchandages. Les sacrifices, quand ils étaient mal compris, pouvaient devenir un signe extérieur de richesse, et le culte, que certains matérialisaient, installait pour ainsi dire dans le Temple même la vieille idole du cœur humain: le profit. Au Temple, trop d'intermédiaires voulaient servir à la fois Dieu et Mamôn: "Enlevez cela d'ici, s'écrie Jésus; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic!"
"La maison de mon Père!" Quelle extraordinaire prétention de la part de ce Galiléen qui vient de chasser brebis et bœufs! Et les responsables l'interpellent. Ils ne lui reprochent pas son coup d'audace, car tous les Juifs pieux devaient s'en réjouir, mais ils lui demandent: "Comment peux-tu justifier ce que tu fais là? Par quelle autorité le fais-tu?" Jésus, dans un langage assez inattendu, les renvoie à l'œuvre suprême de Dieu, la résurrection, et pour toute justification, Jésus répond cette phrase qui pèsera si lourd dans son procès: "Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai". Et l'évangéliste de commenter: "Mais lui parlait du temple de son corps".
Tel est bien , en effet, le mystère central de cet épisode. Le corps de Jésus, c'est-à-dire non pas seulement sa chair, mais sa Personne vivante et bien concrète, est désormais le seul lieu de la rencontre entre Dieu et les hommes, entre Dieu et ceux qui l'adorent en vérité (Jn 4,24); ce corps est le lieu où Dieu se fait proche et où l'homme s'approche de Dieu, parce que justement il est le corps de l'Homme-Dieu.
C'est bien lui, Jésus Christ, en effet, qui est pour nous le Temple de la nouvelle alliance; c'est par lui et en lui que nous avons accès auprès du Père (E 2,18) et que le Père vient au-devant de nous; c'est lui qui, conjointement avec le Père, nous envoie chaque jour l'Esprit qui fait vivre. Il est l'unique médiateur (1 Tm 2,5); lui seul fait remonter vers Dieu notre prière unanime et notre sacrifice quotidien; lui seul reverse sur le monde et en chacun de nous "la plénitude dont il est rempli" (E 1,23), c'est-à-dire la force de sanctification concentrée pour toujours dans sa Personne.
Ce Temple-là, ce lieu où Dieu rencontre l'homme, personne ne pouvait et personne ne pourra jamais le détruire, et Dieu le Père l'a signifié solennellement au monde en ressuscitant son Fils le troisième jour. "Aussi, ajoute l'évangéliste, lorsque Jésus se releva d'entre les morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait parlé ainsi, et ils crurent à l'Écriture ainsi qu'à la parole qu'il avait dite."La résurrection, en effet, authentifiera les actions du Christ et son message; elle proclamera que Jésus était vraiment l'Envoyé du Père, et que "Dieu était dans le Christ, se réconciliant le monde" (2 Co 5,19).
Frères et sœurs, nous le croyons, Jésus Christ est pour nous, vraiment et à jamais, le lieu de la rencontre du Père; mais le Père nous trouve-t-il chaque jour ouverts à cette rencontre, en attente de ce dialogue où il va nous promouvoir dans notre liberté filiale?
Même quand nous nous approchons de Dieu pour la prière, notre cœur de croyants demeure parfois encombré de marchandises et de calculs, comme un temple profané. Même quand nous désirons sincèrement les rendez-vous d'alliance avec le Père qui nous appelle, des trésors factices, une lassitude de la joie, une fixation sur l'immédiat ou une propension trop humaine à la facilité peuvent toujours retarder ou dévaluer la rencontre. Il est des jours où Jésus pourrait surgir dans notre vie, pour nous dire, à nous aussi, avec l'insistance d'un véritable ami: "Enlève cela d'ici; ne fais pas de la maison de mon Père une maison de trafic."
"Car le temple de Dieu est saint, et ce temple, c'est nous." Ici l'enseignement de saint Paul vient s'articuler sur celui de Jésus: puisque le Corps ressuscité de Jésus, "en qui habite corporellement la divinité" (Col 2,9), est le Temple de Dieu par excellence, nous, chrétiens, membres de ce Corps, sommes avec le Christ le temple où habite l'Esprit de Dieu. Cela se vérifie pour chaque disciple personnellement et pour tous les frères et sœurs en cohésion de foi et de charité. Tous nous entrons, comme autant de pierres vivantes, dans la construction d'une vivante maison de Dieu, l'Église sainte, d'où est bannie toute distinction de race, de classe et de culture ( 1 P 2,5).
Ce Temple, qui n'est pas fait de main d'homme, le Voyant de l'Apocalypse le contemple sous son aspect achevé et définitif: la Jérusalem d'en haut. Il nous transporte en pensée à la fin des temps, quand Dieu aura fini de faire toutes choses nouvelles. Alors la communauté des rachetés rejoindra le Christ, comblée de joie, comme une jeune épousée, et avec le pressentiment d'un immense bonheur à vivre. Dieu lui-même essuiera toute larme de nos yeux, et il n'y aura plus de mort, plus de pleurs, de cris ni de détresse, car la première création aura disparu (Ap 21,1-4).
Mais Paul, lui, préfère regarder le Temple de Dieu en train de se faire sous nos yeux, dans notre histoire. C'est Dieu qui construit, certes: nous sommes "l'édifice bâti par Dieu" ( 1 Co 3,9); c'est lui qui a choisi et posé la pierre d'angle, celle que les hommes bâtisseurs sont toujours tentés de rejeter: le Christ, sur qui repose toute la construction; mais sur cette fondation divine, les hommes doivent continuer à bâtir le Temple. S'il n'est pas fait de main d'homme, les hommes doivent y mettre la main.
Toutefois, selon Paul, les disciples ne bâtiront pas n'importe comment. Tout d'abord on ne peut édifier que sur le Christ, sur le projet et les paroles du Christ. Non pas un Christ réduit aux dimensions d'un sage ou d'un réformateur, mais l'Homme-Dieu parlant de Dieu et donnant Dieu: "Nul ne peut poser d'autre fondement que celui qui s'y trouve, et qui est Jésus Messie" (1 Co 3,11). D'autre part chacun des bâtisseurs doit regarder avec quoi il cons-truit. Dans l'Église, seule la charité bâtit en dur, seul l'amour assure l'éternité de la construction.
Et c'est bien ce que le Seigneur veut nous rappeler en nous rassemblant tous autour de sa table, bâtisseurs et bâtisseuses en habits de dimanche, mais porteurs de nos outils de tous les jours. "Si le Seigneur ne bâtit la maison, en vain peinent les maçons" (Ps 127,1). Réunis dans la maison de prière, laissons Dieu cimenter entre nous son Église par l'amour que l'Esprit verse en nos cœurs et par la communion qu'il nous offre au corps et au sang de son Fils.
http://bibleetviemonastique.free.fr/jean/oikos.htm
Publié le 08/11/2010 à 10:22 par jubilatedeo
Dédicace de la Basilique du Latran basilique saint Jean de Latran, à Rome
Eglise cathédrale de l'évêque de Rome, elle est à ce titre, "mère et tête de toutes les églises" du monde chrétien. Elle fut édifiée par l'empereur Constantin, vers 324, peu après la fin des grandes persécutions, à côté du palais des "Laterani" une grande famille romaine. Cinq conciles y tinrent leurs assises.
Fête de la dédicace de la basilique du Latran, construite en l’honneur du Christ Sauveur par l’empereur Constantin, comme siège de l’évêque de Rome. La célébration de son anniversaire est, dans toute l’Église latine, un signe de dilection(*) et d’unité avec le siège de Pierre.
(*)terme de dévotion: tendresse, amour, charité.
Voir aussi:
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/09/index.html
http://missel.free.fr/Sanctoral/11/09.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Archibasilique_Saint-Jean-de-Latran
http://www.freereservation.com/roma2/128.htm
Saint Théodore Soldat, martyr à Euchaïta, dans le Pont (+ 304)
martyr à Amasée en Turquie d'Asie. Soldat romain, il fut décapité en raison de sa foi. Sa vie, déjà exemplaire, fut embellie avec le temps. On lui attribua l'exploit d'avoir mis à mort un dragon, comme saint Georges et saint Dimitri. Tous trois d'ailleurs sont les " trois grands soldats martyrs" des Orientaux.
"Théodore, soldat romain, né en Syrie vers l’an 270, se convertit au christianisme, et ameutant la foule par ses prédications, fît mettre le feu au temple de Cybile qui fut complètement détruit. L’empereur Dioclétien le fit enfermer aussitôt à Amaséa, ville de la province du Pont en Asie Mineure. Une nuit, garrotté étroitement dans sa prison et gardé à vue, le gouverneur vint l’interroger une dernière fois avant de le livrer au supplice.
Le seigneur lui apparut dans la prison au milieu d’un nuage entouré de deux anges portant, l’un une couronne et l’autre la palme des martyrs. Saint Théodore fut exécuté et eut la tête tranché, le 9 novembre de l’an 301."
(sources: Soixante et onzièmes ostensions septennales de Saint-Junien -Haute-Vienne- en 2009)
http://ostensions.free.fr/ostensions/index.php/preliminaires/27
Saint Agrippin de Naples évêque de Naples (3ème s.)
"Il accrût beaucoup la troupe de ceux qui croient au Seigneur et les réunit au sein de la sainte Mère Eglise dont il était l'évêque."
Evêque, parmi les premiers, que d’antiques documents déclarent défenseur de la cité.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_et_archev%C3%AAques_de_Naples
Saint Alexandre Martyr dans la région de Thessalonique (4ème s.)
Martyr dans la région de Thessalonique sous l'empereur Julien l'Apostat.
Saint Bénen (+ 474)
ou Bénigne, Fils d’un chef de clan du comté de Meath, en Irlande. Après avoir été baptisé, il devient un disciple de Saint-Patrick et l’accompagne dans la plupart de ses voyages. Doté d’un charmant timbre de voix, Bénigne est aussi particulièrement reconnu pour ses talents de choriste. Après avoir évangélisé les comtés de Clare, de Kerry et de Connaught, il dirige durant plus de vingt ans le monastère de Drumlease, qui avait été fondé à Kilmore par Saint-Patrick. Il succède ensuite à Saint-Patrick comme archevêque d’Irlande.
Autre biographie:
Saint Benen d'Irlande, évêque d'
Armagh,
chantre de Saint Patrick (Benignus)
Mort vers 468. Fils du chef Sechnan de Meath (Sessenen ou Sesgne), Benen grandit dans le district autour de Duleek. Lui et sa famille se convertirent dès son enfance, et ils furent baptisés par saint Patrick. L'histoire nous rapporte que Benen louait Patrick comme un héros. Il avait entendu parler du récit du conducteur du char du saint, ayant pris sa place pour sauver la vie de Patrick. Admiratif et impressionné, il était pourtant encore trop jeune pour faire grand chose. Alors, quand après avoir baptisé Benen, Patrick s'endormit profondément dans un coin paisible du jardin de la famille, il se demanda ce qu'il pourrait faire en l'honneur du saint. Il constata que la poussière de la route sur les habits de Patrick lui attiraient des insectes, alors il répandit des fleurs très odoriférantes sur l'homme endormit. Quand on gronda le garçonnet pour ce geste, Patrick répondit: "Ne le chassez pas. C'est un brave garçon. Il est possible qu'il fasse d'ores et déjà des choses merveilleuses pour l'Eglise."
Dès ce moment, Benen devint le disciple et le compagnon de l'Apôtre. On nous rapporte que quand l'apôtre voulu continuer son voyage, Benen se roula en boule dans le charriot de Patrick, accroché aux pieds du saint, et le suppliant de pouvoir l'accompagner à Tara. Patrick accepta de prendre le jeune avec lui, bien que tout le monde pensa qu'il était trop immature. Patrick leur assura que Benen serait parfait - et il le fut. Il ne revint jamais à la maison. Et ainsi, au fur et à mesure que Benen grandissait en maturité, il devint le confident de Patrick, son "Psalmodieur" et son bras-droit. Il chantait à tous les Offices célébrés par Patrick, apprennant dès lors comment enseigner et prêcher la Foi. Benen finit par être ordonné prêtre, et succèdera à Patrick comme archévêque d'Irlande. Benen est connu pour sa gentillesse, son charme, et sa belle voix chantante.
On apprend qu'un Dimanche de Pâques, quand saint Patrick, ses 8 compagnons et le garçon Benen allaient de Slane à Tara pour se confronter au roi Laoghaire, ils furent miraculeusement transformés en cervidés et ainsi échappèrent aux tentatives d'interception en route par les gardes du roi. Le faon à l'arrière, selon la légende, était Benen.
La "Vie Tripartie" rapporte cela ainsi :
"Patrick partit avec 8 jeunes clercs et Benen comme accompagnateur, et Patrick leur donna sa bénédiction avant qu'ils n'entament le voyage. Une chape d'obscurité s'abatit sur eux au point que nul homme ne pouvait les voir. De ce fait, l'ennemi qui les attendait en embuscade, vit 8 cervidés passer à leurs côtés, et derrière eux un faon avec un paquet sur son dos. C'était Patrick avec ses 8, et Benen derrière avec ses tablettes sur son dos."
Il est crédité de l'évangélisation du Clare, du Kerry et du Connaught, et aurait dirigé 20 ans durant le monastère à Drumlease en Kilmore, bâtit par Patrick.
La relation entre Benen et Glastonbury n'a aucun fondement historique; cependant, Guillaume de Malmesbury rapporte que Benen aurait renoncé à son siège en 460, et serait venu à Glastonbury, pour rechercher son vieux maître. On dit que Patrick aurait envoyé Benen pour vivre en ermite au premier endroit où son bâton, planté en terre, aurait reverdit et fleurit. On rapporte que ceci eu lieu dans les environs boueux de Feringmere, où Benen mourrut en effet et fut enterré.
En 1091, on rapporta les reliques de quelqu'un de ce lieu vers l'abbaye de Glastonbury, mais ce n'étaient pas celles de Benen.
(Bénédictins, Bieler, Concannon, D'Arcy, Delaney, Curtayne, Healy, Montague, Ryan)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Armagh
Saint Clément Consul et martyr. (+ 89)
Il appartenait sans doute à la famille impériale de Vespasien et il épousa
Flavia Domitilla, cousine de l'empereur Domitien. Celui-ci apprenant qu'il était chrétien le fit mettre à mort et exila Flavia Domitilla dans l
'île de Pantelleria.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Flavia_Domitilla
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pantelleria_(%C3%AEle)
Bienheureuse Elisabeth de la Trinité Elisabeth Catez, carmélite française (+ 1906)
Cette berrichonne passera sa vie à Dijon où son père militaire avait été envoyé en garnison. Elle est très vive, passionnée, coléreuse. Elle a sept ans quand meurt son père. C'est un drame pour elle et elle veut se convertir, soutenue par sa mère qui l'aide à lutter contre son caractère difficile. Dans la bonne société dijonnaise, c'est une charmante jeune fille, premier prix de piano, recherchée par les bonnes familles pour l'un de leurs garçons. Mais elle a choisi une autre orientation pour sa vie.
Elle veut vivre " en oraison continuelle ", puisque Dieu est présent en son cœur. Malgré sa mère très possessive, elle peut entrer au Carmel de Dijon " pour se livrer à la vie des Trois, à l'union à Dieu ". Cinq ans d'union intime avec le Dieu-Trinité qui lui confère paix, joie et gaieté malgré la grave maladie qui l'accable bientôt et l'emportera à 26 ans dans l'amour éternel qu'elle a cherché.
Voir aussi:
Le Carmel en France
http://www.carmel.asso.fr/
et le site Elisabeth de la Trinité.
http://www.elisabeth-dijon.org/
Comme le 9 nov, date de sa naissance au ciel, est déjà une fête (Dédicace St Jean de Latran), l'ordre du Carmel a déplacé la fête au 8 nov.
Dès l’enfance, elle s’attacha du fond du cœur à rechercher et à contempler la sainte Trinité et, affligée, encore jeune, de multiples douleurs, elle parvint, comme elle l’avait souhaité, “à l’amour, à la lumière, à la vie”.
Martyrologe romain
"Pacifiez mon âme, a-t-elle écrit, faîtes-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là toute entière, toute éveillée en foi, toute adorante, toute livrée à votre action créatrice."
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Elisabeth_de_la_Trinit%C3%A9
Saintes Eustolia et Sopatra vierges moniales (+ 600)
Sainte Eustolia naquit à Rome, mais, jeune encore, elle se rendit à Constantinople où Sopatra, l'une des filles de l'empereur, la rencontra dans l
'église de la Mère de Dieu des Blachernes. Ensemble, bientôt rejointes par d'autres femmes de toutes conditions, elles construisirent un monastère où elles s'éteignirent en paix.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_des_Blachernes#Basilique_Sainte-Marie-M.C3.A8re_de_Dieu
Saint Euthyme (+ 950)
Monastère de Docheiariou
et saint Néophyte qui fondèrent au Mont-Athos le monastère de Dochiariou dédié aux saints Archanges Michel et Gabriel.
Autre biographie:
Saint Euthyme de Docheiariou, et son disciple Neophytus.
Serbes d'origine, ils étaient parents d'aristocrates de haut rang dans le Byzantium. Euthème était ami de saint Athanase et de son serviteur Laurus, et par la suite fonda le monastère de Docheiariou. Il entra en paix dans le repos en 990. Son neveu Neophytus succéda à son oncle comme abbé de Docheiariou, accroissant le nombre de frères et bâtissant une grande église. Il entra dans le repos au début du 11ème siècle.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_de_Docheiariou
Bienheureux Gabriel Feretti prêtre franciscain (+ 1456)
Né à Ancône d'une famille noble il reçut de ses parents une éducation chrétienne et entra jeune dans l'ordre de Saint François. Les vertus d'humilité et de renoncement furent celles qui brillèrent le plus en lui. Son mérite l'éleva à la dignité de supérieur des franciscains de la province de la Marche. Il gouverna ses frères avec prudence, étendit son ordre dans ce pays en créant de nouveaux couvents et acquit dès son vivant la réputation d'un saint. Son union avec Dieu était continuelle et il en parlait dans tous ses discours. Il mourut à Ancône dans un âge avancé...
(source: Vies des pères des martyrs et des autres principaux saints)
http://books.google.fr/books?id=0iYPAAAAQAAJ&printsec=frontcover
Il brilla par son soin des petits enfants et des malades, son obéissance et son observance de la Règle.
Saint Georges de Lodève Evêque de Lodève (+ v. 870)
Cathédrale Saint-Fulcran de Lodève
Ayant pris l'habit monastique au monastère bénédictin de Conques en Auvergne, il y connut l'invasion des Normands et la destruction du monastère. Invité par le comte de Toulouse, il fonda le monastère de Vabres qu'il gouverna saintement comme, plus tard, le diocèse dont il fut chargé.
À Lodève dans la Narbonnaise, vers 870, saint Georges, évêque.
