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jubilatedeo
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Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
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Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
15.10.2008
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Les saints du jour

Posté le 17.09.2008 par jubilatedeo
SAINT ROBERT BELLARMIN Jésuite, Cardinal, Docteur de l'Église (1542-1621)

Saint Robert Bellarmin, naquit à Montepulciano, non loin de Florence, le 4 octobre 1542. La maison paternelle fut pour lui une école de vertu, où sa piété se développa promptement, et plus d'une fois, dès l'âge de six ans, les gens du voisinage se réunissaient autour de lui pour l'entendre prêcher la Passion de Notre-Seigneur.

A quatorze ans, il commença ses études chez les Jésuites de sa ville natale, où il remporta de vrais triomphes. Il entra ensuite dans la Compagnie de Jésus. Après plusieurs années d'éloquentes et fructueuses prédications, et deux ans de professorat au Collège romain, il fut quelques années Provincial à Naples, bientôt rappelé à Rome auprès du Souverain Pontife et enfin nommé Cardinal, puis archevêque de Capoue.

Partout Bellarmin brilla par sa vertu comme par sa science; dans les plus hautes situations, il vivait toujours comme un religieux austère, fidèle à sa Règle, ami de la simplicité et de la pauvreté.

L'innocence de sa vie lui faisait aimer les coeurs purs; c'est ainsi qu'il entoura d'une affection toute paternelle saint Louis de Gonzague et après lui saint Jean Berchmans. Après la mort de ce jeune Saint, on lut au saint cardinal une note où il avait écrit: "Grâces à Dieu, je n'ai jamais commis volontairement un péché véniel." Et Bellarmin de s'écrier: "Eh! qui voudrait commettre volontairement un péché véniel?" Et il ajouta: "Je ne me souviens pas de l'avoir fait." Comment s'étonner de la réputation de sainteté qu'il laissait partout? Comment s'étonner qu'il fît des prédictions, par exemple, sur la durée du pontificat des Papes, ses contemporains, et de nombreux miracles?

S'il consentait à dire la Messe pour un malade, le malade guérissait; il délivra des possédés, il discernait l'intérieur des âmes, arrêtait des incendies. Son humilité ne lui permettait pas de s'attribuer ces miracles, et il disait: "Ce n'est pas moi, c'est la signature que j'ai du bienheureux Ignace."

Saint François de Sales disait de lui: "Il sait tout, excepté faire le mal." Il fut aussi l'ami de saint Philippe Néri et de saint Charles Borromée. Henri IV conseillait aux cardinaux français partant au conclave de donner un saint Pape à l'Église en la personne du cardinal Bellarmin.

Il y aurait beaucoup à dire sur sa science et sur ses ouvrages d'une haute science théologique.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


Traité de saint Robert Bellarmin, évêque et docteur de l'Eglise
sur La montée de l'âme vers Dieu.

Comprendre que tu as été créé pour la gloire de Dieu et ton salut éternel.

Ô Seigneur, suave et doux et immensément miséricordieux, qui ne vous servirait de tout cœur, s'il commençait à goûter la douceur de votre paternelle souveraineté ? Qu'ordonnez-vous, Seigneur, à vos serviteurs ? Prenez mon joug . Et quel est votre joug ? Mon joug est suave , répondez-vous, et mon fardeau léger . Qui ne porterait volontiers un joug, qui loin de comprimer, dilate ; un fardeau, qui loin d'accabler, réconforte ? Vous avez raison d'ajouter : Vous trouverez le repos de vos âmes . Et quel est donc ce joug qui ne fatigue pas, mais qui repose ? C'est le commandement, le premier et le plus important : Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur . Quoi de plus facile, de plus suave, de plus doux que d'aimer la bonté, la beauté, l'amour, Vous-même, ô mon Dieu ?

Vous promettez une récompense à ceux qui gardent vos commandements, plus précieuse que l'or et plus douce que le miel ? Oui, vous promettez une récompense, une magnifique récompense, selon le témoignage de saint Jacques : Le Seigneur prépare une couronne de vie à ceux qui l'aiment . Et qu'est-ce que la couronne de vie ? Un bien qui surpasse tout ce que nous pouvons concevoir et désirer. Car voici ce que dit saint Paul, écho du prophète Isaïe : L'œil n'a pas vu, l'oreille n'a pas entendu, le cœur de l'homme n'a pas conçu la récompense préparée par Dieu à ceux qui l'aiment.

Elle est donc grande la récompense promise à ceux qui observent les commandements. Et ce n'est pas seulement ce premier commandement, le plus important de tous, qui est utile à l'homme, s'il obéit, et non à Dieu qui ordonne ; tous les autres commandements également, perfectionnent celui qui obéit, ils l'instruisent, ils l'éclairent, ils le rendent bon et heureux. C'est pourquoi, si tu es sage, comprends que tu es créé pour la gloire de Dieu et pour ton salut éternel. C'est là ta fin, le centre de ton âme, le trésor de ton cœur. Si tu parviens à cette fin, c'est le bonheur ; si tu t'en écartes, c'est le malheur.

En conséquence, estime bien pour toi ce qui te conduit à ta fin ; mal ce qui t'éloigne de ta fin. Prospérité et adversité, richesse et indigence, santé et maladie, honneur et déshonneur, vie et mort, pour un sage, ne sont ni à désirer, ni à fuir absolument. Mais si elles sont utiles à la gloire de Dieu et à ton bonheur éternel, ce sont des biens et tu peux les rechercher ; si elles leur sont nuisibles, ce sont des maux et il faut les éviter.


pour télécharger ces oeuvres :
http://jesusmarie.free.fr/robert_bellarmin.html




SAINTE HILDEGARDE DE BINGEN (+ 1179)
Hildegarde était d'une noble famille germanique. Très jeune, on la confie au couvent de Disbodenberg, un monastère double, sur les bords du Rhin, où moines et moniales chantent la louange divine en des bâtiments mitoyens.

Devenue abbesse, elle s'en va fonder une autre communauté à Bingen puis une à Eibingen. Elle voyage, va où on l'appelle, prêche dans les cathédrales et les couvents, correspond avec toutes les têtes couronnées, les pontifes de son temps, saint Bernard et bien d'autres. Elle plaide pour une réforme radicale de l'Eglise. Depuis sa petite enfance, elle est favorisée de visions exceptionnelles. Par obéissance, elle les couchera sur le papier. Ses récits apocalyptiques (au sens littéral de dévoilement des fins dernières) donnent de l'univers une vision étonnante de modernité où la science actuelle peut se reconnaître (création continue, énergie cachée dans la matière, magnétisme) mais qui peut aussi apaiser la soif actuelle de nos contemporains tentés par le "Nouvel Age". ("Le monde ne reste jamais dans un seul état", écrit-elle.)

L'essentiel de sa pensée réside dans le combat entre le Christ et le prince de ce monde, au coeur d'un cosmos conçu comme une symphonie invisible. Dante lui emprunta sa vision de la Trinité.

"Cette multitude des anges a une raison d’être qui est liée à Dieu plus qu’à l’homme et elle n’apparaît aux hommes que rarement. Certains anges, cependant, qui sont au service des hommes, se révèlent par des signes, quand il plaît à Dieu. "

Sainte Hildegarde - Le livre des œuvres divines


Hildegarde de Bingen, née le 16 septembre 1098 à Bermersheim (Hesse) et décédée le 17 septembre 1179 à Rupertsberg (près de Bingen), était une religieuse bénédictine et une mystique allemande.
Dixième enfant d'une famille noble très croyante, elle fut consacrée au Seigneur dès son plus jeune âge. À l'âge de huit ans, elle entre au couvent des bénédictines de Disibodenberg sur le Rhin, dans le diocèse de Mayence, pour son instruction sous la tutelle de Jutta de Sponheim. Elle prononce ses vœux perpétuels et reçoit le voile monastique des mains de l'évêque Otto de Bamberg, vers l'âge de quatorze ou quinze ans.

Lorsque Jutta meurt en 1136, Hildegarde est élue abbesse de Disibodenberg, à l'âge de 38 ans.

Elle commence à 43 ans à consigner ses visions, qu'elle a depuis l'enfance, dans le Scivias (du latin sci vias Dei « sache les voies de Dieu »). En 1147, elle fonde le monastère de Rupertsberg.

L'approbation du pape Eugène III lors d'un synode réuni à Trèves fin 1147 - début 1148 encouragea Hildegarde à poursuivre son activité littéraire. Elle achève le Scivias, composé en 1151. Puis elle écrit le Liber vitae meritorum entre 1158 et 1163 et le Liber divinorum operum entre 1163 et 1174. En 1165, elle fonde le monastère d'Eibingen.




Littérature
La plupart de ses écrits sont réunis dans un grand livre (le Riesencodex) conservé à la bibliothèque régionale de Hesse à Wiesbaden en Allemagne. Bernard de Clairvaux lui-même lui a assuré que ses visions étaient grâces du ciel.


Liste de ses écrits :
Scivias seu Visiones (1141-1151)
Liber divinorum operum simplicis hominis (1163-1173/1174)
Liber vitae meritorum (1158-1163)
Solutiones triginta octo quaestionum
Explanatio Regulae S. Benedicti
Explanatio Symboli S. Athanasii
Vita S. Ruperti
Vita S. Disibodi
Physica, sive Subtilitatum diversarum naturarum creaturarum libri novem
Hymnodia coelestis.
Ignota lingua, cum versione Latina
Tractatus de sacramento altaris.
Homeliae LVIII in Evangelia
Libri simplicis et compositae medicinae.
Œuvres traduites : (Éditions Jérôme Millon)

Le livre des subtilités (I et II : traduction Pierre Monat, 1996)
Les causes et les remèdes (traduction Pierre Monat, 2005)
La symphonie des harmonies célestes (Traduction Rebecca Lenoir et Christophe Carraud, 2003)

Musique
Hildegarde a composé plus de 70 chants, hymnes et séquences, dont certains ont fait l'objet d'enregistrements récents par des ensembles de musique médiévale : Ave generosa, Columba aspexit, O presul vere civitatis... Ce dernier est un hommage à Disibod, moine irlandais du VIIe siècle fondateur du monastère double de Disibodenberg, dont Hildegarde fut la biographe. Elle a aussi composé un drame liturgique intitulé Ordo virtutum, qui comporte quatre-vingt-deux mélodies et qui met en scène les tiraillements de l'âme entre le démon et les vertus.


Linguistique
L'alphabet qu'Hildegarde utilisa pour sa Lingua Ignota
Hildegarde est aussi connue dans le domaine linguistique car elle élabora une langue artificielle ou langue construite écrite et parlée par elle seule, la Lingua Ignota.



Culte
Hildegarde fut parmi les premiers saints pour lesquels une procédure officielle de canonisation fut appliquée, mais la procédure était si longue qu'aucune des quatre tentatives de canonisation ne fut menée à son terme (la dernière se déroula en 1244, sous le pape Innocent IV), et Hildegarde resta une bienheureuse. Cependant, elle fut très vite qualifiée de sainte par le peuple, et à la fin du XVIe siècle, comme elle était l'objet d'une dévotion de longue date, son nom fut inscrit au martyrologe romain sans autre formalité, avec le titre de sainte.
La châsse contenant les reliques d'Hildegarde est conservée dans le monastère d'Eibingen près de Rüdesheim (sur le Rhin).


