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Nom du blog :
jubilatedeo
Description du blog :
Catéchèse catholique -Messe du jour (commentaire et homélie) -Les Saints du jour (leurs vies)
Catégorie :
Blog Religion
Date de création :
28.05.2007
Dernière mise à jour :
17.12.2010

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Un verset

Publié le 11/11/2010 à 20:38 par jubilatedeo
Un verset
Le Seigneur, le Dieu Saint d'Israël, vous l'avait dit : Vous serez sauvés si vous revenez et si vous restez calmes, votre courage sera de rester tranquilles et d'avoir confiance, mais vous n'avez pas accepté !

Livre d'Isaïe - Chapitre 30 - Verset 15

Evangile et homélie du vendredi 12 Novembre

Publié le 11/11/2010 à 20:32 par jubilatedeo
Evangile et homélie du vendredi 12 Novembre
Prière du matin

Tu es l’auteur de la beauté, écrit le Sage. Cette flamme d’amour, rayon de ta joie éternelle, le firmament l’annonce. « Il n’y a pas de mots » ; néanmoins un feu brûle le cœur de quiconque sait lire les prémices de ta splendeur. Qui pourrait, sans excuse, ne pas reconnaître ta grandeur identifiable dans le moindre atome de vie ? Qui ne sent le parfum de ta présence décelable pour les cœurs qui contemplent ? Qui refuserait d’induire, devant tant de chefs-d’œuvre, l’évidente réalité de l’Invisible ?



Deuxième lettre de saint Jean 1,4-9.

Moi, l'Ancien, je m'adresse à toi, l'Eglise, reine choisie par Dieu. J'ai eu beaucoup de joie à trouver parmi tes enfants des hommes qui vivent dans la vérité selon le commandement que nous avons reçu du Père.
Et maintenant, reine, je t'adresse une demande. - Ce que je t'écris n'est pas un nouveau commandement, c'est celui que nous avions dès le début. - Je te le demande : aimons-nous les uns les autres. Et l'amour, c'est que nous vivions selon ses commandements ; et ce commandement, comme vous l'avez appris dès le début, c'est que vous viviez dans l'amour.
Beaucoup d'imposteurs se sont répandus dans le monde, eux qui ne professent pas la foi en Jésus Christ venu dans la chair : celui qui agit ainsi, c'est l'imposteur et l'Anti-Christ.
Prenez garde à vous-mêmes, pour ne pas perdre le fruit de votre travail, mais recevoir intégralement votre salaire. Celui qui va de l'avant sans rester attaché à l'enseignement du Christ, celui-là se sépare de Dieu. Mais celui qui reste attaché à l'enseignement, celui-là trouve le Père et le Fils.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Psaume 118 (119), 1-2, 10-11, 17-18

Heureux qui s'attache à ta loi, Seigneur.

Heureux les hommes intègres dans leurs voies
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout coeur !

De tout mon coeur, je te cherche ;
garde-moi de fuir tes volontés.
Dans mon coeur, je conserve tes promesses
pour ne pas faillir envers toi.

Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai,
j'observerai ta parole.
Ouvre mes yeux,
que je contemple les merveilles de ta loi.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Ce Psaume est alphabétique : chaque strophe correspond à une des lettres de l’alphabet hébraïque et ses huit vers commencent par cette lettre. Par ailleurs chaque verset contient l’un des huit mots plus ou moins synonymes, plus ou moins complémentaires qui désignent les préceptes divins : la Loi, les avis, les chemins, les paroles, les préceptes, les jugements, les ordonnances, les volontés.
Il ne faut pas chercher ici une structure logique, un ordre du discours ou un enseignement à inculquer. C’est une longue méditation sur la Loi. Cette Loi, en réalité désigne de façon plus large l’ensemble du texte sacré. Elle nous invite à nous demander dans quelle mesure, en pratique, nous prenons le temps de méditer chaque jour la Parole, dans quelle mesure nous recevons comme parole de Dieu ce qu’il nous a été donné de lire, que nous ayons choisi le texte ou que nous en ayons laissé le choix au hasard et à l’Esprit, dans quelle mesure nous découvrons sa vérité dans les événements de chaque jour.
Une Église dont les prêtres et les fidèles iraient de préférence aux documents et aux informations plutôt que de se plier patiemment à cette méditation pour se laisser transformer serait vite désertée par la grâce de Dieu.



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,26-37.

Jésus disait à ses disciples : " Ce qui se passera dans les jours du Fils de l'homme ressemblera à ce qui est arrivé dans les jours de Noé. On mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Puis le déluge arriva, qui les a tous fait mourir.
Ce sera aussi comme dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; mais le jour où Loth sortit de Sodome, Dieu fit tomber du ciel une pluie de feu et de soufre qui les a tous fait mourir ; il en sera de même le jour où le Fils de l'homme se révélera.
Ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et qui aura ses affaires dans sa maison, qu'il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu'il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.
Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l'une sera prise, l'autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l'une sera prise, l'autre laissée. »
Les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Jésus annonce des temps nouveaux et affirme que le Royaume de Dieu est à portée de main ; or tout le peuple attend des changements politiques. La question posée par les Pharisiens vient donc tout naturellement. C’est la même que Jean Baptiste, de sa prison lui posait déjà : Es-tu celui que tous attendent, vas-tu enfin te décider à agir ? (Luc 7.19)

Cette attente d’une heure de Dieu est présente tout au long de la Bible et l’évangile affirme que Dieu vient, que Jésus reviendra. Ici, dans les versets 22-36, Luc nous a gardé quelques paroles de Jésus. La première (21) s’adresse à ceux qui sont à l’affût des révélations, des messages secrets, et qui demandent des dates et des détails. Le Royaume n’est pas une chose dont les journalistes peuvent s’emparer, c’est une réalité mystérieuse qui s’étend parmi les hommes et qui transforme lentement le monde.

Jésus donne alors des avertissements qui valent de façon spéciale pour ses auditeurs car, peu d’années après lui, les tensions entre Juifs et pouvoir romain vont s’aggraver ; le peuple se soulèvera à l’appel de libérateurs qui se diront envoyés par Dieu mais qui n’apporteront que mort et ruines. Jésus veut que ses disciples gardent leur sang froid, qu’ils restent libres de toute attache et toute crainte. Ils fuiront la violence s’ils le peuvent (31), et s’ils doivent sacrifier leur vie, ils n’auront pas à le regretter (33). La mort, apparemment, frappe aveuglément, mais en réalité c’est Dieu qui conduit le destin de chacun. Il mène l’un à la perfection et laisse l’autre dans son aveuglement, alors que rien ne les séparait dans la vie quotidienne (34).

En méditant ces paroles on comprend que le retour du Christ n’est pas seulement une affaire du dernier jour et de la fin du monde. Il se réalise tout au long de l’histoire, et ce sont souvent de grandes tragédies. Ce jugement prend toujours au dépourvu ceux qui ne l’attendaient pas (comme au temps de Noé : Genèse 7.7).
Où donc cela aura-t-il lieu ? (37) : question déplacée, parce que le Seigneur ne viendra pas réunir ses élus dans un endroit matériel. Chacun rejoint le lieu qu’il mérite, aussi sûrement que les vautours se rassemblent autour du cadavre.

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Le passage précédent s’opposait à toute spéculation sur la fin. L’évangile de ce jour va dans le même sens, mais de manière encore plus accentuée. Ce sera la surprise totale, sans le moindre délai pour voir venir et se préparer à quoi que ce soit. Deux événements de l’Ancien Testament sont évoqués pour souligner cette soudaineté. Mais aussi pour révéler le caractère irrévocable et absolu du jugement : L’un sera pris, l’autre laissé.
Stupide est la question des disciples : où cela aura-t-il lieu ? Comme un cadavre attire immédiatement les vautours, le jugement aura lieu là où chacun se trouvera, sans autre forme de procès ni tergiversation, ni sursis...
Jésus veut-il nous faire peur ? Il y a bien de quoi trembler, sans doute possible... Mais trembler, avoir peur, spéculer sur le scénario du jugement final ne servirait qu’à nous détourner de la seule question essentielle : comment vivre du Christ et pour lui ? Comment, à sa suite, s’oublier si fort par amour, perdre sa vie, que le jugement nous trouve prêts, c’est-à-dire vivant déjà de la vie éternelle ?

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Romanos le Mélode (?-v. 560), compositeur d'hymnes
Hymne de Noé, str. 11s (trad. SC 99, p.117s rev.)

« Comme dans les jours de Noé »

Le sage Noé...s'embarqua dans l'arche sur l'ordre de Dieu, avec ses fils et leurs femmes, en tout huit âmes seulement. Sans cesser de gémir, ce serviteur priait ainsi : « Ne me fais pas périr avec les pécheurs, mon Sauveur, car je vois déjà le chaos s'emparer de la création et les éléments sont ébranlés par la peur... Les nuages sont tout prêts, le ciel est brouillé, les anges accourent en avant-garde de ta colère ». Sur ces mots, Dieu ferma l'arche et la scella, pendant que son fidèle criait : « Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous gardes, rédempteur de l'univers ».

Du haut du ciel le juge alors donne un ordre ; aussitôt s'ouvrent les écluses, précipitant pluies, torrents d'eau et grêle, d'un bout du monde à l'autre ; et la peur fit jaillir les sources de l'abîme, inondant la terre en tout lieu... Tel fut l'effet de la colère de Dieu, parce que les humains avaient persévérés dans leur endurcissement et ne s'étaient pas empressés de lui crier avec foi : « Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous gardes, rédempteur de l'univers »...

Ensuite le chœur des anges, voyant détruits les hommes charnels, s'écria : « Maintenant, que les justes possèdent toute l'étendue de la terre ! » Car le Créateur aime voir ceux qu'il a faits à son image (Gn 1,26) ; c'est pourquoi il met à part ses saints pour les sauver. Noé...lâche la colombe et elle revient vers le soir avec un rameau d'olivier dans le bec, qui annonçait symboliquement la miséricorde de Dieu. Alors Noé sort de l'arche, comme de sa tombe, selon l'ordre qu'il avait reçu..., non comme jadis Adam, qui avait mangé d'un arbre qui donne la mort, car Noé avait produit un fruit de pénitence en disant : « Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous gardes, rédempteur de l'univers ».

Mortes sont la corruption et l'iniquité ; l'homme au cœur droit triomphe par sa foi, car il a trouvé grâce... Alors le juste (Gn 6,9) offrit au Seigneur un sacrifice sans tache... ; le Créateur en respira l'agréable parfum et...déclara : « Jamais plus l'univers ne périra dans un déluge, même si tous les hommes mènent une vie mauvaise. Aujourd'hui je conclus avec eux une alliance irrévocable. Je montre mon arc à tous les aux habitants de la terre pour leur servir de signe, afin qu'ils m'invoquent ainsi : ' Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous gardes, rédempteur de l'univers ' ».



Homélie Messe

Les hommes mangent, boivent, procréent ; cultivent, font du commerce, construisent des maisons : rien de répréhensible dans ces activités indispensables pour la survie des individus et de l’espèce. Sauf qu’elles se déploient dans l’oubli de la finalité de cette existence, finalité qui va se manifester à l’improviste alors que plus personne n’y prêtait attention. Dieu avait averti de ce qui allait advenir « dans les jours de Noé ou de Loth », mais personne n’en avait tenu compte - sauf les deux personnages mentionnés. De même le Seigneur nous prévient des événements dramatiques qui auront lieu « le jour où Fils de l’homme se révèlera » pour juger les vivants et les morts ; mais nous vivons comme s’il n’avait rien dit, parce que nous rechignons à l’exigence de la conversion.
Pourtant, la promesse s’accomplira au temps fixé. Ce jour-là la création tout entière sera soumise à une ultime action purificatrice de l’Esprit : l’eau (Noé) et le feu (Loth) sont traditionnellement les éléments purificateurs, qui détruisent les scories pour que resplendisse de tout son éclat la substance précieuse, qui seule « passera » en Dieu selon le grand projet de réintégration commencé avec l’incarnation rédemptrice. La rouille qu’il faut éliminer représente toutes nos activités d’ici-bas, même les meilleures, qui ne sont pas finalisées sur le Royaume. Malheureux celui dont l’horizon se limite à ce monde : ses œuvres disparaîtront avec lui dans l’oubli. Il sera inutile en ces jours-là de rassembler les biens que nous aurons accumulés : ils ne nous serviront à rien dans le monde nouveau. Si nous restons les yeux rivés sur ce qui est derrière nous sur cette terre, faute d’avoir appris à scruter l’invisible pour y discerner les signes du Royaume, nous subirons comme la femme de Loth le sort réservé à la création ancienne.
La réponse de Jésus à la demande de précision des disciples - « Où donc Seigneur ? » - donne à penser : les charognes ne font pas long feu en Palestine ; immédiatement les vautours les ont repérées et viennent nettoyer leur carcasse. Ainsi en sera-t-il au Jour du Fils de l’homme : seuls ceux qui seront reconnus vivants, parce qu’ils auront accueilli la Parole de vérité et de vie, passeront dans le monde nouveau. Quant à ceux qui n’auront eu d’autre souci que de « chercher à conserver leur vie » en ce monde, dans l’oubli de la vie éternelle que le Christ est venu leur offrir, le feu purificateur tombera inexorablement sur eux comme sur les autres, mais il les consumera car la flamme ne trouvera rien qui lui résiste.
L’avertissement est impressionnant et est un appel vigoureux à la prise de conscience de notre responsabilité. Le Seigneur nous rappelle jour après jour la précarité de nos existences et le caractère éphémère de ce monde : que faisons-nous de ses mises en garde ? La seule manière de nous préparer à la rencontre définitive avec Lui, c’est de vivre dans la charité, qui consiste à « perdre sa vie » : « Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13) Ce n’est qu’ainsi que nous la conserverons, car celui qui aime connaît Dieu ; il demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. Il échappe dès lors au jugement puisqu’il est déjà né à la vie éternelle.

Père Joseph-Marie
http://www.homelies.fr/homelie,ferie,2966.html


Méditation:

"Comme au temps de Noé" (Lc 17,26-37)

Dans les quelques versets de cette page de saint Luc, deux perspectives, deux paysages semblent im-primés l'un sur l'autre: d'une part la description de la fin du monde, d'autre part le tableau de la fin d'un monde, le monde juif du premier siècle, qui s'écroulera en 70 sous les coups des Romains.

Quand les armées romaines arriveront en force, il faudra fuir, fuir devant soi sans prendre le temps de rien emporter, sans regarder en arrière, car s'arrêter serait la mort. Plus que jamais, celui qui voudra sauver ses richesses, même un minimum, s'exposera à tout perdre, et à mourir sur place. La mort frappera en aveugle: que l'on soit couché ou en plein travail, elle passera partout, et nul ne peut dire s'il aura la chance d'en réchapper.

Tous ces détails cadrent bien avec la perspective du désastre juif : en sacrifiant tout pour fuir, les disciples auront une dernière chance de survivre au massacre.

En revanche, lors de la fin du monde, il n'y aura plus d'issue pour personne. Ce Jour où se manifestera le Fils de l'Homme arrivera tout d'un coup, sans que personne le voie venir, et il faut tout faire, explique Jésus, pour que ce Jour ne nous surprenne pas en pleine insouciance.

Manger, boire, se marier, acheter et vendre, planter et bâtir, tout cela, qui remplit la vie et qui peut être noble, ne doit pas cacher l'avenir que Dieu fera ni boucher l'horizon du Royaume. Puisque tout cela doit finir, la sagesse de l'Évangile dissuade de s'y attarder au point de perdre toute liberté et toute vigilance. Le chrétien vit les joies saines du monde sans cesser d'attendre celles que Dieu promet, tout comme il vit les détresses du monde sans cesser d'espérer la victoire du Dieu qui est amour. Et nous-mêmes qui essayons de vivre, au nom de l'Église, une existence vouée à la prière, il nous faut renoncer constamment à mettre notre joie et notre sécurité dans l'œuvre de nos mains ou de notre esprit, dans ces idoles qui enchaînent le cœur. Nous ne saurions adhérer aux choses, aux choses à faire et à posséder, alors que Dieu est là, le Maître des choses, qui attend notre amour.

Dieu qui est et qui était ne cesse pas d'être le Dieu qui vient. Dieu qui s'est donné et se donne demeure toujours le Dieu qui se promet. Car "dès maintenant nous sommes fils de Dieu, mais ce que nous serons n'a pas encore été manifesté" (1 Jn 3,2). Dieu, qui nous a mis en route et qui nous accompagne, reste encore tous les jours, dans le mystère, celui qui vient au-devant de nous .

Dieu vient, et le retour de Fils de l'Homme marquera le début de la grande rencontre.

"Où cela, Seigneur?", demandaient les disciples. Et Jésus de répondre: les signes seront là, vous ne pourrez vous y tromper! Quand les vautours tournoient dans le ciel, on les aperçoit de très loin, et l'on dit: "À coup sûr ils ont trouvé une proie!" Ainsi les croyants attentifs à l'action de Dieu dans l'histoire verront de très loin s'annoncer les derniers jours.

Et ils pourront se préparer de loin à cette rencontre, qui pourtant les surprendra.

Car Dieu, pour nous, est toujours surprenant.

http://bibleetviemonastique.free.fr/lu172637.htm



Prière du soir

Le dernier jour monte, ultime, où sera passé au crible tout être, vivant ou mort, où tout sera jugé sur l’amour. Qui subsistera quand ce qui advint au jour de Noé se renouvellera ? L’un sera pris, l’autre laissé. Ô mon Dieu, que la multitude des soucis ne m’enveloppe pas de cette gangue inutile qui rend sourd le cœur. Que je t’attende, blessé de désir, donnant toute ma vie, non de façon partielle, mais ardente et totale pour toi. Alors, ce qui constitue l’essentiel brillera comme l’or passé au creuset.

Les saints du jour (vendredi 12 Novembre)

Publié le 11/11/2010 à 18:53 par jubilatedeo
Saint Christian Martyr (+ 1003)

moine évangélisateur de la Pologne
(conférence épiscopale polonaise)
http://www.episkopat.pl/

Près de Casimiria, sur la Warta en Pologne, l’an 1003, les saints martyrs Benoît, Jean, Matthieu et Isaac. Moines camaldules venus d’Italie en Pologne pour y répandre la foi chrétienne, ils furent abattus de nuit par des voleurs, ainsi que saint Christian, leur familier polonais, qui fut pendu sur la place de l’oratoire.
Martyrologe romain
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/85/Saint-Benoit-de-Benevent.html

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Warta



Saint Josaphat Kuntsevych évêque basilien et martyr à Vitebak (+ 1623)

Jean Kuntsevych, né en Volhynie, en 1580. Il est encore adolescent à l'époque de l'Union de Brest (1596) où une partie de l'Eglise d'Ukraine se rattache à Rome et constitue l'Eglise gréco-catholique ou Eglise ruthène. A vingt ans, il entre au monastère de la Sainte Trinité à Vilnius, alors dans le royaume polono-lituanien, dans un monastère de l'ordre basilien et prend le nom de Josaphat. A trente ans, il en devient l'un des supérieurs. Déchiré en lui-même par cette séparation entre catholiques romains et orthodoxes, il se dévoue à la cause de l'unité, polémique avec les orthodoxes tout en gardant une grande douceur. Nommé évêque de Polock en 1617, il se trouve dans une région où les antagonismes sont exacerbés plus encore par des considérations politiques et culturelles que par des points de vue religieux. Au cours d'une émeute provoquée par des intégristes orthodoxes, alors qu'il accomplissait une visite pastorale à Vitebsk, il est lynché et jeté dans le fleuve, martyr pour son attachement à l'Eglise romaine.
Béatifié par le pape Urbain VIII le 16 mai 1643 et canonisé par le bienheureux Pie IX le 29 juin 1867, il est le premier saint des Eglises uniates à être canonisé à Rome.
Ses reliques se trouvent sous l'autel saint Basile dans la basilique Saint Pierre du Vatican.

Voir aussi
- lettre apostolique du pape Jean-Paul II à l'occasion du quatrième centenaire de l'union de Brest, le 12 novembre 1995, mémoire de saint Josaphat.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-ii_apl_19951112_iv-cent-union-brest_fr.html

- (en anglais) sur le site de l'Eglise catholique ukrainienne Saint Nicolas.
Né dans l’orthodoxie, Jean Kuncewicz adhéra, dès sa jeunesse, à l’union catholique et, devenu évêque de Polotz sous le nom de Josaphat, il déploya un zèle constant à garder son troupeau dans l’unité, attentif à donner toute sa splendeur à la liturgie byzantine slave. Au cours d’une visite pastorale à Vitebsk, en 1623, il fut massacré par une foule déchaînée contre lui et mourut pour l’unité de l’Église et la défense de la vérité catholique.
http://www.stnicholaschurch.ca/content_pages/osbm/art_osbm.martyrs.006.htm

Autre biographie:
Josaphat naquit à Wladimir, ville de Pologne, d'une famille modeste. Il reçut le nom de Jean au baptême. Il entrait à vingt ans dans l'Ordre des Basiliens-Unis de Pologne où il prit le nom de Josaphat. Secrètement passé au schisme, le supérieur de la communauté tenta vainement de porter Josaphat à la révolte contre le Saint-Père. Au grand mécontentement des schismatiques qui accablèrent le Saint d'injures et de sarcasmes, Josaphat dénonça l'archimandrite au métropolitain qui fut déposé de sa charge.

Quoique simple diacre, Josaphat fit preuve d'un zèle ardent pour la conversion des non-unis et en ramena un bon nombre dans le giron de l'Église. Ordonné prêtre, le saint basilien se fit l'apôtre de la contrée, s'appliqua au ministère de la prédication et de la confession tout en pratiquant une exacte observance de ses Règles. Dieu avait doté saint Josaphat d'un talent particulier pour assister les condamnés à mort. Il visitait aussi les malades pauvres, lavait leurs pieds et tâchait de procurer des remèdes et de la nourriture aux miséreux.