Martyrologe romain
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Lod%C3%A8ve
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Fulcran_de_Lod%C3%A8ve
Bienheureux Georges Napper prêtre et martyr en Angleterre (+ 1610)
Né à Holywell Manor, à Oxford, il fut élevé au "Collège du Corps du Christ" dans la même ville. Après ses études à Douai, au séminaire destiné aux futurs prêtres qui retournaient en Angleterre, il y fut ordonné prêtre en 1596. De retour dans son pays, il exerça son ministère sacerdotal dans l'Oxforshire, mais il fut arrêté en 1610 et exécuté.
Pour gagner des âmes au Christ dans l’Église, il fit un travail remarquable, tant dans son ministère clandestin que dans sa prison, et, sous le roi Jacques Ier, à cause de son sacerdoce, il fut condamné à mort et conduit à la potence.
Bienheureux Grace de Cattaro religieux augustin (+ 1508)
Grazia ou Graziano da Cattaro.
Alors qu’il jouait de la cymbale pour gagner sa nourriture, étant dans la plus grande misère, il fut ébranlé par les sermons d’un religieux, Simon de Camerino, demanda l’habit des augustins et mena une vie très pieuse à
Murano près de Venise.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Murano
Bienheureuse Hélène de Hongrie (+ 1270)
Veszprém est un département de l'ouest de la Hongrie.
ou Ilona. Religieuse dominicaine de Veszprem, elle fut même la maîtresse des novices de sainte Marguerite de Hongrie qui, fille du roi Béla IV, devint à son tour religieuse dominicaine. La bienheureuse Hélène aurait porté les stigmates de la Passion du Christ. Les Hongrois et l'Ordre dominicain la vénèrent comme bienheureuse.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Veszpr%C3%A9m_(ville)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Veszpr%C3%A9m
Bienheureux Henri Hlebowicz prêtre de Vilnius et martyr (+ 1941)
Durant l’occupation nazie du pays, il fit publiquement à l’Eglise le don de sa vie en sacrifice pour sauver la foi des jeunes, soumise à un programme de destruction. Arrêté le 7 novembre, il fut fusillé le surlendemain dans un bois.
Prêtre diocésain, né le 1er juin 1904, mort à Borysów en Lituanie le 9 novembre 1941, béatifié le 13 juin 1999 à Varsovie (Pologne) par Jean-Paul II.
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_academies/cult-martyrum/martiri/001.html#1999
Saint Jean Colobos Père du désert de Scété en Egypte (4ème s.)
Colobos qui veut dire "le nain"...
Il est l'un des Pères du Désert de Scété en Égypte les plus originaux. Au soleil et dans le froid, il vivait nu comme il était venu au monde, le reste étant inutile à ses yeux. Il se nourrissait de peu, sa seule nourriture étant la Parole de Dieu. Il vivait près d'une grotte comme à l'entrée de la mort. Un jour un Ancien planta en terre un morceau de bois sec, disant à saint Jean: "Arrose-le chaque jour jusqu'à ce qu'il porte des fruits." Par obéissance il fit cela chaque jour durant trois années, malgré la distance à parcourir. Et puis au bout de trois ans, des fruits apparurent "Les fruits de l'obéissance", dit l'Ancien. Lui-même répétait à ceux qui venaient lui demander conseil: "Ne te mesure pas toi-même, toi qui es au-dessous de toute créature. Vis dans le combat en renonçant à ce qui est de la chair. Persiste dans le froid, la nudité, le faim, la soif. Ferme ton sépulcre comme si tu étais déjà mort en sorte de penser que ta mort est proche à toute heure."
Un internaute nous signale qu'il est fêté le 9 novembre dans l'Église orthodoxe et le 17 octobre dans les Églises occidentales.
Autre biographie:
Saint Jean le Nain, d'Egypte
Saint Jean le Nain mena son combat spirituel dans le désert d'Egypte au 5ème siècle, dans le monastère de Saint Poemen le Grand (27 août). Du nom de ce monastère, les monastères du désert commençèrent à être appelés "sketes", dans lesquels les moines vivent une ascèse de stricte solitude et silence. Saint Jean était doux, humble, un moine aimant le travail. Dans ce monastère, le jeune Jean vint avec son frère Daniel.
Une fois, saint Jean dit à son frère aîné qu'il ne voulait pas se soucier de la nourriture et des vêtements, qu'il espérait vivre comme les Anges en Paradis. Daniel l'autorisa à aller en un lieu désert, afin qu'il soit affligé. Retirant ses vêtements, Jean quitta la cellule. Il faisait très froid la nuit, et après une semaine, Jean eut faim.
Une nuit, Jean revint au monastère et commença à frapper à la porte de la cellule. "Qui est là?", demanda Daniel.
"C'est moi, ton frère Jean".
Daniel répondit : "Jean est devenu un Ange, et il n'est plus parmi les hommes."
Jean continua à frapper à la porte, mais Daniel ne le laissa pas entrer avant le matin. Alors il lui dit : "Tu es un homme, et tu dois travailler à nouveau si tu veux manger." Saint Jean pleura amèrement et demanda pardon.
Après avoir retrouvé la raison, saint Jean partit voir saint Poemen, connaissant sa volonté ferme et résolue, et lui demanda guidance, lui promettant d'être obéissant en toutes choses. Mettant la patience du jeune moine à l'épreuve, saint Poemen lui donna une tâche inhabituelle. Trois ans durant, saint Jean transporta de l'eau et la versa sur un baton sec, jusqu'à ce qu'il se retrouve avec des feuilles et porte d'abondants fruits. Son Ancien prit un fruit et l'apporta aux frères en disant : "Prennez et mangez le fruit de l'obéissance."
Par la suite, Abba Jean devint lui-même le guide de nombreuses personnes sur le chemin du Salut, parmi lesquelles saint Arsène le Grand (8 mai) et sainte Thaïs (10 mai).
Saint Jean fut l'auteur de la vie de Saint Païssios le Grand (19 juin).
Jean de Lycopolis (+394) appelé aussi saint Jean l'obéissant.
Dès la fin des persécutions, il s'en fut en Égypte, dans la Thébaïde, pour donner sa vie à Dieu. On venait l'écouter des régions les plus lointaines à cause de son don de prophétie. Quand son père spirituel lui demanda de planter un bâton à demi-pourri en terre et de l'arroser deux fois par jour, il le fit par humble obéissance durant un an.
17 octobre au martyrologe romain: À Lycopolis en Égypte, au IVe siècle, saint Jean, ermite, qui, entre autres vertus remarquables, s’illustra aussi par son esprit de prophétie.
Martyrologe romain
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Apophtegmes_des_P%C3%A8res_du_d%C3%A9sert
http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A8res_du_D%C3%A9sert
http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/archives/2009/7/
Bienheureuse Jeanne de Signa (+ 1307)
Elle naquit près de Florence. Petite bergère, sa sainteté la fait réclamer par les bénédictins de Vallombreuse comme étant l'une de leurs tertiaires. Les franciscains la réclament également et pour la même raison.
À Signa, près de Florence en Toscane, l’an 1307, la bienheureuse Jeanne, vierge, qui mena pour le Christ une vie solitaire.
Saint Leucade (1er s.)
ou Léocade. Il aurait vécu à l'époque apostolique. Sénateur, il aurait donné son palais à Bourges puis se consacra pleinement à Dieu, partageant avec saint Ursin la tâche de l'évangélisation du Berry.
Bienheureux Louis Morbioli pénitent à Bologne (+ 1485)
Il passa presque toute sa vie à Bologne. Jusqu'à l'âge de trente ans, il fut grand joueur, grand buveur et sa "liberté de vie" scandalisait. Une maladie sérieuse le fit réfléchir et sa vie bascula dans la pauvreté. Dormant dehors, à côté de son âne, qui se mettait à genoux devant l'entrée de l'église durant tout le temps où le bienheureux Louis priait. Pour vivre, il sculptait des images pieuses. Souvent, monté sur son âne, il parcourait la ville engageant ses concitoyens à penser à leur mort et à leur rencontre éternelle avec Dieu.
Quittant le sentier des vices, il se tourna vers Dieu, choisit une vie très dure de pénitent et ramena ses concitoyens à la piété par sa parole et son exemple.
Sainte Matrone (5ème s.)
Mariée à un brillant jeune homme à l'âge de quinze ans, elle le quittait souvent le soir pour passer des nuits en prière. Inquiet, son époux la suivit et découvrit qu'elle ne se livrait pas à la débauche comme il l'avait supposé. Elle put suivre sa vocation contemplative, mais lorsqu'elle entra dans un monastère, il vint la rechercher. Elle s'échappa une fois encore par ruse et s'en fut se cacher dans un temple païen désaffecté. Elle retourna à Constantinople où, avec d'autres femmes, elle put enfin construire un monastère où ses vertus réconfortèrent ses disciples.
Autre biographie:
A Constantinople, sainte Matrone (5ème siècle).
Le monastère de Sainte-Matrone à Constantinople, situé dans le Deutéron près de la citerne d'Aspar, fut un des principaux monastères de femmes de la ville. D'après Théophane (Chronographia, ad annum 5991; éd. de Boor, t. 1, p. 141-142; P. G., t. 108, col. 340), l'empereur Zénon voulut obliger Matrone à souscrire à son "Hénotique" en 491, mais elle s'y refusa avec énergie. On comprend qu'elle ait laissé une renommée de sainteté parmi les Orthodoxes.
Le monastère de Sainte-Matrone était proche de celui de Saint-Bassien, les 2 fondateurs entretinrent sûrement d'excellents rapports que leurs successeurs continuèrent (voir au 10 octobre, t. 10, p. 399).
Au 7ième siècle au plus tôt un moine écrivit une Vie de sainte Matrone qui ressortit plus au roman d'aventures qu'à l'histoire et qui témoigne du plus parfait mépris pour les liens du mariage.
Née à Pergé en Pamphylie, Matrone se marie à un certain Domitien, duquel elle a une fille, Théodote. Venue avec son mari à Constantinople, elle visite les églises si assidûment et fait de telles aumônes que son mari en prend ombrage. Sur le conseil de la vierge Eugénie, elle confie sa fille à une pieuse femme Suzanne, coupe ses cheveux, s'habille en eunuque et se présente au monastère de Bassien sous le nom de Babylas. Un moine, Barnabé, remarquant que le lobe de ses oreilles est percé, devine qu'elle est une femme; elle réussit à égarer ses intuitions, mais finalement Bassien et un archimandrite voisin, Acace, apprennent la vérité et lui reprochent d'apporter la tentation dans le monastère et de se présenter tête nue aux Sacrements. Elle raconte sa vie, Bassien l'encourage et la prie de s'en aller. Matrone va se cacher chez Suzanne et apprend avec joie la mort de sa fille.
Cependant Domitien vient au monastère de Bassien et réclame sa femme. Bassien lui répond qu'il n'y a jamais eu de femme chez lui, mais un eunuque qui est parti en pèlerinage à Jérusalem, et en même temps il charge le diacre Marcel de conduire Matrone à Éphèse où elle entre dans un monastère de femmes dont elle devient bientôt higoumène.
Domitien retrouve sa trace, elle se sauve à Jérusalem, puis au Sinaï, enfin à Beyrouth où elle se cache dans un vieux temple. Elle y est tentée par le démon, en triomphe et bientôt voit arriver des compagnes. La petite communauté part pour Constantinople où, avec l'aide de Bassieu et du diacre Marcel, on leur construit un monastère. Une dame, Athanasie, quitte son mari pour se mettre sous la direction de Matrone à laquelle elle apporte des ressources importantes. Matrone meurt âgée de près de 100 ans.
L'anniversaire de Matrone serait le 7 novembre d'après la Vie, le 8 d'après les synaxaires les plus anciens, le 9 d'après les autres.
Saint Montan Dans les montagnes du Vivarais au sud de la France (4ème s.)
Saint-Montan est une commune française, située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes.
Il quitta sa Lorraine natale pour vivre ignoré des hommes sous le seul regard de Dieu. Il choisit une grotte où il put s'adonner à la contemplation. Mais le secret de sa solitude ayant été découvert, il partir pour Loudun. Le lieu qu'il habitait a retenu son nom : Saint-Montan-07220
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Montan
Saint Nectaire d'Egine Moine en Grèce (+ 1920)

évêque de la Pentapole (Lybie) et fondateur du couvent de la Sainte Trinité à Egine. Il est l'un des saints les plus populaires de l'Eglise de Grèce. Instituteur dans l'île de Chios, il embrassa la vie monastique, compléta ses études à Athènes, et devint secrétaire patriarcal d'Alexandrie au Caire. Calomnié, il se retrouva bientôt isolé. Il ne voulut pas, pour autant, se retirer solitaire au Mont-Athos, sacrifiant son amour de la retraite au salut de son prochain. Evêque en exil, il redevient simple prédicateur en Eubée et sa personnalité, forte, humble et rayonnante, attire les âmes généreuses. Nommé directeur de l'école ecclésiastique de Rizarios, il donna rapidement à cette institution une haute qualité intellectuelle, morale et spirituelle, rédigeant d'ailleurs lui-même un grand nombre d'ouvrages et de brochures de théologie, d'histoire de l'Eglise et de patristique (Pères de l'Eglise), pour répandre la Parole de Dieu dans le peuple. Là encore il supporta avec patience et dans la paix les calomnies et les accusations injustes prenant pour modèle la Divine Passion de son Maître, le Christ Seigneur.

Autre biographie:
Saint Nectaire Kephalas, métropolite de Pentapole (+ 1920)
Saint Nectaire, grand thaumaturge des temps modernes, est né Anastasius Kephalas à Selebria, en Thrace, le 1er octobre 1846. Sa famille étant pauvre, Anastasius fut envoyé à Constantinople à l'âge de 14 ans, afin d'y trouver du travail. Bien que sans argent, il demanda au capitaine d'un bateau de l'emmener. Le capitaine lui dit d'aller se promener ailleurs puis de revenir. Anastasius comprit, et s'en alla tout triste.
Le capitaine ordonna de démarrer les moteurs, mais rien ne se passa. Après plusieurs essais infructueux, il regarda droit dans les yeux Anastasius qui se tenait sur le quai. Prennant le gamin en pitié, le capitaine lui dit de monter à bord. Aussitôt, les moteurs démarrèrent et le bateau commença à avancer.
Anastasius trouva un emploi auprès d'un marchand de tabac à Constantinople, qui le payait très mal. Dans son désir de partager des informations utiles avec autrui, Anastasius écrivit sur des sacs en papier et emballages du magasin de tabac des courtes maximes tirées de livres spirituels. Les clients pourraient les lire par curiosité, et peut-être en tirer quelque bénéfice.
Le garçon allait nus-pieds et vêtus de loques, mais il avait confiance en Dieu. Voyant que le marchand recevait beaucoup de lettres, Anastasius voulu aussi écrire une lettre. Mais à qui écrire? Pas à ses parents, car il n'y avait pas de service postal désservant leur village. Pas à des amis, il n'en avait pas. Alors il décida d'écrire au Christ, pour Lui dire ses besoins.
"Mon petit Christ", écrit-il, "je n'ai ni tablier ni chaussures. Tu me les envoie. Tu sais combien je T'aime." Anastasius scella la lettre et écrivit à l'extérieur : "Au Seigneur Jésus Christ dans les Cieux." En chemin pour poster la lettre, il rencontra un homme qui avait un magasin en face de celui où il travaillait. L'homme lui demanda où il allait, et Anastasius susurra timidement quelque réponse. Voyant la lettre en ses mains, l'homme proposa de la lui poster, puisqu'il allait au bureau de poste.
Le marchand plaça la lettre dans sa poche et assura Anastasius qu'il la posterait avec ses propres lettres. Le garçon retourna au bureau de tabac, remplit de joie. Lorsqu'il retira la lettre de sa poche pour la poster, le marchand remarqua l'adresse. Surpris et curieux, il ne parvint pas à résister à l'envie de l'ouvrir, et il la lu.
Touché par la foi simple du garçon, le marchand plaça de l'argent dans une enveloppe et la lui envoya anonymement. Anastasius était rempli de joie, et il rendit grâce à Dieu.
Quelques jours plus tard, voyant Anastasius habillé un peu mieux que d'habitude, son employeur le soupçonna de lui avoir volé de l'argent et commença à le battre. Anastasius s'écria "Je n'ai rien volé. Mon petit Christ m'a envoyé l'argent."
Entendant le tapage, l'autre marchand arriva et prit le marchand de tabac en aparté, et lui expliqua la situation.
Alors qu'il était encore jeune homme, Anastasius fit un pèlerinage en Terre Sainte. Durant le voyage, le navire se retrouva en péril dans la tempête, manquant de couler. Anastasius regarda la mer déchaînée, et puis le capitaine. Il vint auprès de se dernier, puis pris la barre, priant Dieu de les sauver. Ensuite il retira la croix que sa grand-mère lui avait donnée (contenant un morceau de la Croix du Christ), et l'attacha à sa ceinture. Se penchant par dessus bord, il trempa 3 fois la croix dans l'eau et ordonna à la mer : "Silence! Tais-toi!" D'un coup, le vent s'arrêta et la mer s'apaisa.
Cependant, Anastasius était affligé, car sa croix était tombée dans la mer et était perdue. Pendant que le bateau navigait, on entendit des coups contre la coque, sous la ligne de flottaison. Lorsque le navire fut amaré, le jeune homme en descendit et commença à s'éloigner.
Soudain le capitaine commença à crier "Kephalas, Kephalas, revient." Le capitaine avait ordonné à un de ses hommes d'aller en canot examiner la coque afin de découvrir l'origine des coups, et ils découvrirent la croix accrochée à la coque. Anastasius bondit de joie de recevoir son "trésor", et depuis lors la porta toujours sur lui. On a une photographie prise de lui nombre d'années plus tard, montrant le saint dans son habit monastique. La croix est clairement visible sur la photo.
Le 7 novembre 1875, Anastasius reçut la tonsure monastique au monastère Nea Moni, sur l'île de Chios, et le nouveau nom de Lazare. Deux ans plus tard, il fut ordonné diacre. En cette occasion, son nom fut changé en Nectaire. Par la suite, étant devenu prêtre, le p. Nectaire quitta Chios pour l'Egypte. Là il fut élu métropolite de Pentapole. Certains de ses collègues devinrent jaloux de lui, à cause de ses grandes vertus, de ses sermons pleins d'inspiration, et à cause de tout ce qui distinguait saint Nectaire d'eux.