Bibliographie
Hildegarde de Bingen, Régine Pernoud, édité par LGF - Livre de Poche (1 février 1996), ISBN 2253139130
Scivias : Sache les voies ou Livre des visions, Hildegarde de Bingen, traduit par Pierre Monat, édité par le Cerf (6 mars 1996), ISBN 220404864X
Les Pierres qui guérissent selon Hildegarde de Bingen : Manuel de lapidothérapie, nouvelles découvertes sur d'anciennes sagesses, traduit par Claude Dhorbais, édité par Guy Trédaniel (27 mai 1998), ISBN 2857079893
La Sibylle du Rhin: Hildegarde de Bingen, abbesse et prophétesse rhénane, Sylvain Gouguenheim, édité par Publications de la Sorbonne (1er janvier 1996), ISBN 2859442979
Hildegarde de Bingen. Sa médecine au quotidien, Automédication pour toute la famille avec des recettes originales de Hildegarde, Wighard Strehlow, édité par Guy Tredaniel (23 avril 2003), ISBN 2844454321
Femmes Troubadours de Dieu, G. Epiney-Burgard et E. Zum Brunn, Introduction et chapitres 1 et 2, Editions Brepols, 1988, ISBN 2503500110

Discographie
Hildegard von Bingen: Canticles of Ecstasy, CD audio édité par Deutsche Harmonia Mundi (13 décembre 1994).
Saints, Hildegarde von Bingen - Barbara Thornton, CD audio édité par Deutsche Harmonia Mundi (11 août 1998).
900 Years, anthologie des œuvres de H. von Bingen, CD audio édité par Deutsche Harmonia Mundi (15 septembre 1998).
Symphoniae (Coll. Splendeurs), Hildegarde von Bingen - Sequentia, CD audio édité par Dhm (29 mars 2004).
Heavenly Revelations, Hildegard von Bingen - Oxford Camerata (sous la direction de Jeremy Summerly), CD audio édité par Naxos (HNH International Ltd., 2001) code no. 8.550998.
Sequences & Hymns, A feather on breath of God, Hildegard von Bingen - Gothic Voices (sous la direction de Christopher Page), CD audio édité par Hypérion (2 avril 2001).
Materia Mystica : Eine Hommage an Hildegard von Bingen (1998), album du groupe de musique médiévale allemand Estampie.
Vision - The Music of Hildegard von Bingen, arrangements dans le style « Nouvel âge » par Richard Souther, CD audio édité par Angel Records (1er novembre 1994).
11,000 Virgins, Chants for the Feast of St-Ursula, ensemble Anonymous 4, 1997 édité par Deutsche Harmonia Mundi


Saint Renaud Ermeite dans la forêt de Craon (+ 1104)
Saint Renaud, ou Regnault vécut à la fin du Xème siècle. Chanoine régulier à Soissons, il devint ensuite ermite dans la forêt de Craon en Mayenne puis dans celle de Mélinais dans la Sarthe où il mourut en 1104.




Saint Lubin de Chartres Evêque de Chartres (+ 556)
Originaire de Poitiers, ce paysan devint moine à l'abbaye de Ligugé, puis il fut l'un des plus célèbres évêques de Chartres. Par ses prières, il sauva la ville de Paris d'un horrible incendie. Il y vint d'ailleurs en 551 pour le second concile de Paris. Nous y avons sa souscription.
"Selon sa biographie qui fut très légendaire au Moyen Age, il fut moine et abbé de Brou avant de gouverner l'Eglise de Chartres avec zèle et piété."



Saint Albert de Castro ou Albert de Jérusalem (+ 1214)
AIbert naquit vers le milieu du XIIe siècle à Castrum Gualterii, qui était alors dans le diocèse de Parme, de la famille Avogadro ou bien, plus probablement des comtes de Sabbioneta. Entré chez les Chanoines Réguliers de Santa Croce di Mortara (province de Pavie), il fut élu prieur en 1180. Quatre ans après, il fut nommé évêque de Bobbio et l’année suivante il fut transféré au diocèse de Verceil qu’il dirigea pendant vingt ans. En 1191, il réunit un synode diocésain, important pour les décrets disciplinaires qu’il promulgua, et il promut la culture dans sa cathédrale en stipulant que trois maîtres du Chapitre, un théologien, un grammairien et un copiste enseigneraient gratuitement.

Albert fut très actif dans le domaine politique : il agit comme médiateur entre le pape Clément III et Frédéric Barberousse, dont le successeur Henri VI prit sous sa protection les biens ecclésiastiques de Verceil et fit d’Albert un prince d’Empire.

En outre, il fut chargé par le pape Innocent III de missions de paix entre les villes de Milan et de Pavie (1194), de Parme et de Plaisance (1199). En 1194, il dicta des statuts pour les chanoines de Biella. Plus importante encore fut son intervention dans la question des Humiliés, un groupe spontané de religieux qui s’était développé dans l’Italie méridionale et qui désirait trouver sa place dans l’Église. Innocent III créa une Commission composée d’Albert et d’abbés cisterciens qui fut chargée d’examiner le problème. D’après les indications fournies par les Humiliés eux-mêmes, élaborées par la commission et revues par un groupe de cardinaux puis par le pape lui-même, une règle fut rédigée puis approuvée en 1201.

A la suite de la renonciation de Soffred, cardinal de Sainte-Praxède et légat en Palestine, Albert fut désigné par les chanoi­nes du Saint-Sépulcre comme patriarche latin de Jérusalem. Ce choix s’explique par le fait que les chanoines étaient pour la plupart français et italiens, c’est-à-dire qu’ils connaissaient les prélats européens. L’élection, approuvée par le roi de Jérusalem, Amaury de Lusignan et par Pierre, patriarche d’Antioche, fut confirmée par Innocent III qui, en 1205, conféra le pallium d’archevêque à Albert et le nomma légat pontifical en Terre Sainte pour quatre ans, en lui donnant la faculté de recueillir des subsides pour la Croisade.

S’étant embarqué sur un bateau génois, Albert arriva à destination dans les premiers mois de 1206 et établit son siège à Saint-Jean d’Acre. Même si cette ville avait déjà son propre évêque, il n’était pas possible de s’installer à Jérusalem qui était, depuis 1187, aux mains des musulmans.

Sa principale préoccupation fut de sauvegarder la concorde entre les chefs croisés. Le 3 Octobre 1210, il couronna roi de Jérusalem Jean de Brienne qui avait épousé Marie de Monferrat, héritière du royaume et, à la mort de Marie survenue en 1213, il réussit à maintenir les princes croisés unis autour de Jean de Brienne. Il intervint auprès de Boémond IV, comte de Tripoli, pour qu’il libérât Pierre, patriarche d’Antioche, qu’il retenait prison­nier. Il opéra un échange de prisonniers avec le sultan d’Égypte et envoya des légats au sultan de Damas pour faire la paix en Terre Sainte. Son action politique et religieuse fut soutenue par Innocent III qui en approuvait la qualité et attribuait à son travail le fait que la Terre Sainte, à ce moment-là, ne tomba pas complètement sous la domination musulmane.

Le 19 Avril 1213, le Pape invita Albert à participer au Concile qui devait avoir lieu en 1215 à Rome et dans lequel on discuterait du problème de la Croisade. Toutefois, le patriarche de Jérusalem ne put y être présent : le 14 Septembre 1214, tandis qu’à Saint-Jean d’Acre il participait à une procession, il fut poignardé par le maître de l’Hôpital du Saint-Esprit qu’il avait déposé pour cau­se d’indignité.

Albert est vénéré comme un saint. Sa fête commença à être célébrée par les Carmes en 1504 et fut fixée au 8 Avril. Abandonnée en 1574, elle fut reprise en 1609.



Sainte Colombe de Cordoue (+ 853)
Moniale à Tabane, à deux lieues de Cordoue, elle fut chassée de son monastère par les Maures et se réfugia dans Cordoue. Reconnue comme chrétienne et refusant de devenir musulmane elle fut décapitée.



Saint Emmanuel Nguyen Van Trieu prêtre et martyr (+ 1798)
Prêtre et martyr, sous le gouvernement du grand mandarin Canh Thinh. Né au Vietnam de parents chrétiens, il fut tout d'abord militaire, puis se fit ordonner prêtre à Pong-king et travailla avec les Pères des Misions Étrangères de Paris, les MEP. Lors d'une visite à sa mère, il fut arrêté et décapité à Hué en Annam.
Canonisé en 1988



Saint Flaceau (8ème s.)
Directeur spirituel des religieuses de Sainte Scholastique du Mans, il fut honoré comme un saint au lendemain de sa mort. Les habitants se souviennent de lui car une rue y porte son nom.



Saint Floscel (+ 257)
Il vivait à Autun, alors importante cité impériale. Il avait douze ans et courait soutenir les chrétiens pour les affermir dans la foi. Il fut arrêté. On lui perça les mains et la langue, puis on le dépouilla de ses vêtements pour l'humilier devant ses camarades et ses amis. Puis il fut décapité. Ses reliques furent apportées à Beaune où son culte fut célèbre.



Saint Francois-Marie Camporosso frère capucin (+ 1866)
Né au village de Camporosso dans le diocèse de Vintimille en 1804, d'une famille de cultivateurs, Giovanni de Camporosso est d'abord berger, prenant soin de ses jeunes compagnons qu'il catéchise. Entre en 1825 chez les Capucins de Gênes en prenant le nom de François-Marie. Il accomplit là les humbles travaux d'un frère convers. Il devient ensuite frère quêteur; c'est pour lui une occasion d'évangéliser et il fait preuve d'un charisme pour consoler les âmes en peine. Aussi, dans les quartiers populaires de Gênes, l'appelle-t-on le "Padre santo" malgré ses inutiles protestations. Consolateur des malades, des miséreux, victime de l'épidémie de choléra auprès des malades il meurt le 17 septembre tandis que décline le fléau.



Bienheureux Jean Ventura Solsona et Timothée Valero Perez
prêtres et martyrs (+ 1936)
Jean Ventura Solsona, prêtre martyr à Castillo de Villamalefa en Castille et, à Madrid, Timothée Valero Perez, prêtre du Tiers-Ordre de Saint-François, martyrs dans la persécution déchaînée au cours de la guerre civile espagnole.



Saint Lambert de Tongres Evêque de Tongres et martyr (+ 708)
Il naquit à Maestricht en Hollande. Après avoir brillé sur les champs de bataille, il fut évêque de Maestricht, de 668 à sa mort. Sauf un intermède où l'hostilité d'Ebroïn, maire du palais, le força de se retirer à l'abbaye de Stavelot en Belgique où il vécut sept ans, aussi humble et fervent qu'un novice. On raconte cet épisode : une nuit d'hiver, alors que les religieux priaient dans le choeur, notre évêque renversa un banc, dont la chûte dérangea la communauté. Dans l'obscurité, l'abbé ordonna au coupable d'aller prier, nu-pieds, dehors, devant la croix du parvis. Les moines chantèrent les longues matines, puis se rendirent au chauffoir avant de regagner leur lit. On remarqua l'absence de l'évêque. L'abbé l'envoya chercher et l'on vit entrer Lambert, couvert de neige, qui avait prié deux heures durant, agenouillé dehors. L'abbé s'excusa :"C'est à moi de vous remercier, lui dit saint Lambert d'un air joyeux. Vous m'avez permis, comme le veut saint Paul, de servir Dieu dans la nudité et la froidure." (2 Corinthiens 11. 27) Saint Lambert regagna Maestricht à la mort d'Ebroïn et il connut une fin tragique, assassiné par des amateurs de biens d'Eglise, empêchant son escorte de répandre le sang pour le défendre. Son tombeau devint un lieu de pèlerinage et le hameau grandit jusqu'à devenir la ville de Liège. 140 églises portent son nom en Belgique.