Nommé archimandrite du couvent de la Trinité qui se composait surtout de jeunes religieux, il les forma à la vie monastique avec une vigilance toute paternelle. A l'âge de trente-huit ans, saint Josaphat Koncévitch fut sacré archevêque de Polotsk à Vilna. Pendant que l'archevêque se trouvait à la diète de Varsovie où plusieurs évêques avaient été convoqués, un évêque schismatique s'empara de son siège à l'improviste. Saint Josaphat s'empressa de revenir vers son troupeau pour rappeler les brebis rebelles à l'obéissance. Au moment où il voulut prendre la parole, la foule excitée par les schismatiques se rua impétueusement sur lui. Il aurait été impitoyablement massacré si la force armée n'était intervenue pour le dégager.

Le matin du 12 novembre 1623, alors qu'il priait dans la chapelle du palais épiscopal de Vitebsk, la foule en furie envahit la sainte demeure. Saint Josaphat accourut promptement au bruit de l'émeute : «Si vous en voulez à ma personne, dit-il aux assassins, me voici.» Deux hommes s'avancèrent alors vers lui ; l'un d'eux le frappa au front avec une perche et l'autre lui asséna un coup de hallebarde qui lui fendit la tête. Enfin, deux coups de fusil lui percèrent le crâne. Saint Josaphat avait quarante-quatre ans lorsqu'il fut victime de ce crime sacrilège.

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/11/12.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Josaphat_Konc%C3%A9vitch
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/14/index.html



Saint Abdias
Statue du prophète Abdias, sculptée par Aleijadinho, devant l'église du sanctuaire du Bon Jésus de Matosinhos à Congonhas, Minas Gerais, Brésil

Les Eglises d'Orient font mémoire du saint Prophète dont nous avons les écrits dans la Bible.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdias



Saint Astère Moine bénédictin (+ 1053)
ou Astrik. Moine bénédictin, il était originaire de la Bohême. Il accompagna saint Adalbert de Prague dans l'évangélisation de son pays. Devenu premier abbé du monastère de Brevnov, il dut s'enfuir vers la Hongrie où il fut nommé premier abbé du monastère de Pannonhalma que le roi saint Etienne avait fondé. Saint Etienne l'envoya à Rome pour obtenir du pape Sylvestre II la reconnaissance du nouveau royaume de Hongrie et saint Astère lui apporta la couronne royale.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Adalbert_de_Prague



Saint Benoît de Bénévent
Et ses compagnons Jean, Matthieu, et Isaac, ermites camaldules, martyrs en Pologne (+ 1003)
avec saint Jean, saint Isaac, saint Matthieu et saint Christian. Ils furent les compagnons de saint Adalbert de Prague pour évangéliser les Slaves. Ils étaient moines Camaldules, les deux premiers italiens, les trois autres polonais. Ils furent mis à mort alors qu'ils chantaient l'Office Divin, dans leur monastère de Kazimierz, près de Gniezno, en Pologne.
Moines camaldules venus d’Italie en Pologne pour y répandre la foi chrétienne, ils furent abattus de nuit par des voleurs, ainsi que saint Christian, leur familier polonais, qui fut pendu sur la place de l’oratoire près de Casimiria, sur la Warta.



Saint Cadwallader (7ème s.)

Roi du Pays de Galles, il préféra abdiquer pour se mettre au service du Royaume de Dieu. Pour cela, il prêcha l'Evangile, fonda des monastères et se mit au service des malades. Il mourut d'ailleurs emporté par la peste, vers 664.

Autre biographie:
Saint Cadwallador, roi du Pays de Galles
Ce saint roi succéda à son père, Cadwallon ab Cadvan, vers 634, et il fut le dernier roi Gallois à avoir souveraineté sur toute la Brittonie. Les "Chroniques Des Princes", chroniques médiévales Galloises, débutent avec la fin du règne de ce roi.
Dans les Triades Galloises, on dit qu'il était un des "3 ceints d'or de l'Ile de Brittanie", c-à-d un des 3 rois qui portaient les bandes dorées qui étaient les insignes du pouvoir temporel suprême, et que l'on portait autour du cou, les bras et les jambes. Dans une autre Triade, on l'appelle un des 3 "Bienheureux", ou rois canonisés de Brittonie, pour la protection qu'il offrait aux Chrétiens fugitifs dépossédés par les païens.
Au contraire de son guerrier de père, il était un homme de paix et de piété; tout empreimpt de l'idéal Biblique et Orthodoxe de la royauté, selon laquellle le roi est le serviteur de Dieu et du peuple de Dieu.
Ce fut en effet providentiel que ce saint règna en cette époque critique de l'Histoire. En 664, une peste éclata et désola la Brittonie et l'Irlande, et le saint lui-même en mourrut probablement - mais pas avant d'avoir distribué tous ses biens aux victimes de cette peste et des incursions païennes.
Dans la poésie médiévale Galloise, on le considère comme l'incarnation du dédain des choses mondaines, empreimpt de compassion et d'humilité, toutes vertus si difficiles à atteindre quand on remplit une si haute charge que celle que saint Cadwaladr avait.
Partout où l'Evangile du Christ a été prêché et s'est enraciné, et partout où des gens y ont répondu en se vouant au Sauveur, certaines âmes ont atteint cette si grande proximité avec le Christ qu'on appelle la sainteté. Une telle foi et obéissance, coopérant avec la grâce de Dieu, peut produire un saint même en des temps de paganisme et d'absence de Foi. Dans les premiers temps du Christianisme, par exemple, quand la Foi était persécutée par les cruels tyrans, des milliers de Chrétiens allèrent à la mort plutôt que de compromettre leur Foi et d'adorer les empereurs Romains.
Bien entendu, il n'y a pas qu'en de telles époques que les saints ont fleurit; cependant c'est en une telle époque qu'ici au Pays de Galles, le saint roi Cadwaladr le Bienheureux vécut et brilla comme une balise de la vertu Chrétienne. Nous n'avons plus beaucoup de détails sur sa vie, mais ce que nous en savons suffit pour montrer qu'il est une des personnes les plus remarquables de l'histoire Chrétienne. A un point tel que dans le document médiéval Gallois appelé "Triades", il est une des 3 seules personnes considérées comme dignes de porter le titre de "Bienheureux".
Saint Cadwaladr fut roi de Brittonie au 7ième siècle, à l'époque où les anciens Britons, les ancêtres de la nation galloise, étaient occupés à perdre leur suprématie sur la Brittonie. En fait, l'histoire de la nation Galloise, comme rapportée par les médiévales "Chroniques des Princes", commence avec le décès de saint Cadwaladr.
"680 était l'année du Christ où il y eut une grande mortalité à travers toute l'île de Brittonie.. Et en cette année, Cadwaladr le Bienheureux, fils de Cadwallon ap Cadvan, roi des Britons, mourrut à Rome. (Ce détail est incertain et n'est pas confirmé par les autres sources historiques) le 12ième jour ("des Calendes de" - selon le manuscrit Peniarth) de Mai, comme Myrddin avait auparavant prophétisé à Gwrtheyrn Gwrthenau. Et dès ce moment, les Britons perdirent la couronne du royaume, et les Saxons la gagnèrent".
Nous savons donc que saint Cadwaladr était de la lignée de l'antique et noble famille de Maelgwn Gwynedd, ancêtre de nombre de saints, et que ce fier guerrier, Cadwallon, était son père, et que son grand-père était le célèbre et sage Cadvan.
C'était une période d'instabilité et de confusion. Un homme appelé Edwin avait été élevé à la court de Cadvan comme frère adoptif pour Cadwallon. Quand il devint plus âgé, Edwin tira avantage de la situation politique de la région de Deifr et Brynaich, où il y avait des divisions parmi les Saxons. Edwin battit son ennemi, Ethelfrith, et devint roi de ces régions qui correspondent à la Northumbrie. Mais Edwin avait d'autres ambitions, et méprisant l'affection qu'il avait reçue des parents de Cadwallon, il attaqua le Pays de Galles; il combattit furieusement contre Cadwallon et le battit. Les "Triades" rapportent que la rivière Severn avait son eau teintée rouge de tout ce sang qui avait été répandu dans cette terrible bataille. Cadwallon et sa famille s'enfuirent en Irlande, pour échapper à la rage d'Edwin, et ils y demeurèrent 7 ans.
En 632, Cadwallon rentra; il forma une alliance avec le roi Penda de Mercie, à l'ouest de l'Angleterre, et ils attaquèrent et battirent Edwin à la bataille d'Hatfield dans le Yorkshire. Ils remportèrent nombre d'autres batailles dans la région durant cette année. Il semblait qu'il y avait à nouveau espoir pour les Brittons de recommencer à diriger la Brittonie. Les mois qui suivirent furent critiques.
Mais les espoirs furent anéantis; Cadwallon fut battu par son ennemi Oswald à la bataille près de Denisburn, près du Mur Romain, en Northumbrie, et un grand nombre de soldats Brittons tombèrent en 634.
Les bardes Gallois louent Cadwallon et sa bravoure de manière fort belle. Le poète Llywarch Hen, dans son oeuvre sur Cadwallon, rapporte les 40 batailles dans lesquelles il fut victorieux. Sa défaite fut fatidique. C'était la fin des espoirs Gallois : et telle était la situation politique et l'atmosphère nationale quand Saint Cadwaladr monta sur le trône. La Divine Providence avait arrangé que ce soit cet humble homme de Foi qui règne en des temps de désespoir.
Saint Cadwaladr avait hérité du trône en des temps sombres. L'ennemi était tout puissant; mais pire que ça, païens, et particulièrement prêts pour attaquer la Foi du peuple du roi Cadwaladr. Le roi eut à faire face aux persécutions religieuses autant qu'aux attaques politiques. L'espoir politique était mince, mais Saint Cadwaladr était un homme à la Foi forte et vibrante. L'instinct de la nature humaine aurait dicté de sauver sa propre peau, et de protéger ses biens, mais la grâce de Dieu était manifeste en ce Saint, et il fut un disciple obéissant du Christ. Il donna ses biens et ses terres à son peuple, qui était dans un état lamentable - un peuple qui cherchait le refuge face aux violences et à la cruauté de l'ennemi".
"Celui qui cherche à garder sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie par amour pour Moi la trouvera" (Mat 16,25)
Rempli de joie spirituelle, saint Cadwaladr fit ce que le Christ avait recommandé au jeune homme riche qui Lui demandait ce qu'il fallait faire pour hériter de la vie éternelle. Il distribua ses biens en acte d'amour et de miséricorde Chrétiens, et c'est la prime raison pour laquelle il est appelé "Bienheureux" dans les Triades Galloises. L'historien Geoffrey de Monmouth ajoute que le saint tomba alors malade. Les divisions se faisaient jour entre les Gallois. La peste et la famine s'ensuivirent, et il ne semblait pas qu'une autre calamité puisse encore frapper, et en 664, d'après l'historien Nennius, Cadwaladr mourrut de la peste.
Sur le plan humain, il n'y a rien de particulier dans la vie et la mort de ce saint. Mais tel n'est pas le verdict de l'Eglise. (De tels saints sont loin d'être rares dans l'histoire de l'Eglise Orthodoxe. Qu'on se souvienne de saint Lazare de Serbie qui mourrut à la bataille et des nombreux "Fols-en-Christ" dont la vie avait peu de sens aux regards de la sagesse du monde). Saint Cadwaladr est considéré comme un des saints les plus remarquables. Sa vie est un remarquable exemple de foi, d'espoir et d'amour. Il aurait put se permettre d'être égoïste, de ne se soucier que de ses intérêts et d'en tirer le maximum, et laisser sa vie devenir amère, mais la joie qui rejaillit de la foi lui fit partir de cette vie en méprisant les honneurs terrestres et la puissance, et il hérita d'un Royaume où "il n'y a plus jamais de maladie ni de douleurs ni de larmes, mais la vie à jamais".
Saint Cadwaladr est un signe pour nos temps. Il est facile de devenir un sans-coeur quand on voit les puissances du mal fleurir, la vertu et la Foi s'estomper. Mais les temps de saint Cadwaladr étaient bien pires qu'à présent, et il demeura fidèle à sa vision et à sa conviction que le Christ est le Chemin quelques soient les difficultés, les épreuves et les dangers que les Chrétiens ont à affronter. Sa voix résonne à travers les siècles pour nous inciter, dans l'urgence, à être obéissants aux Commandements du Christ, pour le Salut de nos âmes et la gloire du Dieu Un et Trine, Père, Fils et Saint-Esprit. Amen.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cadwaladr
http://web.archive.org/web/20040310024319/http://orthodox.co.uk/cadwalad.htm



Bienheureux Christophe Missionnaire à Ceylan (+ 1500)

Republic of Sri Lanka, anciennement Taprobane, Serendib puis Ceylan jusqu'en 1972

D'origine portugaise, il était "Chevalier du Christ", vivant sous la règle cistercienne. Missionnaire à Ceylan, il fut décapité pour sa foi au Christ par un prince musulman de ce pays.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ceylan



Saint Cummian Fada (+ 662)
Il était irlandais et fonda le monastère qui porte son nom, Kilcummin. Il fut l'un des défenseurs du calendrier romain contre les usages celtiques, en particulier pour ce qui est de la fixation de la date de Pâques.

Autre biographie:
Saint Cumian the Fada, Abbé (Cummian, Cummin)
Né en Irlande, vers 590; mort vers 665. Fils du roi Fiachna du West Munster, Irlande, Cumian devint moine et reçut la charge de l'école monastique à l'abbaye de Clonfert. Plus tard, il devint l'abbé fondateur du monastère de Kilcummin. Il était connu pour son érudition, et il voulut promouvoir les pratiques liturgiques Romaines contre l'abbé d'Iona, qui était un ferme défenseur des pratiques Celtiques. On possède encore la défense de Cumian, "l'Epitre Pascale", et il rédigea aussi une hymne, que l'on possède encore. Son surnom "Fota" ou "Fada" signifie "le petit".
(Bénédictins, Delaney, Encyclopaedia)



Saint Cunibert Archevêque de Cologne (+ v. 660)

Evêque de Cologne, on le connaît en raison de sa participation au premier concile de Reims. Il était très écouté du roi Dagobert. Il étendit le nombre des paroisses et construisit de nombreuses églises et de nombreux monastères.
À Cologne en Germanie, vers 660, saint Cunibert, évêque, qui, après les invasions barbares, rénova la vie chrétienne et la piété des fidèles dans la ville et tout le pays alentour.

Autre biographie:
SAINT CUNIBERT, ÉVÊQUE DE COLOGNE (+ 663)
Cunibert (Hunebert, Chunebert, Clunibert, Hunibert) naquit sur les bords de la Moselle; son père se nommait Crallon, sa mère Reine. Il fut d'abord archidiacre de l'église de Trèves; puis, après la mort de l'évêque de Cologne, Remy, il fut appelé par les voeux de tous à lui succéder, l'an 623. Il assista au premier Concile de Reims, sous Sonnace, Concile où furent décrétés plusieurs Canons contre les hérésies, et touchant l'immunité ecclésiastique. Sa sainteté, sa prudence et sa sagesse jetèrent un grand éclat, non-seulement dans l'Eglise de Cologne, mais dans toute l'Austrasie, dans tout l'empire des Francs. Il aida de ses conseils Dagobert, d'abord roi d'Austrasie, puis maître de toute la nation Franque. Il ne fut pas sans contribuer à la prospérité de ce règne, le plus florissant qu'on ait vu sous la dynastie des Mérovingiens. Lorsque Dagobert établit son fils Sigebert roi d'Austrasie, dont Metz élait la capitale, il lui donna saint Cunibert pour conseiller et pour guide; sous une si sage conduite le jeune prince acquit des vertus qui éclatèrent en beaux exemples et une piété qui laissa des monuments remarquables. Saint Pépin de Landen, père de sainte Gertrude, prince recommandable par ses vertes autant que par ses talents, était uni à saint Cunibert par les liens de la plus étroite amitié. Ce furent ces 2 hommes qui, après la mort de Dagobert, maintinrent les Austrasiens dans le devoir et dans la paix. Notre saint évêque favorisa la fondation des monastères de Malmédy et de Stavelot par saint Remacle; il promut saint Amand à l'évêché de Maastricht-Liège; il fonda à Cologne, sous le patronage de saint Loup, l'institut des "12 frères pleureurs". Un de leurs offices consistait à veiller auprès des corps des évêques de Cologne défunts, jusqu'à ce qu'ils fussent déposés en terre; ils assistaient aussi aux offices de la cathédrale les dimanche, et tous les jours pendant le saint Carême de Pâques. Une légende tardive prétend que Cunibert découvrit la sépulture de sainte Ursule par l'indice d'une colombe. Il fonda hors des murs de Cologne, du côté du nord, l'église de Saint-Clément, dans laquelle il fut enterré après 40 ans d'épiscopat (623-663), et qui porte aujourd'hui son nom. Au 11ème siècle, un incendie ayant dévoré le monastère de Sainte-Marie aux Degrés, comme l'incendie gagnait la métropole, située tout auprès, la congrégation de Saint-Cunibert apporta les reliques de son saint patron dans l'église, et l'opposa aux flammes qui s'éteignirent subitement, en présence de l'archevêque Sigewin.
Une colombe et une petite réduction d'église en forme de miniature, tels sont les attributs habituels de saint Cunibert.
Saint Cunibert est un des patrons de Cologne.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cunibert_de_Cologne



Saint Diégo Didace, frère mineur à Ségovie (+ 1463)

ou Didace. Franciscain espagnol, missionnaires aux Iles Canaries, il s'endormit dans le Seigneur après une vie donnée aux plus humbles tâches dans la foi et la charité, tantôt jardinier ou portier, cuisinier ou infirmier, dans l'un ou l'autre couvent de son ordre aux Canaries, à Séville ou à Alcala. Il est aussi célèbre par ses miracles lorsqu'à Rome durant une épidémie, ses fioles de médicaments ne se vidaient jamais et guérissaient les mourants.
Célèbre par son humilité et sa charité dans le soin des malades, aussi bien aux îles Canaries qu’à l’église Sainte-Marie de l’Ara Cœli à Rome, à Séville et enfin à Alcala, où il mourut.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Diego_d%27Alcal%C3%A1
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-13.htm#didace



Saint Emilien de Tarragone Ermite à Tarazona, en Aragon (+ v. 574)

ou Milhan.Sa vie a été écrite par saint Braulion, évêque de Saragosse. Il était curé de la paroisse de Vergeye, son pays natal, mais des critiques et des calomnies l'exilèrent. Il se retira dans la solitude d'un ermitage, qui porte désormais son nom : san Millan. Grand amateur de musique, il aimait à chanter les louanges de Dieu en jouant de la cithare. Avec le temps, les ermitages qui se construisirent autour du sien, devinrent un véritable monastère.
Sur les hauteurs de La Cogolla en Castille, vers 574, saint Émilien, prêtre. Après une vie érémitique puis cléricale, il embrassa la vie monastique, toujours généreux envers les pauvres et doté de l’esprit de prophétie.

Autre biographie:
St-Émilien (Milhan) de la Rioja Berger à la Rioja, en Navarre espagnole. À l’âge de 20 ans, il décide de partir s’installer comme ermite dans la solitude des montagnes des environs de Burgos. Plus de 40 ans plus tard, il cède aux pressions de l’évêque de Tarazone et accepte d’être ordonné prêtre. Après une courte période comme prêtre de paroisse, il retourne à la solitude en compagnie de plusieurs disciples. Son ermitage a donné lieu à la fondation du monastère bénédictin de La Cogolla (+ 574).

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89milien_de_la_Cogolla



Sainte Ennathas (4ème s.)
et les saints martyrs Antonin, Zebinas et Germain. A Césarée de Palestine, durant la persécution de l'empereur Maximin, ils furent arrêtés et, sans être torturés, ils furent exécutés. Par contre sainte Ennathas fut d'abord cruellement outragée par les soldats, puis longuement promenée dans la ville, dévêtue, pour provoquer la risée des habitants. Elle fut ensuite livrée vivante au feu.



Saint Evode évêque du Puy en Velay (4ème s.)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_du_Puy-en-Velay
Evodius ou Vosy a été le premier évêque du diocèse du Puy en Velay. "Il a assisté en 374 au concile de Valence. D’une famille consulaire d’Auvergne, il avait été envoyé par l’évêque de Clermont pour faire du Velay un nouveau diocèse."
Il est mentionné sur la liste épiscopale du diocèse du Puy en Auvergne.
Voir saint Vosy, premier évêque du Puy.
http://catholique-lepuy.cef.fr/12-novembre-Saint-Vosy.html

"La légende - Saint Vozy, un des premiers évêques du Puy, aurait construit la cathédrale du Puy sur le lieu d’une apparition de la Vierge sur un dolmen (La Pierre des fièvre). L’église achevée, il se dirige vers Rome afin de se procurer des reliques pour procéder à la dédicace. En chemin, deux vieillards lui donnent un coffret contenant de reliques et invitent l’évêque à s’en retourner au Puy avec ces mots : "nous te précèderons et vaquerons à tout".
Quand Vozy arrive à sa cathédrale, il la trouve baignée d’une lumière irréelle et les anges en train de procéder à la cérémonie de dédicace. Pour cette raison on appel parfois l’abside de la cathédrale "La chambre angélique".
L’Histoire - Ce n’est pas saint Vozy mais Scutaire, un de ses successeurs , qui fit construire la première cathédrale du Puy entre 415 et 430. Il devait être particulièrement convaincu de la réalité de l’apparition de la vierge Marie sur le Dolmen, puisqu’il le mis à l’intérieur de l’église, chose tout à fait exceptionnelle. C’est peut-être pour avoir l’autorisation de garder ce dolmen à l’intérieur d’un lieu de culte chrétien qu’il aurait pu se rendre à Rome. Si ce voyage à Rome a eu lieu, Scutaire, ou son successeur, aurait pu célébrer la dédicace de la cathédrale.
Le Chanoine Fayard, historien local, imagine que la date du 11 juillet a pu être choisi parce que jour anniversaire de l’apparition de la Vierge sur le dolmen."
(source: dédicace de la cathédrale - diocèse du Puy)
http://catholique-lepuy.cef.fr/11-juillet-dedicace-de-la.html

"Je prendrai soin de mon troupeau, dit le Seigneur; Je lui donnerai moi-même un berger pour le conduire. Et moi, le Seigneur, je serai leur Dieu."
Propre des fêtes du diocèse du Puy



Saint Hésychius évêque de Vienne (France) (6ème s.)
Il fut auparavant questeur et participa aux conciles des évêques des Gaules à Orléans et à Paris, décédé après 552.