D'autres métropolites et évêques du Patriarcat [grec] d'Alexandrie devinrent pleins de méchancetés envers le saint, et allèrent dire au patriarche [grec] Sophrone que Nectaire complotait pour devenir patriarche à sa place. Ils dirent au patriarche que le métropolite de Pentapole simulait publiquement la piété afin de gagner la faveur du peuple. C'est ainsi que le patriarche et son synode déposèrent saint Nectaire de son siège. Le patriarche Sophrone écrivit une lettre de suspension ambiguë, qui provoqua un scandale et de la spéculation sur les véritables raisons de la déposition du saint. Cependant, saint Nectaire n'était pas déposé de son rang. Il était toujours admis à la fonction d'évêque. Si quelqu'un l'invitait à célébrer un mariage ou un baptême, il pouvait le faire, tant qu'il obtenait la permission de l'évêque du lieu. Saint Nectaire supporta ses épreuves avec une grande patience, mais ceux qui l'aimaient commençèrent à demander à savoir pourquoi il avait été déposé. Voyant que cela provoquait des troubles dans l'Eglise [grecque] d'Alexandrie, il décida de rentrer en Grèce. Il arriva à Athènes pour découvrir que les fausses rumeurs le concernant avaient déjà atteint cette ville. Sa lettre de suspension disait seulement qu'il avait été déposé "pour des raisons connues du seul patriarche", et ainsi tous les ragots le concernant était crûs. L'Etat et les autorités ecclésiastiques ne voulant pas lui donner une situation, l'ancien métropolite fut laissé sans moyen ni lieu de vie. Chaque jour, il devait aller au Ministère de la Religion pour demander assistance. Bien vite, ils se lassèrent de le voir et commençèrent à le maltraiter.
Un jour, alors qu'il quittait le bureau du ministère, saint Nectaire rencontra un ami qu'il avait connu en Egypte. Surpris de retrouver le bien-aimé évêque dans une telle condition, l'homme parla au ministre du Culte et de l'Education, et demanda qu'on lui trouve une situation. C'est ainsi que saint Nectaire fut nommé comme humble prédicateur dans le diocèse de Vitineia et Euboea. Le saint ne considéra pas cela comme humiliant pour lui, bien que cela fut le poste d'un simple moine. Il partit pour Euboea pour prêcher dans les églises, accomplissant avec zèle ses devoirs.
Même là, les rumeurs de scandales le rattrapèrent. Parfois, pendant qu'il prêchait, des gens commençaient à rire et à siffler. Dès lors, l'innocent se démit de sa charge et rentra à Athènes. Entretemps, certains avaient commencé à réaliser que les rumeurs étaient fausses, parce qu'ils ne trouvèrent rien dans sa vie ou conversation qui puisse suggérer qu'il soit coupable de quoi que ce soit. Avec leur aide et leur influence, saint Nectaire fut nommé directeur du Séminaire Rizarios, à Athènes, le 8 mars 1894. Il devait y rester en fonction jusqu'en décembre 1908.
Le saint célébrait les Offices dans l'église du séminaire, enseignait les étudiants, et rédigeait nombre de livres utiles et édifiants. Etant un homme paisible, saint Nectaire ne se mèlait pas au bruit et à l'effervescence d'Athènes. Il voulait se retirer quelque part où il pourrait prier. Sur l'île d'Egine, il trouva un monastère abandonné, dédié à la Sainte Trinité, et il commença à le réparer de ses propres mains.
Il y rassembla une communauté de moniales, nomma la moniale aveugle Xénia comme abbesse, pendant que lui servirait comme père confesseur. Comme il avait reçu le don de direction spirituelle, nombre de gens vinrent à Egine pour se confesser auprès de lui. Pour finir, la communauté grandit jusqu'à 30 moniales. Il leur disait souvent : "Je bâtit un phare pour vous, et Dieu y placera une lumière qui brillera pour le monde. Nombre verront cette lumière et viendront à Egine." Elles ne comprennaient pas ce qu'il leur disait, que lui-même serait cette balise, et que les gens viendraient y vénérer ses saintes reliques.
Le 20 septembre 1920, la moniale Euphémie amena un vieil homme en soutane noire, visiblement fort souffrant, à l'hopital Aretaieion d'Athènes. C'était un hopital public pour les pauvres. Le médecin interne demanda à la moniale les informations concernant le patient.
"Est-il moine?", demanda-t'il.
"Non, il est évêque."
L'interne rigola et dit "Mère, arrêtez vos blagues et dites-moi son nom afin que je puisse complèter mon registre."
"Il est vraiment évêque, mon enfant. C'est le très révérend métropolite de Pentapole."
L'interne marmona, "Ca serait bien la première fois de ma vie que je vois un évêque sans sa 'panagia'
(*) ou croix, et plus important, sans argent."
Alors la moniale montra les pièces d'identité du saint à l'interne surpris, qui dès lors l'admit. Deux mois durant, saint Nectaire souffrit de la vésicule biliaire. A 22h30, le 8 novembre 1920, il rendit sa sainte âme à Dieu. Il mourrut en paix à l'âge de 74 ans.
Dans le lit d'à côté de celui de saint Nectaire se trouvait un paralytique. A peine le saint avait-il exhalé son dernier souffle, l'infirmière et la moniale qui se trouvaient là commençèrent à le vêtir à neuf pour le préparer pour ses funérailles à Egine. Ils retirèrent sa chemise et la plaçèrent sur le lit du paralytique. Aussitôt, ce dernier se leva de son lit, glorifiant Dieu. Saint Nectaire fut enterré au monastère de la Sainte Trinité à Egine. Plusieurs années plus tard, sa tombe fut ouverte pour retirer ses ossements - c'est une coutume en Grèce. Son corps fut trouvé entier et incorrompu, comme s'il venait d'être enterré.
On envoya un mot à l'archevêque d'Athènes, qui vint en personne voir les reliques. L'archevêque Chrysostomos dit aux moniales de les laisser quelques jours en plein soleil, puis de les réenterrer afin qu'elles pourrissent. Un ou 2 mois après, on réouvrit son tombeau, et on retrouva le saint incorrompu. Alors les reliques furent placées dans un sarcophage en marbre.
Quelques années plus tard, les saintes reliques se dissolvèrent d'elles-mêmes, ne laissant que les os. La tête du saint fut placée dans une mitre d'évêque, et le dessus fut ouvert pour permettre au peuple d'embrasser sa tête.
Saint Nectaire fut glorifié par Dieu, car toute sa vie aura été une doxologie permanente au Seigneur. Tant durant sa vie terrestre qu'après sa mort, saint Nectaire a accomplit des milliers de miracles, en particulier pour ceux souffrant du cancer. On compte plus d'églises dédiées à saint Nectaire qu'à n'importe quel autre saint orthodoxe récent.
(*) petit médaillon-reliquaire porté autour du cou par les évêques byzantins, représentant la Mère de Dieu ]
monastère d'Egine
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov09.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nectaire_d%27Egine
http://athina.free.fr/GRECE21.htm
Saints Onésiphore et Porphyre (+ 290)
Onesiphorus d'Ephèse
martyrs sous l'empereur Dioclétien. Pour avoir confessé Jésus-Christ, ils furent d'abord brûlés, puis, attachés à des chevaux lancés au galop, ils furent ainsi déchirés dans des lieux pierreux et leur âme libérée put prendre son vol pour la demeure des saints.
Saint Oreste Martyr en Turquie (+ 304)
Martyr de Cappadoce sous Dioclétien.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Oreste
Saint Pabon (+ 510)
Il aurait été le fils d'un chef de clan et se rendit dans le Pays de Galles où l'ancienne abbaye de Llanbabon, dans une île de la mer d'Irlande, le revendique comme son fondateur. Cela fait beaucoup de conditionnels pour justifier son nom donné à celui de l'abbaye.
Saint Syméon le Métaphraste Hagiographe byzantin (11ème s.)
Conseiller successif de trois empereurs de Constantinople à partir de 963, il sut habilement négocier avec les envahisseurs arabes en Crète. S'étant retiré de ces importantes charges, il consacra le reste de sa vie à regrouper les "vies des saints", dispersées dans d'innombrables manuscrits, à les rédiger en des textes compréhensibles. Il fit le même travail avec divers écrits ascétiques de saint Basile et de saint Macaire. Il composa également une grande chronique universelle de l'Eglise. D'où ce surnom de "métaphraste", "auteur d'interprétations".
...Ce que Syméon Métaphraste nous invite à faire dans une prière que la liturgie des Eglises d'Orient propose aux fidèles: "Toi qui, grâce à la descente de l'Esprit as fait de tes disciples saints des vases d'honneur, fais de moi une demeure digne de sa venue. Toi qui dois venir à nouveau juger l'univers en toute justice, permets à moi aussi de me présenter à toi, mon Juge et mon Créateur, avec tous tes saints, pour te louer et te chanter éternellement, avec ton Père éternel et ton Esprit très saint, bon et vivifiant, à présent et pour toujours". (source: audience de Jean-Paul II, le 28 juin 2000)
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/audiences/2000/documents/hf_jp-ii_aud_20000628_fr.html
PRIÈRE, DE SAINT SYMÉON LE MÉTAPHRASTE
Seigneur, le seul pur et immaculé, qui dans la tendresse ineffable de ton amour des hommes, as reçu toutes les composantes de notre nature à partir du sang pur et virginal de celle qui t’a enfanté surnaturellement par l’intervention de l’Esprit divin et la bienveillance du Père éternel, Christ Jésus, sagesse, paix et puissance de Dieu. Toi qui, par surcroît, as daigné assumer ta passion vivifiante et salutaire, la croix, les clous, la lance, la mort, mortifie en moi les passions du corps qui corrompent l’âme. Toi qui en ta sépulture as dépouillé les royaumes infernaux, ensevelis en moi les desseins néfastes sous les bonnes pensées et disperse les esprits du mal. Toi qui, le troisième jour, par ta résurrection vivifiante as relevé notre premier père déchu, relève-moi, moi que le péché a fait tomber, en m’offrant les moyens de faire pénitence. Toi qui par ta glorieuse Ascension as divinisé la nature humaine assumée et l’as honorée en la faisant siéger à la droite du Père, rends-moi digne, par la communion à tes saints Mystères, de me trouver à ta droite parmi ceux qui sont sauvés.
Toi qui par la venue de l’Esprit Paraclet as fait de tes saints disciples des vases précieux, consacre-moi comme un réceptacle digne de sa venue. Toi qui viendras de nouveau juger l’univers en toute justice, permets-moi de venir aussi à ta rencontre sur les nuées, mon Juge et mon Créateur, avec tous tes saints, afin que je puisse te glorifier et de te célébrer pour l’éternité, avec ton Père sans commencement et ton très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sym%C3%A9on_M%C3%A9taphraste
Sainte Thomaïs (10ème s.)
qui fut vénérée dès sa mort à Constantinople. Son biographe souligne sa patience dans la vie conjugale et familiale, sa piété et son habitude de se rendre souvent prier dans le silence des églises.
Saint Ursin Premier évêque de Bourges (2ème s.)
Saint Ursin à Villers-sur-le-Roule
Premier évêque de Bourges, dès les temps apostoliques, comme le dit une tradition qui voulait que la France ait été évangélisée dès les premières années du christianisme. Cette tradition concerne également saint Front de Périgueux, saint Austremoine en Auvergne, saint Martial à Limoges. Ursin serait Nathanaël, disciple du Christ qui fit la lecture scripturaire durant la dernière Cène du Seigneur. L'histoire préfère parler de l'évangélisation ultérieure, venue par la vallée du Rhône et Lyon.
Il annonça au peuple le Christ Seigneur, et pour les croyants, dont la plupart étaient des pauvres, il transforma en église une maison donnée par le sénateur Léocade, encore païen.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ursin_de_Bourges
http://catholique-bourges.cef.fr/histoire/archeveques/arch1/ursin.htm
Saint Vanne évêque de Verdun (+ 525)
ou Vannes.
Accepté comme évêque par Clovis qui venait de prendre la ville de Verdun, nous savons seulement qu'il fut un bon évêque d'autant plus qu'il avait la faveur du roi des Francs.
Pour le reste, la légende suppléa l'histoire.
Voir le calendrier du Carmel:
http://www.carmel.asso.fr/prier/calendrier/1109.htm
Fêté le 12 octobre dans le diocèse depuis 1976, avec son prédécesseur Saint Saintin.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Vanne
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Margery Kempe (XIVe-XVe s.), mystique
Catholiques d’occident : Dédicace de la basilique du Latran (IVe s. ; calendrier romain et ambrosien)
Coptes et Ethiopiens (30 babah/teqemt) : Abraham de Manouph (IVe s.), solitaire (Église copte) ; le roi Yeshaq (Église éthiopienne)
Luthériens : Emil Frommel (+1896), prédicateur au pays de Bade et à Berlin
Maronites : Matrone la Juste (Ve-VIe s.), moniale
Orthodoxes et gréco-catholiques : Onésiphore et Porphyre (Ve s.), martyrs ; Matrone de Constantinople, higoumène ; Théoctiste de Lesbos (IXe s.), moniale ; Nectaire d’Egine, évêque de la Pentopole (Église grecque) ; Claude, Castor, Symphorien, Nicostrate et leurs compagnons de Pannonie (+ env. 304), martyrs (Église roumaine).
MARTYRS JUIFS DE LA NUIT DE CRISTAL m. 1938
Dès 1935, à l’occasion de la publication de la « Loi pour la protection du sang et l’honneur allemand », Hitler avait répété qu’au cas où la « question juive » ne serait pas résolue politiquement, il faudrait envisager une « solution finale ».
Le 7 novembre 1938, un diplomate allemand est assassiné à Paris par un jeune juif polonais de 17 ans, malade mental qu’exaspérait l’expulsion hors de l’Allemagne, survenue depuis peu, de dix-huit mille juifs polonais. Les nazis y voient aussitôt la signature d’un complot international ourdi par le peuple juif contre l’Allemagne.
Les nazis sont dès lors décidés à réaliser leur projet d’extermination des juifs ; la nuit du 9 novembre 1938, ils organisent dans toute l’Allemagne un pogrom aux conséquences dévastatrices : 191 synagogues sont brûlées, 7500 commerces, propriétés des juifs, sont détruits, 91 juifs sont tués et 26 000 déportés dans les camps de concentration. L’impressionnant spectacle qu’offrent les milliers de devantures saccagées le long des rues fera que l’assaut nazi passera dans les mémoires comme la « nuit de cristal ».
La communauté internationale, immédiatement mise au courant de l’événement, n’adressa que de bien faibles protestations contre les organisateurs du massacre.
Lecture
Montent vos cris de chaque coin de terre, de dessous chaque pierre, montent vos cris de la poussière, des flammes, de la fumée –
c’est votre sang, votre lymphe, la moelle de vos os,
c’est votre chair, votre vie ! Criez, criez de toutes vos forces !
Criez par les entrailles des bêtes dans la forêt, des poissons dans l’eau -
Ils vous ont dévorés. Criez depuis les fours. Criez, petits et grands.
Je veux entendre vos cris, vos voix, vos sanglots.
Crie, ô peuple juif massacré, crie, pousse très haut ta clameur !
Yitzhak Katzenelson, Le chant du peuple juif massacré
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_de_Cristal
http://www.memorialdelashoah.org/upload/minisites/nuit_de_cristal/index.htm
http://www.jewishtraces.org/rubriques/?keyRubrique=la_nuit_de_cristal
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Allemagne
Publié le 07/11/2010 à 18:56 par jubilatedeo
Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean - Chapitre 16 - Verset 13
Publié le 07/11/2010 à 18:51 par jubilatedeo
Prière du matin
Tu te révèles à ceux qui ne te refusent pas leur confiance. « Car la Sagesse est un esprit qui aime les hommes et enveloppe toute chose. » Par un peu d’ouverture du cœur, c’est tout un monde d’amour qui afflue. Accorde-moi le don de sagesse afin que je possède le désir et l’objet du désir, que je saisisse et que je sois saisi. Que ma volonté devienne ta volonté, non par contrainte ni par force, mais dans l’intelligence amoureuse de tes voies, par une participation lumineuse à ton conseil divin.
Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 1,1-9.
Moi, Paul, serviteur de Dieu, je m'adresse à toi, Tite, mon véritable enfant selon la foi qui nous est commune, moi qui suis Apôtre de Jésus Christ, chargé de conduire ceux que Dieu a choisis vers la foi et la connaissance de la vérité dans une religion vécue.
Je m'appuie sur l'espérance de la vie éternelle, promise depuis toujours par Dieu qui ne ment pas ;
au temps fixé, il a manifesté sa parole dans le message qui m'a été confié par ordre de Dieu notre Sauveur.
Je te souhaite grâce et paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Sauveur.
Si je t'ai laissé en Crète, c'est pour que tu finisses de tout organiser et que, dans chaque ville, tu institues des Anciens comme je te l'ai commandé.
L'Ancien doit être un homme sans reproche, époux d'une seule femme, père de famille dont les enfants soient croyants, et inattaquables pour leur conduite et leur obéissance.
Il faut en effet que le responsable d'une communauté d'Église soit un homme sans reproche, puisqu'il est l'intendant de Dieu ; il ne doit être ni arrogant, ni coléreux, ni buveur, ni violent, ni avide de propos malhonnêtes ;
il doit ouvrir sa maison à tous, être ami du bien, raisonnable, juste, saint, maître de lui.
Il doit être attaché à la parole sûre et conforme à la doctrine, pour être capable, à la fois, d'exhorter les autres en leur donnant un enseignement solide, et de répondre aux opposants.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Psaume 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6
Voici le peuple immense de ceux qui t'ont cherché.
Ou
La terre est à Dieu, et toute sa richesse.
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C'est lui qui l'a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L'homme au coeur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce Psaume était sans doute chanté en chœurs lorsqu’on portait l’Arche au Temple en procession. Le Psaume évoque la gloire de Dieu et les devoirs de ceux qui le révèrent.
La terre est au Seigneur avec ceux qui l’habitent. Une procession monte vers le Temple : les Israélites portent allégrement l’Arche de l’Alliance là où Dieu lui-même, créateur de l’univers, va habiter au milieu d’eux.
Portes, levez vos frontons, laissez entrer le roi de gloire. Contemplons ce mystère : le Tout-Puissant vient vivre parmi nous et il habite dans l’humble demeure que nous lui préparons. Il se fait homme dans le sein de Marie.
Qui est ce roi de gloire ? Au jour de sa résurrection et de son ascension, le Christ est devenu le roi de gloire ; il est monté à la Montagne Sainte et a été le premier à entrer dans l’éternelle demeure de Dieu. Tous ceux qui partagent sa vie droite et qui cherchent sincèrement Dieu entreront, à sa suite, dans la gloire, et partageront son bonheur éternel.
v 24.1
Il est facile de voir que ce Psaume est le répondant du Psaume 15. Au moment d’entrer dans l’enceinte du Temple, on se pose la question : Qui est digne d’entrer dans cette demeure de Dieu parmi les hommes.
v 24.2 :
allusion à la vision que les Israélites avaient du monde : la terre était comme un disque reposant sur des colonnes.
v 24.6 Dieu de Jacob.
Nous avons suivi une correction du texte que suivent bien des versions et qui facilite la récitation chrétienne. Mais il se pourrait que le texte actuel : “ceux qui cherchent ton visage, Jacob” soit authentique. Le Psaume serait d’une époque tardive et l’on mentionnerait ici les convertis de nations étrangères qui cherchent à la fois Yahvé et le peuple de Jacob auquel ils vont s’intégrer.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,1-6.
Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable qu'il arrive des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils arrivent.
Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits.