Saints Peleas et Nil (4ème s.)
tous deux évêques égyptiens, martyrs en même temps que de nombreux compagnons. Pendant la persécution de Dioclétien, ils furent arrêtés comme chrétiens et condamnés à travailler dans les mines de cuivre de Palestine. Selon la coutume envers les condamnés aux mines, ils eurent l'oeil droit arraché, l'orbite marquée au fer rouge et le pied gauche coupé. Après quelque temps, ils furent condamnés à mourir par le feu, pour une cinquantaine d'entre eux originaires de Palestine, et décapités pour une centaine de leurs compagnons égyptiens.



Saint Pierre d'Arbues Inquisiteur des marranes en Aragon, martyr (+ 1485)
Chanoine régulier de Saint Augustin à Saragosse, il accepta de travailler avec le Grand Inquisiteur Thomas de Torquemada. Il visita les prisons, se trouvait au pied des bûchers pour aider les relaps et les apostats à retrouver le chemin de l'Eglise. Mais il estimait que l'exemple était plus efficace et il pratiquait une pauvreté volontaire et une très grande humilité. Il fut assassiné dans la cathédrale de Saragosse, en haine de la vérité qu'il proclamait et dont il vivait.



Saint Rouin abbé (8ème s.)
ou Roding.
Moine irlandais, fondateur et premier abbé du monastère de Beaulieu dans le diocèse de Verdun. L'abbaye fut rattachée à Cluny au 12ème siècle.



Saint Satyre (+ v. 377)
Ses mérites insignes sont rappelés par saint Ambroise, son frère. Il n’était pas encore initié aux sacrements du Christ, lorsqu’il fit naufrage. Il ne craignit pas la mort, mais plutôt de quitter cette vie sans être baptisé. Sauvé des eaux, il demanda d’entrer dans l’Église de Dieu. Il fut uni d’une charité intime et mutuelle à son frère Ambroise, qui l’ensevelit près du martyr saint Victor.



Bienheureux Sigismond Félix Felinski
évêque, fondateur des Soeurs franciscaines de la famille de Marie (+ 1895)
Évêque de Varsovie, qui travailla, au milieu de grandes épreuves, pour la liberté et la restauration de l’Église. Zygmunt Szczesny est né en 1822 à Wojutyn en Volynie, ville polonaise sous domination russe, faisant actuellement partie de l'Ukraine. En 1838, sa mère est exilée en Sibérie à cause de ses activités patriotiques qui consistaient à travailler à l'amélioration sociale et économique des paysans. Il étudia les mathématiques à l'université de Moscou, puis se rend à Paris où il étudie la littérature française à la Sorbonne et au Collège de France. Entre temps, il participe à la révolte de Poznam de 1848 qui échoue. Revenu en Russie, il entre au séminaire diocésain de Zytomierz (Jitomir), puis à l'Académie Catholique de Saint-Pétersbourg. Il est ordonné prêtre en 1855. En 1857, il fonde la Congrégation des Sœurs Franciscaines de la Famille de Marie. Nommé archevêque de Varsovie, il n'exercera son ministère que 16 mois car Varsovie est dominée par les Russes qui pratiquent une politique de russification et d''orthodoxisation’ intense, alors qu'ils viennent d'écraser brutalement une révolte en 1861. Il s’efforce d’obtenir la libération des prêtres prisonniers. Lorsqu’éclate la révolte de janvier 1862, il proteste. Alexandre II l’envoie en exil à Jaroslavl en Sibérie où il restera 20 ans, privé par le Tsar de tout contact avec Varsovie. A la suite de négociations avec le Vatican, il est libéré le 15 mars 1883 et vit en un demi-exil en Galicie du Sud, région de Lviv. Il meurt à Cracovie en 1895.
Béatifié le 18 août 2002 à Cracovie par Jean Paul II.



Bienheureux Sigismond Sajna prêtre et martyr (+ 1940)
Prêtre polonais du diocèse de Varsovie, Sigismond Sajna était curé à Gora Kalwaria. Ses paroissiens ont témoigné de ses dons singuliers de pasteur et du zèle qu'il manifesta jusqu'à la fin tragique de sa vie.
Après l'invasion de la Pologne par les troupes du IIIe Reich, ses qualités de prêtre catholique attirèrent sur lui la vindicte de l'occupant. Arrêté en janvier 1940, en plein hiver polonais, il fut déporté avec deux cents autres prisonniers. Les accompagner, les réconforter, leur apporter l'espérance chrétienne, sur ce chemin qui conduisait à une mort certaine, était son seul souci. Avec eux, il périt, fusillé, le 17 septembre, dans la forêt de Palmiry, dans les environs de Varsovie.
Il fait partie des cent huit martyrs de Pologne, victimes de la persécution nazie, béatifiés par Jean-Paul II à Varsovie, en 1999.



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Genèse (21, 1-14) - Abraham renvoie Agar

Posté le 16.09.2008 par jubilatedeo
01 Le Seigneur intervint en faveur de Sara comme il l'avait annoncé ; il agit pour elle comme il l'avait dit.
02 Elle devint enceinte, et elle enfanta un fils pour Abraham dans sa vieillesse, à la date que Dieu avait fixée.
03 Et Abraham donna un nom au fils que Sara lui avait enfanté : il l'appela Isaac.
08 L'enfant grandit, et le jour où il fut sevré, Abraham donna un grand festin.
09 Or, Sara regardait s'amuser Ismaël, ce fils qu'Abraham avait eu d'Agar l'Égyptienne.
10 Elle dit à Abraham : « Renvoie cette esclave et son fils ; car le fils de cette esclave ne doit pas partager l'héritage de mon fils Isaac. »
11 Cette parole irrita beaucoup Abraham, à cause de son fils Ismaël,
12 mais Dieu lui dit : « Ne t'irrite pas à cause de cet enfant et de ton esclave ; accorde à Sara tout ce qu'elle te demande, car c'est la descendance d'Isaac qui portera ton nom ;
13 mais je ferai aussi une nation du fils de l'esclave, car lui aussi est né de toi. »
14 Le lendemain matin, Abraham prit du pain et une outre d'eau, il les posa sur l'épaule d'Agar, il lui remit l'enfant, puis il la renvoya. Elle partit et alla errer dans le désert de Bershéba.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible

« Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi »

Posté le 16.09.2008 par jubilatedeo
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,12-14.27-31.

Frères, prenons une comparaison : notre corps forme un tout, il a pourtant plusieurs membres ; et tous les membres, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps. Il en est ainsi pour le Christ.
Tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés dans l'unique Esprit pour former un seul corps. Tous nous avons été désaltérés par l'unique Esprit.
Le corps humain se compose de plusieurs membres, et non pas d'un seul.
Or, vous êtes le corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps.
Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l'Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui sont chargés d'enseigner, puis ceux qui font des miracles, ceux qui ont le don de guérir, ceux qui ont la charge d'assister leurs frères ou de les guider, ceux qui disent des paroles mystérieuses.
Tout le monde évidemment n'est pas apôtre, tout le monde n'est pas prophète, ni chargé d'enseigner ; tout le monde n'a pas à faire des miracles,
à guérir, à dire des paroles mystérieuses, ou à les interpréter.
Parmi les dons de Dieu,vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Psaume 99 (100), 1-2, 3, 4, 5

Nous sommes ton peuple, Dieu, notre berger.

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l'allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce,
dans sa demeure chanter ses louanges ;
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d'âge en âge.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible





Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 7,11-17.

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule.
Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer ; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme.
En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. »
Il s'avança et toucha la civière ; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi. »
Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.
La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »
Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 98



« Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi »


Que personne ne doute, s'il est chrétien, que même maintenant des morts ressuscitent. Certes, tout homme a des yeux par lesquels il peut voir des morts ressusciter de la manière qu'est ressuscité le fils de cette veuve dont il vient d'être question dans l'évangile. Mais tous ne peuvent pas voir ressusciter les hommes qui sont morts spirituellement ; pour cela il faut être déjà ressuscité intérieurement. Il est plus grand de ressusciter quelqu'un qui doit vivre pour toujours que de ressusciter quelqu'un qui doit mourir à nouveau.

La mère de ce jeune homme, cette veuve, a été transportée de joie de voir son fils ressusciter. Notre mère, l'Eglise, se réjouit aussi en voyant tous les jours la résurrection spirituelle de ses enfants. Le fils de la veuve était mort de la mort du corps ; mais ceux-là, de la mort de l'âme. On répandait des larmes sur la mort visible du premier ; mais on ne se souciait pas de la mort invisible des derniers, on ne la voyait même pas. Le seul qui n'y est pas resté indifférent, c'est celui qui connaissaient ces morts ; celui-là seul connaissait ces morts qui pouvait leur rendre la vie. En effet si le Seigneur n'était pas venu pour ressusciter les morts, l'apôtre Paul n'aurait pas dit : « Lève-toi, toi qui dors, relève-toi d'entre les morts et le Christ t'illuminera ! » (Ep 5,14)


Homélie Messe

Le récit de cet évangile met devant nos yeux deux cortèges. Le premier, où figure cette femme, éprouvée par la vie, veuve et venant de perdre son unique enfant, est un cortège de mort, marqué par la pesanteur de la souffrance et le silence de la désespérance. Face à lui, un autre cortège s’avance, celui de Jésus suivi de ses disciples et accompagné par une foule. On y entend résonner des chants, des rires. C’est un cortège qui respire la vie et la joie.

Le cortège funéraire quitte Naïm, la ville des « délices », pour mettre en terre le jeune homme décédé, pour s’enfoncer dans le monde extérieur de la mort. Celui qui accompagne Jésus remonte de ce monde de la mort pour passer par la porte de la cité et entrer dans le monde d’une vie nouvelle.
Et ces deux cortèges vont se croiser à la porte d’entrée de la ville, porte qui vient comme délimiter les deux espaces, intérieur et extérieur à la cité, symbolisant l’un le monde relationnel, caractérisé par la communication, la joie, la vie ; l’autre le monde inhabité où règnent l’isolement, le silence, la tristesse, la mort.

Lorsque les deux cortèges se croisent, saint Luc souligne bien que c’est Jésus qui prend l’initiative de s’avancer vers la civière qui porte le jeune homme pour le réanimer. Il n’est sollicité par personne. C’est lui qui s’approche, ému de compassion, à la rencontre de ce mort et de sa mère qui dans sa tristesse l’a déjà rejoint, pour les ramener à la vie : « Il s’avança et toucha la civière ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : ‘Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi.’ Alors le mort se redressa, s’assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. » Le mort se relève, son corps se met en mouvement et il parle. Jésus le restitue dans l’intégralité de son humanité, corps, âme et esprit, jusque dans sa relation à Dieu.

Il est à noter que saint Luc utilise le terme de « Seigneur » pour désigner Jésus au cœur de ce récit. Autrement dit, il nous indique qu’à travers ce miracle, il s’agit de reconnaître la Seigneurie du Christ qui se manifeste dans le fait qu’à travers lui, Dieu se fait proche de tout homme pour le sauver de la mort. Saint Luc met en effet moins l’accent sur le miracle et la gloire de Jésus qui en découle que sur la disposition du cœur de Dieu qui en Jésus, « ému de compassion », s’approche de l’humanité enfermée dans la mort du péché pour la ressusciter et la restaurer dans sa relation avec lui.

Ce récit nous fait toucher le point de départ de notre foi. Croire que Jésus est ressuscité et qu’il me délivre de la mort et du péché. Croire qu’il n’a pas peur de s’approcher de mon péché et de toucher l’impureté de toutes mes morts pour les purifier, sans même que je lui demande, simplement parce qu’il m’aime d’un amour infini. Croire qu’il me restaure ainsi dans mon humanité, qu’il me recrée m’ouvrant à nouveaux les portes du Jardin des « délices ».