Voir aussi Saint Avit sur le site du diocèse de Valence.
http://catholique-valence.cef.fr/Saint-Avit-Bishop-of-Vienne.html?var_recherche=H%E9sychius

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Vienne_(Is%C3%A8re)



Saint Ismier (+ 615)

Église de Saint-Ismier
http://www.isere-annuaire.com/eglise/st-ismier.htm

ou Imier. Originaire de Porrentruy dans le canton suisse du Jura. Il vécut en ermite dans la vallée qui depuis a pris son nom : le Val-Saint-Imier. Près de la chapelle qu'il édifia en l'honneur de saint Martin de Tours, des disciples vinrent suivre son exemple. En France, une localité s'est mise sous son patronage :
Saint-Ismier-38330
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Ismier



Bienheureux Jean Cini de La Paix Tertiaire de saint François (14ème s.)

Natif de Pise, il devint tertiaire de saint François en 1396. Il fonda plusieurs organismes de charité ainsi qu'une confrérie de "flagellants". Il serait mort en 1433.

À Pise en Toscane, au XIVe siècle, le bienheureux Jean, surnommé de la Paix, qui quitta le service des armes pour celui de Dieu dans le Tiers-Ordre de saint François.
Marytrologe romain

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pise



Saint Jean le Miséricordieux (+ 619)

Patriarche d'Alexandrie. Chypriote d'origine et père de famille venu à Alexandrie, il se voit élire patriarche alors qu'il n'est pas encore prêtre. Sa première décision fut de faire recenser tous les pauvres. Il en dénombre environ 7.500. Il les prend en charge et la Providence, elle, se charge d'alimenter les caisses du Patriarcat. D'autres saints ont fait la même expérience. Lors de l'invasion de la Palestine par les Perses, les réfugiés sont innombrables qui viennent dans la capitale égyptienne. Cet afflux provoque des épidémies. Jean le Miséricordieux les soigne, ouvre des hôpitaux, organise une aide systématique. Il invente même la première maternité pour que les femmes pauvres n'accouchent pas dans la rue.

Autre biographie:
Après le concile de Chalcédoine de 451, dont la réception en Egypte fut particulièrement problématique, il y eut deux patriarches à Alexandrie, l’un copte, l’autre melkite, ce dernier restant fidèle à l’empereur byzantin.
Quelles que furent les grandes tensions et les divisions au sein de l’Église, il est pourtant un patriarche melkite d’Alexandrie qui fut estimé et aimé par les coptes : c’est Jean le Miséricordieux, qui vécut entre le VI è et le VII è siècle et dont l’ancien calendrier copte d’Abu’l-Barakat rappelle la mémoire.
Jean était le fils du gouverneur byzantin à Chypre, où il naquit dans la ville d’Amathous, sur la côte méridionale de l’île. A la mort de sa femme et de ses enfants, il se consacra totalement aux pauvres. Ce sera le grand souci de toute sa vie, qui lui vaudra le qualificatif de « miséricordieux ».
Elu patriarche d’Alexandrie en 610, Jean prit vivement à cœur les problèmes politiques de son temps, l’avancée des Perses en particulier et les prétentions de l’empereur byzantin sur l’Egypte ; il prit la défense du rôle spécifique de l’Église face aux ingérences des pouvoirs séculiers.
Au cœur de ses engagements pastoraux, il y eut, avant toutes choses, le soutien qu’il apportait aux pauvres gens: il fit en sorte que les ressources de l’Église soient destinées en grande partie aux exclus et, pour ce faire, il engagea les milieux aisés de la population dans ses initiatives évangéliques.
Jean mourut à Chypre, vers 619. Ses biographes célèbres (Jean Mosco, Sophrone le Sophiste, Léonce de Néapolis pour l’Orient ; Anastase le Bibliothécaire et Jacques de Voragine pour l’Occident) l’ont fait connaître et aimer dans toutes les Églises chrétiennes.

Lecture

Jean, patriarche d’Alexandrie, vit, au cours d’une nuit de veille et de prière, une fillette de toute beauté dont la tête était couronnée de feuilles d’olivier. Jean fut saisi d’étonnement et lui demanda qui elle était. Elle répondit : « Je suis la Miséricorde qui du ciel a fait descendre le Fils de Dieu ; prends-moi pour épouse et il ne t’en viendra que du bien ». Le saint comprit que l’olivier signifiait la miséricorde et, de ce jour, il devint si miséricordieux que tout le monde l’appela le « faiseur d’aumônes ». Il appelait les pauvres ses seigneurs ; un jour il convoqua tous ses serviteurs et leur dit : « Allez par la cité et dressez une liste de tous mes seigneurs, sans en oublier un seul ». Mais eux ne comprenaient pas ; alors le saint s’expliqua : « Ceux que vous appelez pauvres et mendiants, je les proclame, moi, mes maîtres et mes patrons. Car eux seuls, en vérité, peuvent nous patronner et nous accorder le royaume des cieux »

Jacques de Voragine, La Légende dorée

Prière

Jean, la source de la miséricorde,
imitateur du Christ,
déverse sur les mendiants
ses tendres sentiments de compassion.
Venez, vous les pauvres, rassasions-nous,
et qu’en esprit nous imitions sa joie ;
en effet, parce qu’il donnait l’hospitalité au Christ
dans les pauvres avec un amour de miséricorde,
comme jadis Abraham,
il a été rendu digne de la béatitude
et il intercède pour qu’à nos âmes
il soit fait miséricorde.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov12.html



Bienheureux Joseph Raymond Medez Ferris martyr espagnol (+ 1936)

Marié, il avait accueilli à son domicile 2 frères Carmes Déchaux et une religieuse cistercienne qui furent emprisonnés le 7 novembre. Il fut également incarcéré puis martyrisé avec eux le 12 novembre.
Parce que membre de l’action catholique, il fut fusillé avec ses trois frères religieux, dans la persécution contre l’Église au temps de la guerre civile à Alcudia de Carlet, dans la région de Valence en Espagne.
Béatifié le 11 mars 2001 par Jean-Paul II.
Martyrologe romain

"Vive le Christ Roi! Vive le Cœur Sacré de Jésus."

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_de_la_guerre_d%27Espagne



Saint Lébuin prêtre (+ v. 785)
Moine bénédictin qui travaillait avec saint Boniface dans son Angleterre natale, il fut moine à Ripon, puis partit en Allemagne en 754. Là il travailla chez les frisiens. Il alla à un rassemblement païen à Marklo où il gagna le respect des saxons de Westpahalie.
Moine venu d’Angleterre, il s’attacha à annoncer aux habitants de la région de Deventer dans la Frise la paix du Christ et le salut.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Deventer



Saint Léger évêque de Saintes (7ème s.)
évêque de Saintes qui fut tué par un certain Ebredulphe durant le chemin qui le menait en pèlerinage aux tombeaux des apôtres à Rome.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Saintes



Saint Livin (+ v. 657)

Le martyre de St Livinus - Rubens, 1633

Lievin ou Lebuin. Evêque irlandais et apôtre de la Flandre occidentale. Il évangélisa la région, mais un jour qu'il prêchait aux habitants d'Esche, il fut assassiné par un groupe de païens hostile à sa prédication. Il est l'un des patrons de la ville de Gand, considéré comme un martyr.

Autre biographie:
St-Liévin (Lebuin ou Leafwin) Placé dans un monastère dès son plus jeune âge, il devient ensuite moine Bénédictin au monastère de Ripon (Angleterre). Après avoir été ordonné prêtre, il est envoyé comme missionnaire aux Pays-Bas, où il travaille en collaboration avec Saint-Marcellin et Saint-Grégoire d’Utrecht. Il fonde à Deventer une église à partir de laquelle il débute son œuvre d’évangélisation en Saxe et en Frise. Il s’attire de nombreux ennemis parmi les païens qui refusent de se convertir, certains d’entre eux souhaitant même attenter à sa vie. Il réussit malgré tout à ramener l’ordre et réussit à convertir de nombreux Saxons (+ 773).

Autre biographie:
SAINT LIVIN OU LIEVIN, EVEQUE EN IRLANDE,
Apôtre de la Flandre Occidentale, Martyr à Esche, en Belgique (+ 657)
Livin, Irlandais, d'une race noble, se fit remarquer dès l'enfance par une piété et des vertus au-dessus de son âge. Dans sa jeunesse, il eut pour maître le prêtre Bénigne qui lui enseigna les belles-lettres, puis saint Augustin, apôtre des Angles, qui l'ordonna prêtre. Dans ce nouvel état, sa vertu devint si éclatante que les Irlandais le désirèrent pour évêque. Cédant aux instances du roi et aux sollicitatinns des peuples, il se chargea de cette fonction qu'il remplit fructueusement pendant quelques années. Ensuite, résolu de se vouer à la conversion des infidèles, il mit à sa place l'archidiacre Silvain et partit annoncer la Bonne Nouvelle aux nations étrangères.
Il traversa donc l'Océan avec ses disciples Fullien, Hélie, Lilien, et débarqua chez les Morins; il répandit la divine semence parmi ce peuple et dans tout le pays qui porte aujourd'hui le nom de Flandre occidentale. Il visita le monastère de Gand, fondé par saint Amand, où le reçut saint Florbert, abbé. Il y trouva le corps de saint Bavon, qui, tout récemment déposé dans son sépulcre, brillait par de grands miracles. Il composa une épitaphe en vers qui fut gravée sur son tombeau. Il célébra la sainte Messe 30 jours de suite sur ce même tombeau. Il parcourut ensuite les divers cantons de la Flandre et du Brabant, et tant par sa parole que par ses miracles, convertit un grand nombre d'âmes à Jésus-Christ.
Pendant qu'il demeurait au village d'Hauthem (Hauthem-Sainl-Livin), où il vivait de ce que lui envoyait saint Florbert, il rendit l'usage de la vue au fils de son hôte, aveugle depuis longtemps déjà. Il opéra encore beaucoup d'autres guérisons miraculeuses. Il endura la persécution, il eut même la langue coupée, mais Dieu la lui rendit. Il prédit sa mort et son martyre qui eut lieu au village d'Esche (Esschen-Saint-Livin), dans le territoire d'Aalst (Alost), sur la Dendre (Flandre Orientale); il y était venu prêcher l'Evangile aux habitants encore païens, il y fut massacré et décapité par quelques hommes pervers, le 12 novembre de l'an 657. Enseveli à Hauthem, son corps fut levé de terre (842) par Thierry, évêque de Cambrai. Il fut alors transféré au monastère de Saint-Bavon. Plus tard, au 11ième siècle, Radbod, évêque de Tournai, le déposa dans une châsse d'argent, où il demeura jusqu'au 16ième siècle, époque à laquelle il fut détruit par les Calvinistes.

On représente saint Livin
1° ayant la langue serrée dans des tenailles ou détachée avec des cisoires;
2° tenant un cierge à la main, parce qu'il a porté le flambeau de la Foi chez les infidèles;
3° avec l'épée, qui fut l'instrument de son dernier supplice;
4° faisant jaillir une fontaine sous son bâton pastoral (on visite encore cette fontaine près du village d'Hauthem);
5° ayant près de lui des idoles renversées; on devine ce symbole.
Saint Livin est patron de Gand.
Propre de Malines; Caractéristiques des Saints.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Li%C3%A9vin_de_Gand



Saint Machar évêque d'Aberdeen en Ecosse (6ème s.)

ou Mochumna. Irlandais, baptisé par saint Colman et disciple de saint Colomba d'Iona, il fut envoyé par ce dernier pour évangéliser les Pictes d'Ecosse.
Dans la région d’Aberdeen en Écosse, à la fin du VIe siècle, saint Machar, évêque, d’origine irlandaise, disciple de saint Colomba et considéré comme le fondateur de cette Église.

Autre biographie:
Saint Machar d'Iona (ou Aberdeen), évêque
(Macharius, Mochumma). Irlandais de naissance, il fut baptisé par saint Colman et devint disciple de saint Columba (9 Juin) à Iona. Par la suite, il fut envoyé avec 12 disciples pour convertir les Pictes, et fixa son siège épiscopal à Old Aberdeen, dont on dit qu'il fut le premier évêque. L'eau de sa source était autrefois utilisée pour les baptêmes à la cathédrale d'Aberdeen.
(Bénédictins, Montague)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Machar_d%27Aberdeen



Saint Margarito Flores Garcia prêtre mexicain et martyr (+ 1927)

Canonisé le 21 mai 2000 avec [url]Saint Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons.[/url]
http://nominis.cef.fr/contenus/saints/10187/Saints-Crist%25F3bal-Magallanes-et-ses-24-compagnons.htmlDans la grande persécution mexicaine, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et abattu par une rafale de mitrailleuse à Tulimar au Mexique.



Sainte Nathalène (4ème s.)

L'église Sainte-Nathalène

Natalène ou Lène.L'on sait d'elle qu'elle fut honorée à Pamiers dans l'Ariège au sud de la France. Tout le reste nous vient d'une légende selon laquelle son père, furieux de ne pas avoir un garçon, la fit noyer. Sauvée par une humble femme, elle devint la protégée d'une châtelaine et Léna se répandit en aumônes pour les pauvres dès qu'elle le put. Apprenant que c'était sa fille qui agissait ainsi, son père vint l'arrêter et la fit décapiter.

Autres sources:
- Les titulaires et les patrons du diocèse de Périgueux-Sarlat par le père R.P. Carles, missionnaire, éditions du Roc de Bourzac (réédition 1986 'à l'identique' de l'ouvrage paru en 1884, page 88.)
Légende de sainte Natalène.
http://nominis.cef.fr/contenus/Ste_Nathalene.jpg

- Au IXème sièclè, la ville de Pamiers est sous domination romaine. L'implantation du christianisme à Pamiers apparaît à travers le récit de la vie de Natalène. Elle serait née vers l’an 360, à Frédélas (ancien nom de Pamiers) dans une noble famille romaine. Son père, gouverneur de la ville occupait le château du Castella. Espérant, après huit filles, avoir un fils, il fut déçu à la naissance de l'enfant et ordonna à une servante de la noyer. Au moment d'exécuter son geste, la femme fut arrêtée par saint Martin qui, justement, passait par là. Il recueillit Natalène, la baptisa, la confia à une famille chrétienne. Elle grandit dans cette religion, mais dénoncée et amenée devant le gouverneur, elle lui avoua son origine, mais également sa foi, ce qui lui valut d'être condamnée à être décapitée au bout du quartier actuel de Lestang. Lorsque le bourreau lui trancha la gorge, une source jaillit à cet endroit. Très longtemps cette eau fut considérée comme miraculeuse. On venait en chercher dans l'espoir d'une guérison. Aujourd'hui encore les Appaméens s'approvisionnent à la fontaine de Milliane bien que !e lieu exact du martyre reste inconnu. La source se trouverait à l'emplacement actuel de la fontaine Sainte-Hélène.
(source diocèse de Pamiers)
http://ariege-catholique.cef.fr/site/306.html

Sainte Natalène : un tableau classé Monument Historique.
http://ariege-catholique.cef.fr/site/im_user/274tableau_de_sainte_natalene.pdf

- Sainte Nathalène, dont le corps est censé reposer à Saint-Flour est honorée le 12 novembre. Son culte est attesté à Pamiers dès 1320, dans le registre d’inquisition de Jacques Fournier : « église saint Jean et sainte Natalène » (Claeys 2001, p. 65). Il s’agit en fait d’une adaptation « locale » de la martyre Ennatha de Césarée de Palestine (fête le 13 novembre), elle-même associée à un autre martyr Antonin. C’est donc la compagne de l’Antonin de Césarée que l’on a voulu honorer à Pamiers.
(source site des Académies et Sociétés savantes de Toulouse)
http://www.societes-savantes-toulouse.asso.fr/samf/memoires/t_63/15_57_BOUDART.pdf

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Nathal%C3%A8ne



Saint Nil l'Ascète abbé (+ v. 450)

Disciple de saint Jean Chrysostome, il fut préfet de Constantinople à l'époque de l'empereur Théodose. Marié à une pieuse chrétienne et père d'une fille et d'un fils, ils décidèrent quelques années plus tard d'aller vivre au désert. Ils se retirèrent au Mont-Sinaï, dans la solitude, rejoignant les moines du monastère de Sainte Catherine seulement les dimanches et les jours de fête. Une bande arabe fit un jour irruption dans le monastère. Beaucoup de moines furent massacrés. Les plus jeunes dont Théodule, le fils de saint Nil, furent emmenés pour être vendus comme esclaves. Quelques-uns s'enfuirent et, parmi eux, saint Nil. Revenu au monastère, il reprit sa vie ascétique, écrivit plusieurs traités spirituels dont "la philosophie du Saint-Esprit". Il défendit par ses écrits saint Jean Chrysostome alors exilé. Il eut la joie de retrouver son fils quelques années avant sa mort.
Près d’Ancyre en Galatie, au Ve siècle, saint Nil, abbé, qui fut disciple de saint Jean Chrysostome, gouverna longtemps son monastère et diffusa par ses écrits la spiritualité ascétique.

Autre biographie:
Saint Nil le Jeûneur, du Sinai (5ième s.)
Saint Nil, natif de Constantinople, vécut au 5ième siècle, et fut disciple de saint Jean Chrysostome. Ayant reçu une bonne éducation, le saint fut nommé pour l'important poste de préfet de la ville bien qu'étant encore jeune homme. Durant cette période, Nil fut marié et un des enfants, mais le faste de la vie à la court ennuyait le couple. Saint Jean Chrysostome exerca une influence déterminante sur leurs vies et leurs combats. L'épouse décida qu'ils se sépareraient et se dévoua à la vie monastique.
L'épouse et la fille de Nil partirent vers un monastère pour femme en Egypte, et saint Nil et son fils Théodoulos partirent pour le Sinaï., où ils s'installèrent dans une caverne creusée de leurs propres mains. 40 ans durant, cette caverne fut la demeure de saint Nil. Par le jeûne, la prière et les oeuvres, el moine atteint un haut degré de perfection spirituelle. Le gens commençèrent à venir vers lui, de toute condition, de tout rang social, de l'empereur jusqu'au fermier, et tous trouvaient conseil et réconfort auprès du saint.
Au Sinaï, saint Nil rédigea nombre d'ouvrages profitables pour l'âme, afin de guider les Chrétiens sur les chemins du Salut. Dans une de ses lettres, il dénonce fermement l'empereur Arcadius, qui avait exilé saint Jean Chrysostome. Les exploits ascétiques du vénérable Nil sont largement connus : ils sont parfaits dans leur forme, profondément Orthodoxes dans leur contenu, et clairs et lucides d'expression. Son Discours Ascétique se trouve dans le volume 1 de la Philocalie en anglais.
[dans la Philocalie en français, éditée par Olivier Clément, ed. J-C Lattès : volume 1, page 225. JMD]

Saint Nil souffrit nombre de mésaventures dans le désert sauvage. Un jour, les Sarazins capturèrent son fils Théodoulos, qu'ils comptaient offrir en sacrifice à leurs divinités païennes. Par les prières du saint, le Seigneur sauva Théodoulos, et son père le retrouva avec l'évêque d'Emesse, qui avait payé une rançon aux barbares pour le jeune homme. Cet évêque les ordonna tous 2 prêtres. Après leur ordinnation, ils repartirent pour le Sinaï, où ils vécurent ensemble en ascètes, jusqu'au décès de saint Nil.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nil_du_Sina%C3%AF



Saint Paterne (+ 726)
Né dans la région de Coutances en Normandie, il mena tout d'abord la vie religieuse dans le monastère de Saint Pair d'Avranches puis il se rendit en Bourgogne à Saint-Pierre d'Yonne. C'est là que des malfaiteurs l'assassinèrent alors qu'il essayait de les faire renoncer à leurs brigandages. Il est considéré comme martyr.



Saint Péreuse (?)

L'église de Saint-Péreuse
http://www.saintpereuse.fr/visites.htm

Tout ce que l'on sait vraiment de lui se concrétise dans le seul nom d'une localité en Bourgogne :
Saint-Péreuse-58110.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-P%C3%A9reuse



Saint Principin martyr (4ème s.)

http://vivrevouivre.over-blog.com/5-categorie-10287064.html

Principin, sujet du Royaume des Goths, fut un des douze fils de Maura.
Pressée par l'envahisseur et vraisemblablement par l'Esprit Saint, elle se rendit, en cette fin de quatrième siècle, avec ses douze fils, auprès de Martin, alors évêque de Tours.
Tous furent, par les soins de ce dernier, accueillis, instruits de la religion chrétienne et baptisés. Mais Agripin, roi des Goths, fut très irrité quand il apprit cette nouvelle. Aussi, fit-il activement rechercher ses anciens sujets en Limousin, Poitou et Berry.
C'est ainsi que Principin fut trouvé près de la rivière Eulh. Interrogé sur son origine et sa religion, Principin répondit avec noblesse et clarté : "Si tu demandes de quelle nation je suis, tu sauras que je suis de nation gothique. Si tu veux savoir ma profession et la religion que j'embrasse, je publie et confesse que je suis serviteur de Jésus-Christ, Fils de Dieu engravé et placé dans mon cœur par la salutaire prédication du bienheureux Saint Martin, par la voix et la parole duquel le Saint Esprit a chassé les ténèbres de l'âme de ma mère et mes frères et de moi, et suis plus près de mourir pour cette sainte loi que de retourner sous la tyrannie de Satan.".
Le bourreau, excédé par une si sainte réponse, tenant une hache, coupa la tête de Principin qui, continuant sa prière, de sa main, ramassa sa tête et la porta jusqu'à une église dédiée à Saint Pierre (de Châteloy).
Il frappa à la porte et fut interrogé par l'aveugle Macharius qui en était le portier. Dès que Principin se fut présenté, Macharius lui ouvrit la porte et Principin entra avec l'aveugle dans l'église.
L'aveugle s'étant frotté les yeux du sang du martyr, recouvra la vue.
Cette histoire, en tous points miraculeuse, est rapportée mot à mot, telle qu'elle a été écrite par son auteur à l'origine, pour donner plus de foi et ôter le doute à ce sujet.
Source: évêché de Moulins.
http://catholique-moulins.cef.fr/



Saint René d'Angers Saint légendaire (+ 450)

Saint René. Chambéry. Savoie. XIXe.