Tenez-vous sur vos gardes ! Si ton frère a commis une faute contre toi, fais-lui de vifs reproches, et, s'il se repent, pardonne-lui. Même si sept fois par jour il commet une faute contre toi, et que sept fois de suite il revienne à toi en disant : 'Je me repens', tu lui pardonneras. »
Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : 'Déracine-toi et va te planter dans la mer', et il vous obéirait. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Deux mises en garde suscitent en nous le désir de grandir dans la foi. Tout d’abord, éviter d’être une occasion de chute pour les faibles et les petits. On ne peut pas toujours prévoir quelle sera la réaction du prochain, mais on doit toujours en avoir le souci. Les paroles, les tenues vestimentaires, certaines attitudes peuvent, il est vrai, ne pas procéder d’une mauvaise intention, mais être pourtant une provocation pour celui qui est faible. La charité doit nous rendre attentifs au prochain et nous porter à prendre grand soin d’éviter tout ce qui pourrait être pour lui occasion de péché.
Mais notre attention est également attirée sur l’attitude à adopter à l’égard de celui qui a pu nous offenser personnellement. Il n’est pas souhaitable de donner l’impression que son attitude nous est indifférente, ni même que son action n’est pas répréhensible. Il faut savoir éventuellement faire des reproches à celui qui agit mal, mais aussi témoigner d’un inlassable pardon à l’égard de celui qui reconnaît son erreur et la regrette.
De telles exigences qui découlent de la loi nouvelle d’amour suscitent dans le cœur des Apôtres une prise de conscience. Un programme aussi simple mais si exigeant dépasse les capacités naturelles de l’homme. Il faut vraiment une foi à toute épreuve pour suivre le Christ. En effet, dans sa plénitude, la foi est une force invincible, qui dépasse l’imagination. Il suffit d’un minimum de foi pour que la toute-puissance de Dieu se manifeste dans toute sa magnificence.
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Astérius d'Amasée (?-v. 410), évêque
Homélie 13 ; PG 40, 355s (trad. Orval)
« Si ton frère a commis une faute..., pardonne-lui. »
Vous qui êtes durs et incapables de douceur, apprenez la bonté de votre Créateur et ne soyez pas pour vos compagnons de service des juges amers et des arbitres, en attendant que vienne celui qui dévoilera les replis des cœurs et attribuera, lui, le maître tout-puissant, à chacun sa place dans la vie de l'au-delà. Ne portez pas de jugements sévères afin de n'être pas jugés de même et transpercés par les paroles de votre propre bouche comme par des dents acérées. Car c'est contre ce genre de délit que semble bien nous mettre en garde cette parole de l'Évangile : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés » (Lc 6,37). En disant cela, il ne bannit pas le discernement et la sagesse ; ce qu'il appelle jugement, c'est une condamnation trop sévère. Allège donc autant qu'il est possible le poids de ta mesure, si tu veux que tes actes ne pèsent pas trop lourd sur le plateau, quand notre vie sera pesée, comme sur une balance, au jugement de Dieu... Ne refuse pas de faire miséricorde afin que tu ne sois pas exclu du pardon quand toi-même tu en auras besoin.
Homélie Messe
Attention au choix des mots. Les scandales dont Jésus parle ne désignent pas les faits retentissants dont se délecte une certaine presse. Jésus prend le mot scandale dans sa définition stricte : ce sont des « pièges pour la foi », c’est-à-dire des provocations à l’apostasie. En effet, le mot initial désigne la pierre qui fait trébucher quelqu’un. Jésus considère donc que celui qui place une pierre sous les pieds de son frère, ferait mieux de l’avoir attachée à son cou : ceux qui prononcent des discours pervers pour détourner de la foi les petits envers lesquels le Seigneur montre tant d’attention, ceux qui cherchent à les rendre infidèles à Dieu, ceux-là sont dits « malheureux ! ».
Jésus nous enseigne ensuite comment il convient de réagir à une offense personnelle. Il ne faut surtout pas étouffer l’affaire ! « Fais-lui de vifs reproches » demande le Seigneur. Nous savons combien cela est un exercice difficile et humiliant. Nous devons oser parler de l’offense avec celui qui l’a commise. Il est nécessaire de prier, parfois d’attendre, pour laisser devenir capable de l’attitude fraternelle qui rend possible le repentir. Il nous faut donc, pour entrer dans cette démarche, nous déposséder de notre bon droit.
Puis, quand la demande de pardon est prononcée, il faut l’accorder de grand cœur. L’enjeu est double. D’abord, il nous est impossible de refuser à autrui ce que Dieu nous accorde à nous-même. En effet, si le sage pèche sept fois par jour, que dire de nous qui le sommes moins ! Ensuite, refuser de faire miséricorde, revient à refuser le jugement de Dieu et à préférer le nôtre. Ce serait une grossière erreur car c’est alors à notre propre tribunal que nous serions nous-mêmes jugés, et non à celui de Dieu. En effet, refuser de faire miséricorde, c’est durcir son cœur à l’action de l’Esprit Saint, et donc être incapable de recevoir ensuite la miséricorde que notre Seigneur nous propose.
Les apôtres ne s’y trompent pas : cela est impossible aux hommes. Ils sont trop attachés à leur propre justice. Les disciples demandent donc à Jésus comment vivre cette exigence, comment avoir la foi nécessaire à cette démarche d’abandon à la force de L’Esprit.
Dans la réponse qu’il leur fait, Jésus ne cherche pas à prendre les disciples en flagrant délit de manque de foi. Le « si vous aviez la foi » n’est pas celui d’un reproche, mais celui qui exprime une idée aberrante : même si vous aviez la foi la plus infime qui soit, ce qui est loin d’être le cas, vous obtiendriez de Dieu l’impossible ! Donc vous pouvez être certains d’obtenir de Dieu de faire l’impossible, c’est-à-dire de pardonner sept fois par jour à votre prochain.
Seigneur, nous te prenons au mot. Rien n’est impossible à ceux que tu assistes de la force de ton Esprit. Nous te demandons de renouveler en nous la vie filiale pour que nous parvenions à voir en chacun de ceux qui nous blessent un frère que tu nous demandes d’aimer comme toi tu nous aimes : dans ta miséricorde.
Frère Dominique
http://www.homelies.fr/homelie,ferie,2967.html
Prière du soir
Ce soir je me prosterne devant toi, le longanime, qui fais sans fin miséricorde, car je me suis substitué à ta justice. Que de fois ai-je voulu régler des querelles quand tu m’appelais au pardon des offenses sept fois le jour. J’ai jugé et ainsi perdu la pureté du cœur. Mon Dieu, donne-nous de prendre conscience que le scandale n’arrive pas seulement par la conduite des autres, mais aussi par la dureté de nos cœurs prompts au jugement.
Publié le 07/11/2010 à 17:40 par jubilatedeo
Saint Geoffroy d'Amiens Evêque d'Amiens (+ 1115)
Son monastère dépérissait avec six moines quand ceux-ci le choisirent comme abbé. En peu d'années, le monastère de Nogent dans la Marne devient l'un des plus florissants. En réponse à l'insistance de l'évêque de Reims, il accepte de devenir évêque d'Amiens ce qui lui causa bien des soucis. La plupart des membres du clergé était à la solde des grands seigneurs qui eux-mêmes menaient une vie impossible aux marchands et aux braves gens de la "Commune d'Amiens". Saint Geoffroy, privé d'amis pour le soutenir, gagne la Grande Chartreuse pour vivre en paix. Mais forcé de revenir, il reprend ses fonctions un an après et il meurt au bout de quelques mois à l'abbaye de Saint Crépin de Soissons. Aucun membre du clergé d'Amiens ne se dérangera pour venir rechercher son corps.
Formé à la vie monastique dès l’âge de cinq ans, abbé de Nogent-sous-Coucy, devenu évêque d’Amiens, il eut beaucoup à souffrir pour établir la paix dans les luttes entre les seigneurs et le peuple de la cité, ainsi que pour réformer les mœurs du clergé et du peuple. Il mourut à Soissons, au retour d’un voyage à Reims.
Autre biographie:
St-Geoffroy de Molincourt Troisième fils de Frodon et Élisabeth, un couple de seigneurs très chrétiens de la région de Soissons. À l’âge de 5 ans, il est confié à l’abbaye du Mont-Saint-Quentin et l’abbé Godefroy se charge de son éducation. Il y passe toute sa jeunesse à étudier tout en occupant diverses charges telles que le soin aux malades ou celle d’économe. En 1092, il est ordonné prêtre par Ratbode, l’évêque de Noyon, puis on lui demande de prendre la relève de l’abbé Henri à l’abbaye Notre-Dame de Nogent-sous-Coucy. Sous son administration, non seulement l’abbaye retrouve sa prospérité d’antan mais elle se développe considérablement. En 1103, il refuse la charge de l’abbaye Saint-Rémi de Reims que lui offre Manassès II, l’archevêque de Reims, , mais l’année suivante il est élu évêque d’Amiens. Vers 1113, il se trouve impliqué dans plusieurs conflits et décide alors d’abandonner sa charge pour se retirer dans la solitude de l’abbaye de la Grande Chartreuse. Il n’y demeure cependant pas très longtemps puisqu’il est bientôt obligé de rentrer à Amiens. Peu de temps après, cependant, il décède au cours d’une halte au monastère Saint-Crépin de Soissons alors qu’il était en chemin pour se rendre à Reims (1066-1115)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffroy_d%27Amiens
Saint Austremoine Premier évêque de Clermont-Ferrand (+ 300)
Saint Austremoine sur la châsse de saint Calmin (XIIe siècle) conservée en l'abbaye de Mozac
Des origines à 1317 le diocèse de Clermont fut l’un des plus grands de France. Ses limites étaient celles de la Civitas arvenorum ... Très vaste territoire dont le diocèse actuel n’a conservé qu’un peu plus du tiers.
Le premier évêque fut Stremonius (Saint Austremoine), fin du IIIème siècle, début du IVème siècle. L’évangélisation, partit d’un faubourg d’Arvern - on ne disait pas encore Clermont - que Grégoire de Tours appelle Vicus christianorum. De là elle parvint aux vici (gros bourgs ruraux), tel Issoire qui, au VIème siècle, gardait le tombeau de Saint Austremoine, et Riom où la mémoire du prêtre Amabilis (Saint Amable) est restée en grande vénération.
Source: site internet du diocèse de Clermont
http://catholique-clermont.cef.fr/article.php3?id_article=81
Voir aussi sur le site du diocèse de Saint-Flour:
http://catholique-saint-flour.cef.fr/
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Austremoine_de_Clermont
Saint Clair Compagnon de Saint Martin (+ v. 396)
Le portail de la crosse de Marmoutier
Chargé par saint Martin du noviciat au
monastère de Marmoutier, ses miracles n'étonnaient pas ses contemporains.
Prêtre, disciple de saint Martin, qui s’était aménagé un pavillon près du monastère de l’évêque, et beaucoup de frères logeaient près de lui.
Martyrologe romain
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Marmoutier_(Tours)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marmoutier#Histoire
Saint Claude (+ 302)
et les saints martyrs Nicostrate, Symphorien, Castorius et Simplice qui furent jetés en prison pour leur foi en Jésus-Christ. Après avoir été déchirés par des pointes de fer, ils furent noyés.
Saint Cybi (6ème s.)
Il est sans aucun doute l'un des saints les plus vénérés de la Cornouaille et du Pays de Galles, dont plusieurs villes se sont placées sous son patronage. Bien que sa vie ait donné naissance à de nombreuses légendes, il est certain qu'il fonda au moins le monastère de Caer Cybi.
Autre biographie:
Saint Cybi de Caenarvon, Abbé-évêque
(Cuby, Keby) 6ième siècle. Cuby est un des rares saints de Cornouailles qui semble y être né. Il a pu être le fils de saint Selevan (Levan, 8 juin) et le cousin de saint David de Galles (1er mars). Consacré évêque, il s'installa avec 10 disciples près de Tregony.
Les noms de lieux suggèrent qu'il fut un énergique moine missionnaire, qui visita le sud du Pays de Galles et traversa la mer jusqu'à la côte ouest et Anglesey. Là, le prince Maelgwn Gwynedd lui aurait donné un fort romain en ruines comme centre principal, devenu de nos jours la ville d'Holyhead; en gallois, on l'appelle encore Caer Gybi, le fort de Cybi. Il est le saint patron de Llangibbi (Monmouth) et Llangybi (Carnarvon).
La Vie que l'on possède de du saint daterait seulement du 13ième siècle, et le ferait aller en pélerinage à Jérusalem, de même que racontant un long séjour avec saint Enda (21 mars) sur Anranmore.
On nous y dit qu'il fut accompagné sur Aran par un vieux parent appelé Congar (7 novembre), un saint peu documenté dont on retrouve le nom dans le Pays de Galles, en Bretagne et dans le Somerset (Congresbury). Matthew Arnold, dans son poème "East and West" raconte - mais se trompant - une légende d'Anglesey concernant saint Cybi.
(Attwater, Bénédictins)
Voir aussi:
http://home.scarlet.be/amdg/oldies/sankt/cybi.html
http://www.earlybritishkingdoms.com/bios/cybifcw.html
Saint Deusdedit Pape (68 ème) de 615 à 618 (+ 618)
ou Adéodat I.
Pape de Rome dont le mérite est si grand qu'il guérit un lépreux par un simple baiser. On conserve de lui le plus ancien sceau pontifical: une bulle de plomb représentant l'image du Bon Pasteur comme dans les peintures des catacombes et au-dessus les deux lettres grecques "Alpha et Omega". Sur le revers: "Deusdedit Pap."
Il brilla par sa simplicité et sa science et par l’affection qu’il montra pour le clergé et le peuple.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ad%C3%A9odat_Ier
Sainte Euphrosyne la jeune En Orient (9ème s.)
Elle fut élevée en Calabre au 9ème siècle puis envoyée chez son oncle à Constantinople. Pour échapper au mariage que sa famille veut lui imposer, elle revêtira des habits masculins, se présente dans un monastère où elle est acceptée comme moine et y vivra durant quinze années une vie si exemplaire qu'elle est choisie comme higoumène (supérieur). En 903, après quelque temps de vie érémitique, elle reprend son apparence féminine, revient à Constantinople où elle fonde un monastère de vierges. Sa sainteté et la sagesse de ses jugements en étendent le rayonnement jusqu'auprès de l'empereur qui lui donne même la possibilité de fonder un deuxième monastère.
Autre biographie:
A Constantinople, sainte Euphrosyne la jeune, vierge.
On l'appelle la jeune par rapport à Euphrosyne d'Alexandrie (5ième siècle). Sa Vie a été écrite au 14ième siècle par Nicéphore Calliste Xanthopoulos. Voici le résumé de ce roman : née dans le Péloponnèse (854?), élevée en Calabre, elle est baptisée à 3 ans, confiée à un monastère, puis envoyée à Constantinople chez un oncle, Agelaste ("sans-rire"). Il veut la marier, mais elle s'enfuit de nuit (870?), et se cache 3 mois dans un vieux moulin. Elle monte sur un navire, s'habille en homme, se fait appeler Jean. Elle est admise parmi des moines. Après 15 ans de cette vie, ils l'élisent abbé. Elle fuit, et sert de compagnon à un vieil ermite pendant 10 ans. Elle reprend des vêtements féminins, revient à Constantinople (903?), où elle organise un monastère de vierges près de l'église Notre-Dame-de-la-Source (Pègè), au delà du mur de Théodose. Son logement est en un souterrain où on lui porte sa nourriture pour la semaine. On vient la visiter, notamment l'empereur Léon le Sage (886-911) grâce à elle, l'impératrice Zoé a un fils. Euphrosyne se cache près d'un oratoire à la Sainte Trinité, non loin de la porte Kalagrou (nous ne changeons pas de place). Elle s'y installe avec 12 compagnes. Elle loge dans une grotte sous l'oratoire. L'empereur découvre cette retraite, alloue au monastère une rente annuelle de 40 pièces d'or. Romanos le drongaire devient empereur (920). Il vénère Euphrosyne, et porte sous la cuirasse, quand il marche à l'ennemi, un cilice de la moniale. Gênée par les troubles d'une guerre contre les Scythes, Euphrosyne gagne le monastère de la Skepè - en ville, ou dans ses environs. Elle y mourut un 8 novembre, fête des saints Anges, âgée de 69 ans. L'impératrice Théodora (921-923) vint à ses obsèques.
Cette histoire de vierge déguisée en moine se retrouve dans les Vies de la première Euphrosyne ("joie"), ou d'une Hilaria ("joyeuse"), qui elle aussi se fit appeler Jean. Notre sainte n'est pas mentionnée dans les synaxaires.
Selon les chroniqueurs, le monastère "de Dame Euphrosyne" remonte au moins à l'an 800. Un sarcophage y contenait les corps de Constantin 6 (780-797), de sa première femme Marie, de ses filles Irène et Euphrosyne. Ce monastère était, semble-t-il, un bien de famille, fondé probablement par l'impératrice Irène, épouse de Léon 4 (775-780). L'anonyme de Sathas dit que la fille de Constantin 6 nommée Euphrosyne, seconde femme de Michel 2 (820-829), fut placée par son beau-frère dans "son" monastère, qui devint Euphrosyne-des-Champs.
Saint Grégoire d'Einsielden (+ 996)
Abbaye d'Einsiedeln
Dans le canton de Schwiz en Suisse. D'une famille royale d'Angleterre, il quitta son épouse consentante pour entrer au monastère du Mont-Coelius à Rome puis à celui
d'Einsielden dont il devint l'abbé.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_d%27Einsiedeln
Bienheureux Hugues de Glazinis Bénédictin à Marseille (+ 1250)
Vue générale de l'abbaye de Saint-Victor. Façade Nord des XIe et XIVe siècles donnant sur le Vieux-Port.
"Les constructions du XIe siècle ont été assez vite en mauvais état,... le bienheureux Hugues de Glazinis entreprit en 1201 une reconstruction importante; les travaux durent une bonne partie du XIIIe siècle. Nous lui devons la grande nef de notre basilique qui comporte curieusement une voûte romane, en berceau brisé alors qu'on attendrait et que peut être on avait prévu une voûte à croisées d'ogive."
(Source: site internet de l'abbaye Saint Victor Marseille)
http://www.saintvictor.net/paroisse/index.php?option=com_content&task=view&id=17&Itemid=35
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Victor_de_Marseille#.C3.89pitaphe_d.27Hugues_de_Glazinis
http://marseille.tv/tourisme/abbaye-de-saint-victor/
Bienheureux Jean Duns Scott Frère mineur, théologien (+ 1308)
Franciscain, né en Ecosse d'où son surnom "Scot". Il est avec saint Thomas d'Aquin, dominicain, et saint Bonaventure, franciscain, l'un des trois plus grands scolastiques du Moyen Age, même s'il s'oppose à eux. Il enseigna dans les plus grandes universités de l'époque: Cambridge, Oxford, Paris et Cologne, où il meurt à l'âge de quarante-deux ans, laissant une œuvre considérable. Alors que les doctes de l'époque refusaient la doctrine de l'Immaculée Conception de la sainte Mère de Dieu, il la fit accepter dans les écoles.