« Toi Seigneur Jésus, qui es le Dieu de la vie et qui as compassion de tout ce qui vit, donne-nous la grâce de te laisser toucher tout ce qui est mort en nous. Nous voulons reconnaître en toi ce Dieu de tendresse et de miséricorde qui se fait proche de notre souffrance pour y déverser ta vie. Seigneur, dans la foi, nous voulons chacun recevoir aujourd’hui de toi ces paroles de vie : "Tu as droit au bonheur et à la joie !" »

Les Saints du jour

Posté le 16.09.2008 par jubilatedeo
Saints Corneille et Cyprien Mémoire liturgique
Solennité de saint Cyprien en Afrique du Nord (3ème s.)
On a rappelé le 14 septembre la mise au tombeau du premier et la passion du second. Aujourd’hui le monde chrétien les célèbre d’une seule voix, confortés mutuellement dans la foi et liés ensemble par la charité. Saint Cyprien était devenu chrétien à quarante-six ans. Jusque là, il avait été rhéteur et avocat et ses moeurs étaient ceux d’un païen célibataire. Après sa conversion, il trouva son bonheur en donnant ses biens aux pauvres. Tant et si bien que les chrétiens de Carthage le choisirent deux ans après comme évêque. Progressivement, il devint, par son influence, chef de l’Eglise d’Afrique. A la demande de ses fidèles, il se cacha durant la persécution de Dèce et fut épargné. Lorsqu’éclata ensuite la persécution de Valérien, il fut envoyé en exil par un proconsul qui lui était favorable. Mais le successeur l’étant moins, le fit chercher, le ramena à Carthage où il fut décapité. Vis-à-vis des chrétiens qui avaient apostasier pour éviter la mort, saint Cyprien était plein de miséricorde, professant que la miséricorde divine est plus grande que le plus grand des péchés.
Le pape saint Corneille s’appuya sur lui lors de la querelle des "lapsi", des chrétiens apostats. Après saint Augustin, il est l’un des plus grands témoins de la doctrine de l’Eglise latine des premiers siècles.




SAINTE ÉDITH Vierge, Princesse d´Angleterre (107)
Édith vint au monde en 961. Elle était fille naturelle du roi Edgar. Ce prince l´avait eue d´une dame illustre par sa naissance, qu´il avait enlevée, et qui se nommait Wulfride ou Wilfrith. Sa femme étant morte, il voulut épouser celle qu´il avait déshonorée; mais Wulfride ne voulut point y consentir, et alla même prendre le voile dans le monastère de Wilton, dont elle devint abbesse peu de temps après. Elle voulut se charger elle-même du soin d´élever Édith, sa fille, qui par là fut arrachée à la corruption du monde, avant d´en avoir ressenti les effets. C´est ce qui a fait dire au rédacteur du martyrologe romain, en parlant de notre Sainte, que, «s´étant consacrée à Dieu dès son enfance, elle avait moins quitté le monde qu´elle ne l´avait ignoré»: ignorance infiniment précieuse, et qui est le plus sûr moyen de vivre dans une parfaite innocence.

La jeune princesse profita si bien des exemples et des instructions de sa mère, qu´elle se fit religieuse dans le même monastère. Elle faisait l´office de Marthe à l´égard de toutes les religieuses et des externes, et les fonctions de Marie à l´égard de Notre-Seigneur; car, sans considérer sa naissance, elle s´appliquait aux plus vils ministères de la maison, assistait les malades, et se faisait la servante des étrangers et des pauvres. Elle fonda pour eux, près de son monastère un hôpital pour en entretenir toujours treize. Secourant de ses aumônes et de ses soins ceux qu´elle savait être dans l´indigence, elle cherchait les affligés pour leur donner de la consolation, et aimait mieux converser avec les lépreux, qui sont abandonnés de tout le monde, qu´avec les premiers princes du royaume. Plus les personnes étaient rebutées des autres à cause de leurs infirmités, plus elles étaient bienvenues auprès d´elle; en un mot, Édith était incomparable dans son zèle à rendre service à son prochain. L´abstinence faisait ses plus grandes délices, et elle fuyait autant les viandes délicates que les autres les recherchent avec empressement, joignant à cette mortification celle d´un rude cilice qu´elle portait sur sa chair nue, afin de réprimer de bonne heure les mouvements de la nature. Telle fut la vie de cette jeune princesse jusqu´à l´âge de quinze ans.

Le roi informé de tant de belles qualités de sa fille, voulut la faire abbesse de trois monastères; mais elle le remercia, et se contenta de lui proposer pour cela des religieuses que son humilité lui faisait juger beaucoup plus capables qu´elle d´occuper ces places. Elle ne put se résoudre à quitter une maison où elle avait déjà reçu tant de grâces; elle aima mieux obéir que commander, et demeurer sous la conduite de sa mère, que d´être chargée de la conduite des autres. Mais son humilité parut bien davantage lorsqu´elle refusa la couronne d´Angleterre; car après la mort de saint Édouard II que l´Église honore comme un martyr, les seigneurs vinrent la trouver pour lui présenter le sceptre, et employèrent toutes les raisons possibles, et même tentèrent les voies de la violence pour l´obliger de l´accepter. Elle leur résista toujours généreusement, et l´on aurait plutôt transmué les métaux, dit son historien, que de la retirer de son cloître, et de lui faire quitter la résolution qu´elle avait prise d´être toute sa vie dévouée au service de Dieu.

Elle avait fait bâtir une église en l´honneur de saint Denis; elle pria saint Dunstan d´en faire la dédicace. Pendant la solennité de la messe, ce saint prélat eut la révélation que la mort de la jeune princesse, qui n´avait encore que vingt trois ans, arriverait au bout de quarante jours. Cette nouvelle attendrit son coeur et tira de ses yeux des torrents de larmes: «Hélas!» dit-il à son diacre qui lui demanda le sujet de sa tristesse, «nous perdrons bientôt notre bien-aimée Édith; le monde n´est plus digne de la posséder. Elle a, en peu d´années, acheté la couronne qui lui est préparée dans les cieux. Sa ferveur condamne notre lâcheté; notre vieillesse n´a pu encore mériter cette grâce; elle va jouir des clartés éternelles, et nous demeurons toujours sur la terre dans les ténèbres et les ombres de la mort». S´étant aperçu, durant la cérémonie, que la Sainte faisait souvent le signe de la croix sur le front, il dit aussi par un esprit de prophétie: «Dieu ne permettra pas que ce pouce périsse jamais».

L´événement vérifia l´une et l´autre de ces deux prédictions; car, au bout de quarante jours, le 16 septembre 984, elle rendit son âme dans la même église, entre les mains des anges, qui honorèrent son décès de leur présence et d´une mélodie céleste; et ce même pouce, dont elle s´était tant de fois servie pour former sur elle le signe de la croix, fut trouvé treize ans après sa mort sans aucune marque de corruption, quoique tout le reste de son corps fût presque entièrement réduit en cendres. Cette église de Saint-Denis, qu´elle avait souvent visitée et arrosée de ses larmes pendant sa vie, lui servit de sépulture. Trente jours après son décès, elle apparut à sa mère avec un visage serein et tout lumineux, lui disant que le Roi des anges, son cher Époux, l´avait mise dans Sa gloire; que Satan avait fait tout ce qu´il avait pu pour l´empêcher d´y entrer, en l´accusant devant Dieu de plusieurs fautes; mais que, par le secours des saints Apôtres, et par la vertu de la croix de son Sauveur Jésus, elle lui avait écrasé la tête, et, en triomphant de sa malice, l´avait envoyé dans les enfers.

Plusieurs miracles ont été opérés par ses mérites. Nous rapporterons seulement l´exemple suivant, qui montre combien pèchent ceux qui usurpent les biens de l´Église. Un homme s´étant approprié une terre de sainte Édith, tomba tout à coup malade, qu´on le crut mort sans avoir eu le temps de faire pénitence. Mais un peu après, étant revenu à lui, il dit aux assistants: «Ah! mes amis, ayez pitié de moi et secourez-moi par la ferveur de vos prières; l´indignation de sainte Édith contre moi est si grande que, pour me punir de l´usurpation que j´ai faite d´une terre qui lui appartenait, elle chasse mon âme malheureuse du ciel et de la terre. Il faut que je meure, et cependant je ne puis mourir. Je veux réparer mon injustice, et restituer à l´Église le bien que je lui ai ravi». Il n´eut pas plus tôt témoigné cette bonne volonté, qu´il expira paisiblement. On la représente tenant d´une main une bourse, et de l´autre une pièce de monnaie, pour marquer son grand amour pour les pauvres.




Saints Abdallah et Roger (+ 852)
Roger ou Rogel, moine déjà avancé en âge, et Serdieu ou Sero-Dio (Abdallah), encore jeune, chrétien de Cordoue, étaient venus d’Orient, à Cordoue en Andalousie, et ils eurent l’audace de prêcher le Christ, médiateur entre Dieu et les hommes, devant la foule à la mosquée. Ils furent pour cela condamnés à mort, condamnation qu’ils reçurent avec joie. On leur coupa d’abord les mains et les jambes, puis on les décapita.



Sainte Camille (Camelle) (13ème s.)
Religieuse cistercienne, elle vivait à Carcassonne au temps des Albigeois. Poursuivie, elle préféra se jeter dans un puits plutôt que de se faire violer. Ce lieu devint un pèlerinage et le village voisin changea son nom en Sainte Camelle. Elle est vénérée à Toulouse.



Saint Cyprien de Kiev (+ 1406)
Il naquit à Tirnovo en Bulgarie et fut initié aux rudiments de la vie spirituelle sous la direction de saint Théodose, au monastère de Kelifarevo. Il entra ensuite au monastère du Studion à Constantinople et s'y adonna à la copie des manuscrits. Il rédigea également plusieurs ouvrages théologiques. Le patriarche le remarqua et le chargea de restaurer la communion avec les Eglises de Bulgarie et de Serbie, chacune s'étant proclamée indépendante de Constantinople. Il soutint également l'établissement des relations avec le prince de Lituanie et fut nommé métropolite de Lituanie par le patriarche avec charge de maintenir la communion entre l'Eglise russe et la jeune Eglise orthodoxe de Lituanie. Après la bataille de Koulikovo, il fut choisi comme métropolite de toute la Russie. Ce qui ne fut pas sans difficulté auprès du prince Dimitri mais, en définitive, celui-ci reconnut, par souci de pacification, les décisions du métropolite alors que le prince s'y était opposé pendant quelque temps. Fidèle à Constantinople, saint Cyprien fit de Moscou l'héritière fidèle de la civilisation byzantine.



Bienheureux Dominique Shobioye martyr (+ 1628)
Catéchiste japonais, il reçut l'habit franciscain dans la prison d'Omura et donne sa vie au Christ avec les bienheureux Michel Himonoya et son fils Paul, tous trois décapités pour la foi, à Nagasaki.



Sainte Einbeth (4ème s.)
ou Himberte, martyre avec ses compagnes, sainte Vorbeth et sainte Villbeth. Nous ne connaissons d'elles que les reliques qui les font vénérer à Strasbourg.



Sainte Eugénie d'Alsace abbesse (+ 735)
Eugénie succéda à sa tante sainte Odile comme abbesse de Hohenbourg.



Sainte Euphémie de Chalcédoine Martyre en Bithynie (+ 305)
Vierge et martyre à Chalcédoine. Arrêtée, elle connut d'abord diverses tortures avant d'être livrée aux bêtes qui la déchirèrent.