La légende est merveilleuse, mais ce n'est qu'une légende. René aurait été ressuscité du tombeau par l'évêque d'Angers, saint Maurille. D'où son nom de " re-né ". Pourquoi fallait-il à Angers qu'un bon chanoine de la ville, Archanald, commette une biographie aussi falsifiée pour justifier l'existence historique de saint René ?

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_d%27Angers
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/12/index.html



Saint Ymar (+ v. 830)
Bénédictin anglais, dans le Kent, il fut livré au martyre par les envahisseurs danois.



Les Églises font mémoire…

Catholiques d’occident : Josaphat (+1623), évêque et martyr (calendrier romain et ambrosien) ; Théodore Stoudite (+826), abbé (calendrier monastique) ; Emilien de la Cogolla (+574), abbé (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (3hatur/hedar): Cyriaque de Corinthe (IVe s.), moine (Église copte) ; Madhanina Egzi’ (XIIIe-XIVe s.), moine (Église éthiopienne)

Luthériens : Christian Gottlob Barth (+1862), prédicateur des missions dans le Würtemberg

Maronites : Théodore Stoudite ; Martin (+env. 655), pape ; Jean le Miséricordieux, évêque

Orthodoxes et gréco-catholiques : Jean le Miséricordieux, archevêque d’Alexandrie ; Nil l’Ascète (Ve s.), moine ; Étienne Uros II Milutin (+1321), roi des Serbes (Église serbe)

Un verset

Publié le 10/11/2010 à 21:22 par jubilatedeo
Un verset
La fortune du riche est sa ville forte; dans sa pensée, c'est une muraille élevée. Avant la ruine, le coeur de l'homme s'élève, mais l'humilité précède la gloire.

Livre des Proverbes - Chapitre 18 - Verset 11-12

Evangile et homélie du jeudi 11 Novembre

Publié le 10/11/2010 à 21:12 par jubilatedeo
Evangile et homélie du jeudi 11 Novembre
Prière du matin

Je me prosterne en t’adorant, ô Christ, splendeur de la sagesse éternelle, pure icône du Père, « image de sa bonté ». Renouvelle toute chose et donne à tous ton Esprit de sainteté. On a voulu t’éteindre, toi la vive flamme d’amour que nul ne peut étouffer. Tu as traversé les affres de la mort mais je te sais vivant, et moi, plongé dans ton sang au baptême, j’ai rejailli revêtu de ta propre splendeur. Une même pureté de vie a conféré, par pure grâce, à notre relation un ordre particulier. Mon péché seul peut le briser. Garde-moi tout ce jour dans ton cœur.



Lettre de saint Paul Apôtre à Philémon 1,7-20.

Frère, ta charité m'a déjà apporté beaucoup de joie et d'encouragement, car grâce à toi, le cœur des fidèles a été réconforté.
Certes, j'aurais largement le droit dans le Christ de te dicter ce que tu dois faire,
mais je préfère, au nom de la charité, t'adresser une demande : Moi, Paul, qui suis un vieil homme, moi qui suis aujourd'hui en prison à cause du Christ Jésus,
j'ai quelque chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, dans ma prison, j'ai donné la vie du Christ.
Cet Onésime, dont le nom signifie « utile », ne t'a pas été bien utile dans le passé, mais il l'est maintenant pour toi comme pour moi.
Je te le renvoie, lui qui est une part de moi-même.
Je l'aurais volontiers gardé auprès de moi, pour qu'il me rende des services en ton nom, à moi qui suis en prison à cause de l'Évangile.
Mais je n'ai rien voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses librement ce qui est bien, sans y être plus ou moins forcé.
S'il a été éloigné de toi pendant quelque temps, c'est peut-être pour que tu le retrouves définitivement,
non plus comme un esclave, mais, bien mieux qu'un esclave, comme un frère bien-aimé : il l'est vraiment pour moi, il le sera plus encore pour toi, aussi bien humainement que dans le Seigneur.
Donc, si tu penses être en communion avec moi, accueille-le comme si c'était moi.
S'il t'a fait du tort ou s'il te doit quelque chose, mets cela sur mon compte.
Moi, Paul, j'écris ces mots de ma propre main : je te rembourserai. Je n'ajouterai pas que tu as aussi une dette envers moi, et que cette dette, c'est toi-même.
Oui, frère, fais-moi cette joie dans le Seigneur, réconforte mon cœur dans le Christ.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Psaume 145 (146), 6, 6c-7, 8-9a, 9ab-10

Heureux qui s'appuie sur le Seigneur notre Dieu.

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l'étranger.

Il soutient la veuve et l'orphelin,
il égare les pas du méchant.
D'âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

“Il m’a envoyé proclamer la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers la liberté.”
Ne nous laissons pas aliéner par les passe-temps qui dévorent le temps — la vie — des consommateurs, mais sachons regarder : le monde est rempli de mal et d’injustice, et Dieu nous demande d’agir comme lui-même qui redresse celui qui va courbé.
N’ayons pas peur de dire que Dieu est celui qui libère les pauvres. Plus nous en serons convaincus, et plus nous essaierons de partager les pensées du Seigneur, de mettre notre vie au service des marginalisés, des affamés et des humiliés.



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,20-25.

Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il leur répondit : « Le règne de Dieu ne vient pas d'une manière visible.
On ne dira pas : 'Le voilà, il est ici ! ' ou bien : 'Il est là ! ' En effet, voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous. » Et il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas.
On vous dira : 'Le voilà, il est ici ! il est là ! ' N'y allez pas, n'y courez pas.
En effet, comme l'éclair qui jaillit illumine l'horizon d'un bout à l'autre, ainsi le Fils de l'homme, quand son Jour sera là. Mais auparavant, il faut qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par cette génération. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Jésus annonce des temps nouveaux et affirme que le Royaume de Dieu est à portée de main ; or tout le peuple attend des changements politiques. La question posée par les Pharisiens vient donc tout naturellement. C’est la même que Jean Baptiste, de sa prison lui posait déjà : Es-tu celui que tous attendent, vas-tu enfin te décider à agir ? (Luc 7.19)

Cette attente d’une heure de Dieu est présente tout au long de la Bible et l’évangile affirme que Dieu vient, que Jésus reviendra. Ici, dans les versets 22-36, Luc nous a gardé quelques paroles de Jésus. La première (21) s’adresse à ceux qui sont à l’affût des révélations, des messages secrets, et qui demandent des dates et des détails. Le Royaume n’est pas une chose dont les journalistes peuvent s’emparer, c’est une réalité mystérieuse qui s’étend parmi les hommes et qui transforme lentement le monde.

Jésus donne alors des avertissements qui valent de façon spéciale pour ses auditeurs car, peu d’années après lui, les tensions entre Juifs et pouvoir romain vont s’aggraver ; le peuple se soulèvera à l’appel de libérateurs qui se diront envoyés par Dieu mais qui n’apporteront que mort et ruines. Jésus veut que ses disciples gardent leur sang froid, qu’ils restent libres de toute attache et toute crainte. Ils fuiront la violence s’ils le peuvent (31), et s’ils doivent sacrifier leur vie, ils n’auront pas à le regretter (33). La mort, apparemment, frappe aveuglément, mais en réalité c’est Dieu qui conduit le destin de chacun. Il mène l’un à la perfection et laisse l’autre dans son aveuglement, alors que rien ne les séparait dans la vie quotidienne (34).

En méditant ces paroles on comprend que le retour du Christ n’est pas seulement une affaire du dernier jour et de la fin du monde. Il se réalise tout au long de l’histoire, et ce sont souvent de grandes tragédies. Ce jugement prend toujours au dépourvu ceux qui ne l’attendaient pas (comme au temps de Noé : Genèse 7.7).
Où donc cela aura-t-il lieu ? (37) : question déplacée, parce que le Seigneur ne viendra pas réunir ses élus dans un endroit matériel. Chacun rejoint le lieu qu’il mérite, aussi sûrement que les vautours se rassemblent autour du cadavre.

v 17.21
Le Royaume est au milieu de vous. On pourrait comprendre que le Royaume est une réalité “intérieure” à la personne, mais c’est peu probable. Le plus normal et le plus conforme à la langue est de placer cette affirmation de Jésus à côté de bien d’autres qui nous disent que le Royaume est déjà là, à la porte, à notre portée.

v 17.25
Faisant contraste avec la péricope antérieure, celle-ci nous parle de la venue glorieuse du Fils de l’Homme pour établir son royaume.
La manifestation du Fils de l’Homme. Le texte utilise la formule hébraïque : aux jours du Fils de l’Homme. Jésus use de préférence ce titre quand il évoque sa venue glorieuse : le Fils de l’Homme est Jésus lui-même après son entrée dans la Gloire divine. En ce jour, ou : ces jours-là, le Fils de l’Homme fera réalité ce qu’on attendait du “jour de Yahvé” dont parlaient les prophètes, un jour qui est aussi bien châtiment (Amos 5.18 ; Sophonie 1.15 ; Joël 1.15 ; Ézékiel 22.24), que salut (Isaïe 11.10 ; 13.6), et qui n’est autre que le jour du Jugement (Malachie 3.19 ; Isaïe 26). Jean parlera du dernier jour (6.39).
u 17.33 Ce que nous lisons ici se trouve exprimé de façon très semblable en quatre autres endroits (Matthieu 16 ; 25 ; Marc 8.35 ; Marc 13.15 ; Luc 9.24). Mais Luc a ici deux verbes qui lui sont propres. Gagner, ou Acquérir sa vie (Actes 20.28 ; 1Timothée 3.13) au lieu de “sauver sa vie” ; pour beaucoup l’erreur est de vouloir en tirer profit pour soi, de chercher la réussite personnelle. Et l’autre verbe, porter à la vie (1Timothée 6.13), s’applique tout spécialement à la sage-femme lorsqu’elle fait l’accouchement : Jésus nous invite à faire l’accouchement de notre moi éternel.

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Attendre en même temps ardemment et patiemment, sans prétendre voir arriver la chose ni savoir du tout comment elle surviendra : voilà qui est très difficile.
Quand arrivera le Royaume ? demande-t-on avec les pharisiens. Et certains, de se livrer à des calculs. D’autres de clamer : le voilà, il est ici. Non, répond à l’avance Jésus : les questions concernant le moment, le lieu et la manière demeurent à jamais sans réponse, et même sans objet : la surprise sera totale, elle pulvérisera toutes les fausses questions.
Mais de cet avenir attendu, les paroles de Jésus nous ramènent aux jours du Fils de l’homme, c’est-à-dire au temps de l’Incarnation : le règne de Dieu est au milieu de vous. Pour le reconnaître, il faudrait que les pharisiens croient et comprennent que ce règne, c’est Jésus lui-même et ce qu’il dit, Jésus et la passion qu’il voit poindre.
Aujourd’hui, le Royaume n’est-il pas encore et toujours au milieu de nous ? Ne se trouve-t-il pas en germe partout où l’on se souvient des jours du Fils de l’homme, où l’on attend son jour, et où l’on traduit ce souvenir et cette espérance en amour et en ferveur ?

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Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
Sermon « The Invisible World », PPS vol. 4, n°13

« Le règne de Dieu est au milieu de vous »

Est-il difficile à la foi d'admettre les paroles de l'Ecriture concernant nos relations avec un monde qui nous est supérieur ?... Ce monde spirituel est présent, quoique invisible ; il est présent et non pas futur, non pas distant. Il n'est pas au-dessus du ciel, il n'est pas par-delà la tombe ; il est maintenant et ici : « Le royaume de Dieu est parmi nous ». C'est de cela que parle saint Paul : « Nous regardons non pas les choses visibles, mais les invisibles, car les choses visibles n'ont qu'un temps, mais les choses invisibles sont éternelles » (2Co 4,18)...

Tel est le royaume caché de Dieu ; et de même qu'il est maintenant caché, ainsi sera-t-il révélé au moment voulu. Les hommes croient être les seigneurs du monde et pouvoir en faire ce qu'ils veulent. Ils croient en être les propriétaires et détenir un pouvoir sur son cours... Mais ce monde est habité par les humbles du Christ qu'ils méprisent et par ses anges en qui ils ne croient pas. A la fin ce sont eux qui en prendront possession, quand ils seront manifestés. Maintenant « toutes choses », en apparence, « continuent comme elles étaient depuis le commencement de la création » et les railleurs demandent : « Où est la promesse de sa venue ? » (2P 3,4) Mais au temps marqué, il y aura une « manifestation des enfants de Dieu » et les saints cachés « resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » (Rm 8,19; Mt 13,43).

Quand les anges sont apparus aux bergers, ce fut une apparition soudaine : « Soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable » (Lc 2,13). Auparavant, la nuit ressemblait à tout autre nuit -- les bergers veillaient sur leurs troupeaux ; ils observaient le cours de la nuit : les étoiles suivaient leur course ; il était minuit ; ils ne pensaient pas du tout à une chose pareille lorsque l'ange est apparu. Telles sont la puissance et la force cachées dans les choses visibles. Elles sont manifestées quand Dieu le veut.



Homélie Messe

La question de la venue du Règne entraîne beaucoup de spéculations : quand viendra-t-il et où cela se produira-t-il ? Après la guérison des dix lépreux, ces débats surprennent pourtant : n’est-il pas clair que le Royaume est présent au milieu de nous, dès maintenant ? Se demander quand viendra le Royaume est donc reconnaître qu’on est incapable de discerner sa présence.

En outre, pour éclairer les pharisiens qui identifient le Royaume avec l’eschatologie, Jésus distingue le Règne de Dieu et le retour du Fils de l’homme. L’expérience présente du salut – « va, ta foi t’a sauvé », disait le Seigneur au Samaritain – n’est pas le dernier mot de la révélation. Ainsi, le Royaume est réel, il n’est pas une abstraction. Par exemple, les dix lépreux, en demandant « Seigneur, prends pitié de nous », ne demandaient pas quelque chose d’abstrait et ils ont reçu une guérison très concrète. La parousie, quant à elle, concerne le futur, elle n’est pas encore advenue.

Cependant les deux événements sont en continuité et présentent de fortes similitudes. Du Royaume, il n’est pas question de dire qu’il est ici ou là parce qu’il est perceptible dans les actes de Jésus ; lors de la venue du Fils de l’homme, il n’y aura pas à aller ici ou là, parce que sa présence s’imposera à tous de manière évidente.

Enfin, la question du temps est inappropriée, il n’y a pas à conjurer le caractère soudain de la venue du Seigneur par de vaines recherches, car Dieu est celui qui vient. Sa venue est constante, il est tout proche. La vie du disciple est accueil de la Visitation, celle du présent de nos quotidiens comme celle de l’eschatologie. Nous n’avons donc pas à nous inquiéter à propos d’une chronologie mais plutôt à propos de notre conversion, de notre capacité à tourner notre cœur vers Celui qui vient à nous, éternellement.

Le dernier verset à ce sujet très explicite : le chemin de notre conversion est celui de la Passion. Car le salut venant à nous est rejeté par les hommes et humilié. C’est là, dans son chemin de souffrance, que le Sauveur attend la consolation de notre présence et de notre accueil de sa grâce de réconciliation. Le salut nous est offert, la plus belle action de grâce consiste à l’accueillir pour ce qu’il est, en plénitude.

Frère Dominique
http://www.homelies.fr/homelie,ferie,2969.html



Méditation:

" Quand donc? " (Lc 17,20-25)


Quand viendra le Règne de Dieu?

Où trouver le Fils de l'Homme lors de son Jour?

Quand? Où? ... Ce sont les éternelles questions de l'homme face au dessein de Dieu. D'instinct l'homme veut situer les choses de Dieu dans l'espace et le temps qu'il peut maîtriser.

Et les réponses de Jésus nous renvoient toutes aux vrais réflexes de la foi.

En ce qui concerne le temps, le moment, les délais, son principe est clair: le Règne de Dieu, c'est-à-dire la seigneurie de Dieu sur le cœur des hommes, ne vient pas "comme un fait observable", que l'on pourrait pronostiquer, programmer, fixer d'avance dans l'avenir. Ce n'est pas un projet de l'homme, mais le don de Dieu; car ce Règne de Dieu est déjà présent, déjà offert, déjà proposé: il est "parmi nous", et déjà "il vient de nous atteindre" (Lc 11,20; Mt 12,28) à travers la présence et l'action de Jésus au milieu de nous.

De même pour le lieu du Fils de l'Homme, lors de son Jour. Ce Jour marquera la fin des temps, mais on ne pourra assigner d'avance un lieu au Fils de l'Homme, car son avènement signifiera l'effacement de tout lieu repérable par les humains. Tout comme l'éclair, présent partout au même instant, abolit toutes les distances, le Fils de l'Homme, par son avènement immédiat, imprévisible, irréfutable, effacera toute distance entre ici et là. Il sera tout entier au lieu surprenant où il se manifestera dans sa gloire. Il faudra ne le chercher nulle part ailleurs, mais l'accueillir par la foi dans l'ici qu'il aura choisi et le maintenant qui sera éternel.

Jésus ne nous a laissé finalement que deux repères, l'un dans son temps à lui, l'autre dans le nôtre. Dans le temps de Jésus, tout s'ordonne autour de sa passion glorifiante: avant l'heure de sa gloire "il faut qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par sa génération". Dans notre temps, le temps de l'Église et de la mission, la seule urgence est de saisir le Règne de Dieu qui est à notre portée, qui est "parmi nous", partout où le Christ est à l'œuvre.

Ces lumières sur l'espace et le temps, qui nous parviennent comme par éclairs successifs dans les paroles de Jésus, nous aident à situer notre espérance.

Nous n'avons aucun pouvoir, aucune emprise directe sur l'avenir, sur "les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité" (Ac 1,7). Pour nous-mêmes comme pour notre communauté, même au plus intense de notre prière, jamais nous ne pourrons dire: "C'est ce jour-là que Dieu nous exaucera; c'est à ce moment qu'il fera en nous sa lumière; c'est à cette date-là que le vrai renouveau commencera pour nous!"

Nous n'avons aucune certitude quant aux lieux humains d'où nous viendra le salut. Jamais nous ne pourrons dire, dans le temps de l'Église: "Le Christ, à coup sûr, veut être cherché là, dans tel style, dans telle expérience, sous telle étiquette. À coup sûr, c'est par là qu'il faut regarder; ce sont ceux-ci ou ceux-là qui ont trouvé le secret de l'avenir!"

Nous sommes facilement tentés de prendre appui sur des slogans, sur des formules ou des recettes qui font florès dans l'opinion ou les médias, au risque de déprécier les richesses propres du Carmel ou de l'Évangile. Mais Jésus nous rassure et nous calme: "N'y allez pas; n'y courez pas!" Nous nous posons des questions parfois angoissées: "Quand? Ou?" Et Jésus nous répond dans la paix: "Ici, dès maintenant".

Ce qui nous revient, c'est de nous ouvrir, personnellement et communautairement, au règne de Dieu que Jésus fait advenir, ici et maintenant, au milieu de nous. Ce qui construit l'avenir, c'est de vivre authentiquement le présent, l'aujourd'hui de grâce que Dieu nous offre, de faire bon accueil au Règne de Dieu qui chaque jour nous rejoint, nous devance et nous surprend. Les vraies prospectives sur l'avenir partent d'une réflexion courageuse sur le présent, d'une attention, dans le présent, aux germes de vie qui croissent et veulent croître.

Selon Jésus, seuls sont vraiment aptes à bâtir l'avenir ceux qui savent patienter dans la foi et faire taire en eux les questions téméraires ou fébriles. Ce sont les pauvres de cœur, qui acceptent d'assumer le réel, tout le réel, avec la force et la lumière que Dieu dispense par son Esprit,

rien que pour aujourd'hui .

http://bibleetviemonastique.free.fr/lu172025.htm



Prière du soir

Comme à l’accoutumée, je te reviens ce soir, terni par l’habitude et le poids des fatigues, et tu me redis cette parole éblouissante : Le Règne de Dieu est parmi vous. J’ai si souvent suffoqué, croyant me noyer, alors que jamais tu ne m’as laissé seul. Tu jalonnes nos vies de signes imperceptibles que l’œil aimant reconnaît. Tu dis : Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde (Matthieu 28.20)

Les saints du jour (jeudi 11 Novembre)

Publié le 10/11/2010 à 19:37 par jubilatedeo
Saint Martin de Tours Evêque (+ 397)
SAN MARTINO DI TOURS VESCOVO

Les Eglises d'Orient l'appellent aussi "saint Martin le Miséricordieux". Il est né en Pannonie, l'actuelle Hongrie, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. A 15 ans ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau (*) et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin. Il quitte l'armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, en disant cette parole: "Seigneur, s'il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur."
En France, près de 500 localités et bourgades portent son nom.
(*) Un internaute nous signale: "Martin n'a donné que la moitié de son manteau. Chaque nouvelle recrue de l'armée Romaine recevait un don de l'empereur ou du sénat, correspondant à la moitié de son équipement l'autre partie était payée par les deniers personnels. Martin n'a donné que la partie du manteau qui lui appartenait. L'autre partie était propriété de l'état romain."
- Un autre internaute nous écrit que "St Martin de Tours est mort à Candes, mais les tourangeaux dont il était l'évêque enlevèrent son corps à la nuit tombée afin de le ramener à Tours. Ses reliques sont honorées à la basilique Saint Martin à Tours."
- Remarque d'un internaute: Saint Martin est le patron des commissaires de l'armée de terre. Il n'y a pas à ma connaissance de patron officiel des commissaires de la marine, même si une rumeur ténue veut que ce soit Sainte Marthe.
- Un internaute nous écrit: "c'est à l'occasion de ce trajet de retour que sur son chemin les arbres et les fleurs refleurirent malgré que ce ne fut pas le moment ce qui nous donna l'été de la saint Martin qui revient à chaque automne au moment souvent appelé par les médias l'été indien."
Né en Pannonie de parents païens, élevé à Pavie, il fut enrôlé en Gaule dans la garde impériale à cheval. À Amiens, encore catéchumène, il donna à un pauvre la moitié de son manteau. Après son baptême, il quitta l’armée et mena la vie monastique à Ligugé dans un couvent construit par lui-même, sous la direction de l’évêque de Poitiers, saint Hilaire. Ordonné prêtre puis évêque de Tours, il donna l’exemple du bon pasteur, fonda d’autres monastères et des paroisses dans les campagnes et mourut à Candes en 397. Il fut mis au tombeau à Tours en ce jour. Saint-Martin est le patron des personnes démunies, des mendiants, des cavaliers, des aubergistes, des hôteliers, des anciens alcooliques, des soldats, des tailleurs, des viticulteurs et de nombreuses villes et régions d’Europe et d’Asie. Il est invoqué pour lutter contre la pauvreté et pour être délivré d’une dépendance à l’alcool.