Il a été béatifié le 20 mars 1993 par Jean-Paul II.
A lire aussi: "Alors que saint Thomas restait mesuré dans l’étude de la sanctification de Marie, Duns Scott appliquait la notion générale de la grâce opérante prévenante pour conclure que Marie était sans péché depuis le premier instant de sa conception."
Commentaire du document 'Marie : Grâce et Espérance dans le Christ' de la Commission internationale anglicane–catholique romaine - 2005
Jared Wicks, s.j. (John Carroll University, Cleveland/Ohio, USA)
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/angl-comm-docs/rc_pc_chrstuni_doc_20050516_commentary-wicks_fr.html
Né en Écosse, il enseigna la philosophie et la théologie à Cantorbéry, Oxford et enfin Cologne, maître renommé par son esprit subtil et son admirable ferveur.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Duns_Scot
Saint Joseph Nghi et ses compagnons Martyrs au Tonkin (+ 1840)
Joseph Nguyen Dinh Nghi, Paul Nguyen Ngan, Martin Tu Duc Thinh, prêtres, Martin Tho et Jean-Baptiste Con, paysans, décapités pour la foi chrétienne sous l’empereur Thieu Tri à Nam Dinh au Tonkin, canonisés par Jean-Paul II le 19 juin 1988.
Bienheureuse Marie de la Crucifixion abbesse clarisse (+ 1745)
Élisabeth Maria Satellico.
Remarquable par sa contemplation du mystère de la Croix et riche de dons mystiques, vénérée à Ostra Vetere dans les Marches.
Maria Crucifixa (Elisabeth Maria Satellico), mon. prof. Ord. S. Clarae (1706-1745);
béatifiée le 10 octobre 1993 par Jean-Paul II.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20020527_saints-jp-ii_it.html#1993
Voir aussi:
http://theblackcordelias.wordpress.com/2008/11/page/2/
Saint Maur (+ 383)
Après avoir été ordonné prêtre, il est chassé par les païens de la ville de Verdun qui refusent d’adhérer au Christianisme. Il est pourtant bientôt élu évêque de cette ville, où il réussit à rentrer quelque temps après.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Verdun#IVe_si.C3.A8cle
Saint Michel l'Archistratège
Dans les Eglises d'Orient, synaxe de l'archistratège Michel et des autres puissances incorporelles : Gabriel, Raphaël, Uriel, Jégudiel, Salathiel, Baruchiel et Jérémiel. L'Eglise en Occident les fête le 29 septembre.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov08.html
Quatre Saints Couronnés Martyrs à Sirmium (+ 306)
Quattro santi coronati de Nanni di Banco à Orsanmichele
Carpophore, Second, Sévérien, et Victorien subirent le martyre à Albano en Italie
"Les 4 Saints Couronnés sont fêtés en Belgique à Soignies, dans les carrières de pierre de taille et/ou ornementale."
Voir aussi:
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/165.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatre_saints_couronn%C3%A9s
http://www.santiquattrocoronati.org/
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/08/index.html
Saints Sculpteurs martyrs (+ 306)
Claude, Castor, Nicostrate et Symphorien vivaient en Pannonie (Yougoslavie actuelle). Ils étaient sculpteurs et chrétiens. Ils refusèrent de fournir une statue du dieu Esculape à la demande de l'empereur. Ils furent jetés dans le Danube.
Simpronien, Claude, Nicostrate, Castorius et Simplice, selon la tradition, étaient sculpteurs près de Sirmium en Pannonie, mais, sur leur refus de sculpter une statue du dieu Esculape à cause du nom de Jésus Christ, ils furent, sur l’ordre de Dioclétien, jetés dans le fleuve, et couronnés ainsi de la grâce du martyre, en 306. Dès l’antiquité, leur vénération s’est développée à Rome, sur le mont Célius, dans la basilique qui porte le nom des Quatre Couronnés.
Autre biographie:
Saint Claude (+ 302)
et les saints martyrs Nicostrate, Symphorien, Castorius et Simplice tous sculpteurs dans une carrière de pierres en Pannonie (Hongrie actuelle) et secrètement convertis au christianisme. Particulièrement talentueux, ils exécutent avec brio les pièces commandées par l’empereur Dioclétien qui, pour cette raison, leur voue une grande admiration. Jusqu’au jour où ce dernier leur ordonne d’exécuter une statue du dieu Esculape, ce qu’ils refusent. Ils sont alors démasqués et on leur donne une chance de se racheter en adorant le dieu Soleil, ce qu’ils refusent également. Après un bref procès, ils sont condamnés à mort et enfermés dans un cercueil de plomb qui est ensuite jeté dans le fleuve. Il semble que l’omission d’un nom concerne Simplice, qui était païen et qui ne s’est converti que peu de temps avant le martyre.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Claude#Saints_et_bienheureux_chr.C3.A9tiens
Saint Willehad Premier évêque de Brême (+ 789)
Premier évêque de Brême, originaire de l'Angleterre, il déploya une grande activité missionnaire dans la Frise et la Saxe, entre la Weser et l'Elbe où l'avait envoyé saint Boniface, l'apôtre de la Germanie.
Né en Angleterre, ami d’Alcuin, il propagea l’Évangile, à la suite de saint Boniface, dans la Frise et en Saxe et, ordonné évêque, il établit son siège à Brême, y construisit une cathédrale en bois et mourut au cours d’une visite pastorale.
Voir aussi:
http://www.traditioninaction.org/SOD/j229sd_Willehad_11-08.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Portal:Catholicism/Patron_Archive/November#November_8
saint Wiomad, évêque de Trèves (+ 791)
Cathédrale Saint-Pierre de Trèves
Wiomad (Weomad, avec d'autres variantes nom germanique) fut évêque de Trêves depuis 762 au moins jusqu'à 791. Mais rien n'autorise à faire commencer son épiscopat dès 753, comme le Gallia christiana (t. 13, col. 388) ou Gams (Series episc., p. 318). Avant l'épiscopat, il semble avoir été abbé de Saint-Maximin (à Trèves), puis de Mettlach, près de Trèves. En 762, il signa une charte royale en faveur de Prüm. En 763, il prit part à la fondation de Lorsch, et assista en 774 à la dédicace de l'église de ce monastère. Il avait obtenu de Charlemagne pour l'Église de Trèves un diplôme d'immunité, en 772. Wiomad est mentionné (Viomagus) dans une lettre du pape de Rome Hadrien relative au pallium conféré à l'archevêque Lul, et dans la profession de foi de celui-ci (voir ici, t.10, p. 514). En 782, il soutint un procès contre l'abbé de Prüm à propos du monastère de Saint-Goar. Une translation de saint Castor de Coblence eut lieu sous son épiscopat. Il mourut le 8 novembre 791.
Son nom parut au martyrologe d'Usuard en son édition de 1490. Le bréviaire de Saint-Maximin, édité en 1600, indiquait sa fête, semi-double, au 8. Le propre de Trèves de 1888 ne le mentionne plus.
Acta sanct., 8 novembre, t. 3, p. 852-855.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%AAque_de_Tr%C3%A8ves
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A8ves_(Allemagne)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_de_Tr%C3%A8ves
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Saints et martyrs d’Angleterre
Coptes et Ethiopiens (29 babah/teqemt) : Démétrios de Thessalonique (+env. 306), martyr (Église copte)
Luthériens : Willehad (+789), évêque de Brême
Maronites : Michel archange
Orthodoxes et gréco-catholiques : Synaxe des archanges Michel et Gabriel et de toutes les puissances incorporelles.
Publié le 06/11/2010 à 11:41 par jubilatedeo
Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean - Chapitre 3 - Verset 8
Publié le 06/11/2010 à 11:32 par jubilatedeo
Prière du matin
Nous voici, Seigneur, à l’aube du premier jour de la semaine. Nous souvenant de ta Résurrection au matin de Pâques, nous te présentons cette journée. Donne-nous dès ici bas, de nous libérer de l’emprise de la chair et d’aspirer aux biens éternels, pour qu’à ton avènement, nous devenions semblables aux anges dans le ciel.
Deuxième livre des Maccabées 7,1-2.9-14.
Sept frères avaient été arrêtés avec leur mère. A coups de fouet et de nerf de bœuf, le roi Antiochus voulut les contraindre à manger du porc, viande interdite.
L'un d'eux déclara au nom de tous : « Que cherches-tu à savoir de nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de transgresser les lois de nos pères. »
Le deuxième frère lui dit, au moment de rendre le dernier soupir : « Tu es un scélérat, toi qui nous arraches à cette vie présente, mais puisque nous mourons par fidélité à ses lois, le Roi du monde nous ressuscitera pour une vie éternelle. » Après celui-là, le troisième fut mis à la torture. Il tendit la langue aussitôt qu'on le lui ordonna, et il présenta les mains avec intrépidité, en déclarant avec noblesse : « C'est du Ciel que je tiens ces membres, mais à cause de sa Loi je les méprise, et c'est par lui que j'espère les retrouver. »
Le roi et sa suite furent frappés du courage de ce jeune homme qui comptait pour rien les souffrances.
Lorsque celui-ci fut mort, le quatrième frère fut soumis aux mêmes tortures.
Sur le point d'expirer, il parla ainsi : « Mieux vaut mourir par la main des hommes, quand on attend la résurrection promise par Dieu, tandis que toi, tu ne connaîtras pas la résurrection pour la vie éternelle. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
En racontant le martyre des sept frères dont on ignore les noms, l’auteur leur fait proclamer leur foi en l’immortalité. C’est le message le plus précieux du livre.
Au cours des siècles précédents les promesses de Dieu ne concernaient que l’avenir terrestre du peuple. Les croyants n’espéraient que la prospérité de leur race à travers les siècles.
Ici, nous faisons un grand pas dans la foi avec la résurrection individuelle. Ce n’est pas seulement l’espoir de la survie de l’esprit ou de l’âme : le croyant pense qu’il ressuscitera corps et âme pour rencontrer Dieu. Dans Ézékiel 37, dans la vision des os desséchés, Dieu promettait de ressusciter son peuple mort. Ici, c’est pour chacun l’espoir de ressusciter, corps et âme, pour partager le bonheur que Dieu a promis et qu’il accordera au dernier jour
Si les martyrs ne ressuscitent pas, comment Dieu pourrait-il faire justice ?
Psaume 16 (17), 1.3ab, 5-6, 8.15
Le jour viendra, Seigneur, où je m'éveillerai en ta présence.
Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma prière.
Tu sondes mon coeur, tu me visites la nuit,
tu m'éprouves sans rien trouver.
J'ai tenu mes pas sur tes traces,
jamais mon pied n'a trébuché.
Je t'appelle, toi, le Dieu qui répond :
écoute-moi, entends ce que je dis.
Garde-moi comme la prunelle de l'oeil ;
à l'ombre de tes ailes, cache-moi.
Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le psalmiste décharge sa colère et appelle la justice divine sur ceux qui l’ont méritée. Cette catégorie de Psaumes gêne souvent les personnes au bon cœur, mais les médecins disent qu’on vit plus longtemps quand on est capable de se mettre en colère et il est bon d’avoir déchargé son cœur avant de regarder les choses de façon plus sereine et plus juste : même les mauvais suivent un chemin dont Dieu n’est pas absent et il les aimera encore quand il leur fera rendre compte.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens 2,16-17.3,1-5.
Frères, laissez-vous réconforter par notre Seigneur Jésus Christ lui-même et par Dieu notre Père, lui qui nous a aimés et qui, dans sa grâce, nous a pour toujours donné réconfort et joyeuse espérance ;
qu'ils affermissent votre cœur dans tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.
Priez aussi pour nous, frères, afin que la parole du Seigneur poursuive sa course, et qu'on lui rende gloire partout comme chez vous.
Priez pour que nous échappions à la méchanceté des gens qui nous veulent du mal, car tout le monde n'a pas la foi. Le Seigneur, lui, est fidèle : il vous affermira et vous protégera du Mal.
Et, dans le Seigneur, nous avons pleine confiance en vous : vous faites et vous continuerez à faire ce que nous vous ordonnons. Que le Seigneur vous conduise à l'amour de Dieu et à la persévérance pour attendre le Christ.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Comme dans 1Thessaloniciens 4, Paul invite l’Église à suivre ses instructions et ses règles. Il revient avec plus de sévérité sur l’obligation de travailler (voir 1Thessaloniciens 4.11) : si tous travaillent, la communauté sera plus équilibrée.
Remarquer l’emploi du terme traditions. Les traditions sont les coutumes et les enseignements que l’on se transmet d’une génération à l’autre. Chaque communauté a de même ses coutumes, ses rites et son mode de vie que l’on adopte en y entrant.
Jésus avait condamné l’importance excessive que les Pharisiens donnaient à leurs propres traditions au point d’annuler les commandements de Dieu (voir Marc 7.5). Mais tout au long de sa vie commune avec ses apôtres, il leur avait enseigné une certaine manière de prier, d’agir et de vivre en communauté. C’est dans ce sens que Paul parle ici de traditions : voir “Traditions et Tradition” dans le commentaire de Marc 7.1.
v 3.5
Le texte dit : “Que le Seigneur dirige droit vos cœurs vers l’amour de Dieu et l’endurance (ou patience, ou résistance) du Christ.”
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 20,27-38.
Des sadducéens - ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de résurrection - vinrent trouver Jésus,
et ils l'interrogèrent : « Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère.
Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ;
le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d'enfants.
Finalement la femme mourut aussi.
Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme ? »
Jésus répond : « Les enfants de ce monde se marient.
Mais ceux qui ont été jugés dignes d'avoir part au monde à venir et à la résurrection d'entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection.
Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob.
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce même épisode se lit dans les trois premiers évangiles, mais Luc a ses propres expressions pour parler de la résurrection dans les versets 34-36. C’est que dans les pays de culture grecque (et Luc écrit pour eux), un certain nombre croyaient en l’immortalité de l’âme : elle leur semblait faire partie de la nature humaine. Pour eux, Luc précise que la vie nouvelle promise par Jésus n’est pas une fusion de l’âme avec l’infini du cosmos, c’est une communion intime et personnelle avec Dieu et en Dieu. Cette immortalité est donc un don de Dieu pour ceux qui en sont trouvés dignes ; lui-même s’est chargé de ce passage qui est bien plutôt une renaissance ou une résurrection.
Le prétexte de la question posée par les Saducéens est la loi qu’on lit en Deutéronome 25.5, obligeant les frères d’un défunt à prendre la femme du défunt pour lui donner un descendant qui gardera son nom et son héritage.
Le texte dit : ils sont “fils de la résurrection”, ce qui est une expression hébraïque. Cette résurrection n’est pas le retour à la vie sur terre, elle est l’œuvre de l’Esprit de Dieu qui transforme et sanctifie ceux qu’il ressuscite. C’est pourquoi les ressuscités sont fils de Dieu (comme on le disait des anges), plus authentiquement que ceux de ce monde : libérés du péché, ils renaissent de Dieu.
La culture biblique n’a jamais connu la théorie de la réincarnation, mais elle est incompatible avec elle, car les deux reposent sur des conceptions de l’homme très différentes. Dans l’une, l’âme est prisonnière de son corps ; dans l’autre, le corps est animé. Dans la première, l’âme doit se libérer ; dans la seconde, Dieu sauve l’unité indivisible de la personne humaine (voir les notes en Sagesse*1.16 et Sagesse*2.1). Le corps n’est pas dans la Bible un revêtement de l’âme, laquelle pourrait passer d’un vieillard à un nouveau-né, d’un animal à un être humain, mais l’expression matérielle de la personne. C’est pourquoi l’espérance chrétienne s’enracine dans la résurrection du corps, non comme il est à présent, bien sûr (1Corinthiens 15.35). C’est la possibilité pour chacun de renaître de Dieu en Dieu et de s’exprimer alors pleinement dans un corps “glorifié”, disons de façon un peu pédante : s’insérer de façon interactive dans quelque lieu d’un univers recréé.
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Après les pharisiens et les scribes, apparaissent de nouveaux adversaires de Jésus : les sadducéens. Ceux-ci rejetaient la Résurrection, qu’ils considéraient comme une pure chimère, fruit de l’imagination des hommes ; ils déploient donc une stratégie différente contre Jésus.
Les sadducéens craignaient en fait que l’affluence des foules vers Jésus ne se transforme en agitation politique, que les Romains étoufferaient brutalement ; aussi, visaient-ils à limiter l’influence de Jésus sur la vie publique. Dans ce but, ils racontent une histoire inventée de toutes pièces sur les sept frères et la femme de l’aîné, voulant ainsi tourner en dérision Jésus, ainsi que la croyance en la Résurrection.
En réalité, la moquerie s’est retournée contre les adversaires de Jésus. Celui-ci leur démontre en effet que le monde futur n’est pas le prolongement de celui-ci, que la mort sera vaincue et que ceux qui ressusciteront auront part à la vie de Dieu lui-même : ils ne seront plus soumis aux lois biologiques de ce monde. Par la suite, en se fondant sur le livre de l’Exode (3.6), que les sadducéens reconnaissaient comme sacré, Jésus avance un argument biblique sur la vie éternelle : Dieu n’est pas un Dieu de morts (Luc 20.38) ; et il le serait, assurément, si Abraham, Isaac et Jacob ne vivaient plus. Or, ils vivent et rendent gloire à Dieu.
Cela signifie aussi que seul celui qui vit pour Dieu, vit réellement. Dieu convie tous les hommes à sa demeure paternelle, car il désire que nous tous jouissions avec lui de la plénitude de la vie dans l’immortalité.
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Catéchisme de l'Église catholique
§ 989-993
« Je crois à la résurrection de la chair » (Credo)
Nous croyons fermement, et ainsi nous espérons, que de même que le Christ est vraiment ressuscité des morts et qu'il vit pour toujours, de même après leur mort les justes vivront pour toujours avec le Christ ressuscité et qu'il les ressuscitera au dernier jour. Comme la sienne, notre résurrection sera l'œuvre de la Très Sainte Trinité : « Si l'Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus Christ d'entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous » (Rm 8,11). Le terme « chair » désigne l'homme dans sa condition de faiblesse et de mortalité. La « résurrection de la chair » signifie qu'il n'y aura pas seulement, après la mort, la vie de l'âme immortelle, mais que même nos « corps mortels » reprendront vie.
Croire en la résurrection des morts a été dès ses débuts un élément essentiel de la foi chrétienne. « Une conviction des chrétiens : la résurrection des morts ; cette croyance nous fait vivre » (Tertullien). « Comment certains d'entre vous peuvent-ils dire qu'il n'y a pas de résurrection des morts ? S'il n'y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n'est pas ressuscité. Mais si le Christ n'est pas ressuscité, alors notre prédication est vide, vide aussi votre foi... Mais non, le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis » (1Co 15,12-14.20).