"En Orient, elle a reçu le titre rare de « mégalomartyre » (grande martyre). Elle a deux fêtes dans l'année : le jour de son martyre, le 16 septembre, et le 11 juillet. Sainte Euphémie était de Chalcédoine, et sur son tombeau on édifia une grande basilique. C'est cette basilique qui fut choisie pour accueillir le IVe concile oecuménique. Selon l'historien Nicéphore, les pères du concile, après des jours de discussions sans fin, décidèrent de demander à Dieu de trancher sur la question de la double nature (homme et Dieu) du Christ. Chacun des deux camps déposa dans la tombe d'Euphémie l'exposé de sa doctrine, et les pères se mirent en prière. Quand ils ouvrirent le tombeau, la thèse orthodoxe se trouvait sur la poitrine de la sainte, et la thèse hérétique à ses pieds. C'était le 11 juillet 451. La deuxième fête de sainte Euphémie commémore donc ce miracle. Saint Ambroise parle ainsi d'Euphémie: «Cette illustre vierge, cette glorieuse Euphémie, conserva la gloire de la virginité et mérita de recevoir la couronne du martyre. Priscus son adversaire est vaincu. Cette vierge sort intacte d'une fournaise ardente, les pierres les plus dures reviennent à l'état de cendre; les bêtes féroces s'adoucissent et se baissent devant elle. Sa prière lui fait surmonter toute espèce de supplice. Percée en dernier lieu par la pointe du glaive, elle quitte sa chair qui était sa prison pour se joindre avec liesse aux choeurs célestes. Que cette vierge sacrée, Seigneur, protège votre Église; qu'elle prie pour nous qui sommes pécheurs : puisse cette Vierge pure nourrie dans votre maison vous présenter nos voeux.»"



Saint Frou (7ème s.)
Solitaire au diocèse de Dijon. Il avait été offert à l'abbaye saint Martin d'Autun dès sa plus tendre enfance et accepta cette oblation avec l'amour de la pénitence et de la prière. Il devint abbé du monastère et, lorsque les Sarrasins saccagèrent Autun, il se retira à Barjon en Bourgogne.



Saint Jean Macias (+ 1645)
Un émule de saint Martin de Porrès. Né en Espagne vers 1585, de parents nobles et ruinés qu'il perdit de bonne heure, il fut élevé par son oncle paternel au diocèse de Palencia et travailla comme berger. C'était un enfant sérieux et pieux qui avait une très grande dévotion pour le Rosaire : il le récitait, dit-on, trois fois par jour, pour lui-même, pour les pécheurs et pour les âmes du Purgatoire. Un jour, il quitta son pays et s'embarqua pour l'Amérique du sud en compagnie d'un marchand au service de qui il s'était engagé. Il parcourut plusieurs régions et aboutit finalement à Lima où il demanda l'habit de frère convers au couvent des dominicains. Il avait seize ans de moins que Martin de Porrès qui était alors au couvent du Saint Rosaire, tandis que jean était à celui de Sainte Marie-Madeleine.

Comme lui, il mena une vie pénitente en s'adonnant aux jeûnes, au port du cilice, à l'usage des disciplines de fer, et une vie d'oraison à quoi il consacrait une partie de ses nuits. Comme lui, il fut d'une admirable humilité, supportant pendant plus de douze ans les reproches, les injustices et les calomnies. Comme lui encore, il eut la passion des pauvres et des malades : "Il en nourrissait deux cents chaque jour ; il s'appliquait à les servir à genoux, à les réconforter par des dons de vêtements ou d'argent provenant de ses quêtes, à les secourir en leur rendant les plus humbles services". Il a exercé aussi très largement le ministère du conseil, ramenant à Dieu les égarés. "Cet illettré parlait de Dieu comme un docteur".

Comme Martin enfin, il mourut le 17 septembre 1645 à 60 ans "après avoir prédit le jour de sa mort et lié ses reins d'une chaîne de fer". Grégoire XVI l'a béatifié en 1837.




Bienheureux Louis Aleman Archevêque d'Arles, cardinal (+ 1450)
Louis Aleman, évêque d’Arles. Il connut le schisme occidental qui divisa l'Église. Cardinal, il fut même l'un des électeurs de l'anti-pape Félix V auquel il resta fidèle. Il fut alors excommunié par le pape Eugène IV. Après les troubles conciliaires de Constance et de Bâle, il fut réhabilité par le pape Nicolas V et ne s'occupa plus désormais que de son diocèse en pasteur zélé, austère et vertueux. Il meurt à Salon de Provence dans une Église qui retrouve la paix et l'unité.



Sainte Ludmille martyre (+ 921)
Duchesse de Bohême et grand mère de saint Wenceslas. Païenne convertie, elle est considérée comme une martyre parce qu'elle fut étranglée en haine de la foi par sa belle-fille, Drahomira.



Saint Martin de Huerta abbé et évêque (+ v. 1213)
Moine cistercien, il fonda en 1164 l'abbaye de Huerta en Castille et il en devint le premier abbé. En 1185, il est ordonné évêque de Sigüenza, mettant tous ses soins à réformer son clergé. Puis, quelques années plus tard, il se retira dans son ancien monastère.



Saint Ninian Evêque de Casa Candida (5ème s.)
Fils d'un prince breton, il se rendit à Rome faire ses études et c'est là qu'il fut ordonné évêque par le pape saint Boniface Ier. Celui-ci l'envoya en Grande-Bretagne où il convertit de nombreux païens dans le Galloway. Il vint en pèlerinage au tombeau de saint Martin.



Saint Prisque évêque (4ème s.)
Évêque de Nocera en Campanie et martyr, dont saint Paulin de Nole a chanté les louanges dans un poème.



Saint Procope Abbé de Sazava (+ 1053)
Originaire de Bohème et prêtre marié, il quitta sa famille, avec son accord et vécut ensuite dans une grotte isolée, dans les environs de Prague, accueillant les pauvres. Peu à peu sur les bords du fleuve Sazava, un monastère se forma autour de lui qui devint l'un des centres de la restauration de la liturgie orthodoxe. Dix ans plus tard, l'influence liturgique latine dispersa les moines, le pape saint Grégoire VII ayant refusé de les soutenir. Saint Procope est célébré le 4 juillet dans l'Eglise romaine latine.



Sainte Roswinde (8ème s.)
Soeur de sainte Odile, elle imita sa soeur et entra, avec elle, au monastère de Hohenbourg en Alsace.



Sainte Sara Ancient Testament : Epouse du prophète Abraham
Epouse d'Abraham, elle fut incrédule lors de la visite des trois messagers de Dieu (Livre de la Genèse. 11) La promesse de Dieu pourtant se réalisa malgré la vieillesse de l'épouse. Elle eut un fils: Isaac.



Sainte Sébastienne (1er s.)
La tradition veut qu'elle ait été convertie par saint Paul lors de son passage en Thrace. Elle fut décapitée durant la persécution de Dioclétien.



Saint Victor III Pape (156 ème) de 1085 à 1087 (+ 1087)
Normand du royaume de Naples et parent du duc de cette province, il fut d'abord ermite dans la région de Salerne, ville où il avait fait ses études de médecine. Elu abbé du monastère du Mont-Cassin, il s'employa à l'aménagement de l'abbaye avant de succéder à saint Grégoire VII sur le Siège de Pierre. Son pontificat dura à peine un an et nous en savons que peu de choses, sinon qu'il fut parfois indécis dans les querelles avec les princes qui voulaient assujettir l'Eglise. Léon XIII lui accorda le titre de saint à défaut d'une canonisation.



Saints Victor, Félix, Alexandre et Papias martyrs (4ème s.)
Martyrs à Rome, ils ont été inhumés au cimetière majeur de la via Nomentana.



Saint Vital de Savigny abbé (+ 1122)
Chapelain du comte Robert de Mortain, le demi-frère de Guillaume le Conquérant, il déposa ses charges séculières, et se retira comme ermite afin de pratiquer une manière de vivre très austère. Dix-sept ans après, en 1112, en raison du grand nombre de disciples qui l'avaient rejoint, il fonda l'abbaye de Savigny en Normandie, qui devint la maison-mère de plusieurs monastères en France et en Angleterre. Il mourut dans le choeur de l'abbatiale, tandis que qu'il y chantait l'office de la Vierge avec sa communauté.

Genèse (19, 15-26) - La fuite de Lot

Posté le 15.09.2008 par jubilatedeo
15 Au cours de la nuit, les gens de Sodome avaient attaqué les deux voyageurs qui étaient venus chez Loth. A l'aurore, les deux anges poussèrent Loth à fuir la ville, en lui disant : « Debout ! Prends ta femme et tes deux filles qui sont chez toi, si tu ne veux pas périr toi aussi à cause des crimes de cette ville. »
16 Comme il hésitait, ces hommes le saisirent par la main, ainsi que sa femme et ses deux filles, parce que le Seigneur voulait l'épargner. Ils l'entraînèrent hors de la ville.
17 Une fois sortis, ils lui dirent : « Sauve-toi si tu tiens à la vie ! Ne regarde pas en arrière, ne t'arrête nulle part dans la plaine, sauve-toi dans la montagne, si tu ne veux pas périr ! »
18 Loth leur dit : « Non, je vous en prie, mes seigneurs !
19 Votre serviteur a trouvé grâce à vos yeux, et vous m'avez montré une grande miséricorde en me laissant la vie. Mais je n'ai pas le temps de me sauver dans la montagne : le fléau va me rattraper et je mourrai.
20 Voici une ville assez proche pour que je puisse y courir - elle est si petite ! - Permettez que je m'y réfugie - elle est si petite ! - et j'aurai la vie sauve ! »
21 Ils lui répondirent : « Pour te faire plaisir cette fois encore, je ne détruirai pas la ville dont tu parles.
22 Vite, sauve-toi là-bas, car je ne puis rien faire avant que tu y sois arrivé. » C'est pour cela qu'on a donné à cette ville le nom de Soar (ce qui veut dire : Petite).
23 Le soleil se levait sur le pays et Loth entrait à Soar,
24 quand le Seigneur fit tomber du ciel sur Sodome et Gomorrhe une pluie de soufre et de feu.
25 Dieu détruisit ces villes et toute la plaine, avec tous leurs habitants et toute la végétation.
26 Or, la femme de Loth avait regardé en arrière, et elle était devenue une colonne de sel.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible

« A partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »

Posté le 15.09.2008 par jubilatedeo
Lettre aux Hébreux 5,7-9.

Le Christ, pendant les jours de sa vie mortelle, il a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu'il s'est soumis en tout, il a été exaucé.
Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion ;
et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Psaume 30 (31), 2-3a, 3bc-4, 5-6, 15-16, 20

Sauve-moi, mon Dieu, dans ton amour.

En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ;
garde-moi d'être humilié pour toujours.
Dans ta justice, libère-moi ;
écoute, et viens me délivrer.

Sois le rocher qui m'abrite,
la maison fortifiée qui me sauve.
Ma forteresse et mon roc, c'est toi :
pour l'honneur de ton nom, tu me guides et me conduis.

Tu m'arraches au filet qu'ils m'ont tendu ;
oui, c'est toi mon abri.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s'acharnent.

Qu'ils sont grands, tes bienfaits !
Tu les réserves à ceux qui te craignent.
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible





Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 19,25-27.