Lecture

On ne saurait passer sous silence, semble-t-il, tous les artifices par lesquels le diable tenta Martin dans cette même période. Un jour, en effet, il se fit précéder par une lumière brillante dont il s’enveloppa lui-même, pour se jouer de lui plus aisément à la lueur d’un éclat emprunté ; revêtant également le costume du souverain, ceignant un diadème de pierres précieuses et d’or, les brodequins dorés aux pieds, l’air serein, le visage souriant, au point qu’il avait l’air de tout sauf du diable, il apparut à Martin en prière dans sa cellule. Au premier abord, Martin en demeura stupéfait, et tous deux gardèrent longuement un profond silence. Puis le diable prit la parole le premier : « Martin, reconnais celui que tu vois : je suis le Christ. Au moment de descendre sur la terre, j’ai tenu à me révéler auparavant à toi ». A ces mots, comme Martin se taisait sans proférer la moindre réponse, le diable osa renouveler son impudente déclaration : « Martin, pourquoi hésites-tu ? Crois, puisque tu vois ! Je suis le Christ ! » Alors Martin, à qui une révélation de l’Esprit donnait à entendre que c’était le diable, et non le Seigneur : « Non, dit-il, le Seigneur Jésus n’a point prédit qu’il viendrait vêtu de pourpre, ni avec un diadème éclatant ; pour ma part, je ne croirai à la venue du Christ que s’il se présente avec les habits et sous l’aspect qu’il avait lors de sa passion, et s’il porte clairement la marque de la croix ».

Sulpice Sévère, Vie de Saint Martin.

Prière

Dieu qui as été glorifié
par la vie et la mort de l’évêque saint Martin,
renouvelle en nos cœurs
les merveilles de ta grâce,
si bien que ni la mort, ni la vie
ne puissent nous séparer de ton amour

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-11.htm#tours
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov11bis.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_de_Tours
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/11/index.html



Sainte Agnès de Bavière (+ 1532)
Fille du duc de Bavière, Louis IV, elle fut élevée par les religieuses clarisses de Saint-Jacques de Münich. Les clarisses de Bavière la vénèrent comme une sainte. On raconte qu'au moment où ses parents voulurent la reprendre, elle courut vers le tabernacle en s'écriant :"Que je ne sois jamais séparée de vous." Elle tomba alors malade et mourut quelque temps après.



Bienheureuse Alice Kotowska martyre (+ 1939)

Supérieure de sa maison religieuse et directrice d’un cours supérieur pour jeunes filles, elle fut arrêtée par le régime nazi d’occupation, internée dans la prison de la ville, puis fusillée dans un bois voisin avec d’autres détenus à Laski Piasnika, près de la ville de Wejherowo en Pologne.
(Maria Edvige), professe de la Congregation des Soeurs de la Résurrection, née à Varsovie, Pologne, le 20 novembre 1899, morte à Piasnika près de Wejherowo le 11 novembre 1939.
Béatifiée le 13 juin 1999 à Varsovie par Jean-Paul II.
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_academies/cult-martyrum/martiri/001.html#1999



Bienheureux Araldus (+ 1250)

abbaye cistercienne d'Isenhagen

Frère convers cistercien de l'abbaye cistercienne d'Isenhagen en Allemagne.

Voir aussi:
http://en.wikipedia.org/wiki/Isenhagen_Abbey



Saint Barthélemy de Grottaferrata Abbé à Grottaferrata, compagnon de saint Nil (+ 1065)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nil_de_Rossano
Il naquit en Calabre et se mit tout jeune sous la conduite de son compatriote saint Nil, fondateur de ce monastère italo-grec de Grottaferrata. Passionné par les études, il parlait plusieurs langues. Devenu abbé, il fit de ce monastère un foyer de science et d'art, à une époque de décadence généralisée en Occident.
Au monastère de Grottaferrata sur le territoire de Tusculum près de Rome, en 1065, saint Barthélemy, abbé. Né en Calabre, il se mit tout jeune sous la direction de saint Nil, dont il écrivit la vie et qu’il assista, alors qu’il était déjà moribond, dans la fondation du monastère sous la Règle de saint Basile. Il sut ensuite l’affermir par sa direction et en faire une école de science et d’art.

Autre biographie:
SAINT BARTHELEMY, ABBÉ DE GROTTAFERRATA (+ 1065)
Comme saint Nil, fondateur de l'abbaye italo-grecque de Grottaferrata au sud de Tusculum (voir au 26 septembre, t. 9, p. 536-541), Barthélemy naquit à Rossano en Calabre. Tout jeune il se mit sous la direction de son saint compatriote, qui mourut en 1004 et dont plus tard il écrivit la Vie. Passionné pour l'étude, il apprit plusieurs langues. Avant l'année 1024, il fut élu abbé, 3ième successeur de saint Nil. C'est à Barthélemy que revient l'honneur d'avoir implanté solidement la communauté à Grottaferrata et d'en avoir fait un foyer de science et d'art à l'époque où la décadence de Rome atteignit son maximum.
L'église abbatiale de Grottaferrata fut dédiée en 1024. Faut-il attribuer à Barthélemy les 2 mosaïques du 11ième siècle qui subsistent encore? C'est fort probable. Leur style tout byzantin montre que le monastère était de culture intégralement grecque. Les manuscrits dont certains furent copiés par Barthélemy lui-même, ses commentaires de l'Écriture, ses hymnes proviennent des mêmes sources. Tout cet ensemble extrêmement intéressant et qui a survécu jusqu'à nos jours était cependant légèrement dépaysé dans le Latium, et c'est ce qui explique que saint Nil et ses successeurs de Grottaferrata eurent bien moins d'influence que saint Romuald et ses Camaldules, leurs émules en sainteté, mais leurs inférieurs en science théologique.
D'après son biographe, Barthélemy aurait joué un rôle dans les rivalités dont le trône pontifical était l'enjeu, ce qui n'est pas impossible, quoique les autres auteurs n'en parlent pas. L'abbaye de Grottaferrata avait été construite sur une terre appartenant à Grégoire, comte de Tusculum; ses descendants continuèrent ses bienfaits, un de ses fils, le pape Jean 19, consacra l'église abbatiale en 1024. On a dit que Barthélemy aurait conseillé d'abdiquer au malheureux Benoît 9, petit-fils de Grégoire et neveu de Jean 19, et qu'il l'aurait accueilli à Grottaferrata où il aurait eu la joie de le voir se convertir et
mourir paisiblement peu avant lui: tout cela est assez douteux. On a raconté également que Barthélemy avait à la fin de sa vie une grande autorité dans les conseils du pape: c'est une phrase élogieuse qui ne tire pas à conséquence. Au vrai, on ne sait pas du tout quelle attitude a pris Barthélemy au milieu des factions romaines ou dans les dissensions de plus en plus graves qui opposaient les Latins aux Grecs au temps de Michel Cérulaire. Il est bien probable que, moine avant tout, il ne s'est pas immiscé dans le gouvernement de l'Église, se contentant d'accueillir avec charité les Byzantins ou les Calabrais de culture grecque qui venaient en pèlerinage à Rome.
Barthélemy mourut le 11 novembre 1065. Il fut presque aussitôt considéré comme saint à Grottaferrata dont il est patron secondaire; il fut introduit au martyrologe romain en 1586. Au 18ième siècle, sa fête fut adoptée par les diocèses de Tusculum et de Rossano, ainsi que par les moines basiliens. Dans le sanctuaire de l'église de Grottaferrata une mosaïque ancienne le représente avec saint Nil.



Bienheureux Barthélémy de Tours (11ème s.)

Cathédrale Saint-Gatien de Tours construite entre 1170 et 1547

Abbé de Marmoutier, puis évêque de Tours, il se montra vigoureux pour la défense de la doctrine eucharistique attaquée par Béranger de Tours dont les erreurs théologiques portaient sur la " Présence Réelle " et la " transsubstantiation " du pain et du vin au Corps et au Sang du Seigneur. Il amena Béranger à la conversion et au repentir en lui donnant à réfléchir sur le dogme et la théologie.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_archev%C3%AAques_de_Tours
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Gatien_de_Tours



Saint Bertuin évêque et abbé (+ 698)

Originaire d'Angleterre, il quitta le monastère d'Othbelle pour se fixer sur les bords de la Sambre dans la forêt de Marlaigne. Il y bâtit une cellule qui devint l'origine d'un monastère tant sa sainteté lui attirait des disciples.
L'abbaye de Malonne près de Namur en Belgique... plus de 1300 ans d'histoire.
http://membres.lycos.fr/saintberthuin/
Au monastère de Malonne dans le Brabant, au VIIe siècle, saint Bertuin, vénéré comme évêque et abbé.

Saint Berthuin (chapelle de Malonne)

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bertuin_de_Malonne



Saint Cynfran (5ème s.)
On vénère encore la source qui porte son nom au Pays de Galles. Il aurait été le fils du roi Brychan de Brecknock.



Saint Etienne de Serbie Prince serbe (+ 1336)

Il eut les yeux crevés par son père, le roi Miloutine ou Milocevitch de Serbie, qui le croyait meneur d'une conspiration menée contre lui. Saint Etienne endura avec patience cette épreuve. Envoyé comme otage à Constantinople, il fut enfermé au monastère du Pantocrator où sa douceur, sa patience, ses attentions délicates pour tous, lui attirèrent la bonté des moines. Saint Nicolas lui apparut en songe et lui rendit la vue. En reconnaissance, le prince fit construire l'église de Detchani à Constantinople qui est un des chefs d'œuvre de l'art byzantin et serbe. Saint Etienne fut assassiné par l'un de ses fils.

Autre biographie:
Saint Etienne [Stefan] Dechani de Serbie
Saint Stefan de Dechani
Stefan Urosh 3 était le fils du roi Milutin. Par son amour envers le Christ, comme par gratitude envers la communauté de Hilandar qui avait joué les bons offices de réconciliation entre lui et son père Milutin, Etienne bâtit dans la cour de la tour Hrussia, dans Hilandar, l'église de Saint-Basile. Il bâtit nombre de fondations, la plus célèbre étant le monastère du Christ Pantocrator près de Dechani, en Metochie, suite à quoi le roi fut appelé "Etienne (Stefan) de Dechani" par le peuple. Du fait de sa symétrie architecturale, de son ornementation majestueusement sculptée, des thèmes théologiques des peintures et de la richesse du trésor monastique, Dechani représente un des monuments les plus importants de l'héritage médiéval Serbe. Les reliques du donateur, Etienne de Dechani, reposent en paix dans le monastère Dechani.



Saint Jean l'Aumônier Patriarche d'Alexandrie (+ 636)

Saint Jean l'Aumônier, de Titien. Église San Giovanni Elemosinario.

23 janvier en Occident, 11 novembre en Orient. Originaire de l'île de Chypre, cet ancien fonctionnaire impérial n'était plus très jeune quand il devint patriarche d'Alexandrie. Dès son arrivée, il recensa les pauvres et les sans domicile fixe. Et c'est ainsi que 7.500 pauvres chaque jour furent secourus par l'Eglise d'Alexandrie. Un jour qu'il voyait ses fidèles quitter l'office avant qu'il soit terminé, il partit les rejoindre, avec ses ornements liturgiques, en leur disant avec humour: "Je dois partir à la recherche des brebis égarées." Chassé par l'invasion perse de 619, il se réfugia dans son île natale et y mourut quelques mois plus tard. On rattache à la forme de son apostolat l'origine de "l'Ordre religieux et militaire des hospitaliers de saint Jean", appelés par la suite les chevaliers de Malte.
Fête le 23 janvier en Occident, le 11 novembre en Orient.
Célèbre par sa miséricorde envers les pauvres : rempli de charité pour tous, il prit soin de faire construire des églises, des hospices et des orphelinats et s’efforça, avec la plus grande sollicitude, de soulager toute misère de la cité, rassemblant dans ce but les biens de l’Église et exhortant sans relâche les riches à faire preuve de bienfaisance envers les pauvres.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_l%27Aum%C3%B4nier



Sainte Marine de Nagasaki tertiaire dominicaine (+ 1634)

ou Marina d'Omura.
Tertiaire de l'Ordre de saint Dominique, elle servait les missionnaires persécutés avec une grande charité et un grand courage. Elle fut arrêtée comme chrétienne et condamnée à être brûlée vive. Attachée à un poteau, elle subit un supplice d'une cruauté raffinée. Elle fut consumée lentement par des braises qui brûlaient à quelque distance autour d'elle. "Elle expira comme un pain cuit au four, brûlée plutôt par l'amour divin que par le feu matériel" a-t-on dit de sa mort.
Elle fut mise dans les fers, exposée en dérision en public pour sa chasteté et enfin brûlée vive sous le chef suprême Tokugawa Yemitsu à Nagasaki au Japon.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marine_de_Nagasaki



Saint Maxime (+ 1433)

Fol en Christ qui vivait à Moscou au 15ème siècle à l'époque de la domination tatare. Il allait par toute la ville, presque nu en toutes saisons malgré le froid des hivers, enseignant le renoncement et condamnant publiquement les riches qui édifiaient leur fortune sur le malheur des pauvres.

Autre biographie:
Repos de saint Maxime de Moscou, le Fol-en-Christ (+ 1434)
On ne sait rien de ses parents, ni de ses lieu et date de naissance. Saint Maxime choisissit un des chemins les plus difficiles et épineux pour le Salut, ayant choisit de se déguiser en fou pour la cause du Christ. Ete et hiver, Maxime se promenait quasi nu, endurant tant le froid que la chaleur. Il avait une maxime, "L'hiver est terrible, mais le Paradis est doux".
La Russie aimait ses fous, considérant leur profonde humilité, faisant attention à leur sagesse, exprimée dans des proverbes populaires. Et chacun considérait ces saints fous, des Grands Princes jusqu'au dernier mendiant.
Saint Maxime vécut en des temps difficiles pour le peuple Russe. Les incursions Tatars, les sécheresses, et les épidémies étaient endémiques, et le peuple mourrait. Le saint se disait malchanceux, "Tout fil ne convient pas au métier à tisser, parfois c'est le contraire.. Ils ont gagné la bataille, soumettons-nous et courbons-nous plus bas. Ne pleurez pas, vous qui êtes battus; mais pleurez, vous qui n'êtes pas battus. Montrons de la tolérance, et en cela au moins, nous serons humains. Graduellement, même le bois vert finit par brûler. Dieu nous accordera le salut si nous supportons tout avec patience."
Mais le saint ne disait pas que des paroles de consolation. Ses dénonciations enflamées effrayaient les puissants de ce monde. Saint Maxime disait souvent aux riches et célèbres : "La maison a un coin aux icônes, mais la conscience est à vendre. Chacun fait le Signe de Croix, mais aucun ne prie. Dieu voit tout ce qui ne va pas. Il ne vous trompera pas, mais vous non plus, vous ne Le tromperez pas".
Saint Maxime mourrut le 11 novembre 1434 et est enterré dans l'église des saints princes Boris et Gleb. Des guérisons miraculeuses commençèrent à se faire sur les reliques du saint de Dieu. Dans une encyclique de 1547, le métropolite Macaire enjoignait "à chanter et à célébrer à Moscou le nouveau Thaumaturge Maxime, Fol-en-Christ". La même année, le 13 août, on éleva les reliques incorrompues de saint Maxime. L'église des saints Boris et Gleb, où le saint fut enterré, brûla en 1568. A son emplacement, on bâtit une nouvelle église, qui fut consacrée sous le nom de saint Maxime, Fol-en-Christ. Les vénérables reliques de saint Maxime y furent placées.



Saint Ménas Martyr en Egypte (+ 303)

ou Mena. Soldat égyptien qui, pendant les persécutions de l'empereur Dioclétien, se déclara chrétien et fut éprouvé pour cette raison d'effroyables tortures avant d'être décapité. Il fut longtemps le saint patron de l'importante colonie égyptienne de Rome.
Un synaxaire grec contemporain rapporte ce fait que les soldats grecs qui étaient dans l'armée des Alliés, lors de la bataille d'El-Alamaeïn le prièrent: la nuit venue, saint Ménas apparut au milieu du camp allemand à la tête d'une caravane de chameaux strictement de la même manière qu'il était jadis représenté sur une des fresques de l'église décrivant les miracles du saint. Cette apparition jeta la stupeur puis la panique parmi les troupes allemandes et atteignit si fort leur moral que les Alliés remportèrent la victoire. En reconnaissance, on restaura l'église du saint Menne, à Alamaeïn. L'Eglise grecque conserve pieusement ce souvenir.

Voir aussi: Saint Ména (285 - 309) fêté le 11 novembre et 10 décembre.
Sur les bords du lac Maréotis en Égypte, au IIIe ou IVe siècle, saint Ménas, martyr.
http://orthodoxie.centerblog.net/560236-Saint-Mena

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov11.html



Saint Ménas ermite dans le Latium (+ v. 580)

saint Ménas, solitaire dans la province de Samnium à l’est du Latium, mort vers 580, dont le pape saint Grégoire le Grand rappelle les vertus.



Saint Rhediw (?)
Il a dû exister puisqu'une église paroissiale du Pays de Galles s'est placée sous sa protection à Llanllyfini.



Sainte Stéphanide (+ 160)
Chrétienne, elle avait assisté saint Victor durant ses souffrances. Arrêtée à son tour, elle confessa Jésus-Christ. Attachée entre deux palmiers qu'on avait courbés et retenus par des cordes, on libéra les arbres qui reprirent brutalement leur position et déchirèrent ainsi en deux le corps de notre martyre.



Saint Théodore le Studite Higoumène du monastère du Stoudion (+ 826)

Théodore le Stoudiote (mosaïque du XIe siècle).

Fêtes le 11 novembre (dormition) et le 26 janvier (translation de ses reliques). Né dans une noble et très chrétienne famille de Constantinople. Il entre dans un monastère dirigé par l'un de ses oncles, mais les moines sont exilés parce qu'ils réprouvent la conduite de l'empereur qui répudie sa femme et en épouse religieusement une autre. Lorsque les raids arabes chassent les moines byzantins de leurs monastères d'Asie Mineure, saint Théodore revient à Constantinople où ses difficultés se sont aplanies. Il est placé à la tête du monastère du 'Stoudios' à qui il fait retrouver la pureté du monachisme primitif. Le règlement du Stoudios servira d'ailleurs de règle à un grand nombre de monastères orientaux. Chaque jour, il adresse à ses frères des catéchèses célèbres. Mais la tempête revient. L'empereur Léon V met hors la loi les saintes images. Théodore résiste et il passera le reste de sa vie dans un exil douloureux. "O philanthropie indicible du Christ, dit-il. Du non-être, il nous a amenés à l'être."
Le 27 mai 2009, Benoît XVI a traçé durant l'audience générale un portrait de saint Théodore Le Studite. Né en 759 dans une famille riche et religieuse, il se fit moine à 22 ans. Son opposition au mariage adultère de l'empereur Constantin VI, le fit exiler à Salonique en 796. Il peut retrouver son monastère de Sakkudion grâce à l'impératrice Irène, qui le fit venir à celui de Studios, loin des incursions sarrasines. Il guida ensuite la résistance contre l'iconoclaste Léon V, ce qui lui valut de nouveaux exils à travers l'Asie Mineure. Finalement de retour à Constantinople, il mourut en 826.
Le Pape a d'abord rappelé que Théodore "s'est distingué dans l'histoire de l'Eglise comme grand réformateur de la vie monastique, puis comme défenseur des icônes avec le Patriarche Nicéphore au cours de la seconde crise iconoclaste... Il insista sur la valeur du monachisme et la nécessaire obéissance des moines...pour que les que le monastère soit une communauté fonctionnelle, une véritable famille, un corps du Christ comme il disait... Une de ses convictions profondes était que le moine doit observer les devoirs chrétiens avec rigueur et intensité afin d'offrir un exemple aux autres. Pour cela il doit prononcer ses voeux particulier...comme un second baptême". Puis il a souligné l'importance pour saint Théodore de la pauvreté, de la chasteté et de l'obéissance, qui distinguent les moines des laïcs". La pauvreté personnelle "constitue un élément essentiel du monachisme, qui peut indiquer aussi un cheminement pour les autres fidèles. Les moines vivent radicalement la renonciation à la propriété et aux biens matériels, la sobriété et la simplicité dans un esprit d'égalité. Sans dépendre des choses matérielles, il faut apprendre à renoncer et à être sobre pour qu'une société solidaire puisse surmonter enfin la grave question de la misère du monde... Ces renonciations, Théodore Le Studite les appelaient "un martyre de la soumission". D'ailleurs, le tissu social ne peut tenir qu'en appliquant pour le bien commun ces limites aux règles générales. Ainsi créera-t-on une société libérée de la superbe qui conduit ce monde.
Pour saint Théodore, a ajouté le Pape, "l'humilité était aussi une importante vertu, la Philergia, c'est-à-dire l'amour du travail... Sous prétexte de la prière et de la contemplation, le moine ne doit pas se dispenser de travailler, le travail manuel étant un moyen de rencontrer Dieu... Père spirituel de ses moines, il était toujours prêt à écouter leurs confidences, mais conseillait spirituellement aussi de nombreuses personnes hors de la communauté... La règle du Studite ne fut codifiée qu'après sa mort et adoptées presque complètement au Mont Athos, où elle est toujours en usage, singulièrement d'actualité". Benoît XVI a conclu son exposé en disant qu'il existe de nos jours nombre de "courants qui menacent l'unité de la foi et poussent à un dangereux individualisme spirituel. Il faut donc s'engager dans la défense et dans la croissance de l'unité parfaite de l'Eglise, dans laquelle paix et ordre peuvent s'articuler harmonieusement avec les rapports personnels dans l'Esprit. L'enseignement du Studite est éclairant en la matière".
(source: VIS 090527)

À Constantinople, en 826, saint Théodore Studite, abbé, qui fit de son monastère une école de sages, de saints et de martyrs, victime des persécutions perpétrées par les iconoclastes; trois fois envoyé en exil, il eut en grand honneur les traditions des pères de l’Église et, pour l’exposé de la foi catholique, il écrivit les célèbres Institutions de la doctrine chrétienne.