La résurrection des morts a été révélée progressivement par Dieu à son Peuple. L'espérance en la résurrection corporelle des morts s'est imposée comme une conséquence intrinsèque de la foi en un Dieu créateur de l'homme tout entier, âme et corps... Les pharisiens et bien des contemporains du Seigneur espéraient la résurrection. Jésus l'enseigne fermement. Aux sadducéens qui la nient il répond : « Vous ne connaissez ni les Écritures ni la puissance de Dieu, vous êtes dans l'erreur » (Mc 12,24). La foi en la résurrection repose sur la foi en Dieu qui « n'est pas un Dieu des morts, mais des vivants ».
Homélie Messe
« Il est le Dieu des vivants : tous vivent en effet pour lui » ou encore « par lui ».
Dieu nous crée à chaque instant « vers lui », comme le précise très justement saint Augustin. Comprenons que Dieu se propose lui-même comme finalité de notre vie ; il s’offre à nous comme notre Bien suprême, vers lequel nous tendons - consciemment ou non - à travers tous nos choix.
Il est clair dès lors que la mort ne faisait pas partie du projet initial de Dieu : « Dieu n’a pas fait la mort et il ne prend pas plaisir à la perte des vivants. Car il a créé tous les êtres pour qu’ils subsistent » (Sg 1, 13-14). C’est par le péché que la mort s’est introduite dans la création : « L'aiguillon de la mort, c'est le péché » (1 Co 15, 56), nous dit saint Paul ; et le péché engendre la mort précisément parce qu’il est rupture de relation avec le Vivant qui fait vivre.
Mais « grâces soient à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! » (1 Co 15, 57). Oui, gloire à Jésus-Christ notre Sauveur, qui a vaincu l’ennemie sur son propre terrain ! La Parole de Vie a épousé notre condition humaine marquée par la mort, pour triompher de celle-ci au matin de Pâques. Au jour de Pentecôte - et pour chacun de nous au baptême - l’Esprit vivificateur a déjà été déversé dans nos cœurs afin que la victoire du Ressuscité soit actualisée dès à présent dans nos vies, et donc bien avant l’instant du grand passage.
Au fil des années, la mort semble faire son œuvre - et elle la fait effectivement - mais la vie divine ne reste pas inactive : par l’Esprit qu’il nous a donné, le Christ ressuscité vit désormais bien réellement en nous, lui sur qui la mort n’a plus aucun pouvoir. Dès lors, « si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Donc, dans la vie comme dans la mort, nous appartenons au Seigneur » (Rm 14, 8). Comment ne pas nous écrier, émerveillés, avec saint Paul : « La mort a été engloutie dans la victoire. Où est-elle, ô mort, ta victoire ? Où est-il, ô mort, ton aiguillon ? » (1 Co 15, 55). Voilà pourquoi « ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts - c’est-à-dire les baptisés - ne peuvent plus mourir : ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection ».
Bien sûr, nous ne pouvons pas nous imaginer ce que sera cette vie en plénitude ; l’allusion aux Anges auxquels nous serons semblables suggère une vie totalement consacrée à la louange de Dieu, dans une parfaite communion, et une éternelle action de grâce. En tout cas, puisque la mort ne fera plus son œuvre, il ne sera plus nécessaire d’assurer la survie de l’espèce : le mariage, en tant qu’institution pour perpétuer la vie n’aura plus de raison d’être. Nous vivrons dans une relation d’amour parfait avec Dieu et entre nous, c’est-à-dire dans la communion de l’Esprit, qui nous rendra participants de sa propre fécondité.
Que les époux ne s’inquiètent pas : tout ce qu’il y aura eu d’amour authentique durant notre vie mortelle sera non seulement conservé mais transfiguré : l’époux et l’épouse connaîtront Dieu dans l’incandescence de l’amour qui les unira pleinement l’un à l’autre dans une étreinte éternelle. Le mariage ne se termine pas avec la mort, mais il est transfiguré, spiritualisé. Notre Seigneur lui enlève toutes les limites qui caractérisent la vie sur la terre. De la même manière, les liens entre parents et enfants ou entre amis ne sauraient tomber dans l’oubli.
Mais que dire à ceux pour qui le mariage terrestre a été une expérience négative, d’incompréhension et de souffrance ? L’idée que le lien ne soit pas rompu même avec la mort n’est-elle pas pour eux davantage un motif d’appréhension que de réconfort ? Non, car avec le passage du temps à l’éternité le bien demeure, le mal disparaît. L’amour qui les a unis, même s’il n’a duré que peu de temps, trouve son plein épanouissement, tandis que les défauts, les incompréhensions, les souffrances qu’ils se sont infligées mutuellement, s’évanouissent.
De très nombreux conjoints n’expérimenteront le véritable amour entre eux - et avec cet amour, la joie et la plénitude de l’union qu’ils n’ont pas connues sur la terre - que lorsqu’ils seront réunis « en Dieu », car en Lui on comprendra tout, on excusera tout, on pardonnera tout.
Et que dire de ceux qui ont été mariés, de manière légitime avec plusieurs personnes comme les veufs et les veuves remariés ? (C’était précisément le cas présenté à Jésus : sept frères qui avaient eu successivement la même femme pour épouse). Pour eux également, il convient de répéter la même chose : ce qu’il y a eu d’amour et de don authentiques avec chacun des maris et des épouses, tout ce qui a été objectivement bon et venait dès lors de Dieu, tout cela ne sera pas effacé mais trouvera au ciel son accomplissement. En Dieu il n’y aura plus de rivalité ou de jalousie : ces choses n’appartiennent pas à l’amour vrai, mais aux limites intrinsèques d’une humanité encore sous le joug des conséquences du péché, limites qui disparaîtront au ciel.
Somme toutes, la seule chose pertinente que nous puissions dire sur cette « autre vie » qui nous attend et qui est déjà mystérieusement commencée, c’est qu’elle sera filiale : « Ils sont fils de Dieu » nous dit Jésus. Pour Jésus il est certain que ces quelques mots disent tout, car pour lui il n’y a pas de plus grand bonheur que celui-là : être fils du Père éternel, partageant sa propre vie en plénitude.
Vivre, aimer, louer, exulter… tous ces verbes renverront vers l’unique réalité d’une existence pleinement unifiée en Dieu, qui sera enfin « tout en tous » pour la joie de son Cœur de Père et notre bonheur éternel : « Dieu nous a prédestinés à être pour lui des fils adoptifs, par Jésus-Christ, sous son regard, dans l’amour » (Ep 1, 5).
Cette destinée de gloire n’est cependant promise qu’à ceux qui auront été « jugés dignes » ; cette expression, récurrente chez saint Paul, sous-entend une mise à l’épreuve dont nous avons à sortir victorieux. Il s’agit de persévérer dans l’espérance de notre participation à la Résurrection du Christ, au cœur de la grisaille d’un quotidien qui semble s’être arrêté au vendredi saint.
Si nous n’avons pas à résister à des bourreaux comme ont dû le faire les martyrs dont il était question dans la première lecture, nous avons cependant à combattre généreusement la tentation morbide du découragement, du doute, de la lassitude d’âme.
Mais en tout cela, Dieu ne nous a-t-il pas « toujours donné réconfort et joyeuse espérance » (2nd lect.) ? Ne serait-ce pas blasphématoire d’imaginer, ne fût-ce qu’un instant, que l’amour de Dieu serait éphémère, et qu’il nous abandonnerait à la mort, lui le Dieu de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui a vaincu la mort pour nous donner part à sa vie ?
Nous en avons la certitude : « le Seigneur est fidèle, il nous affermira et nous protègera du mal » (Ibid.) ; ceux qui mettent en lui leur confiance, qui s’appuient sur sa Parole de vérité et accueillent la consolation de son Esprit, ne seront pas déçus. Ensevelis par le baptême dans la mort du Christ, nous sommes dès à présent ressuscités en lui ; notre vie « est désormais cachée avec le Christ en Dieu » (Col 3, 3) : telle est la foi qui suscite notre charité, et nous donne la force de « poursuivre notre course » (2nd lect.), dans l’espérance de la vie éternelle.
« Seigneur, "tu ne peux m’abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption ; tu m’apprendras le chemin de la vie ; avec toi plénitude de joie, à ta droite, éternité de délices" (Ps 16). Oui, j’en ai la certitude : "par ta justice je verrai ta face, au réveil, je me rassasierai de ton visage" (Ps 16). En attendant ma nouvelle naissance à la vie véritable, ne permets pas que "mon pied trébuche, mais tiens mes pas sur tes traces ; garde moi comme la prunelle de l’œil, à l’ombre de tes ailes cache-moi" (Ibid.) ; "conduis-moi à l’amour de Dieu et donne-moi la persévérance finale". »
Père Joseph-Marie
http://www.homelies.fr/homelie,32e.dimanche.du.temps.ordinaire,2952.html
Méditation:
La femme aux sept maris (Lc 20,27-38)
Cet épisode de l'Évangile se situe vers la fin de la vie de Jésus. De tous côtés on essaie de le prendre au piège de ses propres paroles, et tous ses adversaires se liguent contre lui:
- les pharisiens, maîtres à penser des classes moyennes,
- les politiciens partisans du roi Hérode,
- les sadducéens dont nous parle le texte d'aujourd'hui.
Qui étaient-ils, ces sadducéens? C'étaient les descendants d'une très vieille famille sacerdotale, celle de Sadoq. Ils appartenaient à la noblesse de Jérusalem et avaient beaucoup d'accointances avec les milieux de la haute finance. Politiquement, ils se posaient en ennemis des pharisiens, très implantés dans les villes et les bourgades. Ils revendiquaient la plus haute charge religieuse de la nation, celle de grand prêtre, qui comportait un pouvoir politique. Par exemple le sadducéen Caïphe, qui condamnera Jésus, était à la fois grand prêtre et chef de l'état, sous la tutelle de l'occupant romain. Du point de vue de la foi, ils étaient plutôt attachés au passé: ils s'en tenaient aux cinq premiers livres de la Bible et ne reconnaissaient pas les traditions orales, plus récentes, des rabbins. Au temps de Jésus ils avaient perdu beaucoup de leur influence sur le peuple, mais on connaissait quand même leurs idées, en particulier leurs querelles avec les pharisiens à propos de la résurrection des morts.
L'idée de la résurrection des morts, il faut le souligner, était, à l'époque, relativement récente, puisqu'elle n'était apparue clairement, pour la première fois, qu'au deuxième siècle avant le Christ, dans le livre de Daniel et le livre des Martyrs d'Israël (Dn 12,1-3; 2 Ma 7,9-11.23.29).
Les pharisiens admettaient la résurrection corporelle; les sadducéens y étaient farouchement opposés, et c'est pourquoi ils arrivent auprès de Jésus avec une histoire montée de toutes pièces. Ils voudraient démontrer à la foule que l'idée de la résurrection est impensable, et par là ils espèrent discréditer l'enseignement de Jésus.
Pour imaginer le cas limite de la femme qui a eu sept maris, dont six beaux-frères, ils s'appuient sur un texte de la Torah: "Quand des frères habitent ensemble et que l'un d'eux vient à mourir sans avoir de fils, la femme du mort ne peut appartenir au-dehors à un homme étranger [à la famille]. Son beau-frère la prendra pour femme, et le premier-né qu'elle enfantera perpétuera le nom du frère qui est mort. Ainsi son nom ne sera pas effacé d'Israël" (Dt 22,5-6).
Cette loi, très ancienne, supposait une organisation patriarcale de la famille, où les foyers vivaient encore très proches les uns des autres. Elle voulait éviter à la fois que le nom du défunt ne s'éteigne et que ses terres ou ses biens ne passent à un autre clan.
L'exemple, bien sûr, est totalement inventé, pour poser le problème de la résurrection d'une manière embarrassante: "À la résurrection, de qui cette femme sera-t-elle l'épouse? La Loi ne peut aboutir à des situations aussi absurdes; donc la résurrection n'existe pas!"
Jésus n'entre pas dans le jeu de ses ennemis, mais il répond successivement sur deux points:
Tout d'abord il rappelle le comment de la résurrection.
Jésus, qui, dans un autre épisode, a magnifié le mariage en le situant dans l'axe du dessein de Dieu, souligne ici qu'il est lié au temps des hommes et aux besoins affectifs de la vie terrestre.
Par ailleurs, selon Jésus, lorsque nous ressusciterons, nous ne deviendrons pas des anges, mais "comme" des anges. Nous aurons un corps de gloire, mais nos désirs ne seront plus les mêmes. Ce qui comptera dans la vie future, ce sera d'être fils et filles de Dieu. Certes, les époux de la terre se retrouveront, mais pour vivre en plénitude ce qu'ils auront cherché à deux sur la terre: l'amour de Dieu. La vie de Dieu sera tellement fascinante et le rayonnement de sa joie tellement intense que les époux, dans la gloire, n'auront de regard que pour Lui et de bonheur qu'en Lui. De même qu'ici-bas la prière inspirée par l'Esprit est au-delà de tous les mots et les contient tous, de même la communion des élus avec Dieu sera au-delà de toutes les amitiés et les contiendra toutes. Et ce que Jésus révèle de la vie future vaudra pour toute l'affectivité humaine: tout amour, fraternel ou filial, parental ou conjugal, qui en ce monde aura reflété la tendresse de Dieu, sera repris, transcendé et accompli dans le face à face avec le Dieu de la joie.
Puis Jésus réaffirme solennellement la certitude de la résurrection; et il va droit à l'essentiel.
Nous ressusciterons parce que la puissance de Dieu nous ressuscitera. Les sadducéens sont dans l'erreur et posent mal la question parce qu'ils ont mal lu l'Écriture. Elle atteste, en effet, cette puissance du Dieu qui crée et qui sauve. "Dieu n'est pas un Dieu de morts, mais de vivants". Si donc, lors de l'épisode du Buisson ardent, Dieu déclare à Moïse: "Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob", c'est que ces hommes, bien que morts, sont gardés en vie et en dialogue avec Lui, prêts pour la résurrection.
De plus quand Dieu nous ressuscitera, il ne nous rendra pas la même vie, précaire et limitée, qu'aupara-vant, mais une vie entièrement nouvelle, qui sera une participation à la vie du Christ ressuscité, et donc une communion totale et définitive avec le Dieu vivant.
Ainsi, en enseignant que le corps a sa noblesse et qu'il vibrera à la gloire des ressuscités, Jésus prend le contre-pied de ce qu'affirmaient certains penseurs grecs, pour qui le corps humain n'était qu'une enveloppe méprisable. En même temps Jésus réfute vigoureusement le scepticisme des sadducéens, qui croyaient l'enfermer dans une question insoluble. En effet, contrairement à ce qu'ils prétendent, l'Écriture elle-même nous amène à croire à la résurrection des corps. Enfin, dans son évocation de la vie future, Jésus se démarque aussi des pharisiens, dont certains se représentaient la vie des ressuscités comme une continuation de la vie terrestre, avec les joies du mariage et de l'enfantement.
La question des sadducéens, loin de désarçonner Jésus, lui a donc permis de jeter une lumière nouvelle sur la mort et la vie. Pour Jésus, la vie future de l'homme est d'avance enclose dans la vie de Dieu, et c'est parce que Dieu est vivant que nous vivrons avec lui. Dès lors, pour notre foi la résurrection est certaine, même si ses modalités sont encore entourées de mystère. Nous savons que tout l'homme vivra de la vie nouvelle inaugurée par la victoire du Premier-né, et quand des interrogations montent en nous touchant l'au-delà, notre seul recours est de regarder le Christ qui est venu et d'attendre le Christ qui viendra et qui vient; notre seul réflexe doit être d'écouter de nouveau la parole de Jésus à Marthe:
"Je suis la résurrection. Qui croit en moi, fût-il mort, vivra;
et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais.
Crois-tu cela?" (Jn 11,26-26)
http://bibleetviemonastique.free.fr/lu203738.htm
Méditation
Notre Seigneur et Maître, dans sa réponse aux Sadducéens qui niaient la Résurrection et, à cause de cela, méprisaient Dieu et ridiculisaient la Loi, a tout à la fois prouvé la Résurrection et fait connaître Dieu : Pour ce qui est de la Résurrection des morts, leur dit-il, n’avez-vous donc pas lu cette parole dite par Dieu : « Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ? ». Et il ajoute : II n’est pas le Dieu des morts mais des vivants ; tous en effet vivent pour lui. Par là, il a fait clairement connaître que celui qui, du buisson, parla à Moïse et déclara être le Dieu des pères, c’est lui le Dieu des vivants. Or, qui donc serait le Dieu des vivants, sinon le vrai Dieu, au-dessus duquel il n’est pas d’autre Dieu ? C’est lui qu’avait annoncé le prophète Daniel, lorsqu’à Cyrus, roi des Perses, qui lui demandait : Pourquoi n’adores-tu pas Bel ? il répondait : Parce que je ne vénère pas des idoles faites de main d’homme, mais le Dieu vivant qui a fait le ciel et la terre et a autorité sur toute chair. Il disait encore : J’adorerai le Seigneur, mon Dieu, parce que c’est lui le Dieu vivant. C’est lui le Dieu des vivants, ainsi que son Verbe, qui a parlé à Moïse, qui a aussi réfuté les sadducéens et accordé la Résurrection, démontrant à ces aveugles, à partir de la Loi, ces deux choses : la Résurrection et Dieu. Car s’il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants, et si lui-même est appelé le Dieu des pères qui se sont endormis, sans aucun doute ils sont vivants pour Dieu et n’ont pas péri, puisqu’ils sont fils de la Résurrection et de la vie. Et les pères sont ses fils, car il a été dit par le prophète : À la place de tes pères, te viendront des fils (Psaume 45.17). Le Christ lui-même est donc bien, avec le Père, le Dieu des vivants qui a parlé à Moïse et qui s’est manifesté aux pères.
Saint Irénée († v. 200)
Publié le 06/11/2010 à 10:06 par jubilatedeo
Sainte Karine Martyre à Ancyre (Ankara) (4ème s.)
Ancyre (Ankara)
et saint Mélassippe son époux, ainsi que saint Antoine leur fils. Les deux époux subirent le martyre durant la persécution de l'empereur Julien l'Apostat, mutilés et attachés encore vivants au pilori devant leur fils qui ne renia pas Jésus-Christ malgré le spectacle de la souffrance de ses parents. Antoine mourut décapité à son tour.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Karine
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ankara
Saint Agmer (7ème s.)
ou Agmare, évêque de l'ancien siège de Senlis. Il était du nombre des quarante évêques présents au concile de Reims en 625. En 640, il est aussi de ceux qui fondent l
'abbaye de Saint Maur des Fossés, dans la proximité de Paris.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Saint-Maur
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Maur-des-Foss%C3%A9s
Saint Amandin (?)
L'église de Saint-Amandin
ou Amandis ou Amand. Il vécut à Clermont en Auvergne où il fut enterré. Sa renommée de sainteté fut grande puisqu'une localité s'est placée sous son patronage :
Saint-Amandin-15190
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Amandin
Saint Amaranthe martyr dans le Tarn (3ème s.)
ou Amarand.martyr dont on ne connaît que la mort non loin du village de Vieux dans le Tarn, à quelques distances d'Albi. Très tôt son tombeau fut un lieu de pèlerinage très fréquenté.