Près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible -




Bienheureux Guerric d'Igny (vers 1080-1157), abbé cistercien
4ème Sermon pour l'Assomption (trad. cf. Pain de Cîteaux 8, p. 105 et SC 202, p. 459)



« A partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »


Quand Jésus s'est mis à parcourir les villes et les villages pour annoncer la Bonne Nouvelle (Mt 9,35), Marie l'accompagnait, inséparablement attachée à ses pas, suspendue à ses lèvres dès qu'il ouvrait la bouche pour enseigner. A tel point que ni la tempête de la persécution ni l'horreur du supplice n'ont pu lui faire abandonner la compagnie de son Fils, l'enseignement de son Maître. « Près de la croix de Jésus se tenait Marie, sa mère ». Vraiment, elle est mère, celle qui n'abandonnait pas son Fils, même dans les terreurs de la mort. Comment aurait-elle pu être effrayée par la mort, elle dont « l'amour était fort comme la mort » (Ct 8,6) et même plus fort que la mort. Oui, elle se tenait debout près de la croix de Jésus et la douleur de cette croix la crucifiait dans son coeur elle aussi ; toutes les plaies dont elle voyait blessé le corps de son Fils étaient autant de glaives qui lui transperçaient l'âme (Lc 2,35). C'est donc à juste titre qu'elle est proclamée Mère ici et qu'un protecteur bien choisi est désigné pour prendre soin d'elle, car c'est ici surtout que se manifestent l'amour parfait de la mère à l'égard du Fils et la vraie humanité que le Fils avait reçue de sa mère...

Jésus « l'ayant aimée, il l'aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1). Non seulement la fin de sa vie a été pour elle, mais aussi ses derniers mots : achevant pour ainsi dire de dicter son testament, Jésus a confié le soin de sa mère à son plus cher héritier... Pierre, pour sa part, a reçu l'Eglise, et Jean, Marie. Cette part revenait à Jean comme un signe de l'amour privilégié dont il était l'objet, mais aussi à cause de sa chasteté... Car il convenait que personne d'autre ne rende ses services à la mère du Seigneur que le disciple bien-aimé de son Fils... Et par cette disposition providentielle, le futur évangéliste pourrait s'entretenir familièrement de tout avec celle qui savait tout, elle qui, depuis le commencement, observait attentivement tout ce qui concernait son Fils, qui « conservait avec soin toutes ces choses et les méditait dans son coeur » (Lc 2,19).



Homélie Messe

Au lendemain de la Croix glorieuse, l’Église nous invite à porter nos regards vers celle qui se tient debout au pied de cette Croix, dont elle ne perçoit la gloire que dans la foi. Il est difficile - voire impossible en raison de l’opacité de nos âmes obscurcies par le péché - d’entrer dans le mystère de la compassion de Marie. D’autant plus que celui-ci nous introduit probablement dans le mystère de la compassion de l’Esprit Saint lui-même : le Cœur immaculé de la Pleine de grâce n’est-il pas le temple de l’Esprit ?
Étonnant mystère : en voyant souffrir et mourir son Fils, Marie était sans aucun doute à l’agonie dans son corps et dans son âme de mère ; et pourtant dans son esprit tout illuminé par la grâce divine, elle communiait simultanément à la joie du Crucifié accomplissant son ministère de grand-prêtre pour le salut du monde. Comment la pleine de grâce ne serait-elle pas restée en profonde communion de foi et d’espérance avec son Fils auquel elle était unie par un amour indéfectible ? C’est précisément sur l’horizon de cette communion intime qu’il faut comprendre le dialogue entre Jésus et sa mère sur le Golgotha.
« Voyant sa mère », c’est-à-dire percevant sa solidarité dans le travail d’enfantement du Monde nouveau, et voulant sans plus attendre l’associer à la joie du surgissement du Royaume, Jésus s’adresse à sa mère en la désignant par le nom de « Femme » - terme qui dans la Bible désigne la Fille de Sion, l’Épouse eschatologique, la nouvelle Jérusalem, la Mère du nouveau peuple de Dieu. A l’aube de sa vie, Marie n’a-t-elle pas été préservée de tout péché personnel et exemptée des conséquences du péché originel par une grâce découlant de la Croix au pied de laquelle elle se tient maintenant ? N’est-elle pas le fruit précoce de cet Arbre de vie ? Marie est la première rachetée et elle le fut de manière suréminente, inégalée ; aussi du haut de la Croix, Jésus contemple-t-il en elle la fécondité de son sacrifice.
« Femme voici ton Fils » : ces paroles de Jésus ne sont pas des ordres. En confiant le disciple qu’il aimait à Marie, Notre-Seigneur lui signifie sa nouvelle mission dans l’économie du Royaume qu’il instaure par sa victoire. Jésus révèle à Marie sa maternité universelle dans l’Esprit ; cet Esprit qu’elle a reçu en plénitude au moment de l’Incarnation et dans lequel elle sera confirmée dans quelques instants - « inclinant la tête, Jésus remis son Esprit » (Jn 19, 30) - afin de pouvoir l’invoquer sur les apôtres cinquante jours plus tard.
« Voici ta mère » : Marie ne peut exercer sa maternité en notre faveur, que dans la mesure où nous la reconnaissons comme celle en qui il nous est donné de renaître « de l’eau et de l’Esprit » (Jn 3, 5). La maternité de Marie est un don que nous sommes invités à accueillir filialement, dans la foi ; la même foi en la Parole de Jésus, qui nous permet de recevoir Dieu pour Père dans l’Esprit.
« A partir de cette heure le disciple la prit chez lui » : l’« Heure » est celle de la glorification de Jésus, du plein dévoilement de sa filiation divine dans l’offrande de tout son être par pur amour. C’est donc à la lumière de la révélation de la philanthropie divine que le disciple est invité à « prendre chez lui » Marie sa mère. Autrement dit nous la recevons comme un don de l’Amour immolé, comme l’héritage à travers lequel Jésus désire continuer à se donner à tous les disciples de tous les temps. Car il fallait que celle qui enfanta la tête enfante aussi le corps. Aussi est-ce par Marie que le Verbe continue à descendre dans l’âme des croyants pour y poursuivre son mystère d’Incarnation, jusqu’à ce que le Christ total soit pleinement constitué.

« Notre-Dame, debout au pied de la Croix, tu n’as pas interrompu ton Magnificat, car dans la foi tu pressentais le mystère de grâce qui s’accomplissait au cœur de la plus horrible souffrance. La première, et bien avant les lueurs de Pâques, tu as discerné le triomphe de la vie alors même que la mort célébrait sa victoire. Donne-nous assez d’espérance pour reconnaître dans les épreuves du temps présent le chemin paradoxal qui nous donne accès au Royaume à venir. Nous pourrons alors entamer avec le psalmiste ce chant d’action de grâce et d’abandon confiant : “Je suis sûr de toi Seigneur, mes jours sont dans ta main, oui c’est toi mon abri, en tes mains je remets mon esprit” (Ps 30) maintenant et à jamais. »

NOTRE-DAME des DOULEURS

Posté le 15.09.2008 par jubilatedeo
NOTRE-DAME des DOULEURS (Mémoire)


La fête de Notre-Dame des Douleurs a pour but de nous rappeler le martyre inouï qu'endura l'auguste Vierge en tant que co-rédemptrice du genre humain. L'Eglise honore en ce jour Ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'Elle ressentit au pied de la croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption. Après s'être concentré sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de Son Fils, jour où Ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la divine Mère éprouva à différentes occasions de Sa très sainte vie.

Pour illustrer les douleurs de la Vierge-Mère, les peintres représentent Son Coeur percé de sept glaives, symbole des sept principales douleurs de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent Reine des martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux vrais enfants de Marie:

1. La prophétie du saint vieillard Siméon.

2. La fuite en Egypte.

3. La disparition de Jésus au Temple pendant trois jours.

4. La rencontre de Jésus portant Sa croix et montant au Calvaire.

5. Marie debout au pied de la croix.

6. La descente de Jésus de la croix et la remise à Sa Mère.

7. L'ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.

La très Sainte Vierge S'est plue à manifester au monde combien la dévotion à Ses douleurs infinies Lui était agréable et nous était salutaire. A plusieurs reprises, Elle est venue stimuler la foi et la piété des fidèles en apparaissant toute inondée de larmes, dans différents pays. Citons par exemple l'apparition de Notre-Dame de La Salette, en France, en 1846, la manifestation des larmes de la Vierge de Quito, en Equateur, celle de Notre-Dame des Sept-Douleurs de Campocavallo, à Osimo, en Italie, et en 1956, la touchante intervention de la Vierge de Syracuse, dans le port de Sicile, sur la côte est de l'Italie.

Contemplons dans les bras de Marie, l'Homme-Dieu crucifié pour nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du ciel. Joignons nos larmes aux Siennes et détestons nos péchés qui ayant provoqué la mort de Son divin Fils, ont également été la cause de Son intime martyre. Prions-La de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de Ses exemples et imiter Ses vertus lorsqu'Il Lui plaira de nous faire part de Ses humiliations, de Ses douleurs et de Sa croix.




STABAT MATER DOLOROSA


Debout, la Mère des douleurs,
Près de la croix était en pleurs,
Quand son Fils pendait au bois.

Alors, son âme gémissante,
toute triste et toute dolente,
Un glaive la transperça.

Qu’elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !

Dans le chagrin qui la poignait
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?

Qui pourrait dans l’indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l’Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l’esprit.

Ô Christ, à l’heure de partir,
Puisse ta mère me conduire
A la palme des vainqueurs.

Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.



Chapelet de la Vierge des Douleurs

Des piétés envers Notre-Dame, l'une des plus estimables a bien trait au chapelet servite, aussi dit "Chapelet des Sept-Douleurs". Ce culte a été fort promu par plusieurs papes, particulièrement par Benoît XIII et Clément XII, qui non seulement l'ont autorisé, mais qui ont aussi rattaché des indulgences à son exercice.

Les Constitutions de l'Ordre , en leur numéro 31 d, soulignent que: "Chaque frère aura en grande estime la tradition de réciter quotidiennement le Chapelet de la Vierge des Douleurs".

Ce chapelet se dit en récitant sept septaines, composées chacune d’un Pater et de sept Ave, et en méditant les Sept Douleurs principales de la Très Sainte Vierge.


RÉCITATION du CHAPELET


On se signe de la croix, et on peut dire :

« Ô mon Dieu, je Vous offre ce chapelet en l’honneur des Sept Douleurs principales de Marie, pour Votre plus grande gloire, pour ma conversion et l’adhésion parfaite de tous les hommes de la terre à Votre Fils bien-aimé, Jésus-Christ, notre Salut et notre unique Voie pour aller en Vous avec le Saint-Esprit, pour les siècles des siècles ».

Puis on recite 1 Pater et 3 Ave.



Entre chaque septaine, dire : « Mère pleine de Miséricorde, gardez présentes à mon cœur les souffrances de Jésus dans Sa Passion ».

1ère Douleur : La Prophétie de Siméon
La Très Sainte Vierge ayant présenté Son Fils unique au Temple, le saint vieillard Siméon Lui dit : « Cet Enfant sera en butte à la contradiction ; et Vous-même, un glaive transpercera Votre âme ». Par ces paroles, il Lui annonce la Passion et la Mort de Jésus-Christ Notre-Seigneur.
1 Pater, 7 Ave, 1 Gloire au Père.

2ème Douleur : La Fuite en Égypte
La Très Sainte Vierge est obligée de fuir en Égypte pour soustraire l’Enfant-Jésus à la persécution du cruel Hérode, qui Le cherche pour Le mettre à mort.
1 Pater, 7 Ave, 1 Gloire au Père.

3ème Douleur : La Perte de l’Enfant-Jésus
La Très Sainte Vierge, au retour des fêtes de Pâques, ne trouve plus l’Enfant-Jésus, et pendant trois jours entiers Le cherche avec Saint Joseph dans la plus grande affliction.
1 Pater, 7 Ave, 1 Gloire au Père.