Lecture

Nous aussi, si nous nous plaisons à marcher à leur suite, n’observons pas seulement ce qui nous concerne nous-mêmes, mais par pitié prions pour le monde, ayant compassion pour ceux qui vivent dans une vie pervertie, de ceux qui s’affermissent dans les hérésies, de ceux qui ont été entraînés dans l’erreur, des païens qui vivent dans les ténèbres, bref, de tous les hommes, selon la recommandation de l’Apôtre de faire des prières et des supplications. Ainsi, avant de rendre service aux autres, nous nous rendons service à nous-mêmes en étant transpercés de douleur et en nous purifiant de toute pratique passionnée ; délivrés de la passion, puissions-nous être jugés dignes d’obtenir la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur, à qui appartiennent la gloire et la puissance avec le Père et l’Esprit saint maintenant et toujours et pour les éternités d’éternités. Amen.

Théodore Stoudite, Petites catéchèses


Prière

Dieu qui, par l’intercession du saint abbé Théodore,
as donné une impulsion nouvelle
et sa splendeur à la vie monastique,
fais que, nous conformant à la Passion du Christ
avec persévérance, nous puissions avoir part
un jour à son royaume.
Lui qui est Dieu
et qui vit et règne avec toi,
dans l’unité de l’Esprit saint,
pour tous les siècles des siècles.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov11ter.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odore_le_Studite



Saint Véran Evêque de Vence (5ème s.)
ou Vérand.
Il y eut un saint Véran, peut-être deux, peut-être plus. On pensait au début du Moyen Age qu'il était le fils d'un saint évêque de Lyon devenant à son tour évêque de Vence. Mais d'autres pensent qu'il est confondu avec saint Véran de Cavaillon dont le diocèse d'Autun fait mémoire aujourd'hui et que le martyrologe romain ancien mentionnait le 19 octobre. Plusieurs localités rappellent l'existence de l'un ou de l'autre : Saint-Véran-05350, Saint-Vérand-69620, Saint-Vérand-71570, Saint-Vérand-38160.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-V%C3%A9ran

Voir aussi le site du diocèse de Mende
http://catholozere.cef.fr/histoire/saints.html
Fils de saint Eucher, évêque de Lyon, il fut élevé au monastère de Lérins. Devenu évêque, il écrivit au pape saint Léon le Grand pour le remercier de sa lettre à Flavien sur le mystère du Verbe incarné.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_de_Vence
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vence



Saint Victor Soldat romain (2ème s.)

Soldat romain originaire d'Italie, il fut muté dans la région de Damas. Dénoncé pour sa foi en Jésus-Christ, on lui fit boire un mélange de chaux vive et de vinaigre, puis on le laissa pendu par les pieds jusqu'à la mort. Sa douloureuse agonie dura trois jours. C'est ainsi qu'il trouva le repos éternel.



Bienheureux Vincent Eugène Bossilkov évêque de Nicopoli, passioniste et martyr (+ 1952 )

Il refusa, sous le régime soviétique, de se séparer de la communion avec l’Église romaine, fut incarcéré et cruellement maltraité, enfin condamné à mort sous prétexte de trahison et fusillé. Avec lui furent fusillés aussi les bienheureux Pierre Vitchev, Paul Djidjov et Joseph Chichkov, prêtres, augustins de l’Assomption, faussement accusés de trahison, torturés, humiliés et condamnés à mort dans une parodie de procès à Sofia en Bulgarie.
Né à Belene en Bulgarie le 16 novembre 1900, mort à Sofia le 11 novembre 1952, son corps fut mis dans une fosse commune avec plusieurs autres.
Béatifié par Jean-Paul II le 15 mars 1998.
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_academies/cult-martyrum/martiri/001.html#1998

A lire aussi:
- Bienheureux Eugène Bossilkov (évêque et martyr): 1900-1954 (site de la Province Passioniste de France)
http://www.passionistes.com/Bienheureux-Eugene-Bossilkov.html

- Béatification des Martyrs Bulgares.
http://www.assomption.org/Ressources/DocumentsAssomption/DctAA-2002.htm#1




Les Églises font mémoire…

Anglicans : Martin, évêque de Tours

Catholiques d’occident : Martin de Tours, évêque

Coptes et Ethiopiens (2 hatur/hedar) : Pierre III (+env. 490), 27e patriarche d’Alexandrie (Église copte-orthodoxe) ; Abba Libanos (IVe-Ve s.), moine (Église éthiopienne)

Luthériens : Martin de Tours, évêque et bienfaiteur en Gaule

Maronites : Martin, évêque de Tours ; Mennas d’Egypte (+304), martyre

Orthodoxes et Gréco-catholiques : Mennas d’Egypte, martyre ; Vincent de Saragosse, diacre et Valère (+304), évêque, hiéromartyrs ; Théodore Stoudite, higoumène et confesseur ; Sérapion Zarzmeli (IXe s.), higoumène (Église géorgienne)

Vieux Catholiques : Martin de Tours, évêque



SOEREN KIERKEGAARD (1813-1855)

Le 11 novembre 1855, s’éteint à quarante-deux ans Soeren Kierkegaard, dans sa ville de Copenhague ; philosophe et théologien luthérien, il témoigna d’une spiritualité radicalement évangélique.
Dans sa jeunesse, Soeren hérita de son père une vive sympathie pour les grands représentants du piétisme allemand ; à la mort de son père, il entra en possession d’un legs important qui lui permit de se livrer à la recherche intellectuelle et de publier à compte d’auteur les ouvrages – très nombreux – qu’il écrira au cours de sa brève existence.
C’est dans un monde envahi par la pensée hégélienne que Kierkegaard reçut sa première formation, mais il se rebella intérieurement contre ses maîtres et se mit en quête d’une vérité autre que celle qu’offrait l’idéalisme : il proposa donc un accès à la vérité par la « voie de la vie ». Pour Kierkegaard, la vérité chrétienne n’est pas celle qui découle de l’unité rationnelle d’un système de pensée, mais bien plutôt celle qui naît de l’expérience personnelle, la seule pour laquelle il vaille la peine de vivre et de mourir.
Pour Kierkegaard, la rencontre de Dieu ne se produit que dans l’humiliation de l’intelligence, quand l’homme – une fois vaincue toute illusion de pouvoir connaître la vérité par ses propres forces – se laisse absorber tout entier par le sens des choses éternelles et en témoigne, jour après jour, auprès des autres.
Le théologien danois exprima ce surcroit de sens donné à l’expérience religieuse spécialement dans ses œuvres poétiques et dans de courtes méditations d’une rare densité. Ses écrits eurent une influence extraordinaire sur la pensée éthique et surtout religieuse des XIXè et XXè siècles. Avec sa liberté de parole tout évangélique, il critiqua penseurs et pasteurs illustres de son temps, pour redonner souffle à la foi et à la culture chrétiennes en grand danger de s’ensabler dans le dogmatisme desséchant.

Lecture

Ô Saint Esprit,
nous te prions pour nous-mêmes et tous les hommes.
Ô Esprit de vie, on ne manque ici ni de forces,
ni d’éducation, ni de prudence :
oh, non ! il y en a même trop.
Ce dont nous avons besoin,
c’est que tu nous libères, toi, de la force
qui nous mène à la perdition :
prends-la et donne-nous la vie.
L’homme, sans aucun doute, éprouve un frisson mortel
quand, pour que tu deviennes sa force spirituelle,
tu le prives de sa force naturelle.
Oh, si même les créatures privées de raison
comprennent
en fin de compte le bien qui leur arrive après coup
quand le cocher royal
prend en mains les brides
- ce qui les faisait de prime abord regimber
dans un sursaut de rébellion -,
l’homme ne serait-il pas capable, lui,
de comprendre
de quel bienfait tu le combles
quand tu lui ôtes la force pour lui donner la vie ?

Soeren Kierkegaard, A l’Esprit saint

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Soeren_Kierkegaard
http://sos.philosophie.free.fr/kierkega.php
http://www.memo-online.com/Dossier.asp?ID=289

Un verset

Publié le 09/11/2010 à 13:45 par jubilatedeo
Un verset
Pas de saint comme Yhwh rien sans toi pas de roc comme notre Dieu.

Premier livre de Samuel - Chapitre 2 - Verset 2

Evangile et homélie du mercredi 10 Novembre

Publié le 09/11/2010 à 13:35 par jubilatedeo
Evangile et homélie du mercredi 10 Novembre
Prière du matin

Seigneur Jésus, apprends-moi à être généreux, à te servir comme tu le mérites, à donner sans compter, à combattre sans souci des blessures, à travailler sans chercher le repos, à me dépenser sans attendre d’autre récompense que celle de savoir que je fais ta sainte volonté.

Prière attribuée à saint Ignace de Loyola († 1556)



Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 3,1-7.

Fils bien-aimé, rappelle à tous qu'ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu'ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien;
qu'ils n'insultent personne, ne soient pas batailleurs, mais pleins de sérénité, faisant preuve d'une douceur constante à l'égard de tous les hommes.
Car nous aussi, autrefois, nous étions insensés, révoltés, égarés, esclaves de toutes sortes de désirs et de plaisirs ; nous vivions dans la méchanceté et les rivalités, nous étions odieux et remplis de haine les uns pour les autres.
Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et sa tendresse pour les hommes,
il nous a sauvés. Il l'a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d'actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l'Esprit Saint.
Cet Esprit, Dieu l'a répandu sur nous avec abondance, par Jésus Christ notre Sauveur ;
ainsi, par sa grâce, nous sommes devenus des justes, et nous possédons dans l'espérance l'héritage de la vie éternelle.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

En parlant à la première génération chrétienne, Paul avait souligné la transformation de celui qui a été converti : devenir chrétien signifiait d’abord une rupture. Mais au cours de la génération suivante, tandis que l’Église s’établissait dans les diverses provinces de l’empire romain, l’espoir d’un retour imminent du Christ s’était estompé : si la vie du monde et de l’Église se prolongeait, il fallait que le Chrétien donne l’exemple d’une vie ordonnée et juste. Comme l’obéissance était alors le soutien de la vie familiale et sociale, Paul insiste pour que l’obéissance du chrétien vienne du cœur.
Il sera facile de parler de contradictions dans l’enseignement du Nouveau testament, ou d’opportunisme : ici, loyauté sociale et vertus familiales ; ailleurs, ignorer jusqu’à son père et sa mère. De fait l’un ne s’oppose pas à l’autre. Obéissance venant du cœur tant que cela ne s’oppose pas à la volonté de Dieu, mais refus de toute dépendance lorsqu’une autorité humaine prétend remplacer Dieu, ignorant la conscience et les droits des personnes.
Il reste qu’ici on insiste sur les vertus sociales ; il en était déjà de même dans 2.5 ; 2.10 et aussi 1Timothée 2.2 et 2.11.



Psaume 22 (23), 1-2a, 2b-3, 4, 5, 6

Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d'herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l'honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m'accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j'habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Dans le petit ensemble que constituent les Psaume 15 à 24, le Psaume 23 est le répondant du Psaume 16. De nombreux mots les rapprochent, on y retrouve la même joie, la même certitude de la fidélité de Dieu.

v 23.4
Ton bâton, ta houlette : l’un sert à ouvrir le chemin dans les broussailles, l’autre à défendre le troupeau.



Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19.

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
En les voyant, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés.
L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain.
Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ?
On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ; il n'y a que cet étranger ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Les dix lépreux ont été guéris, mais à un seul Jésus a dit : Ta foi t’a sauvé, parce que sa réponse à lui venait du fond du cœur. Tandis que les autres ne se souciaient que de se faire réintégrer par les prêtres, lui avait tout de suite voulu remercier Dieu là même où la grâce de Dieu l’avait rencontré : telle est la foi qui sauve et qui transforme les personnes. Parmi tous ceux qui demandent des guérisons ou des faveurs, combien sauront aimer Dieu ?

v 17.11
Comme il faisait route vers Jérusalem. Cette mention ouvre une nouvelle section de l’évangile, comme en Luc 9.51 et Luc 14.25. Aux frontières de la Galilée et de la Samarie : cette précision justifie la présence d’un Samaritain parmi les Juifs. Les lépreux, reclus à la suite de leur maladie, vivaient très souvent groupés.

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À l’entrée du village, on trouve encore aujourd’hui, malheureusement, tout ce que les habitants rejettent, et notamment les déchets. Les lépreux sont aujourd’hui au cœur des grandes villes, pour solliciter les passants : Ngir Yalla ! : « Au nom de Dieu ». Jésus rencontre dans l’évangile d’aujourd’hui un groupe de dix lépreux. La lèpre n’était pas seulement une maladie contagieuse, c’était une impureté, un châtiment de Dieu. Myriam, la sœur de Moïse, avait reçu de Dieu cette punition. Ces dix pécheurs-malades, car ils sont supposés être les deux, implorent Jésus, faisant appel à sa pitié. Qu’attendent-ils, en fait ? Jésus ne le demande pas, mais il les envoie se présenter aux prêtres, comme s’ils étaient guéris. C’est seulement en cours de route qu’ils seront guéris.
Un seul va revenir vers Jésus pour manifester sa reconnaissance, et l’évangile précise que c’était un Samaritain, donc un hérétique ! Que de leçons dans ce récit tout simple. Remarquons seulement deux points particulièrement importants. De nos jours, comme à l’époque de Jésus, les personnes qui savent manifester une vraie reconnaissance sont de plus en plus rares : un pour dix. On ne vient dire merci que pour présenter une nouvelle demande. Où sont les neuf autres, demande Jésus ? Comprenons la leçon : ne pas savoir remercier, c’est se séparer de Jésus. Et c’est chaque jour, que nous avons à remercier Dieu de toutes les grâces qu’il nous a accordées au cours de la journée. Nous apprendrons à le faire en sachant manifester notre reconnaissance à tous ceux dont nous sommes redevables. Enfin, il n’est pas rare que nous portions sur les autres des jugements défavorables, parfois simplement parce qu’ils sont de telle religion ou de telle ethnie : c’est celui qui était spontanément mal apprécié des autres qui se révèle être le meilleur devant Dieu.

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Saint François d'Assise (1182-1226), fondateur des Frères mineurs
Première règle, 23 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 78)

« Revenir pour rendre grâce à Dieu »

Tout puissant, très saint, très haut et souverain Dieu,
Père saint et juste, Seigneur, roi du ciel et de la terre,
nous te rendons grâces à cause de toi-même,
parce que, par ta sainte volonté,
et par ton Fils unique avec le Saint Esprit,
tu as créé toutes choses, spirituelles et corporelles.
Tu nous as faits à ton image et ressemblance,
tu nous as placés dans le paradis ;
et nous, par notre faute, nous sommes tombés.

Nous te rendons grâces parce que,
de même que tu nous as créés par ton Fils,
de même, par le saint amour dont tu nous as aimés,
tu as fait naître ton Fils, vrai Dieu et vrai homme,
de la glorieuse Vierge sainte Marie,
et, par sa croix, son sang et sa mort,
tu as voulu nous racheter de notre captivité.

Et nous te rendons grâce parce que ce même Fils
reviendra dans la gloire de sa majesté,
pour envoyer au feu éternel les maudits
qui ont refusé de se convertir et de te reconnaître
et pour dire à tous ceux qui t'auront reconnu,
adoré et servi dans la pénitence :
« Venez, les bénis de mon Père, recevez le royaume qui vous a été préparé dès l'origine du monde » (Mt 25,34).

Indigents et pécheurs que nous sommes tous,
nous ne sommes pas dignes de te nommer ;
accepte donc, nous t'en prions,
que notre Seigneur Jésus Christ,
ton Fils bien-aimé en qui tu te complais,
avec le Saint Esprit Paraclet,
te rende grâces lui-même pour tout,
comme il te plaît et comme il lui plaît,
lui qui toujours te suffit en tout,
lui par qui tu as tant fait pour nous. Alleluia !



Homélie Messe

Parmi les dix lépreux que Jésus vient de guérir, seul le Samaritain a reconnu la gratuité du don de la grâce divine qui lui a été accordée. Il est le seul à revenir rendre grâce au Seigneur. La gratuité est la caractéristique première de la grâce de Dieu, que celle-ci se manifeste ou non à travers une guérison. Le salut que le Christ nous a obtenu par sa mort et sa résurrection en est l’illustration plénière et parfaite. Saint Paul nous le rappelle dans la première lecture de ce jour : « Mais lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté sa bonté et sa tendresse pour les hommes, il nous a sauvés. Il l’a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d’actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. » (Tt 3, 4-5) Celui qui nous a guéri de la lèpre du péché, l’a fait gratuitement.
Si la grâce de Dieu est gratuite, elle est aussi pour tous. Parmi les dix lépreux qui sont guéris se trouve un Samaritain, autrement dit un « étranger » pour les juifs. Mais ce Samaritain, méprisé et rejeté sans doute par beaucoup, est sauvé comme les neufs autres.
En outre, le fait qu’il soit le seul à revenir pour rendre grâce et se prosterner devant le Seigneur relie de façon admirable l’universalité et la gratuité du don de la grâce. En effet, ce qui est donné universellement ne peut être que gratuit, et ce qui est gratuit ne peut être que destiné à tous. Celui qui ne destinerait pas ses dons à tous, comment pourrait-il prétendre faire cela gratuitement !
Que « l’Esprit Saint que Dieu a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur » (Cf. 1ère lect.) le jour de notre baptême ravive en nous la conscience de la gratuité et de l’universalité d’un tel Amour. Si Lui n’a rien retenu envers nous, comment pourrions-nous penser pouvoir retenir ou devoir retenir quelque chose vis-à-vis de nos frères ! « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. » (Mt 10, 8)

Frère Elie
http://www.homelies.fr/homelie,ferie,2968.html



Méditation:

Les dix lépreux (Lc 17,11-19)

Au temps de Jésus, en Palestine, avoir la lèpre, c'était, encore plus qu'aujourd'hui, être condamné à vivre en marge de la communauté humaine. La législation du Lévitique en témoigne: "Le lépreux portera ses vêtements déchirés et ses cheveux dénoués [..] et il criera: Impur! Impur! [..] Tant que durera son mal il demeurera à part; sa demeure sera hors du camp" (Lv 13,45).

Et de fait, c'est à l'entrée d'un village que Jésus entend qu'on l'appelle: "Jésus, maître, prends pitié de nous!" Dix lépreux sont là, compagnons de misère, mais décidés à saisir la chance de leur vie, la dernière chance, puisqu'ils sont rejetés des hommes.

Ils se tiennent à distance, par habitude, par crainte, peut-être, d'indisposer Jésus en osant s'approcher; et jamais la distance ne leur a paru si dure à supporter.

Ainsi en va-t-il de nous, dans notre relation à Jésus et à Dieu. Nous croyons que notre lèpre nous rend indignes de l'amour du Père et qu'elle va rebuter le Seigneur. Nous avons encore peur de nous approcher tels que nous sommes; nous avons peine à croire que Dieu nous aime ainsi, tels que nous sommes; non pas qu'il aime notre lèpre spirituelle, mais il nous aime tout lépreux que nous sommes, car il n'y a place, dans le cœur de Dieu, ni pour le rejet ni pour le dégoût: "D'un cœur broyé, Seigneur, tu n'as pas de mépris" (Ps 51,19).

Nous imaginons sans cesse qu'une distance nous sépare du Christ. Or jamais le Christ n'est plus proche que lorsque nous souffrons, lorsque nous sentons le poids de la solitude et que nous nous croyons coupés de tout secours humain.

Et Jésus ne brusque rien. Il respecte la gêne des lépreux, qui se sentent si laids et si peu agréables. Il ne leur dit pas: "Approchez, approchez donc; je vais vous guérir!", mais, avec beaucoup de douceur et de doigté: "Allez vous montrer aux prêtres."

En effet, d'après la Loi il revenait aux prêtres d'abord de faire le constat officiel de la guérison, puis d'offrir divers sacrifices, à la charge de l'homme guéri et à la mesure de ses possibilités financières.

"Allez ... pour le constat!" Jésus leur demande un acte de foi total: se mettre en route pour le constat de guérison, alors que leur lèpre est encore là, sous leurs yeux, qui leur ronge la chair. Ils partent néanmoins, sur la seule parole de Jésus.

Quelques instants plus tard, c'est la guérison, subite, complète, pour les dix en même temps.

Les dix ont cru; mais un seul a remercié: le plus pauvre, le plus méprisé de tous, le seul samaritain de la petite bande de lépreux. Les neuf ont reçu le cadeau du Christ, et cela leur a semblé normal. La bonté de Dieu ne les a pas tirés de leur égoïsme; ils ont saisi avidement le bienfait, sans entendre l'appel; ils n'ont pas compris qu'à travers cette guérison, Jésus leur faisait signe, que Dieu les libérait pour la louange et le service.

Le samaritain, lui, est revenu, oubliant le constat; il est revenu, fou de joie, parlant tout haut et ne cessant pas de remercier Dieu. Il a pris conscience que le Christ l'aimait au point de le guérir, et devant cette évidence bouleversante: "Jésus m'a aimé", il vient se prosterner aux pieds du Maître, pour lui dire avec son corps guéri, avec son cœur soudain adouci par la joie, le merci qui n'est dû qu'à Dieu.

http://bibleetviemonastique.free.fr/lu171119.htm



Prière du soir

Seigneur, voici ma journée qui s’achève avec ses lumières et ses ombres. Oui, Seigneur, tout n’a pas été beau... Aussi, je viens faire appel à ta miséricorde infinie. Et, comme les dix lépreux, j’implore ta pitié pour tous mes péchés. Ils ont défiguré mon âme comme la lèpre seule peut le faire sur un visage humain... Cependant, ton immense amour m’encourage à revenir sur mes pas, comme ce Samaritain qui rebrousse chemin, pour venir glorifier et rendre gloire à Dieu puis, pour se prosterner devant toi, ô Jésus, l’auteur de sa guérison. Tu es proche des pécheurs, tu es accessible à leur appel, c’est pourquoi, avec une très grande confiance, je t’adresse un chaleureux merci pour tous tes bienfaits. Que ta paix descende sur moi et que la nuit favorise mon repos !