À Vieux sur le territoire d’Albi, saint Amarand, vénéré comme martyr.
Voir aussi:
http://catholique-tarn.cef.fr/spip.php?article1206
Saint Antonio Baldinucci Jésuite à Pofi, au diocèse de Veroli (+ 1717)
Il naquit à Florence et entra dans la Compagnie de Jésus. Missionnaire dans la région des Monts Albains près de Rome, il avait un don tout particulier pour inciter les gens à faire pénitence, grâce à sa parole chaleureuse et imagée. Sa prédication, nourrie de l'Evangile, les bouleversait. Il fut béatifié en 1893 par Léon XIII.
Voir aussi sur le site de la province de France des Jésuites.
http://www.jesuites.com/histoire/saints/antoinebaldinucci.htm
Il se donna entièrement à la prédication de missions populaires.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Baldinucci
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pofi
Saint Athenodore évêque de Néocésarée - Asie Mineure (+ 269)
La ville de Niksar, autrefois nommée Néocésarée ou Neocaesarea, Cabeira ou Cabira, Diospolis, Adrianopolis ou Hadrianopolis, est l'une des villes principales de la province de Tokat, en Turquie.
Frère de saint Grégoire le Thaumaturge, il fut lui-même évêque de Néocésarée dans le Pont (Asie Mineure). Il est célèbre pour sa doctrine. Il meurt martyr durant la persécution de l'empereur Aurélien.
Frère de saint Grégoire le Thaumaturge, il fit de tels progrès dans l’éloquence sacrée que, malgré sa jeunesse, on l’estima digne d’exercer le ministère épiscopal.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9oc%C3%A9sar%C3%A9e
Saint Baudin Evêque de Tours (6ème s.)
Cathédrale Saint-Gatien de Tours construite entre 1170 et 1547.
Baud ou Bauld. Evêque de Tours et référendaire du roi Clotaire. Sa charité pour les pauvres fut très grande à l'instar de saint Martin. Ses reliques se trouvent à Loches dans le Val de Loire. Une localité s'est placée sous son patronage: Saint-Bauld-37310.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Bauld
Il distribua en aumônes aux pauvres l’or que son prédécesseur lui avait laissé.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Tours
Autre biographie:
Laïc marié et magistrat à la cour du roi Clotaire, il est ensuite choisi comme évêque de Tours. Très généreux à l’égard des pauvres, il décide de leur distribuer toutes les richesses qui lui ont été léguées par son prédécesseur (+ vers 552). Le culte de Saint-Baud était très développé en Touraine (Indre actuelle) où il était invoqué pour faire tomber la pluie.
Voir aussi:
http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-saint-bauld.html
Saint Blinvilet, évêques de Vannes (10ème s.)
Cathédrale Saint-Pierre de Vannes. Sa construction s'étendit sur cinq siècles, du XVe au XIXe siècle
Ce saint moine de Quimperlé fut aussi l'un des
évêques de Vannes dans le Morbihan en Bretagne.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%AAques_de_Vannes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Pierre_de_Vannes
Saint Congar abbé d’origine galloise (6ème s.)
Eglise Saint Congar
http://www.achurchnearyou.com/badgworth-st-congar/
Originaire du Devonshire, il fonda plusieurs monastères. Il fut enterré à Congresbury qui prit son nom.
Plusieurs paroisses et églises se glorifient de porter le nom dans le Somerset, au pays de Galles et en Bretagne.
Autre biographie:
Né dans le Devon, Angleterre; 6ième ou 8ième siècle. Fondateur de monastères à Budgworth, Congresbury (Somerset), et à Llangonys (Glamorgan). Ce dernier semble être le nom qui sera par la suite corrompu en Oue et Kew. Congar fut enterré à Congresbury, ville à laquelle il a donné son nom.
(Bénédictins, Encyclopaedia)
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Congard
Saint Engelbert Archevêque de Cologne (+ 1225)
Excommunié dans sa jeunesse en raison de ses actes de violence, il fit pénitence et, pour cela, partit à la croisade contre les Albigeois. Il fut archevêque de Cologne, mais sa manière vigoureuse à l'égard des puissants de ce monde, et son empressement pastoral à défendre les faibles lui attirèrent l'inimitié de plusieurs seigneurs qui l'assassinèrent.
Pour avoir pris la défense de la liberté de l’Église, il fut entouré sur la route par des agresseurs et tomba frappé de multiples blessures.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Archev%C3%AAque_de_Cologne
Saint Ernest Abbé de Zwiefalten (+ 1147)
Moine puis abbé de l'abbaye de Zwiefalten sur les bords du lac de Constance, il démissionna pour partir à la croisade conduite par l'empereur germanique Conrad III. Il part en disant à ses frères : " Peu importe la mort qui m'est réservée si elle me permet de souffrir pour l'amour du Christ. " L'on ne sut jamais ni quand ni où ni comme il est mort.
Saint Florent de Strasbourg Evêque de Strasbourg (+ v. 600)
Evêque de Strasbourg, sans doute originaire d'Irlande.
Il fonda l'abbaye de Haslach. Dans l'enceinte de Strasbourg, il édifia un hospice et une église dédiés à saint Thomas. Son éloquence rendait aimable, sa vertu et sa bonté entraînaient ses fidèles sur les chemins de la miséricorde de Dieu.
Il succéda à saint Arbogast et mourut vers 600.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Florent_de_Strasbourg
Sainte Gertrude de Remiremont (+ 690)
L'église Sainte-Gertrude à Charmois-devant-Bruyères
ou Gébétrude. Petite-fille de saint Romaric, elle fut élevée au monastère de Saint-Mont, près de
Remiremont dans les Vosges. Elle y prit le voile et succéda à sa tante sainte Claire comme abbesse, vers 654. Le pape Léon IX autorisa son culte en 1051.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Charmois-devant-Bruy%C3%A8res
http://fr.wikipedia.org/wiki/Remiremont
Saint Herculan Evêque de Pérouse (+ 547)
Saint Herculan et saint Jacques par Le Perugin en 1505
Evêque et martyr à Pérouse en Italie, décapité sur les remparts de la ville par ordre de Totila, roi des Goths qui avait mis le siège devant la ville.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Herculan
Saint Hiéron martyr à Mélitène en Arménie (4ème s.)
saint Nicandre, saint Hésyque et plusieurs autres qui furent couronnés par le martyre à Mélitine en Arménie au 4ème siècle. Pour ne pas être enrôlé de force dans l'armée impériale où il devait sacrifier aux idoles, il prit la fuite. Rattrapé, il fut arrêté et avec d'autres chrétiens déjà emprisonnés, il fut décapité.
À Mélitène en Arménie, au IVe siècle, les saints Hiéron, Nicandre, Hésichius et trente autres martyrs.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9lit%C3%A8ne
Saints Hyacinthe Castañeda et Vincent Lê Quang Liêm prêtres dominicains martyrs au Tonkin (+ 1773)
Hyacinthe (Jacinto) Castañeda
Hyacinthe (Jacinto) Castañeda, originaire de Xativa dans la région de Valence, a offert sa vie avec le premier martyr vietnamien, Saint Vincent Liem de la Paz.
Discours aux pèlerins français et espagnols à l'occasion de la canonisation de 177 martyrs du Vietnam, Jean-Paul II, 20 juin 1988
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/1988/june/documents/hf_jp-ii_spe_19880620_martiri-vietnam_fr.html
"...Nouvelle persécution, plus longue, de 1773 à 1778. Hyacinthe Castaneda, espagnol, âgé de 30 ans, prêchait depuis cinq ans quand il fut arrêté en 1773 et enfermé dans une cage de roseaux où il devait se tenir recroquevillé. Un autre dominicain, indigène celui-là, Vincent Liem de la Paix, fut à son tour arrêté et enfermé dans une cage semblable. Hyacinthe fut condamné à mort. Vincent pouvait se dérober, car, d'après l'édit de persécution, les indigènes étaient exempts de la peine capitale. Il supplia cependant qu'on lui laissât partager le martyre de celui dont il avait partagé l'apostolat. Ils eurent tous deux la tête tranchée le 7 novembre 1773."
(Les dominicains martyrs du Tonkin)
http://curia.op.org/fr/index.php?option=com_content&view=article&id=105-martyrs-du-tonkin&catid=57-saints&Itemid=62
Relation du martyre de deux religieux dominicains décapités pour la Foi le 7 novembre 1773
(Les Martyrs - Recueil de pièces authentiques sur les martyrs depuis les origines du christianisme jusqu'au XXe siècle - tome X)
http://jesusmarie.free.fr/vie_des_saints_martyrs_chretiens_vol_10.htm#_Toc89600546
À Ket Cho au Tonkin, en 1773, les saints Hyacinthe Castañeda et Vincent Lê Quang Liêm, prêtres dominicains et martyrs, qui, sous le gouvernement de Trinh Sam, achevèrent leurs travaux apostoliques par l’effusion de leur sang.
Martyrologe romain
Voir aussi:
http://www.catedraldevalencia.es/recorrido-por-la-catedral20.php
Saint Lazare le Thaumaturge Ermite au mont Galision, près d'Ephèse (+ 1054)
Né dans une famille très chrétienne qui le fit initier aux Saintes Ecritures par un prêtre de la région, il se donna à la contemplation et à l'ascèse dès qu'il le pût. Puis il se rendit en Terre Sainte et se retira au monastère de Saint Sabas. De retour à Ephèse au bout de quelques années, le métropolite dut lui demander de modérer sa vie ascétique tant était grand son désir d'imiter pleinement la Passion du Seigneur. "Il renonça à cette mortification excessive peu favorable à l'édification de l'homme intérieur." Ce qui ne l'empêcha pas de passer de longues heures sur une colonne, perché entre ciel et terre. Il reçut le don de la claivoyance et de prophétie.
Il vécut en divers lieux sur une colonne pendant bien des années, chargé même de chaînes de fer, se contentant de pain et d’eau, dans un genre de vie très rigoureux qui attira un très grand nombre de fidèles.
Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov07.html
Bienheureuse Lucie de Settefonti (12ème s.)
Elle naquit à Bologne en Italie et prit le voile des moniales bénédictines camaldules à Settefonti, dans le diocèse de Bologne. Les religieux camaldules la vénèrent comme la fondatrice de leur branche féminine.
Voir aussi:
http://www.badessalucia.tbo.it/
Saint Pierre Wu Guosheng martyr en Chine (+ 1814)
En 1814, Pierre Wu Guosheng est condamné à mort, c’est le premier martyr chrétien né en Chine.
Pierre était gérant d’une auberge ; il fut tellement séduit par la beauté du christianisme, qu’il fit de son auberge, une grande communauté qui en peu d’années regroupa des centaines de paysans et des gens de passage.
Il resta fidèle à son baptême, jusqu’à donner sa vie pour ne pas contredire sa vocation de chrétien. Pierre fut mis à mort après avoir subi d’atroces tortures et refusé de piétiner une croix de bois jetée à terre devant lui et pour ne pas avoir renié sa foi chrétienne.
Ses contemporains, par milliers, reconnurent sa sainteté, et bien des non-chrétiens de ce pays aujourd’hui encore, lui demandent d’intercéder pour eux. Il fut béatifié en 1900.
(source: diocèse de Marseille)
http://marseille.catholique.fr/Novembre
Canonisé par Jean-Paul II le 1er octobre 2000 avec 120 bienheureux martyrs de l'Eglise en Chine.
http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20001001_zhao-rong-compagni_fr.html
"Pierre Wu Guosheng (1768-1814) est originaire de Longping, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Zunyi, une cité qui deviendra célèbre dans l'histoire communiste par la réunion des chefs de l'armée rouge au cours la Longue Marche en janvier 1935. Ses parents tiennent une hôtellerie. Guosheng a ainsi l'occasion d'accueillir un jour un hôte chrétien venu du Sichuan. D'esprit ouvert et de bonne volonté, il accueille avec joie les enseignements de l'Evangile. Plein de zèle pour sa nouvelle foi, il interpelle les passants, les fait asseoir et leur parle de Dieu. Le P. Matthias Luo vient du Sichuan constater par lui-même la foi peu ordinaire de Guosheng, mais il trouve ses manières quelque peu excessives. Il l'envoie au Sichuan, auprès de vieux catholiques. Guosheng découvre que son comportement ne répond pas vraiment aux enseignements de Jésus. Il fait amende honorable. Le P. Luo le baptise enfin en 1796 et lui donne le nom de Pierre. Affermi dans sa foi, il annonce l'Evangile avec plus de force, ouvre des communautés qui comptent bientôt plusieurs centaines de chrétiens. Arrêté lors d'une persécution, il ne cherche pas à se dérober, heureux de porter les chaînes pour le Christ. Dans sa prison, il soutient la foi des nouveaux chrétiens qui l'y rejoignent. Tous ensemble, ils prient à voix forte. Le mandarin veut le faire marcher sur la croix et abjurer. Il préfère faire face à la mort. Sur le chemin du lieu d'exécution, il prie le chapelet. Ses amis disposent des offrandes sur son passage en geste d'adieu. Arrivé au lieu du supplice, il s'agenouille, lève les yeux au ciel et crie d'une voix forte : « Ciel, Ciel, ma demeure ! Je vois la gloire du ciel, je vois le Sauveur Jésus ». C'est le 7 novembre 1814. Il est âgé de 46 ans. De nombreux miracles, disent les chrétiens de la région, se sont produits par son intercession. Les païens eux-mêmes ont recours à sa protection. Sa tombe a été épargnée pendant la Révolution culturelle de 1966. Les pèlerins qui s'y succèdent y plantent quantité de petites croix."
(source: père Jean Charbonnier, Missions étrangères de Paris - canonisation des martyrs en Chine)
http://eglasie.mepasie.org/
Lecture
Inutile de s’interroger sur l’efficacité du martyre qui se situe dans une autre logique. Comme le mot l’indique, il est témoignage, mais il tient sa valeur non pas dans la mesure où il convainc ceux qui le voient. Sa valeur vient de l’Esprit. C’est à l’Esprit de dire qu’à cause de la mort salvifique du Christ, la dignité de l’homme est si grande qu’elle outrepasse même le mystère de la mort. Même la mort n’arrive pas à l’abattre et à le souiller. Bien plus, la mort peut être révélatrice de ce qu’est l’homme en vérité, comme cela s’est produit dans la mort de Jésus : sa passion cruelle, ignominieuse, son dernier soupir sur la croix sans aucune logique apparente, poussent le centurion à s’écrier : « Vraiment, celui-ci était fils de Dieu ! ». Christ, défiguré, humilié, ressuscite avec les signes de sa passion et devient le premier de ceux qui préfèrent mourir plutôt que de faire violence à autrui, à soi-même, à la vérité.
Franco Cagnasso
Prière
Dieu éternel et tout-puissant,
qui as donné à ton saint martyr
Pierre Wu Guosheng
la force de soutenir jusqu’à la fin
le pacifique combat de la foi,
accorde-nous, à nous aussi,
de faire front pour ton amour
à toute adversité
et de marcher joyeusement
à ta rencontre,
toi qui es la vraie vie.
Voir aussi:
http://www.mepasie.org/rubriques/haut/pays-de-mission/la-chine/
Saint Prosdocime évêque de Padoue (?)
Sainte Proscodime par Mantegna - 1453
Il aurait été le premier évêque de Padoue, mais les historiens ne peuvent souscrire à cette affirmation selon laquelle il y aurait été envoyé par saint Pierre lui-même.
À Padoue en Vénétie, au IIIe siècle, saint Prosdocime, vénéré comme le premier évêque de cette ville.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Prosdocime
Saint Raverein (+ 682)
Cathédrale Notre-Dame de Sées construite sur l'emplacement d'une cathédrale plus ancienne remontant au Ve siècle qui est détruite lors des incursions vikings.
Il fut
évêque de Sées en Normandie, mais il demanda à quitter cette charge pour devenir moine à l'abbaye bénédictine de Fontenelle.
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%AAque_de_S%C3%A9es
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_S%C3%A9es
Saint Restitut (1er s.)
Église de Saint-Restitut
La tradition veut qu'il ait été l'aveugle-né de l'Evangile d'où son nom qui rappelle sa guérison. Miraculeusement venu de Palestine avec sainte Madeleine, saint Lazare, sainte Marthe et quelques autres, il aurait été le premier évêque de l'antique évêché de
Saint-Paul-Trois-Châteaux dans la Drôme, évêché supprimé en 1801. Il y a des légendes qui sont si belles qu'on aimerait qu'elles soient vraies...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Restitut
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_de_Saint-Restitut
Saint Théodote (+ 303)
hôtelier et martyr dont les Eglises d'Orient font mémoire en ce jour.
Saint Trémeur (6ème s.)
http://www.louisbourdon.com/bretagne.htm
Jeune fils de sainte Triphine, il fut assassiné à Carhaix en Bretagne par son beau-père, le comte Conmore, qui lui fit trancher la tête. Il est également fêté le 21 juillet dans la paroisse qui porte son nom : Trémeur-22250. Il est le patron-titulaire de nombreuses paroisses et chapelles en Bretagne.
'Le culte du jeune martyr est populaire en Bretagne, spécialement en haute Cornouaille.'
(site du diocèse de Quimper et Léon )
http://catholique-quimper.cef.fr/decouvrez_notre_patrimoine/bol-d-air-breton/saint-tremeur/
Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Tr%C3%A9meur
Bienheureux Vincent Grossi Fondateur de l'Institut religieux des Filles de l'Oratoire (+ 1917)
ou Vincenzo Grossi. Né en 1845, dès l'enfance, il manifesta un zèle et une joie toute spéciale à aider sa paroisse. Il fut ordonné prêtre du diocèse de Lodi à 24 ans et on lui confia alors deux paroisses particulièrement difficiles près de Crémone en Lombardie. Ses dons de pasteur excellèrent pour l'éducation des enfants et des adolescents.
Chargé de la paroisse de Vicobellignano, il fonda l’Institut des Filles de l’Oratoire pour prendre en charge l’éducation des enfants et des adolescents.
Béatifié le 1er novembre 1975.
Voir aussi:
http://theblackcordelias.wordpress.com/author/naniam/page/2/
Saint Willibrord Evêque d'Utrecht (+ 739)
Originaire de l'Est de l'Angleterre, il fut confié par sa famille au monastère de Ripon dirigé alors par saint Wilfrid d'York. A vingt ans, il gagne en Irlande le monastère de " l'île des saints ". En 690, on l'envoie évangéliser la Frise avec onze moines anglo-saxons. Il acquiert l'amitié du père de l'empereur Charlemagne, Pépin le Bref qu'il convertit et qui, à partir de ce jour, le soutiendra sans faillir. Fidèle à l'obéissance de l'Eglise, Willibrord se rend à Rome demander au Pape Serge 1er un mandat officiel pour prêcher l'Evangile.