4ème Douleur : La Rencontre de Jésus
La Très Sainte Vierge rencontre Jésus sur le chemin du Calvaire, et Le voit portant sur Ses épaules déchirées la lourde Croix à laquelle Il va être attaché pour notre Salut.
1 Pater, 7 Ave, 1 Gloire au Père.

5ème Douleur : Le Crucifiement de Jésus
La Très Sainte Vierge voit Jésus cloué à la Croix, répandant Son Sang par toutes les Plaies dont Son Corps est couvert et mourant enfin après trois heures de cruels tourments.
1 Pater, 7 Ave, 1 Gloire au Père.

6ème Douleur : La Descente de la Croix
La Très Sainte Vierge, après avoir vu le Cœur de Son divin Fils percé par la lance, reçoit Son Corps inanimé sur Ses genoux.
1 Pater, 7 Ave, 1 Gloire au Père.

7ème Douleur : La Sépulture de Jésus
La Très Sainte Vierge accompagne au tombeau le Corps très Saint de Son Fils, et voit la lourde pierre roulée à l’entrée du sépulcre.
1 Pater, 7 Ave, 1 Gloire au Père.


On termine par le "Je crois en Dieu”.

Les Saints du jour

Posté le 15.09.2008 par jubilatedeo
SAINTE CATHERINE de GÊNES Veuve (1447-1510)

Catherine Fieschi, fille d'un vice-roi de Naples, naquit à Gênes. Sa famille, féconde en grands hommes, avait donné à l'Église deux Papes, neuf cardinaux et deux archevêques. Dès l'âge de huit ans, conduite par l'Esprit de Dieu, elle se mit à pratiquer de rudes mortifications; elle dormait sur une paillasse, avec un morceau de bois pour oreiller; mais elle avait soin de cacher ses pénitences. Elle pleurait toutes les fois qu'elle levait les yeux sur une image de Marie tenant Jésus mort dans Ses bras.

Malgré son vif désir du cloître, elle se vit obligée d'entrer dans l'état du mariage, où Dieu allait la préparer par de terribles épreuves à une vie d'une incroyable sainteté. Après cinq ans d'abandon, de mépris et de froideur de la part de son mari, après cinq ans de peines intérieures sans consolation, elle fut tout à coup éclairée de manière définitive sur la vanité du monde et sur les joies ineffables de l'amour divin: "Plus de monde, plus de péché," s'écria-t-elle. Jésus lui apparut alors chargé de Sa Croix, et couvert de sang de la tête aux pieds: "Vois, Ma fille, lui dit-Il, tout ce sang a été répandu au Calvaire pour l'amour de toi, en expiation de tes fautes!" La vue de cet excès d'amour alluma en Catherine une haine profonde contre elle-même: "O amour! Je ne pécherai plus," s'écria-t-elle.

Trois jours après, elle fit sa confession générale avec larmes, et désormais elle communia tous les jours. L'Eucharistie devint la nourriture de son corps et de son âme, et pendant vingt-trois ans il lui fut impossible de prendre autre chose que la Sainte Communion; elle buvait seulement chaque jour un verre d'eau mêlée de vinaigre et de sel, pour modérer le feu qui la dévorait, et, malgré cette abstinence, elle jouissait d'une forte santé.

À l'abstinence continuelle se joignaient de grandes mortifications; jamais de paroles inutiles, peu de sommeil; tous les jours six à sept heures de prière à genoux; jamais Catherine ne se départit de ces règles; elle était surtout si détachée d'elle-même, qu'elle en vint à n'avoir plus de désir et à se trouver dans une parfaite indifférence pour ce qui n'était pas Dieu.

Ses trois maximes principales étaient de ne jamais dire: Je veux, je ne veux pas, mien, tien: – de ne jamais s'excuser, – de se diriger en tout par ces mots: Que la Volonté de Dieu soit faite! Elle eut la consolation de voir son époux revenir à Dieu, dans les derniers jours de sa vie, et de l'assister à sa mort. A partir de ce moment, Catherine se donna tout entière au soin des malades, et y pratiqua les actes les plus héroïques.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.




Saint Achard (+ 687)
Fils d'un officier à la cour de Clotaire II, il fut élevé à l'abbaye Saint-Hilaire de Poitiers. Il fit profession monastique, puis devint abbé de Saint-Benoît à Quincay, non loin de Poitiers. Il fut placé à la tête de l'abbaye de Jumièges, près de Rouen, par saint Philibert à qui il succéda. Cette abbaye comptait environ un millier de moines et il fut pour tous un père attentif à leur vie quotidienne et un guide spirituel remarquable.



Saint Albin évêque de Lyon (4ème s.)
ou Alpin.
Il succéda à saint Just, lorsque celui-ci décida de vivre en ermite.



Bienheureux Antoine-Marie Schwartz Prêtre à Vienne et fondateur (+ 1929)
Né en 1852, Anton Maria Schwartz est ordonné prêtre en 1875.
Son grand désir est non seulement de convertir la société au Christ, mais de la renouveler en lui. N'oubliant pas ses origines modestes, il exerce son apostolat principalement auprès des jeunes apprentis en formation professionnelle. Pour eux, le Père Schwartz fonde la Congrégation de Saint-Joseph de Calasanz apppelée aussi des "Pieux ouvriers". Il se consacre à eux avec amour et créativité, développant rapidement des activités pastorales et sociales (théâtre, chant, musique, formation scolaire). Il construit la première "église des ouvriers de Vienne". Certains jugaient son 'apostolat ouvrier' exagéré. D'autres le trouvaient digne de la plus haute considération. Quant à lui, toujours fidèle à lui-même, il entreprend des actions courageuses, faisant face aux défis quotidiens et se confiant à la Sainte Vierge.
Béatifié le 21 juin 1998 à Vienne par Jean Paul II.



Saint Bessarion de Larissa Métropolite de Larissa (+ 1540)
Il naquit près de Trikkala, en Grèce. Il fut guidé par l'évêque de Larissa, ordonné prêtre puis évêque par lui. Mais les habitants d'Elasson le refusèrent. Il en connut grande peine. A la mort de Marc, il fut nommé métropolite de Larissa par le patriarche oecuménique, prenant soin des besoins matériels et spirituels de ses fidèles. Après sa mort, il fut l'objet d'une grande vénération. Ses reliques furent dérobées par les Turcs et disparurent.



Bienheureux Camille Costanzo prêtre et martyr (+ 1622)
Prêtre de la Compagnie de Jésus et martyr.
Sur l’ordre du chef suprême Hidetada, il fut arrêté à Hirado (Japon) et condamné à être brûlé vif, à petit feu. Jusque sur le bûcher, il ne cessa de prêcher le Christ.
Il a été béatifié en 1867.



Saints Emile et Jérémie Martyrs à Cordoue (+ 852)
Émile était diacre. Après un très long séjour en prison, pendant la persécution des Maures, sous le calife Abderrahman, ils furent décapités et consommèrent ainsi leur martyre, à Cordoue en Andalousie.



Saint Epvre (Aper) ou Evre évêque de Toul (+ 507)
Natif de Trèves en Allemagne, avocat très doué et juste, il abandonna sa profession pour devenir prêtre et fut élu au siège épiscopal de Toul, en France, qu'il occupa pendant sept ans. Certains rejettent la tradition qui le veut avocat.
Son culte connut pendant longtemps une grande popularité dans ce diocèse. Il ne reste actuellement qu'une localité pour en perpétuer la mémoire : 57580 Saint Epvre



Bienheureux Jean Baptiste et Hyacinthe des Anges martyrs (+ 1700)
Juan Bautista et Jacinto de Los Angeles, indiens zapotèques de la région d'Oaxaca, catéchistes et martyrs à San Francisco Cajonos au Mexique. Refusant d’adorer les idoles, ils succombèrent à des coups violents, participant ainsi à la passion du Christ.
Béatifiés par Jean-Paul II le 1er août 2002 en la basilique Notre Dame de la Guadalupe, Mexico.
"Les deux bienheureux constituent un exemple de la façon dont, sans mythifier les propres coutumes ancestrales, on peut parvenir à Dieu sans renoncer à sa propre culture, en se laissant cependant illuminer par la lumière du Christ, qui renouvelle l'esprit religieux des meilleures traditions des peuples."



Saint Jean de Crête (+ 1811)
Jeune paysan de vingt ans, il avait abusé avec quelques amis de la boisson au point d'en perdre le sens. En état d'ébriété, ils tuèrent un soldat turc qui passait par là. Jean fut arrêté quelques jours plus tard et resta seize jours dans un cachot infect, ses gardiens lui promettant la liberté s'il reniait Jésus-Christ. Il résista avec la force du Christ et son coeur fut envahi de joie sur le chemin qui le conduisait à la potence.



Saint Joseph d'Alaverdi (+ 570)
Il était l'un des douze Pères de Syrie qui furent envoyés aux confins du Caucase pour y prêcher l'Evangile et y fonder le monachisme géorgien. Ses reliques sont conservés dans la cathédrale d'Alaverdi où elles sont encore vénérées.



Saint Joseph le Jeune (+ 1656)
Il est en grande vénération et réputé thaumaturge dans l'Eglise de Roumanie. Né à Dubrovnik en Croatie, il entra jeune au monastère du Pantocrator au Mont Athos. Il y vécut jusqu'à l'âge de quatre-vingt deux ans. Il devint alors métropolite de Timisoara et mourut trois ans après.



Bienheureux Ladislas Miegon prêtre et martyr (+ 1942)
Prêtre du diocèse de Sandomierz et martyr.
Aumônier de la marine militaire, quand la Pologne fut soumise au régime nazi, il fut déporté en Allemagne et succomba aux mauvais traitements subis durant sa détention au camp de concentration de Dachau en Bavière.
Béatifié par Jean-Paul II, le 13 juin 1999, à Varsovie, parmi les cent huit martyrs polonais victimes de la persécution nazie.



Sainte Mélitine Vierge martyre
Vierge, elle subit le martyre à Marcianopolis en Thrace, sous l'empereur Antonin le Pieux. Ses reliques furent transférées dans l'île de Lemnos.



Saint Nicétas le Goth Martyr (+ 370)
Né sur les bords du Danube dans le pays des Scythes, il fut victime de la persécution du roi des Ostrogoths, Athanaric. Il fut condamné à périr brûlé vif.



Saint Nicodème Prêtre (2ème s.)
Prêtre, il répondit à ceux qui le pressaient de sacrifier aux idoles :" Je ne sacrifie qu'à Dieu tout puissant qui règne dans les cieux." Il mourut sous les coups de cordes plombées.



Saint Nicomède Martyr à Rome (1er s.)
saint légendaire, prêtre romain martyrisé sous Domitien ou plus tard associé aux saints Nérée et Achillée.



Bienheureux Pascal Penades Jornet prêtre et martyr (+ 1936)
Prêtre et martyr à Llosa de Ranes, dans le pays de Valence, victime de la persécution déchaînée au cours de la guerre civile en Espagne.