Les saints du jour (mercredi 10 Novembre)

Publié le 09/11/2010 à 10:02 par jubilatedeo
Saint Léon le Grand Pape (45 ème) de 440 à 461 (+ 461)

Il devint Pape à une époque troublée. C'était la lente agonie de l'empire romain sous les coups des invasions des Francs, des Wisigoths, des Vandales, des Huns, des Burgondes. Pour l'Eglise, c'est le risque d'éclatement en de nombreuses hérésies. En particulier les monophysites qui acceptaient la divinité du Christ mais refusaient qu'il soit vraiment homme ; les nestoriens qui acceptaient que Jésus soit vrai homme, mais pas vraiment le Verbe de Dieu. Il apporta son soutien à Flavien, le patriarche de Constantinople par une lettre dogmatique " le tome à Flavien ", qui sera la base de la définition du concile christologique de Chalcédoine (451) quelques années plus tard : Le Christ-Jésus réunit en sa seule personne toute la nature divine et toute la nature humaine. En 452, il sauve Rome des hordes d'Attila, mais ne peut empêcher le sac de Rome par les Vandales en 455. Dans cet Occident démoralisé, il reste le seul et vrai recours moral.
Le pape Benoît XVI, le 5 mars 2008:
Elu en 440, son pontificat dura plus de vingt ans, dans un temps troublé. "Les invasions barbares, l'affaiblissement de l'autorité impériale en occident, une forte crise sociale poussèrent l'Evêque de Rome à jouer un rôle notable jusque dans les affaires politiques". Ainsi en 452 Léon rencontra Attila à Mantoue dans l'espoir de dissuader les huns de poursuivre leurs opérations dans le nord de l'Italie. Trois ans plus tard il traita avec Genséric qui s'était emparé de Rome afin que soient épargnées du pillage les basiliques du Latran et du Vatican, ainsi que St.Paul hors les murs, dans lesquelles la population avait trouvé refuge.
A travers ses nombreuses homélies et lettres, Léon I démontre "sa grandeur dans le service à la vérité et à la charité, dans l'exercice assidu du langage, théologique et pastoral à la fois... Toujours attentif aux fidèles et au peuple de Rome, il avait aussi le souci de la communion entre les Eglises locales, ce pourquoi il fut l'infatigable promoteur de la primauté romaine". Sous son pontificat se tint le Concile de Chalcédoine, le plus important de tous les précédents puisqu'il "affirma l'union en la personne du Christ des natures humaine et divine, sans confusion ni séparation".
Ce Pape, a souligné Benoît XVI, évalua de manière aigüe la responsabilité du successeur de Pierre, dont la mission est unique dans l'Eglise car "seul cet apôtre a reçu ce qui a été annoncé aux autres. Tant en orient qu'en occident", saint Léon a su exercer cette responsabilité en intervenant ici ou là mais toujours avec prudence, fermeté et lucidité, que ce soit par écrit ou par le biais de ses envoyés. Il démontra combien l'exercice de la primauté romaine était, comme elle l'est aujourd'hui, pour servir efficacement la communion qui caractérise l'unique Eglise du Christ".
"Conscient du caractère transitoire de la période dans laquelle il vivait -a précisé le Saint-Père-, d'une période de crise entre la Rome païenne et la Rome chrétienne, Léon le grand sut rester proche des gens, du peuple et des fidèles par son action pastorale et sa prédication. Il liait la liturgie à la vie quotidienne des chrétiens", démontrant que la "liturgie chrétienne n'est pas l'évocation du passé mais l'actualisation de réalités invisibles en action dans la vie de chacun de nous".
Source: AG/LEON LE GRAND/... VIS 080305 (530)

Lecture

Mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père par son Fils, dans l’Esprit saint, à lui qui, poussé par l’immense miséricorde dont il nous a aimés, a eu pitié de nous ; et, comme nous étions morts dans nos péchés, il nous a rendu la vie dans le Christ, pour que nous soyons en lui une nouvelle création, une nouvelle œuvre de ses mains. Dépouillons-nous donc du vieil homme et de ses agissements ; puisque nous sommes admis à participer à la lignée du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Prends conscience, chrétien, de ta dignité ; et, devenu l’associé de la nature divine, ne retourne pas, par un revirement indigne de ta race, à ta première bassesse. Rappelle-toi quel est ton chef et de quel corps tu es membre. Souviens-toi qu’arraché à la puissance des ténèbres, tu as été transporté dans la lumière du Royaume de Dieu. Le sacrement du Baptême a fait de toi le temple du Saint Esprit ; ne mets pas en fuite, par une conduite dépravée, un tel hôte.

Léon le Grand, Sermon I sur la Nativité du Seigneur

Prière

Dieu qui ne laisses pas
les puissances du mal
prévaloir contre ton Église
fondée sur le roc inébranlable des Apôtres,
fais qu’à la prière du pape saint Léon,
elle reste ferme dans ta vérité,
et, sous ta garde,
soit pour toujours en paix.

Voir aussi:
http://missel.free.fr/Sanctoral/11/10.
http://jesusmarie.free.fr/leon_le_grand.htm
http://[url]http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_le_Grand
http://stmaterne.blogspot.com/2008/02/saints-lon-le-grand-de-rome-et-flavien.html



Saint Adelin (+ 910)

Cathédrale Notre-Dame de Sées
(La cathédrale a été construite sur l'emplacement d'une cathédrale plus ancienne remontant au Ve siècle qui est détruite lors des incursions vikings. Un nouvel édifice est détruit par deux fois lors d'un incendie en 1047 puis en 1174. La majeure partie de l'édifice actuel est édifiée à partir de 1210 et au cours des XIIIe siècle et XIVe siècle.)

Moine et abbé de Saint-Calais dans la Sarthe, il fut évêque de Sées de 884 à 910.

Autre biographie:
Adelin ou Adalhelme, moine de Saint-Calais devenu évêque de Sées de 884 à sa mort en 910. Capturé par des pirates vikings, il composa pendant sa captivité un "Livre des Bénédictions" qui fut longtemps en usage dans l'Église. Il est également l'auteur d'une biographie de sainte Opportune intitulée "Vita et miracula sanctae Opportunae"

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%AAque_de_S%C3%A9es
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Notre-Dame_de_S%C3%A9es



Saint Aedth Mac Brice, évêque de Meath (6ème s.)

Le comté de Meath (An Mhí en irlandais) est un comté de la République d'Irlande, souvent surnommé le Comté Royal (Royal County).

(Aod, Aedsind, Aidus)
Mort en 589. Les Vitae d'Aedh sont remlies de faits miraculeux, de guérisons, de bilocations et autres merveilles. Fils de Breece du clan des Hy Neill, Aedh travailla à la ferme de son père. Sa conversion eut lieu lorsqu'il fut dissuadé par l'évêque Saint Illathan de Rathlihen (10 juin), d'enlever une fille de la maisonnée de son frère, en représaille avec le refus de ce dernier de lui donner sa part d'héritage suite au décès de leur père. En lieu et place, il devint disciple de l'évêque. Il fonda un monastère à Cill-air et Rathugh en Westmeath et devint pour finir évêque. Il guérit sainte Brigitte (1er février) d'un mal de tête, et dès lors il est souvent invoqué contre les migraines.
(Bénédictins, Delaney)



Bienheureux Ambroise de Massa Franciscain (+ 1240)
Frère Mineur.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8re_mineur
http://fr.wikipedia.org/wiki/Massa



Saint André Avellin Prêtre théatin (+ 1608)

Prêtre et docteur en droit, il exerça sa charge d'avocat ecclésiastique à Naples. Il entra chez les religieux Théatins. Il a laissé la réputation d'un grand prédicateur.
André Avellin, prêtre de la Congrégation des Clercs réguliers Théatins. Célèbre par sa sainteté et son zèle à rechercher le salut de son prochain, il fit le vœu difficile de progresser chaque jour en vertu et, chargé de mérites, s’endormit dans la paix au pied de l’autel.

Autre biographie:
St-André Avellin Originaire de Castronuovo (sud de l’Italie), il est d’abord baptisé sous le prénom de Lorenzo. Après quelques études en philosophie à Venise, il étudie le droit civil et le droit canon à Naples et obtient un doctorat. À 26 ans, il est ordonné prêtre, puis il commence à travailler comme avocat à la cour ecclésiastique de Naples. Au cours d’un procès, il est amené à mentir pour défendre un de ses amis, ce qui lui cause d’importants remords et le décide à quitter cette profession. L’archevêque lui confie la mission de réformer le couvent de Saint Archange de Baiano, qui souffre d’un important relâchement de la discipline et des mœurs. Son action énergique fait de nombreux mécontents qui n’hésitent pas à attenter à sa vie, mais sans succès. À la suite de cet épisode, il décide de rejoindre les Clercs Théatins Réguliers sous le nom d’André, en hommage à l’apôtre crucifié. Pendant plus de dix ans, il occupe la charge de maître des novices puis il est nommé supérieur de l’Ordre. À cette époque, il fait la connaissance de Saint-Charles Borromée, avec qui il noue de solides liens d’amitié et qui l’aide à développer son Ordre. À partir de 1582, André se consacre davantage à la prédication et à la lutte contre le Protestantisme. Il décède subitement au pied de l’autel, alors qu’il s’apprêtait à célébrer une messe à Naples. De nombreux miracles lui sont attribués. (1521-1608) Saint-André Avellin est le patron des victimes de crises d’apoplexie. Il est invoqué pour ne pas être frappé de mort subite.

S. André, par Pedro Alonso de los Ríos

Portrait d'après nature de saint André AVellin, quelques temps avant son décès. 1608.

Voir aussi:
http://www.magnificat.ca/cal/fran/11-10.htm#avellin
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Avellin
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2009/11/10/index.html



Bienheureux André de Baudiment (+ 1142)

Ancienne abbaye de Pontigny

Moine cistercien de l'abbaye de Pontigny en Bourgogne, il fut le fondateur de l'abbaye de Chablis, non loin d'Auxerre.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Pontigny



Saint Anien évêque d'Alexandrie (1er s.)
ou Anianus. Cordonnier de son état, il aurait été converti par l'évangéliste saint Marc auquel il succéda comme évêque sur le siège d'Alexandrie si l'on en croit les "Acta" écrits par Eusèbe.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_patriarches_pr%C3%A9chalc%C3%A9doniens_d%27Alexandrie



Saint Arsène de Cappadoce Moine (+ 1924)

Né en 1840, dans la Cappadoce qui, malgré l'oppression turque, conservait alors toute sa vitalité chrétienne, il se fit moine à l'issue de ses études. Là il donna l'exemple de la dignité chrétienne et de sa bonté aussi bien envers les Grecs qu'envers les Turcs. Quand on vantait trop ses vertus, il les dissimulait par des excentricités ou des colères simulées. Il vivait très pauvrement et le plus souvent reclus pour rester en contemplation. Quand vint le jour de l'expulsion des Grecs d'Asie Mineure, le 14 août 1924, il se mit à la tête des habitants de la région, organisant, dans la paix, leur départ. Il ne vécut que quarante jours après son arrivée sur la terre grecque. Il est enterré au couvent de Sourôti, près de Thessalonique.

Autre biographie:
Saint Arsène est né en Cappadoce vers 1840, dans cette patrie des pères de l'Eglise d'Orient, qui, malgré l'oppression mahométane Turque, conservait au début du 20ème siècle des surprenants foyers d'intense Foi Chrétienne. Saint Arsène est un de ces témoins vivants. Tout jeune, il était doué d'une vive intelligence. A la fin de ses études, il devint moine. On l'envoya comme prêtre à Farassa, dans son village natal, pour instruire les enfants abandonnés.
Après son pèlerinage à pied en Terre Sainte, pèlerinage qu'il renouvelera tous les 10 ans, on prit l'habitude de l'appeler "Hadjiéfendis", mot d'origine arabe signifiant "maître pélerin". Humble prêtre de Dieu, il fut pendant toute sa vie le père et l'âme de la population opprimée. Il ne se contentait pas d'enseigner les rudiments de la culture grecque, interdite par les autorités turques : il donnait aux pauvres Grecs, tous opprimés, un exemple vivant de la grandeur et de la dignité Chrétienne. Plus que toute parole ou tout enseignernent, il était présence de Dieu, source abondante de grâce et de guérisons miraculeuses, au profit de tous, qu'ils soient Grecs ou même musulmans Turcs. Quiconque se présentait à lui avec confiance, il ne se souciait pas de connaître son origine ou sa religion, il cherchait seulement la prière appropriée à son cas. S'il n'en trouvait pas dans le livre des sacrements de l'Eglise d'Orient, livre appelé "Euchologe", alors il prenait un Psaume, lisait un passage de l'Evangile ou se contentait même de poser sur la tête du malade l'Evangéliaire. Les miracles du père Arsène étaient devenus si naturels qu'il n'y avait pas besoin de médecin à Farassa. Il était pour tous le médecin des âmes et des corps. Ceux qui ne pouvaient pas se déplacer lui envoyaient un de leur vêtements; il lisait la prière appropriée ou l'écrivait sur un morceau de tissu, et la guérison était tout aussi assurée. Cependant, quelquefois la guérison ne venait que progressivement, pour le profit de ceux qui avaient besoin d'apprendre à être humbles et à prendre progressivement conscience du secours de Dieu.
Le Père Arsène refusait tous les cadeaux qu'on lui proposait en remerciement de ses bienfaits en disant "notre Foi ne se vend pas!" Et il dissimulait habilement ses vertus, simulant le "Fol-en-Christ" ou avec de faux accès de colère, pour éviter l'admiration des hommes et de préserver sa paix. Quand on louait son pouvoir d'accomplir des miracles (c-à-d "thaumaturge"), il répondait sévèrement : "Qu'est-ce que vous pensez, que je suis un saint? Mais je ne suis qu'un pécheur pire que vous! Ne voyez-vous pas que je me mets même en colère? C'est le Christ Qui fait les miracles que vous voyez. Moi je n'ai qu'à lever les mains et à Le prier". De fait, quand il élevait les mains vers le ciel, on avait l'impression qu'il attrapait les pieds du Christ et ne Le lachait que lorsqu'Il lui avait exaucé sa demande.
Vivant dans une étroite cellule au sol en terre battue, jeûnant, priant et veillant continuellement, 2 jours par semaine, il restait reclus pour se livrer à la pure contemplation, revêtu d'un sac et prosterné sur la cendre. Et ces jours-là, ceux qui venaient demander son secours trouvaient porte close. Alors ils prenaient un peu de poussière sur le seuil et se trouvaient guéris.
Sévère envers lui-même, le Père Arsène était vivante compassion envers ses fidèles, en particulier à l'égard de ceux qui venaient confesser leurs péchés. Au lieu d'user de "pénitences" ou de remontrances, c'est avec la charité qu'il guérissait les pécheurs. Il allait souvent célébrer des Vigiles dans des chapelles isolées, marchant nus-pieds, sans utiliser de monture par compassion pour les animaux, et afin d'imiter le Christ qui allait toujours à pied. A plusieurs reprises, des Saints apparurent pour l'assister pendant la Divine Liturgie, et des fidèles purent admirer son visage alors transfiguré par la Lumière divine incréée.
Pour ses vertus, Dieu lui accorda le don de clairvoyance. C'est ainsi que le Père Arsène prédit bien à l'avance l'expulsion des Grecs hors d'Asie Mineure. Il organisa dès lors le départ des habitants de Farassa. Lorsque l'ordre d'expulsion arriva le 14 août 1924, le vieillard se mit à la tête de son troupeau, tel un nouveau Moïse, pour un exode de 300 km à pied, au milieu des Turcs menaçants. Toujours uni à Dieu, il n'en cessait pas pour autant de répandre la Miséricorde divine, indistinctement, pour les Chrétiens et les musulmans. Conformément à ce qu'il avait annoncé à ses fidèles, il ne vécut que 40 jours après leur arrivée en Grèce. Comme il était alité à l'hôpital, quelqu'un de ses proches voulut écraser un pou qu'il avait repéré. Mais le père Arsène s'écria: "Non, ne le tue pas, le pauvre! Laisse-le manger lui aussi un peu de chair! N'y en aurait-il donc seulement que pour les vers?" Puis, se tournant vers ses visiteurs, il leur dit: "L'âme, l'âme, soignez-la davantage que la chair qui, elle, ira à la terre et sera mangée par les vers!" Ce fut son dernier sermon, son testament spirituel. Deux jours plus tard, le 10 novembre 1924, âgé de 83 ans, il remit en paix son âme à Dieu, avec la confiance du fidèle serviteur. Depuis 1970, saint Arsène n'a cessé de témoigner de sa proximité auprès de Dieu, par quantité d'apparitions et de miracles survenus auprès de ses saintes reliques, déposées au monastère de Sourôti, près de Thessalonique. Son culte a été reconnu en 1986 par le Patriarcat de Constantinople.
Résumé du livre "Saint Arsène de Cappadoce", rédigé par le Père Paissios du Mont-Athos 1979.

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov10bis.html



Saint Baudolin ermite au bord du Tanaro (8ème s.)

ou Baldo. Ermite près d'Alessandria en Piémont, à l'époque du roi lombard Liutprand. Il recevait avec bonté les pauvres, les marginaux et les chercheurs de Dieu.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alessandria



Saint Constantin de Géorgie (+ 842)
Un saint roi qui voulut évangéliser les habitants de son royaume, mais qui rencontra de telles résistances qu'il en fut martyr.

Autre biographie:
Martyr Constantine roi de Géorgie.
Saint Constantine, prince de Géorgie, était de Haute Kartalinia. Il fut célèbre dans son pays pour sa générosité envers les pauvres, et son patronage envers les églises et le clergé. A son époque, la Géorgie était souvent victime d'invasions de divers ennemis. Lors d'une de ces batailles contre les barbares, Constantine fut capturé et amené à Tbilisi auprès de l'émir Buga. Il le fit d'abord jeter en prison, puis par la suite le transféra auprès de l'empereur Dzhepar, qui lui demanda de renoncer au Christ. Constantine confessa cependant fermement sa Foi. Ils le jettèrent en prison, dans une cellule fétide. A cause de sa constance dans la Foi, il fut décapité par l'épée en 842, à l'âge de 85 ans. Ils pendirent le corps du saint sur la place de la ville, mais des Chrétiens le prirent et le rapportèrent en Géorgie. On ignore le lieu de sa sépulture. En honneur du martyr Constantine, un jour de fête a été établit sous le Catholikos Jean 2 (871-893), et par la suite un Office fut composé par le Catholikos Antoine.



Saint Démétrien d'Antioche Evêque d'Antioche (+ v. 260)

Demetrianus, évêque d'Antioche de 253 à 260.
En Perse, vers 260, le trépas de saint Démétrien, évêque d’Antioche, qui fut déporté par le roi Sapor Ier, après la prise de la ville, et mourut en exil.



Saint Elaeth (6ème s.)

Eglise Saint Elaeth à Amlwch
http://www.anglesey.info/Churches%20on%20Anglesey.htm

Roi d'origine anglaise, il fut chassé de son pays vers le Pays de Galles, lors de l'invasion des Pictes. Il devint moine. On lui attribue quelques poèmes qui nous sont parvenus sous son nom.

Le Cynghogion d'Elaeth :

A présent sont partis mon audace et ma légèreté;
Si je me suis trompé, je le reconnais en vérité;
Puisse le Seigneur ne pas m'infliger de sévère peine!
Que le Seigneur n'inflige pas de lourde peine
A l'homme pour sa colère et sa passion.
Un réprouvé du Ciel est réprouvé sur terre.
Que le mortel pècheur croie en Dieu,
Et se lève à minuit;
Qu'on ne laisse pas dormir celui qui offense le Christ.
Qu'on ne laisse pas un fils de l'homme dormir, pour la cause de la Passion
Du Fils de Dieu, mais qu'il se réveille tôt à l'aube;
Et il obtiendra le Ciel et l'indulgence.
Le pardon, il obtiendra, celui qui fera appel
A Dieu, et ne Le méprisera pas,
Et au ciel ira, la nuit où il mourra.
Si un fils d'homme meurt sans avoir été réconcilié
Avec Dieu, pour les péchés qu'il a commis,
Il n'est pas bon qu'une âme soit entrée dans sa chair.
Il n'est pas dans l'habitude du malveillant de s'occuper de converser
Avec Dieu, au sujet du jour de l'affliction,
L'effronté pense qu'il ne mourra pas.
Et à présent il n'est plus -

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Ne pas faire appel à Dieu

Ne pas faire appel à Dieu, dont la bienveillance défend
Tant l'innoncent que les Anges,
C'est trop de fierté mal placée;
Malheur à celui qui fait cela ouvertement en plein monde.
Je n'aime pas chérir les traces d'habitations qui n'existent plus;
Tout en l'état présent est comme une habitation d'été.
Je suis un homme à Celui-la, dont les louanges sont au dessus de toute chose,
Vers le Dieu Très Haut qui me fit.
J'aime louer Pierre, qui sait accorder une vraie paix,
Et avec ses vertus si étendues;
Dans toutes les langues il est, avec espoir, reconnu
Comme le doux, très célèbre et généreux portier des cieux.
Dieu je vais L'implorer de m'accorder ma requête,
Seigneur, sois Eloi mon Protecteur!
Afin que mon âme, dans la crainte des tourments,
Soit sous toute la protection de tous les martyrs.
De Dieu je demanderai autre chose,
Que mon âme, pour être préservée des tourments des ennemis,
Et tenue en souvenance, puisse avoir
La protection de la Vierge Marie et des saintes vierges.
De Dieu je demanderai aussi,
Lui qui est Juste, et à même de me défendre,
Que mon âme, dans la peur des terribles tourments,
Soit sous la protection de tous les Chrétiens du monde.
A Dieu j'adresserai cette demande respectueuse,
Que, étant prêt et diligent pour toutes les Matines,
A mon âme, par peur du châtiment,
Soit accordée la protection de Dieu et de tous les Saints.