Nommé évêque d'Utrecht, il fonde l'abbaye d'Echternach au Luxembourg et c'est à partir de là qu'il accomplit des missions en Frise et au Danemark. Il revient à Echternach où il est enterré et vénéré par un pèlerinage dont la danse et la procession sont célèbres depuis le 14ème siècle et encore de nos jours.
Né en Angleterre, ordonné par le pape saint Serge Ier évêque d’Utrecht, il annonça l’Évangile en Frise et en Danie, fonda des sièges épiscopaux et des monastères et, accablé de travaux et usé par l’âge, il s’endormit dans le Seigneur dans le monastère qu’il avait fondé.
Autre biographie:
Fils de Saint-Wilgils, un noble chrétien de la Northumbrie. À l’âge de sept ans, il est confié aux soins de l’abbé du monastère de Ripon, Saint-Wilfrid, qui se charge de son éducation. Attiré par la réputation des nombreux monastères d’Irlande, il s’y rend et passe douze ans au monastère de Rathmelsigi, sous la direction de son abbé, Saint-Egbert. En 688, il est finalement ordonné prêtre. En 690, il est choisi pour conduire une mission d’évangélisation en Frise, profitant de la protection et de l’aide de Pépin II, le duc d’Austrasie. Après une courte visite à Rome où il obtient du pape Serge Ier les autorisations nécessaires, il revient en Frise et se fixe à Anvers. L’évangélisation de la région est un succès et la communauté chrétienne se développe rapidement. En 695, il retourne à donc à Rome pour y recevoir sa nomination comme archevêque des Frisons. Quelques années plus tard, il fonde à Echternach (sur le territoire actuel du Luxembourg) une nouvelle abbaye qui devient, avec Utrecht, un des centres de son rayonnement. Désireux d’étendre la Chrétienté, il tente une mission auprès du roi Ogend du Danemark, mais sans succès. En 714, il fonde un nouveau monastère à Susteren (Hollande). La même année, la situation politique change à la suite du décès de Pépin, et tout le pays se retrouve placé sous la domination de son rival Radbod, le roi des Frisons. Willibrord se réfugie alors à Echternach en compagnie de ses moines. En 718, Charles Martel réussit à reprendre le contrôle de la région et Willibrord l’accompagne lors de sa campagne contre les Frisons, ce qui lui permet de rentrer à Utrecht. À partir de ce moment, il bénéficie des largesses de Charles Martel, qui lui fait de généreuses donations, puis il décide de sacrer des évêques auxiliaires (appelés chorévêques) qu’il envoie en mission d’évangélisation dans les différentes régions de la Germanie (658-739) Saint-Willibrord est invoqué pour la guérison de l’épilepsie, des convulsions, des dartres et des inflammations de la peau connues sous le nom de "feux sauvages".

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-07.htm#willibrord
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Willibrord
http://www.willibrord.lu/
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/07/index.html
http://home.scarlet.be/amdg/oldies/sankt/alcuin-willibrord.html
Icône de la Mère de Dieu "Joyeuse"
L'Icône "Joyeuse" de la Mère de Dieu apparut près de Moscou le 7 novembre 1795. On ne sait rien de l'histoire de cette icône, sinon que nombre de miracles eurent lieu devant elle.
On trouve des icônes de ce nom dans le monastère Novodevichy à Moscou, et dans le monastère Vatopedi sur le Mont Athos. En apparence, l'icône "Joyeuse" ressemble à l'icône "Pelagonitissa", une variante de l'icône "Glykophylousa" ("Embrassant tendrement").
Les Églises font mémoire…
Anglicans : Willibrord de York (+739), évêque, apôtre de la Frise
Catholiques d’occident : Willibrord, évêque (calendrier monastique)
Coptes et Ethiopiens (28 babah/teqemt) : Marcien et Martyrius (+355), disciples de Paul de Constantinople, martyrs (Église copte) ; Yam’ata (Ve-VIe s.), moine (Église éthiopienne)
Luthériens : Willibrord, évangélisateur de la Frise
Maronites : Hiéron et 33 compagnons de Mélitène (IIIe s.), martyrs
Orthodoxes et gréco-catholiques : Les 33 martyrs de Mélitène ; Lazare du mont Galèse (+1053), moine et thaumaturge
Vieux Catholiques : Willibrord d’Utrecht, évêque et évangélisateur.
Publié le 05/11/2010 à 12:24 par jubilatedeo
Tu accompliras ce qui, aux yeux de Yhwh, passe pour droit et bon.
Livre du Deutéronome - Chapitre 6 - Verset 18
Publié le 05/11/2010 à 12:16 par jubilatedeo
Prière du matin
Dieu, Père de tous les hommes, tu nous as donné la terre, pour que nous la préservions et l’exploitions, afin de satisfaire à nos besoins matériels. Chaque jour, nous nous apprêtons à la cultiver et à l’exploiter de multiples manières, pour notre subsistance. Fais que ma tâche ne soit pas seulement pour moi un poids à porter, conséquence du péché originel, mais qu’elle me donne aussi la joie et la satisfaction de me rendre utile à mon prochain et à l’humanité entière. Que la réussite de mes œuvres soit la preuve que ma vie a un sens. Je te confie mon travail et toutes mes tâches. Que ton ordre règne sur l’économie et la société, grâce à la contribution d’hommes clairvoyants, afin que personne ne manque du nécessaire ni ne perde courage pour des raisons matérielles.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,10-19.
Frères, j'ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur à voir refleurir vos bonnes dispositions pour moi : elles étaient bien vivantes, mais vous n'aviez pas occasion de les montrer.
Ce n'est pas le dénuement qui me fait parler ainsi, car j'ai été formé à me contenter de ce que j'ai.
Je sais vivre de peu, je sais aussi avoir tout ce qu'il me faut. Être rassasié et avoir faim, avoir tout ce qu'il me faut et manquer de tout, j'ai appris cela de toutes les façons.
Je peux tout supporter avec celui qui me donne la force.
Cependant, vous avez bien fait de m'aider tous ensemble quand j'étais dans la gêne.
Vous, les Philippiens, vous le savez : dans les premiers temps où vous avez reçu l'Évangile, au moment où je quittais la Macédoine, je n'ai eu ma part dans les recettes et dépenses d'aucune Église, excepté la vôtre.
A Thessalonique déjà, vous m'avez envoyé, et même deux fois, ce dont j'avais besoin.
Je ne recherche pas les dons ; ce que je recherche, c'est le bénéfice qui s'ajoutera à votre compte.
J'ai d'ailleurs tout reçu, j'ai tout ce qu'il me faut, je suis comblé depuis qu'Épaphrodite m'a remis votre envoi : c'est un sacrifice que Dieu trouve agréable et qu'il accepte parce qu'il lui plaît.
Et mon Dieu subviendra magnifiquement à tous vos besoins selon sa richesse, dans le Christ Jésus.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Paul remercie l’Église de Philippes de l’avoir aidé. Lui, si jaloux de son indépendance, et qui craint tant de paraître profiter des autres sous prétexte de la mission, il accepte ce que ses vrais amis lui donnent.
Je sais vivre avec rien et je sais vivre dans l’abondance (v. 12). Paul nous donne ici un des plus beaux exemples de la pauvreté évangélique. Jésus nous dit dans l’évangile : “Oui ! là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur” (Matthieu 6.21), Paul n’a plus d’autre trésor que le Christ, peu lui importe la richesse ou le dénuement, pourvu qu’il garde son trésor.
Psaume 111 (112), 1-2, 5-6, 8a.9
Heureux celui qui aime la volonté de Dieu !
Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.
L'homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.
Son coeur est confiant, il ne craint pas :
A pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Comme le précédent, ce Psaume est alphabétique. Il emploie les mêmes termes, mais cette fois pour faire l’éloge du juste, image de Dieu. On remarquera que cet éloge porte surtout sur les qualités sociales du juste, son humanité qui est le fruit d’une connaissance authentique de Dieu.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,9-15.
Jésus disait à ses disciples : " Faites-vous, des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande.
Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. »
Les pharisiens, eux qui aimaient l'argent, entendaient tout cela, et ils ricanaient à son sujet.
Il leur dit alors : « Vous êtes, vous, ceux qui se présentent comme des justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos cœurs, car ce qui est prestigieux chez les hommes est une chose abominable aux yeux de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
C’est au verset 9 que nous trouvons le sens de la parabole. L’argent, est un moyen d’échange tout autant qu’instrument pour se faire des réserves. Il faut donc risquer et donner l’argent, et le temps et les efforts pour s’acquérir la reconnaissance de nombreux amis — les pauvres — plutôt que de mettre son espérance dans le compte en banque.
Les fils de ce monde et les enfants de lumière sont des tournures hébraïques pour désigner des catégories de personnes. D’une part la catégorie de ceux dont toute l’attention est tournée vers les affaires, d’autre part ceux qui voudraient être les serviteurs de Dieu et de la vérité. Au verset 9, nous traduisons par le maudit argent, là où le texte dit : “le mammon injuste”. Mammon était le nom du dieu syrien de l’argent et des affaires ; on l’aimait bien mais on en disait beaucoup de mal. Jésus l’appelle injuste parce que le souci de ne pas en manquer nous empêche souvent d’être justes, c’est-à-dire tels que Dieu nous veut.
L’argent est une chose que l’on acquiert et que l’on perd ; il ne peut pas s’intégrer à notre personne ; il ne fait donc pas partie des biens qui sont vraiment nôtres (12).
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Jésus nous demande de faire un bon usage de l’argent et des biens. Le Seigneur regarde notre fin dernière. Les richesses doivent être utilisées pour les « demeures éternelles » ; alors seulement — enseigne-t-il à ses disciples — l’espérance contenue dans l’argent malhonnête produira ses fruits d’éternité et de fidélité.
Dans notre relation avec nos biens et ceux des autres, Jésus n’exige rien de moins de nous que nous nous préparions aux biens éternels et que nous en donnions une première preuve dans l’exercice de nos tâches économiques et sociales. C’est une déclaration vraiment étonnante dans la bouche du Seigneur, pour qui les choses de ce monde n’ont généralement pas d’intérêt... Ici, il ne prêche nullement une quelconque indifférence pour tout le créé : il nous exhorte plutôt à être intègres en toute circonstance.
Ainsi, lorsque le Seigneur parle des « biens véritables », il ne veut pas effacer la différence entre ce qui est à moi et ce qui, en revanche, est à toi. Les biens des autres ne doivent en aucun cas leur être retirés. La perspective eschatologique est donnée, non parce que l’arbitraire règne, d’une certaine manière, dans nos rapports avec les biens terrestres, mais parce que l’argent peut avoir sur l’homme un pouvoir envoûtant. L’évangile de ce jour, en ce sens, est extrêmement actuel. La fascination qu’exerce la possession des biens matériels a atteint de nos jours une force rarement égalée par le passé.
C’est peut-être une conséquence de notre système économique, où la main-d’œuvre est évaluée par une quantité précise d’argent et où l’on finit par donner plus de valeur aux choses matérielles qu’à l’activité et au savoir des hommes. Seule la prudence pourra nous préserver du danger d’un nouvel esclavage. En outre, toutes les chaînes de télévision, tous les haut-parleurs conditionnent l’homme pour qu’il cède à des besoins nouvellement créés et pour qu’il cherche à les satisfaire par l’acquisition de biens matériels. Ce matraquage sollicite sans relâche nos inclinations matérialistes ; une tendance confirmée du reste par des théories philosophiques telles que : « je suis ce que j’ai » (J.P. Sartre). Les biens ne sont plus subordonnés à la personne. L’homme qui les possède n’est plus totalement libre, mais les objets qu’il possède constituent son être.
Il n’est donc pas étonnant que même les « grands » de l’histoire commencent à chanceler ; y compris les gouvernements occidentaux, élus démocratiquement, mais secoués par les scandales et par la corruption. Le monde politique ne cesse de connaître des enrichissements soudains et douteux. Et lorsque le « simple citoyen » se livre à la fraude fiscale, cela passe tout au plus pour un délit d’honnêtes gens.
Nul serviteur ne peut servir deux maîtres... Vous ne pouvez servir Dieu et l’Argent (Luc 16.13). Les erreurs continuelles de l’homme moderne, qui ont des répercussions à l’échelle mondiale, justifient pleinement la mise en garde que le Seigneur nous donne, sans demi-mesure, vis-à-vis de l’argent. Pourquoi l’argent est-il si dangereux ? Parce que celui qui le poursuit avec succès se retrouve seul, seul avec lui-même et avec tous les soucis que cet argent lui procure. Il est préoccupé par les portes que cet argent semble lui ouvrir ; il songe aux assurances et aux comptes bancaires ; ses lendemains s’annoncent sans problèmes. Et il aimerait pouvoir se dire : Tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois, fais la fête (Luc 12.19). Mais, désormais, Dieu n’est plus pour lui qu’une idée sans aucune importance. Tous les soucis et toutes les joies de son existence ne tiennent plus compte de Dieu.
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Saint Gaudence de Brescia (?-après 406), évêque
Sermon 18 ; PL 20, 973-975 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 442)
« Faites-vous des amis avec l'argent trompeur »
Ces amis qui obtiendront notre salut sont évidemment les pauvres, car, selon la parole du Christ, c'est lui-même, l'auteur de la récompense éternelle, qui recueillera en eux les services que notre charité leur aura procurés. Dès lors, les pauvres nous feront bon accueil, non point en leur propre nom, mais au nom de celui qui, en eux, goûte le fruit rafraîchissant de notre obéissance et de notre foi. Ceux qui accomplissent ce service de l'amour seront reçus dans les demeures éternelles du Royaume des cieux, puisque le Christ dira : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis le commencement du monde. Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire » (Mt 25,34)...
Le Seigneur ajoute, finalement : « Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? » En effet, rien de ce qui est dans ce monde ne nous appartient vraiment. Car nous qui attendons la récompense future, nous sommes invités à nous conduire ici-bas comme des hôtes et des pèlerins, de façon que nous puissions tous dire au Seigneur avec assurance : « Je suis un étranger, un passant comme tous mes pères » (Ps 38,13).
Mais les biens éternels appartiennent en propre aux croyants. Ils se trouvent au ciel, là où, nous le savons, « sont notre cœur et notre trésor » (Mt 6,21), et où -- c'est notre intime conviction -- nous habitons dès maintenant par la foi. Car, selon l'enseignement de saint Paul : « Nous sommes citoyens des cieux » (Ph 3,20).
Méditation:
L'argent d'iniquité (Lc 16,9-15)
"Faites-vous des amis avec l'argent d'iniquité".
En s'appuyant sur cette parole de Jésus, certains seraient prêts à dire: "Tout argent est malhonnête; tout argent doit nous brûler les doigts".
Il est probable que le Christ ne leur donnerait pas raison. Car Jésus de Nazareth a connu la belle fierté de l'homme qui gagne sa vie par le travail de ses mains. Il savait le juste prix de l'ouvrage bien fait, et comme tout artisan consciencieux il comptait sur son salaire, sachant bien que Marie l'attendait aussi, sans rien dire. Par ailleurs la petite troupe des disciples était organisée: elle avait un économe, un peu trop près de ses sous, il est vrai. Devenu esclave de l'argent, il a trahi son vrai Maître. Rappelons-nous aussi ces quelques femmes qui suivaient Jésus, depuis les débuts en Galilée, et "beaucoup d'autres qui l'aidaient de leurs ressources" (Lc 8,3). Treize hommes, cela ne vit pas de l'air du temps! Jésus, sans aucun doute, a apprécié l'aide de ces femmes, et ne leur a pas dit: "Votre argent, gardez-le: il est malhonnête!"
Alors, quel est, aux yeux de Jésus, "l'argent d'iniquité"?
C'est celui qui est gagné malhonnêtement, bien sûr; mais aussi celui qui devient une puissance aveugle d'injustice ou d'oppression, et surtout l'argent qui réduit en esclavage celui qui le possède ou celui qui le désire. C'est pourquoi Jésus n'emploie pas le mot ordinaire pour nommer l'argent, mais le mot mâmôn, qui, dans le judaïsme au temps de Jésus désignait la richesse, le gain (souvent le gain mal acquis), mais aussi les sécurités illusoires de ce monde, opposées à la confiance des "pauvres" d'Israël en leur Dieu
Une fois précisé le sens de "l'argent d'iniquité", on s'aperçoit que ce passage de l'Évangile nous donne un résumé de tout l'enseignement de Jésus sur l'argent.
Tout d'abord l'argent doit servir à nous faire des amis, qui nous accueilleront comme des frères dans la vie future, là où l'argent ne sera plus nécessaire, ni pour nous, ni pour eux. Cela rejoint peut-être une autre parole de Jésus: "Amassez-vous des trésors dans le ciel" (Mt 6,19).
Jésus souligne ensuite que notre honnêteté dans les choses de la terre permet à Dieu de nous faire confiance pour les intérêts du Royaume. D'abord gérants des biens de ce monde, nous devenons peu à peu associés de Dieu dans le grand travail de la rédemption. Voilà "le bien véritable", notre bien, celui des fils et des filles, héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ.
Enfin, dit Jésus, "aucun serviteur ne peut servir deux maîtres". C'est doublement impossible: parce qu'on n'a pas le temps et parce que pour l'un des deux le cœur n'y sera pas. La mise en garde de Jésus est générale: les deux maîtres sont peut-être aussi bien Dieu et la gloriole humaine, Dieu et l'amour-propre, Dieu et l'égoïsme, Dieu et la jouissance, Dieu et la vie facile, ou encore Dieu et la volonté de puissance; mais Jésus insiste sur un exemple particulier: "Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et Mâmôn", donc Dieu et le gain, Dieu et les sécurités immédiates.
Il est bien vrai qu'un jour viendra pour chacun de nous qui rendra brusquement inutiles toutes nos possessions et dérisoire toute servitude de l'argent; mais cette certitude ne doit entamer ni notre confiance en Dieu ni notre ardeur à le servir dans le quotidien qu'il nous donne. L'important est "qu'au milieu des changements de ce monde nos cœurs s'établissent fermement là où sont les vraies joies" (Oraison du XXIe dimanche).
Jésus disait: "Là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur" (Lc 12,34).
Quand nous prenons conscience que notre cœur n'est plus avec Dieu, n'est plus à Dieu, ou n'est plus à Dieu qu'en passant, la question à nous poser est très simple: où est le désir qui m'accapare? où est pour moi l'autre trésor?
http://bibleetviemonastique.free.fr/lu160915.htm
Prière du soir
Seigneur, l’argent et les richesses sont très estimés à notre époque. Beaucoup les ont élevés au rang de valeur
suprême, dans leurs pensées et dans leurs aspirations. Ces richesses me séduisent et m’aveuglent, moi aussi. Modère la vigueur de mes efforts, lorsque les biens matériels deviennent une véritable tentation. Accorde-moi une sainte sérénité, qui te rende grâces et se réjouisse aux jours de prospérité. Une sérénité qui, dans la privation, soit encouragée par des hommes charitables et qui soit toujours soutenue par la certitude que notre Père très aimant nous a délivrés des soucis du lendemain.