Bienheureux Paul Manna Fondateur de l'Union Missionnaire Du Clergé (+ 1952)
Paul Manna, Prêtre et membre de l’Institut pontifical; pour les Missions étrangères (PIME) Né en 1872 à Avellino dans la province de Caserte en Campanie, il étudie la philosophie à l'Université Grégorienne de Rome. C'est là qu'il entend l'appel du Seigneur et il entre au séminaire des Missions étrangères de Milan en 1891. En 1895, il part pour la mission de Toungoo en Birmanie orientale. Il défend alors l'idée d'un "nouveau Mont-Cassin" dans ce pays en majorité bouddhiste. Il y passe 10 années en tout, mais sa santé ne lui permet pas d'y rester. Il revient définitivement en Italie en 1907 et se consacre à l'expansion missionnaire. Sa devise est: "L'Église toute entière pour le monde tout entier". Il fonde en 1916, autour de la revue, le mouvement de "L'Union missionnaire du Clergé" (U.M.C.). Chargé par la Congrégation romaine pour les missions d'accroître le développement missionnaire dans le sud de l'Italie, il fonde à Ducenta près de Naples, le séminaire du Sacré-Cœur pour les Missions étrangères. En 1924, il est élu Supérieur général de l'Institut des Missions étrangères de Milan et en 1926, à l'instigation de Pie XI, cet Institut fusionne avec le séminaire missionnaire de Rome pour former l'"Institut Pontifical pour les Missions étrangères" (PIME). En 1936 il prend une part prépondérante à la fondation des "Sœurs missionnaires de l'Immaculée". De 1937 à 1941 il dirige le Secrétariat international de l'Union missionnaire du Clergé. Son livre "Fratelli separati e noi" (Frères séparés et nous) a eu un grand retentissement dans l'éveil à l'unité des chrétiens. Il meurt à Naples le 15 septembre 1952. Son corps repose dans le séminaire de Ducenta qu'il avait fondé. On peut dire de lui qu'il fut est un authentique précurseur des intuitions et des orientations missionnaires du Concile Vatican II.
Béatifié en 2001.

"Cet homme inspiré était convaincu que la diffusion d’un esprit missionnaire dans les familles, les communautés, les paroisses, les mouvements, les diocèses dépendait de la sensibilisation missionnaire des pasteurs."



Saint Ribert (7ème s.)
Abbé de Saint Valéry sur Somme, il est surtout connu par de belles légendes qui lui font guérir des malades. A Torcy, dans le Pas-de-Calais, une fontaine s'appelle d'ailleurs "la baignerie de Saint Ribert".

"à Torcy le Grand (76) l'église est dédiée à ce saint et une statue avec autel est édifiée dans un petit bois, procession annuelle vers le saint patron, au dessus du cimetière"



Saint Roland Ermite en Italie (+ 1386)
Ermite à Borgo san Domnino en Emilie (Italie), il se nommait Roland de Médicis. Il fut découvert moribond dans la forêt de Borgo, par des chasseurs, là où il s'était réfugié du monde vingt-six ans auparavant. Il n'était plus qu'un vieillard cadavérique, qui avait remplacé son habit tombé en lambeaux par une peau de chèvre. En été, il se nourrissait de fruits, en hiver, il mendiait pour ne pas mourir de faim. Jamais on ne l'avait entendu parler. A plusieurs reprises, on l'avait vu rester cinq, six heures durant, les bras étendus, immobile sur un pied, fixant le ciel. Il fut transporté à l'église voisine, déclara à un confesseur le pourquoi de son silence, de la bizarrerie de sa conduite et de sa volonté de solitude. Il mourut ainsi dans la paix de Dieu.



Saints Stratone, Valère, Macrobe et Gordien martyrs (4ème s.)
Martyrs à Tomi en Scythie sous l’empereur Licinius.



Saint Syméon de Thessalonique (+ 1430)
Il vécut cette période difficile où la Macédoine se préparait à sortir de l'occupation latine qui durait depuis 210 ans pour tomber sous le joug, plus lourd encore, des Turcs pendant 5 siècles. Tous les habitants qu'ils soient orthodoxes, latins ou juifs, le considéraient comme un père. Il s'illustra aussi par son activité liturgique, composant de nombreux hymnes et rédigeant un vaste commentaire spirituel de tous les symboles des rites de la vie ecclésiastique. Son culte ne s'interrompit jamais et a été reconnu officiellement en 1981.



Saint Valérien (+ 178)
Martyr à Tournus en Bourgogne. Il avait été arrêté lors de la persécution qui décima l'Eglise de Lyon au temps de l'évêque saint Pothin. Il réussit à s'enfuir et s'installa à Tournus où se trouvaient de grands entrepôts marchands. Il s'y bâtit une simple cabane et rencontrait tous ces gens venant de contrées lointaines pour le négoce. Il leur parlait de Jésus-Christ. Découvert, il est à nouveau arrêté et amené devant le juge qui avait condamné les martyrs de Lyon et qui était alors à Tournus. Torturé par des ongles de fer, saint Valérien fut ensuite décapité.

Genèse (18, 1-11) - Abraham reçoit la visite de trois anges

Posté le 14.09.2008 par jubilatedeo
01 Aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l'entrée de la tente. C'était l'heure la plus chaude du jour.
02 Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Aussitôt, il courut à leur rencontre, se prosterna jusqu'à terre et dit:
03 «Seigneur, si j'ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t'arrêter près de ton serviteur.
04 On va vous apporter un peu d'eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre.
05 Je vais chercher du pain, et vous reprendrez des forces avant d'aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « C'est bien. Fais ce que tu as dit.»
06 Abraham se hâta d'aller trouver Sara dans sa tente, et il lui dit : « Prends vite trois grandes mesures de farine, pétris la pâte et fais des galettes. »
07 Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
08 Il prit du fromage blanc, du lait, le veau qu'on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d'eux, sous l'arbre, pendant qu'ils mangeaient.
09 Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est à l'intérieur de la tente. »
10 Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi dans un an, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. » Or, Sara écoutait par derrière, à l'entrée de la tente.
11 (Abraham et Sara étaient très avancés en âge, et Sara était vraiment une vieille femme.)

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible


« Elevé de terre, j'attirerai tout à moi » (Jn 12,32)

Posté le 14.09.2008 par jubilatedeo
Livre des Nombres 21,4-9.

Au cours de sa marche à travers le désert, le peuple d'Israël, à bout de courage,
récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n'y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d'Israël.
Le peuple vint vers Moïse et lui dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu'il éloigne de nous les serpents. »
Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent, et dresse-le au sommet d'un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu'ils le regardent, et ils vivront ! »
Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d'un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Psaume 77 (78), 1-2.34-38

Par ta croix, Seigneur, tu nous rends la vie.

Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté:
et nous redirons à l'âge qui vient
les titres de gloire du Seigneur.

Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,
ils revenaient et se tournaient vers lui :
ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,
et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

Mais de leur bouche ils le trompaient,
de leur langue ils lui mentaient.
Leur coeur n'était pas constant envers lui ;
ils n'étaient pas fidèles à son alliance.

Et lui, miséricordieux,
au lieu de détruire, il pardonnait ;
Il se rappelait : ils ne sont que chair
un souffle qui s'en va sans retour.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible



Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,6-11.

Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu ;
mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement,
il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix.
C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms,
afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux,
et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible



Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,13-17.

Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible




Une homélie attribuée à Saint Ephrem (vers 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
(trad. Bouchet, Lectionnaire, p.181)



« Elevé de terre, j'attirerai tout à moi » (Jn 12,32)


Désormais, par la croix, les ombres sont dissipées et la vérité se lève, comme nous le dit l'apôtre Jean : « L'ancien monde est passé, toutes choses sont nouvelles » (Ap 21,4-5). La mort est dépouillée, l'enfer livre ses captifs, l'homme est libre, le Seigneur règne, la création est dans la joie. La croix triomphe et toutes les nations, tribus, langues et peuples (Ap 7,9) viennent pour l'adorer. Avec le bienheureux Paul qui s'écrie : « Loin de moi la pensée de trouver ma gloire ailleurs que dans la croix de Jésus Christ notre Seigneur » (Ga 6,14), nous trouvons en elle notre joie. La croix rend la lumière à l'univers entier, elle chasse les ténèbres et rassemble les nations de l'Occident, de l'Orient, du Nord et de la mer en une seule Église, une seule foi, un seul baptême dans la charité. Elle se dresse au centre du monde, fixée sur le Calvaire.

Armés de la croix, les apôtres s'en vont prêcher et rassembler dans son adoration tout l'univers, foulant aux pieds toute puissance hostile. Par elle, les martyrs ont confessé la foi avec audace et n'ont pas craint les ruses des tyrans. S'en étant chargés, les moines, dans une immense joie, ont fait de la solitude leur séjour.

Lors du retour du Christ, cette croix paraîtra d'abord dans le ciel, sceptre précieux, vivant, véritable et saint du Grand Roi : « Alors, dit le Seigneur, apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme » (Mt 24,30). Nous la verrons, escortée par les anges, illuminant la terre, d'un bout de l'univers à l'autre, plus claire que le soleil, annonçant le Jour du Seigneur.



Homélie Messe

Cette fête de la Croix glorieuse que la liturgie nous invite à célébrer aujourd’hui nous place au cœur du paradoxe chrétien : comment ce signe de malédiction qu’est la croix a-t-il pu devenir une source de bénédiction et de salut ? Comment la vie peut-elle jaillir de la mort ? La douceur de l’amertume ? La joie de la souffrance ? Ces questions nous minent tellement que nous préférons souvent faire comme si nous ne les entendions pas en essayant de nous raccrocher aux rives apparemment plus solides du quotidien de notre vie. Pourtant, elles sont tellement existentielles qu’on ne peut les occulter totalement. Elles reviennent lancinantes, attendant une réponse d’une intensité égale à celle avec laquelle elles se posent à nous.

L’Evangile nous ouvre un chemin lorsque nous entendons Jésus nous dire : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ». Nous comprenons alors que la Croix ne devient salutaire que par le poids d’amour qui s’y révèle. L’amour vécu jusqu’au bout a pouvoir de sauver, réparer, donner un sens à ce qui semble à vue humaine insensé, illuminer les ténèbres les plus épaisses.

En haut du mât de la Croix, ce n’est plus un serpent d’airain que nous contemplons mais le Fils de Dieu qui s’est livré pour nous dans une passion, qui passa certes par la souffrance, mais une passion d’amour. Le christianisme est bien la religion de l’amour. Et cela, nous le contemplons dans le cœur transpercé de Jésus qui est comme un livre ouvert où se lit le message d’amour d’un Dieu qui se révèle en se livrant sans réserve. Voilà le centre de notre foi : croire en Jésus, Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré par amour pour moi.

Telle est l’Alliance nouvelle et éternelle entre Dieu et les hommes : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » A cette initiative déconcertante du Père, nous ne pouvons répondre que par l’humble accueil, dans la foi, du salut qu’il nous offre en son Fils. Croire signifie ici tout miser sur « le Christ Jésus ; lui qui, bien qu’étant de condition divine, a néanmoins voulu subir la mort sur la Croix pour nous obtenir la vie éternelle » ; contempler, avec Marie et Jean, le poids d’amour qui se révèle en celui qui « s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir et à mourir sur une croix » (1ère lecture) ; se laisser illuminer par l’Esprit, jailli des lèvres du Crucifié, et discerner la gloire qui resplendit sur son visage défiguré ; recueillir dans les vases d’argile que nous sommes l’eau et le sang jaillis de son côté ouvert.

Dans la blessure du cœur de Jésus nous trouvons bien plus que la simple guérison issue du serpent d’airain. Dans le désert de nos vies, lorsque nous regardons cette blessure d’amour du Crucifié, nous y puisons le salut, la transfiguration totale de nos existences marquées par les souffrances et le péché, la Vie éternelle : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »

« Père, à chaque Eucharistie, tu renouvelles pour nous le même et unique mystère : Dans l’Esprit, tu te donnes totalement en ton Fils bien-aimé. Ranime notre foi, notre espérance et notre charité, pour que nous ne laissions perdre aucune des grâces dont tu veux nous combler. Qu’après avoir cueilli le fruit de la vie sur l’Arbre de la Croix, nous soyons conduits à la gloire de la résurrection par ce même Jésus-Christ, notre Seigneur. »

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