Voir aussi:
Oeuvres littéraires de ce saint roi, poète et moine:
http://www.sacred-texts.com/neu/bard/pwp.htm



Saint Georges du Puy (+ 84)

Apôtre et premier évêque du Velay. Il aurait été l'un des soixante-douze disciples du Seigneur et, comme saint Front de Périgueux, serait venu évangéliser les Gaules.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Velay



Saint Gobrien de Vannes Evêque de Vannes (+ 735)

Tombeau de saint Gobrien

Il passa une grande partie de sa jeunesse dans le monastère de Saint-Gildas-de-Rhuys. Quand il quitta Saint Gildas pour revenir à Vannes, il fut ordonné prêtre et attaché au service de la cathédrale. A la mort de l'évêque, il fut élu pour lui succéder. Pendant dix-sept années, il gagna l'affection de son clergé et de ses diocésains. Sur la fin de sa vie, il se retira dans un ermitage près de Josselin, s'étant fait donner un successeur.

Voir aussi:
http://chapelle.stgobrien.free.fr
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gobrien_de_Vannes



Saint Guerambaut (+ 965)

La chapelle et une partie des ruines de l'abbaye de Hirsau

Qui mena une humble vie monastique à l'abbaye bénédictine de Hirsau dans le Wurtemberg, refusant même l'évêché de Spire qui lui était offert.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Hirsau



Saint Jean de Ratzebourg (+ 1066)

Altstadtinsel ("vieille ville") (Ratzebourg)

Originaire d'Ecosse, il s'en vint évangéliser les régions côtières de la Baltique. Nommé évêque de Ratzebourg, il rencontrera l'opposition des païens germaniques qui en firent un martyr.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ratzebourg



Bienheureux Joaquín Piña Piazuelo (Acisclo) religieux de l’Ordre de Saint-Jean de Dieu et martyr (+ 1936)

Né à Caspe, Zaragoza, le 26 juillet 1878 - martyrisé à Barcelone en Catalogne, le 10 novembre 1936, victime de la persécution menée contre l’Église au cours de la guerre civile espagnole.

Voir aussi:
http://nouvl.evangelisation.free.fr/hospitaliers_1.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyrs_de_la_guerre_d%27Espagne



Saint Juste de Rochester Archevêque de Cantorbéry (+ 632)

Statue de Juste de Cantorbéry dans la cathédrale de Rochester (Angleterre)

Mort en 627. Just vint en Angleterre avec le 2ième groupe de prêtres Romains envoyés par saint Grégoire le Grand (3 septembre) en 601, pour renforcer sa mission vers les Anglo-Saxons. En 604, saint Augustin de Canterbury (27 mai) le consacra comme premier évêque [ romain ] de Rochester. Il s'enfuit en Gaule avec saint Mellitus (24 avril) durant la révolte païenne après la mort du roi saint Ethelbert de Kent (25 février), en 616, mais revint vite.
En 624, Just devint le 4ième archévêque de Canterbury, succédant à saint Laurent (3 février). C'est Just qui consacra saint Paulin (10 octobre) quand Paulin accompagna sainte Ethelburge de Kent (5 avril) en route pour son mariage avec le roi saint Edwin (12 octobre) de Northumbrie. En lui envoyant le pallium, symbole de son nouvel office, le pape de Rome Boniface 5 écrivit au sujet de la constance et vigilance connues de Just pour la cause de l'Evangile du Christ.
(Attwater, Bénédictins, Delaney)

Autre biographie:
4ième archévêque de Canterbury; mort en 627 (?). On dépend presqu'exclusivement de "l'Histoire Ecclésiastique" du Vénérable Bède pour les détails de sa vie, les additions d'auteurs médiévaux, comme William de Malmesbury ou Elmham, n'ayant aucune autorité. Justus était du 2ième groupe de missionnaires envoyés par saint Grégoire le Grand, groupe qui arriva en 601 pour renforcer saint Augustin, et qui emmenait des reliques, des livres et vases sacrés, et d'autres présents envoyés par ce pape. Il n'est pas établit s'il était prêtre séculier ou moine. Saint Bède n'en dit rien, et seuls 2 écrivains monastiques ultérieurs, de Canterbury, affirment qu'il était de leur ordre. En 604, il fut consacré par saint Augustin comme premier évêque de Rochester, et à cette occasion, le roi Ethelbert accorda par une charte au nouveau diocèse, le territoire appelé Priestfield et d'autres terres. D'autres chartes où l'on retrouve son nom sont d'une authenticité douteuse. Après la mort d'Augustin, Just se joignit au nouvel archévêque, Laurent, et à l'évêque Mellitus de Londres, pour adresser une lettres aux évêques Brittaniques récalcitrants, mais sans effet. Durant la réaction païenne qui suivit la mort d'Ethelbert, Just fut expulsé de son siège et se réfugia en Gaule durant une année, après quoi il fut rappelé par Eadbald qui avait été convertit par saint Laurent. A la mort de saint Mellitus (24 avril 624) qui avait succédé à saint Laurent comme archévêque, saint Just fut élu pour la primauté vacante. Le Vénérable Bède a conservé la lettre du pape Boniface adressée en lui envoyant le pallium (Histoire Eccl. 2,8)
Il était déjà âgé, et on a conservé peu de détails de ce pontificat, sauf qu'il consacra Romanus comme évêque de Rochester et saint Paulin comme évêque pour le Nord. Sa Fête était célébrée à Canterbury le 10 novembre, mais on est incertains quand à l'année de sa mort, quoique 627 soit la date communément admise, probablement correcte vu qu'elle correspondrait aux 3 années d'archiépiscopat que les chroniqueurs lui attribuent. Il fut enterré auprès de ses prédécesseurs à l'abbaye de Saint-Augustin, à Canterbury, et est commémoré dans le supplément Anglais du Missel et du Bréviaire au 10 novembre.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Juste_de_Cantorb%C3%A9ry



Saint Luseur (+ 99)
ou Ludre au diocèse de Bourges. Il n'était encore qu'un enfant quand il fut baptisé par saint Ursin de Bourges. " Mûr pour le ciel, il sortit de ce monde avant d'avoir déposé la robe blanche de l'innocence baptismale. " (P. Guérin)



Saint Milos martyr (4ème s.)
et ses disciples, les saints Ebor, Papas et Sénoï. Ils vivaient à l'époque du roi des Perses dont la cruauté fut grande contre les chrétiens. Milos fut arrêté, et le gouverneur se servit de lui comme s'il était un jouet. Puis il eut le cœur percé. Ses compagnons périrent aussi dans les tortures.



Saint Moniteur, Evêque d'Orleans (5ème s.)

Cathédrale Sainte-Croix d'Orléans (XIIIe siècle)

Après l'évêque Gratien, environ l'an 484 de Notre-Seigneur, Moniteur reçut le gouvernement de l'Eglise d'Orléans; c'était le 5ème successeur de saint Aignan ou Agnan (17 novembre) et le 12ème évêque de ce siège. On ne connaît plus de lui que son nom et que sa qualité de Saint; mais l'un et l'autre sont si bien constaté par les mentions fréquentes des annales ecclesiastiques de l'Eglise d'Orléans qu'il n'y a rien qui soit moins douteux. Il s'endormit dans le Seigneur le 10 novembre; sa vie est demeurée cachée en Christ.
Son corps fut enseveli dans l'église de Saint-Laurent, dans la région occidentale de la ville, avec les corps de saint Agnan, de saint Flou (2 février) et de suint Baudèle (20 mai). Mais, lorsque le roi du France, Robert, après avoir relevé de ses ruines le monastère de Saint-Agnan, convoqua une réunion d'évêques pour en faire la dédicace solennelle (14 juin 1029), il fit lever de terre le corps de saint Moniteur, ceux des autres Saints nommés ci-dessus, ainsi que ceux de saint Euspice de Verdun, prêtre et abbé de Saint-Mesmin (14 juin et 17 juillet), et de sainte Agie ou Asutrégilde (21 septembre), soeur de saint Aunaire, évéque d'Auxerre, et mère de saint Leu, archevêque de Sens, et, en grande pompe, les transféra dans l'église de ce monastère.
Et le pieux roi montra sa grande vénération pour nos Saints par des paroles pleines de Foi qu'il prononça devant tout le peuple; car, se jetant à genoux, il adressa à Dieu cette prière : "Je Te rends grâces, à Toi, Dieu bon, Qui a amené aujourd'hui mon projet à bonne fin, par l'intercession de saint Agnan, en réjouissant mon âme par les reliques des Saints qui triomphent maintenant avec lui. Accorde-donc, Seigneur, par les prières de ces Saints, tes serviteurs, aux vivants la rémission de leurs péchés, et aux morts la vie et le repos éternels. Regarde notre monde, et ce royaume qui T'appartiennent et que Tu m'a confié par Ta Miséricorde et bonté; régis-le, conduis-le, pour l'honneur et la gloire de Ton saint Nom."
Saint Moniteur est honoré le 17 novembre au diocèse d'Orléans.

voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9v%C3%AAques_d%27Orl%C3%A9ans



Saints Narsès et Joseph Martyrs en Perse (+ 343)
Narsès, évêque de Sciaharcadata, eut à souffrir la persécution du roi des Perses et, avec lui, un très grand nombre de chrétiens.
"La quatrième année de la persécution, Sapor, étant venu à la ville de Sciaharcadata, fit arrêter Narsès, évêque de cette ville, avec Joseph son disciple. Quand ils eurent été amenés devant lui, le roi ayant considéré Narsès, lui dit d'un air de compassion : «Vénérable vieillard, qui pourrait contempler sans respect et sans attendrissement tes cheveux blancs et cette brillante jeunesse de ton disciple ? En vérité, je me sens ému en pensant que tant de grâce et de beauté va être perdu, et qu'une mort affreuse va tous les deux vous détruire. Ainsi donc, croyez-moi, je suis votre ami, rendez-vous à mes conseils; je vous promets, si vous adorez le soleil, les plus grandes récompenses. Vous m'inspirez, je vous l'avoue, le plus tendre intérêt.
- Vos flatteuses paroles, répondit Narsès, sont loin de nous être agréables: par cet insidieux langage, vous voudriez nous séduire, et nous faire échanger les biens que nous avons acquis dans le Seigneur, pour les biens fragiles et périssables de ce siècle. Vous mettez toute votre gloire et toutes vos espérances dans ces biens, et vous ne savez pas que tout cela n'est qu'un songe qui se dissipe au réveil, une rosée qui s'évanouit au matin; pour moi, je suis plus qu'octogénaire, j'ai passé toute ma vie dans le service de mon Dieu, et la suprême prière que je lui adresse maintenant, c'est de persévérer jusqu'à mon dernier soupir dans son amour, et de n'avoir jamais le malheur d'abandonner son saint culte pour adorer le soleil sa créature.
- Savez-vous, dit le roi, que si vous n'obéissez, je vous ferai mettre à mort? - Prince, dit Narsès, écoutez. Si, après nous avoir arraché la vie, vous pouviez nous la rendre et nous l'arracher encore, et cela jusqu'à sept fois sept fois, nous choisirions la mort plutôt que l'apostasie.» Après cette réponse, le roi les condamna à mort, et les fit conduire au supplice, hors de la ville. Une multitude immense les suivit, pour assister à leur martyre. Arrivés au lieu de l'exécution, Narsès promenait tranquillement ses regards sur la foule, et Joseph, son disciple, lui disait: «Pourquoi, mon père, regardez-vous cette multitude? Voyez-vous aussi comme elle vous regarde? On dirait qu'elle attend que vous lui donniez, comme de coutume, le signal de se retirer, pendant que vous allez regagner vous-même votre demeure.»
Le saint vieillard, le visage radieux de joie, regardait son cher disciple et lui disait en l'embrassant: «Que tu es heureux, pieux et innocent Joseph, d'avoir échappé à tous les pièges de ce monde ! Aujourd'hui tu peux t'en aller joyeux frapper à la porte du royaume céleste!» Comme il disait cela, Joseph présentait sa tête au glaive. Le saint vieillard eut aussitôt après le même sort. C'était le dixième jour de la lune de novembre."
(source: martyre de saint Narsès, évêque, et de saint Joseph, son disciple, de la ville de Sciaharcadata, province de Beth-Carmé - site de l'Université de Vienne)
Narsès, évêque, vénérable vieillard, et Joseph, son jeune diacre. Sommés par le roi Sapor II d’adorer le soleil, ils refusèrent et furent décapités par l’épée.



Noé Patriarche de l'Ancien Testament

Jan Brueghel l’Ancien (de Velours). 1613. L’Entrée des animaux dans l’Arche. J. Paul Getty Museum

Livre de la Genèse, chap. 7
01 Le Seigneur dit à Noé: «Entre dans l'arche, toi et toute ta famille, car tu es le seul juste que je vois dans cette génération.
02 De tous les animaux purs, tu prendras sept couples de chaque espèce ; des animaux qui ne sont pas purs, tu prendras un couple de chaque espèce ;
03 et des oiseaux du ciel, sept couples de chaque espèce pour en perpétuer la race sur toute la terre.
04 Car il ne reste plus que sept jours, et je vais faire tomber la pluie sur la terre, pendant quarante jours et quarante nuits, pour effacer de la surface du sol tous les êtres que j'ai faits.»
05 Noé fit tout ce que le Seigneur lui avait commandé.
10 Sept jours plus tard, les eaux du déluge étaient sur la terre.
(source © AELF - Tous droits réservés -)
http://services.liturgiecatholique.fr/bible/

Le Déluge (Gn 6-9) Dieu renouvelle la surface de la terre et fait Alliance avec tous les hommes !
(source: Interparole - diocèse de Versailles)
http://interparole-catholique-yvelines.cef.fr/DELUGE/CadrePropositionCatechese.html

Livre de la Genèse : 9, 8-15
Après le déluge, Dieu dit à Noé et à ses fils: «Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec tous vos descendants, et avec tous les êtres vivants qui sont autour de vous : les oiseaux, les animaux domestiques, toutes les bêtes sauvages, tout ce qui est sorti de l’arche pour repeupler la terre. Oui, j’établis mon alliance avec vous : aucun être vivant ne sera plus détruit par les eaux du déluge, il n’y aura plus de déluge pour ravager la terre.» Dieu dit encore: «Voici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et avec tous les êtres vivants qui sont autour de vous, pour toutes les générations à venir : Je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu’il soit le signe de l’alliance entre moi et la terre. Lorsque je rassemblerai les nuages au-dessus de la terre, et que l’arc-en-ciel paraîtra au milieu des nuages, je me souviendrai de mon alliance avec vous et avec tous les êtres vivants, et les eaux ne produiront plus le déluge, qui détruit tout être vivant.»
(source: site du diocèse de Rouen © AELF)
http://catholique-rouen.cef.fr/spip.php?article1370

L'Arche de Noé par le Französischer Meister (« le maître Français »), Magyar Szépmüvészeti Múzeum, Budapest. c.1675.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/No%C3%A9_(patriarche)



Saint Oreste martyr à Tyane en Cappadoce (4ème s.)

Médecin chrétien à Tyane en Cappadoce sous le règne de Dioclétien, il fut percé de clous, puis attaché derrière un cheval sauvage qu'on lança au galop. Il consomma son martyre les membres brisés.

Autre biographie:
Saint Orestes vécut à la fin du 3ème siècle dans la ville de Tyana, en Cappadoce, à l'époque de l'empereur Dioclétien. Il fut un soldat illustre et capable, et dès son enfance, saint Orestes fut aussi un véritable Chrétien.
Par ordre de l'empereur, l'officier Maximin fut envoyé à Tyana pour réduire le Christianisme, qui s'était massivement répandu en Cappadoce. Orestes fut parmi les premiers à être amené en procès devant Maximin. Il confessa bravement et ouvertement sa Foi dans le Seigneur Crucifié et Ressuscité, Jésus-Christ. Le persécuteur promit des richesses au saint, des honneurs et la renommé s'il renonçait à Dieu, mais saint Orestes fut intraitable.
Sur ordre de saint Maximin, ils emenèrent Orestes à un splendide temple païen, et là lui redemandèrent d'adorer les idoles. Comme il refusait, 40 soldats, chacun à son tour, vinrent le battre avec des fouets, des barres, des nerfs de boeuf, puis le tourmentèrent avec du feu. Saint Orestes s'écria au Seigneur "Fais pour moi un signe de bonté. Ils verront, mes ennemis, et rougiront" (Ps. 85 / 86,17). Et le Seigneur écouta Son vrai serviteur. La terre commença à trembler, les idoles tombèrent et se brisèrent. Tout le monde sorta précipitament du temple, et lorsque saint Orestes en sortit à son tour, le temple s'effondra.
Furieux, Maximin ordonna de jeter le saint martyr en prison, et l'y laisser sans nourriture ni boisson 7 jours durant, et le 8ème jour reprendre les tortures. Ils martelèrent alors 20 clous dans les jambes du martyr, et l'attachèrent à un cheval sauvage. Traîné sur les cailloux, le saint martyr partit pour le Seigneur en 304. Ses reliques furent jettées à la mer.
En 1685, alors que saint Dimitri, par la suite évêque de Rostov (28 octobre), était occupé à préparer l'impression de la Vie de saint Orestes, dans la Laure des Cavernes de Kiev, il devint fatigué et tomba endormit. Le saint martyr Orestes lui apparut en songe. Il lui montra la profonde plaie à son côté gauche, ses bras blessés et martyrisés, et ses jambes qu'on avait coupés. Le saint martyr regarda saint Dimitri et lui dit : "Tu vois, j'ai souffert bien plus de tourments pour le Christ que ce que tu n'as décrit." L'humble moine s'émerveilla, pensant qu'il s'agissait de saint Orestes, un des 5 martyrs de Sébaste (13 décembre). Le martyr répondit "Je ne suis pas cet Orestes-là, mais celui dont tu viens juste de terminer d'écrire la Vie."

Voir aussi:
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsnovembre/nov10.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Oreste



Saint Probe évêque de Ravenne (?)
ou Probus. D'origine romaine, il devint le sixième évêque de Ravenne (vers 175?) selon la liste épiscopale de ce diocèse où ses reliques sont encore conservées.
Il vécut au IIIe ou IVe siècle. L’évêque saint Maximien fit la dédicace d’une église à Classe en son honneur.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ravenne



Saint Space (+ 362)

Vue du Petit-Andely depuis Château-Gaillard

ou Espes, martyr aux Andelys, en Normandie, durant la persécution de l'empereur Julien l'Apostat.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Andelys



Sainte Théoctiste (6ème s)

Lesbos (en grec ancien Λέσϐος / Lésbos, en grec moderne Λέσβος / Lésvos)

Elle était née dans l'île de Lesbos. Elle avait dix-huit ans quand, durant une nuit proche des fêtes de Pâques, elle fut capturée avec bien d'autres par des pirates qui les emmenèrent en esclavage. Elle réussit à s'échapper alors qu'ils relâchaient près de l'île de Paros. Et c'est là qu'elle passa trente-cinq années de sa vie dans la solitude et la prière.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_Lesbos



Sainte Théophano (+ 893)

Impératrice de Byzance, épouse de Léon VI

Voir aussi:
http://orthodoxologie.blogspot.com/2010_05_01_archive.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_VI_le_Sage



Saint Tibéry (4ème s.)
La Tour IXe siècle Entrée de l'église de Saint Thibéry

ou Thibéry ou Tibère, ainsi que saint Modeste et sainte Florence qui accomplirent leur martyre entre Agde et Pézénas, non loin de Béziers. Une abbaye gardait leur mémoire jusqu'à la Révolution française et une localité porte son nom : Saint-Thibéry-34630.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Thib%C3%A9ry

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_d%27Agde



Saint Tryphon martyr (+ v. 251)
cathedrale de Saint Tryphon

Martyr originaire de Lampsaque en Phrygie (Asie Mineure), fêté le 1er février au martyrologe romain.
Tryphon, martyr en Bithynie, était originaire de Phrygie, ainsi que saint Respice son compagnon. Ils furent élevés dès le berceau, dans les principes de la foi et de la piété chrétienne. L'an 251, ils furent arrêtés comme chrétiens et conduits à Nicée devant le gouverneur de Bithynie, nommé Aquilin, qui les fit cruellement déchirer et tourmenter en plusieurs autres différentes manières. Les trouvant invincibles, il leur fit couper la tête le 1er février de l'an 251, jour auquel les Grecs font la fête de saint Tryphon. Les Latins, qui la font au 10 novembre, lui joignent non seulement saint Respice, mais encore une vierge nommée sainte Nymphe, par la raison que les corps de ces trois martyrs sont ensemble à Rome dans l'église du Saint-Esprit, sous un même autel.
(source: Bibliothèque sacrée, ou Dictionnaire universel historique, dogmatique ... par Charles Louis Richard)
http://books.google.fr/books?id=MRAUAAAAQAAJ&pg=PA360&lpg=PA360&dq=Saint+TRYPHON+martyr+phrygie&source=bl&ots=8D9pT7UQEI&sig=QcsQaNSpV4_DkTMNlOJa7YrTmUE&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=1&ct=result
Sainte Nymphe (Ninfa) était avant 1624 l'une des quatre saintes patronnes de Palerme, en Sicile, les trois autres étant sainte Agathe, sainte Christine et sainte Olive.

Voir aussi:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Tryphon



Les Églises font mémoire…


Anglicans : Léon le Grand, évêque de Rome, maître de la foi

Catholiques d’occident : Léon le Grand, pape et docteur de l’Église (calendrier romain et ambrosien) ; Litanies de la vigile de saint Martin (calendrier mozarabe)

Coptes et Ethiopiens (1 hatur/hedar) : Cyriaque de Jérusalem (+env. 361), évêque et martyr (Église copte-orthodoxe) ; Cléophas (1er s.), un des 72 disciples (Église copte-catholique) ; Na’akweto La’ab (+1250), roi (Église d’Ethiopie)

Luthériens : Léon le Grand, évêque à Rome ; Karl Friedrich Stellbrink (+1943), témoin jusqu’au sang à Lübeck

Orthodoxes et gréco-catholiques : Olympe, Rodion, Sosipater, Tertius, Eraste et Quartus (1er s.), apôtres ; Oreste de Tiana (+304), martyr ; Arsène (+1266), archevêque des Serbes (Église serbe) ; Iov de Pocajiv (+1651), moine ; Théophile de Kiev (+1853), fol en Christ ; Constantin de Kyiv (+1937), évêque (Église d’Ukraine)

Un verset

Publié le 08/11/2010 à 13:28 par jubilatedeo
Un verset
Tu me devances et me poursuis, tu m'enserres, tu as mis la main sur moi.

Psaume 138 - Verset 5